Archive pour le Tag 'Grèce'

Page 5 sur 11

Nouvelle dégradation de la Grèce à « CC »

Nouvelle dégradation  de la Grèce à « CC »

La Grèce est proche de la pire des notes, elle devrait emprunter à 15 ou 20% tandis que l’Allemagne emprunte à presque 0%.  Fitch Ratings a en effet annoncé mardi soir avoir abaissé la note de la Grèce, qui passe de « CCC » à « CC », à deux crans de la note « SD » ou « défaut sélectif », alors qu’Athènes et ses créanciers sont engagés dans des négociations de la dernière heure pour tenter d’éviter une sortie du pays de la zone euro. L’agence de notation estime que l’échec des négociations constaté jusqu’à présent entre la Grèce et ses créanciers a considérablement aggravé le risque que le pays ne soit pas en mesure d’honorer sa dette. « Nous jugeons désormais qu’un défaut de la dette de l’Etat détenue par les créanciers privés est probable », a-t-elle déclaré dans un communiqué. L’agence ajoute que la situation actuelle signifie également que la Grèce va probablement commencer à avoir des arriérées de paiement vis-à-vis du Fonds monétaire international (FMI) et risque d’en avoir également vis-à-vis de l’Euro système. Elle précise que « même si un vote ‘oui’ (au référendum sur la dernière proposition de ses créanciers) pourrait aider à éviter certains des risques les plus extrêmes auxquels le pays est confronté, sa situation de crédit resterait très précaire ». Les ministres des Finances de l’Eurogroupe ont convenu d’organiser mercredi matin une seconde téléconférence pour discuter de nouvelles propositions faites par la Grèce, alors que son plan de sauvegarde arrivait à expiration mardi à minuit et que des signes d’inquiétude étaient perceptibles dans la population grecque à l’idée d’un Grexit.

Financement participatif : téléthon pour la Grèce

Financement participatif : téléthon pour la Grèce

 

Sympa l’ initiative d’un  jeune britannique qui veut sauver la Grèce. Malheureusement même si l’argent était réuni, ça ne changerait rien en Grèce car l’argent irait aux créanciers. En outre les européens ont déjà donné via le circuit prêts des banques à la Grèce, rachat par la BCE, baisse de l’euro. Plus tard par la hausse des taux, l’inflation et la perte de pouvoir d’achat. En outre la question de l’endettement n’est pas seulement grec. La France non plus ne pourra pas rembourser sa dette mais tant qu’elle peut emprunter pour rembourser !. Sauver la Grèce de la banqueroute, voilà le rêve de Thom Feeney, jeune Londonien de 29 ans travaillant dans une boutique de chaussures à Covent Garden.  La Grèce ne remboursera pas les 1,6 milliards qu’elle doit au FMI. Thom Feeney veut donc encourager tous les européens à donner pour sauver la Grèce de la banqueroute, l’équivalent selon lui du « prix d’une salade feta olives », afin d’éviter au berceau de l’Europe d’être frappé par le défaut de paiement. Thom Feeney a donc lancé dimanche une campagne de crowfunding. Il cherche à recueillir autant d’argent que possible pour la Grèce et jusqu’à présent, il a recueilli plus de 73.000 euros sur Indiegogo. Une goutte dans l’océan, et pourtant, diverses récompenses sont proposées aux généreux donateurs : une salade feta et olives donc, une petite bouteille d’Ouzo ou une carte postale du Premier ministre grec Alexis Tsipras, tout est bon pour pousser l’internaute à donner d’ici à sept jours.

Hollande encore un conseil extraordinaire lundi

Hollande encore un conseil extraordinaire lundi

 

Ça devient une habitude, Hollande convoque le lundi un conseil extraordinaire, cette fois pas sur le terrorisme mais sur la crise grecque. ça change quoi ces conseils ? Rien cela permet  de montrer que l’Etat est là, Hollande aussi. En général avec de nombreuses caméras pour mettre en scène le non –événement. Que peut la France dans l’affaire grecque ? Rien ! En cause la situation catastrophique d’un pays en matière d’endettement ( 2000 milliards soit de l’ordre de 30 000 euros par habitant). Vis-à-vis de Merkel la patronne de l’Europe Hollande pèse rien ( comme Sarko précédemment). Avec une croissance atone ( 1.1 ou 1.2%), un chômage qui progresse toujours des équilibres financiers désastreux) la France n’a plus doit à la parole. Tout cela sans doute pour sortir un communiqué indiquant qu’il faut continuer de négocier. Bref l’insignifiance ou l’impuissance politique médiatisée. Le président de la République, François Hollande réunira donc un Conseil restreint ce lundi à 9h pour évoquer la situation en Grèce. François Hollande a convoqué lundi matin un Conseil restreint afin d’évoquer la situation de la Grèce, qui a quitté les négociations avec ses créanciers et reste sous la menace d’un défaut de paiement, a annoncé l’Elysée dimanche.  Ce conseil restreint aura lieu à 9h, précise la présidence de la République dans un communiqué. Le Premier ministre, Manuel Valls, a dit croire dimanche qu’un accord était encore possible, propos qu’a également tenu dans l’après-midi le Commissaire européen aux affaires économiques, Pierre Moscovici.  Le gouvernement grec a mis fin aux négociations et convoqué un référendum sur le plan soumis par ses créanciers le 5 juillet prochain, ce qui a conduit les ministres des Finances de la zone euro à refuser de prolonger l’actuel programme de renflouement alors que la Grèce se trouve devant une échéance de 1,6 milliard d’euros à rembourser mardi au Fonds monétaire international.

