Archive pour le Tag 'grande'

Page 5 sur 5

Alstom : la grande braderie de l’industrie continue (la Presse)

Alstom : la grande braderie de l’industrie continue (la Presse)

La presse voit ce lundi dans la vente annoncée d’Alstom les prémices d’une « grande braderie » des fleurons de l’économie française. L’intervention de l’exécutif dans ce dossier industriel, qui voit le groupe Alstom convoité à la fois par l’Américain General Electric et l’Allemand Siemens, est plutôt saluée par les quotidiens. Pour Le Figaro, sous la plume de Gaëtan de Capèle, l’Etat « exerce, à bon droit, son devoir de surveillance lorsque les intérêts supérieurs du pays – secteur protégé, technologie sensible, emploi… – sont en cause ». Maud Vergnol insiste dans L’Humanité sur la nécessité pour le Premier ministre Manuel Valls de « prendre ses responsabilités et priver les patrons d’Alstom de leur droit divin ».  »Car l’OPA du géant américain sonne comme le début d’une grande braderie », ajoute l’éditorialiste du journal communiste. « Après Péchiney, Arcelor, et plus récemment Publicis ou Lafarge, la France peut-elle laisser partir à l’étranger un nouveau fleuron de son industrie nationale ? » demande Bruno Dive dans Sud Ouest. L’appel lancé par le ministre de l’Economie Arnaud Montebourg à « la vigilance patriotique » « dit bien l’urgence du dossier Alstom dont il s’empare », écrit Monique Raux dans L’Est républicain. Pour Patrice Chabanet du Journal de la Haute-Marne, « on observe une nouvelle fois que l’industrie française poursuit sa lente descente aux enfers, en jouant le rôle peu enviable de proie ».

La grande braderie des entreprises françaises

La grande braderie des entreprises françaises

 

Les fusions acquisitions sont certes courantes dans le monde des affaires  cependant la disparation ou le rachat d’entreprisez françaises est dramatique  dans la mesure où la France a déjà perdu près de 2 millions d’emplois industriels en une trentaine d’année ; depuis l’arrivée de Hollande encore 15 000 emplois industriels ont disparu. Et cette fois ce sont des fleurons de l’industrie qui sont menacés par cette braderie de l’industrie française, une braderie largement favorisée par le matraquage fiscal, le coût du travail, le manque de productivité et les procédures  bureaucratiques. Alstom, créateur du TGV et fierté nationale en pointe sur les renouvelables, discute d’un rapprochement avec l’Américain General Electric, a confirmé son patron Patrick Kron vendredi 25 avril. Le deal pourrait même être annoncé ce week-end. Au delà d’Alstom, l’appétit des étrangers pour les entreprises de l’Hexagone s’est accru ces derniers mois. La France a été la première cible d’acquisitions au premier trimestre 2014, selon le cabinet Dealogic. Le pays a concentré un tiers des fusions-acquisitions en Europe sur la période. Lafarge, PSA, Publicis, ou même SFR: la liste des icônes de l’économie française au cœur d’opérations transnationales s’allonge. De là à dire qu’elles passent toutes sous pavillon étranger…Les situations des unes et des autres sont, en effet, très différentes.   Le partenariat industriel consisterait en une cession d’actifs Alstom à GE. Le fleuron français vendrait ses activités énergie et réseaux au conglomérat américain. Il n’y aurait donc pas d’OPA. Ces activités représentent 70% du chiffre d’affaires d’Alstom. La taille du groupe, qui ne conserverait que sa branche Transport, serait nettement réduite. Mais les 18.000 employés français (sur 93.000 au total), travaillent majoritairement dans cette branche.  Du mariage du Français leader mondial du ciment avec le géant suisse va donner naissance un mastodonte de 32 milliards de chiffre d’affaires, présent dans 90 pays. Sous réserve bien sûr de l’aval des autorités de la concurrence. Leur fusion, officialisée début avril 2014, est présentée comme un mariage entre égaux, mais elle sera réalisée via une offre publique d’échange du groupe suisse sur son homologue français. C’est-à-dire que les actionnaires de Lafarge se verront proposer d’échanger une action de l’entreprise tricolore contre une action Holcim. En outre, le siège social va être transféré à Zurich. La nouvelle entité, baptisée « LafargeHolcim », sera cotée à la fois à sur les places parisienne et zurichoise.  Il n’est pas question ici de fusion ou de passage sous pavillon étranger ici, mais d’une augmentation de capital à laquelle prendront part l’Etat français d’un côté, et le Chinois Dongfeng de l’autre. Chacun d’eux va détenir 14% du capital du constructeur, soit la même part que celle de la famille Peugeot, diluée par l’opération. Le groupe Peugeot-Citroën, très dependant du Vieux continent, compte sur ce partenariat signé fin-mars 2014 pour s’internationaliser et pénétrer le plus grand marché automobile du monde: la Chine. Pour calmer les craintes des uns et des autres, Zhu Fushou, le PDG de Dongfeng, déclarait le 6 mars: « le dragon chinois ne va pas manger le lion français ».  Une fusion a été annoncée en juillet 2013 entre le géant français, troisième agence mondiale, et son homologue américain, deuxième sur le podium. La nouvelle entité deviendra le numéro un planétaire de la pub. Sauf que l’opération semble retardée voire compromise, selon les dernières rumeurs. Le nouvel ensemble compte installer son siège à Amsterdam. Pour sa résidence fiscale, le groupe a d’abord visé les Pays-Bas, puis finalement la Grande-Bretagne, mais ce n’est pas encore acquis, en l’absence de réponse du fisc britannique. En juilllet 2013, Pierre Moscovici, alors ministre de l’Economie, assurait avoir obtenu de Publicis qu’il maintienne un siège opérationnel en France, et continue de créer des emplois et de la valeur dans l’Hexagone.  L’opérateur est en train de se faire racheter par Numericable. Le siège de la nouvelle entité restera en France. Mais l’ensemble fusionné sera détenu à 60% par Altice, qui est immatriculé au Luxembourg.  Altice sera, elle-même, détenue à 62% par Next LP, installée à Guernesey, qui est la holding personnelle de Patrick Drahi. Ce dernier est résident fiscal suisse et citoyen israélien ayant abandonné la nationalité française. Le 14 mars, Arnaud Montebourg, encore simple ministre du Redressement productif, réclamait que « M. Drahi rapatrie l’ensemble de ses possessions, biens, à Paris, en France ». Quatre jours après, Patrick Drahi répondait qu’il refusait de redevenir résident fiscal français.

 

Ile de France : le logement cause de grande pauvreté

Ile de France : le logement cause de grande pauvreté

 

Quelque 350.000 ménages, soit 7% de ceux disposant d’un logement en Ile-de-France, n’ont pas les revenus nécessaires pour faire face aux dépenses vitales de nourriture et d’habillement tout en assurant celles liées à l’habitation, selon cette étude réalisée par l’Institut d’aménagement et d’urbanisme d’Ile-de-France (www.iau-idf.fr). Quelque 140.000 de ces ménages, installés au sein du parc locatif privé, doivent trouver de quoi payer un loyer mensuel moyen de 541 euros pour un revenu moyen de 826 euros, selon l’étude. Le revenu moyen régional, par ménage, est lui de 3.406 euros.  Le « reste à vivre » de ces ménages, malgré des aides au logement de 134 euros perçues par 54% d’entre eux, les place loin en deçà du seuil de pauvreté de 589 euros, établi par Eurostat, la commission européenne des statistiques.  Près de 126.000 ménages habitant cette fois le parc social sont dans une situation similaire avec un « reste à vivre » de 414 euros par mois, soit un seuil considéré comme insuffisant pour s’habiller et se nourrir.  Quelque 76.000 autres ménages, bien que propriétaires de leur logement, sont également touchés de plein fouet par cette pauvreté. Car même si 58% d’entre eux ont fini de rembourser leurs emprunts, les charges et travaux d’entretiens sont trop importants par rapport à leurs revenus.  La loi d’accès au logement et urbanisme rénové (Alur), adoptée définitivement en février par le Parlement, prévoit des mesures d’encadrement des loyers, que la ministre du logement Cécile Duflot espère mettre en place en Ile-de-France à partir de l’automne  Le gouvernement s’est fixé comme objectif la construction de 500.000 logements neufs par an sur le plan national, dont 150.000 logements sociaux. En 2013, seulement 332.000 logements ont été construits en France.  La Fondation Abbé Pierre, dans son dernier rapport annuel en janvier, affirmait que les situations de mal-logement s’étaient encore aggravées en 2013, estimant à plus de 10 millions le nombre de personnes touchées par la crise du logement en France.  Le rapport mettait notamment en cause « une hausse non régulée du coût du logement », avec des loyers qui ont augmenté de 55% en 13 ans, associé à une situation sociale et économique qui continue à se dégrader, notamment au niveau de l’emploi.

 

Après les municipales, une grande mesure fiscale pour les ménages !

Après les municipales, une grande  mesure fiscale pour les ménages !

Avant les élections européennes, Hollande pourrait annoncer (avec un remaniement) une grande mesure fiscale pour les ménages. Cela pour limiter la casse lors de cette échéance C’est la conséquence de la débâcle aux municipales où le PS n’a été soutenu que par 20% des électeurs (comme Hollande dans les sondages de popularité). ). Un message à tous les électeurs qui l’ont sanctionné. L’idée est encore au stade de l’ébauche, mais dans les ministères, les spécialistes planchent sur une grande mesure fiscale en faveur des ménages. « Le message est assez clair« , constate un conseiller du Premier ministre : « Les Français réclament plus de justice, ils veulent que les efforts soient mieux répartis«  Ainsi, les candidats aux municipales racontent que sur le terrain personne ne leur parle du Pacte de responsabilité. Ou alors ils ne retiennent que les cadeaux faits aux entreprises. Il faut donc faire un geste. C’est aussi une demande pressante de bon nombre d’élus socialistes. Un responsable de l’aile gauche du PS se réjouit déjà à l’idée d’une telle mesure fiscale pour les ménages. « Un peu de justice sociale, ça serait bien« , lâche-t-il.  Et il ne peut s’empêcher d’ajouter : « Après tout on est socialistes !«  À l’Elysée, pas de confirmation, mais des conseillers très nerveux à l’idée que la mesure soit éventée. 

 

Alimentation: la grande interrogation sur ce qu’on mange

Alimentation: la grande interrogation sur ce qu’on mange

 

 

