Archive pour le Tag 'Greve'

EDF: grève confirmée le 10/12

 

EDF: grève confirmée le 10/12

L’intersyndicale d’EDF confirme son appel à une nouvelle journée de grève le 10 décembre pour s’opposer au projet de réorganisation du groupe, ont indiqué jeudi deux sources syndicales à Reuters après des contacts avec le gouvernement et la direction de l’électricien. Les syndicats protestent notamment contre le projet, qui vise à séparer juridiquement les activités de production d’électricité et de distribution. La distribution serait libéralisée et mise en concurrence.

EDF–Projet Hercule: menace d’une nouvelle grève le 10 décembre

EDF–Projet Hercule: menace d’une nouvelle grève le 10 décembre

Après la journée de mobilisation assez suivie du 26 novembre , les syndicats menacent d’un nouveau mouvement le 10 décembre. Il s’agit pour eux de protester contre la réorganisation envisagée par la direction et le  gouvernement dans le projet Hercule. Un projet qui prévoit de séparer la fonction de production et les fonctions de distribution. Des fonctions de distribution qui seraient par ailleurs davantage libéralisées donc en plus grande concurrence.

Les syndicats souhaitent une rencontre plus rapidement possible avec le premier ministre. « Dans cette perspective et afin de porter toute la puissance de la mobilisation des salariés à exiger le retrait d’Hercule, l’intersyndicale demande une nouvelle fois au Premier ministre de la recevoir en urgence. Une proposition de rencontre de sa part est attendue avant le 7 décembre à 17 heures, sans quoi une nouvelle journée de mobilisation s’organisera le 10 décembre 2020 », écrivent dans un communiqué la CGT, la CFE-CGC Énergies, la FCE-CFDT et FO Énergie et Mines.

RATP : grève le jeudi 17 décembre ?

  • RATP :  grève le jeudi 17 décembre ?
  • Les organisations s’inquiètent des effets de l’ouverture à la concurrence des réseaux de la RATP.
  •  Un projet de grève pour le 17 décembre à la RATP lancée par les organisations représentatives de la RATP – l’Unsa et la CGT -, avec les syndicats SAT, Solidaires et SUD de la régie. Ces cinq syndicats s’inquiètent des conditions de transfert des agents RATP chez des opérateurs privés, quand les réseaux de la régie seront ouverts à la concurrence. Le réseau autobus sera le premier concerné, à partir du 1er janvier 2025. Ils critiquent le contenu du Cadre social territorialisé (CST) préparé par le gouvernement pour cette ouverture à la concurrence.

 

EDF: La grève assez suivie

EDF: La grève assez suivie

Une grève finalement assez suivie pour protester contre le projet de réorganisation appelée Hercule. Ce projet prévoit notamment de séparer les activités de production et de distribution de l’électricité. D’une façon plus globale, le gouvernement envisagerait une plus grande libéralisation de la distribution qui pourrait aussi passer par une forme de privatisation de la distribution actuellement assurée par EDF.

Le problème de fond d’après des syndicats, c’est que la réforme ferait porter le déficit structurel par l’entité de production tandis que la distribution ne supporterait que des coûts marginaux un peu comme dans l’activité de téléphonie avec cependant une différence de taille pour l’instant c’est que Orange normalement chargé de l’entretien du réseau ne le fait pratiquement pas ! D’une certaine manière, il s’agirait d’externaliser les profits sur des sociétés privées et d’ internaliser les coûts sur la branche de production.

Ceci étant,  EDF n’est pas exempt de tout reproche loin s’en faut car sa gestion est relativement laxiste y compris en matière de production. L’affaire de Flamanville notamment caractérise une certaine perte de compétence et d’efficacité. Le mastodonte a un sérieux besoin de revoir sa politique de management et de gestion.

Le taux de grévistes s’est établi à 31,6% sur l’effectif total d’EDF contre 29,7% lors d’un précédent mouvement lié au même sujet en octobre 2019, selon les chiffres communiqués en fin de journée par le groupe. Un chiffre évidemment contesté car l’effectif global n’est jamais en service. Le taux de grévistes devrait être calculé par rapport aux agents qui devraient être réellement services jours de grève.

La CGT a de son côté évoqué 30 à 70% de grévistes en fonction des unités avec, à 16h, “près de 13.000 MW cumulés de production électrique mise à l’arrêt et entre les mains des grévistes, répartis sur une cinquantaine de sites de production”.

Les fédérations Mines-Énergies CGT, CFE-CGC Énergies, FCE-CFDT et FO Énergie et Mines avaient appelé les salariés à la grève pour réaffirmer leur opposition au projet de réorganisation d’EDF, Hercule,

Coronavirus : grève dans la grande distribution ?

Coronavirus : grève dans la grande distribution ?

 

La CGT a appelé lundi à une grève généralisée dans les activités de commerce et de services à partir de mercredi pour dénoncer le manque de protection des salariés face à l’épidémie de coronavirus.

“Nous constatons que beaucoup d’enseignes de la grande distribution, de la sécurité privée et aéroportuaire, de la logistique, des services après-vente, des services à la personne (…) ne respectent pas les règles sanitaires, mettant en danger les salariés et le public avec qui ils sont en contact au quotidien”, peut-on lire dans un communiqué de la Fédération commerce et services de la CGT.

Elle réclame notamment la fermeture dans les supermarchés des rayons de produits non essentiels à la survie de la nation. Elle souhaite également que des masques soient mis à disposition de l’ensemble du personnel et que des gels hydroalcooliques soient installés dans les entrées de magasins pour permettre aux clients de se laver les mains.

Le syndicat recense pour l’instant neuf décès liés au coronavirus dans le secteur, ainsi que 1.097 cas de contamination suspectés et 876 cas avérés. Ces chiffres n’ont pas été confirmés les autorités.

Fonctionnaires: un appel à la grève de la CGT suicidaire !

Fonctionnaires: un appel à la grève de la CGT suicidaire !

 

Il faut vraiment que la CGT soit dans un état de déliquescence totale pour dans la période de crise d’ampleur catastrophique, elle appelle  les fonctionnaires à la grève. Une stratégie complètement irresponsable de la part d’une organisation qui ne cesse de régresser depuis des dizaines d’années et qui pratique la fuite en avant gauchiste. Il y avait sans doute d’autres formes d’action à envisager d’autant que la conjoncture est justement favorable à la revalorisation d’un certain nombre de fonctions régaliennes de l’État en particulier dans la santé mais pas seulement. Au lieu de cela, cet appel va déconsidérer un peu plus une organisation syndicale qui depuis des semaines multiplie les actions de plus en plus minoritaires qui discréditent le syndicalisme. On observera cependant que cet appel à la grève est le fait de la fédération de service public qui recouvre essentiellement des agents territoriaux vis-à-vis desquels il y aurait beaucoup à dire en matière de productivité voir même de rapport à l’intérêt général.

 La menace a été adressée par courrier lundi 23 mars – au lendemain du vote de la loi d’urgence sanitaire au Parlement – à trois ministres: Muriel Pénicaud (Travail), Gérald Darmanin (Comptes publics) et Olivier Dussopt (Fonction publique). Dans sa lettre, la fédération CGT des services publics dénonce «les choix du gouvernement qui font que ce sont les masques de protection, gels hydroalcooliques et tests médicaux qui manquent alors que jamais les armes de guerre militaires ou anti-manifestants (LBD, gaz…) ne sont en rupture de stock. Terrible traduction des préoccupations et intérêts de l’État et des capitalistes». Et la fédération CGT de regretter que le gouvernement ne découvre que maintenant que les agents de la fonction publique sont essentiels.

Potentiellement, ce préavis de grève pourrait concerner l’ensemble des 85.000 adhérents de la fédération

Potentiellement, ce préavis de grève pourrait concerner l’ensemble des 85.000 adhérents de la fédération, soit les agents des services publics territoriaux, mais aussi les personnels des secteurs publics et privés du logement social et des salariés des secteurs privés des eaux et des pompes funèbres.

Soutien grève Retraites: encore 60 %

Soutien grève Retraites: encore 60 %

la fameuse réforme des retraites ne semble pas faire recette auprès de l’opinion puisqu’une majorité, autour de 60 % soutiennent encore les réactions contre la réforme. Selon l’étude Odoxa-Dentsu Consulting pour Le Figaro et France Info, 46% des sondés réclament l’abandon de l’âge pivot.

Selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour Le Figaro et France Info, 61% des Français considèrent que la mobilisation contre la réforme des retraites est «justifiée». Bien qu’il s’agisse encore d’une large majorité, ce chiffre a toutefois reculé de 5 points en deux semaines, témoignant d’une certaine lassitude vis-à-vis du mouvement. Et pour cause, trois franciliens sur quatre (75%) disent avoir été personnellement touchés, contre près d’un Français sur deux (44%).

Par ailleurs, notre étude révèle que 75% des Français estiment que le gouvernement doit abandonner ou modifier son projet. Une mesure en particulier cristallise le débat: 46% sondés (+4% par rapport au 19 décembre) réclament le retrait du fameux âge pivot, fixé à 64 ans par l’exécutif. À peine annoncée par Édouard Philippe, cette mesure d’économie, qui vise à maintenir l’équilibre du système, avait été immédiatement qualifiée de «ligne rouge» par le numéro un de la CFDT, Laurent Berger.

Enfin, malgré leur soutien persistant au mouvement social, les Français ne plébiscitent aucun camp pour incarner la sortie de crise: que ce soit la CGT (63% de mauvaises opinions) ou le premier ministre Édouard Philippe (67% de mauvaises opinions), personne n’emporte l’adhésion. Idem pour le chef de l’État, Emmanuel Macron, dont les vœux du 31 décembre n’ont pas du tout convaincu. Au point que trois quarts des Français (75%) disent ne pas avoir été satisfaits par son allocution télévisée, et considèrent qu’il n’a ni «cherché à apaiser les Français» (57%), ni montré «qu’il était prêt à trouver des solutions au conflit actuel» (70%). Quant aux partis d’opposition, ils ne tirent pas non plus leur épingle du jeu: 75% des Français ont une mauvaise opinion de leur attitude dans ce conflit.

 

Retraites: nouvelle journée nationale de grève le 31 mars

Retraites: nouvelle journée nationale de grève le 31 mars

Une nouvelle journée nationale de protestation contre la réforme des retraites décidées par l’intersyndicale. “Une majorité de la population reste opposée à cette réforme et (…) le gouvernement s’enfonce dans le déni de cette réalité”, écrit l’intersyndicale (CGT, FO, FSU, Solidaires, FIDL, MNL, Unef, UNL) dans un communiqué.

“Le 31 mars et ses suites doivent être un nouveau message fort envoyé au gouvernement et au patronat.”

RATP: grève totale le 17 février ?

RATP: grève totale le 17 février ?

 

L’UNSA-RATP  qui avait appelé le 18 janvier à une grève illimitée semble désormais décidée à  ménager ses forces. La grève illimitée a en effet été interrompue. Pour relancer le mouvement , l’UNSA  veut mobiliser sur une nouvelle journée à savoir ,la journée du 17 février.  l’Unsa-RATP appelle l’ensemble des salariés métro et RER à se mobiliser très massivement pour un lundi noir dans les transports.

Très actif pendant les six semaines de contestation sociale qui ont paralysé les transports de début décembre à mi-janvier, l’Unsa-RATP avait appelé le 18 janvier à suspendre la grève illimitée  semble désormais décidé à ménager mitée, permettant une reprise du trafic des métros, bus, RER et tramway et la capitale et de l’Ile-de-France.

La bataille s’est depuis poursuivie dans la rue – des dizaines de milliers de personnes ont encore manifesté ce jeudi en France à l’appel de l’intersyndicale (CGT, FO, Solidaires, FSU et organisations de jeunesse) qui continue de réclamer le retrait pur et simple de la réforme qui prévoit de fusionner les 41 régimes de retraite existants en un seul “à points”.

La réforme, qui se décline en deux projets de loi (organique et ordinaire), passera ensuite, le 17 février, en séance plénière avant une adoption définitive que le gouvernement espère avant l’été.

Réforme des retraites : 56% des Français pour la fin de la grève,

Réforme des retraites : 56% des Français pour la fin de la grève,

D’ ‘après un sondage Odoxa-Dentsu Consulting réalisé pour franceinfo et Le Figaro publié jeudi 23 janvier , 56% des Français demandent la fin de la grève contre la réforme des retraites, ce chiffre est stable depuis le début du mois de janvier. La fin de la grève est notamment demandée par les Franciliens (à 59%) qui sont particulièrement touchés par les perturbations des transports en commun.

 

Tous les acteurs de ce conflit pâtissent d’une mauvaise opinion, souligne ce sondage, en particulier la CGT et l’exécutif rejetés par près de deux Français sur trois. Le président de la République recueille 65% de mauvaises opinions, le Premier ministre 63%.

La CGT, en tête de la lutte, recueille 36% de bonnes opinions contre 62% de mauvaises opinions. Parmi les syndicats, c’est la CFDT qui s’en sort relativement le moins mal avec 40% de bonnes opinions. Mais sa popularité baisse de 3 points en une semaine et de 5 points en deux semaines. Il ne ressort pas vraiment « gagnant » de ce conflit, avec 58% de mauvaises opinions.

La CGT est en revanche devenue le syndicat préféré par l’ensemble des sympathisants de gauche (66% de bonnes opinions auprès des sympathisants Insoumis et 60% auprès de ceux du PS), largement préférée à la CFDT.

A noter, enfin que les salariés de la SNCF et de la RATP recueillent des mauvaises opinions de plus de six Français sur dix (62%).

Cette enquête a été réalisée auprès d’un échantillon 1002 Français représentatifs de la population française âgée de 18 ans et plus, interrogés par internet les 22 et 23 janvier 2020.

Grève des retraites: une conduite du mouvement social complètement suicidaire

Grève des retraites: une conduite du mouvement social complètement suicidaire

 

Les radicaux voudraient définitivement tuer l’organisation syndicale qu’ils ne s’y prendraient pas autrement. En effet, la gestion des grèves à la RATP comme à la SNCF est complètement irresponsable. Cette gestion aura pour conséquence d’avoir privé de salaire pendant 40 et peut-être 50 jours des salariés sans leur apporter en retour la moindre satisfaction. Elle ne va générer que rancœur, désillusion et rejet des organisations syndicales à  commencé par les plus radicales. Bref, une stratégie totalement suicidaire du fait de en particulier de la confusion qu’il y a entre le rôle d’une organisation politique et celui d’un syndicat.

 Le syndicat a pour vocation de prendre en charge les intérêts des salariés, de négocier, de favoriser des compromis qui permettent d’obtenir de satisfaire les revendications. Les syndicats n’ont pas vocation à organiser un rapport de force pour renverser un gouvernement, favoriser un courant politique,  une quelconque idéologie fut-elle révolutionnaire. Nombre de responsables de syndicats radicaux sont de ce point de vue de véritables apprentis sorciers. Ils poussent leurs troupes jusqu’à l’épuisement accompagnant ainsi et même favorisant la stratégie d’étouffement du mouvement voulu par le gouvernement. Leur incompétence tout autant que leur irresponsabilité aura largement contribuée à tuer la mobilisation. On ne conduit pas un mouvement syndical de cette manière. On doit être capable d’analyser l’état réel du rapport de force et de le gérer avec intelligence et efficacité. La grève ultime recourt ne doit pas être galvaudée pour être sacrifiée sur l’autel illusoire de la révolution gauchiste et -ou anarchiste. Toute l’histoire du mouvement syndical montre que les grandes conquêtes n’ont été permises la que lorsque deux facteurs ont été réunis:  d’abord une mobilisation significative voire majoritaire et une capacité à négocier. Ce n’est pas le cas quand le taux de grévistes tombe à quelques % et qu’on refuse toute perspective de négociation sur le sujet objet du conflit.

 

Grève Retraites: Nouvelle journée le 24 janvier

Grève Retraites: Nouvelle journée le 24 janvier

 

Macron voudrait bien passer à autre chose, notamment de plus consensuel; par exemple,  en instrumentalisant la fameuse convention citoyenne sur l’environnement. Une commission bidon uniquement mise en place pour reverdir un président qui n’a pas témoigné une grande sensibilité aux questions écologiques. Il a même envisagé un référendum sur des propositions qui n’ont pas pris encore la moindre forme; histoire sans doute d’obtenir un vote plus favorable que ce qui mesure sa popularité actuelle qui chute sérieusement. Malheureusement pour Macron tout autant que pour le pays, le conflit social s’enlise comme s’est enlisée l’affaire des gilets jaunes. Mais si la mobilisation baisse, elle reste majoritairement soutenue par l’opinion publique, et la bataille de la rue se double d’un nouvel affrontement, dans l’hémicycle cette fois, où le cadre de l’examen du projet de loi est déjà critiqué par les oppositions de gauche et de droite, avant même son arrivée prévue le 17 février.

La page est loin d’être tournée. Pour preuve une nouvelle journée de grève et de manifestations aura lieu le 24 janvier, jour de la présentation du texte en conseil des ministres.

Dans un communiqué, les syndicats CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, UNL, MNL et FIDL rejettent de nouveau un “projet absurde et injuste” et “exigent le maintien des régimes de retraite existants par répartition solidaire et intergénérationnelle, fondés sur un système par annuités ». Lors d’une conférence de presse mercredi, le Premier ministre Edouard Philippe a dénoncé la grève dans les transports, la plus longue dans l’histoire de France, qui est selon lui “sans issue” compte tenu de la détermination “totale” du gouvernement à aller jusqu’au bout de la suppression des régimes spéciaux.

Si la position des syndicats radicaux est loin d’être défendable sur tous les points, le même reproche peut être fait au pouvoir politique qui non seulement se montre incapable d’aboutir à un compromis sérieux mais multiplie aussi les actes de provocation tant vis-à-vis des syndicats les plus durs que vis-à-vis des syndicats réformistes. Avec l’enlisement, ce qui est de plus en plus en cause c’est la capacité de ce gouvernement et de Macron à gérer le pays.

Grève ou gouvernement « sans issue »

Grève ou  gouvernement « sans issue »

 

Finalement Édouard Philippe marche dans les pas de Juppé aussi psycho rigide que lui voire provocateur même si la tonalité diffère un peu. Pourquoi Édouard Philippe provoque-t-il ainsi les syndicats et les grévistes les plus radicaux en déclarant que la grève est sans issue ? Si effectivement, la grève est condamnée par la baisse inévitable de la mobilisation reste que le conflit est toujours là et qu’il est en train de s’enliser comme s’était enlisé le mouvement des gilets jaunes. Si cette grève dure autant, la responsabilité en incombe à ce gouvernement à la fois incompétent, irresponsable et même injuste quand il accorde des exceptions à des catégories qui ne le méritent nullement (par exemple les emplois de bureau de la police !). Il y a quelques jours Édouard Philippe était  déjà l’auteur d’une autre provocation quand il indiquait en substance que la conférence du financement des retraites proposée par la CFDT et acceptée  à regret ne servirait pas à grand-chose et que finalement sa proposition d’un âge pivot ou d’un âge  équilibre était incontournable et constituait  la seule mesure valable. Le premier ministre multiplie les provocations vis-à-vis des syndicats radicaux en même temps qu’il poignarde les syndicats réformistes. Pas vraiment une attitude responsable plutôt celle revancharde des représentants rétrogrades de la droite classique

le Premier ministre a indiqué  que “les propositions mises sur la table concernant l’application du système universel de retraites aux agents de la RATP et la SNCF prévoient une transition personnalisée pour les agents concernés, une convergence progressive vers l’âge d’ouverture des droits du régime universel et un maintien, pour les agents concernés, des droits acquis au moment de la transition vers le régime universel”, précise Matignon dans un communiqué.

Edouard Philippe s’est par ailleurs félicité du “mouvement progressif mais sensible de retour au travail des agents de la RATP et de la SNCF” et a noté “les conséquences financières importantes de ces mouvements pour les deux entreprises”, qui s’élèvent selon ses services à 200 millions d’euros pour la RATP et environ 850 millions pour la SNCF.

Retraites Air France : appel à la grève

Retraites Air France  : appel à la grève

 

La semaine dernière, quatre syndicats d’hôtesses et stewards (SNPNC, Unsa PNC, Unac et UNPNC) avaient suspendu un appel à faire grève à partir de vendredi, après avoir considéré qu’ils avaient obtenu du gouvernement des assurances sur le maintien de la CRPN. L’âge de départ à la retraite à 55 ans pour le personnel navigant commercial (PNC, hôtesses et stewards) doit néanmoins disparaître progressivement pour les générations nées après 1987, pour converger vers 60 ans, avait indiqué le SNPNC.

Mais d’autres syndicats d’Air France sont mécontents. Les syndicats Spaf et SNGAF, syndicat d’hôtesses et stewards, appellent les personnels navigants d’Air France à faire grève la semaine prochaine contre la réforme des retraites. Fotolia

Le Spaf, syndicat de pilotes, et le SNGAF, syndicat d’hôtesses et stewards, appellent les personnels navigants d’Air France à faire grève la semaine prochaine contre la réforme des retraites, a appris jeudi l’AFP auprès de ces organisations.

Côté pilotes, «le Spaf appelle à la grève lundi et mardi», a indiqué Grégoire Aplincourt, président de cette organisation, deuxième syndicat représentatif de pilotes chez Air France. Le Spaf avait qualifié la semaine dernière d’«enrobage imprécis et insuffisant» les annonces du gouvernement sur l’avenir de la CRPN, la caisse autonome de retraite complémentaire du personnel navigant.

Deuxième syndicat représentatif pour les hôtesses et stewards d’Air France, le SNGAF appelle les personnels navigants à se mettre «tous en grève» de lundi à jeudi, a-t-il annoncé dans un communiqué, où il lance aussi un appel à manifester «dans les rues» et à «descendre des nuages».

Le SNGAF considère que «les propositions du gouvernement ne mènent qu’à la disparition pure et simple de la CRPN». «Notre rôle de syndicaliste n’est pas de négocier la régression sociale, mais bel et bien de la combattre», ajoute le SNGAF, qui exprime son «refus catégorique» de «voir mourir la CRPN [la caisse de retraite complémentaire autonome des pilotes, hôtesses et stewards], de voir privatiser (la) vieillesse» des personnels navigants et de «sacrifier des générations».

Quel coût de la grève sur la croissance ?

Quel coût de la grève sur la croissance ?

 

 

La grève pourrait coûter jusqu’à  1 % de croissance si elle s’éternise comme le mouvement des gilets jaunes; 1%,  c’est-à-dire ce qui est prévu comme augmentation du PIB en 2020 . Le PIB tourne autour de 2500 milliards par an , la perte causée par le mouvement social serait de 1 milliards par jour soit 2,5 milliards à peu près sur un mois . Le montant de la facture dépendra évidemment de la durée du mouvement. En l’état de l’hystérisation de la question, on voit mal les syndicats radicaux capituler avant des semaines d’autant que le gouvernement ne manifeste pas de vrais signes d’ouverture sur la logique de la réforme même s’il négocie discrètement avec différentes catégories susceptibles de contribuer à une plus grande mobilisation  sociale ( police, armée, pompiers, routiers, pilotes, aiguilleurs du ciel, voire les salariés  SNCF et RATP. ) Certes certaines activités annulées en décembre pourront être reportées début de l’année prochaine.

 

Cela d’autant plus facilement que déjà l’économie tourne au ralenti pendant la période des confiseurs. Mais d’autres sont durement impactées notamment dans le commerce ou le tourisme. Si le conflit devait s’étaler encore sur janvier voir au-delà, cela pourrait tout simplement annuler toute perspective de croissance en 2020. Or ses perspectives sont déjà particulièrement modestes puisque on ne prévoit pas une augmentation de l’activité de plus de 1 % en 2020. Le pire sans doute, c’est que ce mouvement social risque d’installer sur les acteurs économiques un climat d’incertitude supplémentaire.

 

Témoin d’ailleurs la baisse du moral des chefs d’entreprise. Il est vrai que certaines avancées accordées aux  gilets jaunes ont plutôt permis de soutenir la dynamique de la demande. Un effet direct de la quinzaine de milliards qui est venu abonder le pouvoir d’achat. Un phénomène qu’on ne peut exclure si le pouvoir à l’occasion de la grève actuelle  satisfaits certain nombre de revendications sociales et pas seulement sur les retraites.

 

Et les effets d’un mouvement peuvent donc être contradictoires. Certains pourront considérer que la perte de 0,1 % de croissance par mois en moyenne n’est pas catastrophique sauf que le ralentissement économique mondial est général et qu’il ne faut pas espérer trouver des ressorts d’activité en dehors de nos frontières. Nombre de pays vont d’ailleurs tutoyer la récession à commencer par l’Allemagne, notre principal partenaire commercial. Encore une fois le pire ce n’est sans doute pas la perte de d’activité immédiatement identifiable mais le climat détestable qui risque de refroidir à la fois les investisseurs et les ménages.

 

Hôpital: grève administrative de 1000 médecins

Hôpital:  grève  administrative de 1000 médecins

La grève administrative des médecins hospitaliers prend de l’ampleur et va forcément créer une immense pagaille dans la gestion financière des établissements concernés. En cause évidemment les services d’urgence en pleine crise et d’une façon générale la gestion plus globale des établissements. De façon encore plus générale,  c’est tout le système de santé qu’il convient de revoir. La priorité des priorités est sans doute celle des urgences.

 

 Il est clair que les services d’urgence des hôpitaux sont dans une situation catastrophique. D’une certaine manière, ces services sont le réceptacle d’une bonne partie de la crise du système de santé. En raison des énormes progrès de la médecine, on a surtout développé les innombrables spécialités au détriment des généralistes puisque dans le même temps le numerus clausus bloquait  le nombre global de médecins. En outre,  la fonction de généralistes continue d’être sous-évalue et mal rémunérée. S’y ajoutent des considérations sociétales qui rendent la session profession de généralistes peu attrayantes. La situation n’est pas prête de changer rapidement car même sans numerus clausus il faudra attendre une douzaine d’années pour que les nouveaux étudiants en médecine soit opérationnels. En outre on n’évitera sans doute pas la nécessité de réguler l’ouverture de cabinets médicaux. Notons la contradiction entre les pharmacies dans l’implantation est régulée et les cabinets médicaux. Ajoutons à cela les critères bureaucratiques de la sécurité sociale qui pèse de tout son poids pour réduire la présence médicale locale afin d’espérer hypothétiques économies. La conséquence,  c’est que les patients sont à 90 % orientés vers des services d’urgence qui n’ont pas été conçues pour cela.

Avec une fréquentation qui a doublé en vingt ans, à 21 millions de passages, les urgences sont devenues le lieu de cristallisation des dysfonctionnements du système de santé. «Leurs difficultés ne peuvent être résolues si on se cantonne à des plans “pansements”, sans s’intéresser ni à l’amont ni à l’aval», affirme Frédéric Valletoux, président de la Fédération des hôpitaux de France (FHF). Pour la FHF, il faut un plan d’actions global qui dépasse l’hôpital. D’une part en incitant les médecins de ville libéraux à renforcer la permanence des soins, en clair leur disponibilité, alors que l’obligation de faire des gardes a été supprimée en 2003. D’autre part, la FHF se bat contre les plans d’économies qui ont conduit les pouvoirs publics à imposer des fermetures de lits, «alors que ces lits font gravement défaut pour accueillir les patients et désengorger les urgences». Mais la crise hospitalière est plus globale. En effet il y a une évolution des pathologies notamment du au vieillissement de la population, une extraordinaire avancée des thérapies plus efficaces, plus complexes mais aussi beaucoup plus coûteuse. On ne peut faire non plus l’impasse sur les insuffisances de gestion interne car tout le personnel n’est pas forcément soumis au stress des infirmières des urgences. Les hôpitaux sont devenues des sortes d’usines où cohabitent des services qui collaborent peu entre eux. Des sortes de superstructures s’installent et pour pallier les dérapages financiers , on tente d’instaurer des méthodes de gestion du privé notamment la tarification à l’acte qui conduit à des gaspillages supplémentaires. Sans parler de la bureaucratie qui demande aux médecins autant de temps sinon plus que le travail médical proprement dit. Bref des audits seraient urgent pour  revoir le fonctionnement de nos établissements, les besoins réels de financement mais d’une façon plus générale les conditions de fonctionnement du système de santé. En attendant les médecins hospitaliers ont décidé de faire la grève administrative

La liste des médecins ayant abandonné leurs fonctions administratives est en constante augmentation depuis la publication de la tribune, le 15 décembre, dans Le Journal du dimanche. En moins de dix jours, la pétition est passée de 600 à plus de 1 000 signataires, ce qui représente « environ 10% des chefs de service toutes spécialités et services confondus sur l’ensemble du territoire », confirme André Grimaldi.

Tous se disent déçus jusqu’à présent des réponses de la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, face à la crise dans les hôpitaux. « Le plan du gouvernement est très très faible, c’est simplement un plan de communication », analyse le professeur d’endocrinologie, qui avait cru en la ministre lorsqu’elle est arrivée au gouvernement. 

Dans le viseur des chefs de service, les rallonges budgétaires avancées par Agnès Buzyn. « On nous a parlé de 1,5 milliard sur trois ans. Mais en réalité, ces nouvelles dotations correspondent à 200 000 euros de plus par an seulement »,

 

La grève pourrait coûter 1 % de croissance ?

La grève pourrait coûter 1 % de croissance ?

 

 

La grève pourrait couter jusqu’à  1 % de croissance si elle s’éternise comme le mouvement des gilets jaunes; 1%,  c’est-à-dire ce qui est prévu comme augmentation du PIB en 2020 . Le PIB tourne autour de 2500 milliards par an , la perte serait de 1 milliards par jour soit 2,5 milliards à peu près sur un mois . Le montant de la facture dépendra évidemment de la durée du mouvement. En l’état de l’hystérisation de la question, on voit mal les syndicats radicaux capituler avant des semaines d’autant que le gouvernement ne manifeste pas de vrais signes d’ouverture sur la logique de la réforme même s’il négocie discrètement avec différentes catégories susceptibles de contribuer à une plus grande mobilisation  sociale ( police, armée, pompiers, routiers, pilotes, aiguilleurs du ciel, voire les salariés  SNCF et RATP. ) Certes certaines activités annulées en décembre pourront être reportées début de l’année prochaine.

 

Cela d’autant plus facilement que déjà l’économie tourne au ralenti pendant la période des confiseurs. Mais d’autres sont durement impactées notamment dans le commerce ou le tourisme. Si le conflit devait s’étaler encore sur janvier voir au-delà, cela pourrait tout simplement annuler toute perspective de croissance en 2020. Or ses perspectives sont déjà particulièrement modestes puisque on ne prévoit pas une augmentation de l’activité de plus de 1 % en 2020. Le pire sans doute, c’est que ce mouvement social risque d’installer sur les acteurs économiques un climat d’incertitude supplémentaire.

 

Témoin d’ailleurs la baisse du moral des chefs d’entreprise. Il est vrai que certaines avancées accordées aux  gilets jaunes ont plutôt permis de soutenir la dynamique de la demande. Un effet direct de la quinzaine de milliards qui est venu abonder le pouvoir d’achat. Un phénomène qu’on ne peut exclure si le pouvoir à l’occasion de la grève actuelle  satisfaits certain nombre de revendications sociales et pas seulement sur les retraites.

 

Et les effets d’un mouvement peuvent donc être contradictoires. Certains pourront considérer que la perte de 0,1 % de croissance par mois en moyenne n’est pas catastrophique sauf que le ralentissement économique mondial est général et qu’il ne faut pas espérer trouver des ressorts d’activité en dehors de nos frontières. Nombre de pays vont d’ailleurs tutoyer la récession à commencer par l’Allemagne, notre principal partenaire commercial. Encore une fois le pire ce n’est sans doute pas la perte de d’activité immédiatement identifiable mais le climat détestable qui risque de refroidir à la fois les investisseurs et les ménages.

 

Faut-il décentraliser le gouvernement à Marrakech ou à Brégançon ?

 

Faut-il décentraliser le gouvernement à Marrakech ou à Brégançon ?

 

 

 

Pendant environ dix huit jours, le gouvernement aura donc été introuvable. Pour preuve on ne trouve plus que quelques secrétaires d’État et quelques députés de troisième niveau pour venir défendre les réformes devant l’opinion publique. Les ministres importants, sont absents. La ministre la plus en pointe dans le conflit ,celle qui gère les transports est à Marrakech. Le président de la république, lui, s’enferme dans le mutisme au fort de Brégançon. Pourtant la colère sociale n’a pas disparu même si tous les Français sont loin d’être en grève. D’ailleurs pas loin de la moitié sont en congé pendant la trêve des confiseurs.

 

Dès lors se pose la question de la localisation du pouvoir. Pourquoi en effet ne pas envisager un transfert du gouvernement à Marrakech où plus près à Brégançon ? Ce serait une sorte d’innovation dans le management gouvernemental. Une sorte aussi de manière de prendre un peu de champ avec une situation assez irréaliste. En effet, ce qui justifie la colère sociale à savoir la réforme des retraites va se terminer en eau de boudin. En effet sur le principe la réforme sera maintenue. De toute façon, elle n’entrera vraiment en vigueur qu’à partir de 2025 2035 et n’aura de plein effet que vers 2040. D’ici là nombre de gouvernements auront amendé la réforme des retraites comme ils le font d’ailleurs régulièrement depuis cinq ans. En outre, la réforme dite universelle est en train d’être vidée de son contenu par rapport au principe d’universalité puisqu’on multiplie les exceptions pour l’armée, pour la police, les pompiers, les routiers, les hôtesses de l’air, les pilotes, les aiguilleurs du ciel voir les cheminots et les salariés de la RATP. Le Parisien a révélé qu’ Élisabeth borne qui multiplie les mises en garde par rapport à la situation sociale était en  fait en vacances à Marrakech. Une erreur de communication disent ceux  qui veulent l’excuser. sans doute plutôt une grave erreur politique car cela témoigne à l’évidence que certains membres du gouvernement entretiennent des relations assez ésotériques avec les réalités sociales et économiques.. En effet, Élisabeth Borne n’est pas la seule à avoir déserté son bureau ministériel. Comme si on voulait afficher officiellement la stratégie du gouvernement qui a choisi le pourrissement pour  gérer le conflit en cours. Une stratégie à risque car sur les actions  en cours pourraient se greffer d’autres motifs de mécontentement et d’autres actions de protestation.

 

On notera également le grand silence d’Édouard Philippe pendant la trêve des fêtes, la gestion gouvernementale était en grève. Une curieuse conception de la gestion de l’intérêt général. Finement pourtant Matignon avait souhaité que les ministres les plus concernés par la crise actuelle ne s’éloignent pas. Le mieux serait donc de les rassembler à Marrakech au fort de Brégançon. Avant Noël, Matignon avait donné pour consigne aux ministres de rester « joignables » et de « pourvoir se rendre disponible rapidement selon leur portefeuille » : « De fait, les ministres les plus concernés par les retraites et la grève sont sur le pont pour des questions évidentes de suivi et de gestion », expliquait-on du côté du Premier ministre. Le cabinet d’Élisabeth Borne assure que la ministre respecte « ce cadre », « le reste relève de la vie privée ». Élisabeth Borne a ainsi « décalé son départ et raccourci son séjour pour être à Paris ce week-end et suivre le week-end de grands départs et les intempéries », précise son cabinet à BFMTV. « Elle était dimanche d’ailleurs en salle de crise chez Enedis ».

 

« Il n’y a pas de règle kilométrique ou d’interdiction de sortie du territoire pour les ministres », poursuit le cabinet d’Élisabeth Borne, qui insiste sur le fait que la ministre est « totalement joignable et mobilisable » et « peut être de retour à Paris en quelques heures ». Alors que les Français peinent à rejoindre leurs familles pour les fêtes de fin d’année, faute de trains disponibles, les vacances de la ministre au Maroc passent mal. « C’est un peu choquant », a notamment réagi Claude Goasguen, député Les Républicains de la 14e circonscription de Paris le 25 décembre sur France Info.  »J’avais cru comprendre qu’il (Emmanuel Macron, NDLR) avait demandé à ses ministres de rester tout près, c’est vrai que Marrakech n’est pas si loin en avion mais franchement c’est un peu choquant de voir un ministre important du gouvernement qui va prendre des petites vacances dorées à Marrakech » a ajouté Claude Goasguen sur France Info.

 

Le secrétaire fédéral du syndicat Sud Rail, Eric Meyer, a de son côté dénoncé sur France Info une « stratégie du pourrissement » des négociations. »Si aujourd’hui on était face à un gouvernement qui voulait sortir du conflit, tous les jours on serait en négociations, on serait face au secrétaire d’État des transports, face à la ministre de l’Écologie, mais on voit bien qu’aujourd’hui, consigne a été donnée de couper court à toute discussion, de renvoyer ça mi-janvier », a ainsi déclaré le secrétaire de Sud Rail.

a grève pourrait coûter 1 % de croissance ?

 

La grève pourrait coûter jusqu’à  1 % de croissance si elle s’éternise comme le mouvement des gilets jaunes; 1%,  c’est-à-dire ce qui est prévu comme augmentation du PIB en 2020 . Le PIB tourne autour de 2500 milliards par an , la perte serait de 1 milliards par jour soit 2,5 milliards à peu près sur un mois . Le montant de la facture dépendra évidemment de la durée du mouvement. En l’état de l’hystérisation de la question, on voit mal les syndicats radicaux capituler avant des semaines d’autant que le gouvernement ne manifeste pas de vrais signes d’ouverture sur la logique de la réforme même s’il négocie discrètement avec différentes catégories susceptibles de contribuer à une plus grande mobilisation  sociale ( police, armée, pompiers, routiers, pilotes, aiguilleurs du ciel, voire les salariés  SNCF et RATP. ) Certes certaines activités annulées en décembre pourront être reportées début de l’année prochaine.

 

Cela d’autant plus facilement que déjà l’économie tourne au ralenti pendant la période des confiseurs. Mais d’autres sont durement impactées notamment dans le commerce ou le tourisme. Si le conflit devait s’étaler encore sur janvier voir au-delà, cela pourrait tout simplement annuler toute perspective de croissance en 2020. Or ses perspectives sont déjà particulièrement modestes puisque on ne prévoit pas une augmentation de l’activité de plus de 1 % en 2020. Le pire sans doute, c’est que ce mouvement social risque d’installer sur les acteurs économiques un climat d’incertitude supplémentaire.

 

Témoin d’ailleurs la baisse du moral des chefs d’entreprise. Il est vrai que certaines avancées accordées aux  gilets jaunes ont plutôt permis de soutenir la dynamique de la demande. Un effet direct de la quinzaine de milliards qui est venu abonder le pouvoir d’achat. Un phénomène qu’on ne peut exclure si le pouvoir à l’occasion de la grève actuelle  satisfaits certain nombre de revendications sociales et pas seulement sur les retraites.

 

Et les effets d’un mouvement peuvent donc être contradictoires. Certains pourront considérer que la perte de 0,1 % de croissance par mois en moyenne n’est pas catastrophique sauf que le ralentissement économique mondial est général et qu’il ne faut pas espérer trouver des ressorts d’activité en dehors de nos frontières. Nombre de pays vont d’ailleurs tutoyer la récession à commencer par l’Allemagne, notre principal partenaire commercial. Encore une fois le pire ce n’est sans doute pas la perte de d’activité immédiatement identifiable mais le climat détestable qui risque de refroidir à la fois les investisseurs et les ménages.

 

 

Bilan politique de Macron depuis deux ans : Benalla, gilets jaunes, grève des retraites

Bilan politique de Macron depuis deux ans : Benalla, gilets jaunes, grève des retraites

 

 

Quand on fait l’analyse de l’action de Macron, force est de constater qu’il n’a cessé d’ajouter des bavures aux bavures. Chaque année a apporté son lot d’agitations, de scandales et de révoltes. Tout a très vite commencé puisque quelques mois seulement après son élection, Macron s’est complètement embourbé dans l’affaire Benalla qui témoignait des approximations du pouvoir et des tolérances dont certains familiers pouvaient bénéficier. De ce point de vue,  la protection dont a bénéficié Benalla demeure toujours suspecte. Ensuite l’année suivante, la France a connu l’une des plus grandes mobilisations de terrain avec les gilets jaunes. Une sorte de révolte populiste aux revendications assez contradictoires mais qui témoignait du ras-le-bol du centralisme, de l’abandon de nombre de territoires et des injustices sociales. La France a été la risée de nombre de commentateurs internationaux.

Là aussi ,Macron a manqué d’envergure, il s’est enfoncé dans la crise en refusant d’organiser une médiation avec les corps intermédiaires. Une attitude monarchique autant que théocratique qu’il a répété pour  la réforme des retraites qui aboutit un triste bilan dans la mesure où cela risque de paralyser le pays pendant des semaines voire des mois. En effet, pourquoi tant de précipitation, pourquoi tant d’impréparation pour une réforme qui n’entrera vraiment en fonction que lorsque Macron ne sera plus président de la république ( y compris s’il est réélu en 2022 ). Une réforme qui n’aura des effets significatifs que dans des  dizaine d’années  compte tenu des incertitudes économiques et des mutations de tous ordres.

Le bilan de Macron et assez maigre pour ne pas dire davantage. il n’est plus soutenu que par environ 30 % de l’opinion et 70 % condamnent sa politique dans le champ socio économique. Même bilan à l’international où Macron s’est cru un peu trop vite le nouveau leader du monde. Il a vite déchanté car son arrogance et sa méconnaissance l’on fait tomber de son piédestal. Aujourd’hui les relations dans jamais été détestable aussi bien avec les États-Unis, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, l’ Italie, les pays de l’Est et bien d’autres. Comme les Français , nombre de pays  supportent plus la suffisance et l’arrogance de ce  monarque républicain qui a tendance à se prendre pour Napoléon. Témoin lors de  son investiture: cette  de cérémonie grandiose et ridicule au Louvres. Macron a confondu le mandat de président avec celui de monarque républicain.

Sondage retraites: la grève justifiée pour 68 % des Français

Sondage retraites: la grève justifiée pour 68 % des Français

Selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting réalisé pour Le Figaro et France Info, une très large majorité des Français continue d’estimer que ce mouvement contre le projet de réforme des retraites est justifié.

Depuis le 5 décembre, près d’un Français sur deux (48 %) et une large majorité de Parisiens (78 %) ont subi les perturbations liées au mouvement de grève, selon notre sondage Odoxa-Dentsu Consulting réalisé pour Le Figaro et France Info. Pourtant, 66 % des Français continuent d’estimer que ce mouvement contre le projet de réforme des retraites est justifié. La raison de ce paradoxe: «Une majorité de Français ne fait pas confiance au gouvernement pour la mise en place d’un nouveau système, et l’âge pivot ou d’équilibre passe très mal, explique Céline Bracq, directrice générale de l’institut Odoxa. C’est surtout la jeune génération (née en 1975 ou après), concernée par la réforme qui trouve le mouvement justifié (78 %), tandis que leurs aînés ne sont que 57 % à le dire.»Cette réforme et son point cardinal, l’instauration d’un système universel avec des règles communes de calcul des pensions, ne recueille l’assentiment que d’une faible minorité de Français (23 %). Selon les autres, il faut que le gouvernement renonce à la réforme (35 %), comme le demande la CGT de Philippe Martinez, ou qu’il la modifie en abandonnant la piste d’un âge pivot de 64 ans nécessaire pour toucher une retraite à taux plein (42 %), comme le réclame la CFDT de Laurent Berger.

Alors que le gouvernement s’évertue à affirmer qu’il n’est pas question de toucher à l’âge légal, «la mesure de l’âge pivot est bel est bien assimilée à un recul de l’âge de départ à la retraite, analyse Céline Bracq. Les Français en veulent d’autant moins qu’elle n’avait pas été annoncée par le candidat Emmanuel Macron».

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