Archive pour le Tag 'Greve'

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Grève SNCF : la CFDT décide une trêve pendant le bac

Grève SNCF : la CFDT décide une trêve pendant le bac  

La CFDT Cheminots (4e syndicat mais premier syndicat des roulants), a appelé mardi à suspendre le conflit pendant les épreuves du bac, les 18 et 22 juin, dans les TER et RER. Le bac étant source « de stress », le syndicat a souhaité « faciliter les déplacements » des candidats. Cette suspension partielle est aussi pour lui « un signe de bonne volonté » avant la réunion tripartite. Mais l’Unsa ferroviaire (2e syndicat), qui avait proposé en vain la semaine dernière à l’intersyndicale de « mettre la grève entre parenthèses » pendant le bac, a déploré cette décision unilatérale de la CFDT, hors concertation avec ses partenaires. « Une méthode » susceptible de « faire éclater l’unité syndicale », a déploré auprès de l’AFP Roger Dillenseger, son secrétaire général. Dans un communiqué, SUD-Rail assure que « la sortie de la CFDT de l’interfédérale ne sonne pas la fin du mouvement » et propose « aux cheminots d’agir cet été, en ciblant des périodes ».

Air France : grève 23 au 26 juin

Air France : grève 23 au 26 juin

Nouvelle grève du 23 au 26 juin à Air France.  L’intersyndicale, à l’origine de 15 jours de journées de grève du 22 février au 8 mai, dont le coût estimé à près de 400 millions d’euros, réclame l’ouverture de négociations à partir de sa revendication de 5,1% de hausse des salaires pour 2018.Ce nouveau préavis, qui ne coïncide que le 23 juin avec le  calendrier des grèves à la SNCF, sera “levé ou renforcé” en fonction des annonces à venir de la direction, ajoute le communiqué. Air France a regretté dans un communiqué la décision de l’intersyndicale. “Cette position n’est pas compatible avec l’intérêt collectif et le souci d’avenir de la compagnie”, dit la compagnie. Anne-Marie Couderc, présidente non exécutive d’Air France-KLM nommée le 15 mai aux côtés d’un triumvirat de dirigeants dans l’attente du prochain PDG, a rencontré les syndicats représentatifs d’Air France lors d’entretiens individuels qui se sont succédés jusqu’à ce vendredi matin. Anne-Marie Couderc dit qu’elle présentera avec Franck Terner, directeur général d’Air France, et le directeur des ressources humaines Gilles Gateau “les actions et mesures à mettre en oeuvre” lors d’un comité central d’entreprise jeudi. L’action Air France-KLM a abandonné 2,29% vendredi pour terminer à 6,82 euros. Elle a perdu près de 50% depuis le début de l’année, ramenant sa capitalisation à 2,92 milliards d’euros.

La grève SNCF : ça continue

La grève SNCF : ça continue

 

  • Il y a affectivement une  baisse de fréquentation mais pour autant la grève continue et sans doute au moins jusqu’en fin juin comme annoncé par les syndicats.  Chez les  agents soumis à une déclaration individuelle d’intention 48 heures à l’avance, il était de 43,7% chez les conducteurs, 38,9% chez les contrôleurs et 18,6% chez les aiguilleurs. La SNCF prévoit que plus de 650 TGV circuleront vendredi, soit quatre TGV sur cinq, ainsi que trois Transiliens sur cinq, un TER sur deux, un intercités sur deux et sept trains sur dix sur les lignes internationales.

Grève SNCF : deux semaines importantes (Laurent Berger, CFDT)

Grève SNCF : deux semaines importantes (Laurent Berger, CFDT)

Associée dans la grève SNCF, la CFDT entend cependant se distinguer des syndicats d’extrême gauche. Son objectif est d’aboutir à un compromis qui sauvegarde l’avenir et non la fuite en avant de la radicalité pour la radicalité. Laurent Berger avait déjà prévenu, il fauta avancer sur la dette, le financement des investissements, la non privatisation de la SNCF  et les conditions sociales de ceux qui seront privés du statut. Sur ces 4 points la discussion avance d’autant plus qu’elle est boycottée par Sud et la CGT lors des rencontres au ministère des transports. Pour autant, la CFDT ne veut pas « relâcher la pression » avant la fin du débat parlementaire et juge les deux prochaines semaines « décisives ». « Nous sommes dans les 10 derniers kilomètres » du « marathon » de la réforme de la SNCF, estime son secrétaire général Laurent Berger, « et ce ne sont pas les plus simples à courir ». Dans une interview au JDD, il note les « avancées » dans les discussions avec le gouvernement évoquant notamment la reprise d’une partie de la dette par l’Etat ou « l’incessibilité du capital des trois entités composant la SNCF ». Laurent Berger se dit « très fier du travail accompli par la CFDT cheminots pour porter des amendements permettant d’équilibrer la réforme » même si selon lui « il reste des points à éclaircir ». Il fustige également la participation de la CGT à la manifestation du 26 mai en compagnie notamment de la France insoumise. « Est-ce le rôle d’une organisation syndicale d’aller se perdre dans ces combats-là, au nom d’une soi-disant convergence des luttes qui remet en cause l’indépendance syndicale? » Selon Laurent Berger cette décision « peut engendrer une grosse source de confusion pour le syndicalisme ».

