Archive pour le Tag 'Grande -Bretagne'

Nucléaire : la Grande-Bretagne vire les Chinois !

Nucléaire : la Grande-Bretagne vire les Chinois !

La Grande-Bretagne a décidé de virer le groupe chinois CGN (China General Nuclear Power Corporation) du projet de la future centrale nucléaire Sizewell C. Une décision surtout politique pour limiter l’influence de la Chine en Occident

Ce groupe chinois était actionnaire minoritaire depuis ses débuts à hauteur de 20% du capital aux côtés d’EDF qui en détenait le solde (80%). La sortie des capitaux chinois de Sizewell C intervient alors que les relations entre Pékin et Londres se sont détériorées depuis plusieurs mois.

le Premier ministre Rishi Sunak a déclaré que « l’âge d’or » des relations entre les deux pays sur fond d’échanges économiques était « terminé ». Le gouvernement britannique contrôle de plus en plus étroitement les investissements chinois dans des actifs stratégiques. Mi-novembre, Londres avait imposé à une société sous contrôle chinois de sortir du capital du principal producteur britannique de semi-conducteurs.

En fait, La Grande-Bretagne s’aligne sur les États-Unis, qui ont placé CGN sur une liste noire d’exportation en 2019 – au motif qu’elle avait volé la technologie américaine à des fins militaires -, tandis leurs alliés en Europe et en Asie cherchent depuis plusieurs années à empêcher la Chine d’obtenir des technologies sensibles, et protéger leurs propres chaînes d’approvisionnement ou infrastructures critiques contre une dépendance excessive à l’égard de la technologie chinoise.

En revanche, « CGN conserve sa participation dans le projet Hinkley Point C », rappelle EDF au sujet de son partenaire historique en Chine dans un autre communiqué. Installé sur la côte ouest du Royaume-Uni dans le Somerset, Hinkley Point C est pour l’heure l’unique centrale nucléaire en construction (deux réacteurs de nouvelle génération EPR) outre-Manche en attendant le démarrage de celui de Sizewell C, à Suffolk. Après l’annonce au printemps d’un nouveau retard, le démarrage de la production d’électricité de l’unité 1 est désormais prévu en juin 2027. Pour rappel, EDF exerce la maîtrise d’ouvrage, tandis que son partenaire chinois CGN détient un tiers du projet.

« Les projets de nouveaux nucléaires à l’export, notamment le projet Sizewell C, bénéficieront directement au programme français puisqu’ils permettent de développer les compétences de la filière et de bénéficier d’effets d’échelle et de retour d’expérience croisés sur le programme EPR domestique et sur les futurs programmes à l’export », s’est félicité le ministre de l’Economie Bruno Le Maire
Au total, le chantier de la centrale Sizewell C doit coûter entre 20 et 30 milliards de livres. Il n’a pas encore débuté sur la côte est de l’Angleterre. A terme, deux réacteurs EPR doivent y être construits pour une puissance de 3,2 gigawatts qui seront mis en fonctionnement en 2035 pour alimenter 6 millions de foyers en électricité pendant un demi-siècle.

Grande-Bretagne : l’impact mortel du Brexit


Grande-Bretagne : l’impact mortel du Brexit

Sylvain Kahn, professeur à Sciences Po, montre l’impact délétère du Brexit pour le Royaume-Uni ( dans le Monde, extrait)

La nation britannique est en train d’être mise sous tutelle, à l’instar de la pauvre Grèce des années 2010, et son peuple est spolié de son droit à choisir son gouvernement comme une malheureuse Italie post-Berlusconi en 2011.
Cela sans l’intervention de la Commission européenne, ni de la Banque centrale européenne (BCE), ni du conseil de la zone euro. Car c’est bien la Banque d’Angleterre (Bank of England, BoE), la banque centrale du Royaume-Uni, qui vient de sortir le carton rouge pour sanctionner le gouvernement britannique en place depuis un peu plus d’un mois.

Plutôt que de s’incliner avec respect devant le nouveau cours de la politique budgétaire de la nouvelle première ministre, Liz Truss, l’institution fait savoir que celui-ci est insoutenable et augmente son taux directeur de façon drastique. Mieux, la BoE agit sur pression de la Réserve fédérale, la banque centrale des Etats-Unis, et du Fonds monétaire international (FMI), qui vient de porter un jugement très inquiet sur la politique budgétaire britannique.