Les français doutent de ce qu’ils mangent, ils ont raison car la nature et l’origine des produits sont souvent très difficilement décelables par l’étiquetage ( pesticides, engrais, OGM, origine véritable etc)  ; Selon une  étude, réalisée pour le réseau de vente agricole directe Bienvenue à la ferme du 22 au 27 janvier sur un échantillon représentatif de 1.008 personnes, les Français perdent confiance dans l’origine des aliments qu’ils consomment.  50% des personnes interrogées ont « souvent » le sentiment de ne plus trop savoir de quoi se composent leurs aliments et 47% estiment qu’il est difficile de se procurer des produits sur lesquels ils se sentent entièrement rassurés.  Si la tendance était latente depuis quelques années, le scandale des lasagnes à la viande de cheval en 2013 a fortement accentué l’inquiétude des consommateurs.   »L’affaire Spanghero a généré de nouvelles attentes, avec des questions sur l’origine du produit », note Etienne Mercier d’Ipsos, l’un des auteurs de l’étude.  En conséquence, « près de 8 Français sur 10 disent chercher plus qu’il y a cinq ans à connaître l’origine d’un produit alimentaire avant de l’acheter », souligne Ipsos.   »Ce qui rassure le plus, c’est le fait que le produit soit vendu directement par le producteur », critère cité en premier par 23% des sondés, souligne M. Mercier.  Autres facteurs qui inspirent confiance: les labels et appellations officiels (16%) et l’origine du produit (15%). En revanche, la marque ne rassure que 5% des sondés.  Selon Ipsos, non seulement « la consommation de produits locaux est rentrée dans les habitudes », car quatre Français sur dix en achètent « souvent », mais ces habitudes « semblent s’être davantage ancrées dans leur quotidien » depuis deux ans.  Près de 70% des acheteurs de produits locaux disent en acheter plus depuis deux ans.  Les consommateurs sont aussi sensibles à l’impact économique de leurs achats: 97% estiment qu’ils « permettent de faire marcher l’économie locale ».   »Aujourd’hui, acheter durable c’est aider le petit agriculteur qui est à côté de chez moi. C’est une tendance qui n’est pas nouvelle mais qui se renforce avec le temps », souligne M. Mercier.  Parmi les principaux freins à l’achat de produits locaux, les sondés citent le prix (62%), le manque de points de vente (40%) et la visibilité sur l’étiquette (34%).

 

Le projet de loi sur la famille : la grande confusion

Le projet de loi sur la famille : la grande confusion

 

Pas étonnant que l’opinion n’y comprenne plus rien. Samedi Valls affirmait que le projet de loi serait voté mais sans PMA et sans GPA (on se demande de quoi s’occupe Valls qui ferait mieux de se concentrer sur la sécurité), aussitôt Leroux  déclarait lui que la question de la PMA et de la GPA reviendrait par voie d’amendement, lundi Hollande décidait de reporter la loi. D’autres au gouvernement considéraient que la loi était enterrée, aujourd’hui Taubira déclare que le projet de loi allait revenir. Bref c’est la confusion totale qui va faire des mécontents dans les deux camps opposés sur ces questions ; Les opposants qui seront encore inquiets et les partisans déçus eux du report ; Encore un joli fiasco politique sur un thème qui demandait de rechercher le consensus et donc de prendre le temps du débat. En outre et surtout nombre s’interrogent  sur le calendrier, cette loi n’apparaissant pas la priorité du moment. La croissance et l’emploi figurant nettement en tête de toutes les priorités.   »Ce texte va-t-il revenir? », a demandé un journaliste d’Europe 1 à Christine Taubira. « Bien sûr », a-t-elle répondu, « je ne suis pas inquiète ». « Je ne crois pas qu’il n’y ait plus de texte », a-t-elle affirmé.  Matignon a annoncé lundi, au lendemain du succès de La Manif pour tous, que le gouvernement ne présenterait pas cette année son projet de loi sur la famille.  Revenant sur la polémique autour de la politique familiale, la ministre a jugé « déplorable ce débat qui est lancé de mauvaise foi par des personnes qui instrumentalisent des citoyens qui sont inquiets ». « On a à droite des manipulateurs », a tancé Christiane Taubira, expliquant que la gauche avait trouvé à son arrivée au pouvoir « 2,6 milliards de déficit sur la branche famille »: « Ils manipulent, ils baissent les budgets, ils laissent couler les déficits », a dénoncé la ministre, qui a opposé à la droite le gouvernement qui « fait un très beau travail pour les familles ». Autant de déclarations qui ne peuvent que jeter le trouble et qui témoigne de la fébrilité d’un gouvernement chahuté et perdu dans les priorités à adopter.

//

Ayrault: adieu à la grande réforme fiscale

Ayrault: adieu à la grande réforme fiscale

Ni soutenu par Bercy, ni par Hollande, Ayrault rétropédale sur la grande remise à plat de la fiscalité ; En fait Hollande a repris la main et ne veut pas aouter l’  instabilité fiscale au manque général de confiance. Sans parler du flou relatif au fameux pacte de responsabilité dont les contraintes pourraient se terminer par un grand flop.  Du coup Ayrault remet sa réforme dans sa poche. En fait la grande réforme fiscale pourrait se limiter à la suppression de petites fiscalités accessoires mais pesante. Jean-Marc Ayrault défend la politique de l’exécutif. Dans une interview au Monde daté du samedi 25 janvier, le Premier ministre estime qu’il « est temps de sortir des confrontations stériles », se défendant ainsi de tendre la main au Medef. « Notre politique ne consiste pas à faire des ‘cadeaux’ aux patrons mais à soutenir les entreprises », affirme Jean-Marc Ayrault, qui évoque également la baisse des impôts et les contreparties au pacte de responsabilité.  Abordant les contreparties du pacte de responsabilité, Jean-Marc Ayrault évoque « un certain nombre de thèmes précis : la création d’emplois pour les jeunes et les seniors et la réduction de la précarité ». « Dans les branches, il est possible de faire évoluer les qualifications professionnelles. A l’intérieur de chaque entreprise, il faut laisser la négociation jouer », affirme-t-il.  Jean-Marc Ayrault répète qu’ « outre la suppression des cotisations familiales nous devons nous attaquer à la multiplication des petites taxes qui, additionnées, finissent par peser lourd ». « L’autre chantier est de rapprocher la fiscalité des entreprises de celle de nos voisins allemands à l’horizon 2020″, ajoute-t-il, précisant quelque peu les propos de François Hollande qui, mardi, évoquait « une harmonisation avec nos grands voisins européens ».  Evoquant les avancées de la remise à plat de la fiscalité, Jean-Marc Ayrault affirme que « l’objectif n’est pas le grand soir fiscal, mais d’abord de rendre l’impôt plus transparent et plus juste ».  « Les contestations fiscales de la fin de l’année dernière ont montré que l’acceptation de l’impôt était en jeu. Il faut garantir au citoyen la transparence sur ce qu’il paie et sur la manière dont ses impôts sont utilisés ».  Le Premier ministre rappelle les conditions requises pour baisser les impôts. Le gouvernement doit effectuer 50 milliards d’euros d’économies sur 2015-2017. « Si nous parvenons à faire davantage et si le contexte économique le permet, nous pourrons baisser les impôts plus vite », précise-t-il.  Concernant, par ailleurs, d’éventuelles mesures à destination des ménages modestes il rappelle que « nous avons réindexé le barème de l’impôt sur le revenu et ajouté des mesures pour les revenus modestes. Nous le confirmons pour 2015″, indique-t-il. Il assure par ailleurs que « l’universalité des prestations familiales sera préservée ».  Jean-Marc Ayrault affirme que « la politique de rabot » est terminée, assurant vouloir « mener des réformes structurelles qui engagent tous les acteurs sur plusieurs années ». Il donne comme exemple « la stratégie nationale de santé ». « Si nous parvenons à réorganiser l’hôpital avec la médecine de ville, à revoir notre politique du médicament, nous réduirons substantiellement les coûts sans nuire à la qualité des soins, avance-t-il

 

Immobilier : la grande braderie en Espagne

Immobilier : la grande braderie en Espagne

 

 

L’ampleur des créances douteuse des banques offre une opportunité extraordinaire aux investisseurs étrangers dans l’immobilier. Les banques doivent se débarrasser de ces créances dans l’immobilier car nombre d’espagnols ne pourront rembourser les prêts. Du coup les prix sont cassés.   »Il y a des dizaines de fonds d’investissement de tous les grands pays, comme les Américains, les Allemands et les Britanniques, qui se concentrent sur l’Espagne », affirme Jose Luis Ruiz, un consultant indépendant de vente immobilière. .  Les investissements dans l’immobilier en Espagne sont revenus à ses niveaux d’avant la crise immobilière de 2008. En 2013, ils ont doublé pour atteindre quatre milliards d’euros, grâce aux investisseurs étrangers, selon un rapport de la société immobilière CBRE, dont le siège est à Los Angeles.  Ces fonds proviennent principalement des Etats-Unis, du Royaume-Uni, de France, ainsi que de riches investisseurs privés d’Amérique latine.   »Beaucoup d’investisseurs, principalement étrangers, reviennent sur le marché ou entrent sur le marché pour la première fois, et cela provoque une petite correction des prix », explique Mikel Marco-Gardoqui, le directeur de la CBRE chargé des investissements étrangers.  Après avoir enregistré une chute de 37% en moyenne depuis la mi-2007, les prix immobiliers en Espagne ont progressé pour la première fois depuis 2010 sur la période juillet-septembre. Le prix des logements neufs et anciens ont augmenté en moyenne de 0,7% au troisième trimestre par rapport au trimestre précédent.  Dans le secteur résidentiel, « il y a un grande nombre d’étrangers -Français, Belges, Hollandais, Anglais, Allemands et dernière des Russes- qui souhaitent posséder une maison ici pour leur retraite ou pour avoir une résidence secondaire », explique Mikel Marco-Gardoqui.  Des Marocains de classe moyenne acquièrent des maisons à Malaga et « les Français achètent comme des fous sur la Costa Brava », la côte du nord-est du pays, renchérit Fernando Encinar, l’un des fondateurs d’Idealista, premier site Internet d’annonces immobilières en Espagne.  Autre profil type, la « veuve russe » qui s’installe avec ses enfants pendant que le mari continue de travailler en Russie, ajoute-t-il.  Selon les chiffres du gouvernement, le nombre de maisons vendues en Espagne entre octobre 2012 et septembre 2013 a augmenté de 1,4% par rapport à l’année antérieure.  Ce redressement est brandi par ceux qui veulent voir une reprise en Espagne, sortie timidement de deux ans de récession au troisième trimestre. Mais les professionnels du secteur restent prudents.  Les banques, dont certaines ont dû recevoir une aide européenne de 41,3 milliards d’euros, accumulent un taux de créances douteuses de 13%, soit un record absolu en 50 ans.  Or une grande partie de ces créances sont des crédits de promoteurs et de particuliers risquant de ne pas être remboursés et les banques ont toujours sur les bras des stocks immobiliers invendus.  La hausse du prix du logement « est un chiffre positif, évidemment », souligne Carlos Ferrer-Bonsoms, le directeur à Madrid du groupe international Jones Lang LaSalle.   »En même temps, les gens se demandent comment c’est possible » alors qu’on « a parallèlement des informations qui nous disent le contraire, comme le temps que va mettre le secteur bancaire pour se défaire du stock qu’il a », poursuit-il.  Quelque 1,5 million de logements restent invendus sur le marché, selon Fernando Encinar, qui doute d’un redressement solide du secteur à court terme.   »Vu l’état de l’Espagne, les investissements étrangers sont notre seul salut. Car il semble très difficile que nous puissions nous en sortir par nous-même, dit Ruiz.

