Archive pour le Tag 'Grèce'

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Grèce : la Troïka veut imposer a semaine de travail de 6 jours ; pourquoi pas 7 ?

Grèce : la Troïka veut imposer a semaine de travail de 6 jours ; pourquoi pas 7 ?

C’est vrai, il fallait y penser, la semaine à 6 jours pour les grecs ; pourquoi pas 7 et pour toute l’Europe ; En outre on propose aussi le repos journalier à 11 heures (minimum quand même) ; ça laisse la possibilité de travailler 13 heures par jour. Dernière idée en date suggérée par la troïka en Grèce, dans un courrier envoyé la semaine dernière au ministère grec des Finances, à Athènes: «Accroître la flexibilité des horaires; accroître le nombre de jours de travail maximum à six jours par semaine pour tous les secteurs; instaurer onze heures minimum de repos par jour; déconnecter le nombre d’heures de travail du nombre d’heures d’ouverture des établissements…» Une façon simple mais brutale d’augmenter la productivité sans baisser les salaires.la Troïka s’occupe de tout en Grèce pourquoi maintenir un gouvernement local ? Personne ne peut évidement contester le manque de productivité en Grèce, mais on aurait pu y penser avant de laisser ce pays entrer dans la zone euro. (Une entrée facilitée par le truquage des comptes par la Banque Goldman Sachs). Les experts grassement rémunéré de la Troïka viennent de découvrir le fil à couper le beurre : une semaine compte 7 jours.  Une découverte qui pourra justifier  le versement de la tranche de 31,5 milliards d’euros du prêt de 130 milliards d’euros accordé en mars dernier.

 

 

Crise-Grèce: concertation d’urgence des ministres des Finances de la zone dimanche

Crise-Grèce: concertation d’urgence des ministres des Finances de la zone dimanche

Théoriquement, la concertation doit porter sur les conséquences des élections grecques ; en fait on pourrait bien parler de la crise globale qui secoue la zone Euro y compris l’Espagne et l’Italie surtout si les taux continent de s’envoler. « Un Eurogroupe téléphonique est envisageable après les résultats de dimanche soir, mais rien n’est décidé », a déclaré une de ces sources, interrogée mercredi, soulignant notamment qu’il faudrait « se concerter » sur ce qu’il convient de faire si l’extrême gauche arrive largement en tête.  Jeudi, une autre source diplomatique a confirmé que les ministres des Finances de la zone euro étaient prêts à se réunir via téléconférence.   »Toutes les dispositions ont été prises pour permettre d’organiser très rapidement une téléconférence, si cela est nécessaire, dès qu’on aura des résultats », c’est-à-dire au plus tôt dimanche soir.  Cette téléconférence n’a « pas été décidée », a-t-elle insisté. L’initiative revient au président de l’Eurogroupe, le Premier ministre du Luxembourg Jean-Claude Juncker, a-t-elle rappelé.  La réunion viserait notamment à « caler la communication » des membres de l’Eurogroupe face aux résultats des élections, a expliqué cette source. Il s’agit d’éviter des déclarations inappropriées, comme cela s’est déjà produit, a-t-il laissé comprendre.  Si une telle réunion a lieu, elle devrait permettre de « tenter de coordonner la réponse à la situation en Grèce avant le G20″, qui se tiendra lundi et mardi à Los Cabos, au Mexique, et où les Européens sont attendus au tournant par leurs partenaires sur les réponses à la crise de la dette, a ajouté un autre diplomate.  Le dirigeant de la gauche radicale grecque, Alexis Tsipras, a annoncé qu’il se donnait dix jours pour renégocier avec l’Europe le programme de rigueur accompagnant l’aide des bailleurs de fonds internationaux à la Grèce. Les partenaires européens d’Athènes ont jusqu’ici mis en garde contre une sortie de la zone euro en cas de non respect de ses engagements.  Syriza et le parti conservateur Nouvelle Démocratie, qui souhaite également renégocier avec l’UE les recettes de sortie de crise, sont au coude au coude pour ce scrutin, qui ne devrait pas selon les sondages dégager de majorité absolue.  En France, le président français François Hollande a laissé mercredi soir la porte entrouverte à une renégociation.  Les ministres des Finances de la zone euro avaient déjà tenu une réunion téléphonique d’urgence samedi, consacrée cette fois à l’Espagne. Ils ont décidé à cette occasion d’accorder à Madrid une ligne de crédit allant jusqu’à 100 milliards d’euros pour ses banques.  Les ministres des Finances de la zone euro doivent se réunir, physiquement cette fois, le 21 juin à Luxembourg, pour préparer le sommet européen des 28 et 29 à Bruxelles.  Au cours de ce sommet sera présenté le rapport commandé lors du précédent sommet européen, le 23 mai, au président de l’UE, Herman Van Rompuy, à celui de la Commission, José Manuel Barroso, ainsi qu’à M. Juncker et au président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, sur l’approfondissement de l’union économique et monétaire.  Ce rapport sera axé sur « une intégration bancaire et budgétaire beaucoup plus forte, soutenue par une gouvernance renforcée de la zone euro », selon un document préparatoire du sommet dont l’AFP a obtenu copie. Certaines propositions concerneront les 27 et d’autres seulement les membres de la zone euro, précise ce document, et le rapport détaillera « la méthode de travail et le calendrier ».  Le sujet sera discuté aussi lors d’un « sommet de la zone euro qui suivra » immédiatement celui de l’ensemble de l’UE le 29, indique le rapport. Cette réunion des seuls chefs d’Etat et de gouvernement de la zone euro était déjà prévue de longue date sous forme d’un déjeuner à l’issue du sommet, a rappelé une des sources interrogées par l’AFP.

 

Grèce : la sortie de l’euro entre 500 et 1000 milliards d’euros.

Grèce : la sortie de l’euro entre 500 et 1000 milliards d’euros.

 

Dévaluation, inflation jusqu’à à 50%, baisse drastique donc du pouvoir d’achat, c’est ce qui attend la Grèce d’après Papademos en cas de sortie de l’euro. Alors que le peuple grec est rappelé aux urnes le 17 juin prochain, l’ancien premier ministre, Lucas Papademos, agite le spectre du scénario-catastrophe. Dans un entretien accordé au Dow Jones & The Wall Street Journal, il insiste sur les conséquences économiques «catastrophiques» d’une sortie de la Grèce de la zone euro. Il estime le coût global de cette option entre 500 milliards et 1000 milliards d’euros. La Grèce croulerait alors sous une hyper-inflation «qui pourrait atteindre 30%, voire 50%». Une telle spirale réduirait à néant «les avantages à court terme d’une drachme dévaluée», poursuit l’ancien vice-président de la Banque centrale européenne. Les conséquences ne se limiteraient pas à la Grèce: cela aurait des incidences «très sérieuses» sur toute la zone euro. Papademos admet pour la première fois que le risque que la Grèce sorte de la zone euro est «réel». Sur place, on réfléchit aux préparations d’un tel scénario. Ces propos ont jeté un coup de froid sur les marchés. Pour Lucas Papademos, la Grèce n’a pas d’autre choix que de poursuivre le programme d’austérité drastique imposé par l’Union européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international. Celui qu’il a lui-même négocié, avant de quitter son poste de premier ministre la semaine dernière. Même Alexis Tsipras, le leader du parti de la gauche radicale Syriza, prône désormais le maintien de la Grèce dans la zone euro. «Notre élection ne signifie pas que nous allons sortir de l’euro. Au contraire, nous allons garder l’euro, a-t-il déclaré mardi lors d’une conférence de presse. Je ne crois pas que le rejet du programme d’austérité signifierait une sortie du pays de la zone euro.» Du côté du FMI, le ton reste pourtant ferme. «Il y a un prix à payer pour faire partie de la zone euro. Ce prix, c’est l’amélioration de la productivité de la main-d’œuvre. Ce sont des réformes structurelles. C’est un rééquilibrage du budget quand un pays a un déficit aussi élevé. C’est, à un certain stade, un retour aux marchés financiers pour financer sa dette», a rappelé Christine Lagarde, sa directrice générale, lors d’un entretien télévisé à Londres. En revanche, pour l’éminent économiste Nouriel Roubini, qui avait prédit la crise financière de 2007, «une sortie ordonnée de la zone euro serait une meilleure solution». «Si, à l’issue des prochaines élections en Grèce, est formé un gouvernement qui n’accepte pas les compromis, alors il faudra que le pays sorte de l’euro», a-t-il estimé.

 

Lagarde, FMI-Pas de compassion pour les grecs mais pour les enfants du Niger ! Ça leur fait une belle jambe

Lagarde, FMI-Pas de compassion pour les grecs mais pour les enfants du Niger ! Ça leur fait une belle jambe

 

Curieuse et même ridicule cette comparaison de Lagarde entre la Grèce et le Niger. La directrice du Fonds monétaire international (FMI) Christine Lagarde a estimé, dans un entretien publié aujourd’hui, que les Grecs devraient « commencer par s’entraider collectivement » en payant leurs impôts, se disant moins préoccupée par leur sort que par celui des enfants d’Afrique. « Je pense que les Grecs devraient commencer par s’entraider collectivement », en « payant tous leurs impôts », a-t-elle expliqué dans cette interview publiée par le quotidien britannique the Guardian, en référence aux problèmes d’évasion fiscale que connaît le pays. Comme on lui demandait si elle songeait aux difficultés quotidiennes rencontrées par les Grecs, elle a répondu: « En ce qui concerne les Grecs, je pense aussi à tous ces gens qui essaient tout le temps d’échapper aux taxes ». Elle a souligné qu’elle avait « autant » à l’esprit ceux qui, en Grèce, étaient privés de services publics que ceux qui ne payaient pas leurs impôts. « Je pense plus à ces jeunes enfants dans un petit village du Niger qui vont deux heures par jour à l’école, partageant une chaise pour trois, et qui rêvent d’avoir une bonne éducation. Je pense à eux tout le temps. Car j’estime qu’ils ont encore plus besoin d’aide que les gens à Athènes », a poursuivi la patronne du FMI, réaffirmant que le Fonds n’avait pas l’intention d’adoucir les termes du plan de rigueur imposé à la Grèce. On se demande bien ce que cette évocation des problèmes du Niger vient faire dans la question grecque. Quelle hypocrisie en plus quand on sait que le FMI et la banque mondiale étranglent  les pays d’Afrique pour les mettre aux normes occidentales et surtout laisse la corruption se perpétuer pour ne pas bouleverser la donne géopolitique. (À titre d’exemple la fortune des dirigeants africains est égale à l’endettement de l’Afrique).

Grèce: Moscovici craint une contagion à toute l’Europe

Grèce: Moscovici craint une contagion à toute l’Europe

allemand Wolfgang Schäuble, lundi à Berlin, les deux hommes ont promis en choeur de « tout faire pour garder la Grèce » dans la zone euro. « C’est un discours très positif de la part de Wolfgang Schäuble », s’est réjoui, dans l’avion le ramenant à Paris, le patron de Bercy, « satisfait » de son entretien.   »Chacun peut être inquiet pour la Grèce, et nous le sommes. Mais une sortie de la Grèce provoquerait une contagion de la crise dont l’ampleur n’est pas prévisible et peut-être pas maîtrisable », met-il en garde, pour mieux rejeter ce scénario.  Pour Pierre Moscovici, « il faut tout faire pour qu’il y ait, après les élections du 17 juin, un gouvernement grec favorable à la zone euro et qui s’engage à faire le nécessaire pour rester dans la zone euro ».  Comment, puisque, comme le reconnaît le ministre, ce sont in fine les Grecs qui trancheront par leur vote? « Il faut tout faire pour aider les forces pro-européennes et pro-euro en Grèce », en proposant notamment « des mesures pour relancer la croissance et redonner espoir aux Grecs », répond cet Européen « convaincu », assurant parler un « langage commun » avec le ministre allemand.   »Il faut retrouver l’espoir, or il n’y pas d’espoir en Europe sans croissance. » Voilà donc le thème phare du président François Hollande: la croissance. Sur ce sujet aussi, Pierre Moscovici est satisfait de sa première visite berlinoise.   »Il y a des compromis possibles » avec l’Allemagne, estime-t-il, énumérant les principales propositions du chef de l’Etat pour relancer l’activité en Europe: renforcement du capital de la Banque européenne d’investissement (BEI), mobilisation des fonds structurels inutilisés et création d’une taxe européenne sur les transactions financières.  Les deux premiers leviers pourraient particulièrement être utilisés pour des investissements ciblés et rapides en Grèce.  Mais même sur les emprunts communs européens pour financer des projets d’infrastructures, ou « project bonds », une ouverture semble possible à Berlin, juge-t-on côté français.  M. Moscovici reconnaît en revanche qu’il existe encore, pour l’instant, un « désaccord majeur » avec l’Allemagne sur les « eurobonds », cette mutualisation d’une part des dettes des Etats européens chère à François Hollande mais rejetée par la chancelière Angela Merkel.   »Pour nous c’est une idée forte, mais on ne peut pas l’imposer, on va en parler », dit le ministre avant d’ajouter: « nous y tenons ».  Au passage, il réitère la position de Paris: la France ne ratifiera pas le traité européen de discipline budgétaire tant qu’un « volet croissance » ne viendra pas le compléter.  Quelle forme juridique doit prendre ce « volet croissance »? « On parle d’abord de la substance, pour la forme on verra ensuite », répond-il.  Pierre Moscovici dit également avoir profité de l’occasion pour « dissiper » l’éventuelle « défiance qu’il pouvait y avoir en Allemagne vis-à-vis du nouveau gouvernement ».  Pour cela, il a exprimé un message clair: « J’ai donné l’assurance que nous tiendrons nos engagements budgétaires. Il ne fallait pas que les Allemands pensent que sur ce point nous pouvons être fantaisistes ou laxistes ».   »La France veut une relation d’amitié avec l’Allemagne: nous comprenons leur préoccupation sur la stabilité budgétaire, mais ils doivent comprendre notre préoccupation sur la croissance », conclut-il.

 

L’Europe contrainte de soutenir la Grèce pour éviter la crise de l’Euro

L’Europe contrainte de soutenir la Grèce pour éviter la crise de l’Euro

 

 

Paradoxe, la Grèce incapable de former un gouvernement, incapable de tenir ses engagements  mais pourtant l’Europe contrainte et forcée de la soutenir pour empêcher la contagion ; la Grèce e sait et en joue. Le dernier responsable politique ( du PASOK)  invité à former un gouvernement après les législatives du 6 mai, a renoncé vendredi, ce qui va probablement renvoyer les Grecs aux urnes. Le chef de file du Parti socialiste (Pasok) « rendra son mandat au président Karolos Papoulias », a annoncé à Reuters un haut responsable de la formation arrivée en troisième position dimanche. De son côté, la présidence a fait savoir que Venizelos serait reçu samedi à 10h00 GMT par le chef de l’Etat, qui convoquera ensuite l’ensemble des partis pour une dernière tentative en vue de la formation d’un gouvernement d’union. En cas d’échec, ce qui semble le plus probable, il devra organiser de nouvelles élections pour la mi-juin. Peu avant que le chef de file du Pasok ne jette l’éponge, Alexis Tsipras, son homologue de la Coalition de la gauche radicale (Syriza) arrivée en deuxième position dimanche, avait exclu de siéger dans un gouvernement dirigé par Evangelos Venizelos. « Ce n’est pas Syriza qui rejette cette proposition, c’est le peuple grec qui l’a fait en votant dimanche », a-t-il expliqué à l’issue d’un entretien avec l’intéressé. Le mouvement Syriza, qui dénonce les conditions draconiennes du plan de sauvetage international, fait désormais figure de favori pour le scrutin qui se profile. Selon le premier sondage réalisé avec le scrutin de dimanche son score, de 16,78% dimanche, passerait à 27,7%, ce qui en ferait la première force parlementaire et lui donnerait droit à la « prime » de 50 élus censée favoriser la constitution de gouvernements stables. Un tel scénario marginaliserait un peu plus les conservateurs de Nouvelle démocratie, crédités de 20% des intentions de vote, et les socialistes du Pasok, les deux grandes formations favorables à la poursuite de l’austérité en contrepartie de l’aide. Piliers de la coalition sortante, les deux formations ont été laminées le 6 mai. Leur score cumulé est à peine supérieur à 32%, alors qu’il était de 77% aux législatives de fin 2009. La prime à la première place décrochée par ND leur permet toutefois de disposer de 149 élus au Parlement, soit deux voix de moins que la majorité absolue.  Les consultations en vue de la formation d’un gouvernement se sont déroulées sous la pression de l’Union européenne, qui a multiplié les mises en garde ces derniers jours. Dernier épisode en date, le président de la Commission européenne a averti que la Grèce pourrait être contrainte de quitter la zone euro si elle ne respectait pas ses engagements. « Si le membre d’un club (…) ne respecte pas les règles, il vaut mieux qu’il quitte le club, et ceci vaut pour toute organisation, institution ou projet », a déclaré José Manuel Barroso. « J’ai beaucoup de respect pour la démocratie grecque et bien sûr le Parlement grec, mais je dois aussi respecter les 16 autres Parlements qui ont approuvé le programme », a-t-il ajouté. De nouvelles statistiques sont venues illustrer jeudi l’ampleur de la récession qui frappe la Grèce depuis cinq ans. Le taux de chômage a atteint un niveau record en février: 21,7% de la population active, contre 21,3% le mois précédent. Chez les 15-24 ans, le taux de sans emploi atteint désormais les 54%. Dans le même temps, l’agence de notation Standard & Poor’s a annoncé que la note souveraine de la Grèce, déjà en catégorie hautement spéculative, pourrait être abaissée un peu plus si le blocage politique perdurait. Et le ministre allemand des Finances, le conservateur Wolfgang Schäuble, a assuré que les causes de la crise grecque étaient en Grèce et que le pays devait se conformer aux conditions fixées par le plan d’aide international. « La Grèce peut compter sur la solidarité de l’Europe mais si la Grèce ne s’aide pas elle-même, il n’y aura rien à faire », a-t-il dit lors d’une conférence de presse. Alexis Tsipras n’est pas de cet avis. Dans une lettre qu’il a adressée jeudi à plusieurs dirigeants européens, dont José Manuel Barroso, il écrit: « Selon notre conviction profonde, le problème de la crise est européen et, par conséquent, la solution doit être trouvée au niveau de l’Europe. » Un autre dirigeant de Syriza ironise sur le « bluff » des responsables de l’UE. « Non seulement la Grèce ne peut pas être exclue de la zone euro, mais ils vont nous supplier d’accepter leur argent » pour éviter une contagion de la crise à d’autres pays et une explosion de l’euro, assure Dimitris Stratoulis.

 

27 milliards d’euros de pertes pour des banques grecques

27 milliards d’euros de pertes pour des banques grecques

La Banque nationale de Grèce (BNG), premier établissement commercial du pays, a perdu 12,3 milliards d’euros en 2011, dont 11,7 milliards proviennent de l’opération de restructuration de la dette souveraine du pays, a annoncé le groupe vendredi. Ces pertes massives ramènent le taux des fonds propres durs (Core Tier 1) de la banque à 6,3%, ce qui permet de donner une idée des besoins en recapitalisation du groupe pour parvenir à 9% d’ici la fin de l’année, comme le prévoit la Banque de Grèce. «Les mois prochains, la BNG va continuer ses efforts pour renforcer son capital (…) tout en restant le pole de base pour la stabilité du système bancaire en vue d’attirer les capitaux nécessaires pour la procédure de la recapitalisation», a indiqué le directeur général Apostolos Tamvakakis dans un communiqué.

Alpha Bank , la deuxième banque grecque a fait état d’une perte de 3,8 milliards d’euros en 2011 en raison de la restructuration de la dette souveraine du pays. Ces pertes ont provoqué une chute à 3% du taux de fonds propres durs de la banque (Core Tier 1),. Malgré le poids pour Alpha de l’opération de restructuration de la dette souveraine grecque qui a permis à la Grèce d’effacer environ 105 milliards d’euros d’obligations détenues par ses créanciers privés, la banque a «maintenu ses indices de capitaux à des niveaux satisfaisants», a estimé le directeur général, Dimitrios Mantzounis dans un communiqué. Il a rappelé qu’Alpha avait soumis à la Banque de Grèce «un plan d’entreprise qui comprend une restructuration, condition préalable pour que l’établissement, créé il y 130 ans, bénéficie de la recapitalisation» prévue par les instances européennes.

Hors effet restructuration de la dette souveraine du pays, achevée récemment, la banque a enregistré une baisse de 73,6% de son bénéfice avant impôt, à 57,2 millions d’euros, et de 75,1% de son bénéfice net à 21,4 millions d’euros contre 86 millions un an auparavant. Les provisions accumulées du groupe, comprenant des filiales dans les pays de l’Europe du sud-est, s’élèvent à 2,9 milliards d’euros, portant sur 5,8% du portefeuille des prêts de la banque. L’actif a également baissé de 11,5% pour s’établir à 59,148 milliards d’euros, par rapport à 2010.

Le groupe est présent en Albanie, Bulgarie, Macédoine, Roumanie, Serbie, Chypre, et Ukraine avec plus de mille succursales. Alpha Bank a dû renoncer en début d’année à son projet de fusionner avec Eurobank, numéro trois du pays, invoquant les «impacts» sur le secteur bancaire de la restructuration de la dette du pays.

Eurobank EFG, troisième établissement bancaire grec, a pour sa part accusé des pertes nettes en 2011 de 5,5 milliards d’euros, dont 4,6 milliards dues à la récente restructuration de la dette souveraine du pays. Ces pertes ramènent les fonds propres durs de la banque à 875 millions d’euros indique Eurobank dans un communiqué, sans indiquer quel est du coup l’évolution de son ratio Core Tier 1, qui permet de donner une image sur la solvabilité de l’établissement. Avant la restructuration, cet indicateur était de 9,8%, pour un niveau requis de 9% d’ici septembre. Les provisions pour créances douteuses s’établissent à 1,3 milliard d’euros, en hausse de 4,7% par rapport à 2010.«La recapitalisation couvrira les pertes du capital et donne la possibilité d’un nouveau départ de stabilité pour les banques grecques», a commenté le directeur général Nikolaos Nanopoulos, cité dans un communiqué.

Pour se renforcer, Eurobank a par ailleurs récemment conclu un accord avec Burgan (Koweït) pour la vente de sa filiale turque Eurobank Tefken. Elle a par ailleurs dû renoncer à un projet de fusion avec Alpha bank, deuxième banque grecque, en janvier après cette dernière eut reculé, invoquant les «impacts» sur le secteur bancaire de la restructuration de la dette du pays.

La Banque du Pirée, enfin, quatrième établissement bancaire grec, a perdu 6,3 milliards d’euros en 2011 dont 5,9 milliards proviennent de l’opération de restructuration de la dette souveraine du pays. Pour aider le groupe menacé de faillite, le Fonds héllénique de stabilité financière alimenté par les pays de la zone euro, a déjà accepté de participer à hauteur de «5 milliards d’euros» pour recapitaliser la banque, afin que le taux de Core Tier 1 «revienne à 9,7% sur une base pro forma», a indiqué le groupe dans un communiqué. Les actifs du groupe ont plongé de 14% en 2011 par rapport à l’année précédente, à 49,3 milliards d’euros. «La mise en oeuvre par le gouvernement grec de l’opération de restructuration de dette, dite PSI, débouche inévitablement sur des effets très largement négatifs pour les banques grecques à la fois pour leurs résultats financiers et leur capital» indique le président de la Banque du Pirée dans un communiqué. «Nous avons l’engagement du Fonds hellénique de stabilité financière (créé récemment pour soutenir les banques) que la recapitalisation de la banque va contribuer au rétablissement du Core Tier 1 à 9,7%», ajoute-t-il.

le Premier ministre grec Lucas Papademos a qualifié de «décisive» pour la relance de l’économie nationale la recapitalisation des banques du pays, qui devront ensuite «prendre leurs responsabilités» pour soutenir les entreprises étranglées par la crise. En mars, l’effacement d’environ 105 milliards d’euros de dette souveraine détenus par des créanciers privés, au premier rang desquels les banques commerciales du pays, ont entraîné pour les établissements concernés des pertes réelles de l’ordre de 70%.

Les banques grecques font donc face à un besoin urgent de liquidités. Pour lancer cette procédure de recapitalisation, la Grèce a reçu jeudi un premier versement de 25 milliards d’euros du Fonds européen de stabilité financière (FESF) prévu dans deuxième plan de soutien accordé mi-mars au pays par l’UE et le FMI, a rappelé M. Papademos. «Ce montant est la première moitié des fonds disponibles» pour l’opération, qui doit être finalisée par le nouveau gouvernement attendu à l’issue des élections législatives du 6 mai, a relevé M. Papademos. Ensuite, a-t-il déclaré, les banques devront «prendre la responsabilité de soutenir l’économie réelle» et «agir rapidement» pour financer les PME grecques qui emploient 85% des salariés du privé, contre une moyenne de 67% dans l’UE. «Si les banques veulent un renforcement en capital, il faut qu’elles soutiennent le financement des entreprises, notamment les PME. Si les PME veulent des crédits bancaires, elles doivent protéger l’emploi», a insisté M. Papademos.

Le Commissaire européen à l’Industrie Antonio Tajani, présent à Athènes aux côtés du Premier ministre, a reconnu «les problèmes» et les «difficultés» auxquelles font face les banques grecques, mais s’est déclaré «convaincu» qu’elles seraient «capables de revenir sur les rails et d’accorder du crédit aux particulier et aux entreprises grecques».

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