 

Grèce: la réunion de l’Eurogroupe suspendue

Grèce: la réunion de l’Eurogroupe suspendue

L ministre allemand des fiances continue de jouer au con en ayant insisté pour que l’Eurogroupe suspende sa réunion samedi sur la Grèce. Un ministre des finances sans doute rigoureux mais dont l’entêtement ressemble maintenant à une obsession anti grecque. En réalité l’Allemagne n’apprécie pas que la Grèce soumette un éventuel accord à un référendum grec. Pas forcément d’ailleurs un referendum très démocratique car les grecs ne seront pas en capacité de connaître la complexité de la négociation ( le referendum est prévu début juillet). Les membres de l’Eurogroupe qui se réunissent ce samedi ne digèrent pas l’annonce surprise du premier ministre grec.  Aux yeux de Wolfgang Schäuble, ministre allemand des Finances, cette décision a «mis fin unilatéralement aux négociations. Pour le moment il n’y a plus de base pour des négociations (…), aucun des collègues à qui j’ai parlé n’a une idée de ce que l’on peut faire maintenant», a ajouté le représentant de la ligne « dure» de l’Eurogroupe.  Les discussions continuent, elles avancent puis elles reculent. Elles progressent puis stagnent, un peu le même processus que chez les marchands de tapis. Le tout pour trouver un accord bâtard puisque la Grèce ne pourra jamais rembourser intégralité de sa dette mais il ne faut pas le reconnaître. Mais on ne souhaite pas non plus le défaut.  Pas plus que Tsipras ne veut reconnaitre qu’i fera un peu d’austérité. Finalement du temps perdu pour rien pour déboucher sur un accord, partiel, temporaire avec beaucoup d’engagements virtuels. , le gouvernement de gauche radicale grecque a pour la première fois depuis le début des négociations retiré des propositions qu’il avait présentées à ses créanciers, afin de satisfaire l’opinion publique et son parti. Le tout alors que l’accord, s’il est trouvé, devra obligatoirement être ratifié par le referendum.

Bruxelles dit non au plan d’aide à la Grèce

L’Eurogroupe dit non au   plan d’aide à la Grèce

En faiat c’est toujours l’intox et le problème grec risque d’occuper la scène médiatique pendant des jours, des semaines et des mois car de toute manière un éventuel accord ne peut être que partiel et provisoire car la Grèce est dans l’incapacité de rembourser la totalité des 315 milliards de dettes. En fait ce sosnt les marchés financiers qui curieusement vont pousser Bruxelles vers un accord. En effet la conséquence pourraiat bien être la défiance vis-à-vis du système monétaire européen et la montée des taux, de quoi déstabiliser uen économie européenne déjà particulièrement fragile. La zone euro a officiellement rejeté pour l’instant ( samedi) la demande grecque d’une prolongation du plan d’aide dont bénéficie Athènes, signant la fin des discussions au risque d’ouvrir la voie à un défaut grec dès mardi et d’enclencher le processus inédit de la sortie d’un pays de l’union monétaire.  Les ministres des Finances des 18 pays qui partagent la monnaie unique avec la Grèce se sont réunis à Bruxelles dans l’après-midi, au lendemain de l’annonce surprise par le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, de la tenue le 5 juillet d’un référendum sur la dernière proposition d’accord « aide financière contre réformes » des créanciers.  « Malheureusement, en dépit des efforts entrepris à tous les niveaux et du soutien entier de l’Eurogroupe, cette proposition a été rejetée par les autorités grecques, qui ont rompu les négociations de manière unilatérale dans la soirée du 26 juin », a déclaré l’Eurogroupe dans un communiqué que le Grec Yanis Varoufakis n’a pas signé.  « L’accord d’assistance financière en cours avec la Grèce expirera le 30 juin 2015. » Le président de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, a souligné que ces décisions n’exonéraient en rien Athènes de ses obligations financières, « en premier lieu vis-à-vis du FMI ». Un prêt de 1,6 milliard d’euros du Fonds monétaire international à la Grèce arrive à échéance mardi et Athènes n’a pour l’instant pas les fonds nécessaires pour y faire face.  De son côté, Yanis Varoufakis, le ministre grec des Finances, a estimé qu’un accord avec les créanciers restait possible dans les trois jours à venir.

Grèce comme prévu un accord qui ne règle rien

Grèce comme prévu un accord qui ne règle rien

 

C’était prévu ce serait un éventuel  accord partiel et provisoire qui maintient la Grèce en laisse. Objectif un excédent budgétaire primaire de 1% ( hors dette), 5 milliards  d’aides par mois jusqu’en novembre  qui iront essentiellement au remboursement d’une  partie de la dette et à la trésorerie avec en notamment en échange la hausse de TVA, la réforme drastique des retraites. Pour simplifier  on prête à la Grèce pour qu’elle rembourse sa dette , on la maintient sous perfusion financière en la reponctionnant d’un autre coté. Bref du temps gagné ou plutôt perdu car on ne s’attaque pas à la vraie question l’impossibilité pour la Grèce de rembourser la totalité de sa  dette de 315 milliards sans restructuration.  Pour schématiser un feuilleton qui est pas prêt d’être terminé. Pas de quoi en tout cas rétablir la confiance à long terme sur la fiabilité  du système monétaire européen. Et sans croissance significative en Europe la contrainte budgétaire montre se limites En Grèce mais aussi ailleurs.

Grèce – un référendum piège

Grèce – un référendum piège

Tsipras a raison de renvoyer à la démocratie la question de l’accord probable avec Bruxelles. Un accord qui va prévoir une nouvelle aide mais aussi de nouvelles mesures d’austérité qui n’étaient pas tellement contenues dans le programme de Tsipras. Toutefois un referendum piège , d’abord parce que Tsipras devra donner sa position et d’une  certaine manière risque de se discréditer par rapport à ses  promesses initiales qui ont permis son élection. Ensuite et surtout parce que la date fixée au 5 juillet n’est pas raisonnable. En gros tout cela va donc se résumer à une question : pour ou contre l’euro. On ne peut organiser un referendum vraiment démocratique en quelques jours , c’est une  caricature de démocratie. Même les journalistes des grands médias seraient bien incapables aujourd’hui d’analyser le futur accord entre Bruxelles et la Grèce. Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras a donc annoncé dans la nuit de vendredi à samedi qu’il allait organiser un référendum concernant le plan d’aide européen. Le pays est à quelques jours d’un possible défaut de paiement et devra donc trancher sur l’accord avec les créanciers. Le président de la République François Hollande avait annoncé vendredi, tout comme la Chancelière allemande Angela Merkel, que l’Eurogroupe de samedi serait « décisif » en vue d’un accord entre les créanciers et la Grèce. Le référendum portera sur le texte qui pourrait résulter samedi de l’Eurogroupe prévu à Bruxelles entre Athènes et ses créanciers.  »Le peuple doit décider hors de tout chantage (…), le référendum aura lieu le 5 juillet », a déclaré le Premier ministre dans une allocution télévisée diffusée vers 1 heure locale (minuit en France) sur les chaînes de télévision grecques, à la veille d’une ultime réunion des ministres des Finances de la zone euro à Bruxelles avant un possible défaut de paiement de la Grèce au FMI le 30 juin. Le ministre des Finances grec Yanis Varoufakis participera bien samedi à l’Eurogroupe qui se tiendra à Bruxelles au sujet de la Grèce, a annoncé dans la nuit de vendredi à samedi le porte-parole du Premier ministre Gabriel Sakellaridis. Le doute a flotté un moment sur cette participation, à la suite de l’annonce en termes très rudes par le Premier ministre Alexis Tsipras d’un référendum dimanche 5 juillet autour des discussions avec les créanciers, mais finalement la délégation grecque sera présente. Le gouvernement a annoncé par ailleurs que la procédure d’acceptation par le Parlement de ce référendum aurait lieu samedi avec vote dans la soirée.

Grèce : marchands de tapis

Grèce :  marchands de tapis

 

Les discussions continuent, elles avancent puis elles reculent. Elles progressent puis stagnent, un peu le même processus que chez les marchands de tapis. Le tout pour trouver un accord bâtard puisque la Grèce ne pourra jamais rembourser intégralité de sa dette mais il ne faut pas le reconnaître. Mais on ne souhaite pas non plus le défaut.  Pas plus que Tsipras ne veut reconnaitre qu’i fera un peu d’austérité. Finalement du temps perdu pour rien pour déboucher sur un accord, partiel, temporaire avec beaucoup d’engagements virtuels. , le gouvernement de gauche radicale grecque a pour la première fois depuis le début des négociations retiré des propositions qu’il avait présentées à ses créanciers, afin de satisfaire l’opinion publique et son parti. Le tout alors que l’accord, s’il est trouvé, devra obligatoirement être ratifié par le Parlement grec.  Selon des sources gouvernementales grecques, deux propositions ont été retirées de la liste, dont l’augmentation des cotisations sur les retraites jugée impopulaire. La partie grecque cherchait, selon ces sources, à les compenser par d’autres mesures financièrement équivalentes.   Un des points de blocage vient du fait que la Grèce « insiste pour obtenir un transfert d’une partie de sa dette » détenue par la Banque centrale européenne vers le fonds de soutien de la zone euro, le MES, à des taux et des conditions plus intéressantes pour elle, a indiqué le ministre autrichien des Finances, Hans-Jörg Schelling. « Pour de nombreux pays, c’est un troisième programme (d’assistance) déguisé », a-t-il souligné. La question de la viabilité de la dette doit être « abordée » dans les discussions en cours, qui portent sur la survie financière immédiate de la Grèce, a estimé le ministre français Michel Sapin, même si ce n’est pas le dossier « le plus urgent ». Mais les Européens freinent des quatre fers sur ce dossier et se refusent à une solution qui serait synonyme pour eux de pertes financières. Les négociations sont également difficiles en raison de la position du FMI, selon Athènes, qui accuse l’institution de Washington d’intransigeance « criminelle ». Alexis Tsipras s’en est d’ailleurs pris clairement au FMI mercredi en déplorant « l’insistance de certaines institutions (les créanciers, Ndlr) qui n’acceptent pas des mesures compensatoires » présentées par la Grèce en vue d’obtenir l’aide financière nécessaire à sa survie.

Grèce : compromis partiel et provisoire

Grèce : compromis partiel et provisoire

 

Il fallait s’y attendre il n’y aura pas de solution définitive et durable mais un accord bâtard qui en appellera d’autres concernant la Grèce. Impossible en effet de régler le problème central : celui du remboursement des 315 milliards de dettes. On va donc régler le court terme, prévoir des solutions sur le moyen terme avec des conditions pour le gouvernement d’Athènes. Des conditions de toute manière hypothétiques et dont on s’apercevra d’ici quelques mois ou années qu’elles ne sont que très partiellement appliquées. En cause l’ampleur de la dette ( avec des taux qui vont remonter dans le monde entier), la croissance quasi nulle, le chômage et la pauvreté qui limitent les marges de manouvre en matière d’austérité. Sans parler au plan interne de l’opposition qui monte vis-à-vis de Tsipras. Certes  Athènes n’a jamais été aussi proche d’un accord avec ses créanciers internationaux, a déclaré mardi le principal négociateur grec, Euclide Tsakalotos, mais qui a ajouté que tout accord prévoirait « au moins une solution partielle » au problème de l’endettement excessif du pays. « Il y a un débat en ce moment même au sein des équipes techniques (…) il est évident qu’ils soulèveront des objections sur certains points mais nous avançons sur ces éléments, nous sommes plus proches que jamais », a-t-il déclaré à la télévision publique ERT depuis Bruxelles. « Nous avons un critère dans ces négociations: que la solution soit viable. » A la question de savoir si la Grèce rembourserait la somme de 1,6 milliard d’euros qu’elle doit au FMI le 30 juin, il a dit: « l’accord comprendra une part de financement et ce financement inclura au moins une solution partielle à la dette et nous serons donc capables de respecter nos engagements. »  Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, va rencontrer mercredi le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, et la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, selon un communiqué du bureau du Premier ministre publié mardi soir. La réunion devrait avoir lieu à Bruxelles à midi, quelques heures avant une réunion des ministres de Finances de la zone euro pour discuter des propositions visant à débloquer les négociations entre la Grèce et ses créanciers internationaux.

Grèce : vers une nouvelle solution provisoire ?

Grèce : vers une  nouvelle solution provisoire ?

 

Dans la nuit la Grèce a adressé de nouvelles propositions qui semblent mieux accueillies par Bruxelles. Une réunion des chefs d’Etat aura lieu aussi aujourd’hui. Il semblerait qu’un compromis soit possible. Sans doute un nouveau compromis bâtard et provisoire. De toute manière l’Europe est coincée .  La Grèce est complètement insolvable. Elle ne peut rembourser sa dette sans restructuration ; Autant dire sans abandon d’une  grande partie par les créanciers. Impossible de rembourser 315 milliards, même pas de faire face aux échéances de  fin juin et de  juillet. La Grèce ne pourra faire face à ses échéances que si on lui prête. Le défaut coûterait évidemment très cher à la Grèce mais encore davantage  au système monétaire. On risque même de déclencher une  crise alors que les incertitudes planent sur la solidité de la reprise. Ce pourraiat être même le déclencheur d’une  crise financière majeure notamment obligataire. Avec pour conséquence en particulier une brutale remontée des taux qui tuerait la croissance. Il fait aussi prendre en compte qu’en cas de défaut c’est environ 60 milliards de prêts de la France qui envolerait et 90 pour l’Allemagne. Du coup, on peut s’attende à un compromis bâtard comme savent le faire les autorités bruxelloises. Un nouveau petit prêt pour une  durée limitée ( sorte de facilité de trésorerie) avec des engagements  grecs dont on  ne sait pas sils sont tenables. De toute manière le problème grec est ingérable sauf sur le très long terme mais on voit mal Bruxelles s’engager de manière durable compte tenu des contradictions internes en Europe .  Finalement on pourraiat aboutir à un compromis type Hollande , c’est à dire mou qui ne change rien mais qui sauve la face…pour un moment. Bref une  sorte de décalage temporaire pour gager du temps ou…. en perdre !