 

SNCF: grève sans doute jusqu’à fin juin

SNCF: grève sans doute jusqu’à fin juin

 

  • Il est clair  que l’annonce d’une prise en charge par l’Etat de 35 milliards sur 57 de dettes constitue uen avancée importante. Une avancée cependant appréciée de façon différente par les syndicats d’extrême gauche et les syndicats réformistes. En attendant, il semble que la grève devrait se poursuivre jusqu’à fin, fin du débat parlementaire. Reste encore à négocier le financement des investissements, le maintien des petites lignes, les conditions sociales après la suppression du statut aussi les conditions ouverture à la concurrence. Pour la dette,  l’opération de délestage se fera en deux temps, à raison de 25 milliards d’euros en 2020 et de 10 milliards d’euros en 2022, a précisé Edouard Philippe. “Cette reprise constitue un engagement sans précédent de la Nation et donc du contribuable en faveur de la SNCF”, a-t-il dit à la presse. Ces 35 milliards d’euros, qui représentent environ 1,5% du PIB de la France, viendront s’ajouter à la dette de l’Etat et ne seront pas financés par un “impôt SNCF”, a-t-il promis. Autrement dit, cette nouvelle charge risque d’avoir en 2020 et 2022 un impact sur la trajectoire des comptes publics telle que présentée dans le dernier pacte de stabilité, selon le rapporteur général du Budget à l’Assemblée nationale, Joël Giraud.  Pour se prémunir contre tout nouveau gonflement de la dette, l’exécutif compte introduire dans la réforme une “règle d’or” visant à interdire de nouveaux déséquilibres comptables. Edouard Philippe a en outre annoncé 200 millions d’investissements supplémentaires par an sur le réseau ferroviaire à partir de 2022, pour un total de 3,8 milliards d’euros annuels. La hausse des péages imposés au TGV et au fret sera par ailleurs limitée au niveau de l’inflation. “On a un gouvernement qui semble plus ouvert mais qui a du mal à s’engager”, a jugé le secrétaire général de la CGT cheminots, Laurent Brun, tout en appelant à la poursuite de la grève. La première force syndicale de la SNCF réclame la tenue d’une table ronde tripartite, en présence de responsables patronaux, “pour que le gouvernement fixe ses engagements par écrit vis-à-vis des grévistes”, ce à quoi Edouard Philippe “n’a pas dit non”, selon Laurent Brun. Sud-Rail n’a pas dévié de sa ligne dure consistant à demander une suspension de la réforme et la démission de Guillaume Pepy, président du directoire de la SNCF. Unsa et CFDT maintiennent aussi la pression en attendant le résultat de la commission mixte paritaire (CMP), à la mi-juin, qui doit servir à mettre en commun le texte voté par l’Assemblée nationale et la version révisée par le Sénat. “Notre perception, c’est qu’on sort aujourd’hui de cette réunion avec une vision plus favorable que jamais”, a salué le secrétaire général de l’Unsa ferroviaire, Roger Dillenseger. Pour la CFDT, il y a des “éléments de satisfaction” mais le syndicat réformiste garde “le sentiment qu’il faut peser jusqu’au bout du processus parce que rien n’est jamais acquis”, a déclaré son secrétaire général Laurent Berger. Aux engagements financiers s’ajoutent des infléchissements sur le volet social, en premier lieu sur les conditions dans lesquelles les cheminots pourront être transférés, à partir de 2020, de la SNCF vers la concurrence – un point important pour l’ensemble des syndicats.

Grève SNCF : la dixième séance

Grève SNCF : la dixième séance

 

Il est clair que d’une certaine façon, on choisit le pourrissement du mouvement en comptant sur l’épuisement des troupes. Cependant si le taux global des grévistes diminue de manière sensible il demeure majoritaire chez les conducteurs. Cette stratégie du pourrissement aura évidemment des conséquences sur le climat social, il fabriquera surtout des mécontents. Pas vraiment une stratégie gagnant-gagnant. Mais cette grève aura des conséquences aussi sur le plan économiques du fait des restrictions mises à la mobilité de personnes mais aussi des biens transportés par rail. De ce point de vue la croissance du second trimestre pourrait être très affectée (par d’autres facteurs aussi) et elle pourrait être aussi décevante que celle du premier trimestre.  Les prévisions sont certes meilleures que lors du dernier épisode de grève, lundi, déclaré “journée sans cheminots” par les syndicats opposés aux projets du gouvernement. Après cette “parenthèse”, les chiffres de vendredi “correspondent plutôt à la tendance à la baisse observée depuis le 3 avril, à la fois au niveau de mobilisation, et à l’amélioration continue du plan de transport et des trafics organisés par la SNCF”, a déclaré à la presse Mathias Vicherat, directeur général adjoint de la compagnie. La mobilisation organisée à l’appel de la CGT, de l’Unsa, de Sud et de la CFDT, court normalement jusqu’au 28 juin.

Grève SNCF: rebond mais après ?

Grève SNCF: rebond mais après ?

Les grands médias signale le rebond de lundi en matière de mobilisation et reprennent  à leur compte le chiffre du taux de grévistes de 27,58% lundi ;  Un chiffre sur lequel s’appuie la direction. En fait comme depuis le début la grève, la mobilisation  est surtout le fait des roulants et en particulier des conducteurs dont le taux varie de 50 à 75 % d’après les chiffres officiels. En fait un chiffre beaucoup plus élevé en tenant compte des roulants en congé, maladie ou repos. En clair, la grève des roulants est toujours massive.  Selon la direction. Il est particulièrement élevé chez les conducteurs et les contrôleurs. La participation à la grève SNCF a donc rebondi ce lundi avec 27,58% de grévistes au total, selon la direction, contre 14,46% mercredi dernier. Parmi les personnels indispensables à la circulation des trains, la mobilisation grimpe à 74,4% chez les conducteurs, 74,3% chez les contrôleurs et 36,7% chez les aiguilleurs, a précisé la direction dans un communiqué. En même temps,  d’après la direction, on aurait enregistré  un certain nommer de  d’incidents et d’actes de malveillance survenus dans la matinée.   »A chaque fois qu’il y a une exaction, il y a systématiquement un dépôt de plainte », indique la direction SNCF. La question se pose maintenant du niveau futur de la mobilisation et surtout d’une sortie honorable du conflit. Jusqu’alors la direction SNCF et la ministre des transports ont bien été incapables d’apporter signes significatifs  sur les dossiers de la dette, le financement des investissements ou encore la future convention collective se substituant au statut pour les nouveaux embauchés. Ce que réclament les syndicats réformistes.

SNCF : encore 55% de conducteurs en grève lundi

SNCF : encore 55% de conducteurs en grève lundi

Indiscutablement la participation faiblit globalement, elle a été divisée par deux pour atteindre 15% mais il s’agit d’une moyenne qui n’a pas beaucoup de sens. Traditionnellement les administratifs participent peu, les sédentaire délèguent souvent leur droit de grève aux roulants. Pour preuve, il y aura officiellement encore 55% de grévistes chez les conducteurs soit près de 75% si l’on tient compte de ceux qui sont en repos, en maladie ou en congé.   Le trafic ferroviaire sera donc perturbé dimanche en France, avant un lundi encore “plus dur”, dans le cadre de la neuvième séquence de grève des cheminots qui débute samedi soir, a annoncé le directeur général adjoint du groupe SNCF Mathias Vicherat. Depuis le début du mouvement, le 3 avril, le taux de grévistes est passé de plus de 30% à 15% des salariés, mais il se maintiendra toutefois au dessus des 50% ce week-end parmi les conducteurs (55%). Un Transilien sur deux circulera dimanche, deux TER sur cinq, et un train Intercités sur trois. Pour les TGV, le trafic sera réduit à un train sur deux, tout comme pour les trains internationaux. Vicherat lors d’une conférence de presse, évoque “une journée particulière avec une forme de sursaut de mobilisation pour lundi”.

Air France: nouvelles grève les 3, 4, 7 et 8 mai

Air France: nouvelles  grève les 3, 4, 7 et 8 mai

 

 

En réplique à la décision de la direction qui veut organiser elle-même uen consultation du personnel sur son projet d’augmentation des salaires (2% en 2018 et 5% pour l’ensemble des 3 ans à venir), trois syndicats de pilotes d’Air France ont annoncé mercredi avoir déposé un préavis de grève pour les 3, 4, 7 et 8 mai afin de peser dans les négociations pour les salaires. Une forme de durcissement en écho a celui de la direction dont le patron met son poste dans la balance. Du chantage inadmissible pour certains syndicats. Lesquels réclament uen augmentation de 5% dès cette année.