 

Commerce: action en justice contre la grande distribution

Commerce: action en justice contre la grande distribution

 

Les ministres de l’Economie, Pierre Moscovici, et de la Consommation, Benoît Hamon, ont assigné le groupement devant le tribunal de commerce de Paris pour « déséquilibre significatif » dans ses relations avec ses fournisseurs.  Leclerc est notamment accusé d’avoir inséré dans son contrat avec ses fournisseurs une clause qui oblige chacun d’eux, en cas de contentieux, à intervenir en justice pour défendre ledit contrat.  Selon une source proche du dossier, Bercy a bon espoir de voir aboutir son action avant la fin des négociations commerciales pour 2014, prévue le 28 février. « Il pourrait par ailleurs y avoir d’autres actions en justice dans les mois qui viennent contre d’autres distributeurs », a ajouté cette source.  De son côté, Leclerc a exprimé jeudi son « étonnement » face à l’action du gouvernement et lui a reproché d’ »attiser les conflits », alors que les pourparlers fournisseurs/distributeurs s’annonçaient pour une fois cette année dans un climat relativement apaisé.  Il rappelle en outre qu’en septembre, Bercy s’était vu débouter par le tribunal de commerce de Paris d’une demande quasi-similaire.  Le gouvernement avait alors attaqué Galec, la centrale d’achat de Leclerc, l’accusant d’imposer à ses fournisseurs des obligations contestables en matière de ristourne de fin d’année, et réclamant pour cela une amende de 15 millions d’euros.  Le tribunal avait jugé les preuves insuffisantes. Bercy a depuis fait appel de cette décision. La DGCCRF a rappelé de son côté de précédentes actions dans lesquelles les pouvoirs publics ont obtenu gain de cause face aux enseignes.  La centrale d’achat de Leclerc a ainsi été condamnée le 18 septembre à deux millions d’euros d’amendes pour avoir tenté de se faire reverser par ses fournisseurs… des sommes qu’elle avait été condamnée à leur verser lors de précédentes poursuites.  Le groupement n’était pas le seul visé par ces actions judiciaires: le 11 septembre, la centrale d’achat d’Auchan a écopé d’une amende d’un million d’euros pour avoir notamment menacé ses fournisseurs de rupture de contrats si ceux-ci cherchaient à modifier leurs tarifs.  La veille, la cour de Cassation avait validé une action de Bercy contre Carrefour, dans une affaire de clauses « manifestement disproportionnées au regard de la valeur des services rendus » à ses fournisseurs, condamnant l’enseigne à 2 millions d’euros d’amende.  Toutes ces procédures rappellent une série d’assignations engagées en 2009 par l’ancien secrétaire d’Etat au Commerce Hervé Novelli contre Darty, Castorama, Auchan, Carrefour, Leclerc, Casino, Cora et Système U.  L’actuel gouvernement n’a quant à lui jamais caché son intention d’intervenir dès lors qu’un quelconque déséquilibre dans les relations commerciales, que ce soit entre professionnels ou entre une entreprise et un consommateur, apparaitrait, quel que soit le secteur d’activité.  Le 13 novembre, la DGCCRF a ainsi assigné en justice le site de réservation en ligne Expedia, dénonçant l’illégalité de certaines clauses en matière de tarifs appliqués aux hôteliers.  Le projet de loi Hamon qui doit revenir en deuxième lecture au Parlement le 9 décembre comporte également plusieurs articles visant à instaurer davantage de transparence dans les négociations entre distributeurs, industriels et producteurs.  Ces mesures, loin de rassurer les acteurs, semblent plutôt les inquiéter, distributeurs comme industriels craignant de voir les relations commerciales se rigidifier à l’extrême en cas de trop grande intervention de l’Etat.

Sondage : une grande révolte sociale probable pour 72% des français

Sondage : une grande  révolte sociale probable  pour 72% des français

 

La fronde sociale gagne du terrain en France dans le sillage du mouvement breton des « bonnets rouges » et avec elle les alertes politiques et syndicales, qui exhortent l’exécutif à un changement de cap et/ou d’équipes. Plus de sept Français sur dix (72%) estiment que les mécontentements sociaux actuels vont déboucher sur un mouvement de grande ampleur, selon un sondage Tilder-LCI-Opinionway diffusé cette semaine. « Le ‘sentiment’ de fronde populaire et sociale est maintenant plus que majoritaire et cette inquiétude devient réalité par la multiplication des mouvements qui occupent quotidiennement l’espace médiatique », note Tilder. Des manifestations contre l’écotaxe, cette taxe environnementale dont le gouvernement a annoncé la suspension mais pas la suppression, se sont déroulées durant le week-end dans plusieurs départements alors qu’elles étaient pour l’heure circonscrites à l’Ouest. Des routiers ont organisé des « opérations escargots » dans la région lyonnaise, dans les Bouches-du-Rhône et le Nord. Des portiques écotaxe ont été endommagés dans le Gard, en Charente, dans les Deux-Sèvres. Les services du Premier ministre ont refusé de commenter une information du Monde selon laquelle l’écotaxe serait introduite le 1er juillet 2014.Cette éco-redevance sur le transport routier décidée par la précédente majorité dans le cadre du Grenelle de l’Environnement devait entrer en vigueur le 1er janvier prochain. Selon une source gouvernementale citée par Le Parisien Dimanche, ce dispositif « ne verra jamais le jour». La « révolte citoyenne » bretonne est légitime face à cette taxe « absurde », a estimé dimanche sur Canal+ la présidente de la région Poitou-Charentes, Ségolène Royal. Pour l’ancienne candidate socialiste à l’élection présidentielle de 2007, « il y a quelque chose qui est assez réconfortant » et « sain » dans l’initiative des « bonnets rouges » bien que celle-ci traduise « beaucoup de souffrances ». »Je préfère une énergie qui se soulève et qui va déboucher je l’espère sur des solutions que des gens qui (…) vont dans le secret de l’isoloir se réfugier vers des votes aux extrêmes », a-t-elle ajouté.Gagnés selon l’opposition de droite par le « ras-le-bol » fiscal, deux Français sur trois se disent prêts à descendre dans la rue contre de nouvelles hausses d’impôts, selon un sondage CSA pour BFM TV. Pour Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière (FO), « un sentiment de révolte » se répand face au « touchisme fiscal ». »C’est comme un volcan: il y a de la fumée, la terre ne tremble pas mais en dessous, ça bouillonne », a-t-il jugé sur i>TÉLÉ. Les salariés, a-t-il poursuivi, ont « le sentiment que quand les patrons râlent, le gouvernement répond facilement». Les « Sacrifiés », des artisans, commerçants et travailleurs indépendants qui se disent condamnés à « une asphyxie fiscale lente et silencieuse », manifesteront mercredi en France contre la hausse de la TVA au 1er janvier 2014.Le gouvernement présentera mercredi en conseil des ministres le projet de loi de finances rectificative pour 2013. Une réunion de travail gouvernementale sur les finances publiques est prévue le même jour à Matignon. François Hollande a défendu vendredi ses choix économiques après la dégradation de la note souveraine de la France par l’agence de notation Standard & Poor’s, qui qualifie d’insuffisantes les réformes actuelles

