Archive pour le Tag 'Grèce'

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Grèce : contrôle des migrants contre la réduction de la dette

Grèce : contrôle des migrants contre la réduction de la dette

Selon le quotidien conservateur hellénique Kathimerini, Merkel proposerait à la Grèce un curieux marché : un contrôle effectif des mouvements migratoires contre une réduction de la dette. En cas de désaccord l’Allemagne menacerait la Grèce de l’exclure de l’espace Schengen. Merkel qui a largement ouvert ses frontières pour faciliter l’accueil des migrants (en 2015 l’Allemagne a accueilli environ 1 million de personnes) se trouve désormais confrontée à une position de plus en plus importante vis-à-vis de ce mouvement migratoire. En fait elle doit complètement changer son fusil d’épaule mais sans le dire. Une raison fondamentale : sa perte de popularité dans l’opinion publique (elle a perdu 10 points en six mois se retrouve à 33 %). Au lieu de fixer un quota de migrants comme par exemple l’Autriche, elle propose donc à la Grèce d’assurer la régulation des flux migratoires qui vont principalement vers l’Allemagne. L’Allemagne a bien tenté d’influencer certains pays d’Europe mais en vain. Il y a d’un côté ceux comme la Pologne, la Slovaquie ou la république tchèque qui sont bien contents de laisser passer les migrants qui se dirigent vers l’Allemagne, il y a  des pays qui tout simplement ont décidé de fermer leurs frontières comme le Danemark, la Suède ou la  Hongrie enfin d’autres qui ont mis en place des quotas. On sait que la Grèce est le principal point d’entrée pour les migrants en raison notamment de la proximité géographique avec la Turquie. Le problème c’est que la Grèce est entourée de pays qui ne font pas parti de l’union européenne et qui s’estime donc dispensés d’un rôle de régulation vis-à-vis de migrants qui veulent précisément s’installer dans l’union européenne. Le marchandage de Merkel viserait donc à exiger de la Grèce un contrôle strict de ses frontières st un filtrage des migrants. En retour l’Allemagne serait disposée à se montrer très accommodante concernant la question récurrente de la réduction de la dette grecque. Une question toujours en suspens d’autant que les récentes mesures de rigueur annoncée par la Grèce n’ont pas convaincu l’union européenne en particulier sur la question délicate de la réforme des retraites. Il se pourrait bien que le gouvernement grec acculé financièrement et fragile politiquement accepte finalement le marché proposé par Angela Merkel. Le chef du gouvernement grec en réalité n’a guère d’autre choix que d’accepter la proposition Merkel sinon il risque  c’est d’être exclu de l’espace Schengen et de n’obtenir au qu’une réduction de son énorme dette.

Grèce: Fin du Grexit et déblocage des fonds

Fin du Grexit et déblocage des fonds

 

Cette fois c’est fait concrètement il n’y aura pas de Grexit. Un est un premier déblocage des fonds sera effectué en faveur de la Grèce. L’aide sera toutefois accordée au compte goutte en outre une grande partie sera destinée aux remboursements de la dette grecque. En clair la Grèce accepte une nouvelle cure d’austérité contre son maintien dans la zone euro et contre un plan d’aide financière. Une orientation qui ne s’effectuera pas sans douleur mais sans doute préférable socialement et économiquement à une exclusion de l’euro. Le chef du gouvernement Alexis Tsipras espère aussi qu’en montrant la preuve de la rigueur de sa gestion il obtiendra en retour un allégement de la dette de son pays. Mais dans ce domaine rien n’est encore décidé. La Grèce et ses créanciers sont tombés donc d’accord sur une série de mesures de réformes, ce qui permettra à Athènes d’obtenir le versement d’une tranche d’un milliard d’euros dans le cadre du plan d’aide international octroyé au pays, a annoncé vendredi le ministre des Finances Euclid Tsakalotos. L’accord porte sur la structure d’un nouveau fonds de privatisation, sur les modalités de la restructuration du secteur public de l’électricité et sur la manière d’ouvrir le marché de créances douteuses, a-t-il précisé, ajoutant que le Parlement se prononcera mardi sur le texte. Des représentants de la Commission européenne, du Fonds monétaire international (FMI), de la Banque centrale européenne (BCE) et du Mécanisme européen de stabilité (MES) étaient à Athènes pour finaliser l’accord. Les discussions ont permis d’aboutir à un accord sur la structure d’un nouveau fonds de privatisation, dont les revenus seront alloués au soutien à l’investissement et au remboursement d’une partie de la dette publique.   »Le nouveau fonds sera doté d’un conseil de surveillance, qui sera nommé par le gouvernement et les créanciers », a déclaré une source gouvernementale à Reuters.  Athènes nommera trois membres du conseil de surveillance et les créanciers les deux autres mais chacune des deux parties disposera d’un droit de veto, a-t-elle précisé.

Aide à la Grèce : un accord enfin de Bruxelles

Aide à la Grèce : un accord enfin de Bruxelles

 

Il aura fallu du temps, beaucoup de discussions des changements politiques en Grèce mais un accord est enfin intervenu avec Bruxelles pour décider d’une nouvelle aide financière. Un accord qui doit peut-être aussi au contexte du conflit en Syrie. En effet la Grèce doit supporter les conséquences de l’arrivée massive de migrants ;  et de tous les pays européens c’est sans doute la Grèce qui a été la plus impliquée. Tout cependant est loin d’être réglé, la principale question qui se pose est de savoir si la Grèce mettra réellement en œuvre les réformes  annoncées. De ce point de vue le président de le l’euro groupe s’engage sans doute un peu en considérant que les réformes sont réalisées.  Le changement un peu brutal de posture de la part de Bruxelles peut légitimement surprendre. Le président de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, a donc annoncé samedi la conclusion d’un accord sur le déblocage d’une nouvelle tranche de deux milliards d’euros à la Grèce, dans le cadre du programme d’aide conclu en juillet, d’un montant global de 86 milliards d’euros.  Cet accord autorise également le versement d’une somme, pouvant atteindre 10 milliards d’euros, destinée à recapitaliser les quatre principales banques grecques. Cette décision intervient deux jours après l’approbation par le parlement grec de mesures réclamées par les créanciers d’Athènes. Jeroen Dijsselbloem a déclaré que le gouvernement d’Athènes avait mis en œuvre toutes les réformes figurant dans un premier volet de mesures convenues avec ses créanciers.  Le programme d’aide en cours permet au gouvernement grec de se financer à très faible taux auprès du Mécanisme européen de stabilité financière (MES) en échange d’une remise en ordre de ses finances publiques et de réformes censées améliorer l’efficacité et la compétitivité de son économie.  Le groupe de travail de l’Eurogroupe a passé en revue les progrès effectués par la Grèce et estimé qu’Athènes avait « désormais achevé la première série de grandes étapes et les mesures sur le secteur financier qui sont essentielles à la réussite du processus de recapitalisation », a dit le président de l’Eurogroupe. « L’accord ouvre la voie à l’approbation formelle par le conseil des gouverneurs du MES, lundi 23 novembre, du déblocage d’une nouvelle tranche de 2 milliards d’euros », a ajouté Jeroen Dijsselbloem.  L’accord permettra également au MES de décider au cas par cas de transferts d’argent à la Grèce pour la recapitalisation de son secteur financier.

Grèce: accord imminent avec l’union européenne

Grèce: accord imminent avec l’union européenne

Même si la question des saisies immobilières n’est pas encore complètement réglée il semble bien qu’on s’oriente vers un accord entre l’union européenne et la Grèce concernant le nouveau plan de financement. Un accord qui pourrait être aussi favorisé par le fait que la Grèce doit supporter de lourdes charges relatives à la présence de migrants. La Grèce et ses bailleurs de fonds de la zone euro sont parvenus à un accord sur de nombreux points du programme de réformes qu’Athènes doit mettre en œuvre en échange de nouveaux prêts, a annoncé dimanche Jeroen Dijsselbloem, le président de l’Eurogroupe. L’aval préalable des créanciers internationaux aux réformes est nécessaire au versement de la prochaine tranche d’aide financière, d’un montant de deux milliards d’euros, qui doit être suivie d’une enveloppe de dix milliards pour la recapitalisation du secteur bancaire. Mais les discussions, qui auraient dû être conclues mi-octobre, ont pris du retard en raison de divergences sur différents points, à commencer par le sujet politiquement sensible des saisies immobilières. »Je salue les bons progrès réalisés par les autorités grecques et les institutions dans les discussions sur les mesures prévues par la première série d’étapes et sur les mesures pour le secteur financier, qui sont essentielles au succès du processus de recapitalisation », a dit Jeroen Dijsselbloem. « Un accord a été conclu sur de nombreux points », a-t-il ajouté.

Grèce: une recapitalisation urgente des banques de 14 milliards

Grèce: une recapitalisation urgente des banques de 14 milliards

L’enjeu : permettre à la BCE de continuer à fournir des liquidités aux banques grecques. Pour couvrir les risques,  le besoin de financement de ces banques  a été évalué à 14 milliards. Il faudra donc recapitaliser les banques afin qu’elle continue de bénéficier de fournitures de liquidités par la BCE. La banque centrale a mené ces derniers mois une vaste revue des actifs des banques ainsi qu’un test de résistance. Cet examen approfondi « révèle un besoin de capital total de 4,4 milliards d’euros dans le scénario de base et de 14,4 milliards d’euros dans le scénario défavorable », marqué par une forte dégradation des conditions financières et économiques en Grèce, a précisé la BCE dans un communiqué. Les quatre groupes concernés sont les banques Alpha Bank, Eurobank, NBG et Piraeus Bank, cette dernière apparaissant comme la plus fragile, avec un manque de capital de près de 5 milliards d’euros en cas de scénario défavorable et de 2,2 milliards dans le scénario de base. Les quatre banques citées ont jusqu’au 6 novembre pour présenter un plan de refinancement à l’autorité européenne de supervision, le nouvel organe de contrôle bancaire lancé en novembre 2014 sous l’égide de la BCE. « Cela va ouvrir un processus de recapitalisation dans le cadre du programme d’ajustement économique (en Grèce, ndlr) qui doit être achevé d’ici la fin de l’année », a précisé la banque centrale dans le communiqué. « Le fait de couvrir ces besoins en levant du capital va se traduire par la création de réserves supplémentaires pour les banques », contribuant ainsi à améliorer leur résistance financière et leur capacité à faire face à de nouvelles crises, est-il ajouté.

Grèce-Hollande: retour à Platon

Grèce-Hollande retour à Platon

 

Pour justifier l’entrée frauduleuse  de la Grèce dans l’union européenne Giscard avait déclaré » on ne refuse rie n à Platon » (ce qui ne l’a pas empêché au cours de la récente crise grecque de demander sa suspension !). Hollande lui fait encore un rappel à l’histoire (celle de Giscard et de Platon) Le chef de l’État a insisté en effet sur l’amitié unissant la France et la Grèce, rappelant que la France ‘ (de Giscard NDLR) avait été la première à souhaiter l’entrée de la Grèce dans l’UE puis dans la zone euro. «Nous avons un lien culturel, de civilisation avec la Grèce», a-t-il souligné.il aurait pu préciser que la rance avaient auusi de très forts liens financiers car l’endettement de la France set nettement supérieur (plus 30 000 euros par habitant) à celui de a Grèce ; Et la Grèce a bien servi de paravent pour éviter que la commison ne flingue la France.  François Hollande en terrain conquis, est donc  venu récolter ses lauriers. Accueilli, ce jeudi après-midi, à l’aéroport d’Athènes par le premier ministre grec Alexis Tsipras, le président n’a pas boudé son plaisir, répondant avec une certaine gourmandise aux journalistes français, dès son arrivée. «Nous avons tout fait pour que la crise de la zone euro soit surmontée et que la Grèce reste en Europe, pour que l’Europe soit solidaire de la Grèce», a ainsi vanté le chef de l’État devant la Vouli, le Parlement grec, où il était venu déposer une gerbe sur la tombe du Soldat inconnu.  «Il y avait des réformes à faire, les Grecs les ont adoptées, a rappelé Hollande. Il y en a d’autres encore à mener et c’est dans ce cadre-là qu’il y aura un allégement de la charge de la dette, parce que s’il n’y a pas cette négociation-là sur ce sujet-là si important, la Grèce ne pourra pas retrouver le chemin de la croissance.» Le chef de l’État français a précisé que la renégociation de la dette ne concernait pas le «poids de la dette en tant que telle» (il n’y aura pas de «hair cut», NDLR) mais des charges d’intérêts qui doivent être «reportées dans le temps sans qu’il en coûte quoi que ce soit aux contribuables européens». (Précision pour ne pas déplaire aux allemands NDLR).

Grèce : le parlement approuve l’austérité en espérant une nouvelle aide

Grèce : le parlement approuve l’austérité en espérant une nouvelle aide

 

Pour obtenir une nouvelle aide de 86 milliards, le parlement grec a consenti a à renforcer l’austérité.  Le Parlement grec a donc approuvé vendredi un ensemble hétéroclite de réformes censé favoriser le déblocage de l’aide internationale promise au cours de l’été et l’ouverture de négociations sur un allègement de la dette du pays. Cette loi prévoit notamment un abaissement des pensions de retraite, un report de l’âge du départ à la retraite, un renforcement des sanctions contre l’évasion fiscale ou encore une libéralisation du marché de l’énergie. Ces mesures figurent parmi la longue liste de réformes acceptées cet été par la Grèce pour obtenir une nouvelle aide. Des experts de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne (BCE), du fonds de sauvetage de la zone euro et du Fonds monétaire international (FMI) doivent se rendre à Athènes d’ici la fin du mois pour évaluer les progrès du pays dans la mise en œuvre des conditions posées au déblocage de cette aide. Le gouvernement grec espère conclure cet examen le plus rapidement possible afin d’obtenir une partie de cette aide, de recapitaliser les banques du pays et d’ouvrir des discussions avec ses partenaires européens et le FMI sur un allègement de la dette.

Grèce : victoire de Tsipras

Grèce : victoire de  Tsipras

 

 

C’est assurément une  victoire pour Syrisa. Après les consultations contradictoires du peuple grec concernant le nouveau plan d’austérité on pouvait craindre que Syriza ne  se soit nettement discrédité. Certes la participation n’a pas été aussi forte que dans les votes précédents  mais Syrisa  débarrassé de ces gauchistes trouve une légitimité nouvelle chez les Grecs. La crédibilité Syrisa à est aussi renforcé en n’Europe. Hier considéré comme un parti gauchiste irresponsable Syrisa  semble aujourd’hui bénéficier d’un a priori favorable chez les responsables européens y compris en Allemagne.  Selon les chiffres fournis par le ministère de l’Intérieur, portant sur le dépouillement d’un quart des bulletins, Syriza obtient 35,3% des suffrages et 144 députés sur 300. Le parti de gauche devance les conservateurs de Nouvelle démocratie (ND) dont le chef de file Vangelis Meimarakis a reconnu sa défaite. « Les résultats des élections semblent indiquer un avantage pour Syriza et pour M. Tsipras. Je le félicite et je l’exhorte à former le gouvernement nécessaire et à venir au Parlement », a dit Meimarakis. Une source au sein de Syriza a déclaré qu’Alexis Tsipras estimait être en mesure de constituer dans les trois jours un cabinet de coalition. Pour ce faire, il entend se tourner vers la droite et les Grecs indépendants (AN.EL), ranimant l’alliance qui l’avait porté au pouvoir il y a neuf mois. Le parti d’extrême-droite Aube dorée arrive en troisième position de ces élections avec 7,2% des voix, selon un décompte encore partiel, ce qui devrait lui valoir une petite vingtaine de députés au Parlement. La victoire d’Alexis Tsipras apparaît plus large que ne le laissaient prévoir les enquêtes d’opinion qui plaçaient ces dernières semaines Syriza au coude à coude avec Nouvelle démocratie.

 

Grèce : le FMI pour une restructuration de la dette

Grèce : le FMI  pour une restructuration de la dette

Ce n’est pas la première fois que le FMI estime nécessaire de restructurer la tête grecque en faite il s’agit d’une sorte d’aveu concernant un plan d’aide déjà obsolète. La dette actuelle de la Grèce est en effet insoutenable. Pour ne pas froisser l’Allemagne le FMI n’utilise pas d’expression annulation mais restructuration. Ce qui d’une certaine manière est la même chose mais paraît plus présentable aux yeux de l’opinion pique allemande. Pourrait par exemple suspendre pendant un temps les remboursements, allongés dans le temps les échéances réduire les taux. Une restructuration plutôt qu’une annulation des créances grecques devrait donc permettre à la Grèce d’assumer une dette qui n’est actuellement pas viable, a déclaré la directrice général du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, au quotidien suisse Le Temps. Le FMI n’a pas encore dit clairement s’il participerait au troisième programme d’aide accordé début août à Athènes par ses créanciers, plaidant en faveur d’une décote partielle sans laquelle la dette grecque ne serait pas viable. Les créanciers européens, Allemagne en tête, ont écarté toute idée de décote, mais ils n’excluent plus de procéder à une restructuration qui pourrait, par exemple, passer par un allongement des maturités. Priée de s’expliquer sur ces divergences, Christine Lagarde a déclaré au Temps « Le débat sur l’annulation de la dette n’a jamais été ouvert ! Je ne pense pas qu’il soit nécessaire de l’ouvrir si les choses vont bien ». « On parle d’allongement des maturités, de réduction des taux, de franchise pour une certaine période. On ne parle pas d’annulation de dette. »

Grèce : par trouille de l’Allemagne, la France n’a pas assumé ses positions (Yanis Varoufakis) «

Grèce : par trouille de l’Allemagne, la France n’a pas assumé ses positions (Yanis Varoufakis) « 

Comment interprétez-vous la démission d’Alexis Tsipras?
Le 12 juillet, contre mon avis et celui de nombreux membres du gouvernement et du parti, Alexis Tsipras a décidé d’accepter les mesures d’austérité proposées par l’Eurogroupe et le sommet européen. Elles vont à l’encontre de toute la philosophie de Syriza. Sa majorité s’est rebellée. Sa conclusion fut simple : s’il veut nettoyer le parti, il a besoin de nouvelles élections.

Serez-vous candidat?
Non, je ne serai pas candidat au nom de Syriza. Syriza est en train d’adopter la doctrine irrationnelle à laquelle je me suis opposé depuis cinq ans : étendre encore la crise et prétendre qu’elle est résolue, tout en maintenant une dette impayable. J’ai été viré parce que je m’y opposais. C’est contre cette logique que j’avais déjà rompu avec Papandréou. Alexis Tsipras m’avait choisi parce que je m’y opposais. Maintenant qu’il a accepté la logique que je rejette, je ne peux plus être candidat.

Au moment où ce plan a été finalisé, François Hollande disait que la Grèce allait être sauvée. Il se trompait?
(Il rit). Je pense que François Hollande est profondément, fondamentalement coincé. Nicolas Sarkozy en 2010 disait déjà que la Grèce était sauvée. En 2012, la Grèce a encore été sauvée. Et maintenant, nous sommes encore sauvés! C’est une technique pour cacher la poussière sous le tapis tout en prétendant qu’il n’y en a plus. La seule chose effectuée le 12 juillet a été l’énorme claque infligée à la démocratie européenne. L’Histoire jugera très sévèrement ce qui s’est passé ce jour-là et particulièrement nos leaders qui poursuivent cette mascarade.

Pourquoi dites-vous que la cible des créanciers et de Wolfgang Schaüble, ministre allemand des Finances, est en fait la France?
La logique de Schaüble est simple : la discipline est imposée aux nations déficitaires. La Grèce n’était pas si importante. La raison pour laquelle l’Eurogroupe, la troïka, le FMI ont passé tant de temps pour imposer leur volonté à une petite nation comme la nôtre est que nous sommes un laboratoire de l’austérité. Cela a été expérimenté en Grèce mais le but est évidemment de l’imposer ensuite à la France, à son modèle social, à son droit du travail.

«Dans les sommets européens, la France n’a pas l’autorité nécessaire»

Pendant que vous étiez ministre, comment se comportait la France?
À l’intérieur des sommets européens, à l’intérieur de l’Eurogroupe, j’ai senti que le gouvernement français n’avait pas l’autorité nécessaire pour défendre ou même simplement présenter son point de vue et faire en sorte qu’il compte dans le processus des négociations. J’ai grandi avec l’esprit des Lumières, l’idée aussi que la France avait été essentielle dans la création de l’Union européenne. Ayant tout cela en tête, le silence des Français, celui de Michel Sapin dans l’Eurogroupe, le fait qu’une position française différente ne soit jamais assumée a provoqué chez moi une grande tristesse.

Vous voulez lancer un mouvement européen anti-austérité?
À Frangy, je lancerai un réseau européen de progressistes. Dans les jours terribles de la dictature grecque, nos parents et nos grands-parents allaient en Allemagne, en Autriche, au Canada, en Australie pour la solidarité exprimée à l’égard des Grecs qui souffraient. Je ne viens pas en France chercher une solidarité avec la Grèce. Mais les problèmes auxquels la France fait face sont les mêmes qu’ailleurs. Les Français et les citoyens des autres pays sont soucieux de ce que j’ai à dire parce qu’ils sont préoccupés par l’état de la démocratie, de l’économie, les perspectives d’avenir.

Si vous étiez Premier ministre en Grèce ou si Arnaud Montebourg était président de la République en France, ce serait vraiment différent?
Ce n’est pas une question de personnes. Je suis sûr qu’il y a de bonnes personnes dans le gouvernement français et ailleurs. Les citoyens doivent se réapproprier le cours européen. Si les Allemands, les Français, les Hollandais, les Espagnols prenaient conscience de l’absence totale de responsabilité de leurs dirigeants envers les électeurs, de l’opacité, ils se réveilleraient et demanderaient que cela se passe différemment. Il faut relancer le dialogue et rétablir ce qui a été complètement perdu : la démocratie.

(Interview JDD)

Grèce: démission de Tsipras et recomposition politique

Grèce:  démission de Tsipras et recomposition politique

 

La démission de Tsipras était prévisible car le Premier ministre ne disposait plus de majorité au sein de son propre parti. Dès lors  une recomposition politique est à prévoir avec des réformistes de Cyrisa , des socialistes des membres du centre et même de la droite. Cyrisa ne rassemblant plus que l’extrême gauche et les anciens communistes. Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, confronté à une fronde de l’aile gauche de son parti, a donc remis jeudi soir sa démission, sept mois après sa prestation de serment, et ouvert ainsi la voie à des élections législatives anticipées.  Ce scrutin, dont il espère sortir renforcer, pourrait avoir lieu le 20 septembre, selon un responsable gouvernemental qui s’est exprimé plus tôt dans la journée. « Le mandat que j’ai reçu le 25 janvier a atteint ses limites et le peuple grec a désormais son mot à dire », a déclaré Alexis Tsipras lors d’une allocution retransmise à la télévision.   »Le Parlement actuel ne permet pas de dégager un gouvernement majoritaire, ni un gouvernement d’union nationale », a-t-il dit ensuite au président, Prokopis Pavlopoulos, auquel il a remis formellement sa démission.  Le parti de gauche Syriza, la formation du Premier ministre, traverse des turbulences depuis que ce dernier a conclu un accord avec les créanciers d’Athènes sur l’octroi d’un nouveau plan d’aide financière, le troisième depuis 2010, en échange de mesures d’austérité supplémentaires. La perspective d’élections anticipées à l’automne occupait les esprits depuis plusieurs semaines mais Alexis Tsipras a dû précipiter son calendrier après le refus la semaine dernière d’un tiers des élus de Syriza de soutenir le nouveau programme gouvernemental, le privant virtuellement de sa majorité au Parlement. Lors de son intervention à la télévision grecque, le chef du gouvernement a défendu le compromis trouvé avec les créanciers, tout en affirmant qu’il n’était pas à la hauteur de ses propres attentes. « Je vais être honnête avec vous: nous n’avons pas obtenu l’accord que nous voulions avant les élections de janvier », a-t-il reconnu.

 

Grèce : des élections de plus en plus urgentes

Grèce : des élections de plus en plus urgentes

N’ayant plus de majorité le Premier ministre grec devra se résoudre rapidement à de nouvelles élections. Les élections anticipées en Grèce pourraient survenir avant le mois d’octobre. Alekos Flambouraris, ministre d’État, a expliqué mardi 18 août sur la télé Mega que si le gouvernement n’obtient pas la confiance, « il va tomber à cause de députés de gauche, et des élections vont suivre ». Alekos Flambouraris a été très précis. Selon lui, en cas de rejet au vote de confiance, les élections seront tenues 25 jours plus tard. Un scénario possible serait un vote la semaine prochaine, et des élections le dimanche 20 septembre. À moins que tout ne se précipite dès mercredi 19 août, pour un vote le 13 septembre. Une réunion ce mardi après-midi entre Alexis Tsipras et ses ministres en charge de l’Économie pourrait être déterminante, selon plusieurs quotidiens. Le journal Kathimerini estime pour sa part que c’est entre le 20 et le 22 août que pourraient avoir lieu « les prochains mouvements » pour décider ou non d’élections. Et  laisse aussi entrevoir la possibilité d’élections repoussées à fin octobre, début novembre. Soulevant le risque que le chef du gouvernement obtienne le vote de confiance mais qu’ensuite les députés Syriza dissidents persistent à voter contre les mesures comprises dans le plan d’aide, le ministre de la santé Panagiotis Kouroumplis a estimé pour sa part sur Vima FM que « même si le gouvernement obtient le vote de confiance, les élections sont la seule solution pour faire face au problème avec Syriza ». Le Premier ministre Alexis Tsipras a en effet largement perdu sa majorité parlementaire vendredi dernier lors d’un vote au Parlement sur le troisième plan d’aide au pays en cinq ans, d’un montant de 86 milliards d’euros. Il l’a emporté grâce à l’opposition, mais, sur les 149 députés Syriza, 32 ont voté contre et 11 se sont abstenus. Les 13 députés du partenaire de Syriza dans la coalition (ANEL) ont voté pour. Mais si le soutien de ses troupes restait à ce niveau (119 députés sur 300) et que l’opposition cesse de le soutenir, Alexis Tsipras perdrait le pouvoir. Il devrait donc demander un vote de confiance dans les prochains jours.

La Grèce vend ses aéroports….. à l’Allemagne

La Grèce vend ses aéroports….. à l’Allemagne

Conséquence du plan d’aide consentie par l’union européenne, la Grèce se vend contrainte de vendre ses aéroports ….. à……. l’Allemagne qui s’est pourtant longtemps opposée à ce plan. C’est en effet à une entreprise allemande que la Grèce s’apprête à vendre ses premiers «bijoux de famille» depuis janvier dernier. Dans un décret publié ce mardi dans le Journal officiel grec, le gouvernement «approuve» cette opération jusque-là suspendue depuis l’élection d’Alexis Tsipras. En l’occurrence, ce sont 14 aéroports régionaux qui devraient être cédés au consortium Fraport-Slentel en partenariat avec le groupe grec d’énergie Copelouzos pour 1,23 milliard d’euros. Il s’agit notamment des aéroports de villes très actives ou touristiques comme Thessalonique, Corfou, Rhodes, Kos ou encore Santorin.  Pour l’heure, aucun accord n’a encore été signé par les deux parties. «Cela ouvre la voie à un accord définitif au cours des semaines à venir», a déclaré une source gouvernementale grecque. Un porte-parole de Fraport a confirmé cette information en expliquant que la décision d’Athènes constituait «le point de départ de nouvelles négociations». Selon cet accord, le tandem germano-grec devrait investir environ 330 millions d’euros sur quatre ans dans la modernisation des aéroports concernés,  Si cette vente se confirme, la Grèce aura déjà quasiment rempli son objectif de privatisations pour cette année: le pays s’est en effet engagé auprès de ses créanciers à vendre pour 1,4 milliard d’euros. Le projet de loi prévoit ensuite 3,7 milliards tirés des privatisations en 2016 puis 1,3 milliard en 2017. Soit un total de 6,4 milliards d’ici à 2017. Les créanciers exigent la création d’un fonds de privatisation de 50 milliards d’euros – ports, aéroports, chemins de fers sont notamment concernés – qui sera géré par Athènes mais supervisé par les institutions internationales.

 

Grèce : 20 000 migrants en une semaine

Grèce : 20 000 migrants en une semaine

 

Autant de migrants sont arrivés en une semaine que depuis le début de l’année. En effet Plus de 20.000 migrants sont arrivés sur les côtes grecques en une semaine selon le Haut Commissariat de l’ONU au Réfugiés (UNHCR). Un chiffre qui représente presque la moitié des 43.500 migrants arrivés sur le territoire pendant toute l’année 2014. Il s’agirait pour la plupart de Syriens, Afghans et Irakiens. Le “rythme des arrivées ne fait qu’augmenter ces dernières semaines”, a annoncé William Spindler, porte-parole du Haut Commissariat de l’ONU aux Réfugiés. L’UNHCR avait déjà relevé 50.242 arrivées en Grèce sur le mois de juillet, et s’inquiète des conditions dans lesquelles les migrants sont accueillis en Grèce : « Les infrastructures de réception, les services et procédures d’inscription [des migrants] tant sur les îles que sur le continent doivent être renforcées d’urgence », indique le communiqué.

Grèce : Merkel dans le dur !

Grèce : Merkel dans le dur !

 

 

Merkel commence à éprouver de sérieuses difficultés pour faire adopter dans son pays la position qu’elle  a prise sur la Grèce et qui ne manque pas de contradictions. En fait Merkel a alterné entre les positions très dures  de son ministre des finances et la position de compromis de l’Europe soutenue notamment par la France. La dureté du discours de Merkel été surtout destinée à satisfaire les faucons orthodoxes de son pays. Mais d’une certaine manière elle se retrouve un peu piégée d’une part avec le compromis européen d’autre part aussi avec les positions du FMI. Alors qu’elle avait toujours soutenu qu’elle s’opposait à toute diminution de la dette grecque, Merkel convient aujourd’hui qu’on peut envisager un étalement dans le temps, ce qui revient au même. En outre Merkel sollicite fortement le FMI pour obtenir une aide de sa part mais le FMI lui souhaite au préalable que l’union européenne accepte une diminution de la dette. Du coup Merkel éprouve un peu de mal à faire avaler ses contradictions au Parlement allemand. Merkel Angela Merkel a tenté dimanche de rassurer les députés sceptiques de sa majorité sur la participation du Fonds monétaire international (FMI) au nouveau plan d’aide à la Grèce, à trois jours d’un votre clé au Bundestag.  S’exprimant en public sur le dossier pour la première fois depuis la trêve estivale, la chancelière allemande a déclaré à la ZDF être certaine que Christine Lagarde, la directrice générale du FMI, assurerait la participation de celui-ci au nouveau plan si les conditions sont remplies, à la fois concernant les réformes en Grèce et l’allégement du poids de la dette d’Athènes. « Mme Lagarde, la directrice du FMI, a dit très clairement que si ces conditions étaient réunies, alors elle recommanderait au conseil d’administration du FMI que le FMI participe au programme à partir d’octobre », a-t-elle expliqué.   »Je ne doute pas que ce que Mme Lagarde a dit deviendra réalité », a-t-elle ajouté.  L’incertitude sur la participation active du FMI au troisième plan d’aide à la Grèce complique la tâche d’Angela Merkel avant le vote des députés car des élus de la CDU, son parti, et de la CSU, le parti frère bavarois, font de l’implication du Fonds une condition de leur vote favorable.

La Grèce : un accord bancal

La Grèce : un accord bancal

Il aura fallu des heures et des heures pour parvenir à un nouvel accord bancal qui doit encore recueillir l’assentiment de certains parlements nationaux. Accord bancal au caractère à la fois partiel et temporaire. Au mieux la problématique se reposera d’ici 2018. Schématiquement on consent une aide de plus de 80 milliards sur trois ans pour l’essentiel destiné à rembourser les dettes antérieures contre des mesures d’austérité. Mais des mesures d’austérité -dans certaines nécessaires- qui pourraient peser sur la croissance et donc sur les seuls objectifs de résultats budgétaires imposés par Bruxelles. Les contradictions demeurent donc. Côté grec il n’y avait guère d’autre choix que d’accepter les exigences européennes sauf à quitter la zone euro. Côté européen on a toujours voulu afficher un refus d’envisager une restructuration des la dette, c’est-à-dire soit un n’allégement de cette dernière soit un étalement dans le temps qui la rende supportable. Derrière la Grèce se cache une question plus fondamentale, celle de la gestion de la dette européenne qui de toute évidence même sur le long terme ne pourra être entièrement remboursée sauf à une dévaluation progressive et significative de l’euro, processus d’ailleurs déjà engagé. La Grèce et ses créanciers internationaux sont parvenus mardi après d’âpres négociations à un accord sur un nouveau plan d’aide destiné à permettra au pays de rester dans la zone euro et d’éviter une situation de défaut. Au terme d’un marathon de 23 heures entamé lundi après-midi, les membres de la délégation grecque sont sortis épuisés de l’hôtel du centre d’Athènes qui abritait les pourparlers pour annoncer la nouvelle. « Enfin, nous avons de la fumée blanche », a déclaré un responsable du ministère des Finances. « Un accord a été trouvé. Quelques détails mineurs font encore l’objet de discussions ». Le ministre grec des Finances, Euclide Tsakalotos, a évoqué pour sa part « deux ou trois petites questions » restant à régler. Le montant du plan d’aide pourrait atteindre 85 milliards d’euros sur trois ans, selon un responsable du ministère grec des Finances, un diplomate européen évoquant lui aussi un montant du même ordre. L’accord prévoit notamment un versement « immédiat » de 10 milliards d’euros à destination des banques grecques, qui seront recapitalisées d’ici la fin de l’année, selon le responsable grec. La Commission européenne a confirmé pour sa part un accord de principe entre Athènes et ses bailleurs de fonds en précisant qu’il n’y avait pas encore d’accord politique sur ce nouveau plan d’aide. Il faut un accord sur le plan de sauvetage avant le 20 août, date à laquelle Athènes doit rembourser un prêt de 3,2 milliards d’euros à la Banque centrale européenne (BCE). Les deux parties se sont entendues sur les objectifs budgétaires du programme de renflouement, en visant un excédent primaire (hors service de la dette) à partir de 2016. La feuille de route ainsi définie prévoit un déficit primaire de 0,25% du produit intérieur brut en 2015, puis un excédent de 0,5% du PIB en 2016, de 1,75% du PIB en 2017 et de 3,5% du PIB en 2018, a précisé un responsable grec.

Grèce : un accord de bricolage bientôt prêt

Grèce : un accord de bricolage bientôt prêt

 

Un nouvel accord avec la Grèce devrait être signé d’ici la fin août. Pour schématiser à outrance, il s’agit d’un plan qui prévoit de nouveaux prêts surtout destinés à rembourser les précédents, aussi à imposer de nouvelles mesures d’austérité en Grèce. Un plan forcément partiel et provisoire qui au mieux tiendra quelques années au pire quelques mois. La question de la restructuration de la dette en effet à été mise de côté. On sait que la Grèce est dans l’incapacité de rembourser cette dette. En outre la question de la relance de la croissance a été traitée à la légère. Or les nouvelles mesures d’austérité viendront peser sur cette croissance est sans croissance la Grèce aura les pires difficultés à dégager les ressources nécessaires pour apurer seulement une partie de la dette. Au total il s’agit d’un accord bâtard qui résulte de positions opposées entre l’Allemagne qui aurait voulu se satisfaire d’un prêt relais et de la France qui voulait un accord définitif. Un accord définitif mais qui sera bien précaire. La Grèce devrait être en mesure de conclure mardi prochain avec ses créanciers un projet d’accord en vue d’un troisième plan de renflouement financier, qui pourrait permettre le versement d’une première tranche le 20 août, indique une source informée de la téléconférence organisée par des responsables de l’Union européenne vendredi. Les discussions se poursuivent sans accroc et pourraient être bouclées au cours du week-end, ajoute cette source. Si le projet de mémorandum encadrant le déblocage de cette nouvelle aide financière et l’analyse actualisée de la soutenabilité de la dette grecque sont prêts comme prévu mardi, le gouvernement et le parlement grec pourraient les approuver d’ici jeudi. Les ministres des Finances de la zone euro pourraient se retrouver ou organiser une téléconférence vendredi pour accepter ce programme de prêt sur trois ans. La Grèce devrait alors adopter un nouveau train de réformes avant le 20 août en parallèle aux procédures nationales de ratification afin de recevoir le premier versement à temps pour faire face à une échéance cruciale de remboursement d’obligations à la Banque centrale européenne (BCE) à cette date. « Tout le monde travaille sur un plan A, un accord avec un versement au 20 août », a ajouté la source. Les négociations en vue de ce troisième plan d’aide à la Grèce depuis 2010 ont débuté le 20 juillet, une semaine après que les dirigeants de la zone euro eurent présenté à Athènes un certain nombre d’exigences préalables à l’ouverture des discussions.  Conformément à l’accord conclu le 13 juillet à Bruxelles, Athènes, les institutions européennes (Commission, Banque centrale européenne et Mécanisme européen de stabilité, le fonds de sauvetage de la zone euro) et le Fonds monétaire international discutent d’un plan qui pourrait atteindre 86 milliards d’euros et empêcher que la Grèce fasse défaut sur sa dette.

Sondage confiance Hollande : plus 3 points, effet Grèce

Sondage confiance Hollande : plus 3 points, effet Grèce

Avec cette hausse, François Hollande est en train de rattraper petit à petit sa dégringolade du mois de juin. C’est surtout  l’effet de son action lors de la négociation concernant la Grèce. Le chef de l’Etat n’est qu’à deux points de son pic de l’année, à 29 %, atteint en février après les attentats contre « Charlie Hebdo » et l’Hyper Cacher. « Sa cote de confiance reprend des couleurs », souligne Julie Gaillot de CSA.  Cette remontée est avant tout due à une multiplication d’événements où François Hollande a pu endosser ses habits de chef de l’Etat, ce qui traditionnellement lui profite. « En juillet, il a multiplié les déplacements et les prises de parole, qui ont conforté sa stature présidentielle, ce qui a dopé sa cote », pointe Julie Gaillot. Son rôle dans la crise grecque et son intervention du 14 juillet ont certainement joué un grand rôle dans ce regain de confiance. « Sur la crise grecque, certains ont salué son habilité et sa ténacité. Et lors du 14 juillet, il s’est positionné en protecteur de la nation face à la menace terroriste. Il a donné de la hauteur à sa fonction », explique Julie Gaillot. L’accord avec l’Iran a pu également contribué à faire grimper sa cote de confiance, même si son rôle a été moins visible. L’autre bonne nouvelle pour François Hollande est son retour en grâce du côté des sympathisants socialistes. « Il atteint à nouveau les 70 %, ce qui n’était plus le cas depuis des mois », souligne Julie Gaillot. S’il a regagné le cœur des sympathisants du Parti socialiste, il peine un peu plus avec son électorat. « C’est plus lent et plus difficile, seulement 58 % de ses électeurs du premier tour lui font confiance », précise Julie Gaillot. Plus étonnant, il remonte aussi à droite, excepté chez les sympathisants de l’UDI, grâce à sa posture de « président qui fait fonction de président ». Du côté de Manuel Valls, pas de grand changement en revanche. La cote de confiance du Premier ministre se maintient à 38 % et il est toujours largement devant François Hollande, malgré la remontée du président. Le regard porté sur les ministres est dans l’ensemble plutôt bienveillant, une constante en été selon le CSA. Seule exception, Christiane Taubira qui dégringole de 4 points. La polémique sur la conduite sans permis a un peu égratigné l’image de la ministre de la Justice.

 

Après la Grèce, la France ?

Après la  Grèce, la France ?

Dans l’affaire concernant la négociation d’un nouveau plan pour la Grèce c’est une nouvelle partie de poker qui s’est joué entre la France et l’Allemagne. La France qui craint par-dessus tout d’être la prochaine cible de Bruxelles et qui s’abrite derrière la protection de l’Allemagne dans le cas grec. Dans une interview accordée au quotidien allemand des affaires Handelsblatt et publiée ce lundi 3 août, le ministre français des Finances, Michel Sapin, se plaît à insister sur sa divergence avec Wolfgang Schäuble, son homologue allemand. En réalité il y a une convergence conjoncturelle entre la France et l’Allemagne mais La chancelière refuse de remettre en cause l’irréversibilité de l’euro. La monnaie unique est essentielle pour l’économie allemande et elle ne peut prendre le risque de la voir se déliter autour d’une nouvelle « zone mark » dont la monnaie serait fortement réévaluée. Sans compter les effets collatéraux financiers pour le budget allemand, mais aussi pour le système bancaire allemand. Le jeu consistait à savoir qui craignait le plus le Grexit.  La France et Michel Sapin sont simplement alignés sur la position d’Angela Merkel. Bercy et l’Elysée ne veulent pas non plus du Grexit et d’une « zone euro resserrée » qui mettrait davantage de pression sur la France. Mais la France souhaitait aussi stopper « l’expérience Syriza » qui risquait de remettre en cause les fondements des choix économiques du gouvernement Valls. Paris a donc profité tout autant que la chancelière de la menace agitée par Wolfgang Schäuble et de ses conséquences. Donc, s’il y a dissension théorique, il y a en réalité, dans les faits, un accord complet entre la France et l’Allemagne sur la gestion de la crise grecque. . La raison en est connue de tous : la France doit faire accepter par Berlin son statut de médiocre élève de la classe en termes de finances publiques. C’est l’épée de Damoclès qui menace en permanence Paris. Certes, c’est Bruxelles qui donne les bons et les mauvais points en ce domaine, comme les délais ou les punitions. Mais la Commission ne saurait s’opposer frontalement à Berlin qui, compte tenu de sa noria d’alliés dans et hors de la zone euro, fait la pluie et le beau temps au Conseil européen.   L’opposition entre Michel Sapin et Wolfgang Schäuble est donc une opposition de forme. Quelle est alors sa fonction ? Celle d’envoyer plusieurs messages aux Français. Le premier, c’est que le gouvernement français est un contrepoids à l’Allemagne. En s’opposant à Wolfgang Schäuble, Michel Sapin apparaît comme une défense contre une Europe égoïste voulue par le ministre allemand. Mais il oublie de préciser qu’Angela Merkel a été celle qui a empêché les plans réels ou supposés de son ministre. Toujours est-il que ceci permet de donner au gouvernement français un vernis utile électoralement de « gauche » en défendant une supposée solidarité intra-européenne face à une « droite allemande » prétendument prête à détricoter la zone euro. Ce qui fait dire à Yanis Varoufakis, dans sa dernière interview à El Pais, que « la destination finale de la troïka est Paris. »

 

Grèce : en attendant des enquêtes anti corruption contre l’Allemagne ?

Grèce : en attendant des enquêtes anti corruption contre l’Allemagne ?

 

Provisoirement et partiellement un plan à été décidé par l’union européenne pour sauver la Grèce. Pour autant ce plan est encore loin d’être finalisé. Une nouvelle crise n’est pas inenvisageable à terme. La Grèce pourrait alors ressortir un plan destiné à punir des entreprises allemandes jugées corrompues. Une hypothèse alors envisagée avant le récent plan de sauvetage. De fait, les entreprises allemandes ont largement profité de la Grèce depuis son adhésion au système monétaire européen. Si les grecs ont une responsabilité dans la dégradation économique et financière de leur pays les pays partenaires de la Grèce, notamment l’Allemagne, ont  profité des débouchés économiques dans ce pays depuis son adhésion à l’euro. Un plan d’urgence grec au cas où le pays aurait été contraint de rompre avec ses créanciers comprenait des mesures de nationalisation ainsi qu’une enquête anticorruption agressive ciblant des entreprises allemandes, a affirmé samedi un journal grec. Selon le quotidien Efimerida Ton Syntakton, le plan était conçu pour « accroître le coût de la rupture » pour les créanciers de la Grèce. « Dans le langage du basketball, le gouvernement comptait appliquer une pression défensive », a expliqué le quotidien. Le plan incluait la nationalisation de la société OPAP, détenant le monopole des jeux et privatisée en 2013, en plus des recettes de péage provenant des autoroutes et du plus grand pont du pays, a indiqué le journal citant des sources gouvernementales.   Athènes prévoyait également de s’atteler à la lutte contre la corruption, ciblant plusieurs sociétés allemandes actives en Grèce, comme Siemens, Lidl, Allianz, MAN et Hochtief.  Le gouvernement grec n’avait pas commenté l’information samedi. Le Premier ministre Alexis Tsiprasa déclaré vendredi au Parlement qu’il avait demandé à son ancien ministre des Finances, Yanis Varoufakis, de préparer un « plan de défense » au cas où la Grèce aurait été contrainte de quitter la zone euro sous la pression de ses créanciers les plus intransigeants, parmi lesquels l’Allemagne.

 

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