Archive pour le Tag 'Greve'

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Sondage retraites: la grève justifiée pour 68 % des Français

Sondage retraites: la grève justifiée pour 68 % des Français

Selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting réalisé pour Le Figaro et France Info, une très large majorité des Français continue d’estimer que ce mouvement contre le projet de réforme des retraites est justifié.

Depuis le 5 décembre, près d’un Français sur deux (48 %) et une large majorité de Parisiens (78 %) ont subi les perturbations liées au mouvement de grève, selon notre sondage Odoxa-Dentsu Consulting réalisé pour Le Figaro et France Info. Pourtant, 66 % des Français continuent d’estimer que ce mouvement contre le projet de réforme des retraites est justifié. La raison de ce paradoxe: «Une majorité de Français ne fait pas confiance au gouvernement pour la mise en place d’un nouveau système, et l’âge pivot ou d’équilibre passe très mal, explique Céline Bracq, directrice générale de l’institut Odoxa. C’est surtout la jeune génération (née en 1975 ou après), concernée par la réforme qui trouve le mouvement justifié (78 %), tandis que leurs aînés ne sont que 57 % à le dire.»Cette réforme et son point cardinal, l’instauration d’un système universel avec des règles communes de calcul des pensions, ne recueille l’assentiment que d’une faible minorité de Français (23 %). Selon les autres, il faut que le gouvernement renonce à la réforme (35 %), comme le demande la CGT de Philippe Martinez, ou qu’il la modifie en abandonnant la piste d’un âge pivot de 64 ans nécessaire pour toucher une retraite à taux plein (42 %), comme le réclame la CFDT de Laurent Berger.

Alors que le gouvernement s’évertue à affirmer qu’il n’est pas question de toucher à l’âge légal, «la mesure de l’âge pivot est bel est bien assimilée à un recul de l’âge de départ à la retraite, analyse Céline Bracq. Les Français en veulent d’autant moins qu’elle n’avait pas été annoncée par le candidat Emmanuel Macron».

Grève des salariés routiers lundi

Grève des salariés routiers lundi

En provoquant des syndicats sur les retraites, le gouvernement a en même temps ouvert la boîte de pandore des revendications. L’ampleur des augmentations de salaires dans l’enseignement en témoigne puisque le coût serait de l’ordre  de milliards par an. D’autres catégories profitent du mécontentement concernant les retraites pour conforter leur statut ou donner une plus grande force à leurs revendications y compris salariales. Ce sera le cas lundi des salariés routiers qui organisent lundi une journée de grève et de protestation pour réclamer un treizième mois. Mais les routiers sont aussi inquiets sur le devenir de leur système de retraite qui permet à un chauffeur de partir à 57 ans avec 75 % de la salaire brut. Un système qui devrait être revu en 2020 et qui pourrait même éclater avec la réforme du système dit universel. De leur côté,  les patrons routiers sont aussi mécontents de la suppression de l’allégement fiscal sur le carburant qui vient empiéter sur une compétitivité très menacée par les entreprises de transport étrangères qui , elles, achètent le  carburant ailleurs qu’en France mais qui interviennent pourtant sur le marché français. Finalement un double mécontentement et un double problème pour le gouvernement.

 

Les salariés  de la route vont plutôt bloquer des zones logistiques où les entreprises de transport chargent ou livrent des marchandises. Ils barreront aussi l’accès de quelques dépôts pétroliers. «Mais comme notre grève ne dure qu’une journée, cela n’aura pas d’impact sur l’approvisionnement des stations-service», précise Christian Cottaz. Et, tôt le matin, ils viendront manifester devant le siège de la FNTR (Fédération nationale des transports routiers) à Paris.

 

C’est que ce mouvement social n’a rien à voir avec la contestation de la réforme des retraites. Fixé depuis plus de deux mois au 16 décembre, c’est un hasard s’il tombe au beau milieu de la contestation XXL du projet présenté par le premier ministre. Aujourd’hui, les routiers font grève uniquement pour défendre des intérêts catégoriels. Leur objectif est surtout de mettre la pression sur leurs employeurs.

«Nous réclamons notamment la mise en place d’un treizième mois qui n’existe pas pour les routiers, illustre Patrice Clos, secrétaire général de FO transport et logistique. Et nous voulons être sûrs que le congé de fin d’activité perdure.» Une vraie question car ce dispositif qui permet aux routiers d’arrêter de travailler à 57 ans en touchant 75% de leur salaire brut jusqu’à la retraite à 62 ans arrive à échéance fin 2020. Le patronat qui finance une partie de cette formule se fait tirer l’oreille pour la proroger car elle oblige à compenser tout départ par un recrutement. Or il y a une pénurie de chauffeurs routiers.

Bilan Macron depuis deux ans : Benalla, gilets jaunes, grève des retraites

Bilan Macron depuis deux ans : Benalla, gilets jaunes, grève des retraites

 

 

Quand on fait l’analyse de l’action de Macron, force est de constater qu’il n’a cessé d’ajouter des bavures aux bavures. Chaque année a apporté son lot d’agitations, de scandales et de révoltes. Tout a très vite commencé puisque quelques mois seulement après son élection, Macron s’est complètement embourbé dans l’affaire Benalla qui témoignait des approximations du pouvoir et des tolérances dont certains familiers pouvaient bénéficier. De ce point de vue,  la protection dont a bénéficié Benalla demeure suspecte. Ensuite l’année suivante, la France a connu l’une des plus grandes mobilisations de terrain avec les gilets jaunes. Une sorte de révolte populiste aux revendications assez contradictoires mais qui témoignait du ras-le-bol du centralisme, de l’abandon de nombre de territoires et des injustices sociales. La France a été la risée de nombre de commentateurs internationaux. Là aussi ,Macron a manqué d’envergure, il s’est enfoncé dans la crise en refusant d’organiser une médiation avec les corps intermédiaires. Une attitude monarchique autant que théocratique qu’il a répété pour  la réforme des retraites qui aboutit un triste bilan dans la mesure où cela risque de paralyser le pays pendant des semaines voire des mois. En effet, pourquoi tant de précipitation, pourquoi tant d’impréparation pour une réforme qui n’entrera vraiment en fonction que lorsque Macron ne sera plus président de la république ( y compris s’il est réélu en 2022 ). Une réforme qui n’aura des effets significatifs que dans des  dizaine d’années  compte tenu des incertitudes économiques et des mutations de tous ordres. Le bilan de Macron et assez maigre pour ne pas dire davantage. il n’est plus soutenu que par environ 30 % de l’opinion et 70 % condamnent sa politique dans le champ socio économique. Même bilan à l’international où Macron s’est cru un peu trop vite le nouveau leader du monde. Il a vite déchanté car son arrogance et sa méconnaissance l’on fait tomber de son piédestal. Aujourd’hui les relations dans jamais été détestable aussi bien avec les États-Unis, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, l’ Italie, les pays de l’Est et bien d’autres. Comme les Français , nombre de pays  supportent plus la suffisance et l’arrogance de ce  monarque républicain qui a tendance à se prendre pour Napoléon. Témoin lors de  son investiture: cette  de cérémonie grandiose et ridicule au Louvres. Macon a confondu le mandat de président avec celui de monarque républicain.

Sondage grève Retraites : 55% des Français approuvent

Sondage grève Retraites : 55% des Français approuvent

 

Selon le dernier baromètre BVA réalisé pour La Tribune, Orange et RTL, 55% des Français interrogés approuvent le mouvement de grève et de mobilisation contre la réforme des retraites entamé depuis le 5 décembre dernier. C’est 4 points de moins que la semaine dernière.  À l’inverse, 44% des personnes désapprouvent ces manifestations. Après l’allocution du Premier ministre Edouard Philippe au conseil économique, social et environnemental (CESE) ce mercredi 11 décembre, le leader de la CFDT, Laurent Berger, avait exprimé son mécontentement contre l’âge d’équilibre à 64 ans.

,80% des interrogés pensent que le mouvement pourrait s’inscrire dans la durée alors que plusieurs syndicats ont montré leur détermination. C’est deux points de moins que lors de la précédente enquête menée le 4 décembre dernier. A l’opposé, 20% des répondants estiment que le mouvement ne va pas continuer. Ils étaient 18% le 4 décembre à exprimer cet avis.

« Le mouvement est ainsi toujours aussi populaire auprès des employés et ouvriers (71%; -1), des salariés du secteur public (76%; -5 néanmoins) et des jeunes (73%; +9) chez qui il progresse fortement. Il est en revanche de plus en plus décrié par les 65 ans et plus (66% le désapprouvent; +12) » expliquent les auteurs de l’enquête.

Au niveau des forces politiques, les clivages sont toujours aussi marqués par rapport aux résultats de la semaine précédente. « Si le mouvement social est toujours approuvé par une large majorité des sympathisants de la gauche (75%; -4) et du Rassemblement national (72%; -3), on observe une opposition bien plus forte chez les sympathisants LREM et LR qu’il y a quelques jours où, sans approuver réellement le mouvement, certains le comprenaient. Aujourd’hui, la quasi-totalité des sympathisants LREM le rejettent (90%, la petite minorité l’approuvant passant de 20% à 10%) tout comme une très large majorité de sympathisants LR (73%, la minorité le soutenant passant de 45% à 27%) » ajoute l’organisme de sondages.

 

Méthode : Enquête réalisée auprès d’un échantillon de Français interrogés par Internet du 11 au 12 décembre 2019. L’enquête s’appuie sur un échantillon de 968 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon est assurée par la méthode des quotas appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, profession de la personne de référence du ménage et de la personne interrogée, région et catégorie d’agglomération.

 

Grève des médecins généralistes

Grève des médecins généralistes

 

Après les médecins hospitaliers, notamment les urgentistes ,c’est au tour des médecins généralistes  du syndicat majoritaire MG France de faire éclater leur colère face à la désorganisation de soins. En fait, il s’agit surtout de réagir face au nouveau  d’accès aux soins lancés par le gouvernement pratiquement sans financement pour les généralistes qui doivent accueillir des patients à la place des urgences.   

Le syndicat MG France a  donc lancé un appel à la grève à partir du 14 décembre, tous les samedis matin. Il demande une hausse du budget du futur « service d’accès aux soins ».. Le futur « service d’accès aux soins » (SAS), qui doit être mis en place à l’été 2020 pour aider à désengorger les urgences et qui  provoque la grogne des généralistes libéraux. Pas contre son principe, mais contre les moyens alloués. 

Le  syndicat MG France, principal représentant des médecins généralistes libéraux dans le pays, a donc appelé les professionnels à une matinée de grève ce samedi. « Reconductible tous les samedis matin tant que nous n’aurons pas été entendus », affirme Jean-Christophe Calmes, vice-président de MG France. 

La création de ce « service d’accès aux soins » était la mesure phare parmi une douzaine présentée en septembre par la ministre de la Santé Agnès Buzyn aux représentants des personnels et dirigeants hospitaliers, ainsi qu’aux syndicats de médecins libéraux, pour répondre à la crise de l’hôpital. En ligne ou par téléphone, 24 heures sur 24, ce service doit orienter les patients vers une consultation par un médecin en ville ou une télé consultation ou vers les urgences, éventuellement via l’envoi d’une ambulance. Le but : éviter que le patient ne s’oriente vers des urgences surchargées si son besoin peut être pris en charge par un généraliste. 

e montant prévu pour ce dispositif est de 340 millions d’euros. Largement insuffisant, selon Jean-Christophe Calmes. « Agnès Buzyn demande sa mise en place dès cet été, mais quand on demande où sont les moyens, nous n’avons pas de réponse. » Selon Jacques Battistoni, le président du syndicat, il faudrait « doubler » voire « tripler » cette somme pour répondre aux demandes de soins imprévus.  

 

L es médecins demandent, entre autres, une valorisation des actes de maintien à domicile et un élargissement des horaires des gardes (le soir, le week-end et les jours fériés) des libéraux, incluant le samedi matin et les fins de journées à partir de 18 heures, en fonction des besoins pour chaque territoire. « Investir dans ces dispositifs permettrait paradoxalement d’économiser de l’argent par ailleurs, parce qu’une prise en charge aux urgences coûte beaucoup plus cher à l’Etat daprès la profession.  

Hôpital: grève illimitée à partir de mardi pour les internes

Hôpital: grève  illimitée à partir de mardi pour les internes

Près de neuf mois après le début d’une grève inédite dans les services d’urgences, les médecins en formation seront fortement mobilisés mardi, d’après  le président de l’Intersyndicale nationale des internes, Justin Breysse. 

« On estime le taux de participation à 60%, soit 16.000 internes sur 27.000″, a expliqué cet interne en rhumatologie, se réjouissant du ralliement des internes de biologie médicale et pharmacie (FNSIP-BM) et du soutien des syndicats de praticiens hospitaliers et de jeunes médecins.

Les services hospitaliers « vont être en tension », a prédit Justin Breysse, les internes grévistes ne pouvant être assignés qu’après l’ensemble des médecins séniors. Des manifestations sont en outre prévues à « Marseille et Lyon » ainsi que des rassemblements « dans les halls des hôpitaux entre midi et 14H00″, a-t-il ajouté.

A l’origine du mouvement, le dépérissement de l’hôpital public, « lieu privilégié de formation » des internes.

Comme les collectifs (Inter-Urgences, Inter-Hôpitaux) et syndicats mobilisés ces dernières semaines pour « sauver l’hôpital », l’Isni n’est pas satisfait du plan présenté fin novembre par le gouvernement, qui prévoit notamment une rallonge budgétaire de 1,5 milliard d’euros sur trois ans.

Doublement du budget alloué à la santé, reprise intégrale de la dette des hôpitaux ou encore meilleures conditions de travail pour les professionnels de santé font ainsi partie de ses revendications. Mais l’Isni exige aussi des mesures propres au « statut de praticien en formation » des internes, qui travaillent « en moyenne 56 heures hebdomadaires », selon Justin Breysse, loin des 48 heures réglementaires.

Parmi ces mesures : un « décompte horaire » et non en demi-journées du temps de travail permettant « un paiement des heures supplémentaires », « une revalorisation des indemnités de garde » ou encore un « investissement de fonds publics » dans la formation.

De son côté, le syndicat d’internes en médecine générale (Isnar-IMG) a annoncé lundi vouloir déposer un « préavis de grève pour le 17 décembre », date choisie par les collectifs et syndicats hospitaliers pour une nouvelle journée d’action nationale.

Leur précédente mobilisation, le 14 novembre, avait rassemblé plusieurs milliers de médecins et soignants à travers la France.

Sondage grève: le gouvernement responsable pour 55%

Sondage grève: le gouvernement responsable pour 55%

 

 Selon une enquête Ifop,  JDD les Français portent un regard sévère sur l’action du gouvernement sur le dossier des retraites. 59% des personnes interrogées estiment ainsi que le gouvernement « porte la plus forte responsabilité dans les blocages liés au mouvement social », en ne « dévoilant pas ses intentions » pour la réforme. Le Premier ministre Édouard Philippe a promis qu’il livrerait mercredi prochain « l’intégralité du projet du gouvernement ».

 

Dans cette enquête réalisée auprès de 1.001 personnes, 33% des sondés disent soutenir le mouvement de grève lancé le 5 décembre, et qui entraîne depuis de fortes perturbations dans les transports publics. Un chiffre en hausse de six points par rapport à une autre étude Ifop réalisée la semaine dernière. 20% des sondés disent de leur côté avoir de la sympathie pour le mouvement.

L’hostilité pour la grève contre le projet de réforme des retraites est elle en baisse. Seulement 12% des personnes interrogées se disent hostiles à la mobilisation, alors qu’ils étaient 15% dans l’étude menée à la fin du mois de novembre. Au total, 30% s’y disent opposés ou hostiles.

Sans surprise, les personnes se déclarant proches de la France insoumise soutiennent fortement la grève (66%), tout comme les sympathisant du Parti socialiste (45%), mais également du Rassemblement national (45%). Les proches de La République en marche sont les plus nombreux à être opposés ou hostiles à l’opposition contre la réforme (64%).

41% des sondés estiment au contraire que les grévistes sont les principaux responsables « en lançant un mouvement alors que le contenu de la réforme n’a pas été encore annoncé ».

Enquête réalisée auprès d’un échantillon de 1.001 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Sondage Grève du 5 décembre: le gouvernement sera responsable

  • Sondage Grève du 5 décembre: le gouvernement sera responsable

 Près de 70% des Français soutiennent le mouvement selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour Le Figaro et Franceinfo. Mais ce n’est pas le chiffre le plus inquiétant pour  le gouvernement. En effet, les français condamnent par avance  le pouvoir en cas de blocage prolongé du pays. Ils estiment à hauteur de 60 % que la responsabilité en incomberait au gouvernement bien davantage qu’aux syndicats.

Le soutien est équivalent à celui qu’avaient reçu les «gilets jaunes» à leurs débuts. Selon le sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour Le Figaro et Franceinfo, 68 % des sondés considèrent que la grève de ce jeudi contre la réforme des retraites est «justifiée». Il s’agit d’un véritable retournement de l’opinion constaté en à peine un mois: dans notre dernière étude, publiée le 31 octobre, 57 % des Français considéraient que la grève n’était «pas justifiée».Dans le détail, les sympathisants LREM sont les seuls à considérer majoritairement (68 %) que le mouvement de grève n’est pas justifié. À droite, plus d’un électeur LR sur deux (51 %) déclare au contraire comprendre les raisons de cette manifestation. Un chiffre nettement plus important pour tout le reste de l’échiquier politique, quel que soit le camp concerné: qu’il s’agisse du RN (77 %), des partis de gauche comme EELV (71 %) ou le PS (82 %). Le record est détenu par LFI, dont 95 % des sympathisants soutiennent la grève.

5 décembre Retraites : la CFDT-Cheminots appelle à la grève

5 décembre Retraites : la CFDT-Cheminots appelle à la grève

Il est clair que la CFDT-cheminots était dans une position intenable coincée entre l’orientation de la confédération qui approuve une réforme systémique ( mais pas paramétrique) et le gouvernement qui n’a pas fait la moindre ouverture. Rappelons que l’année dernière une important réforme est intervenue à la SNCF se traduisant en particulier par la suppression du statut pour les nouveaux embauchés. Mais un statut qui ne serait pas remis en cause pour les salariés actuels de l’entreprise. En fait, avec la réforme des retraites, cet engagement du gouvernement est totalement contradictoire. À tout le moins on aurait pu s’attendre à une négociation qui permette de concilier l’engagement précédent du gouvernement vis-à-vis des cheminots et son orientation générale à l’égard des retraites.

 

Il est possible que le gouvernement veuille mesurer le rapport de force avant de faire actuelle concession. Le problème, c’est qu’il risque d’amplifier le mécontentement et la mobilisation en fermant la porte à tout compromis. L’engagement de la CFDT-cheminots dans la grève pourrait bien constituer un point de basculement dans la lutte qui oppose maintenant les syndicats gouvernement. Rappelons par ailleurs que la CFDT au plan confédéral est le premier syndicat de France.

 

La CFDT-Cheminots, qui avait déposé un préavis de grève pour obtenir « des engagements clairs » du gouvernement, a donc appelé lundi 2 décembre « tous les cheminots à se mettre en grève reconductible » le 5 décembre, faute d’avoir obtenu des réponses de l’exécutif, a-t-elle annoncé ce lundi. Le syndicat appelle les salariés de la SNCF à « montrer au gouvernement leur détermination à défendre les spécificités de [leurs] métiers ».

La CFDT-Cheminots estime que le gouvernement « veut jauger le niveau de mobilisation des cheminots pour mesurer le rapport de force au lieu de mettre ses propositions sur la table ». « Montrons-lui notre détermination » en partant en  »grève reconductible« , ajoute le syndicat à l’adresse des salariés de la SNCF.

« Avant de se poser la question de faire la grève ou pas, il faut d’abord voir ce qu’on a sur la table. La @cfdtcheminots ne demande pas le maintient d’un privilège mais au moins d’avoir une proposition sur la table pour que la discussion démarre »@fredericseve #LeTelSonne

— CFDT (@CFDT) December 2, 2019

Représentant plus de 18% des conducteurs de train, la CFDT-Cheminots demande notamment au gouvernement de respecter « l’engagement pris en 2018″ lors du vote de la réforme ferroviaire, où « la contrepartie » à l’arrêt des embauches au statut de cheminot (à partir du 1er janvier 2020) « était le maintien des droits » du régime spécial de retraite des cheminots.

 

Favorable à une réforme  »systémique » des retraites, la fédération CFDT des cheminots rappelle qu’elle soutient les revendications de sa confédération : « un système basé sur la solidarité et le maintien de l’âge de départ à la retraite » à 62 ans.

Les trois autres syndicats représentatifs de la SNCF – CGT-Cheminots, Unsa ferroviaire et SUD-Rail – ont déposé ensemble un préavis de grève reconductible pour jeudi, journée de grève nationale interprofessionnelle contre la réforme des retraites à l’appel de la CGT, FO, Solidaires et la FSU

Sondages grève 5 décembre: une manipulation des chiffres ?

Sondages  grève  5 décembre: une manipulation des chiffres ?

 

La guerre des sondages pour influencer l’opinion se confirme surtout de la part des financiers propriétaires des médias soutenant  de Macron. Curieux cette  soudaine baisse du soutien des Français au moment du 5 décembre annoncé par BFM ( chaîne champion du sensationnalisme qui approuve clairement le gouvernement). D’après BFM , 53% des Français interrogés approuvent la mobilisation contre la réforme des retraites. Un chiffre qui, bien que majoritaire, serait  en baisse de 11 points en comparaison avec une étude de datant début novembre. Le JDD ( journal inconditionnel de Macron)  fait mieux , il titre que les Français sont divisés sur la grève seulement approuvée par 46% !  le sondage le plus diffusé affiche un soutien de 66% à la grève.

 

Selon un sondage ViaVoice pour Libération, 62 % des Français soutiennent les grèves annoncées pour le 5 décembre prochain. D’après ce dernier sondage , les popularités du chef de l’État et du Premier ministre Édouard Philippe reculent en novembre : 57 % des Français ont une « mauvaise opinion » d’Emmanuel Macron (+3 points), contre 31 % une « bonne » (-1 point), et 54 % ont une « mauvaise opinion » d’Édouard Philippe (+3 points), contre 32 % une « bonne » (-2 points). Les personnes interrogées sont mécontentes de la politique économique et sociale de l’exécutif, qui doit en « changer » selon une large majorité de Français (75 %, dont 35 % « changer totalement » et 40 % « en grande partie »). 18 % sont d’un avis contraire.

Ils sont aussi 64 % à juger qu’Emmanuel Macron « comprend mal » les « difficultés sociales » (31 % « comprend bien »), et 59 % à ne pas lui faire confiance pour y répondre (29 % lui font confiance). Idem pour Édouard Philippe (56 % « pas confiance », 30 % « confiance »).

Les personnes interrogées pensent en effet à une écrasante majorité (89 %) que la France traverse « actuellement une crise sociale », mettant au premier rang des « principales difficultés » rencontrées au quotidien « le coût de la vie » (69 %), devant « les inégalités sociales » et « le manque de moyens et de personnels dans certains services publics » (51 % chacun), mais aussi « le financement des retraites (futures ou actuelles) » (49 %).

 

Sondage grève 5 décembre: justifiée pour 66%

Sondage grève   5 décembre: justifiée pour 66%

 

 

Selon un sondage de l’institut Odoxa-Dentsu Consulting pour Le Figaro et France Info, il y a autant de Français pour soutenir la grève du 5 décembre ( 66 %) que pour une réforme des régimes spéciaux. Une contradiction apparente  car l’opinion publique a bien compris qu’il s’agissait d’une remise en cause globale du système des retraites en France qui se traduira au final par une diminution des pensions de tous.

Si, les deux-tiers (66%) des Français sont favorables à un alignement des régimes de retraites, ils sont tout aussi nombreux (67%) à estimer que la mobilisation du 5 décembre est avant tout une mobilisation contre la réforme de l’ensemble du système des retraites. Au départ circonscrit à la seule annonce par les syndicats de la SNCF de leur grève reconductible, le mouvement a depuis été rejoint par une foultitude de syndicats et de partis politiques. Des «Gilets jaunes» aux syndicats étudiants de gauche, en passant par la CGT et les syndicats des transports, tous ont appelé à manifester. Mis à part les sympathisants du parti présidentiel, tous les sympathisants des autres partis, des Insoumis au Rassemblement national, estiment que la mobilisation dépasse le simple cadre des régimes spéciaux.

Et la grève risque fort de durer: 65% des Français pensent que le gouvernement va tenir bon sur sa réforme des retraites, «quitte à devoir subir un long conflit social». Pour rappel, 69% des Français soutenaient le mouvement des «Gilets jaunes il y a tout juste un an. S’il s’est depuis tari du gros de ses forces, le mouvement s’est opposé au gouvernement durant de long mois, le faisant reculer sur la taxe carbone.

 

Grève 5 décembre: une manipulation des sondages ?

Grève  5 décembre: une manipulation des sondages ?

 

Curieux cette  soudaine baisse du soutien des Français au moment du 5 décembre annoncé par BFM ( chaine champion du sensationnalisme qui soutient clairement le gouvernement). D’après BFM, 53% des Français interrogés approuvent la mobilisation contre la réforme des retraites. Un chiffre qui, bien que majoritaire, serait  en baisse de 11 points en comparaison avec une étude de datant début novembre.

Or selon un sondage de l’institut Odoxa-Dentsu Consulting pour Le Figaro et France Info, , 66% soutiennent le mouvement du 5 décembre..

Selon un autre  sondage ViaVoice pour Libération, 62 % des Français soutiennent les grèves annoncées pour le 5 décembre prochain.

D’après ce dernier sondage , les popularités du chef de l’État et du Premier ministre Édouard Philippe reculent en novembre : 57 % des Français ont une « mauvaise opinion » d’Emmanuel Macron (+3 points), contre 31 % une « bonne » (-1 point), et 54 % ont une « mauvaise opinion » d’Édouard Philippe (+3 points), contre 32 % une « bonne » (-2 points). Les personnes interrogées sont mécontentes de la politique économique et sociale de l’exécutif, qui doit en « changer » selon une large majorité de Français (75 %, dont 35 % « changer totalement » et 40 % « en grande partie »). 18 % sont d’un avis contraire.

Ils sont aussi 64 % à juger qu’Emmanuel Macron « comprend mal » les « difficultés sociales » (31 % « comprend bien »), et 59 % à ne pas lui faire confiance pour y répondre (29 % lui font confiance). Idem pour Édouard Philippe (56 % « pas confiance », 30 % « confiance »).

Les personnes interrogées pensent en effet à une écrasante majorité (89 %) que la France traverse « actuellement une crise sociale », mettant au premier rang des « principales difficultés » rencontrées au quotidien « le coût de la vie » (69 %), devant « les inégalités sociales » et « le manque de moyens et de personnels dans certains services publics » (51 % chacun), mais aussi « le financement des retraites (futures ou actuelles) » (49 %).

Sondage 5 décembre: grève justifiée pour 66%

Sondage  5 décembre: grève justifiée pour 66%

 

Selon un sondage de l’institut Odoxa-Dentsu Consulting pour Le Figaro et France Info, il y a autant de Français pour soutenir la grève du 5 décembre ( 66 %) que pour une réforme des régimes spéciaux. Une contradiction apparente  car l’opinion publique a bien compris qu’il s’agissait d’une remise en cause globale du système des retraites en France qui se traduira au final par une diminution des pensions de tous.

Si, les deux-tiers (66%) des Français sont favorables à un alignement des régimes de retraites, ils sont tout aussi nombreux (67%) à estimer que la mobilisation du 5 décembre est avant tout une mobilisation contre la réforme de l’ensemble du système des retraites. Au départ circonscrit à la seule annonce par les syndicats de la SNCF de leur grève reconductible, le mouvement a depuis été rejoint par une foultitude de syndicats et de partis politiques. Des «Gilets jaunes» aux syndicats étudiants de gauche, en passant par la CGT et les syndicats des transports, tous ont appelé à manifester. Mis à part les sympathisants du parti présidentiel, tous les sympathisants des autres partis, des Insoumis au Rassemblement national, estiment que la mobilisation dépasse le simple cadre des régimes spéciaux.

Et la grève risque fort de durer: 65% des Français pensent que le gouvernement va tenir bon sur sa réforme des retraites, «quitte à devoir subir un long conflit social». Pour rappel, 69% des Français soutenaient le mouvement des «Gilets jaunes il y a tout juste un an. S’il s’est depuis tari du gros de ses forces, le mouvement s’est opposé au gouvernement durant de long mois, le faisant reculer sur la taxe carbone.

Sondage 5 décembre: grève justifiée pour 66%

Sondage  5 décembre: grève justifiée pour 66%

Selon un sondage de l’institut Odoxa-Dentsu Consulting pour Le Figaro et France Info, il y a autant de Français pour soutenir la grève du 5 décembre ( 66 %) que pour une réforme des régimes spéciaux. Une contradiction apparente  car l’opinion publique a bien compris qu’il s’agissait d’une remise en cause globale du système des retraites en France qui se traduira au final par une diminution des pensions de tous.

.Si, les deux-tiers (66%) des Français sont favorables à un alignement des régimes de retraites, ils sont tout aussi nombreux (67%) à estimer que la mobilisation du 5 décembre est avant tout une mobilisation contre la réforme de l’ensemble du système des retraites. Au départ circonscrit à la seule annonce par les syndicats de la SNCF de leur grève reconductible, le mouvement a depuis été rejoint par une foultitude de syndicats et de partis politiques. Des «Gilets jaunes» aux syndicats étudiants de gauche, en passant par la CGT et les syndicats des transports, tous ont appelé à manifester. Mis à part les sympathisants du parti présidentiel, tous les sympathisants des autres partis, des Insoumis au Rassemblement national, estiment que la mobilisation dépasse le simple cadre des régimes spéciaux.

Et la grève risque fort de durer: 65% des Français pensent que le gouvernement va tenir bon sur sa réforme des retraites, «quitte à devoir subir un long conflit social». Pour rappel, 69% des Français soutenaient le mouvement des «Gilets jaunes il y a tout juste un an. S’il s’est depuis tari du gros de ses forces, le mouvement s’est opposé au gouvernement durant de long mois, le faisant reculer sur la taxe carbone.

 

La grève 5 décembre va sonner la fin du macronisme ?

La grève  5 décembre va sonner la   fin du macronisme ?

 

 

 

La grève du 5 décembre en fonction de son niveau de mobilisation pourrait bien conduire en fait à un véritable renoncement de  à la réforme des retraites ; pas totalement mais surtout à son caractère d’universalité puisque des brèches seront ouvertes pour laisser le temps aux régimes spéciaux de s’adapter. Un temps qui pourrait même ne  concerner que les nouveaux embauchés. En fait, ce serait alors l’échec central de la réforme de Macron, l’échec de cette espèce de progressisme approximatif et contradictoire. clairement Macron  est sur la défensive et ne souhaite surtout pas que le mécontentement actuel se transforme en un mouvement de gilets rouges qui hypothéqueraient  sérieusement ses chances de réélection en 2022. Comme tout bon politique qui se respecte, Macron  pourrait sacrifier ses promesses sur l’autel du pouvoir . Ce  serait en même temps la fin macronisme et de l’illusion de son réformisme qui se caractérise par une grande incompétence doublée d’une forte dose d’hypocrisie. Comme le démontre une récente étude de l’institut national de la statistique (INSEE) les mesures fiscales de Macron de son début de régime ont surtout profité aux  plus favorisée ( environ  de 800 € pour une année pour les plus riches et moins de 200 € pour les plus défavorisés).

D’une certaine manière macro renouvelle l’erreur qu’il a commise avec les gilets jaunes en méprisant  l’intermédiation des organisations sociales ( syndicales, patronales, parlementaires ou associatives) Sa principale erreur concerne ses rapports avec les syndicats réformistes -dont la CFDT- qui sont aujourd’hui majoritaires. Ces syndicats sont demandeurs d’une véritable négociation sur les grands enjeux sociaux. Or non seulement Macron les a oubliés  mais il les a méprisés et a renforcé les rangs des populistes et des radicaux. La décision des cheminots CFDT de rejoindre éventuellement le mouvement 5 décembre ajoutée à la mise en garde de la confédération CFDT constitue un tournant dans le processus du rapport de force. On a un peu de peine à croire que Macron engagera maintenant une vraie négociation ici de 5 décembre en dépit de ses déclarations :

“Le gouvernement va mener ses travaux, les rencontres bilatérales, les rencontres multilatérales et le Premier ministre à l’issue de ce processus aura à annoncer les termes de la réforme dans son ensemble dans les semaines qui viennent”, a-t-il précisé.

“C’est une réforme de responsabilité parce qu’elle sera lancée en mettant le système à l’équilibre”, a ajouté Emmanuel Macron, alors que la CFDT a mis en garde jeudi contre une réforme purement “paramétrique”.

A l’origine de l’appel à une grève “illimitée”, les syndicats de la RATP (Unsa, CGT et CFE-CGC) et de la SNCF (CGT-Cheminots, Unsa ferroviaire, SUD-Rail, FO-Cheminots) ont été rejoints jeudi par la CFDT-Cheminots, et des organisations d’EDF (CGT, FO, Sud et la CFE-CGC).

La CFE-CGC a aussi annoncé s’associer à la journée de mobilisation interprofessionnelle organisée par la CGT, FO, FSU, Solidaires et les syndicats étudiants UNEF, Fidl, MNL et UNL.

5 décembre: vers une grève par procuration ?

5 décembre: vers une grève par procuration  ?

 

Curieusement les Français qui étaient pourtant favorables à la suppression de régimes spéciaux il y a quelques semaines aujourd’hui sont beaucoup plus divisés. Il y a même une majorité qui se dégage que le gouvernement abandonne désormais sa réforme. Pire, le mouvement  de 5 décembre est très largement soutenu et pourrait peut-être constituer une sorte de grève par procuration sans doute pour manifester un mécontentement sur les retraites mais aussi  un mécontentement social général .

D’après , l’IFOP-Fiducial pour CNews et Sud Radio  près de deux Français sur trois (64%) déclarent que le mouvement du 5 décembre est justifié (dont 32% jugent même qu’il est « tout à fait justifié »). Au printemps 2018, à peine plus de quatre personnes interrogées sur dix déclaraient que la mobilisation des cheminots en faveur du maintien de leur statut était justifiée (44% lors de la dernière mesure de l’IFOP en mai 2018).

 

Politiquement, on note que cette justification du mouvement est particulièrement large à gauche de l’échiquier politique (98% parmi les sympathisants La France Insoumise et 88% parmi ceux du Parti socialiste) tandis qu’à droite les sympathisants se montrent plus partagés (43% des sympathisants LR justifient le mouvement). Sur ce point, une opposition radicale s’exprime entre les sympathisants LREM et les sympathisants frontistes : trois sympathisants LREM sur quatre ne justifient pas la Grève du 5 décembre tandis que plus de trois sympathisants frontistes sur quatre (76%) la justifient.

 

Du côté du projet gouvernemental, les Français se montrent plus divisés encore. En effet, malgré le soutien à la grève du 5 décembre, à peine plus d’un Français sur deux (53%) ne souhaitent pas que le gouvernement aille jusqu’au bout de la réforme des retraites, soit 14 points de plus que la même mesure à propos de la réforme de la SNCF de mai 2018.

 

Sur cette question, on retrouve le même clivage qu’évoqué plus haut entre des sympathisants de gauche et frontistes opposés au maintien de cette réforme (respectivement 77%, 74% et 61%) et des sympathisants de la majorité (82%) et des Républicains (66%) favorables à son maintien.

 

Probablement fondés sur l’issue de la mobilisation au moment de la réforme de la SNCF en 2018, une large majorité de Français estiment que le gouvernement n’abandonnera pas le projet de réforme des retraites. Ils sont 65% à le penser contre 79% en mai 2018 pour la réforme de la SNCF, signe que la contestation de la réforme dépasse les syndicats et que les Français anticipent un mouvement dur vis-à-vis du projet gouvernemental.

Grève 5 décembre: fin du macronisme ?

Grève  5 décembre:  fin du macronisme ?

 

 

 

La grève du 5 décembre en fonction de son niveau de mobilisation pourrait bien conduire en fait à un véritable renoncement de  à la réforme des retraites ; pas totalement mais surtout à son caractère d’universalité puisque des brèches seront ouvertes pour laisser le temps aux régimes spéciaux de s’adapter. Un temps qui pourrait même ne  concerner que les nouveaux embauchés. En fait, ce serait alors l’échec central de la réforme de Macron, l’échec de cette espèce de progressisme approximatif et contradictoire. clairement Macron  est sur la défensive et ne souhaite surtout pas que le mécontentement actuel se transforme en un mouvement de gilets rouges qui hypothéqueraient  sérieusement ses chances de réélection en 2022. Comme tout bon politique qui se respecte, Macron  pourrait sacrifier ses promesses sur l’autel du pouvoir . Ce  serait en même temps la fin macronisme et de l’illusion de son réformisme qui se caractérise par une grande incompétence doublée d’une forte dose d’hypocrisie. Comme le démontre une récente étude de l’institut national de la statistique (INSEE) les mesures fiscales de Macron de son début de régime ont surtout profité aux  plus favorisée ( environ  de 800 € pour une année pour les plus riches et moins de 200 € pour les plus défavorisés).

D’une certaine manière macro renouvelle l’erreur qu’il a commise avec les gilets jaunes en méprisant  l’intermédiation des organisations sociales ( syndicales, patronales, parlementaires ou associatives) Sa principale erreur concerne ses rapports avec les syndicats réformistes -dont la CFDT- qui sont aujourd’hui majoritaires. Ces syndicats sont demandeurs d’une véritable négociation sur les grands enjeux sociaux. Or non seulement Macron les a oubliés  mais il les a méprisés et a renforcé les rangs des populistes et des radicaux. La décision des cheminots CFDT de rejoindre éventuellement le mouvement 5 décembre ajoutée à la mise en garde de la confédération CFDT constitue un tournant dans le processus du rapport de force. On a un peu de peine à croire que Macron engagera maintenant une vraie négociation ici de 5 décembre en dépit de ses déclarations :

“Le gouvernement va mener ses travaux, les rencontres bilatérales, les rencontres multilatérales et le Premier ministre à l’issue de ce processus aura à annoncer les termes de la réforme dans son ensemble dans les semaines qui viennent”, a-t-il précisé.

“C’est une réforme de responsabilité parce qu’elle sera lancée en mettant le système à l’équilibre”, a ajouté Emmanuel Macron, alors que la CFDT a mis en garde jeudi contre une réforme purement “paramétrique”.

A l’origine de l’appel à une grève “illimitée”, les syndicats de la RATP (Unsa, CGT et CFE-CGC) et de la SNCF (CGT-Cheminots, Unsa ferroviaire, SUD-Rail, FO-Cheminots) ont été rejoints jeudi par la CFDT-Cheminots, et des organisations d’EDF (CGT, FO, Sud et la CFE-CGC).

La CFE-CGC a aussi annoncé s’associer à la journée de mobilisation interprofessionnelle organisée par la CGT, FO, FSU, Solidaires et les syndicats étudiants Unef, Fidl, MNL et UNL.

La grève du 5 décembre est celle de la fin de Macron

La grève du 5 décembre est celle de la fin du régime de Macron

 

 

 

La grève du 5 décembre en fonction de son niveau de mobilisation pourrait bien conduire en fait à un véritable renoncement de ma à la réforme des retraites ; pas totalement mais surtout à son caractère d’universalité puisque des brèches seront ouvertes pour laisser le temps aux régimes spéciaux de s’adapter. Un temps qui pourrait même ne  concerner que les nouveaux embauchés. En fait, ce serait alors l’échec central de la réforme de Macron, l’échec de cette espèce de progressisme approximatif et contradictoire. clairement Macron  est sur la défensive et ne souhaite surtout pas que le mécontentement actuel se transforme en un mouvement de gilets rouges qui hypothéqueraient  sérieusement ses chances de réélection en 2022. Comme tout bon politique qui se respecte, Macron  pourrait sacrifier ses promesses sur l’autel du pouvoir . Ce  serait en même temps la fin macronisme et de l’illusion de son réformisme qui se caractérise par une grande incompétence doublée d’une forte dose d’hypocrisie. Comme le démontre une récente étude de l’institut national de la statistique (INSEE) les mesures fiscales de Macron de son début de régime ont surtout profité aux  plus favorisée ( environ  de 800 € pour une année pour les plus riches et moins de 200 € pour les plus défavorisés).

 

D’une certaine manière macro renouvelle l’erreur qu’il a commise avec les gilets jaunes en méprisant  l’intermédiation des organisations sociales ( syndicales, patronales, parlementaires ou associatives. Sa principale erreur concerne ses rapports avec les syndicats réformistes -dont la CFDT- qui sont aujourd’hui majoritaires. Ces syndicats sont demandeurs d’une véritable négociation sur les grands enjeux sociaux. Or non seulement Macron les a oubliés  mais il les a méprisés et d’une certaine façon à renforcer les rangs des populistes et des radicaux. La décision des cheminots CFDT de rejoindre éventuellement le mouvement 5 décembre ajoutée à la mise en garde de la confédération CFDT constitue un tournant dans le processus du rapport de force. On a un peu de peine à croire que Macron engagera maintenant une vraie négociation ici de 5 décembre en dépit de ses déclarations :

“Le gouvernement va mener ses travaux, les rencontres bilatérales, les rencontres multilatérales et le Premier ministre à l’issue de ce processus aura à annoncer les termes de la réforme dans son ensemble dans les semaines qui viennent”, a-t-il précisé.

“C’est une réforme de responsabilité parce qu’elle sera lancée en mettant le système à l’équilibre”, a ajouté Emmanuel Macron, alors que la CFDT a mis en garde jeudi contre une réforme purement “paramétrique”.

A l’origine de l’appel à une grève “illimitée”, les syndicats de la RATP (Unsa, CGT et CFE-CGC) et de la SNCF (CGT-Cheminots, Unsa ferroviaire, SUD-Rail, FO-Cheminots) ont été rejoints jeudi par la CFDT-Cheminots, et des organisations d’EDF (CGT, FO, Sud et la CFE-CGC).

La CFE-CGC a aussi annoncé s’associer à la journée de mobilisation interprofessionnelle organisée par la CGT, FO, FSU, Solidaires et les syndicats étudiants Unef, Fidl, MNL et UNL.

Retraites : une majorité de Français pour la grève du 5 décembre

Retraites : une majorité de Français pour la grève du 5 décembre

Selon le dernier baromètre réalisé par BVA pour La Tribune, Orange et RTL, 6 Français sur 10 approuvent la prochaine journée de grève programmée le 5 décembre prochain pour contester la réforme des retraites. À l’opposé, 4 répondants sur 10 s’opposent au débrayage.

L’appel à la grève interprofessionnelle calée au début du mois de décembre est défendue en quasi majorité dans toutes les catégories de populations, hormis les retraités (42%) qui ne seront pas concernés, les cadres (45%) et les plus diplômés (42%). Le soutien est particulièrement marqué chez les ouvriers (74%), les agents du secteur public (70%) et les ouvriers (74%).

Par ailleurs, 7 Français sur 10 interrogés par l’organisme de sondages pensent que ce mouvement va s’inscrire dans la durée et va se poursuivre au-delà du 5 décembre. À l’inverse, 28% affirment que cette grève ne devrait pas durer. Interrogés sur différents scénarios, 34% des personnes interrogées pensent que le gouvernement va maintenir l’essentiel de sa réforme et 33% déclarent que l’exécutif va poursuivre son projet en le modifiant en profondeur. Enfin, 27% indiquent que le gouvernement va repousser la réforme à plus tard.

Grève SNCF: pour en finir avec le naufrage du service public ferroviaire

Grève SNCF: pour en finir avec le naufrage du service public ferroviaire

 

Jean-Louis Chambon président d’honneur, fondateur du Cercle Turgot propose d’en finir avec le naufrage de la SNCF. Certes, le représentant du Turgot peut être contesté pour sa philosophie très libérale en général mais là certains de ses  propos (pas tous) peuvent  être partagés par d’autres courants inquiets du suicide d’une entreprise organisé par les gauchistes de sud et de la CGT.

« 

« La SNCF ressemble un peu plus chaque jour à un bateau ivre, totalement hors de contrôle. Sa direction s’évertue à panser les plaies ouvertes par quelques saboteurs jusqu’au-boutistes, hors-sol, qui se prétendent gardiens de la sécurité alors qu’ils protègent jalousement leurs privilèges. Les syndicats affichent leur impuissance et sont délégitimés par la base et les autres partenaires. Quant au ministère, quasiment paralysé, il paraît vouloir s’en remettre une nouvelle fois à la providence et au temps pour résoudre un problème récurrent qui appellerait pour sa résolution – enfin ! – de la fermeté et un changement du paradigme.

Il est urgent en effet de prendre acte de l’illusion d’un pseudo-dialogue social qui, en réalité, entretient le pouvoir de nuisances des minorités, le rapport de force et les privilèges des cheminots. Trop c’est trop ! Il faut maintenant faire respecter l’ordre public et privilégier l’intérêt général par des actions déterminées de l’exécutif :

- à court terme, dans l’urgence et dans le cadre de ce que permet la loi, utiliser tous les moyens répressifs face à ces abus, c’est-à-dire dépôt de plaintes, sanctions professionnelles, pénalisations financières…

- et pour le long terme, toute reforme structurante pour sortir de cette anarchie, comme de la confusion des droits et devoirs, nécessite de passer par une réforme constitutionnelle qui, seule, pourrait inscrire clairement l’ordre des priorités entre droits individuels et intérêt général.

Car sacraliser constitutionnellement les droits des Français, de propriété, de grève, l’égalité des femmes et des hommes, etc. relève d’une obsession largement partagée par nos chefs d’Etat. Mais, par-delà les bonnes intentions, l’égalitarisme s’est substitué progressivement à l’égalité, et les droits aux devoirs.

Le statut des fonctionnaires (et autres statuts du public ou privé), en charge d’une délégation de service public, en est la parfaite illustration : à sa naissance en 1946, il répondait aux obligations (contraintes) faites aux fonctionnaires « de se rendre disponibles aux besoins du service public ». On voit aujourd’hui, avec l’installation de la « gréviculture », ce qu’il en reste : uniquement des droits…

Aussi, concilier la continuité (et la qualité) du service public est devenu en France un véritable casse-tête. Les actions conduites par « des cheminots qui ne cheminent plus » en sont la douloureuse illustration. Certes, le politique avait cru trouver, en 2007, « la bonne réponse », en instituant le principe du service minimum dans les transports, pensant équilibrer ainsi l’intérêt général et les droits individuels. Force est de constater que ce fut une parfaite imposture. Les tourments pathétiques dans lesquels sont plongés des millions d’usagers du ferroviaire par la volonté manifeste de maximisation des nuisances par les syndicats, pour des causes périphériques – la retraite notamment.

Pourtant, l’exigence d’une continuité de service public s’impose aux personnes publiques et privées, chargées de la gestion d’un service public. Par conséquent, tout service public – le ferroviaire en est un – doit fonctionner de manière régulière car il a pour finalité l’intérêt général, dont l’Etat est le garant.

De plus, les juges justifient de façon constante, lorsqu’ils ont à en débattre, des limites au droit de grève aux agents qui en abusent. Le pouvoir de réquisition est d’ailleurs aux mains des préfets et de l’administration. La «gréviculture», en préalable à tout dialogue social, a un coût induit exorbitant pour l’économie nationale et le moral de nos concitoyens : au total, le coût, direct et indirect, est estimé entre 0,10 et 0,15 point de PIB par an (toutes les études convergent, voir notamment le Journal of transportation and statistics).

Tout ceci n’est tout simplement plus supportable ! Il est temps d’adresser à la société civile un signe clair en affirmant que, désormais et sans doute dans le cadre de la révision constitutionnelle (en éternelle préparation !), les droits de l’usager-contribuable et de l’intérêt collectif devront l’emporter sur ceux d’une minorité agissante. Cette révolution, à portée de main, nécessiterait de passer par deux axes :

1Reconstruire le cadre légal en rendant incompatible le statut et la mission de service publique avec le droit de grève (étendu à l’ensemble des délégataires de service public, fonctionnaires compris), avec l’obligation d’assurer le service public, en donnant simultanément aux directions les moyens d’atteindre cet objectif par un pouvoir d’astreinte sur leurs agents, surpassant les choix et autres caprices individuels. En Allemagne, les agents du ferroviaire n’ont pas le droit de grève, dans les pays nordiques c’est un honneur et un devoir d’assurer le service en toutes circonstances ; en France, agents hospitaliers, militaires, pompiers, etc. sont déjà dans cette même obligation de fait.

2/ Responsabiliser les acteurs en considérant que tout acte délibéré susceptible de créer un dysfonctionnement dans le service public est constitutif d’une « faute lourde » qui doit être sanctionnée puisque contraire, par nature, à la mission centrale que reçoit chaque fonctionnaire par son « contrat de travail », dont il est le comptable devant chaque citoyen (dans le secteur privé, ce type d’acte est sanctionné par un licenciement). D’autre part, les directions des administrations devraient être prioritairement appréciées (notation, prime variable) par la mesure de leur efficacité, pour permettre à leur organisation d’atteindre le service public maximum. Enfin, les organisations qui appelleraient aux dysfonctionnements des services publics verraient légalement leur responsabilité engagée et mise en cause par les usagers qui en subissent les préjudices – à commencer par la suppression des subventions étatiques qui nourrissent in fine des bataillons de permanents syndicaux.

Ainsi, par le courage politique, l’intérêt général pourrait retrouver sa juste place à côté des intérêts corporatistes ou syndicaux, en rappelant les uns et les autres à leurs devoirs et à une obligation de résultat de qualité de service public. Contrairement à ce que redoutent de nombreux hommes politiques, l’opinion qui ne supporte plus ces nuisances pourrait d’ailleurs saluer ces évolutions radicales.

On ne peut espérer refonder une organisation sociale dont les fondations fissurées remontent à 1945, ni ramener à la raison les « partenaires sociaux », sans adapter les règles du jeu des missions du service public. C’est le cap que le président Emmanuel Macron devrait pouvoir donner à la prochaine révision constitutionnelle, en marquant ainsi vraiment l’histoire de sa vision du nouveau monde. »

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