Archive pour le Tag 'Grèce'

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Eurogroupe : tout faire pour humilier davantage la Grèce

Eurogroupe : tout faire pour humilier davantage la Grèce

La Grèce n’est pas sans responsabilité dans la manière de mener les négociations cependant cette fois l’attitude de l’Eurogroupe touche au ridicule. Tsipras a présenté des mesures qui sont exactement ce que voulait Bruxelles mais ce n’est pas assez maintenant. Il en faut encore davantage. On aura compris que l’objectif n’est pas seulement financier mais qu’il s’agit de discréditer le plus possible Cyriza ne serait-ce que pour éviter la contagion ailleurs en Europe.  Peu avant minuit ce samedi, l’Eurogroupe a donc annoncé la suspension des discussions dans le dossier grec et annoncé leur reprise ce dimanche. Il juge les garanties apportées par la Grèce insuffisantes. Son président a annoncé que « c’était toujours très difficile« .Les ministres des Finances de la zone euro étaient réunis à Bruxelles pour examiner les propositions du gouvernement grec d’Alexis Tsipras, qui a fait adopter la nuit précédente par le Parlement, un nouveau plan de réformes. A son arrivée à l’Eurogroupe, le Commissaire européen aux affaires économiques, Pierre Moscovici, a estimé que la mise en œuvre rapide des réformes grecques serait la clef de tout, pour parvenir à une solution.  Certains restent cependant méfiants car ce n’est pas la première fois qu’un accord semble être à portée main et s’évapore. L’Allemagne affiche toujours la plus grande méfiance, estimant que jusqu’à la fin de l’Eurogroupe, tout reste encore possible. Les négociations vont « être extrêmement difficiles », a mis en garde le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, jugeant « insuffisantes » les réformes proposées par Athènes. Les Pays-Bas doutent également sérieusement de la capacité de la Grèce à mener les réformes auquel le gouvernement d’Alexis Tsipras s’est engagé.  Face à ce scepticisme, pour le ministre des Finances français, Michel Sapin, il faut que la Grèce donne des gages à ses partenaires européens.  »La confiance est un élément déterminant de l’accord, si nous voulons un accord global et un accord durable, ce que souhaite la France depuis le début, il faut que les Grecs, le gouvernement grec, le ministre des finances grec, apporte des réponses »  sur la date d’une décision, les moyens de sa mise en place et le rythme qui compte être suivi. « C’est ça qui va redonner de la confiance du côté des institutions européennes, de l’Eurogroupe, il faut qu’on montre aussi que si cette confiance est là. Si la détermination politique des Grecs est là, alors nous avons la capacité d’apporter des soutiens qui sont des soutiens indispensables pour réussir ces réformes« , a ajouté le ministre.

Grèce : Tsipras plie devant les créanciers

Grèce : Tsipras plie devant les créanciers

 

Cette fois la balle est dans le camp des créanciers car Tsipras a cédé devant les exigences des créanciers exprimées notamment dans le projet du 25 juin. Le plan Tsipras prévoit un excédent primaire (avant service de la dette) de 1% en 2015, 2 % en 2016, 3 % en 2017 et 3,5 % en 2018.  Pour parvenir à ces objectifs, il sera imposé un taux normal de TVA de 23 %, notamment sur les restaurants et un taux réduit de 13 % sur les hôtels, l’alimentation de base et l’énergie. La décote de 30 % dans les îles sera progressivement supprimée en partant des îles les plus riches. Si les objectifs sont atteints, elle sera maintenue dans les îles les plus pauvres. Une revue aura lieu fin 2016. Concernant les retraites, la proposition grecque prévoit une réduction des dépenses de 0,25 % à 0,5 % du PIB en 2015 et de 1 % du PIB en 2016. L’âge de départ à la retraite sera de 67 ans en 2022. Le gouvernement demande que la suppression du complément de retraite pour les plus fragiles, l’EKAS soit reportée à fin 2019 au lieu de fin 2018. Mais sa suppression commencera immédiatement par les 20 % qui touchent le plus. La retraite complémentaire sera gelée jusqu’en 2021. Les cotisations santé des retraités seront portées de 4 % à 6 %. Le programme prévoit par ailleurs des réformes ambitieuses (mais acceptée par le gouvernement depuis longtemps) de l’administration fiscale, notamment. Les réformes du marché du travail seront mise en place en accord avec les standards de l’OCDE qui sont acceptés par Athènes. Enfin, des hausses de taxes et d’impôts sont prévues : sur les sociétés (de 26 % à 28 %), sur les compagnies maritimes ou le luxe. Davantage de privatisations sont aussi proposées. Les dépenses militaires sont réduites de 100 millions d’euros en 2015 et de 200 millions d’euros en 2016. Moins que ce que demandaient les créanciers. En tout, les mesures s’élèvent à 13 milliards d’euros sur trois ans, soit en moyenne plus que les 8 milliards d’euros de la proposition de Syriza du 22 juin. Politiquement, la pilule sera difficile à faire accepter par Syriza, le parti au pouvoir.. Le texte proposé ressemble, il est vrai, à une victoire posthume du « oui » puisque le plan légèrement modifié du 25 juin est désormais proposé par Alexis Tsipras. Selon le Guardian, le premier ministre interpréterait ce « non » de dimanche avant tout comme le renouvellement de son mandat, qui le renforcerait dans sa capacité à prendre le « meilleur parti » pour le pays. Or, faute de liquidités, l’économie grecque se meurt rapidement. La situation s’aggrave de jour en jour. Et le premier ministre ne veut pas prendre le risque, ni l’initiative, d’un Grexit. Il doit donc faire des concessions importantes. Reste un élément essentiel ‘l’indispensable restructuration la dette, concession que doivent accepter  les créanciers pour que la plan d’austérité de Tsipras puisse être voté et accepté en Grèce. En fait pour des questions d’affichage Bruxelles et l’Allemagne vont refuser la restructuration, c’est à dire l’amputation de la dette mais accepter sans doute un allongement de la maturité (ce qui en fait revient au m^me).

Grèce et Chine font baisser Wall Street

Grèce et Chine font baisser Wall Street

 

 

Obama est inquiet à la fois par la situation en Asie mais aussi par la question Grecque. Il s’en est entretenu avec Merkel au téléphone, il souhaite un accord avec la Grèce. Du coup Lagarde, directrice du FMI, reconnait maintenant qu’il faut uen restructuration de la dette grecque. Le principal souci vient de l’Asie (Chine et Japon notamment op la croissance est à l’arrêt.  Du coup on craint même un krach boursier qui pourrait faire contagion. Wall Street a fini en baisse mercredi — après le compte rendu de la dernière réunion de la Fed — dans un marché alourdi dès l’ouverture par l’effondrement des bourses chinoises qui ajoutent un motif d’inquiétude, en plus du feuilleton grec. Les « minutes » du dernier comité de politique monétaire (FOMC) ont accentué les pertes deux heures avant la clôture. De nombreux responsables de la Réserve fédérale y ont exprimé leur volonté de voir d’autres signes de renforcement de l’économie américaine avant de relever les taux, tout en manifestant leurs inquiétudes sur la Grèce. En Chine, les autorités ont annoncé une nouvelle batterie de mesures pour tenter d’enrayer la glissade des actions, tombées mercredi à des plus bas de quatre mois. En vain, les autorités de régulation des marchés financiers chinois évoquant même désormais un « sentiment de panique », qui commence à se propager sur les autres places asiatiques.  Après un an d’emballement financé par la dette, les actions ont été  corrigées de 30% par rapport à leurs pics de mi-juin, perdant près de 3.000 milliards de dollars de capitalisation. « La chute des actions en Chine fait peur au marché », note Tim Ghriskey, responsable de l’investissement de Solaris Group.

Grèce plus Chine : danger pour la croissance mondiale

Grèce plus Chine : danger pour la croissance mondiale

 

 

Deux pays qui ne pèsent pas le même poids mais qui influencent actuellement les marchés. La Chine d’abord parce que son industrie este en panne du fait de l’atonie de la demande mondiale. Du coup les cours des matières premières baissent dangereusement. La Grèce, elle, est la petite goutte qui pourraiat faire déborder les taux. Or cette remontée des taux (déjà en cours mais qui pourrait s’accentuer en cas de Grexit) porterait un coup supplémentaire aux investissements tant des ménages que des entreprises.  Le pétrole Brent a ainsi  perdu près de 15% sa valeur en 15 jours, (-10% en cinq jours), chutant encore de 2,6% ce mardi. A 55,2 dollars le baril, il n’est pas encore à son plus bas des dernières années (47,7 dollars le 15 janvier 2015), mais s’en rapproche. Le prix du fer s’est effondré dans des proportions encore plus élevées, passant de près de 66 dollars la tonne à 52 dollars hier (-21%). Le cuivre, lui, a perdu 20% en cinq jours ! Une contagion a bien sûr lieu de marché à marché. Quand les prix des actions baissent, des arbitrages conduisent les investisseurs à vendre d’autres titres. Il y a donc bien un effet grec. Mais ce n’est pas tout. Les marchés raisonnent, logiquement, en termes d’offre et de demande. Côté offre, pas de bouleversement ces derniers jours. Mais s’agissant de la demande, le premier facteur de baisse des cours des matières premières industrielles et du pétrole, c’est l’évolution de l’économie chinoise, qui en est la première consommatrice au monde. Le krach de la bourse de Shanghai (-30%) inquiète les investisseurs. On savait l’économie de la Chine sur la voie du ralentissement, le taux de croissance prévu (+7%) étant peut être surestimé. La production industrielle chinoise est l’arrêt depuis plusieurs mois, souligne le directeur des études économiques de Natixis, Patrick Artus. La chute des actions chinoises ne peut qu’accentuer le mouvement, en déprimant l’investissement. D’où l’inquiétude des marchés.

Grèce: nouveau dernier délai dimanche…ou plus tard

Grèce:  nouveau dernier délai dimanche…ou plus tard

 

Bruxelles n’en finit pas de lancer des ultimatums, cette fois c’est dimanche, le dernier carat ! A moins que ce ne soit repoussé aux calendes…grecques ! En vérité le feuilleton risque de durer car il n’est pas question d’envisager un réel plan global. Tout au plus une  aide partielle et provisoire pour gagner du temps (ou plutôt en perdre). Personne n’y comprend plus rien. La Grèce n’aurait pas fait de propositions sérieuses. En fait l’Allemagne et d’autres voudraient virer la Grèce en prenant n’importe quel prétexte. Une Grèce certes pas sans défaut mais qui constitue actuellement la cible idéale pour exacerber tous les nationalismes. Du pain béni pour les politiques démagos «  on ne va quand même pas encore payer pour ces fainéants » ! Cela démontre à l’évidence qu’il n’ya aucune gouvernance au plan européen ; Et dimanche il est possible qu’on recule encore la date de l’ultimatum. A moins qu’Obama siffle la fin de la récréation pour demander à l’Europe de ne plus jouer à l’apprenti sorcier. Car en attendant les bourses plongent  et surtout la remontée des taux d’intérêt vont menacer la fragile croissance mondiale. Réunis mardi en sommet à Bruxelles, les pays membres de la zone euro se sont donnés jusqu’au week-end pour s’accorder sur un plan d’aide susceptible de maintenir au sein de la monnaie unique une Grèce au bord de l’effondrement économique. Isolée diplomatiquement après la victoire du « non » dimanche lors du referendum organisé sur les propositions des créanciers, la Grèce a obtenu un sursis de moins de 48 heures pour présenter un plan de réformes et déposer une demande officielle d’aide au Mécanisme européen de stabilité (MES).   »La dure réalité est qu’il ne nous reste plus que cinq jours pour parvenir à un accord définitif », a prévenu Donald Tusk, le président du Conseil européen, au cours d’une conférence de presse à l’issue du sommet. Alors que de nombreux analystes estimaient que la réunion de mardi constituait la dernière chance pour sortir de l’impasse, cette échéance a de fait été repoussée à une rencontre des ministres des Finances de la zone euro samedi.  La chancelière allemande Angela Merkel a souhaité obtenir dans la semaine suffisamment de propositions de la part d’Athènes pour demander au Bundestag d’approuver l’ouverture de discussions en vue d’un nouveau plan d’aide à long terme. Les 28 chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne se réuniront dimanche à condition que le Premier ministre grec Alexis Tsipras soumette d’ici jeudi un plan détaillé, a-t-elle déclaré.  Si ce plan est jugé adéquat et que le gouvernement grec commence à le mettre en œuvre, un prêt à court terme pourra être accordé à la Grèce, a poursuivi la chancelière tout en affirmant « ne pas être exagérément optimiste » quant à une solution. Si elle n’a pas exclu un rééchelonnement de la dette grecque sur le long terme, elle s’est en revanche montrée intransigeante dans son refus d’une décote réclamée par Alexis Tsipras, affirmant que cette option était impossible parce qu’illégale.  (Comme la dette allemande de la seconde guerre mondiale de plusieurs  centaines de milliards à l’égard de la Grèce ?)

Trichet : comme les autres, à « mort la Grèce « 

Trichet : comme les autres,  à « mort la Grèce  »

 

Formidable Trichet qui n’a jamais eu la moindre formation ou expérience économique, ce qui ne l’a pas empêché de diriger –mal- la BCE dans le sens que souhaitait l’Allemagne. Et c’est pourquoi il était tellement apprécié.  Et qui répète encore ce que dit m’Allemagne : » la Grèce dehors ». Putassier en plus quand il sollicité la condamnation des Français et leur nationalisme. Au fait il était bien gouverneur de la Banque de rance quand les déficits français se sosnt accumulés ? Er c’est combien la retraite d’un ancien gouverneur ? Et quel était son salaire de président de la BCE en 2007 ? Le «traitement de base» du Président du directoire, Jean-Claude Trichet, était  de 345 252 euros par an, celle du vice-président, Lucas Papademos, de 295 920 euros, et celle des quatre autres membres du directoire, de 246 588 euros chacun A ces sommes s’ajoutent «une indemnité de résidence et une indemnité pour frais de représentation. Pour ce qui concerne le président, un logement de fonction appartenant à la BCE est mis à sa disposition, à la place de l’indemnité de résidence. Conformément aux conditions d’emploi du personnel de la Banque centrale européenne, les membres du Directoire ont droit à des allocations scolaires, de foyer et pour enfant à charge, en fonction de leur situation individuelle». Ces indemnités supplémentaires ainsi que «les prestations qu’ils ont perçues au titre des cotisations de la BCE aux régimes d’assurance maladie et accidents se sont élevées au total à 579 842 euros (557 421 en 2006), portant le montant total des émoluments à 2 207 366 euros (2 153 013 en 2006)». En comparaison, le  président de la Réserve fédérale américaine ne gagne «que» 186.000 dollars (dévalués) alors que celui de la Banque nationale de Belgique atteint le record de… 475.000 euros. Le président de la Commission, lui, ne gagne que 280 608 euros par an auxquels s’ajoutent une indemnité de résidence de 42 091 euros et 16 800 euros d’indemnité de représentation. Un traitement similaire à celui du Président de la Cour de justice européenne.  La Grèce s’apprête à demander une nouvelle aide financière mais Trichet s’y oppose, il faudrait sans doute toucher à sa retraite (payée par la dette française).  Pour l’ancien président de la Banque centrale européenne (BCE), Athènes doit d’abord s’engager à faire de nouvelles réformes.  Pour Jean-Claude Trichet, Athènes doit fournir « des engagements crédibles, qui permettent de remettre la Grèce sur des rails, d’avoir de la croissance, des créations d’emplois, d’être à nouveau compétitive« . A cette condition, une nouvelle aide est possible. Les Grecs ont massivement rejeté, lors du référendum de dimanche, le plan proposé par les créanciers du pays. Mais selon Jean-Claude Trichet, la Grèce doit d’abord s’en prendre à elle-même et à ses dépenses excessives avant la crise : « quand les Français avaient 36% d’augmentation de salaire, les fonctionnaires grecs avaient 117% d’augmentation de salaire. Il y a eu un dérapage non contrôlé« . « Ce que vous appelez l’austérité« , ajoute-t-il, « c’est le retour progressif à une situation d’équilibre« . Alexis Tsipras veut renégocier, sans attendre, la dette de son pays. Jean-Claude Trichet est opposé à toute réduction de cette dette : « Les Français ont sur la Grèce une créance de 45 milliards d’euros (…) On ne peut pas en parler légèrement dans l’état des finances publiques françaises et compte tenu de ce qu’on a déjà demandé aux contribuables français (…) Je suis totalement contre un abandon de créance« . Plus putasser tu meurs !

Grèce : le FMI silencieux !

Grèce : le FMI silencieux !

 

 

Le FMI accusé d’incompétence tant par les grecs que par les européens (plus discrètement) se montre bien silencieux depuis le « non » des grecs. Pas étonnant le FMI a imposé des cures d’austérité à nombre de pays qui ont eu du mal à s’en relever ; Un FMI composé de médecins de Molière qui préconisent surtout la saignée d’autant plus facilement que la plupart sont des économistes d’administration ne connaissant pas grand-chose des réalités économiques et sociales . Du coup Lagarde, la speakerine du FMI se tait ou presque.  Honni à Athènes et désavoué par les Européens, le FMI aborde le prochain round de négociations avec la Grèce dans une posture délicate, soucieux d’arracher un compromis mais aussi de récupérer l’argent prêté au pays. Signe de ce flottement, le Fonds monétaire international aura attendu près de vingt-quatre heures pour réagir à la victoire massive du « non » au plan de réformes qu’il avait concocté avec les autres créanciers de la Grèce (Commission et Banque centrale européennes). « Le FMI a pris acte du référendum tenu en Grèce », a sobrement réagi sa directrice générale Christine Lagarde. « Nous nous tenons prêt à aider la Grèce si on nous en fait la demande », s’est-elle bornée à déclarer. C’est bien là toute la question: les Européens ont-ils encore envie de voir l’institution de Washington prendre place à la table des négociations? Les Grecs ont déjà répondu sans équivoque en faisant porter au FMI une responsabilité « criminelle » dans les cures d’austérité qui ont fait chuter leur produit intérieur brut de 25% sur cinq ans. Le reste de la zone euro est bien moins tranché mais pas toujours mieux disposé. En appelant jeudi à accorder une nouvelle aide massive ( près de 40 milliards)  et un allègement de dette à la Grèce, le FMI a brusquement changé de vision et ainsi irrité jusqu’à ses plus proches alliés sur le continent, notamment l’Allemagne, au risque d’affaiblir son aura. Le FMI a chois de ne pas envoyer de représenta lors de la réunion de l’Eurogroupe.

 

Le débat français sur la Grèce pollué par 2017

Le débat français sur la Grèce pollué par 2017

 

Le débat français concernant la Grèce est complètement pollué par la perspective de 2017. En gros, on se positionne à droite contre tout ce que dit Hollande en manifestant beaucoup de condescendance voire de mépris pour les grecs comme si la France était irréprochable.  De son coté Hollande parle pour ne pas fâcher sa gauche et les écolos (et ainsi favoriser uen candidature unique en 2017) . C’est assez symptomatique, alors que le dossier grec concerne l’ensemble de l’Europe, la victoire du « Non » lors du referendum hellénique provoque un débat… franco-français qui oppose droite et gauche. A droite, globalement, on commence à prendre acte qu’une sortie de la Grèce de la zone euro serait la meilleure chose. A l’inverse, à gauche, on plaide plutôt pour une reprise des négociations avec le gouvernement d’Alexis Tsipras. Il faudrait aussi rappeler par exemple à  Giscard D’Estaing qui maintenant souhaite le départ des grecs que c’est lui, l’un des principaux artisans (avec Chirac)  de l’entrée de la Grèce  («  on ne dit pas non à Platon «  avait dit Giscard qui n’est pas à une  contradiction près. Certes la Grèce n’est  pas sans responsabilité (corruption, absence d’Etat, clientélisme politique etc.) pour autant on a voulu l’entrée de la Grèce (l’Allemagne aussi) comme aujourd’hui on veut l’entrée de l’Albanie dans l’Union. Même Juppé a dérapé. « La Grèce n’est plus en mesure aujourd’hui d’assumer des disciplines de la zone euro. Chercher à l’y maintenir à tout prix, par des arrangements de circonstance, fragiliserait l’ensemble du système. Nous devons l’aider à organiser sa sortie, sans drame. Ce qui ne veut pas dire qu’elle doit aussi sortir de l’Union ». Une position finalement assez faux cul qui vise aussi à contrer Sarkozy expéditif sur le dossier grec : » il faut virer la Grèce et Tsipras avec ».  Des propos surtout à usage interne dans la perspective de 2017 mais qui ne sont pas très responsables. D’abord ils risquent de déstabiliser un peu plus les marchés (avec comme conséquence l’augmentation des taux) et surtout font l’impasse sur la situation dramatique de l’endettement françaisis (31 000 euros par habitant). Une dette également impossible à rembourser, tout aussi irresponsable que la dette Grecque.

Grèce-Yanis Varoufakis : les créanciers le dégoûtent

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Le ministre des finances démissionnaire  aura marqué les esprits grâce à son sens de la formule. Une verve qui aura joué dans son départ. En effet, ce lundi 6 juillet, le ministre grec des Finances a annoncé sa démission. Et pour ne pas déroger à sa réputation, il l’a fait avec panache : « je porterai le dégoût des créanciers avec fierté », écrit-il sur son blog. Cette dernière pique conclut 5 mois de franc-parler. Florilège de ses meilleures phrases.

29 janvier 2015: « nous sommes pour un mode de vie frugal »

« Nous sommes pour un mode de vie frugal, nous ne pensons pas que développement signifie multiplication de Porsche Cayenne dans les rues étroites de nos villes, ordures sur les plages et dioxyde de carbone dans l’atmosphère », explique-t-il lors de sa première conférence de presse à Athènes, deux jours après sa prise de fonction.

5 février 2015:  » nous ne sommes même pas tombés d’accord sur le fait de ne pas être d’accord »

« De mon point de vue, nous ne sommes même pas tombés d’accord sur le fait de ne pas être d’accord », déclare Varoufakis à Berlin après un entretien avec son homologue allemand Wolfgang Schäuble.

8 février 2015:  » si on enlève la carte Grèce, les autres s’écroulent »

« La sortie de la Grèce de l’euro n’est pas une perspective qui rentre dans nos plans, simplement parce que nous pensons que l’Europe est fragile. C’est comme quand on construit un château de cartes. Si on enlève la carte Grèce, les autres s’écroulent », prévient-il dans un entretien à la télévision italienne RAI.

11 février 2015: « substance intellectuelle »

« Wolfgang Schäuble est probablement le seul politique européen avec de la substance intellectuelle », déclare Varoufakis à l’hebdomadaire Stern au sujet du ministre allemand des Finances, qui passe pourtant pour l’un des plus intransigeants vis-à-vis des Grecs.

25 février 2015:  » attendez-vous au pire »

« Ce que je dis à mes homologues est ceci: si vous pensez que vous avez intérêt à abattre des gouvernements progressistes comme le nôtre (…) alors attendez-vous au pire », met-il en garde dans Charlie Hebdo.

27 février 2015:  » nous sommes fiers de (son) niveau d’imprécision »

« Nous sommes fiers de (son) niveau d’imprécision », lance Yanis Varoufakis au sujet du programme d’engagements de réformes transmis par Athènes à ses partenaires européens. En grec, il se félicite de « l’ambiguïté créatrice » de l’accord.

15 mars 2015 : « un honneur que Bild essaie de me nuire »

« C’est un honneur que Bild essaie de me nuire. Plus ils le font, mieux je dors la nuit », déclare Varoufakis à l’agence grecque ANA, après que le tabloïd allemand eut annoncé sa démission imminente.

15 mars 2015:  » petits problèmes insignifiants de liquidité »

« De petits problèmes insignifiants de liquidité ne doivent pas diviser l’Europe », relativise Yanis Varoufakis sur la chaîne allemande ARD.

26 mai 2015: « nous avons rempli nos obligations vis-à-vis des créanciers »

« Depuis quatre mois nous avons rempli nos obligations vis-à-vis des créanciers en puisant jusqu’au fond de notre économie, on ne peut pas faire cela indéfiniment et nos créanciers le savent », lance le ministre sur CNN. « Donc il commence à être temps qu’ils se mettent d’accord » et « fassent le dernier quart du chemin, puisque nous en avons déjà fait les trois autres quarts ».

3 juillet 2015 : « plus gros ratage de l’histoire »

« Nous avons un très mauvais système de gouvernance en Europe », déclare-t-il à BBC News. « Ce n’est pas la bonne manière de diriger une union monétaire. C’est une parodie. C’est une comédie des erreurs depuis maintenant cinq ans. » « Le programme qu’ils ont imposé à ce pays et qu’ils veulent continuer à imposer (…) va rester comme le plus gros ratage de l’histoire économique ».

4 juillet 2015: « ce qu’ils font avec la Grèce a un nom: terrorisme »

« Ce qu’ils font avec la Grèce a un nom: terrorisme », accuse Yanis Varoufakis dans El Mundo. « Pourquoi est-ce qu’ils nous ont forcés à fermer les banques? Pour insuffler la peur aux gens. Et quand il s’agit de répandre la peur, on appelle ce phénomène le terrorisme », développe le ministre au sujet de la politique du FMI, de la BCE et de l’UE.

 

Grèce : « un referendum qui ne change rien » (Pascal Lamy)

Grèce : « un referendum qui ne change rien » (Pascal Lamy)

 

Sur la plan financier ce référendum ne change rien, il y a toujours  le risque d’un chaos pour la Grèce. Pour autant cela confère à Tsipras uen autorité pour vraiment négocier avec des partenaires certes réticents mais qui doivent prendre en compte la situation explosive de la région. Pour l’ancien commissaire européen, après le référendum, le Premier ministre grec « est donc en meilleure position de négociation ». Mais Pascal Lamy s’inquiète : « La situation empire tous les jours. L’économie grecque est en chute libre ». Il craint que la Grèce « s’effondre dans un chaos ».  Pour Pascal Lamy, « le non au référendum ne change rien à la situation économique et financière de la Grèce. Les banques sont fermées. Le pays va vers une situation où il n’y aura plus de cash du tout. Par contre, l’équation politique a changé. Le Premier ministre, en réussissant son pari (…) est en meilleure position de négociation. Ses interlocuteurs européens vont devoir davantage aider la Grèce qu’ils ne l’auraient fait avant ce référendum. La contrepartie, c’est qu’Alexis Tsipras a aussi une autorité plus forte sur sa propre majorité ». Le premier ministre grec a-t-il eu raison ? « Il a eu, pour l’instant, raison« , répond Pascal Lamy. « Il ressort avec une main politique renforcée mais aussi avec une responsabilité renforcée. Pour tous ceux qui sont pour le maintien du pays dans la zone euro, y compris en Grèce, ce n’est pas forcément une mauvaise nouvelle. » L’ancien commissaire européen au Commerce appelle les dirigeants français et allemands à « se mettre d’accord pour qu’ensuite le Conseil européen reconstruise les ponts avec la Grèce et regarde ce sujet avec l’angle qu’il faut et qui n’est pas l’angle comptable, mais qui est un angle géoéconomique et géopolitique ». « Si la Grèce s’effondre dans un chaos, c’est un problème majeur pour l’Europe compte tenu de ce qui se passe dans le bassin méditerranéen et au Moyen-Orient. »

Grèce : démission du ministre des Finances

Grèce : démission du ministre des Finances

 

C’est à la fois uen surprise et pas une surprise. Une surprise car avec le non massif, le ministre des finances et tout le gouvernement se retrouvent renforcés. Le ministre des finances avait menacé de démissionner mais en cas de victoire du oui. Une démission  cependant du domaine du possible car d’une  certaine manière des divisions se sosnt créées au sein même du parti de Tsipras avec d’uen coté des radicaux, de l’autre des plus modérés prêts à assouplir leurs positions vis-à-vis de Bruxelles. C’est un verrou qui saute et qui devrait en tout cas favoriser la reprise des négociations avec la commission européenne, aussi avec  la BCE.  

Il faut un compromis sur la Grèce (Macron)

Il faut un   compromis sur la Grèce (Macron)

 

 

Macron a raison, il faut nécessairement un compromis maintenant, il a d’autant plus raison que la France elle-même est dans uen position financière particulièrement délicate et deviendrait donc une cible pour Bruxelles et les marchés  si la Grèce devait sortir de l’euro. Le ministre français de l’Economie, Emmanuel Macron, a donc estimé dimanche qu’il faudrait trouver un compromis pour la Grèce quelle que soit l’issue du référendum et ne pas se réfugier derrière l’action de la Banque centrale européenne (BCE). Les électeurs grecs sont appelés aux urnes ce dimanche pour se prononcer sur des propositions soumises par les créanciers du pays en vue d’un accord « aides financières contre réformes », un référendum à l’issue incertaine et qui pourrait ouvrir la voie à une sortie du pays de la zone euro. « Même si le non grec devait l’emporter, notre responsabilité dès demain ce sera de ne pas faire le traité de Versailles de la zone euro », a jugé Emmanuel Macron en évoquant le texte signé après la Première Guerre mondiale et qui détermina les sanctions prises par les alliés contre l’Allemagne, souvent accusé d’avoir ouvert la voie à la montée du nazisme en précipitant l’Allemagne dans la crise économique.   »La situation de la zone grecque, nous l’avons coproduite (…) Il faut être exigeant et trouver un compromis pour la Grèce sur la base des réformes, de la soutenabilité de la dette, d’évolution des finances dans le temps. Nous aussi nous devons faire des efforts », a-t-il ajouté à l’occasion des Rencontres économiques d’Aix-en-Provence.

Grèce : « Tsipras doit partir » (Sarkozy)

Grèce : « Tsipras  doit partir » (Sarkozy)

 

Comme d’habitude Sarkozy ne faiat pas dans la dentelle, il veut que Tsipras parte en cas de oui comme de non eu referendum. L’argumentaire est spécieux et uniquement destiné à prendre le contrepied de Hollande (par ailleurs au discours très ambigu). Accessoirement il sait sans complexe sur la démocratie grecque.  Quant à sa proposition de gouvernement économique européen, c’est l’arlésienne. Si les Grecs répondent « non » au référendum organisé dimanche sur le plan d’aide européen à leur pays, alors leur Premier ministre Alexis Tsipras devra « partir », a donc déclaré, samedi, l’ancien président français Nicolas Sarkozy devant environ 4.00O sympathisants et militants. Il était l’invité d’honneur, dans le Loir-et-Cher, de la Fête de la Violette, le rassemblement annuel de la Droite Forte, courant conservateur du parti Les Républicains. Selon lui, « M. Tsipras s’est mis dans une situation impossible. Si le peuple grec dit oui au plan que propose l’Europe, Tsipras est obligé de partir. Si les Grecs disent non, Tspiras ne peut plus négocier, parce qu’alors, il reviendrait négocier avec ses partenaires européens avec un mandat encore plus dur que celui d’avant le référendum ». « Aujourd’hui, la question est moins de savoir comment protéger la Grèce que comment on protège les 18 autres pays actuellement membres de la zone euro », a affirmé M. Sarkozy. Quel que soit le résultat du référendum, l’Union européenne devra se doter rapidement d’un gouvernement économique (…) pour poser les conditions d’une harmonisation de nos politiques économiques. Ça doit être fait vite et sur la base d’un axe franco-allemand indestructible », a déclaré samedi l’ancien président français. « Quelle que soit la décision des Grecs, je demande que soit convoqué un sommet des chefs d’Etats de la zone euro sans tarder et que nous décidions à 18 ou 19 de tirer les conséquences de tout ce qu’il s’est passé depuis la création de la monnaie unique », a-t-il poursuivi.  Nicolas Sarkozy a fustigé le gouvernement grec d’Alexis Tsipras, qui a appelé les Grecs à voter « non » au plan « argent frais contre réformes » proposé par les créanciers d’Athènes.  »Avec Mme (Angela) Merkel, nous avons tout fait pour que la Grèce ne sombre pas », a-t-il dit, en se référant à la première crise de la dette grecque, dans les années 2010-2012. « Mais il y a eu un fait nouveau (…) c’est que la Grèce s’est dotée d’un premier ministre qui ne partage aucune de nos valeurs », a-t-il poursuivi. « Un homme qui dit aux créanciers qu’il a peu à faire de ce qu’ils pensent. »  »Mais moi je veux dit au premier ministre grec, prenez garde monsieur, parce que les créanciers, ce sont les contribuables français et européens », a-t-il lancé. « Vous n’avez pas le droit de les insulter et vous n’avez pas le droit de fuir les responsabilités qui sont les vôtres. »

Grèce : Un referendum pour rien

Grèce : Un referendum pour rien

 

L’Europe comme la Grèce joue depuis des mois à « coucou ,  fais-moi peur ! ». Derniere grande trouille en date : le referendum. Qui va changer quoi ? Pratiquement rien car sitôt après le referendum l les discussions vont reprendre, régler le court terme et s’éterniser à nouveau. La question centrale set celle de la réduction de la dette globale, impossible à rembourser, mais on ne peut régler ce problème définitivement car la France est dans uen situation identique à celle de la Grèce (les Italien, les espagnols pas loin). 31 000euros de dette par habitant pour la France et 28 000 pour les Grecs ! Le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, a d’ailleurs déclaré à un journal allemand s’attendre à parvenir à un accord avec les créanciers de son pays lundi, quel que soit le résultat du référendum de dimanche.   »Je m’attends à ce que nous ayons un accord lundi. Et cela ne dépendra pas du fait qu’une majorité vote ‘oui’ ou ‘non’ lors du référendum », a-t-il dit au Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung selon des extraits de l’entretien publiés samedi. « N’écoutez pas ceux qui disent que l’offre n’est plus sur la table: bien sûr qu’elle y est toujours, puisque c’est ce qu’ils veulent », a-t-il ajouté à propos des propositions des créanciers.  Il s’en est également pris à son homologue allemand, Wolfgang Schäuble.   »M. Schäuble a clairement dit en 2012 qu’il préférerait un Grexit », a-t-il dit selon le journal.

Après la Grèce, le défaut de la France ( Fillon)

Après  la Grèce, le défaut de la France ( Fillon)

Fillon a raison, ce n’est la Grèce qui inquiète réellement Bruxelles et surtout Merkel mais la France car la situation de la France est tout aussi catastrophique mais les enjeux autrement importants. La France cumule uen dette de 2000 milliards environ soit « 31 000 euros par habitant. Une dette également imposable à rembourser sauf comme en ce moment à emprunter. Mais à condition qu’on ne connaisse pas uen crise des taux. Invité c de France Info, l’ancien Premier ministre François Fillon a alerté sur l’état des finances publiques françaises qui pourraient être « étranglées » par une hausse des taux d’intérêts.  « On a l’exemple avec la Grèce qu’un pays peut faire faillite. Et on voit bien que derrière la Grèce, il y a une ombre qui se profile et qui est terrifiante, c’est celle d’un défaut un jour de paiement de la France » a affirmé François Fillon. « Parce que ce n’est pas l’économie grecque, la France. Personne ne pourrait venir aider en réalité. Or la situation de la France est très simple. Une augmentation des taux d’intérêts, dont personne ne peut dire qu’elle ne se produira pas un jour, viendrait étrangler complètement les finances publiques françaises ». En septembre 2007, François Fillon, alors Premier ministre avait fait sensation avec cette déclaration : « Je suis à la tête d’un Etat qui est en situation de faillite sur le plan financier. Je suis à la tête d’un Etat qui est depuis 15 ans en déficit chronique, je suis à la tête d’un Etat qui n’a jamais voté un budget en équilibre depuis 25 ans. Ça ne peut pas durer. »

 

Crise en Grèce : Hollande parle pour ne rien dire ( Bayrou)

Crise en Grèce : Hollande parle pour ne rien dire ( Bayrou)

Pour François Bayrou, le référendum, confirmé par Alexis Tsipras mercredi 1er juillet, est avant tout « un moment où vont se rencontrer toute la mise en scène qui a été faite et la réalité du peuple grec et ce qu’il a à l’esprit ». Et si le Premier ministre appelle à voter « non », le président du Modem le voit comme une remise en cause de l’euro. « Jusqu’à présent, dans le monde entier, on considérait qu’un pays de la zone euro était protégé par l’euro. On pouvait prêter à un pays et on était sûr d’être remboursé, donc les taux d’intérêt étaient bas. Mais là, on va être dans une situation où un pays de la zone euro peut faire faillite ». Mais le maire de Pau est conscient que seules deux solutions sont possibles lors du référendum organisé dimanche 5 juillet. « Ou il y a un ‘oui’ et le gouvernement saute, ou il y a un ‘non’ et c’est l’enclenchement de la sortie de l’euro et peut-être même de l’Union européenne« , a-t-il déclaré. On multiplie les discours sur des choses qui ne sont pas de grande importance et on ne dit rien sur l’essentiel. Peu confiant, François Bayrou « ne croit pas une seconde aux affirmations rassurantes » qui sont faites par François Hollande. « Elles sont peut-être obligatoires mais je suis interrogatif sur l’absence publique du Président. Les citoyens sont tous dans l’inquiétude et il devrait être là pour partager avec les Français son analyse de la situation », a-t-il critiqué. Et ce avant une dernière attaque : « On multiplie les discours sur des choses qui ne sont pas de grande importance et on ne dit rien sur l’essentiel ».

 

Grèce : Sapin s’aligne sur Merkel

Grèce : Sapin s’aligne sur Merkel

Il y a à peine 24 heures Hollande affirmait «  un accord et tout de suite » pour faire semblant de soutenir les grecs. Pas contente Merkel a rappelé le gouvernement français  à l’ordre. Du coup la France qui a la trouille pour la tolérance que manifeste pour l’instant l’Allemagne pour son propre endettement change de fusil d’épaule.  » Pas accord avant le referendum « ( Sapin). Un rétropédalage diplomatique. Le ministre français des Finances Michel Sapin a donc jugé jeudi impossible de conclure un accord avec la Grèce avant le référendum de dimanche, en rupture avec la ligne défendue jusqu’à la veille par la France dans le dossier de la crise grecque. « Jusqu’à hier, la France a agi parce que nous étions persuadés qu’il était possible de faire en sorte qu’hier un accord intervienne », a-t-il déclaré sur iTélé.  Le Premier ministre grec Alexis Tsipras « s’est exprimé, il a maintenu – c’est parfaitement son droit – le référendum, il a maintenu -c’est parfaitement son droit – l’appel au ‘non’, on ne peut pas passer un accord avec quelqu’un qui nous dit non », a-t-il ajouté. Mais « il faut aussi que le peuple grec sache que les conséquences du ‘oui’ ne sont pas exactement les mêmes que les conséquences du ‘non’ ». Le Premier ministre grec a réitéré mercredi son appel à voter « non » aux propositions des créanciers de la Grèce lors du référendum de dimanche qui pourrait décider de l’avenir européen du pays. Le dossier grec a mis en lumière des divergences dans le couple franco-allemand, l’Allemagne affirmant que des négociations n’étaient pas possibles avant le référendum tandis que la France plaidait en faveur de la conclusion d’un accord avant dimanche pour éviter de plonger la zone euro « dans le vide ». « La France a dans sa relation avec la Grèce une position singulière », a déclaré Michel Sapin. « Nous avons une capacité de dialogue avec la Grèce que l’Allemagne n’a pas. La France a utilisé en lien avec ses partenaires cette capacité de dialogue, la France continuera de le faire. « Pour ne rien dire et  le contraire !

 

Christine Lagarde et la Grèce: l’incompétence et le mépris

Christine Lagarde et la Grèce: l’incompétence et le mépris

Christine Lagarde n’a pas hésité à traiter les grecs et leurs représentants d’enfants. Elle qui n’a strictement aucune formation ou compétence en économie. Uniquement au FMI pour remplacer en vitesse DSK parce qu’elle parle un anglais parfait.( elle sait seulement lire les communiqués de Bercy disait Alain Minc).  Comme ministre des finances de la France, elle a été nulle comme se prédécesseurs ; Et le problème de l’Europe ce n’est pas la Grèce mais la France, ses 2000 milliards d’endettement ( 30 000 par habitant). La faute à Lagarde qui par inattention a aussi signé une chèque de 400 millions à Tapie ! Un exemple de rigueur et de technicité. La Grèce doit d’abord réformer son économie avant que la question d’une éventuelle restructuration de sa dette soit négociée, réaffirme Christine Lagarde dans une interview accordée mercredi à Reuters dans laquelle la directrice générale du FMI s’en prend en termes voilés à Alexis Tsipras. Le Premier ministre grec, après avoir laissé entendre le contraire, a réitéré mercredi son appel à ses compatriotes pour qu’ils votent non au référendum de dimanche pour ou contre les propositions des créanciers d’Athènes.   »Nous n’avons pas le choix en ce qui concerne ceux qui représentent un pays et nous considérons tous les gouvernements dûment élus comme le partenaire légitime dans les négociations », déclare Christine Lagarde. La directrice générale du FMI, qui appelait à la mi-juin à un dialogue « avec des adultes autour de la table », n’a pas voulu dire si elle considérait Tsipras comme un partenaire fiable. Mais, a-t-elle ajouté, « nous avons reçu tant de ‘dernières’ offres, qui ont été elles-mêmes validées, invalidées, modifiées, amendées au cours des tout derniers jours qu’il est totalement aléatoire de dire où en est la dernière proposition (grecque) ». « Un processus démocratique est en cours », dit-elle du référendum qui aura lieu dimanche et dont l’annonce, au début du week-end dernier, a cueilli à froid les créanciers et les partenaires de la Grèce. « Espérons qu’il aboutira à plus de clarté, moins d’incertitude en ce qui concerne la détermination du peuple grec et l’autorité du gouvernement. » Sur la question d’une éventuelle restructuration de la dette grecque, que le gouvernement Tsipras, élu fin janvier sur la promesse d’en finir avec l’austérité, réclame depuis des mois en arguant qu’elle est insoutenable, Christine Lagarde estime qu’Athènes doit d’abord réformer son économie. « Etant donné le point où nous en sommes, mon impression est qu’il serait largement préférable d’observer un mouvement délibéré vers les réformes qui serait suivi par l’autre plateau de la balance », répond-elle. Bref du bla-bla , de la bouillie verbale de la part de celle qui cumule deux tares : ni techno, ni politique. Mais les médias l’adore. «  Parler pour ne rien dire avec uen telle classe », c’est le pied pour des journaleux qui eux-aussi n’u connaissent rien.

Grèce : pendant le défaut … le marchandage continue

Grèce : pendant le défaut … le marchandage continue

Courageusement on a décidé d’attendre ….le referendum grec. Mais le marchandage continue. De toute manière le résultat ne changera pas grand chose à la question grecque. La Grèce ne pourra jamais rembourser la totalité de sa dette, sa croissance est trop faible ( avec un chômage de l’ordre de 30%, un PIB en recul de 25% etc.). Il faudra donc une restructuration et un plan d’aide car Bruxelles ne peut exclure la Grèce ni de l’euro, ni de l’union européenne. Conclusion :   »La seule chose que nous puissions faire est d’attendre l’issue (du référendum) et voir alors s’il y a des bases pour continuer à aider la Grèce, et de quelle manière », a déclaré mardi soir à Reuters le président de l’Eurogroupe, le Néerlandais Jeroen Dijsselbloem, à l’issue d’une réunion, par téléphone, des ministres des Finances de la zone euro, la 12e depuis l’arrivée au pouvoir à Athènes du parti de gauche anti-austérité Syriza. « Ce qui peut changer, c’est la posture politique du gouvernement grec qui a mené à cette situation malheureuse », a-t-il poursuivi. A Berlin, la chancelière Angela Merkel, a été également très claire: «  »Nous ne négocierons sur rien de nouveau avant que le référendum, tel qu’il est prévu, ait eu lieu », a-t-elle dit mardi en fin d’après-midi, alors que venait d’être annoncée la tenue de cette réunion extraordinaire de l’Eurogroupe. De toute manière il faudra restructurer la dette grecque : « , la Grèce demande que sa dette à l’égard du Fonds européen de stabilité financière (FESF) soit restructurée et re-profilée dans l’esprit des propositions qui doivent être faites par la Commission européenne afin de faire en sorte que la dette de la Grèce devienne soutenable et viable à long terme », déclare  Varoufakis., Jean-Claude Juncker, a évoqué la possibilité d’un réexamen à partir d’octobre de la dette grecque qui porterait sur un allongement des maturités des prêts (leur échéance), une réduction des taux d’intérêt et une prolongation du moratoire sur le paiement des intérêts des crédits débloqués par la zone euro.

 

Nouvelle dégradation de la Grèce à « CC »

Nouvelle dégradation  de la Grèce à « CC »

La Grèce est proche de la pire des notes, elle devrait emprunter à 15 ou 20% tandis que l’Allemagne emprunte à presque 0%.  Fitch Ratings a en effet annoncé mardi soir avoir abaissé la note de la Grèce, qui passe de « CCC » à « CC », à deux crans de la note « SD » ou « défaut sélectif », alors qu’Athènes et ses créanciers sont engagés dans des négociations de la dernière heure pour tenter d’éviter une sortie du pays de la zone euro. L’agence de notation estime que l’échec des négociations constaté jusqu’à présent entre la Grèce et ses créanciers a considérablement aggravé le risque que le pays ne soit pas en mesure d’honorer sa dette. « Nous jugeons désormais qu’un défaut de la dette de l’Etat détenue par les créanciers privés est probable », a-t-elle déclaré dans un communiqué. L’agence ajoute que la situation actuelle signifie également que la Grèce va probablement commencer à avoir des arriérées de paiement vis-à-vis du Fonds monétaire international (FMI) et risque d’en avoir également vis-à-vis de l’Euro système. Elle précise que « même si un vote ‘oui’ (au référendum sur la dernière proposition de ses créanciers) pourrait aider à éviter certains des risques les plus extrêmes auxquels le pays est confronté, sa situation de crédit resterait très précaire ». Les ministres des Finances de l’Eurogroupe ont convenu d’organiser mercredi matin une seconde téléconférence pour discuter de nouvelles propositions faites par la Grèce, alors que son plan de sauvegarde arrivait à expiration mardi à minuit et que des signes d’inquiétude étaient perceptibles dans la population grecque à l’idée d’un Grexit.

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