« Il faut donc continuer à mettre du poids sur nos revendications salariales », ont affirmé le SNPL (premier), le Spaf et Alter (non représentatif) dans un communiqué, assurant que l’objectif est « de signer un accord raisonnable pour tout le monde ». L’annonce de ces nouvelles journées de mobilisation, après déjà 11 jours de grève, à l’appel de syndicats de tous métiers, pilotes, stewards et hôtesses de l’air, personnels au sol, intervient à la veille du lancement d’une consultation des salariés de la compagnie aérienne sur les propositions salariales de la direction.. Estimant que la consultation menée par la direction jusqu’au 4 mai est une « manoeuvre » qui « se substitue à de vraies discussions », les trois syndicats de pilotes préviennent qu’ils « iron(t) chercher ce rattrapage » pour « annuler le blocage de nos grilles de salaires depuis 2012″. A l’issue de plusieurs jours de négociations, l’intersyndicale tous métiers d’Air France avait d’une seule voix refusé la proposition de la direction le 19 avril et prévenu de nouvelles journées de grève en mai. Elle devait se réunir jeudi matin pour discuter de la suite à donner au mouvement entamé il y a deux mois.

 

 

SNCF : grève cet été ?

SNCF : grève cet été ?  

La déclaration de Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, sur BFM Politique peut paraître comme une provocation. Pourtant hypothèse n’est pas à exclure. Si le gouvernement continue de faire du pourrissement du conflit actuel la seule perspective, il se pourraiat alors que les syndicats décident d’économiser leurs forces afin de les utiliser plus tard, en été par exemple.  Pour l’instant en effet il n’ya aucune perspective de sortie du conflit négociée entre les partenaires sociaux. La grève ne pourra pas s’éterniser. Peut être durer encore 2 ou 3 semaines mais pas plus. Un autre rendez-vous pourrait être donné plus tard quand la mobilisation affectera d’autres secteurs comme celui des hôpitaux par exemple.   »Contrairement à Guillaume Pepy et au gouvernement, les cheminots sont très responsables », a attaqué Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT invité de BFM Politique ce dimanche, soulignant que  »les cheminots sont allés à toutes les réunions, ont fait des propositions soit séparément soit ensemble » sur le projet de réforme de la   »Monsieur Pepy n’est pas en grève aujourd’hui. Je ne vois pas pourquoi il serait en grève au mois de juillet. Par contre, c’est aux cheminots de décider » s’ils poursuivent ou non leur mouvement entamé début avril », a déclaré Philippe Martinez, précisant qu’il y a « des assemblées générales organisées à chaque fin de journée pour savoir si le processus (de grève, ndlr) est maintenu. » Le secrétaire général de la CGT a d’ailleurs adressé un avertissement au gouvernement, l’appelant « à changer urgemment de ton vis-à-vis des cheminots. » À l’image des autres confédérations (Unsa, SUD rail et CFDT) avec qui la CGT est réunie en intersyndicale, Philippe Martinez a, une nouvelle fois, dénoncé le climat dans lequel sont menées les négociations avec les représentants de l’État. « Une négociation ce n’est pas: ‘je dis, j’impose et vous êtes obligés d’obéir’ », a-t-il rappelé.

La grève se tasse mais tient à la SNCF et à Air France

La grève se tasse mais tient  à la SNCF et à Air France

Ça se tasse (moins cependant que ne le disent les directions qui habillent chiffres et graphiques) mais ça tient. Les déclarations s’ajoutant aux déclarations, gouvernement et directions laissent entendre que les grèves vont rapidement s’arrêter. Par sûr cependant car la résistance est forte dans les catégories stratégiques que sont les conducteurs de train et les pilotes qui ont l’habitude de faire grève par délégation pour l’ensemble des personnels. Du coup, la grève pourraiat encore se prolonger pendant des semaines quitte à s’effriter. C’est le scénario possible car il ne s’agit pas seulement du contenu des revendications mais aussi un bras de fer pour faire plier les syndicats. La victoire est symbolique pour la direction mais surtout pour Macron. Le prolongement de l’action est possible car le champ des négociations est très restreint voire inexistant surtout  la SNCF.  La mobilisation des syndicats contre la réforme ferroviaire s’érode lentement, a déclaré dimanche le président du directoire de la SNCF et PDG de SNCF Mobilités, Guillaume Pepy, en annonçant une amélioration du trafic pour les deux nouvelles journées de grève, les neuvième et dixième du mouvement, lundi et mardi. « Le trafic sera en amélioration. On aura 40% des TER et 40% des trains en région parisienne, les transiliens et les RER. Il y aura 30% d’intercités, c’est mieux que lors de la dernière grève, et 35% des TGV. Ça veut dire que la grève s’érode, elle s’érode lentement » « , a-t-il dit lors du Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro. « Les voyageurs, ils en ont tout simplement assez », a-t-il ajouté avant d’indiquer que, au total, quatre employés de la SNCF sur cinq « sont au travail. « En même temps, ceux qui conduisent les trains sont en grève à 60%. C’est beaucoup moins qu’au début de la grève où on était à 77% », a encore déclaré Guillaume Pepy. C’est un peu la même chose à Air France. Pour la grève de ce lundi, la participation des pilotes est de 28,1%, en légère baisse de 1,5 point par rapport au 17 avril mais en baisse beaucoup plus importante (8-points) par rapport à la journée du 11 avril, où la mobilisation dépassait les 36