La Grèce « tout simplement insolvable »(Yanis Varoufakis)

La Grèce  « tout simplement insolvable »(Yanis Varoufakis)

Est le ministre des fiances grec qui le dit. Certes  Il reconnaît les dysfonctionnements qui ont cours en Grèce,  » « L’immunité fiscale des puissants, la corruption, l’oligarchie inefficace… ». Mais il considère que les difficultés rencontrées aujourd’hui par son pays sont « entièrement » dues à son entrée dans la zone euro. « La crise que nous subissons depuis sept ans ne se serait tout simplement pas produite. En 2008, nous aurions eu une petite secousse, comme la Bulgarie, et aujourd’hui, nous connaîtrions depuis trois ou quatre ans une croissance rapide », assure-t-il.  A ceux qui reprochent à la Grèce d’avoir menti sur sa dette pour entrer dans l’Europe, il demande comment peuvent-ils croire que les « Européens soient aussi naïfs? ». Imaginer que les gouvernements grecs de l’époque ont pu flouer leurs futurs partenaires est « hypocrite ». Il estime d’ailleurs que son pays n’aurait « absolument pas » dû entrer dans l’euro. Mais vu que sa crise est entièrement créé par cette entrée, c’est à l’Europe de trouver une solution. Le ministre, ancien universitaire, s’imaginait-il à un tel poste lorsqu’il donnait des cours à l’Université d’Essex en Grande-Bretagne? « Je n’aurais même pas pu l’imaginer l’an dernier! », s’amuse-t-il. Il se qualifie ainsi de « politicien réticent ». Un gage de sérieux selon celui qui juge que « tous ceux qui se montrent enthousiastes envers le pouvoir politique devraient en être écartés. »  A la presse, qui suppute une mise à l’écart du ministre trublion lors des dernières négociations à Bruxelles, il répond qu’il n’y est pas allé car son homologue, le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schaüble, n’y était pas non plus. D’ailleurs contrairement à ce qu’on pourrait croire, le tenant de la rigueur et celui qui s’oppose le plus ouvertement à lui n’est pas un interlocuteur honni par Yanis Varoufakis. C’est même le contraire: « J’aime bien le rencontrer parce que lui aussi, il appelle un chat un chat. Alors quand nous discutons, c’est très civilisé et très respectueux. Nous ne sommes pas d’accord, mais je sais que je peux croire ce qu’il dit ». Il fustige en revanche les autres acteurs des négociations entre la Grèce et ses créanciers, « des bureaucrates non élus qui parlent du point de vue de leur institution, et ensuite nous passons des heures pour trouver un accord sur un communiqué de presse ». ( La tribune)

Exclusion Grèce zone euro : 53% des Français contre

 

Exclusion Grèce zone euro : 53% des Français contre

 

Les Français sont majoritairement (53%) opposés à l’exclusion de la Grèce de la zone euro, alors qu’ils y étaient très favorables il y a quelques années, selon un sondage IFOP pour le Journal du Dimanche.  A la question : « Vous personnellement, dans le cas où la Grèce ne parviendrait pas à réduire sa dette et son déficit, seriez-vous favorable ou opposé à l’exclusion de la Grèce de la zone euro ? », 46% des personnes interrogées se déclarent favorables, tandis que 53% y sont opposées. Il s’agit d’un inversement de tendance par rapport à des sondages IFOP comparables réalisés en novembre 2011 et juin 2012. En 2011, 73% des sondés étaient favorables à l’exclusion de la Grèce de la zone euro, 27% y étaient opposés. En 2012, ils étaient encore à 65% favorables à cette mesure, alors que 35% y étaient opposés. Les sympathisants du Parti socialiste sont très majoritairement opposés à l’exclusion de la Grèce (à 68%, contre 31% qui y sont favorables), tandis que les sympathisants des Républicains sont à une petite majorité favorables à l’exclusion (51%, contre 47% d’avis opposés). Les sympathisants du Front national souhaitent à 73% sanctionner Athènes, seuls 27% y sont opposés.

 

Grèce: l’appel faux-cul du PS au FMI

Grèce: l’appel faux cul du PS au FMI

D’un coté, il y a Sapin qui vient d’adresser un message » copier-coller » de l’avertissement de Merkel «  la Grèce doit faire enfin des propositions sérieuse à l’Europe pour justifier uen nouvelle aide »,   de l’autre il y a le PS qui pleure sur le sort de la Grèce et met en cause le FMI.  Un vrai partage des tâches qui ménage tout le monde : la gauche  du PS et les socio libéraux . Le PS qui reprend les arguments grecs « c’est la faute au FMI », le gouvernement « c’est la faute à Tsipras ». Bref , l’absence totale de ligne claire qui de toute façon sera déterminée par la seule Merkel et non par Hollande qui ne compte pas pour grand-chose compte tenu des dérives financières de la France.  Le conseil national (le « parlement ») du Parti socialiste (PS) a lancé samedi « à l’unanimité » un « appel solennel » au Fonds monétaire international (FMI) pour qu’il « cesse d’entraver tout compromis possible » avec la Grèce, au bord du défaut de paiement.   »A l’unanimité, nous lançons un appel solennel, d’abord au FMI, pour qu’il cesse d’entraver tout compromis possible. Ensuite à l’ensemble des parties prenantes pour que lundi soir, il y ait le compromis nécessaire pour que la Grèce reste dans l’Europe », a indiqué le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis.  « A l’unanimité nous apportons notre solidarité au peuple grec qui subit depuis cinq ans une austérité dramatique », a ajouté le dirigeant socialiste.  »Nous espérons que le président de la République, qui recevra de son côté les personnalités qui ont lancé un appel pour défendre le peuple grec (celui lancé par le PCF notamment, ndlr), pourra agir en ce sens, de manière (à) trouver le chemin qui préserve les intérêts des Européens et en même temps du peuple grec », a fait valoir M. Cambadélis, reçu vendredi par l’ambassadrice de Grèce en France, Maria Theofili.  Interrogé sur le degré d’implication de François Hollande dans ce dossier, le premier secrétaire du PS a répondu: « Si j’en juge par ce que l’ambassadrice de la Grèce m’a dit, le gouvernement grec estime que l’activité de la France est tout à fait satisfaisante et les Grecs peuvent s’appuyer sur la France qui cherche un chemin de compromis ». Bel exemple de langue de bois de l’ancien trotskiste  qui n’a pas perdu l’usage de la dialectique d’appareil !

Grèce-Merkel : un choix historique

Grèce-Merkel : un choix historique

 

Normalement Merkel est appelée à faire un choix historique lors du sommet européen concernant la Grèce, soit un nouveau plan d’aide pour sauver la Grèce ( et mécontenter les allemands), soit le défaut ( Grexit) et le risque de déstabiliser la zone euro et une croissance déjà atone. Du coup, on pourraiat choir uen troisième voix, prolonger encore et déboucher sur uen solution provisoire avec une aide très limitée en volume et dans le temps. En principe La chancelière allemande Angela Merkel devra donc  faire un « choix difficile », lundi à Bruxelles, lors du sommet extraordinaire de la zone euro, souligne le ministre grec des Finances Yanis Varoufakis dans un entretien publié samedi, laissant entendre que la balle est dans le camp de Berlin. La Grèce, qui doit rembourser le 30 juin 1,6 milliard d’euros au Fonds monétaire international (FMI), risque d’en être incapable si elle ne parvient pas à s’entendre d’ici là avec ses créanciers sur un programme de réformes à même de les convaincre de débloquer une nouvelle tranche d’aide. Jugeant qu’elles ne feront qu’aggraver la situation économique et sociale, Athènes s’oppose toutefois à leurs exigences et les négociations sont dans l’impasse. Sans nouvelles propositions de la partie grecque, les Etats membres de la zone euro réfléchiront aux conséquences d’un défaut de paiement, ont averti vendredi des responsables européens. Bref la fermeté de l’Europe pourraiat bien être menacée par la grande trouille d’uen crise économique et financière dans la zone euro voire au-delà.

Grèce : la sortie de l’euro est suicidaire (Kelpanides)

Grèce : la sortie de l’euro est suicidaire (Kelpanides)

Joint par téléphone par le Huffington Post allemand, il qualifie l’union monétaire d’ »usine à gaz défectueuse » et les membres du gouvernement d’Athènes de « communistes surgis de l’époque des goulags » mais qualifie néanmoins de « suicidaire » une sortie de la zone euro.

Huffington Post : M. Kelpanides, dans quelques jours, Athènes risque d’être exclue de la zone euro. Votre attitude à l’égard du « Grexit » est-elle toujours aussi positive qu’en 2011?

Michael Kelpanides : Non. Ce serait un crime politique. Dans les circonstances actuelles, la Grèce ne peut pas survivre sans l’euro.

HuffPost : Quels sont, selon vous, les problèmes les plus fondamentaux?

M. K. : Le plus gros problème a été l’adhésion de la Grèce à l’union monétaire. Quand l’euro a été adopté, Athènes a soudain pu emprunter à bas prix sur les marchés mais s’est révélée incapable de rembourser ce qu’elle devait, comme c’est encore le cas aujourd’hui. L’euro a incité la Grèce au surendettement, qui représente actuellement la somme astronomique de 180 % du PIB. Notre adhésion a été le début de la fin.

HuffPost : L’euro est-il donc à la base de tous les maux ? Il présente tout de même l’avantage d’avoir énormément facilité le commerce entre les États de l’Union européenne…

M. K. : Ça ne change rien au fait que l’union monétaire est une usine à gaz défectueuse, une erreur désastreuse de l’Union européenne. La zone euro n’est pas un espace monétaire idéal, ce dont peuvent attester les économistes. Le niveau de développement socio-économique des États membres est très différent. Vous avez d’un côté des Etats comme l’Allemagne ou les pays scandinaves, leaders de l’économie mondiale, et de l’autre des pays européens en voie de développement comme l’Espagne, le Portugal ou la Grèce. Ces disparités Nord-Sud montrent que l’union monétaire ne peut pas fonctionner.

HuffPost : L’idée européenne serait donc une aberration ?

M. K. : Pas forcément. Mais je pense qu’il n’y a vraiment jamais eu de solidarité forte entre les États membres. Ce que prouve aussi le scepticisme croissant envers l’euro, au sein même de l’Union européenne.

HuffPost : Qu’adviendra-t-il de la Grèce si le pire des scénarios se concrétise ce mois-ci, c’est-à-dire la sortie de l’euro ?

M. K. : En dehors de l’union monétaire, la Grèce n’aura plus aucun repère. Dans le gouvernement actuel dominent des communistes surgis de l’époque des goulags, qui n’ont ni projet clair ni compétences. En même temps, il y a évidemment des « vedettes académiques », qui passent très bien dans les médias mais qui n’ont que peu de poids dans les prises de décisions politiques. Je suis stupéfait de la patience dont font preuve l’Union européenne et le FMI dans les négociations actuelles.

Grèce : panique bancaire ?

Grèce : panique bancaire ?

Ce  n’est pas la panique bancaire mais ça y ressemble. Les Grecs sont de plus en plus nombreux à vider leurs comptes en banque: sur les dernières semaines, les sommes extraites en liquide des comptes en banques avoisineraient les 250 millions par jour. Plus de 30 milliards d’euros auraient été retirés des banques grecques entre octobre 2014 et avril 2015.  Une telle hémorragie des liquidités peut faire vaciller le système bancaire grec. Au point que Jeroen Dijsselbloem, président de l’Eurogroupe, a demandé lors de la réunion de jeudi soir à Benoît Coeuré, membre du directoire de la BCE, si les banques grecques pourraient ouvrir vendredi. «Demain oui, lundi je ne sais pas», a répondu Benoît Coeuré.  La banque centrale a ainsi décidé de ne pas attendre pour décider d’aider ou non les banques grecques. Le conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) va organiser dès ce vendredi à midi une conférence téléphonique pour discuter de l’augmentation des liquidités d’urgence pour les banques grecques, selon deux sources proches du dossier citées par Reuters. Il s’agit d’éviter la panique bancaire en Grèce mais aussi un phénomène de contagion avec d’autres pays si les taux notamment devaient brutalement remonter .

Grèce : Un audit recommande de ne pas payer la dette

Grèce : Un audit recommande de ne pas payer la dette

Il y a bien entendu beaucoup d’intox dans le raidissement des positions des créanciers et du gouvernement grec ; Si l’idée d’un éventuel défaut de la Grèce progresse en Europe et au FMI , elle progresse même en Grèce. Il  se pourrait en effet que finalement les conséquences d’un nouveau plan d’austérité accompagnant inévitablement une autre aide européenne soit encore plus désastreuses que le défaut. Ce qu’ont démontré des experts ( très à gauche).  , un audit commandé en avril par la présidente du Parlement grec, réalisé par des experts internationaux, conclut jeudi que « la Grèce ne devrait pas payer cette dette illégale, illégitime et odieuse ».  Le rapport, présenté hier et avant-hier au Parlement, détaille la mise en œuvre des deux plans de sauvetage internationaux, en 2010 et 2012, qui prévoient 240 milliards d’euros de prêts en échange de mesures économiques et sociales qui ont mis la Grèce sur le flanc. Parmi les experts réunis par la présidente, très à gauche, du Parlement hellénique Zoé Konstantopoulou beaucoup sont membres du Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde (CADTM), dont le Belge Eric Toussaint, l’un des fondateurs du comité, auteur de nombreux ouvrages sur la dette et la mondialisation.

 

Grèce : non à un délai pour le FMI, l’intox continue

Grèce : non à un délai pour le FMI, l’intox continue

 

Nouvelle intox cette fois du coté du FMI pour faire pression sur la Grèce mais aussi sur l’Europe. Lagarde répète bêtement ce que disent les tecnos du FMI ( comme elle répétait bêtement les communiqués de Bercy quand elle était ministre des finances ou pire accordait bêtement 400 millions à Tapie cette fois sur recommandation de tapie). Tout cela est de l’intox pure et la négociation va encore durer des semaines, voire des mois ou des années.  Le Fonds monétaire international (FMI) a privé jeudi la Grèce de tout espoir d’éviter un défaut à la fin du mois si elle ne lui rembourse pas 1,6 milliard d’euros, entretenant une guerre des nerfs avec un gouvernement grec qui maintient son discours de fermeté face aux exigences des créanciers. Les ministres des Finances de la zone euro étaient réunis à Luxembourg pour une réunion qui n’a que brièvement été présentée comme celle de la dernière chance, la Grèce ayant affirmé qu’elle n’entendait pas y discuter de nouvelles propositions. Pour le ministre des Finances irlandais, Michael Noonan, il reviendra au sommet des chefs d’Etat et de gouvernement européens de la semaine prochaine de lever définitivement, si possible, l’hypothèque d’un défaut grec. Le président de l’Eurogroupe, Jeroen Dijssebloem, a dit pour sa part que l’Eurogroupe n’avait pas discuté de la proposition de la Grèce d’une restructuration de sa dette parce qu’il voulait au préalable une mise en oeuvre des réformes promises.   »Nous n’avons pas discuté de cette proposition parce que l’ordre logique des choses est d’obtenir d’abord un accord sur les termes de l’accord en matière de mesures budgétaires, de réformes, etc., avant de regarder vers l’avenir », a-t-il dit. Le blocage de la situation a des conséquences concrètes en Grèce où les déposants ont retiré deux milliards d’euros sur les trois premiers jours de la semaine, soit environ 1,5% du montant total des comptes bancaires du pays, qui s’élevait à 133,6 milliards d’euros fin avril, selon des sources. Athènes a en outre fait état d’une chute de 24% des recettes fiscales en mai, même si le pays a dégagé un excédent primaire, soit avant service de la dette, sur la période janvier-mai. Christine Lagarde, la directrice générale du FMI, a bloqué toute échappatoire en déclarant que la Grèce sera en situation de défaut vis-à-vis du Fonds le 1er juillet si elle ne parvient pas à s’acquitter du remboursement dû le 30 juin.

Grèce : « annuler la dette « ( Steve Keen)

Grèce :  « annuler la dette « ( Steve Keen)

L’économiste Steve Keen a raison . Il raison mais tort aussi car les responsabilités sont partagées. L’Europe a forcé le destin en faisant entrer la Grèce  dans la zone alors quelle  n’était pas prête. La France en particulier mais l’Allemagne aussi ont fait du forcing pour faire entrer la Grèce. La Grèce a truqué régulièrement ses comptes ( via Goldman Sachs dirigé à ‘époque par uen certain Draghi actuellement  patron de la BCE). Lors de l’entrée dans l’euro ensuite pour cacher ses déficits. Une grande partie de la dette est due aux taux d’intérêt et au décalage entre ces taux et la progression de la croissance. , du coup c’est le phénomène boule de neige : 2 milliards de dette en 1970 et 315 milliards en 2015. Les grecs ont leurs propre responsabilités avec la corruption, le corporatisme et l’absence de véritable Etat.. Pour l’économiste Steve Keen en tout cas , il faut changer complètement de stratégie.  Steve Keen est une des figures de l’économie hétérodoxe, à contre-courant de la pensée dominante. Son dernier ouvrage, L’Imposture économique (Editions de l’Atelier) a connu un retentissement international. Pour lui, l’Union européenne a une grande responsabilité dans la situation de la Grèce : l’accumulation de dette privée ne pouvait que déboucher sur une catastrophe. L’économiste australien, comme d’autres, prône un effacement de la dette grecque, selon lui une mesure de « bon sens« . De toute manière ce qui est évident c’est que dans tous les scénarios la Grèce ne pourra jamais rembourser 315 milliards de dettes !

Grèce : cri d’alarme de la banque centrale

Grèce : cri d’alarme de la banque centrale

Dans son rapport annuel sur l’économie du pays rendu public mercredi 17 juin, la banque centrale grecque  a mis en garde sur les sombres conséquences que, selon elle, entraînerait un éventuel échec des négociations. « L’incapacité à parvenir à un accord marquerait le début d’un chemin douloureux qui mènerait d’abord à un défaut de paiement de la Grèce puis, au bout du compte, à la sortie du pays de la zone euro et, très probablement, de l’Union européenne », écrit notamment la banque centrale grecque . « Une crise de la dette gérable », comme celle que traverse la Grèce depuis 2009, deviendrait, en cette hypothèse, « une crise incontrôlable, avec des risques importants pour le système bancaire et la stabilité financière », explique la banque. Et une Grèce hors de la zone euro signifierait « inflation galopante », « profonde récession », « baisse spectaculaire des niveaux de revenu, augmentation exponentielle du chômage, effondrement de tout ce que l’économie grecque a atteint depuis son adhésion à l’UE (…) ». La banque centrale grecque (qui est dirigée par Yannis Stournaras, l’ancien ministre des Finances du gouvernement de coalition droite-socialiste d’Antonis Samaras, battu au législatives de janvier par la gauche radicale Syriza) n’a pas de doute: « La Grèce se verrait reléguée au rang d’un pays pauvre de l’Europe du Sud ». C’est pourquoi, prenant un ton politique, la Banque de Grèce définit la conclusion d’un accord entre la Grèce et ses créanciers d’« impératif historique » (d’autant plus que, à son sens,  »peu de chemin reste à parcourir » vers un compromis) et appelle les deux parties à faire preuve de souplesse. Elle invite d’une part le gouvernement grec à reconnaître que l’abaissement des objectifs d’excédent primaire accepté par l’UE et le FMI lui donne « le temps nécessaire pour son ajustement budgétaire et quelques degrés de liberté supplémentaire dans la conduite de la politique budgétaire ». De l’autre, elle exhorte les créanciers à « réaffirmer et formuler en des termes plus précis leur volonté » d’octroyer à la Grèce un allègement de sa dette publique « comme initialement prévu » en 2012. En revanche, le rapport, dont l’un des objets est notamment d’établir des prévisions, affirme qu’il est impossible à l’heure actuelle d’établir « des projections sûres » sur les perspectives immédiates de l’économie grecque. Il estime néanmoins que même en cas d’accord avec les créanciers l’économie grecque, qui a de nouveau plongé en récession avec deux trimestres de PIB négatif fin 2014 et début 2015, ne devrait pas connaître mieux qu’une ligne de croissance plate ou légèrement positive en 2015.

 

1...34567...11



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol