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Brexit : baisse de croissance grave pour l’union européenne et surtout le Royaume-Uni

Brexit : baisse de croissance grave pour l’union européenne et surtout le Royaume-Uni

D’après le CEPII, les PIB du Royaume-Uni et de l’Union européenne pourraient respectivement reculer de 2,8 % et 0,8 %. Par Vincent Vicard, -(article repris notamment par la Tribune). Extrait :

 

« L’incertitude est totale après le rejet par les députés britanniques de l’accord de sortie de l’Union européenne négocié entre le gouvernement britannique et la Commission européenne. Personne ne sait exactement ce qu’il va se passer dans les 10 semaines qui nous séparent maintenant de l’échéance prévue du Brexit. Une chose est cependant sûre : l’issue du processus aura son importance tant à court qu’à long terme, parce qu’un Brexit sans accord n’est pas du tout la même chose qu’un Brexit avec accord.

D’un point de vue économique, un Brexit sans accord signifie que les relations commerciales entre l’UE et le Royaume-Uni seront régulées par les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Mais ce n’est pas tout : à court terme, l’impréparation du processus de sortie et l’absence d’accord sur un certain nombre de questions cruciales devraient générer des désordres et des coûts supplémentaires. Prenons chacune de ces dimensions dans l’ordre.

Le retour au cadre de l’OMC signifie que le Royaume-Uni sera traité comme tout autre partenaire commercial avec lequel l’UE n’a pas d’accord (et inversement), c’est-à-dire comme les États-Unis par exemple. Cela implique l’instauration de droits de douane sur les importations en provenance du Royaume-Uni ; en moyenne faibles (de l’ordre de 3 % en moyenne), ces taxes à l’importation peuvent être très élevées dans certains secteurs (13 % en moyenne dans l’agriculture par exemple, et près de 40 % pour les produits laitiers).

Plus importante, la sortie de l’UE sans accord signifie la fin de la reconnaissance mutuelle des normes et des standards, qui permet à tout producteur britannique vendant sur son marché domestique de vendre librement aux autres consommateurs européens. Cela implique ce que l’on appelle des barrières non tarifaires au commerce, qui sont aujourd’hui les principales barrières au commerce international : ces barrières comprennent aussi bien les règles sanitaires et phytosanitaires dans l’agriculture visant à protéger les consommateurs que les normes techniques (de la taille des jouets des jeunes enfants à la largeur des pneus des voitures) ou environnementales (les normes fixant les rejets de CO2 ou de particules fines dans l’automobile par exemple).

Concrètement, cela signifie que demain, pour vendre aux consommateurs européens, les exportateurs britanniques devront prouver qu’ils respectent les règles européennes. Ces règles ont beau être similaires aujourd’hui, il faudra demain le prouver, ce qui est coûteux. Elles peuvent aussi diverger dans le futur (c’est d’ailleurs bien là l’un des enjeux du Brexit, pouvoir s’affranchir de certaines règles européennes). Ces barrières non tarifaires sont importantes en moyenne, particulièrement dans certains secteurs - elles atteignent par exemple l’équivalent d’un droit de douane de 74 % pour les produits laitiers, 36 % pour certaines machines et appareils, 20 % pour les produits chimiques et 11 % pour le secteur automobile -, renchérissant d’autant le prix pour le consommateur.

Peut-on estimer l’impact de ces nouvelles barrières au commerce sur les PIB du Royaume-Uni et de l’UE ? C’est ce que nous faisons avec deux collègues, Thierry Mayer et Soledad Zignago, dans un article de recherche récent.

Trois conclusions importantes ressortent de cette étude :

  • D’abord, le coût d’un retour aux règles de l’OMC est substantiel pour le Royaume-Uni : le niveau du PIB baisserait de manière permanente de 2,8 % du PIB, soit annuellement près de 2 000 livres en moyenne par ménage.
  • Ensuite, le coût est beaucoup plus faible côté européen (-0,8 % du PIB en moyenne pondérée, -0,3 % pour la France), à l’exception de l’Irlande pour lequel le coût serait du même ordre de grandeur que celui supporté par le Royaume-Uni.
  • Enfin, et surtout, le coût d’un Brexit sans accord, et donc d’un retour aux règles de l’OMC, est beaucoup plus important que dans le cas d’un Brexit négocié qui déboucherait sur un nouvel accord commercial : les coûts seraient ainsi plus de deux fois moindre dans le cas d’un accord type Norvège (qui implique de conserver la plupart des dimensions du marché unique), inférieurs de près de 40 % dans le cas d’un accord sur le modèle de celui avec la Suisse et de 15 % dans le cas d’une zone de libre échange moins ambitieuse.

La forme du Brexit aura donc bien des conséquences à long terme sur le niveau de richesse des Britanniques, et des Européens dans une moindre mesure. Ces différentes options restent sur la table en cas d’accord sur le retrait ; l’absence d’accord implique de renoncer à ces options de relations commerciales futures dans un avenir proche.

Un Brexit sans accord implique qu’il n’y aura pas de période de transition, qui aurait permis de négocier un nouvel accord et de se préparer au changement de cadre juridique (l’accord de sortie prévoit une période de transition jusqu’au 31 décembre 2020, qui pourrait être étendue, pendant laquelle les règles du marché unique continueraient à s’appliquer). Concrètement, cette sortie brutale du marché unique engendrera non seulement une incertitude juridique sur un grand nombre de sujets mais également des coûts liés à l’impréparation côté européen comme britannique. Il suffit pour cela de regarder les domaines couverts par l’accord de sortie. Les trois principaux concernent le règlement de la « facture » du Brexit, liée aux engagements britanniques dans les programmes européens, le traitement des Européens résidant et/ou travaillant au Royaume-Uni et des Britanniques dans l’UE, qui concerne des millions de citoyens dont le statut juridique dépendra alors des décisions des gouvernements nationaux, et la frontière irlandaise et la préservation de l’accord de paix du Vendredi Saint.

Mais l’accord de retrait couvre également une multitude de domaines, allant de la coopération policière et judiciaire aux questions nucléaires ou au statut de Gibraltar. L’absence d’accord créera dans l’ensemble de ces domaines une forte incertitude juridique puisque leur traitement dépendra des décisions de chaque gouvernement impliqué. Ces questions fondamentales ne disparaîtront pas d’elles même en cas de Brexit sans accord, et devront être négociées d’une manière ou d’une autre dans le futur.

Par ailleurs, les délais sont aujourd’hui tels qu’une sortie sans accord implique un degré d’impréparation des deux côtés. La réinstauration de contrôles aux frontières pour les échanges de biens (inexistants au sein du marché unique) pose des problèmes d’infrastructures dans les ports concernés (notamment Douvres côté britannique et Calais côté français) et de recrutement d’agents des douanes notamment. Des chercheurs de l’Imperial College de Londres ont ainsi calculé que deux minutes supplémentaires de transit pour les (milliers de) camions passant par Douvres entraîneraient des embouteillages de 47 km sur l’autoroute M20 y menant.

Ces délais posent également des questions logistiques pour les productions dépendant de pièces importées, pour lesquelles les capacités de stockage sont limitées aujourd’hui au Royaume-Uni. Plusieurs usines automobiles ont ainsi d’ores et déjà prévu de fermer ou réduire leurs opérations au début du mois d’avril. S’ajoute des problèmes spécifiques à certains secteurs : le secteur aérien par exemple, les autorisations de vol de certaines compagnies pouvant être remises en cause, ou le secteur bancaire pour lequel un certain nombre de questions de supervision se posent (les autorités européennes ont déjà prévu d’autoriser de manière temporaire certaines activités de compensation en euro de Londres mais d’autres questions restent entières). Les conséquences à court terme de ces contingences sont d’autant plus difficiles à prédire que leur impact réel dépendra des mesures prises par les différents gouvernements pour en atténuer le coût.

Les gouvernements britannique comme européens ont clairement affiché leur volonté d’éviter de tels désordres inhérents à un Brexit sans accord. Du côté du parlement britannique également, l’option d’une sortie sans accord ne semble pas emporter la majorité. Cela suffira-t-il à l’éviter pour autant ? La date butoir du 29 mars approchant, les entreprises, qui ont fait preuve d’une étonnante résilience à l’incertitude politique jusqu’à maintenant, vont devoir faire des choix qui pourraient s’avérer irréversibles, mettant ainsi encore plus sous pression le processus politique.

Il est possible de repousser la date effective du Brexit, mais seulement de manière limitée étant donné qu’aller au-delà de fin mai obligerait à tenir des élections européennes au Royaume-Uni, ce que personne ne veut. Par ailleurs, une telle prolongation pose la question de sa finalité : étant donné le blocage au parlement britannique, quelle serait la perspective d’un tel allongement ? La préparation d’un second référendum nécessite d’aller au-delà des élections européennes alors que la perspective de la renégociation de l’accord de retrait apparaît limitée côté européen (reste la possibilité d’un retrait unilatéral de la procédure de sortie par le Royaume-Uni, dont la Cour de justice de l’Union européenne a confirmé la possibilité). L’Union européenne a été claire sur le fait qu’elle ne négociera pas un accord sur les relations futures avant que celui sur le retrait britannique soit ratifié, et que cet accord inclura une clause de « backstop » sur la frontière irlandaise. De telle sorte que l’accord sur la table ne changera pas fondamentalement.

C’est sûrement du côté de la déclaration politique accompagnant l’accord de retrait que des évolutions peuvent se faire jour, mais celle-ci n’a pas la valeur légale de l’accord de retrait. Le refus du parlement britannique n’a donc pas changé fondamentalement l’éventail des choix britanniques. Il ne faut cependant pas oublier que si une sortie sans accord était particulièrement coûteuse pour le Royaume-Uni, la perspective d’avoir un grand pays voisin non coopératif serait désastreuse à terme pour les pays européens. L’Union européenne et ses pays membres ont souvent fait preuve de créativité dans les derniers instants de négociations cruciales tendues ; il faut compter sur une telle créativité aujourd’hui.

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Par Vincent Vicard, Economiste, CEPII

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation

 

Négociations chômage : un échec grave pour le paritarisme

Négociations chômage : un échec grave pour le paritarisme

 

L’échec des négociations sur l’assurance chômage est grave mais il porte surtout atteinte à l’avenir du paritarisme et au rôle des instances intermédiaires dans le pays. Cette rupture des négociations est d’autant plus curieuse que les partenaires sociaux ne cessent de se plaindre depuis le début du mandat de Macron d’être mis à l’écart des grandes orientations sociales et économiques. Or en mettant un terme aux discussions sur l’avenir de l’Unedic, les partenaires sociaux renvoient la balle au gouvernement et d’une certaine manière conforte l’étatisme que souhaite précisément le président de la république. Pour pas parler clair,  les partenaires sociaux ont fait preuve d’une grande irresponsabilité et leur rôle déjà affaibli par leur manque d’efficacité pourrait être encore davantage contesté. Pour parvenir à un accord il faut évidemment rechercher des compromis gagnant gagnant, ce qui suppose une capacité à intégrer la problématique de l’autre interlocuteur. Malheureusement en France le débat ce caractérise surtout par une opposition stérile et inefficace entre patrons d’un côté, syndicats de l’autre. Des patrons beaucoup trop marqués par une idéologie réactionnaire et des syndicats encore imprégnés d’une illusoire culture révolutionnaire. Certes les syndicats réformistes sont aujourd’hui majoritaires en France avec notamment la CFDT devenue le premier syndicat mais ces syndicats réformistes ont bien du mal à faire entendre leur voix face aux syndicats gauchistes. “Nous faisons le constat aujourd’hui que nous ne pouvons trouver de points de convergence”, a déclaré le négociateur du Medef, Hubert Mongon, à l’issue de la rencontre. Selon lui, ce sont les organisations syndicales qui “ont fait part de leur volonté de mettre fin à ces discussions”, malgré les propositions du patronat, résolument opposé à la mise en place d’un système de bonus-malus. Il avait fait une ultime proposition pour éviter un tel dispositif selon lui “mortifère pour l’emploi”, consistant à moduler les cotisations patronales en fonction du recours aux contrats de travail de courte durée. Les syndicats avaient fait du bonus-malus, une condition sine qua non de leur participation aux négociations. Selon des calculs de FO, le volet malus n’aurait concerné que 18% des entreprises, principalement de grande taille, dans les secteurs de l’hôtellerie-restauration et de l’hébergement médico-social. Eric Courpotin a regretté que “l’intérêt supérieur de certaines entreprises qui abusent des contrats courts (ait) été plus fort que l’intérêt des plus précaires”. “Clairement, on ne partage pas la vision qu’ils peuvent avoir de la nécessité de faire des économies”, a pour sa part dit Marylise Léon, de la CFDT. Patronat et syndicat s’inquiètent cependant des conséquences de cet échec, qui ouvre toute grande la voie au gouvernement pour reprendre les rênes de l’assurance chômage. “On acte la fin d’une époque”, dit-on à la CFE-CGC. “Le paritarisme (…) prend un coup important”, a renchéri Patrick Liebus, de l’U2P (syndicat des artisans).

Grève du 5 février : le risque d’un échec grave

Grève du 5 février : le risque d’un échec grave

 

On sait que les gilets jaunes tout au moins les plus radicaux se sont ralliés à l’idée d’une convergence des luttes organisées par la CGT est appuyée par les organisations gauchistes. Des organisations gauchistes qui par ailleurs ont réussi à faire prendre en compte par les gilets jaunes les plus radicaux le concept de grève générale reconductible. Encore faudrait-il pour cela un niveau satisfaisant de mobilisation. Ce qui au demeurant nets pas certains du tout dans la mesure où hormis la CGT la plupart des organisations syndicales ne sont pas parties prenantes de ce mouvement et même s’en méfient.   Le risque, c’est que le taux de grévistes soit relativement insignifiant et que les manifestations ne soient pas supérieures à celles des gilets jaunes qui se déroulent chaque week-end. La CGT, réticente au départ vis-à-vis du mouvement des gilets jaunes a dû radicaliser sa ligne sous la pression de militants aussi dans la perspective de son prochain congrès confédéral. Cette  perspective de convergence des luttes paraît assez illusoire dans la mesure où la CGT a décidé seul de son principe ce que n’ont guère apprécié les autres organisations syndicales. Des organisations syndicales qui se montrent très prudentes dans leur rapport aux gilets jaunes en raison notamment du cocktail assez sulfureux qu’il représente sur le plan idéologique (extrême droites et extrême-gauche compris). Dernier élément ces organisations syndicales n’ont pas non plus apprécié d’être mises dans le même sac que les partis politiques l par les gilets jaunes. Des gilets jaunes qui se déclarent apolitiques et asyndicales mais dont certains présente des listes aux élections et qui interviennent maintenant dans le champ syndicale. Le monde syndical est donc encore divisé sur la question des rapports avec les gilets jaunes. “Ce qu’on attend c’est des résultats”, a dit le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, sur France 2. “Et pour ces résultats, il y a parfois la nécessité de faire grève ou manifester et parfois il faut faire des propositions concrètes, c’est ce que fait la CFDT”.

Air France : une impasse grave pour la compagnie

Air France : une impasse grave pour la compagnie

 

 

Le PDG a perdu son pari et va partir après le vote des salariés d’Air France. De toute manière uen mauvis pari car lors d’un referendum on ne réponde pas toujours à la question. C’est autant un nom aux propositions de la direction qu’un non aux méthodes de négociation. Pour preuve le SNPL se dit prêt maintenant à mettre de l’eau dans sin vin. Cela met la compagnie dans une situation très grave, ce que reconnait la CFDT qui s’inquiète pour l’avenir de la société et son avenir. La grève a déjà couté ce que couterait à peu près les revendications demandées, le mal est donc déjà fait d’autant que la compagnie Air France qui certes s’est un peu redresse est peu compétitive en regard de se concurrents. De quoi aussi ternir le climat social global en France marqué précisément par une grande insuffisance de la concertation. Jean-Marc Janaillac, PDG d’Air France-KLM et président d’Air France, a annoncé vendredi sa démission à la suite du rejet par les salariés du projet d’accord salarial à Air France, replongeant le groupe dans la crise.

Consultés par vote électronique depuis le 26 avril, 46.771 salariés d’Air France ont voté à 55,44% contre les propositions de la direction, déjà rejetées par l’intersyndicale qui mène vendredi son 13e jour de grève depuis le début de l’année. La compagnie a annoncé dans la foulée qu’elle retirait cet accord qui proposait à ses salariés 2% d’augmentation des salaires en 2018 puis une hausse de 5% sur les trois années suivantes alors que l’intersyndicale regroupant dix organisations réclamait une hausse de 5,1% dès 2018. L’intersyndicale a toutefois maintenu son préavis de grève pour lundi 7 et mardi 8 mai, ont indiqué à Reuters plusieurs représentants syndicaux. “On nous a refusé le dialogue, c’est cela qui fait aujourd’hui le départ de Monsieur Janaillac”, a estimé pour sa part Grégoire Aplincourt, président du Syndicat des pilotes d’Air France (Spaf), sur BFMTV. La CFDT – un des principaux syndicats d’Air France – qui avait accepté le projet d’accord, a fait savoir qu’elle ne le signerait pas, pour tenir compte du résultat de la consultation. “Cela augure d’une période trouble pour notre compagnie et d’une grave crise de gouvernance dont Air France n’a pas les moyens, eu égard à l’environnement économique et concurrentiel dans lequel évolue Air France”, précise le syndicat dans un communiqué. Le groupe employait 83.522 personnes au 31 décembre, dont 7.746 pilotes. L’intersyndicale regroupe FO, le SNPNC, la CGT, l’UNSA, le Spaf, le Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL), Alter, Sud, la CFTC et le SNGAF.

Biodiversité en grave danger

Biodiversité en grave danger

 

Il y a quelques jours on prenait connaissance de rapports sur la disparition massive d’oiseaux. 30% des oiseaux disparues en 15ans et 25% des espèces menacées de disparition telles étaient les conclusions d’études du Muséum d’histoire naturelle du CNRS et de la LPO. La cause de cette catastrophe ?  Les études pointent du doigt les effets de l’agriculture intensive et de l’utilisation massive de pesticides 0 % des oiseaux en moins en 15 ans et 25%  menacés de disparation. Sur la biodiversité. La réduction des populations est en effet plus particulièrement marquée sur une période depuis 2008-2009, « une période qui correspond, entre autres, à la fin des jachères imposées par la politique agricole commune [européenne], à la flambée des cours du blé, à la reprise du suramendement au nitrate permettant d’avoir du blé surprotéiné et à la généralisation des néonicotinoïdes ». Dune façon plus générale le declin biodiversite est constaté dans toutes ses dimensions  Les activités humaines provoquent un de la biodiversité sur Terre et menacent les ressources en nourriture, en eau potable et en énergie, souligne un vaste rapport publié vendredi par un groupe d’experts soutenus par les Nations unies. Pollution, changement climatique et déforestation constituent des menaces croissantes pour la nature, selon cette compilation de comptes rendus établis par plus de 550 experts et approuvés par 129 Etats après des discussions en Colombie. “La biodiversité, cette variété essentielle des formes de vie sur Terre, continue à se réduire dans chaque région du monde”, relèvent les auteurs du rapport établi par l’IPBES (Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques), un groupe d’experts international sur la biodiversité. “Cette tendance alarmante met en péril partout la qualité de vie des  Dans le monde entier, davantage d’espèces animales et végétales sont actuellement menacées. Plus de la moitié des oiseaux et mammifères d’Afrique pourraient disparaître en raison du changement climatique d’ici 2100. Concernant la pollution, huit des dix cours d’eau contenant le plus de déchets plastiques se trouvent en Asie. Si le rythme actuel de surpêche se poursuit, il n’y aura plus de stocks de poissons exploitable dans la région Asie-Pacifique d’ici le milieu du siècle, estime encore le rapport. La hausse des populations humaines dans de nombreux pays en développement requiert la mise en place de nouvelles politiques à la fois pour protéger la nature et réaliser les objectifs d’éradication de la pauvreté et de la faim d’ici 2030. En Europe et en Asie centrale, les marécages ont diminué de moitié depuis 1970. L’empreinte écologique moyenne – soit la surface nécessaire pour produire les ressources consommées par un individu – est de 5,1 hectares, alors que la surface disponible est de 2,2 hectares. La couverture végétale a grimpé de 22,9% en Chine et dans les autres pays de l’Asie du Nord-Est entre 1990 et 2015. Les parcs et les zones protégées s’étendent dans de nombreuses régions, comme les Amériques et l’Asie-Pacifique. Et des populations animales comme celles du lynx ibérique, du tigre de l’Amour ou du léopard d’Extrême-Orient ne sont plus sous la menace directe d’une extinction grâce aux programmes de conservation.

Centre d’appel de Free : 266 licenciements pour faute grave ! ! !

Centre d’appel de Free : 266 licenciements pour faute grave ! ! !

 

 

 

Chez Free, entreprise dynamique souvent citée en modèle, on n’a pas l’habitude de faire dans la dentelle concernant le personnel. Ainsi pour éviter d’avoir à payer de lourdes allocations de licenciements l’entreprise a décidé que 266 salariés du centre d’appels avaient commis des fautes graves (sur 807 départs). Un rapport d’experts pointant « une logique de compression des effectifs non assumée » au sein de Mobipel, le centre d’appel de l’opérateur Free (Iliad), consulté par l’AFP lundi, dénombre une forte proportion de licenciements pour « faute grave ». Entre juin 2014 et septembre 2017, les effectifs de ce centre, filiale d’Iliad, situé à Colombes ont été réduits de 60% (de 711 à 287 salariés), indique le rapport, révélé par l’hebdomadaire Politis.   »Ces départs n’ont rien de +naturels+ puisqu’ils font suite à des licenciements disciplinaires massifs, des ruptures conventionnelles et des transferts intra-groupe qui ne sont pas indépendants de la volonté de l’employeur », affirment les experts. Sur les 807 départs recensés sur cette période, 266 étaient des licenciements pour faute grave – qui permettent à l’entreprise de ne pas verser d’indemnités de licenciement ou de préavis au salarié concerné. Ce rapport a été commandé par le Comité d’entreprise de Mobipel au cabinet Alter au moment de la diffusion en septembre de l’émission Cash investigation, qui s’était penchée sur cette pratique. La réalité décrite « confirmerait la thèse de certains représentants du personnel selon laquelle la direction de Mobipel chercherait par toutes les solutions individuelles possibles à contourner son obligation de mettre en oeuvre une procédure collective, qui l’obligerait notamment à mettre en oeuvre des mesures couteuses », peut-on lire.

Brexit: c’est pas si grave  » (OMC)

Brexit: c’est pas si grave  » (OMC)

 

 

C’est en substance ce que dit le patron de l’organisation mondiale du commerce (OMC), Roberto Azevedo,  c’est-à-dire à peu près le contraire de ce qu’il avait affirmé avant le Brexit. Avant le référendum britannique du 23 juin 2016 en faveur du Brexit, le patron de l’OMC avait averti qu’une sortie de l’UE risquait d’entraîner pour les exportateurs britanniques 5,6 milliards de livres par an de droits de douane supplémentaires. Il avait également prévu que Londres devrait négocier de nouveaux accords commerciaux avec les 58 pays liés au bloc européen par un accord de libre-échange. Pourquoi ce changement de position ? Tout simplement parce qu’on est très loin d’un accord entre l’union européenne et le Royaume Uni. Cela en raison de divergences de fond sur la facture à régler par les Britanniques, sur le futur accord commercial mais aussi en raison de l’impréparation totale du gouvernement britannique L’absence d’accord commercial avec l’Union européenne au moment du Brexit ne serait « pas la fin du monde » pour le Royaume-Uni, même si cela pourrait entraîner « des rigidités et des coûts » pour ce pays, a donc estimé dimanche le patron de l’OMC, Roberto Azevedo. Sans accord commercial au moment de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, celui-ci se verrait appliquer les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), c’est-à-dire des barrières douanières et tarifaires. « Environ la moitié du commerce du Royaume-Uni est déjà soumise aux règles de l’OMC – avec les Etats-Unis, la Chine et plusieurs grands pays émergents où l’UE ne dispose pas d’accords commerciaux », a déclaré Roberto Azevedo dans un entretien avec le journal britannique The Sunday Telegraph. « Ainsi, si le commerce du Royaume-Uni avec l’UE est régi par les règles de l’OMC, ce n’est pas la fin du monde », a-t-il ajouté, tout en estimant préférable la conclusion d’un accord de libre-échange (ALE) entre les deux parties. Le Royaume-Uni a prévu de quitter le marché unique européen et l’Union douanière en se retirant de l’UE le 29 mars 2019, tout en espérant pouvoir conclure d’ici là un accord de libre-échange avec Bruxelles. Mais l’UE refuse d’entamer des négociations sur la future relation commerciale sans accord préalable sur trois dossiers qu’elle juge prioritaires, dont la facture du divorce et la frontière entre les deux Irlande, alimentant l’hypothèse de la possibilité d’une absence d’accord.

Commerce extérieur : nouveau grave déficit

Commerce extérieur : nouveau grave déficit
Comme l’an passé, le déficit commercial de la France est toujours largement déficitaire et s’inscrit sur une tendance de 60 milliards par an alors que dans le même temps l’Allemagne, elle, va sans doute connaître un nouvel excédent d’environ 300 milliards en 2017. Le déficit commercial de la France s‘est e effet creusé à 6,0 milliards d‘euros en juillet en raison d‘une nette augmentation des importations liées à de grands contrats des industries aéronautique et chimique, selon les statistiques CVS/CJO publiées jeudi par les Douanes. Il s‘est accru par rapport au déficit de juin, qui a été revu à 4,9 milliards d‘euros contre 4,7 milliards en première estimation. Sur les sept premiers mois de 2017, le déficit cumulé atteint 41,02 milliards contre 27,23 milliards au cours de la période correspondante de 2016. En juillet, les importations ont atteint un montant de 45,25 milliards, soit une hausse de 3,0% par rapport à juin. Les exportations ont également augmenté mais dans une moindre proportion et s‘inscrivent en progression de 0,5% à 39,3 milliards d‘euros. Le déficit des seuls produits manufacturés a atteint 5,52 milliards d‘euros contre 3,95 milliards en juin. “Sans soutien des exportations, la détérioration du solde est forte pour les industries aéronautique, chimique et spatiale du fait des approvisionnements particulièrement élevés en turboréacteurs et produits destinés à l‘industrie nucléaire et de l‘acquisition d‘un module pour satellite météo”, notent les Douanes dans un communiqué.

Venezuela : grave récession économique

Venezuela : grave récession économique

Conséquence notamment de la dérive totalitaire,  l’économie du Venezuela, déjà mal en point, va connaître cette année une récession de 7% à 10%, a prédit mercredi le président de la Fedecamaras, la fédération des chambres de commerce du pays, dans le cadre d’un sommet Reuters sur l’investissement en Amérique latine. Carlos Larrazabal juge que la nouvelle assemblée constituante, installée par le président Nicolas Maduro malgré une violente contestation dans la rue, ne fera qu’aggraver une crise économique déjà profonde, qui se traduit par des pénuries de nourriture et de médicaments pour des millions de Vénézuéliens. « Nous ne pensons pas que l’assemblée nationale constituante va être une solution, nous pensons plutôt qu’elle va approfondir, de manière très importante, la grave situation économique que connaissent les Vénézuéliens », a-t-il dit. Pour cet homme d’affaires de 60 ans ayant fait ses études aux Etats-Unis, le Venezuela doit tourner le dos au modèle socialiste promu par Nicolas Maduro dans le sillage de son prédécesseur Hugo Chavez. « Le secteur privé fait partie de la solution et ne fait pas partie du problème », a-t-il déclaré, interrogé au siège de la Fedecamaras. Cette institution est en froid avec le gouvernement depuis que son président de l’époque, Pedro Carmona, a brièvement assumé la direction du pays lors d’un coup d’Etat finalement mis en échec contre Hugo Chavez en 2002. Malgré l’absence de statistiques officielles depuis près de deux ans, des données obtenues en début d’année par Reuters indiquent que l’économie vénézuélienne s’est contractée de 18,6% en 2016, soit sa pire récession en 13 ans.

Fillon : une déroute sans précédent grave pour la droite

Fillon : une déroute sans précédent grave pour la droite

 

Fillon est sans doute le principal responsable de la défaite du camp des républicains. Normalement cette élection était imperdable. Malheureusement les républicains du fait des primaires et des rivalités internes se sont trompés de candidats (comme les socialistes). Juppé aurait dû remporter haut la main le premier tour des élections présidentielles et devenir président. Au lieu de cela,  les républicains de Sarkozy ont saboté la candidature de Juppé au profit de Fillon. Seconde erreur,  la nature même de la campagne de Fillon qui au lieu de rassembler s’est ancré sur les soutiens partisans les plus sectaires comme par exemple les cathos  fachos de sens commun dans le vrai visage se révèle aujourd’hui puisqu’ils refusent de voter contre Marine Le Pen. Troisième erreur évidemment les affaires de Fillon qui ont fini de le couler ;  lui,  qui voulait incarner la rigueur et la morale. C’est l’histoire d’un naufrage sans précédent pour la droite sous la Ve République. L’amorce d’un aggiornamento douloureux pour un parti, Les Républicains, déchiré par ses ambiguïtés idéologiques et ses querelles d’egos face au Front national. Favori pour l’Elysée jusqu’à un fatidique 25 janvier qui vit la révélation, par Le Canard enchaîné, des emplois présumés fictifs de son épouse et de deux de ses enfants, François Fillon incarnera dans les annales historiques, qu’il aime à invoquer, l’élimination de la droite républicaine au premier tour d’une élection présidentielle depuis la réélection au suffrage universel direct du général de Gaulle en 1965. »Ce n’est pas la droite et le centre qui ont perdu, c’est François Fillon », a déclaré sur Europe 1 Eric Woerth, qui avait soutenu Nicolas Sarkozy durant la primaire et contribué bon an mal an à la nouvelle mouture du programme de la droite. Ceux qui avaient poussé pour son retrait au plus fort de la crise, en mars, et plébiscité Alain Juppé, finaliste malheureux de la primaire, pour le remplacer, étaient sans indulgence. « Après le choc et la déception, les Français, comme je m’y attendais, ont tranché. Comme François Fillon lui-même l’avait dit, on ne peut pas être poursuivi par la justice et être candidat à la magistrature suprême », a déclaré le député Pierre Lellouche dans un communiqué. Le député LR George Fenech, qui avait tenté sans succès de prendre la tête d’une fronde anti-Fillon, a dénoncé dans un communiqué « l’obstination de François Fillon et de tous ceux qui lui ont apporté un soutien aveugle ». « C’est une défaite globale », a réagi sur RTL Brice Hortefeux, lieutenant de Nicolas Sarkozy. « C’était une élection imperdable qui s’est transformée en une élection ingagnable ».

 

Le programme du FN mènerait à une grave crise (Paul Krugman)

Le programme du FN mènerait à une grave crise (Paul Krugman)

 

D’une manière générale le programme économique du Front National est condamné par la quasi totalité des économistes qui estiment que cela conduirait le pays à la ruine. Il faut dire que les dirigeants du Front National entretiennent des liens assez approximatifs avec l’économie dont il pense d’ailleurs qu’elle doit se soumettre à la politique (un point de vue que partage Marine Le Pen avec Mélenchon). Le prix Nobel d’économie Paul Krugman, pourtant critique vis-à-vis de l’euro, dans le  New York Times estime toutefois que «rien de ce que propose le FN ne conduirait la France dans la bonne direction». Avant d’ajouter: «Les politiques dont parle le FN – sortie unilatérale non seulement de l’euro, mais aussi de l’UE – nuiraient à l’économie française». Selon Paul Krugman, «le coût de la sortie de l’euro et de la réintroduction d’une monnaie nationale serait immense». L’économiste évoque une fuite massive des capitaux qui provoquerait une crise bancaire, un contrôle des mouvements de capitaux et des fermetures temporaires de banques. «Des problèmes de valorisation des contrats créeraient un bourbier juridique, les entreprises seraient perturbées pendant une longue période de confusion et d’incertitude», poursuit-il. Si l’économiste américain considère que l’euro est un «projet imparfait», il juge cependant qu’il y a une énorme différence entre le fait de ne pas adhérer à la monnaie unique – comme ce fut par exemple le cas de la Suède, du Royaume-Uni ou de l’Islande qu’il cite – et d’en partir après y avoir adhéré. Paul Krugman estime aussi qu’une sortie de l’euro aurait pu être profitable à la Grèce mais pas à la France qui n’est, selon lui, absolument pas dans la même situation économique. «Pour la France, sortir de l’euro entraînerait tous les coûts que la Grèce aurait eu à supporter sans aucun des bénéfices», écrit-il. Quant à la sortie de l’Union européenne, il explique: «Désolé, mais la France n’est pas assez grande pour prospérer avec des politiques économiques centrées sur elle-même, nationalistes». «Le fait que Le Pen et des économistes comme moi soient critiques envers la politique européenne ne signifie pourtant pas que nous avons quelque chose en commun», conclut Paul Krugman, comme pour se démarquer. Il est vrai que le Front National cite régulièrement le nom de l’économiste américain pour justifier la sortie de l’euro. Ainsi, en juillet 2015, Florian Philippot (vice-président du Front National) déclarait dans les colonnes des Echos: «La sortie de l’euro est très majoritaire chez les sympathisants FN et chez un tiers de l’ensemble des français [...] Les économistes très critiques vis-à-vis de l’Euro, comme les prix Nobel Paul Krugman ou Joseph Stiglitz, ne sont pas beaucoup entendus sur les plateaux comparés à ce que j’appelle les économistes de banque».

 

Pollution Chine: une alerte grave

Pollution Chine: une alerte grave

 

Alerte rouge décrété en Chine dans 24 grandes villes depuis le 1er janvier et qui pourrait durer plusieurs jours. Une alerte qui implique des fermetures d’écoles, l’arrêt de la production industrielle, une circulation alternée ou encore l’interruption des chantiers. Vingt-et-une autres villes, dont Pékin et Tianjin, ont été placées en alerte orange, niveau qui entraîne l’interdiction des véhicules les plus polluants et une réduction de l’activité de certaines usines. Selon une étude menée par Berkeley Earth, une ONG américaine spécialisée dans l’analyse des phénomènes climatiques, la pollution atmosphérique aurait atteint des niveaux record dans l’Empire du milieu. L’organisation estime par exemple que les particules fines seraient responsables d’1,6 millions de décès par an dans le pays, soit 4.000 par jour. Un chiffre effrayant qui lie la pollution à près d’une mort sur cinq dans le pays. Principale ville du pays avec plus de 11 millions d’habitants, le centre névralgique qu’est Pékin est évidemment l’un des lieux les plus touchés du pays par cette pollution. Berkeley Earth estime par exemple que le fait de passer une journée dans la capitale chinoise équivaut à fumer 40 cigarettes sur la même période. La pollution en Chine est la plus importante au monde, elle est responsable de 12 % des décès pour une moyenne de 6 % concernant le reste du monde Une situation extrêmement préoccupante pour l’un des chercheurs à l’origine de l’étude. « Lors de ma dernière visite à Pékin, la pollution était à un tel niveau qu’à chaque heure passée, mon espérance de vie diminuait de 20 minutes« , note-il dans un communiqué de presse. Pour réaliser cette étude, les scientifiques de l’Université de Berkeley ont notamment relevé des mesures de qualité de l’air en environ 1.500 endroits du pays pendant 4 mois.  Sur la période, la quasi-totalité de la population chinoise (92%) a respiré un air « malsain » continue l’étude, avant d’ajouter que 38% des habitants vivent, eux, constamment avec cet air vicié. La pollution atmosphérique est un sujet de préoccupation majeur pour les Chinois. Dans la capitale chinoise, la concentration de particules de 2,5 microns de diamètre (PM 2,5), très dangereuses car pénétrant profondément dans les poumons, a dépassé dimanche matin 500 microgrammes par mètre cube d’air : un taux bien au-dessus du seuil maximal de 25 recommandé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour une exposition de 24 heures. L e nouveau nuage enveloppe le Nord-Est de la Chine juste quelques semaines après l’épisode de forte pollution atmosphérique intervenu à la mi-décembre, et qui avait contraint les autorités à fermer plusieurs centaines d’usines et à limiter la circulation routière. Étendu sur une surface totale de 1,88 million de kilomètres carrés (soit plus de trois fois la superficie de la France), il avait affecté, selon Greenpeace, quelque 460 millions de personnes, à savoir presque l’équivalent de la population de l’Union européenne. A Shijiazhuang, capitale de la province très industrielle du Hebei, la concentration de particules 2.5 avait dépassé les 1.000 microgrammes/m3.

Cop 22 climat : « Un retrait des Etats-Unis très grave »

Cop 22 climat : « Un retrait des Etats-Unis très grave »

Dans une interview au JDD Ségolène Royal considère que le retrait des Etas -Unis serait grave pour le climat mais relativise la position de Trump.

 

 

La victoire de Donald Trump à la présidentielle américaine a secoué le sommet climat. Comment l’avez-vous vécue?
Une immense déception bien sûr. D’autant que, avec environ 1 million de voix d’avance, Hillary Clinton est l’élue du peuple, contrairement à ce qu’affirme la propagande qui utilise les résultats pour opposer peuple et élite. Et puis, depuis le Sommet de la Terre de Rio en 1992, c’est la première fois dans l’histoire des négociations sur le climat que le leader d’un grand pays affirme aussi violemment son climato-scepticisme. C’est une rupture.

L’accord de Paris est-il irréversible?
Un retrait des États-Unis, qui représentent 18% des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES), serait symboliquement très grave. Mais l’accord de Paris resterait malgré tout applicable puisqu’on serait toujours, avec les autres pays l’ayant ratifié, au-dessus des 55% d’émissions de GES nécessaires pour son entrée en vigueur. Quant à une dénonciation par Washington de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), je n’y crois pas. Quand George Bush a refusé de ratifier le protocole de Kyoto, il n’a pas pour autant dénoncer la convention-cadre de Rio.

 

Bourses européennes : ça va tanguer grave !

Bourses européennes : ça va tanguer grave  !

Oui pas vraiment la sémantique tortueuse des experts de la finance qui annoncent  toujours les mauvaises nouvelles dans un emballage de soie pour ne pas désespérer les petits actionnaires de Billancourt- messous.com. Les prévisions ne sont pas reluisantes si l’on en croit notamment la Deutsche On utilise évidemment un langage sophistiqué pseudo scientifique pour donner du sérieux à des prévisions qui ne le sont pas. La vérité c’est que ça va tanguer grave pendant quelques jours, tellement grave que forcément la cote va remonter ensuite après. En cause des éléments objectifs ;  à savoir,  l’évolution l’activité économique internationale.  pour la Chine ça va toujours pas fort et il n’y a pas grand monde pour apprécier exactement le tassement tellement les statistiques là-bas sont politisées. Ce qui est certain c’est que la consommation intérieure ne compense pas les exportations particulièrement atones, la production industrielle s’écroule. Le Japon lui est toujours en situation de coma. Même les États-Unis connaissent un tassement de la croissance et des résultats économiques en dessous des prévisions ; en clair on va lâcher un point de croissance cette année. Si on constate un tout petit mieux dans les pays en développement, les économies sont toujours handicapées par un manque de ressources financières notamment celles provenant des matières premières. Le pétrole qui ne parvient pas à remonter et se trouve à des niveaux historiquement très bas. En Europe après le petit redressement de 2016 les perspectives ne sont pas brillantes  si l’on en croit notamment les prévisions de la Deutsche Bank.   Confirmation pour l’OCDE que l’économie mondiale s’installe dans la croissance molle. L’indicateur avancé  pour la zone OCDE dans son ensemble, à 99,7, reflète cette mollesse, le seuil de 100 reflétant la tendance à long terme de l’activité économique. C’est également le cas pour les Etats-Unis (99,0), le Japon (99,6) et la zone euro (100,2) dans son ensemble. Les indicateurs pour la France (100,3, -0,1 point) et l’Italie (-0,2 à 100,2) traduisent un infléchissement pour ces deux pays qui ne se retrouve pas en Allemagne (stable à 99,8).  Pour les grandes économies émergentes, les indicateurs confirment les signes d’inflexion positive de la croissance en Chine (+0,2 point à 99,2), en Russie (+0,4 à 99,9) et au Brésil (en hausse de 0,5 point à 100,3) et une consolidation en Inde (+0,2 point à 100,8). Les indicateurs composites avancés de l’OCDE, conçus pour anticiper les points de retournement de l’activité avec six à neuf mois d’avance, suggèrent aussi un infléchissement de la croissance en France et surtout en Italie. Même analyse de la part d’Euler Hermès qui indique que  l’économie mondiale va connaître une croissance très faible en 2016,  (2,4% et seulement de 2,7 % en 2017) Il s’agit du plus faible chiffre depuis 2009, année où les effets de la crise financière. En cause plusieurs facteurs le ralentissement net en Chine par ailleurs très difficile à évaluer de manière précise tellement les statistiques sont dans ce pays politique. Second élément des politiques budgétaires trop brutales dans de nombreux pays (sauf aux États-Unis). Un tassement partout de la consommation qui par répercussion à peser sur l’affaiblissement des exportations. Autant d’éléments qui ont également influencé l’atonie des investissements. Le tout alimentant un climat d’incertitude des entreprises, des ménages aidaient les investisseurs. Les banques centrales de leur côté en s’engageant dans des politiques accommodantes n’ont pas réussi à combler le manque de dynamisme économique. Une raison fondamentale ces politiques accommodantes s’annulent, pire crée une certaine instabilité monétaire. Dernier facteur, fondamentale celui-là l’absence de gouvernance mondiale. Le dernier G20 par exemple à démontrer que les principaux pays étaient à peu près en désaccord surtout aussi bien dans le domaine économique que dans le domaine géo politique. Enfin la perspective de prochaines élections un peu partout aux États-Unis bien sûrs moi aussi encore par exemple en Allemagne en France en Espagne pour ne citer que ces pays ne permet pas de donner une lisibilité suffisant sur les grandes évolutions des politiques économiques. Exemple le traité transatlantique mis pour l’instant entre parenthèses ou encore l’évolution de l’Europe après le break site. Euler Hermès liste trois « grands chocs » qui affaiblissent la croissance cette année. Le premier est la peur d’un « atterrissage brutal » de la Chine. Cette crainte continue de hanter les marchés financiers, même si le pire avait été atteint il y a un an, lorsque le CAC40 avait perdu plus de 5%, le 24 août 2015. La deuxième économie mondiale tente depuis plusieurs années de rééquilibrer son modèle économique en le tournant davantage vers la consommation et moins sur l’investissement et le commerce extérieur. Une démarche risquée. « Il est indéniable qu’il y a un ralentissement. Et d’une certaine manière c’est sain. Mais il est sûr qu’un ralentissement trop prononcé peut être déstabilisateur », affirmait en février à BFMBusiness.com Christian Déséglise, responsable de la division banques centrales chez HSBC. La chute des prix du pétrole constitue le deuxième élément. Certes, la baisse des prix du baril constitue une aubaine pour les pays importateurs. La France, par exemple, a enregistré un surplus de croissance de 0,4% de PIB grâce à la dégringolade des prix de l’or noir en 2015, selon l’Insee. Mais les pays producteurs, eux, souffrent. En témoigne le Venezuela où le pétrole représente 95% des exportations. Le FMI s’attend à ce que le pays connaisse une récession de 10% cette année!  Enfin, le troisième et dernier choc est le Brexit et ses premiers effets. En juillet dernier, le FMI avait abaissé sa prévision de croissance mondiale pour 2016 de 0,1% à la suite de cet événement mais prévenait que l’impact pourrait aller jusqu’à 0,4%, selon le scénario le plus pessimiste. « Ces chocs continuent d’affecter l’économie mondiale, et d’autres chocs sont à prévoir, s’avérant préoccupants pour notre économie: les difficultés rencontrées par le secteur bancaire italien, la situation actuelle en Turquie après la tentative de coup d’État, ou encore les élections américaines », considère Ludovic Subran, le chef économiste d’Euler Hermès. L’assureur-crédit n’attend, par ailleurs, pas de miracle pour 2017 avec une croissance mondiale de 2,7%. Conclusion il se pourrait bien que l’économie mondiale s’installe dans une période de croissance molle pour assez longtemps. Dernier élément d’analyse des actifs boursiers sur évaluer par rapport au résultat réel des deux entreprises. Cela notamment en raison de la rémunération insignifiantes des les obligations. Or la tendance est à la remontée des taux.  Les Bourses européennes ont terminé vendredi en net recul, pénalisées par des inquiétudes sur la conjoncture allemande et, encore, par l’absence notable de toute annonce par la Banque centrale européenne (BCE) la veille dans un climat alourdi par un nouvel essai nucléaire revendiqué par la Corée du Nord. À Paris, le CAC 40 a cédé 1,12% (-50,80 points) à 4.491,40 points. À Francfort, le Dax a perdu 0,95% et à Londres, le FTSE a abandonné 1,19%. L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 et l’EuroStoxx 50 de la zone euro ont reculé respectivement de 1,08% et 0,98%. Les investisseurs ont appris en début de séance que les exportations allemandes avaient subi en juillet une baisse inattendue, accusant leur recul le plus marqué depuis près d’un an. Les importations ont elles aussi reculé, ce qui laisse penser que la première économie européenne a mal débuté le troisième trimestre.

 

Conclusion : ça va tanguer grave !

(Avec Reuters et les experts de la banlieue nord de Marseille)

Croissance : après le brexit risque grave pour l’économie mondiale

Croissance : après le brexit  risque grave pour l’économie mondiale

Il est clair que le FMI ne souhaite pas désespérer les investisseurs comme les consommateurs et se montre très prudent sur les conséquences du brexit avec plusieurs scénarios. Le pire étend celui d’une discussion trop longue et conflictuelle entre l’union européenne et le Royaume uni pour définir les nouvelles relations commerciales. De toute manière dans le scénario le plus optimiste la croissance mondiale sera affaiblie en 2017 et pour la zone euro il faudra compter avec une baisse de l’ordre de 0, 3 % du PIB. La France comme la main feront autour de 1,2 à 1,3 %. Dans ses perspectives économiques mondiales actualisées publiées mardi, le FMI veut pourtant croire que le divorce entre Londres et ses partenaires européens se fera à l’amiable, ce qui permettrait d’en contenir le coût, même s’il n’exclut pas une séparation plus difficile. Il table dorénavant sur une croissance de l’économie mondiale de 3,1% cette année puis 3,4% l’an prochain, soit dans les deux cas 0,1 point de moins qu’il ne l’anticipait dans ses précédentes prévisions diffusées en avril, déjà peu optimistes. Cette révision à la baisse, la troisième cette année et la cinquième en l’espace de 15 mois, est uniquement motivée par le Brexit. Maurice Obstfeld, son chef économiste, souligne que, jusqu’au référendum britannique du 23 juin, le FMI était prêt à relever légèrement ses estimations globales à la faveur d’un début 2016 plus fort que prévu en zone euro et au Japon ainsi que du rebond des cours des matières premières. Il a choisi d’intégrer dans ses prévisions un impact relativement faible du scrutin, concentré sur le Royaume-Uni et les Européens, sous l’hypothèse que les deux parties parviendront à éviter une forte hausse de leurs barrières économiques, que les retombées politiques seront limitées et les turbulences des marchés contenues. Mais il s’empresse d’ajouter que ce scénario ne se fonde que sur les éléments disponibles à ce stade, que les conséquences du Brexit ne pourront être évaluées que progressivement et que des incertitudes prolongées pourraient « ouvrir la porte à une réplique amplifiée des marchés financiers à des chocs négatifs ». Pour ces raisons, le FMI évoque deux scénarios alternatifs – l’un moins optimiste, l’autre carrément noir – fondés sur le climat et la durée des discussions à venir si celles-ci devaient être acrimonieuses et tardaient à lever les incertitudes. La croissance mondiale pourrait alors être limitée à 2,9% cette année et 3,1% l’an prochain dans le premier cas, 2,8% en 2016 comme en 2017 dans le second, avec des économies avancées particulièrement malmenées (1,4% de croissance en 2016 et 1,0% seulement en 2017 dans le pire des cas). Mais le Fonds ne privilégie pas ces hypothèses, invoquant le fait que les marchés financiers ont réagi de façon ordonnée aux résultats du référendum et font preuve depuis de résilience, confiants qu’ils sont dans l’aptitude des banques centrales à les alimenter en liquidités si cela s’avérait nécessaire. En attendant, l’organisation n’anticipe plus que 1,7% de croissance au Royaume-Uni cette année puis 1,3% en 2017, soit 0,2 point et 0,9 point de moins que dans ses précédentes perspectives pour cause d’une demande interne déprimée par la sortie de l’UE. Il a déjà revu en baisse sa prévision pour la zone euro en 2017 à 1,4%, soit 0,2 point de moins qu’auparavant, tout en relevant celle de 2016 à 1,6% (+0,1 point), des chiffres qu’il confirme mardi. L’économie allemande serait la plus touchée, avec une hypothèse de croissance amputée de 0,1 point à 1,6% en 2016 puis de 0,3 point à 1,2% en 2017 alors que les derniers ajustements du FMI sur le pays remontaient au mois dernier. Comme pour la zone euro, le Fonds confirme ses anticipations publiées récemment sur la France (1,5% en 2016 et 1,2% en 2017). Il juge en revanche que l’économie américaine ne sera que faiblement touchée par le Brexit et s’il revoit en baisse de 0,2 point sa prévision pour 2016, à 2,2%, c’est uniquement à cause de son mauvais début d’année. Il maintient en revanche son objectif de 2,5% de croissance outre-Atlantique en 2017.  S’agissant du Japon, l’appréciation du yen le conduit à abaisser de 0,2 point sa prévision pour 2016, à +0,3%, et à ne relever que dans les mêmes proportions à +0,1% celle de 2017 alors que la nouvelle hausse de la TVA, reportée de deux ans, à 2019, aurait eu en temps normal selon lui un impact positif de 0,4 point. Pour les pays émergents, le FMI modifie peu son scénario pour la Chine : 6,6% de croissance en 2016, contre 6,5% auparavant, et 6,0% (inchangé) l’an prochain. Il est moins pessimiste pour le Brésil comme pour la Russie, qu’il voit tous deux sortir de la récession en 2017 (+0,5% pour le premier, +1,0% pour la deuxième) et table toujours sur une croissance soutenue en Inde même s’il abaisse légèrement (-0,1 point) ses prévisions pour 2016 et 2017, qui se situent à +7,4%.

(Reuters)

Le chômage en France pas plus grave qu’ailleurs !

Le chômage en France pas plus grave qu’ailleurs !

Olivier Passet, directeur des synthèses économiques au cabinet Xerfi dans un article paru dans Challenges défend l’idée que la France en matière d’emploi soutient la comparaison avec des pays d’Europe voisins. Son argumentation repose sur le fait que les pays qui présentent un meilleur taux de chômage le doivent surtout à des temps partiels beaucoup plus nombreux. Une analyse statistique qui n’est pas fausse mais qui fait l’impasse sur la situation en France de nombreux de chômeurs parqués dans les préretraites, dans allocation  adulte handicapé ou tout simplement inscrits nulle  part. Officiellement le nombre de chômeurs et de l’ordre de 5 millions en France mais en réalité en tenant compte des différents situations non comptabilisés au titre du chômage les sans-emploi représentent 7 à 8 millions de personnes en France. Dernier élément même si le temps partiel ne constitue pas une situation sociale très enviable voir très durable elle permet cependant de conserver le lien avec le travail. De cette situation critiquable en France le très haut niveau du coût de la protection sociale contre le chômage qui dépasse celui d’autres pays européens comparables la grande insuffisance du pays réside dans la faiblesse de la croissance  qui entraîne mécaniquement un très fort taux de chômage. Une croissance par ailleurs plombée par le record d’Europe de fiscalité qui pèse sur les deux entreprises.

Extrait de cet article «  Le paradis supposé des autres est en fait plus proche d’un purgatoire, dans lequel le chômage de masse s’est au mieux mué en une prolifération de petits jobs morcelés. Prenons l’exemple des sept économies européennes qui font mieux que nous en matière de chômage et d’emploi : Allemagne, Autriche, Suède, Pays-Bas, Danemark, Finlande et Royaume-Uni. La première différence avec la France réside dans la part plus élevée des jeunes de moins de 25 ans en emploi. En réalité, les plus jeunes s’insèrent avec de petits jobs à temps partiel, parallèles à leurs études. Cet écart ne témoigne pas, contrairement à l’idée répandue, d’une insertion en sortie d’études mieux réussie qu’en France. Passé l’âge de 25 ans, la performance française est comparable à celle des meilleurs modèles européens, et ces derniers, exceptée la Suède, partagent avec la France un piètre bilan en matière d’échec scolaire. L’apprentissage, cofinancé par le secteur public, joue aussi un rôle-clé dans les performances allemande, autrichienne, et britannique. La seconde différence concerne l’insertion des femmes, avec un recours au temps partiel très élevé aux Pays-Bas, en Allemagne ou au Royaume-Uni. Les femmes sont cantonnées dans des postes ne procurant que des revenus d’appoint au soutien de famille masculin. Troisième différence : dans ces pays, le niveau d’activité des seniors est plus élevé, avec une forte dose de temps partiel. Sur toutes les tranches d’âge, les temps partiels sont en moyenne plus courts. En clair, l’emploi est plus fractionné en petits jobs de survie ou d’appoint. Tous ces emplois produisent peu de chiffre d’affaires et de base fiscale supplémentaire. Ce que le cas américain confirme, où 8 à 9 millions d’emplois se sont, en quinze ans, évaporés, notamment parmi les 15-30 ans, sans cataclysme sur la production. Ces petits jobs d’appoint, dans le commerce ou la restauration notamment, se retrouvent dans l’économie collaborative. Bref, le plein-emploi de nos voisins repose sur du temps partiel court, concentré sur les jeunes, les femmes et les seniors, qui ont été favorisés par des incitations fiscales ou des exonérations de cotisations sociales. Ce sont, dans les pays plus libéraux, des jobs du soir, du dimanche dans des services tournant 7 jours sur 7, dans le commerce, la restauration, l’hôtellerie, ou dans la santé, l’action sociale, le soutien scolaire, face à l’attrition de la sphère publique. Un morcellement des emplois qui a plus d’impact que les réformes du droit du travail que l’on met en avant. »

 

EDF une crise financière grave qui pourrait changer les modalités de financement des centrales nucléaires

EDF une crise financière grave qui pourrait changer les modalités de financement des centrales nucléaires

 

Discrètement mais sûrement le patron d’EDF ouvre le débat pour un changement des modalités de financement des centrales nucléaires. Il faut dire que la situation financière d’EDF est intenable. Il faut d’abord apurer une énorme dette de 40 milliards, ensuite trouver 50 milliards pour les travaux permettant de prolonger la durée de vie du parc nucléaire actuel. Financer aussi au moins en partie les 25 à 50 milliards du site d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure en Moselle enfin faire face à un besoin de financement de 200 milliards à terme pour le renouvellement du parc nucléaire. En clair EDF ne pourra jamais faire face seule à ces défis mêmes avec une augmentation régulière du prix de ‘l’électricité  (il est prévu une augmentation moyenne de 2,5 % par an  pendant plusieurs années) ou par des seules suppressions d’effectifs. Ce que confirme le patron d’EDF dans une interview du JDD.

 

 

 

L’entreprise est-elle « au bord de la rupture », comme le disent les syndicats?
Absolument pas. EDF est en bonne santé et nous restons le premier investisseur de France. Mais la fin du monopole est bien réelle, et nous devons résister à la concurrence, voulue par les régulateurs européens. En France, nos parts de marché reculent, donc on ne doit pas prendre de retard. Notre dette est élevée et nous devons faire des arbitrages sur nos activités futures. Nous n’avons plus les moyens de tout garder à l’étranger, ou de tout construire seuls. C’est pour cette raison que le moment venu, dans quelques années, nous devrons peut-être trouver des partenaires pour le renouvellement du parc nucléaire en France, comme nous le faisons déjà en Grande-Bretagne.

Pouvez-vous apporter des précisions sur la suppression de 5% des postes chez EDF?
Il y a quarante ans, EDF a beaucoup embauché pour la construction du parc nucléaire français. Aujourd’hui ces salariés partent en retraite et nous avons beaucoup recruté ces cinq dernières années pour anticiper leur départ. Nous allons continuer à embaucher, de 1.000 à 2.000 personnes chaque année, mais en ne remplaçant que quatre départs sur cinq en retraite. En France, dans la maison-mère, d’ici à 2018, la baisse des effectifs représentera environ 5% de nos 67.000 salariés, soit 3.350 postes. Cet effort de maîtrise de la masse salariale sera similaire dans le reste du groupe, en France et à l’étranger.

Est-ce le signal qu’EDF va mal?
EDF est en bonne forme, mais vit une transformation rapide et indispensable pour rester le grand électricien qu’il est. Le marché de l’électricité ne croît pas et la concurrence s’accélère. L’an passé, nous avons perdu 30% de nos parts de marché sur le marché des entreprises. Et nous ne leur vendons plus l’électricité à des tarifs réglementés, mais à des prix de marché nettement inférieurs. C’est un changement radical. Nous devons nous adapter à ce nouveau monde. EDF doit être agile et économe pour assumer ses ambitions. Nous allons baisser tous nos coûts, et cela passe aussi par les dépenses de personnel. En 2018, les effectifs seront revenus au niveau de 2012.

Terrorisme: Défaillance grave des services de renseignements

Terrorisme:  Défaillance grave des services de renseignements

 

Sitôt après les attentats on a assisté à un concert de louanges vis-à-vis des forces de l’ordre et des services de renseignements tant de la part La droite que de la gauche. Malheureusement avec la découverte de la présence en France de l’organisateur de ces attentats il n’est plus possible de masquer les graves insuffisances du renseignement en effet la présence à Paris d’Abdelhamid Abaaoud pour y superviser les attentats de Paris met en évidence les failles de la lutte antiterroriste, même si le djihadiste y a été finalement repéré et abattu. Les autorités françaises ont reconnu que les commandos pilotés par cet homme de 28 ans d’origine marocaine étaient arrivés le 12 novembre de Bruxelles à Paris à bord de trois voitures roulant presque en convoi avec probablement armes et explosifs à bord avant de tuer le lendemain 129 personnes. Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a déploré que la France n’ait reçu aucune information européenne concernant l’arrivée d’Abaaoud en Europe. « Il est urgent que l’Europe se reprenne face au terrorisme », a-t-il dit à la presse.   »Si Abaaoud a pu circuler depuis la Syrie jusqu’en France, c’est qu’il y a des failles dans l’ensemble du système européen », a également déclaré le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, sur France Info. La vérité c’est sans doute que l’organisation actuelle du renseignement est complètement obsolète, quantitativement insuffisante bien sûr mais aussi qualitativement inadaptée à une situation de guerre. Or la plupart des responsables des services de renseignements ignore à peu près tout de ces situations de guerre. Dans les deux champs géographiques à cibler de manière prioritaire à savoir à l’intérieur de l’État islamique d’une part, dans les banlieues d’autre part les infiltrations et les réseaux dont nous disposons sont complètement marginaux. Tout est donc à repenser en matière de renseignements : la philosophie, les moyens humains et les moyens matériels ( notamment technologiques)

Myriam El Khomri se plante sur les CDD, pas grave !

Myriam El Khomri se plante sur les CDD, pas grave !

 

C’est  l’avis de l’intelligentsia médiatique. Oui elle s’est trompée mais il ne fauta pas lui faire de procès d’incompétence. Une sorte de solidarité du camp de l’ignorance. Car la plupart des « experts » de la télé ou journalistes sont auusi ignorants qu’elle. Du coup l’approximation et l’ignorance des réalités est légitimée pour substituer un langage pseudo scientifique qui n’est que du baratin  bureaucratique et –ou ésotérique. Du bla-bla médiatique pour meubler le néant, pour faire du bruit.  Combien de fois le CDD peut-il être renouvelé demande le journaliste Jean Jacques Bourdin de RTL : «Je ne pourrais pas vous le dire», a-t-elle lâché, passablement désorientée. Car relancée à de multiples reprises, la locataire de Bercy a d’abord répondu: «Trois fois». Avant de se corriger: «Jusqu’à trois ans». Mais voyant qu’elle ne réussissait pas à convaincre son interlocuteur, celle-ci s’est ensuite lancée dans une explication pour le moins embrouillée et maladroite: «Un CDI peut être requa… Un CDD peut être requalifié en CD… Un CD… Pardon. Un CDD peut être requalifié en CDI quand justement le cadre du recours au CDD n’a pas été requis. Un monologue pour le moins confus, et d’autant plus embarrassant pour la ministre que la réforme du CDD a été annoncée par Manuel Valls, il y a quelques mois à peine. «C’est une mesure gouvernementale, de votre gouvernement!», a alors asséné Jean-Jacques Bourdin, devant une ministre acquiesçant de la tête sans ne savoir quoi répondre. «C’est possible, oui. J’ai dit trois fois et j’ai bien senti…», a-t-elle finalement tenté de plaisanter, dans un rire visiblement forcé. Interrogé sur BFMTV à la sortie du conseil des ministres, Myriam El Khomri a tenté de se justifier. «La question n’est pas: “Est-ce que j’ai appris le code du travail par cœur?” (…) Il a autant de formes de CDD qu’il y a de dérogations possibles», a-t-elle expliqué. «Jean-Jacques Bourdin avait préparé son coup, il voulait son buzz, il a eu son buzz. Moi, je suis sereine», a-t-elle affirmé toujours auusi confuse sur la nature et les modalités de gestion du CDD.

 

Les sondeurs britanniques se sont plantés grave

Les sondeurs britanniques se sont plantés grave

 

Les britanniques sosnt sans doute les champions de la finances mais pas des sondages. En effet ils ont pronostiqué une match nul entre conservateurs et travaillistes. Finalement ces conservateurs ont écrasé les travaillistes . Comme pour la finance, les logiciels statistiques britanniques étaient sans doute un peu trop spéculatifs. « Il n’y a qu’un sondage qui compte, c’est celui du scrutin et je pense que ça n’a jamais été plus vrai qu’aujourd’hui », a souligné le Premier ministre David Cameron, après sa propre réélection dans la circonscription de Witney.  La plupart des instituts créditaient les deux grandes formations d’un score équivalent aux alentours de 33%, parfois avec un ou deux points d’écart, or les conservateurs ont recueilli 37% des voix, soit six points de plus que les travaillistes.  Lorsque les résultats beaucoup plus justes du sondage réalisé à la sortie des urnes sont tombés, le scepticisme était tel que Paddy Ashdown, ancien chef de file du parti libéral-démocrate, s’est dit prêt à « manger son chapeau » s’ils s’avéraient exacts.  Beaucoup l’ont depuis mis au défi de mettre sa promesse à exécution, le revers des Lib-Dems ayant été encore plus grave que l’enquête ne l’annonçait.  Le politologue John Curtice, président du Conseil britannique des instituts de sondage, a annoncé l’ouverture d’une enquête, confiée à des statisticiens indépendants, et a évoqué deux pistes : un renversement de dernière minute en faveur des conservateurs et un problème méthodologique.   »Il y a des précédents. Le fait est que, dans presque tous les scrutins récents, les sondages ont eu tendance à sous-estimer les conservateurs et à surestimer le Labour », reconnaît-il.

 

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