Grève à la SNCF : jusqu’à quand ?

Grève à la SNCF : jusqu’à quand ?

Dans le Figaro,  on indique que le mouvement SNCF s’essouffle en se fondant sur la baisse de participation qui affecte cependant encore 66% des conducteurs (dans les faits plus de 80% avec ceux qui sont en repos). . Les autres cheminots comme c’est la tradition laissent les roulants conduire le mouvement. Ce qu’explique deux spécialistes des mouvements sociaux : Bernard Vivier (directeur de l’Institut supérieur du travail)  et Christian Chevandier – professeur d’histoire contemporaine à l’université du Havre dans une  interview au quotidien.

 

 

D’après les chiffres de la SNCF, la mobilisation des cheminots diminue tendanciellement depuis le début du mouvement. Pourquoi?

Bernard Vivier - Il y a deux explications. Tout d’abord, l’opinion publique n’est pas massivement derrière les grévistes, à l’inverse de la grève de 1995. L’opinion publique approuve plutôt la nécessité de cette réforme, ce qui joue sur la mobilisation des cheminots. Deuxièmement, la mobilisation a été décidée par la CGT et à part le syndicat SUD, personne ne s’y est joint. Il n’y a pas de vraie coordination syndicale.

Christian Chevandier - Si on se place d’un point de vue historique, la participation à un mouvement social régresse toujours au bout d’un moment. Le premier point, c’est que chaque jour de grève coûte de l’argent aux cheminots et qu’il leur reste moins pour la part de leur budget qui n’est pas incompressible. Cependant, depuis la fin du 19ème siècle, on nous explique à chaque mouvement social: ‘Il est impopulaire et il est sur le point de s’arrêter’. Mais cela ne se vérifie pas toujours. Il y a aussi la bataille de l’opinion publique à gagner, le gouvernement y est très attaché, comme c’était le cas sous Sarkozy ou Hollande.

«Il y a une forte solidarité entre les cheminots, c’est une profession qui se sent attaquée»

Christian Chevandier (historien, spécialiste des mouvements sociaux)

Le mouvement peut-il vraiment tenir sur la durée, notamment si la grogne de l’opinion publique monte?

Bernard Vivier - La stratégie de la CGT, c’est de faire le maximum de perturbation avec peu de moyens. L’enjeu, c’est d’installer le mouvement dans la durée. À cet égard, la bataille de l’opinion publique est primordiale. Jusque-là, les Français ont fait le dos rond et ont trouvé des solutions, comme le covoiturage ou le télétravail, qu’il n’y avait pas il y a dix ans mais cela n’a pas réglé tous les problèmes. Les voyageurs sont fatigués et voient que cette grève leur cause des soucis pour aller au travail. On ne sait pas comment l’opinion peut évoluer mais à un moment donné elle pourrait être tentée de dire au gouvernement: ‘Dépêchez-vous de réformer, nous, on veut voyager’».

Christian Chevandier - Il est difficile de dire dans quelle mesure le mouvement va se poursuivre. Il faut en tout cas avoir en tête qu’il y a une très forte solidarité entre les cheminots car c’est une profession qui se sent attaquée. Tous les groupes sociaux réagissent de cette manière mais il y a une spécificité les concernant. Le métier de cheminot est dangereux et il peut y avoir des accidents: cela nécessite de l’entraide et de la solidarité. Il est intéressant de noter que les cheminots qui manifestent actuellement ne sont pas concernés par la fin du statut (NLDR: la SNCF n’embauchera plus au statut de cheminot à partir du 1er janvier 2020), ce qui montre que la solidarité fait partie de leur identité professionnelle. Si une grande majorité du pays devient hostile au mouvement, cela risquerait d’être fatal aux cheminots à terme mais pourrait aussi entraîner un durcissement de la mobilisation. Ce qui sera aussi essentiel à mon avis, c’est ce qui va se passer au niveau de la région parisienne, notamment avec le RER. Une grève qui durerait longtemps pourrait faire jouer le rapport de force en faveur d’une négociation accélérée et d’un règlement rapide du conflit. La situation est très complexe et on ne sait pas sur quoi elle peut déboucher.

Air France : grèves encore en mai

Air France : grèves encore en  mai

Rejet par l’intersyndicale de  l’”accord final” soumis par la direction, nouvelles grèves les 23 et 24 avril mais aussi en mai. Le groupe de dix syndicats précise dans un communiqué qu’il se réunira jeudi prochain pour annoncer à l’ensemble des salariés d’Air France ces nouveaux jours de grève. “La direction d’Air France déplore l’appel de l’intersyndicale à la poursuite du mouvement, alors même qu’une proposition d’accord pluriannuel permettant une revalorisation des salaires de 7% sur quatre ans est toujours ouverte à la signature jusqu’à demain 12h”, fait savoir la compagnie dans une déclaration envoyée à Reuters. “Chaque jour de grève supplémentaire dégrade encore la situation économique d’Air France, met à mal la confiance de ses clients et accentue la pression sur ses personnels majoritairement non grévistes.” Les réservations pour les ponts de mai et les vacances estivales restent “soutenues” pour l’instant dans un marché favorable mais l’enchaînement des grèves va peser lourdement sur les résultats trimestriels de la compagnie, a dit Franck Terner, directeur général d’Air France, dans un entretien publié mercredi par latribune.fr.

RATP : grève jeudi et vendredi

RATP : grève jeudi et vendredi

.La CGT RATP a déposé un préavis de grève de deux jours de mercredi 22 heures à samedi 7 heures, annonce le syndicat dans un communiqué publié lundi 16 avril. Il appelle aussi à un rassemblement le jeudi 19 avril au siège de la RATP à partir de 10h30 afin de participer à la manifestation régionale des cheminots qui sera organisée à partir de 14 heures devant la gare Montparnasse à Paris. La CGT incite « à la mobilisation des agents sur la double question de la défense du service public et des conditions de sa réalisation (Statut, rémunération, dispositions sociales, effectifs…). » Par ailleurs, l’UNSA indique avoir aussi déposé un préavis pour jeudi, sans appeler formellement à la grève, mais simplement pour permettre aux agents qui le souhaitent de participer à la manifestation de jeudi, rapporte Le Parisien.

Grève unitaire des fonctionnaires: avec tous les syndicats le 22 mai

Grève unitaire des fonctionnaires: avec tous les syndicats le 22 mai

L’appel  lancé par l’intersyndicale FO, CGT, FSU, Solidaires, CFTC, CFE-CGC et FA-FP est maintenant soutenu par la CFDT et l’UNSA.   Après la journée du 22 mars, à laquelle la CFDT et l’Unsa ne s’étaient pas jointes, ce sera la troisième journée de mobilisation dans la fonction publique depuis le début du quinquennat d’Emmanuel Macron.  Les organisations syndicales de la Fonction dénoncent le projet de réforme de la fonction publique et appellent à défendre leur pouvoir d’achat. Le gouvernement prévoit la suppression de 120.000 fonctionnaires d’ici la fin du quinquennat dans le cadre de son projet de réforme plan Action publique 2022. Il entend aussi “dynamiser” le dialogue social en touchant aux instances représentatives du personnel, favoriser le recours aux contractuels, introduire une rémunération au mérite et faciliter la mobilité des fonctionnaires – en mettant notamment en place un plan de départs volontaires. Le gouvernement a ouvert le bal des concertations en abordant le chantier du dialogue social. L’ensemble des organisations syndicales ont dénoncé une absence de dialogue. Le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Action et des Comptes publics, Olivier Dussopt, a assuré qu’il n’y avait pas de “logique purement budgétaire”. Ces discussions doivent s’étaler sur un an, selon lui.  Les prochaines séances de négociation promettent ainsi d’être particulièrement tendues. Trois groupes de travail en multilatérale et une réunion de conclusion sont programmés en mai et juin. Des «bilatérales» auront également lieu avec chaque organisation, précise-t-on à Bercy. Les trois autres chantiers seront abordés respectivement à partir de la fin avril, fin mai puis juin: recours accru aux contractuels, rémunération plus individualisée et accompagnement renforcé des évolutions de carrière. « Nous avons écouté avec attention le président de la République et nous avons noté son silence sur la fonction publique », a indiqué Luc Ferré, le secrétaire général de l’Unsa. « Ce dernier n’aborde les services publics, que sous « l’angle budgétaire », a-t-il critiqué. « Nous considérons aujourd’hui qu’il est important d’agir avec l’ensemble des agents, comme nous l’avions estimé le 10 octobre, pour peser sur le gouvernement, alors que des discussions s’ouvrent », a ajouté Luc Ferré, en faisant référence à la concertation ouverte fin mars entre les syndicats de la fonction publique, les représentants d’employeurs et le gouvernement. Ces discussions « n’ont pas pour l’instant montré une réelle ouverture du gouvernement », a-t-il déploré.  Les relations entre les syndicats de la fonction publique et le gouvernement sont tendues depuis l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron et les annonces successives de la suppression de 120.000 postes au cours du quinquennat, du report d’un an du plan de revalorisation des carrières des fonctionnaires (PPCR) conclu sous le gouvernement précédent, du gel du point d’indice servant au calcul de la rémunération des agents publics et de la réinstauration du jour de carence (paiement du salaire à partir du deuxième jour d’arrêt maladie).

Sondage grève SNCF : soutien stable des cheminots (Ifop)

Sondage grève SNCF : soutien stable des cheminots (Ifop)

 

Selon l’IFOP pour le JDD, 46% disent trouver justifié le mouvement des cheminots, un point de moins que les 10 et 11 avril mais deux points de plus que les 5 et 6. Ce soutien oscille entre 44% et 46% depuis les 20 et 21 mars. Les sondés sont 61% à souhaiter que le gouvernement aille au bout de la réforme telle qu’elle a été annoncée, sans céder aux grévistes, soit un point de moins que les 5 et 6 avril mais dix de plus que les 30 et 31 mars. Dans le même sondage, c’est le leader de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, qui fait figure de principal opposant au chef de l’Etat, Emmanuel Macron, avec 51% des personnes interrogées pour qui il “incarne bien” cette opposition. Suivent la présidente du Front national, Marine Le Pen (47%), le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez (38%), le président du parti Les Républicains, Laurent Wauquiez (30%), et, loin derrière, le nouveau premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure (24%).

Le soutien à la grève à la SNCF : le soutien s’effrite ?

Le soutien à la grève à la SNCF : le soutien s’effrite ?

 

Curieux ce sondage Elable qui titre que le soutien à la grave SNCF s’effrite (40% pour, 46% contre) mais que le soutien à la reforme ferroviaire recule de 7 points (58% de l’opinion). Un sondage qui, comme en ce moment tous les autres, respire une certaine manipulation. Certes le conflit doit se terminer le plus rapidement possible car ses conséquences économiques, politiques et sociales seront mauvaises pour tout le pays. Encore faudrait-il ouvrir de vraies négociations, ce que réclament les syndicats réformistes ; encore faudrait-il démontrer que cette reforme va améliorer la qualité et la compétitivité du ferroviaire. Le soutien des Les Français sont partagés sur la conduite que devrait tenir selon eux le gouvernement face à la grève intermittente des cheminots qui pourrait, selon la CGT, se prolonger au-delà de la date-butoir du 28 juin. Cinquante pour cent estiment qu’il devrait modifier son projet de réforme en tenant compte des contestations, 49% jugent qu’il doit le conserver en l’état.

 

L’enquête a été réalisée par internet les 10 et 11 avril auprès d’un échantillon de 1.003 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Fonctionnaires : nouvelle grève le 22 mai

Fonctionnaires : nouvelle grève  le 22 mai

Les sept organisations syndicales de la Fonction publique à l’origine de la manifestation nationale de fonctionnaires le 22 mars ont appelé mardi à une nouvelle journée de grèves et de manifestations le 22 mai, a annoncé Nathalie Makarski, président de la CFE-CGC des fonctionnaires. Comme pour la dernière journée de mobilisation, la CFE-CGC, CFTC, CGT, FA-FP, FO, FSU et Solidaires  (mais sans l’UNSA et la CFDT)  dénoncent le projet de réforme de la fonction publique et appellent à défendre leur pouvoir d’achat. Le gouvernement prévoit la suppression de 120.000 fonctionnaires d’ici la fin du quinquennat dans le cadre de son projet de réforme plan Action publique 2022. Il entend aussi “dynamiser” le dialogue social en touchant aux instances représentatives du personnel, favoriser le recours aux contractuels, introduire une rémunération au mérite et faciliter la mobilité des fonctionnaires – en mettant notamment en place un plan de départs volontaires. Lundi, le gouvernement a ouvert le bal des concertations en abordant le chantier du dialogue social. L’ensemble des organisations syndicales, mis à part la CFDT fonction publique qui préfère attendre l’issue de ces discussions, ont dénoncé une absence de dialogue. Le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Action et des Comptes publics, Olivier Dussopt, a assuré mardi sur BFM TV qu’il n’y avait pas de “logique purement budgétaire”. Ces discussions doivent s’étaler sur un an, selon lui.  Les prochaines séances de négociation promettent ainsi d’être particulièrement tendues. Trois groupes de travail en multilatérale et une réunion de conclusion sont programmés en mai et juin. Des «bilatérales» auront également lieu avec chaque organisation, précise-t-on à Bercy. Les trois autres chantiers seront abordés respectivement à partir de la fin avril, fin mai puis juin: recours accru aux contractuels, rémunération plus individualisée et accompagnement renforcé des évolutions de carrière.

Grève SNCF : toujours suivie

Grève  SNCF : toujours suivie

Si dimanche le nombre de grévistes a diminué par contre la mobilisation est toujours forte ce lundi. Avec notamment des taux de participation de plus de 40% chez les conducteurs. (Ce qui représente 80% de grévistes en tenant compte des repos, maladie et congés).   »Si on compare avec la dernière journée comparable, c’est-à-dire le mercredi 4 avril, (…). Ces chiffres sont toutefois en baisse pour les contrôleurs « puisqu’on passe de 73% à 67% » et « en baisse aussi plus nettes pour les aiguilleurs puisqu’on passe de 46% à 30% », selon Alain Krakovitch, patron de la SNCF banlieue.  La direction prévoit la circulation d’un TER et d’un Transilien sur trois, d’un Intercité sur six et d’un TGV sur cinq. Trois trains sur quatre devraient rouler pour les trains internationaux (Eurostar et Thalys). Avant la première phase de la grève intermittente des cheminots, mardi et mercredi derniers, la compagnie avait anticipé un taux de 48%. Le taux de grévistes prévu pour ce dimanche, première journée de la deuxième série de grèves, était de 35%. Il ne permet cependant pas de déduire « un affaiblissement ou un affaissement ou de la mobilisation », puisqu’il s’agit d’un jour de week-end, avait dit Le directeur adjoint de la compagnie ferroviaire, Mathias Vicherat, samedi. La grève de deux jours par tranche de cinq jours lancée par les quatre syndicats représentatifs de la SNCF a débuté le 3 avril et a été annoncée jusqu’au 28 juin.

Sondage : 60% des Français opposés à la grève SNCF ?

Sondage : 60% des  Français opposés à la grève SNCF ?

 

A travers la SNCF, c’est la guerre sociale qui est engagée avec derrière une terrible guerre de communication. Le Figaro met en avant un sondage Odoxa  qui montrerait que près  de 60% des personnes interrogées pensent que le mouvement des cheminots n’est «pas justifié». A l’inverse, deux instituts de sondages, Ifop et Elabe, montrent que le soutien populaire (encore minoritaire) à la grève des cheminots progresse, et de façon significative. Selon le premier institut, le soutien à la grève a gagné 4 points en 15 jours, avec 46% des Français qui trouvent désormais le mouvement « justifié ». Le bond le plus impressionnant s’observe chez les salariés du public, lesquels sont 63% à soutenir le mouvement (+15 points en 15 jours). L’institut Elabe observe une progression plus significative. Entre la mi-mars et le 4 avril, le soutien à la grève est passé de 34 à 44%. Soit une hausse de 10 points sur la période.  Détail significatif, la courbe des sondés hostiles à la grève a croisé celle des soutiens. Ce qui n’emp^che pas le Figaro de conclure : L’opinion publique n’est pas du côté de la mobilisation. Alors que le mouvement social contre la réforme de la SNCF se durcit, une large majorité de Français reste opposée à la grève. Selon un sondage Odoxa réalisé mercredi et jeudi pour Le Figaro et franceinfo, 57 % des personnes interrogées estiment ainsi que la grève reconductible est un mouvement qui n’est «pas justifié». Et d’affirmer encore que «  Le rapport de force reste inchangé dans l’opinion. Cela alors que les courbes des soutiens et des opposants se sont inversés au profit des pour depuis le début de la grève dans les sondages Elabe et IFOP. On comprend évidemment que d’une manière général les Français n’apprécient pas particulièrement les conséquences des grèves des services publics mais pour l’instant ils sont loin de condamner le principe de la grève de la SNCF.

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