Le hollandisme : la grande confusion idéologique

Le hollandisme : la grande confusion idéologique

 

Difficile de définir le Hollandisme tellement le cap est flou et la gestion  molle. Toutefois le facteur explicatif essentiel découle de la confusion entre service public (entendu comme l’intérêt général), administration publique et statut de la fonction publique. Pour la gauche, c’est la même chose ou presque ; Du coup les tâches régaliennes qui effectivement dépendent  de l’autorité publique ne peuvent être gérées et exécutées que par des institutions publiques dans la plupart des cas ; cela justifie par ailleurs autant de fonctionnaires au statut public (fonction publique). En fait ces trois notions doivent être nettement distinguées. L’Etat  ou  les collectivités doivent bien sûr assurer la tutelle des tâches régaliennes (mais à condition aussi d’en définir mieux l’espace et les modalités). Mais l’Etat n’est pas obligé dans tous les cas de gérer lui-même les missions  d’intérêt général, ni de mobiliser autant de fonctionnaires pour en assurer le fonctionnement. Un seul exemple, le contrôle technique des véhicules assurés désormais par des entreprises privées  demeure sous la tutelle de l’Etat mais n’est plus effectué par des structures et agents publics. Confondre les trois notions évoquées c’est de l’étatisme pur qui explique une grande partie du niveau de la fiscalité en France. Pour la gauche l’impôt est justifié par le service public  entendu comme la confusion entre l’intérêt général, les structures publiques et le statut de la fonction publique. Hollande est en fait prisonnier de cette confusion idéologique. Il n’a rien réformé de fondamental dans le train de vie de l’Etat ; il ne peut pas ; une raison aussi à cela : pour l’essentiel les dirigeants du PS sont issus de la haute fonction publique qui noyaute le PS. Pas d’autre issue alors que d’ajouter des impôts aux impôts puisqu’on ne peut toucher à l’appareil étatique. Pas étonnant que la dépense publique atteigne 57% du PIB et plombe complètement compétitivité, consommation, croissance et emploi. D’autant que dans le même temps, Hollande  se soumet à la politique d’austérité de Bruxelles, une contradiction supplémentaire.

Parlement : la grande magouille des assistants

  • Parlement : la grande magouille des assistants parlementaires

     

     

    Que font les parlementaires de l’enveloppe pour rémunérer leurs assistants (7000 euros mensuels pour le sénat, 9000 pour l’assemblée), ils peuvent effectivement rémunérer un véritable assistant ou  mettre dans leur poche cette somme ; par ailleurs on peut s’interroger sur la nécessité de ces assistants. Il y a en effet 900 parlementaires en France, ce devrait être suffisant pour effectuer le travail législatif s’il n’y avait pas le cumul des mandats. Un cumul des mandats qui mange le temps des élus qui ne sont en réalité compétents sur pas grand-chose, ni au plan local, ni au plan national. Il suffit pour s’en persuader d’écouter les débats souvenait du niveau du café du commerce. En plein débat sur le projet de loi sur la transparence de la vie politique, un discret alinéa d’un amendement adopté cette semaine par l’Assemblée pourrait bien revêtir une importance capitale. Les assistants parlementaires pourraient devoir rendre publique leur identité, alors que publier leurs noms n’est pas obligatoire pour le moment. Conséquence, impossible donc de savoir qui travaille pour quel parlementaire, une véritable porte ouverte au copinage et aux emplois fictif, révèle des témoignages RMC. Les parlementaires possèdent en effet une enveloppe mensuelle (7 000 euros pour un sénateur, 9 000 euros pour un député) pour rémunérer leurs collaborateurs. Si l’argent ne peut pas servir à autre chose, certains parlementaires l’utilisent malgré tout de manière assez opaque, car il n’existe aucun contrôle sur le nombre de collaborateurs par élu ou le montant de leurs salaires. Un exemple frappant de l’absence de contrôle aujourd’hui est qu’il n’existe aucun chiffre précis du nombre de collaborateurs parlementaires, même si on l’estime à 2 400 chez les députés, 1 000 chez les sénateurs (qui ne sont pas fonctionnaires). Résultat, certains font parfois d’étranges découvertes. Ainsi, Patricia travaillait pour un sénateur lorsqu’elle a découvert un emploi fictif. « A ma demande d’augmentation de salaire, il m’a répondu que nous n’étions pas trois collaborateurs contrairement à ce que je pensais, mais quatre », témoigne-t-elle sur RMC. « La personne avait un emploi fictif qui grappillait une part de mon salaire et de celui de mes collègues ». Et le « poste », a-t-elle aussi appris plus tard, n’était pas occupé par n’importe qui. « C’était l’épouse d’un autre élu qui n’a jamais travaillé pour le sénateur. Je ne l’aurais jamais su je n’avais rien demandé ». Rien n’oblige en effet dans la loi les élus à justifier comment ils dépensent la somme. « Tel sénateur embauche le fils d’un autre, et réciproquement. Tous ces arrangements, c’est toute la partie obscure qui explique les réticences d’une minorité de parlementaires pour que ça change », raconte une autre assistante parlementaire pour qui l’obligation de publier les noms des collaborateurs parlementaires, prévue par la loi sur la transparence de la vie publique, ne suffira à changer cela. « On ne sait, figurez-vous, même pas le nombre de collaborateurs salariés, le chiffre n’est pas connu », s’étonne Jean-Jacques Urvoas, député socialiste du Finistère, rapporteur du projet de loi sur la transparence de la vie publique qui propose de rendre public l’identité de chaque assistant parlementaire. « Tout peut être imaginé. Dans un rapport du vice-président de l’Assemblée nationale, il n’est pas exclu que des collaborateurs qui ne bénéficient pas d’un salaire très important puissent à côté se livrer à des activités privées qui pourraient s’assimiler à du lobbying. C’est typiquement du conflit d’intérêt, ce que ce texte cherche à dénoncer. Quand on va publier les noms, peut-être que des parlementaires vont se mettre à régulariser des situations qu’ils peuvent avoir du mal à défendre publiquement ». Car le conflit d’intérêt est une autre facette des risques que présente l’opacité actuelle. De nombreux assistants parlementaires sont embauchés à mi-temps. Et de même qu’il est impossible de connaître leur identité, il est impossible de connaître la nature de leur second mi-temps. Myriam Savy, chargée des questions de transparence chez Transparency International France, remarque que si « beaucoup de collaborateurs parlementaires sont à temps partiel, il faut bien qu’ils arrivent à trouver un complément de revenu. La situation qui existe relativement souvent, c’est de faire de la veille législative pour un cabinet de lobbying, ou même d’être avocat. Donc quand on est chargé de conseiller son député, de l’aider à rédiger des amendements, alors que de l’autre côté on est employé par des intérêts privés, il y a effectivement risque de conflit, mais on ne peut pas le savoir. Au Parlement européen, vous allez sur la fiche du député et vous avez le nom de ses collaborateurs parlementaires. En France, non, vous ne pouvez pas le savoir ».

La grande fraude fiscale dénoncée par France 2

La grande fraude fiscale dénoncée par France 2

 

Depuis des mois, Élise Lucet et son équipe travaillent sur l’évasion fiscale, au cœur de l’actualité depuis la révélation de l’affaire Cahuzac. Pour cette nouvelle enquête, diffusée sur France 2, les journalistes de « Cash Investigation » ont collecté des documents et des témoignages exclusifs, dont celui d’Hervé Falciani. Cet ex-informaticien de la banque HSBC à Genève est accusé d’avoir dérobé à la banque helvétique des fichiers contenant les noms de clients évadés fiscaux. Recueillir ses confidences n’a pas été chose facile pour l’équipe d’Élise Lucet. Cette dernière raconte au micro de RTL que les journalistes ne savaient jamais où et quand ils allaient rencontrer Hervé Falciani, étant « réfugié en Espagne et sous protection policière ». Élise Lucet qualifie même l’enquête de « vrai polar ».  Hervé Falciani a le sentiment que le gouvernement français a tout fait pour minimiser la portée de cette fameuse liste d’HSBC Élise Lucet Malgré ces obstacles, l’équipe de « Cash Investigation » parvient à l’interroger et Hervé Falciani, « parti avec 121.000 comptes sous le bras« , « nous révèle tout ce qu’il a découvert » selon la journaliste. Elle ajoute : « Il veut absolument collaborer avec tous les services fiscaux d’Europe », mais « il a le sentiment que le gouvernement français a tout fait pour minimiser la portée de cette fameuse liste d’HSBC où il y avait à l’intérieur beaucoup de contribuables qui fraudaient le fisc. »  Élise Lucet évoque également le nouveau rebondissement dans l’affaire Cahuzac. L’ancien ministre délégué au Budget aurait en effet protégé son frère des révélations faites par Hervé Falciani.  « Effectivement, on s’est demandés pourquoi Hervé Falciani n’avait pas été reçu ‘à la valeur des informations qu’il pouvait apporter à la France‘ », raconte Élise Lucet. La journaliste s’explique : « A l’époque, Arnaud Montebourg l’avait reçu, l’avait même auditionné sous PV (procès verbal), et avait demandé à Jérôme Cahuzac – en tant que président de la commission des Finances – de l’auditionner ». Antoine Cahuzac, était à l’époque un cadre dirigeant de la HSBC Paris, donc ceci pourrait expliquer celaÉlise Lucet Ce dernier n’a jamais donné suite à cette requête et l’équipe de l’émission s’est aperçue que « le frère de Jérôme Cahuzac, Antoine Cahuzac, était à l’époque un cadre dirigeant de la HSBC Paris, donc ceci pourrait expliquer cela ». Élise Lucet promet des révélations sur « les montages fiscaux des grandes entreprises, Amazon, British American Tobacco (BAT), ces entreprises qui réussissent à ne payer que très, mais alors très peu d’impôts en France. » Mais une séquence en particulier fait beaucoup parler : la journaliste a pu se glisser dans le déjeuner organisé par BAT, l’un des principaux cigarettiers, pour un groupe de parlementaires. Un potentiel conflit d’intérêts, alors que ces députés et sénateurs sont censés légiférer dans le domaine de la lutte contre le tabagisme. Dans l’extrait dévoilé par la production, les élus refusent de répondre aux questions d’Elise Lucet, l’un d’entre eux lui demandant même de « dégager » :   »Il y a notamment un déjeuner de British american tobacco à 10.000 eurosils invitaient le club des fumeurs de Havane de l’Assemblée nationale, qui manifestement ne sont pas du tout choqués d’être invités par une multinationale du tabac – dont nous avons des documents exclusifs prouvant qu’a priori ils payent très très peu d’impôts en France« , s’offusque la journaliste.  Franchement, le déjeuner des parlementaires, c’est une scène hallucinante Élise Lucet « Évidemment, on leur demande des interviews en bonne et due forme, mais quand ils nous les refusent, on n’hésite pas à faire du journalisme offensif », poursuit-elle. Un moment inoubliable pour Élise Lucet : « Franchement, le déjeuner des parlementaires, c’est une scène mais hallucinante ! » Présents à ce déjeuner, un fonctionnaire du ministère du Budget chargé de lutter contre la fraude fiscale et ne devant d’un point de vue déontologique, pas être en relation avec des multinationales du tabac.

 

Emploi : la grande incertitude dans le monde entier

Emploi : la grande incertitude dans le monde entier

Selon cette enquête trimestrielle réalisée dans 42 pays et territoires de la planète, davantage de recruteurs au niveau mondial se disent cependant très incertains quant à leurs perspectives de recrutement entre juillet et septembre 2013 du fait de la timide demande des consommateurs. Seuls les recruteurs de quelques pays, tels aux Etats-Unis ou dans certaines parties d’Europe, échappent à la morosité. « Si vous regardez les choses d’un point de vue global, le sentiment général est qu’il y a assurément des difficultés », a déclaré le président directeur général de Manpower, Jeff Joerres, tout en précisant que les employeurs se montraient malgré tout plus optimistes sur les perspectives économiques mondiales qu’au cours des derniers mois. Sur les 42 pays et territoires sondés, Manpower relève que dans 31 d’entre eux, les employeurs envisagent des recrutements au prochain trimestre. Les intentions d’embauche se sont même renforcées par rapport au trimestre précédent dans 17 économies, notamment en Espagne, en Grèce et aux Etats-Unis. Les intentions d’embauche restent inchangées dans quatre pays et ont diminué dans 21, dont la France, la Chine et l’Inde. En Europe, les embauches sont suspendues du fait de l’augmentation des incertitudes chez les employeurs, constate le rapport. Jeff Joerres relève toutefois des signaux positifs, notamment en Grèce, où la perspective d’embauche, toujours négative, s’est améliorée depuis quatre trimestres.

assurance-chômage : un grande réforme ?

assurance-chômage : un grande réforme ?

 

Sans doute une grande réforme avec combinaison de leviers (niveau indemnisation, durée, cotisations etc.) car il faut boucher une vingtaine de milliards de déficit de l’assurance chômage d’ici fin 2013 ; assurer l’avenir aussi car le chômage ne diminuera pas significativement avant des années.  On ne peut plus se contenter de tourner les petits boutons, comme on le fait classiquement depuis des décennies, un petit peu de cotisations en plus pour l’employeur, une petit peu plus de cotisations pour le salarié, et ça passe », a estimé Mme Parisot lors d’une rencontre organisée à l’occasion du lancement de la nouvelle formule du mensuel Enjeux-Les Echos. Selon la patronne des patrons, « il faut une réforme profonde, une transformation ». « La vraie question que nous sommes en train de nous poser, c’est : est-ce que nous devons aborder l’assurance-chômage dans la deuxième partie de 2013 ou dès maintenant? Nous avons déjà échangé avec Laurent Berger (numéro un de la CFDT,), et nous sommes tous les deux d’accord sur le fait de mettre en vite en place au minimum un groupe de travail paritaire pour reposer les toutes les grandes questions de l’assurance-chômage », a-t-elle expliqué.  La convention d’assurance-chômage, dont la dette devrait atteindre 18,6 milliards d’euros à la fin de l’année, arrive à échéance le 31 décembre 2013. Dans un rapport publié fin janvier, La Cour des comptes préconisait de réviser profondément l’indemnisation des chômeurs, et notamment d’abaisser les indemnités des plus hauts niveaux. « Regarder le régime des cadres, c’est, à mes yeux, prendre les choses par le petit bout de la lorgnette. Les cadres sont bien indemnisés mais sont les plus gros cotisants, et le solde est largement positif. Si on baisse l’indemnisation, on sera obligé de baisser également le niveau de cotisation, et là, les recettes vont s’écrouler encore plus », met elle en garde. Lundi, le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger avait estimé qu’il n’était « pas question de baisser les indemnités chômage », « même celle des cadres ». Les syndicats CFE-CGC et FO et CFTC ont eux aussi exprimé leur attachement au régime actuel d’assurance-chômage. La patronne des patrons s’est également alarmée des déficits du régime général des retraites, des retraites complémentaires et de l’assurance-maladie, évoquant « un sacré appauvrissement ». « Il faut des réformes structurelles sur tous ces dossiers », a-t-elle estimé.

 

12345



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol