Archive pour le Tag 'Greve'

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« JDD » en grève ou la crise des grands médias

« JDD » en grève ou la crise des grands médias

Comme la plupart des grands médias notamment la presse écrite, le JDD connaît un conflit social qui pourrait conduire à la suppression de 20 à 30 % de ses effectifs. En cause évidemment la baisse des recettes publicitaires dans les grands médias liés aussi à une diminution d’audience.  Autres facteurs explicatifs, le développement en particulier d’Internet qui bouleverse le paysage. Aux facteurs exogènes il faut  ajouter un facteur interne : celui de la détérioration de la qualité éditoriale. La plupart des grands médias ressemble davantage à une revue presse qu’à un journal proprement dit. On retrouve d’ailleurs à peu près partout les mêmes titres, les mêmes reportages et finalement les mêmes dépêches d’agence, du gouvernement, des institutions  des lobbys. L’analyse devient accessoire. L’enquête exceptionnelle. Les mêmes propos partout le nivellement par le bas (même chose pour les radios ou les chaînes télévisées) ; un seul exemple « l’impertinent » Libération qui s’aligne de plus en plus sur le populisme du Parisien. Bref de l’info formatée,  homogénéisée  et surgelée, sans saveur ni odeur. Depuis jeudi après-midi donc, un message sur le site Internet du « Journal du Dimanche » informe ses lecteurs qu’ils ne retrouveront pas toute l’actualité en temps réel comme à leur habitude. « En raison d’un mouvement de grève au sein du groupe Lagardère, le site du JDD ne sera pas actualisé », peut-on lire sur sa page d’accueil.  Les salariés du « Journal du Dimanche », comme ceux d’autres titres appartenant à Lagardère Active, ont voté jeudi après-midi une grève à effet immédiat et à durée indéterminée contre un plan de départs volontaires de 220 postes annoncé par la direction il y a deux semaines. Une nouvelle AG en début d’après-midi a voté le maintien de la grève. Ce plan prévoit des coupes de 20 à 30% des effectifs dans les rédactions, mais sans licenciements. Prévu pour 2016, il est assorti d’un programme d’économies de 50 millions d’euros sur tous les types de dépenses. Sont concernés le « JDD », mais également « Elle » (17 postes menacés), « Paris Match », dont un quart de la rédaction serait touchée par le plan (22 postes), « Télé 7 Jours » (18 postes sur 43), « France Dimanche » (7 postes sur 30) et « Ici Paris » (5 postes sur 19). Le groupe cherche d’ailleurs à céder ces trois derniers titres.

Fonctionnaires : la CGT prévoit deux semaines de grève fin mars

Fonctionnaires : la CGT prévoit deux semaines de grève fin mars

 

Double objectif pour les fonctionnaires de la CGT : protester contre la loi travail et réclamer une augmentation de salaire via la revalorisation du point d’indice La CGT programme donc deux semaines de grève, fin mars, dans les trois fonctions publiques, d’État, territoriale et hospitalière, a-t-elle annoncé dans un communiqué ce vendredi soir. «Afin de permettre aux personnels de la fonction publique de participer aux mobilisations déjà programmées et à celles qui pourraient l’être lors des prochains jours et des prochaines semaines, nous déposons des préavis de grève de 0 à 24 heures pour l’ensemble des agents des trois versants de la fonction publique pour les journées suivantes: 17 mars, 18 mars, 19 mars, 20 mars, 21 mars, 22 mars, 23 mars, 24 mars, 25 mars, 26 mars, 27 mars, 28 mars, 29 mars, 30 mars et 31 mars», ont annoncé, dans un communiqué commun, les trois syndicats de fonctionnaires de la CGT. De surcroît, ils laissent peser la menace d’un mouvement encore plus long. «Au-delà du 31 mars, en fonction de la nature des réponses gouvernementales, nous pourrons être amenés à déposer de nouveaux préavis.» Le premier syndicat, en termes de représentativité, dans les trois fonctions publiques, veut faire pression sur le gouvernement sur deux dossiers. Il réclame d’abord le retrait du projet de loi de la ministre du Travail, Myriam El Khomri, dont le gouvernement devrait présenter une nouvelle version lundi après-midi. Il s’agit aussi et surtout de presser l’exécutif d’accorder aux fonctionnaires une augmentation générale via la revalorisation du point d’indice, qui sert à construire toutes les grilles salariales des fonctionnaires. «La plus progressiste des hypothèses pour le gouvernement serait une augmentation très faible de la valeur du point dans des échéances dont rien ne dit de surcroît qu’elles soient rapprochées, reproche la CGT., Annick Girardin, s’est toutefois prononcée vendredi pour une «hausse significative», dont certains disent qu’elle serait comprise entre 0,5% et 1%. Une hausse de 1 point coûterait 1,75 milliard d’euros pour l’ensemble des trois fonctions publiques.

SNCF : grève totale le 9 mars

 

La grève à la SNCF décidée le 9 mars risque d’être massive voire totale. En effet elle a été décidée par des syndicats qui représentent près de 80 % des cheminots (CGT, Unsa, SUD et la CFDT).  Ce n’est pas tellement directement la loi travail qui est en cause mais la négociation en cours concernant le nouveau statut des cheminots. En vue de la libéralisation, un projet de décret est en effet en discussion pour redéfinir les conditions d’utilisation du personnel ferroviaire. En clair c’est la remise en cause du statut. À cela s’ajoute un environnement économique et surtout financier catastrophique pour l’entreprise. Avec un trafic qui stagne voire régresse et surtout une situation financière ingérable. Tellement ingérable qu’elle a entraîné récemment la démission du patron des infrastructures. La Situation est surtout caractérisée par un endettement abyssal de l’ordre de 45 milliards d’euros et qui pourrait encore augmenter de 11 milliards d’ici 2020. Selon le cabinet SECAFI,  Cette dette devrait atteindre 56,7 milliards en 2020, soit 11,7 milliards de plus par rapport à 2014. Or, les économies réalisées par le groupe SNCF ne devraient pas dépasser 4,8 milliards sur la période – 2,5 milliards issus de la fusion entre RFF et SNCF Infra et 2,3 milliards dans les coûts de production. Résultat, il manque, selon Secafi, de 1 à 1,5 milliard d’euros par an pour assurer la maintenance du réseau. A cela, il faut ajouter les intérêts de la dette qui coûtent 1,5 milliard d’euros par an au groupe public. Le rapport constate que la réforme « a omis de clarifier les grands principes du modèle économique du futur système ferroviaire » dans un contexte de restrictions budgétaires du côté de l’État comme des régions, et d’une libéralisation du marché de l’autocar. Une situation intenable qui ne permet ni d’assurer le financement des investissements, ni l’entretien pourtant urgent du réseau et ni la stabilisation de la dette. Une des variables d’ajustement consistera à supprimer au moins 10 000 emplois sur 150 000 actuels d’ici 2020. La protestation du 9 mars sera aussi justifiée par des revendications salariales pratiquement bloquées depuis plusieurs années du fait de l’inflation mais surtout en raison de la situation financière dramatique de l’entreprise. À noter aussi la décision dans le même temps d’une grève à la RATP qui ajoutée à celle de la SNCF pourrait provoquer un blocage total des transports collectifs
 

Fonction publique : grève traditionnelle de rentrée

Fonction publique : grève traditionnelle de rentrée

Pratiquement tous les ans les syndicats les plus gauchistes appellent les salariés de la fonction publique a participer au rituel de la grève Fourretout. C’est devenu une telle tradition qu’on pourrait inscrire cette grève dans le calendrier officiel et pourquoi ne pas ajouter un jour de fête comme le 1er mai. Comme d’habitude, la participation sera très moyenne précisément parce que la répétition de cette grève annuelle fatigue nombre de fonctionnaires (d’usagers encore plus) et surtout parce que les revendications constituent une véritable auberge espagnole. Certes on peut comprendre que les fonctionnaires aient des revendications à faire valoir encore faudrait-il pour réussir un mouvement significatif à la fois clarifier la problématique revendicative et rechercher la plus grande unité d’action. Pour obscurcir encore davantage les revendications les taxis seront également en grève dans toute la France pour protester contre la concurrence des VTC (voitures de tourisme avec chauffeur), dont ils réclament la suppression. Les taxis ont certes des raisons objectives de protester contre la concurrence déloyale pour autant ils ne clarifient  pas le motif de leur mécontentement en rejoignant les fonctionnaires. En dépit de l’appel de syndicats majoritaires CGT, FO, FSU, Sud et autre syndicats corpo ce mouvement revendicatif ne regroupera sans doute pas plus de 20 à 30 % de grévistes. Les syndicats en France sont malheureusement peu représentatifs mais avec ce type de grève on voudrait faire la démonstration de leurs faiblesses qu’on ne s’y prendrait pas autrement. Selon le ministère de l’Education nationale, 13% des enseignants du premier degré (écoles maternelles et élémentaires) ont déclaré leur intention de faire grève.

Nouvelle grève des médecins contre la bureaucratie de Touraine

Nouvelle grève des médecins contre la bureaucratie de Touraine

 

Nouvelle grève aujourd’hui des médecins pour protester contre la bureaucratie que veut imposer la ministre de la santé Maryse Touraine au secteur libéral. Les médecins refusent en particulier la généralisation du tiers payant qui va engendrer une complexification administrative coûteuse ; mais  d’une certaine manière le gouvernement joue sur du velours car la perspective du tiers payant est soutenue par une large partie de l’opinion. Qui en effet refuserait la gratuité ? Cependant cette  gratuité pourrait entraîner des effets pervers et en particulier contribuer à accentuer encore le déséquilibre de la sécurité sociale qui affiche bon an mal an 10 milliards de déficit et qui en cumule de l’ordre de 200 milliards. On objectera que pour les personnes défavorisées ce tiers payant constitue une mesure de justice sociale mais ce tiers payant est déjà pratiqué par nombre de médecins pour cette catégorie sociale «Il y aura des blocages sérieux dans certaines villes où les médecins sont extrêmement motivés», comme à Toulouse, Lyon ou Grenoble, précise Lamine Gharbi, le président de la Fédération de l’hospitalisation privée (FHP). Les médecins de l’Ain, des environs de Roanne ou encore de Saône-et-Loire devraient être aussi particulièrement mobilisés. Les représentants des médecins se désespèrent d’un projet de loi écrit sans concertation. Ce texte promet, au mieux, des lourdeurs administratives insurmontables. «Nous n’appliquerons pas le tiers payant généralisé car nous ne pouvons pas gérer la complexité du système d’assurance-maladie», prévient d’ailleurs déjà Claude Leicher, le président du premier syndicat de généralistes MG France. En effet, avec le tiers payant généralisé, les médecins se retrouveront à devoir réclamer leur dû non seulement auprès de l’Assurance-maladie, mais aussi, craignent-ils, auprès des quelque 500 complémentaires santé. De son côté, le ministère de la Santé rappelle la promesse présidentielle que le tiers payant généralisé sera simple pour le médecin.

Médecins : grève le 13 novembre contre la bureaucratie

Médecins : grève le 13 novembre contre la bureaucratie

En cause le processus d’étatisation de la médecine libérale et la bureaucratie. Avec le danger d’une dérive des consultations sur faiat du tiers payant et du déficit de la sécu (10 milliards annelles et de 200 milliards de déficit cumulé). L’ensemble des syndicats de médecins libéraux appellent donc à une journée de fermeture des cabinets le 13 novembre, toujours pour protester contre la généralisation du tiers payant prévue par la loi santé. Le premier syndicat des généralistes, MG France, a annoncé jeudi qu’il ralliait le mouvement lancé par les quatre autres confédérations (CSMF, FMF, le Bloc et SML). « Le gouvernement doit nous entendre en donnant des moyens aux soins primaires organisés autour des médecins généralistes et en retirant de son projet de loi l’obligation sur le tiers payant », dit MG France dans un communiqué. « Car cette obligation ne peut résoudre le désaccord profond entre les régimes d’assurance maladie obligatoires et complémentaires sur le processus tiers-payant. » La généralisation du tiers payant permettra au patient de ne plus avancer de frais de santé mais les organisations professionnelles estiment qu’elle alourdira les obligations administratives des médecins. Certains syndicats jugent en outre qu’elle les place en position de dépendance totale vis-à-vis de l’Assurance maladie et disent redouter, comme la CSMF, une étatisation de la santé. Ce syndicat a déjà appelé à la « désobéissance civile » sur le sujet du tiers payant, qui devrait être en place en 2017. La loi santé portée par la ministre Marisol Touraine doit être examiné en seconde lecture à l’Assemblée à partir du 16 novembre.

Avocats : fin de grève

Avocats : fin de grève

 

Fin de grève après la signature d’un protocole d’accord entre avocats et ministère de la justice. Le prolongement conflit commençait à faire désordre après la grogne des policiers, de gardiens de prison surtout à la veille des élections régionales.  Le ministère maintient le relèvement du plafond de ressources à 1.000 euros, au lieu de 941, pour être éligible à une prise en charge à 100%, ce qui permettrait à 100.000 personnes supplémentaires de bénéficier de cette aide. Le protocole d’accord prévoit en revanche une hausse de la rémunération des avocats au titre de l’AJ, un mécanisme destiné à permettre aux plus démunis d’être défendus et dont la réforme était au cœur des crispations.   »La grève s’arrête », a déclaré le bâtonnier de Paris, Pierre-Olivier Sur, lors d’une conférence de presse. « Nous pouvons suspendre le mouvement (…) mais il va de soi que chacun reste l’arme au pied pour que ce protocole soit respecté », a nuancé le président du CNB, Pascal Eydoux. « Il a fallu que nous rencontrions des difficultés considérables et violentes à la porte des palais de justice pour que nous puissions (…) être écoutés », a-t-il ajouté. Le mouvement contre le projet de refonte de l’AJ s’est durci la semaine dernière. Des manifestants ont dit avoir été victimes de violences policières alors qu’ils bloquaient des tribunaux, notamment à Lille et Toulouse. Pour apaiser la fronde, la garde des Sceaux, Christiane Taubira, avait déjà renoncé la semaine dernière à financer sa réforme en puisant dans les fonds placés dans une caisse gérée par les avocats, la Carpa (Caisse des règlements pécuniaires des avocats). Mais cette initiative n’avait pas suffi. Selon le CNB, 156 barreaux sur 164 étaient encore mobilisés lundi et, parmi eux, 93 observaient une grève totale. Le gouvernement s’engage également à augmenter le budget de l’aide juridictionnelle, qui sera porté de 375 millions d’euros en 2015 à 400 millions en 2016.

 

Avocats : encore en grève lundi

Avocats : encore en grève lundi

Ils  ne  sont pas convaincus de la réforme de laide juridictionnelle et seront donc encore en grève lundi. Pour tenter de désamorcer la fronde, la ministre de la Justice avait annoncé mercredi qu’elle renonçait à mettre à contribution les caisses des règlements pécuniaires des avocats (Carpa) pour participer au financement de la réforme. Christiane Taubira s’est engagée à supprimer le dispositif contesté de la loi de finances votée la semaine dernière par le biais d’un amendement au Sénat. Mais les représentants des avocats disaient attendre des engagements écrits avant vendredi. Des prélèvements de cinq millions d’euros en 2016 et de 10 millions en 2017 étaient prévus sur les caisses gérées par les avocats.  La ministre de la Justice a défendu son projet de réforme de l’aide juridictionnelle, qui permet aux plus démunis d’accéder à un avocat. Selon elle, le système actuel est « à bout de souffle » et le réformer est indispensable « si on ne veut pas le voir imploser ». Le Conseil national des barreaux (CNB) a appelé vendredi à une extension de la grève des avocats contre la réforme de l’aide juridictionnelle par un mouvement total et illimité dans toute la France. Cette décision a été prise lors d’une assemblée générale, à l’issue d’une semaine de mobilisation qui a touché plusieurs dizaines de barreaux français.  Le CNB, pour qui les propositions formulées par la ministre de la Justice, Christiane Taubira, sont loin de correspondre aux revendications, invite également les avocats à manifester lundi à 14h00 devant tous les palais de justice.   »Il s’agit d’une grève nationale totale des audiences et des désignations d’avocats », a-t-on précisé au CNB. Le mouvement s’est durci au cours de la semaine, des avocats disant avoir été victimes de violences policières alors qu’ils bloquaient des tribunaux, à Lille et Toulouse notamment.

Air France : nouvelle grève

Air France : nouvelle grève

Une nouvelle grève à l’occasion de la réunion du CCE qui doit annoncer le plan de restructuration d’Air France.   C’est le premier CCE à Air France depuis l’épisode de la chemise déchirée, il y a maintenant plus de deux semaines. Première réunion entre tous les syndicats et la direction de la compagnie aérienne tricolore depuis ce comité central d’entreprise émaillé par des violences après l’annonce de 2.900 suppressions de postes sur deux ans. Mais les syndicats dans leur ensemble n’attendent pas grand-chose de ce comité central d’entreprise. L’intersyndicale (toutes les organisations sauf la CFE-CGC et la CFDT) a d’ailleurs donné rendez-vous aux salariés pour une grande manifestation devant l’Assemblée nationale en début d’après-midi et demande à l’état d’intervenir dans le dossier. Ils auraient voulu avoir la primeur de l’information. Près d’un millier d’emplois seront supprimés dès l’an prochain, sauf que les syndicats d’Air France l’ont appris par la presse après une déclaration de leur patron Alexandre de Juniac. Fatigués aussi du chantage à l’emploi exercé, disent-ils, par une direction pressée de conclure un accord avant la fin de l’année et même par l’Etat qui martèle que les licenciements peuvent encore être évités. « Ca n’est pas propice à avoir un dialogue serein » explique Christophe Pillet est le secrétaire général du SNPNC, qui représente hôtesses et stewards. « Je suis étonnée [...] qu’on aborde les négociations avec un chantage à l’emploi » Christophe Pillet, SNPNC, au micro de Isabelle Raymond Surtout qu’ils ne croient plus aux promesses de la direction qui leur répète que s’ils produisent effectivement les nouveaux efforts de productivité réclamés, ils éviteront vraiment le pire. Alors ce jeudi c’est à chacun de prendre ses responsabilités, selon les syndicats d’Air France. Un message que les salariés de la compagnie iront porter devant l’assemblée nationale dans l’après-midi.

 

Les avocats de Paris en grève générale

Les avocats de Paris en  grève générale

 

 

Les avocats dénoncent le vote en catimini, selon eux, jeudi soir, de la disposition de la loi de finances qui oblige les avocats à payer de leur poche l’augmentation de l’enveloppe consacrée à l’aide juridictionnelle.  Ce prélèvement est de 15 millions d’euros pour 2016 et 2017. « La place Vendôme est donc passée en force contrairement à tous les discours et engagements de Madame Christiane Taubira », la ministre de la Justice, déplore le bâtonnier de Paris, Pierre-Olivier Sur, dans un appel aux avocats de Paris. Selon lui, le secrétaire d’Etat au Budget, Christian Eckert, a reconnu en séance « qu’il s’agissait effectivement d’un nouvel impôt » sur la profession d’avocat. L’aide juridictionnelle (AJ) permet aux plus démunis d’accéder aux services d’un avocat.  Les avocats refusent de cotiser à une augmentation de son budget comme le leur a demandé Christiane Taubira, faisant valoir qu’ils participent déjà largement à son fonctionnement. Ils affirment également que les indemnisations des avocats agissant au titre de l’aide juridictionnelle « seront dévalorisées d’environ 30% », écrit Pierre-Olivier Sur. Sur le plan pénal, les avocats parisiens sont appelés notamment à ne plus assurer les audiences publiques : les comparutions immédiates, les affaires correctionnelles, ainsi que celles qui relèvent du tribunal de police. « Il convient de poursuivre et même d’intensifier le mouvement de mobilisation », déclare pour sa part le président du Conseil national des barreaux (CNB), Pascal Eydoux. Dans une lettre aux avocats, il ne « rejette pas l’hypothèse d’inviter à un mouvement plus fort par une grève totale des audiences par tous les avocats en toute matière ».  Selon le CNB, à l’origine d’une grève des avocats commis d’office lancée la semaine dernière, 126 des 164 barreaux du territoire suivaient le mouvement vendredi dernier. Christiane Taubira a défendu jeudi dernier sur France Inter la réforme de l’aide juridictionnelle, jugeant le système actuel « à bout de souffle ». Elle a expliqué que les avocats avaient une caisse, la Carpa, « dans laquelle transitent les fonds de leurs clients et qui rapporte des produits financiers » s’élevant à 75 millions d’euros, « dont le quart pour le barreau de Paris ». Christiane Taubira a promis qu’à partir de 2018, un fonds de participation de l’ensemble des professions judiciaires « prendra le relais ».

Encadrement du droit de grève en Grande-Bretagne

Encadrement  du droit de grève en Grande Bretagne

 

Désormais les grèves ne pourront être considérées comme légales que si elles sont par un vote réunissant au moins 40 % des salariés alors qu’aucun quorum n’était imposé jusqu’alors. En dépit de la présence au premier rang de l’opposition de Jeremy Corbyn, le nouveau leader du Labour, les députés britanniques ont approuvé lundi en deuxième lecture le projet de loi conservateur visant à limiter le droit de grève.  Le texte été  approuvé par 317 députés contre 284.  Le projet de loi  durcit les conditions préalables aux arrêts de travail, quelques semaines après deux grèves massives qui ont paralysé le métro londonien. « Les gens qui travaillent ont besoin de savoir qu’ils peuvent vivre normalement sans des perturbations injustifiées », a argué le ministre de l’Emploi, Nick Boles. Le texte prévoit que toute grève soit précédée d’un vote auquel la majorité des salariés concernés participe, alors qu’aucun quorum n’est imposé actuellement. La majorité des votants doit donner son feu vert à la grève, comme c’est déjà le cas aujourd’hui. Dans certains secteurs jugés stratégiques (dont les transports), au moins 40% de l’ensemble des salariés devraient se prononcer pour la grève dorénavant pour qu’elle puisse avoir lieu.

Sondage Grève taxis : justifiée pour 57%

Sondage Grève taxis : justifiée pour 57%

Les taxis n’ont pas une très bonne image ( en gros :  bons professionnels mais pas aimables) pour une majorité de Français qui par contre ont estimé que le mouvement de grève était légitime. Sans surprise,  c’est en région parisienne, théâtre des incidents les plus violents, que «les réponses sont les plus négatives sur tous les indicateurs », remarque Gaël Sliman, président d’Odoxa. Est-ce à dire que les sondés préfèrent la concurrence ? Nullement, sauf en Ile-de-France. « Bien que choqués par les violences qu’ils attribuent aux taxis, ils estiment tout de même que, dans son principe, leur mouvement était bien justifié, analyse Gaël Sliman. 57% des Français jugent ainsi que les taxis ont raison d’avoir provoqué la grève du 25 juin malgré les nombreux bouchons qu’elle a provoquée. » Bref, sur le fond, les Français donnent raison aux taxis, peu protégés par la loi et les pouvoirs publics (la Préfecture de police de Paris a néanmoins annoncé, hier, le déploiement de 200 policiers supplémentaires pour pister les chauffeurs UberOP), tout en estimant que sur la forme, ils ont poussé le bouchon trop loin.

Grève des enseignants et des personnels des hôpitaux de Paris

Grève des enseignants et des personnels des  hôpitaux de Paris

Nouvelle protestation contre la réforme des collèges de la part des enseignants. Une réforme qui recueille une opposition d’une  majorité d’enseignants et de Français. En cause surtout l’ alignement par le bas des programmes puisque notamment 20% des horaires seront consacrées à des matières anecdotiques au détriment des matières fondamentales. Ce qui mécaniquement va encore accroitre les inégalités entre établissements.  Et des travaux interdisciplinaires à plusieurs enseignants très contestés ou pourrait être enseignées plusieurs matières. Dune certaine manière le triomphe du pédagogisme sur les partisans d’un enseignement plus académique sur les matières de base.  Les enseignants sont donc  invités à une journée d’action nationale contre la réforme du collège à l’appel d’une intersyndicale Snes-FSU, Snep, FO, CGT et Sud. Du coté du Snes-FSU, le principal syndicat des enseignants du second degré, pas de pronostics fermes non plus, mais l’on s’attend à une mobilisation moins importante que lors de la première journée d’action du 19 mai, qui avait été suivie par 27 % des enseignants des collèges publics selon le ministère, le double selon le Snes-FSU. « Mais il y aura des poches de mobilisation importantes », prédit Camille Buquet du Snes. La page Facebook du syndicat relaye d’ailleurs les lieux de rassemblement dans les grandes villes. A Paris, le cortège partira à 13h30 de Port-Royal. Ce qui laisse présager des embouteillages en pagaille. Il y aura aussi uen nouvelle protestation des  agents de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) contre la reforme des 35 heures.. Si les soignants et les administratifs seront en première ligne dans le mouvement de contestation, certains cadres hospitaliers les rejoindront. En revanche, les patients devraient être peu impactés par le mouvement. « Nous assurerons la continuité des soins. Et seules les consultations et les interventions non urgentes ont été reportées à une date ultérieure », explique un porte-paroles de Sud.

 

Hôpitaux de Paris grève contre la remise en cause des 35 heures

Hôpitaux de Paris grève contre la remise en cause des 35 heures

En faiat c’est une remise en cause des 35 heures qui ne dit pas son nom. Il s’agirait avec la réforme de faire le même travail avec 30 minutes de présence en moins.  La question est donc elle de la remise en cause des 35 heures impossibles à tenir et qui ont désorganisé l’hôpital (et d’une façon plus générale plombé la compétitivité de l’économie et l’emploi). Pour l’hôpital, en plus on compte la pause déjeuner dans le temps de travail ! kafkaïen * ! D’autant que sur le principe le gouvernement ne veut pas revenir sur les 35 heures pas plus que Sarkozy qui ne veut pas non plus les supprimer (- mais se limiter à la défiscalisation des heures supplémentaires.  Actuellement, plus de 60% des agents travaillent 7h36 (38 heures/semaine) ou 7h50 (39h10) par jour, avec un nombre de RTT allant de 18 à 20 jours par an, auxquels s’ajoutent des journées propres à l’AP-HP. Problème : en raison du manque de personnel, les journées non prises s’accumulent sur les compte épargne temps. Un stock évalué à 74,7 millions d’euros fin 2014, rappelle la direction. La réduction des plages horaires journalières à 7h30, voire 7h00, atténuerait ces frais, en diminuant, ou supprimant les RTT. Martin Hirsch a d’ores et déjà exclu la « généralisation » de la journée de 7 heures.  Réduire les plages horaires sans embauche serait « socialement injuste pour des agents dévoués et en première ligne au quotidien auprès des patients » et dont les salaires sont gelés depuis 2010, estime Rose May Rousseau. « Faire en 7h ce qui se fait en 7h36, se traduirait par une productivité plus intense, moins de repos », et nuirait à la « sécurité des patients », s’indigne-t-elle. Les syndicats craignent en outre de perdre d’autres droits, comme la comptabilisation de la pause déjeuner de 30 minutes dans le temps de travail effectif. « En substance, le message qui est adressé (aux agents) est ‘vous bénéficiez de trop de congés et de trop d’avantages’ », juge Force ouvrière Santé dans un courrier adressé cette semaine à Marisol Touraine. Mardi, la ministre de la Santé n’a pas suivi la Fédération hospitalière de France, qui réclame un soutien ferme à l’initiative de Martin Hirsch et un débat national sur la question des 35 heures. Elle a martelé que le gouvernement était attaché aux 35 heures, « à l’hôpital comme ailleurs », prévenant que la « réussite » du projet dépendrait de la qualité du « dialogue social ».

 

* Les périodes de la journée réputées n’être pas du temps de travail effectif  dans le privé (en général sauf accords particuliers)

  1. Les temps de pauses et de restauration
  2. Les temps de trajet domicile- travail
  3. Les temps d’astreinte
  4. Les temps de douche
  5. Les temps d’habillage et de déshabillage
  6. Les opérations de pointage

 

Réforme du collège: six Français sur dix pour la grève des enseignants

Réforme du collège: six Français sur dix pour  la grève  des enseignants

La prise de position de Hollande et de Valls ( ce matin dans Libé)  ne changera pas l’opinion des Français qui critiquent la réforme des collèges et approuvent la grève des enseignants. Soixante pour cent des Français soutiennent la journée d’action et la grève des enseignants de mardi contre la réforme du collège prévue par le gouvernement, selon un sondage réalisé par Odoxa pour Les Echos, Radio Classique et le cabinet FTI Consulting. Selon ce sondage, 60 % des personnes interrogées qualifient de «justifiées» les manifestations prévues et 39 % pensent le contraire. Parmi les sympathisants de gauche, ils sont 44% à les trouver « justifiés » et 55% les jugent injustifiées. A droite, 72 % des sympathisants soutiennent le mouvement contre 27 % qui y sont opposés. Des syndicats d’enseignants opposés au projet du ministère de l’Education ont lancé un appel à la grève mardi et à descendre dans la rue. Se retrouveront côte à côte le Snes-FSU, majoritaire dans l’enseignement secondaire, le Snep-FSU, le Snalc (classé à droite), FO, la CGT et Sud. Ils représentent ensemble 80% des votes des enseignants du collège lors des élections professionnelles de décembre dernier, auxquelles avaient pris part quelque 40% des professeurs. La ministre Najat Valaud-Belkacem a dit à plusieurs reprises que la réforme du collège a été approuvée à 51 voix pour (et 23 contre) par le conseil supérieur de l’éducation début avril et entrera donc en vigueur, comme prévu, à la rentrée 2016. Elle a toutefois demandé à une autre instance, le conseil supérieur des programmes, de rendre plus lisibles les articulations des cours de français avec les langues et cultures de l’Antiquité, afin d’apaiser les professeurs de lettres classiques, mécontents de la suppression des options latin et grec.  La réforme est impérative, selon Mme Vallaud-Belkacem, en raison de la dégradation des résultats moyens en fin du collège, soulignée par des études internationales. Les écarts entre les bons élèves et les moins bons se creusent sur cette période, et l’origine sociale pèse sur le destin scolaire des petits Français bien plus que dans les autres pays de l’OCDE.

 

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