Lire la chronique : Article réservé à nos abonnés « Derrière la crise financière au Royaume-Uni, l’ombre d’un Brexit qui n’a pas tenu ses promesses »
Le gouvernement qui vient de la lancer prévoit de porter le déficit public de l’Etat du Royaume-Uni à un niveau rarement atteint et de compenser par des emprunts massifs une baisse historique des impôts. C’est pourquoi le taux de la dette souveraine britannique est en train d’atteindre un niveau comparable à celui de l’Italie, ce qui provoque l’inquiétude et l’intervention des banques centrales britannique et américaine, ainsi que du FMI.

« Take back control », disaient-ils ! Les Britanniques en sont loin. En l’espèce, sortir de l’UE ne leur a servi à rien – d’autant qu’à ce jour aucun des Etats membres de l’Union n’est dans une telle situation. Le gouvernement britannique qui déclenche un tel tir de barrage de sa propre banque centrale est-il pour autant victime d’un déni de démocratie et d’une tutelle technocratique ?

Pas vraiment, car, dans les faits, il vient d’être nommé à la suite d’une révolution de palais – à savoir un vote interne des militants du Parti conservateur, soit moins de 1 % du corps électoral. Ce dernier avait voté pour une majorité parlementaire en 2019 dont le programme ne mentionnait pas des baisses d’impôts massives et un endettement du même ordre.

GRANDE-BRETAGNE: Le financier Rishi Sunak ou le fantasque Boris Johnson ?

GRANDE-BRETAGNE: Le financier Rishi Sunak ou le fantasque Boris Johnson ?

En l’état actuel à la course pour le poste de premier ministre, Rishi Sunak tient la corde.L’ancien ministre des finances avaient fini deuxième derrière
la populiste Liz Truss. Cette dernière a dû renoncer totalement à ses propositions initiales mais les marchés financiers ont contraint le parti conservateur à la limoger compte tenu des attaques contre la livre.

Mais le financier pourrait avoir contre lui une candidature surprise avec le retour du fantasque Boris Johnson handicapé cependant encore par quelques gamelles judiciaires.
Il a contre lui, en pleine crise du coût de la vie, son image de richissime banquier passé par les écoles et universités d’élite puis Goldman Sachs.
Mais contre Boris Johnson conserve encore de nombreux soutiens chez les conservateurs dont beaucoup considèrent que c’est le seul qui peut encore leur assurer peut-être la victoire aux prochaines élections

Mais Boris Johnson est menacé d’une enquête, « Partygate » lui vaut d’être sous le coup d’une enquête parlementaire. Plus précisément, c’est parce qu’on le soupçonne d’avoir menti devant la Chambre des Communes – en jurant avoir « obéi à toutes les règles » au 10, Downing Street, et nié toute fête sur les lieux durant les périodes de confinement – qu’il est inquiété aujourd’hui.

« Il faut se souvenir que M. Johnson est toujours sous le coup d’une enquête. Jusqu’à ce que cette enquête soit achevée et qu’il soit déclaré coupable ou exonéré, il ne devrait n’y avoir aucune possibilité qu’il revienne », a même évacué le député conservateur Roger Gale, opposant interne notoire à Boris Johnson.

Compte tenu de la crise le pays a surtout besoin de crédibilité au plan intérieur comme au plan international. Or la situation interne est socialement et économiquement catastrophique avec une explosion notamment des coûts de l’énergie, de l’inflation en général qui induit une augmentation considérable de la pauvreté. Le prochain premier ministre aura besoin de rassurer et de rassembler mais aussi de donner des gages de sérieux au plan international. Pas forcément la première qualité de Boris Johnson.

Grande-Bretagne : la fin d’un Empire

Grande-Bretagne : la fin d’un Empire et d’une puissance

 

 

 Les cérémonies ont sans doute célébré la fin d’Élisabeth II mais tout autant la fin parallèle de la puissance de la Grande Bretagne et de son empire colonial. Par Michel Santi, économiste (*)

Entre 1765 et 1938, la Grande-Bretagne aurait subtilisé 45.000 milliards de dollars à l’Inde, selon les calculs de l’historienne Utsa Patnaik. La puissance colonisatrice put imposer un monopole absolu sur le commerce du sous-continent par l’entremise de la Compagnie des Indes orientales (East India Co.) dont les attributions consistaient à acheter leurs marchandises aux Indiens avec leur propre argent grâce à un ingénieux subterfuge.

En effet, tandis que – préalablement à l’instauration de cette obligation en 1765 -, la Grande-Bretagne s’acquittait des biens indiens en les réglant de manière traditionnelle pour l’époque, c’est-à-dire principalement contre de l’argent-métal. East India entreprit de consacrer le tiers des recettes résultant de ses taxes imposées au peuple indien à l’achat de l’ensemble de sa riche production qui allait du textile au riz en passant par le bois. Autrement dit, le colonisateur recyclait une partie de ces impôts en réglant ses emplettes aux paysans et aux travailleurs indiens avec leurs deniers, qui plus est avec la perfidie qu’on lui connaît, car les colonisés n’y voyaient que du feu puisque l’organisme qui les taxait n’était évidemment pas celui qui achetait leurs biens.

La Grande-Bretagne profita même doublement de ce parasitage puisque ses excédents, en fer par exemple, furent ré exportés par ses soins vers le reste de l’Europe au prix fort, lui permettant ainsi de financer sa propre croissance et industrialisation. La fin du monopole de la East India Co. vers 1847 ne devait pas pour autant aboutir à l’enrichissement de l’Inde, car les exportateurs de ce pays n’eurent l’autorisation de se faire payer que par l’entremise de papiers-valeurs (Council Bills) lesquels ne pouvaient être émis que par la Trésorerie de la Couronne. Les producteurs indiens avaient certes dès cette période le droit de vendre leurs marchandises à d’autres pays, mais ceux-ci ne pouvaient régler qu’avec une monnaie qu’ils étaient contraints de se procurer à Londres en échange d’or et d’argent-métal.

En outre, les commerçants indiens étaient payés – non en Council Bills – mais en Roupies… celles-là mêmes qui leur avait été prélevées en guise d’impôts, car c’était évidemment Londres qui conservait les métaux précieux. Comme les richesses indiennes étaient détournées par la Grande-Bretagne, l’Inde était largement endettée vis-à-vis de la puissance colonisatrice alors que – en réalité – elle était largement en excédent commercial du fait des flux massifs de produits qu’elle exportait. Non contente de spolier la population indienne, la Grande-Bretagne l’asservissait donc en outre par la dette.

Des siècles de pauvreté et de misère auraient pu être épargnés aux Indiens si leur pays avait été en mesure de réinvestir le produit de ses richesses sur son propre développement, plutôt que de financer la Révolution industrielle et accessoirement les guerres britanniques qui ne purent prospérer que par la grâce de ce pillage systématique de tout un sous-continent exploité sans aucun scrupule. L’étude d’Utsa Patnaik montre sans équivoque que ces 45.000 milliards (qui représentent près de 20 fois le PIB annuel de la Grande-Bretagne d’aujourd’hui !) ont autorisé la prospérité de la puissance occupante.

D’une manière générale, ce sont les 14 pays du Commonwealth, ceux qui l’ont quitté et ceux qui n’y ont jamais adhéré après le départ du colonisateur qui ont développé la Grande-Bretagne – et non l’inverse. À cet égard, la mort d’Elizabeth II aura de profondes répercussions sur un système qui implose d’ores et déjà avec la Barbade qui a son Chef d’Etat depuis l’an dernier, la Jamaïque qui souhaite devenir une république, les Bahamas qui songent à une formule de ce type.

Et d’autres suivront qui sont également sur le point de demander des réparations substantielles à une nation où règne encore la féodalité et où la Première ministre actuelle ne l’est que par la légitimité de 80.000 votants.

______

(*) Michel Santi est macro-économiste, spécialiste des marchés financiers et des banques centrales. Il est fondateur et directeur général d’Art Trading & Finance.
Il vient de publier « Fauteuil 37 » préfacé par Edgar Morin. Il est également l’auteur d’un nouvel ouvrage : « Le testament d’un économiste désabusé ».
Sa page Facebook et son fil Twitter.

Grande-Bretagne:la perspective d’une grave crise financière

Grande-Bretagne:la perspective d’une grave crise financière

Après l’annonce vendredi du plan de coûteux plan de soutien du gouvernement de Liz Truss à l’économie, la devise britannique a atteint son plus bas depuis 1985 par rapport au dollar. Pour George Saravelos, analyste à la Deutsche Bank, cette chute (7% en 10 jours) est d’autant plus inquiétante que les taux d’emprunt de la dette britannique augmentent, ce qui « est très rare dans une économie développée », fait-il remarquer. De son côté, l’ancien secrétaire américain au Trésor, Larry Summers, estime que la livre peut atteindre la parité avec le dollar. Selon lui, « le Royaume-Uni restera dans l’Histoire comme une des pires gestions macroéconomiques d’un grand pays depuis longtemps » ‘(la Tribune)

 

« La livre sterling est en danger ». George Saravelos, analyste à la Deutsche Bank, n’a pas caché son inquiétude vendredi à l’égard de la monnaie britannique. Et pour cause, la monnaie britannique a plongé de plus de 7% en 10 jours, un mouvement d’une ampleur très rare sur le marché des changes. Vendredi, elle est est passée sous le seuil symbolique de 1,10 dollars en descendant jusqu’à 1,0863 dollar pour la première fois depuis 1985, non loin du record absolu enregistré cette année-là, soit 1,0520 dollar. Ceci en raison des annonces budgétaires de Londres jugées inquiétantes par les investisseurs sur la santé des finances publiques, alors que le pays est en récession selon la Banque d’Angleterre. Depuis le début de l’année, la livre a perdu près de 20% de sa valeur face au dollar.

Une chute d’autant plus inquiétante à ses yeux que les taux d’emprunt de la dette britannique augmentent. Ce qui « est très rare dans une économie développée », a-t-il précisé. Vendredi, quelques instants après l’annonce du gouvernement de Liz Truss d’un plan de soutien de l’économie extrêmement coûteux (plus de 100 milliards de livres), le taux d’emprunt à dix ans du Royaume-Uni est en effet passé au-dessus de 3,8%, un niveau jamais observé depuis 2011. Plus précisément, le taux des « gilts » (obligations d’État britanniques) à dix ans est monté à 3,84% en cours de séance. Début septembre, le rendement était de seulement 2,8%, et avait fini 2021 à moins de 1%.

Une envolée qui traduit les doutes sur la capacité de Londres à financer ces mesures. Le mélange de baisses d’impôts et d’aides massives, qui vont contraindre le Royaume-Uni à emprunter 72 milliards de livres supplémentaires sur les marchés, fait craindre le pire pour les finances publiques. Selon l’Institut des études budgétaires (IFS) le plan Truss risque de mettre la dette sur une « trajectoire insoutenable ». Une perspective qui risque d’effrayer les investisseurs.

« C’est très dommageable pour la réputation du Royaume-Uni en tant que nation responsable d’un point de vue budgétaire », a fustigé l’ex-membre de la Banque d’Angleterre Andrew Sentence.

Même son de cloche pour George Saravelos, de la Deursche Bank : « Nous nous inquiétons de voir la confiance des investisseurs dans le Royaume-Uni s’éroder rapidement ».

L’ancien secrétaire américain au Trésor, Larry Summers, n’y est pas allé avec le dos d’une cuillère. « Entre le Brexit, le retard de la Banque d’Angleterre pour remonter ses taux et maintenant la politique budgétaire, je pense que le Royaume-Uni restera dans l’Histoire comme une des pires gestions macroéconomiques d’un grand pays depuis longtemps », a-t-il déclaré. Selon lui, la livre peut atteindre la parité avec le dollar.

La situation est telle que les cambistes évoquent désormais l’hypothèse d’une réunion d’urgence de la Banque d’Angleterre, avec à la clef une hausse de taux anticipée, citée par Erik Nelson, de Wells Fargo, alors qu’ils ont été relevés de 0,5 point cette semaine, à 2,25%

« Cela enverrait le mauvais message aux marchés », met en garde Christopher Vecchio, de DailyFX, car ces réunions non prévues « signifient que la situation est très tendue, dramatique.»

Si elle a été particulièrement malmenée, la livre sterling n’a pas été la seule à souffrir vendredi. L’euro est tombé à un nouveau plancher depuis 20 ans, à 0,9681 dollar pour un euro.

Grande-Bretagne: Le risque d’une grave crise financière

Grande-Bretagne: Le risque d’une grave crise financière

Après l’annonce vendredi du plan de coûteux plan de soutien du gouvernement de Liz Truss à l’économie, la devise britannique a atteint son plus bas depuis 1985 par rapport au dollar. Pour George Saravelos, analyste à la Deutsche Bank, cette chute (7% en 10 jours) est d’autant plus inquiétante que les taux d’emprunt de la dette britannique augmentent, ce qui « est très rare dans une économie développée », fait-il remarquer. De son côté, l’ancien secrétaire américain au Trésor, Larry Summers, estime que la livre peut atteindre la parité avec le dollar. Selon lui, « le Royaume-Uni restera dans l’Histoire comme une des pires gestions macroéconomiques d’un grand pays depuis longtemps » ‘(la Tribune)

 

« La livre sterling est en danger ». George Saravelos, analyste à la Deutsche Bank, n’a pas caché son inquiétude vendredi à l’égard de la monnaie britannique. Et pour cause, la monnaie britannique a plongé de plus de 7% en 10 jours, un mouvement d’une ampleur très rare sur le marché des changes. Vendredi, elle est est passée sous le seuil symbolique de 1,10 dollars en descendant jusqu’à 1,0863 dollar pour la première fois depuis 1985, non loin du record absolu enregistré cette année-là, soit 1,0520 dollar. Ceci en raison des annonces budgétaires de Londres jugées inquiétantes par les investisseurs sur la santé des finances publiques, alors que le pays est en récession selon la Banque d’Angleterre. Depuis le début de l’année, la livre a perdu près de 20% de sa valeur face au dollar.

Une chute d’autant plus inquiétante à ses yeux que les taux d’emprunt de la dette britannique augmentent. Ce qui « est très rare dans une économie développée », a-t-il précisé. Vendredi, quelques instants après l’annonce du gouvernement de Liz Truss d’un plan de soutien de l’économie extrêmement coûteux (plus de 100 milliards de livres), le taux d’emprunt à dix ans du Royaume-Uni est en effet passé au-dessus de 3,8%, un niveau jamais observé depuis 2011. Plus précisément, le taux des « gilts » (obligations d’État britanniques) à dix ans est monté à 3,84% en cours de séance. Début septembre, le rendement était de seulement 2,8%, et avait fini 2021 à moins de 1%.

Une envolée qui traduit les doutes sur la capacité de Londres à financer ces mesures. Le mélange de baisses d’impôts et d’aides massives, qui vont contraindre le Royaume-Uni à emprunter 72 milliards de livres supplémentaires sur les marchés, fait craindre le pire pour les finances publiques. Selon l’Institut des études budgétaires (IFS) le plan Truss risque de mettre la dette sur une « trajectoire insoutenable ». Une perspective qui risque d’effrayer les investisseurs.

« C’est très dommageable pour la réputation du Royaume-Uni en tant que nation responsable d’un point de vue budgétaire », a fustigé l’ex-membre de la Banque d’Angleterre Andrew Sentence.

Même son de cloche pour George Saravelos, de la Deursche Bank : « Nous nous inquiétons de voir la confiance des investisseurs dans le Royaume-Uni s’éroder rapidement ».

L’ancien secrétaire américain au Trésor, Larry Summers, n’y est pas allé avec le dos d’une cuillère. « Entre le Brexit, le retard de la Banque d’Angleterre pour remonter ses taux et maintenant la politique budgétaire, je pense que le Royaume-Uni restera dans l’Histoire comme une des pires gestions macroéconomiques d’un grand pays depuis longtemps », a-t-il déclaré. Selon lui, la livre peut atteindre la parité avec le dollar.

La situation est telle que les cambistes évoquent désormais l’hypothèse d’une réunion d’urgence de la Banque d’Angleterre, avec à la clef une hausse de taux anticipée, citée par Erik Nelson, de Wells Fargo, alors qu’ils ont été relevés de 0,5 point cette semaine, à 2,25%

« Cela enverrait le mauvais message aux marchés », met en garde Christopher Vecchio, de DailyFX, car ces réunions non prévues « signifient que la situation est très tendue, dramatique.»

Si elle a été particulièrement malmenée, la livre sterling n’a pas été la seule à souffrir vendredi. L’euro est tombé à un nouveau plancher depuis 20 ans, à 0,9681 dollar pour un euro.

Démagogie en Grande-Bretagne : Liz Truss candidate pour remplacer Boris Johnson s’engage à abandonner toutes les lois européennes d’ici 2023

Démagogie en Grande-Bretagne :  Liz Truss candidate pour remplacer Boris Johnson s’engage à abandonner toutes les lois européennes d’ici 2023

Plus bête et plus démagogue Boris Johnson tu meurs ? En tout cas politiquement et à terme. Boris Johnson qui avait déjà promis le paradis économique à son pays après le bre xit  n’a réussi qu’à l’enfoncer un peu plus. Pour lui succéder, les conservateurs ont organisé un concours de démagogie avec en particulier les propositions de l’actuelle  ministre des affaires étrangères qui proposeni plus ni moins de supprimer toute les lois d’inspiration européenne.

La ministre des Affaires étrangères Liz Truss est candidate à la succession de Boris Johnson à la tête du Parti conservateur et du gouvernement britanniques. Vendredi 22 juillet, elle s’est engagée dans un communiqué à abandonner les lois européennes encore en vigueur au Royaume-Uni d’ici à 2023 si elle remportait le scrutin. Liz Truss fait face à l’ancien ministre des Finances, Rishi Sunak, qui a terminé en tête des cinq tours de scrutin organisés dans les rangs des élus conservateurs.

« Les réglementations européennes entravent nos entreprises et cela doit changer », a indiqué Liz Truss dans un communiqué. « Je ferai en sorte que nous revenions sur les législations et les cadres européens, et je capitaliserai sur les opportunités qui nous attendent », a-t-elle ajouté.

Le successeur de Boris Johnson, dont l’identité sera dévoilée le 5 septembre, aura fort à faire alors que le Royaume-Uni se trouve dans une situation sans précédent depuis des décennies. L’inflation devrait avoir accéléré de 11% annuellement, la croissance est en berne, les mouvements sociaux se multiplient et la livre se rapproche d’un plus bas historique face au dollar.

Avec Boris Johnson au pouvoir et Liz Truss à ses côtés en tant que cheffe de la diplomatie, Londres a adopté une ligne dure avec Bruxelles dans les négociations post-Brexit sur l’Irlande du Nord, voulant s’extirper des conditions du protocole nord-irlandais. Ces démarches ont poussé l’Union européenne à lancer des procédures d’infraction et font planer une ombre sur leurs relations commerciales.Les positions de l’actuel ministre des affaires étrangères sont tellement démagogiques que  certains conservateurs demande maintenant le maintien de Boris Johnson !

Une loi en Grande-Bretagne pour repousser les réfugiés en France !

Une loi en Grande-Bretagne pour repousser  les réfugiés en France !

Le Parlement britannique est sur le point d’adopter le Nationality and Borders Bill, un projet de loi visant à durcir les conditions d’asile outre-Manche qui prévoit notamment la possibilité de repousser les embarcations de fortune vers les eaux françaises.

 

Analyse.(Le Monde) 

 

« Vous êtes très enceinte, vous fuyez avec vos seuls vêtements sur le dos, vous êtes une criminelle. » « Vous êtes une grand-mère, vous avez du mal à marcher et vous essayez de rejoindre votre famille, vous êtes une criminelle. » Face caméra, Meryl Streep, Sylvester Stallone ou encore Emma Thompson égrènent ces phrases-chocs dans une vidéo postée en mars sur les réseaux sociaux par le Refugee Council, une des principales ONG britanniques d’aide aux migrants.

Ces célébrités espèrent faire reculer Downing Street, alors qu’un projet de loi emblématique du gouvernement Johnson, le Nationality and Borders Bill est sur le point d’être adopté au Parlement britannique. Mais l’espoir est mince : certes la Chambre des lords, le 4 avril, a tenté à nouveau d’adoucir le texte, mais, aux Communes, le Parti conservateur au pouvoir dispose d’une majorité suffisante pour l’imposer. Le texte devrait être adopté d’ici le début de mai.

Sous couvert de réformer le droit d’asile, le texte vise en réalité à le limiter très fortement : il crée deux classes de demandeurs d’asile, ceux qui auraient obtenu un visa avant de venir au Royaume-Uni, les « bons » en quelque sorte, et les autres, arrivés sans visas, « illégalement », sur le sol britannique (en traversant la Manche dans des bateaux pneumatiques par exemple).

Ces derniers sont susceptibles d’être expulsés vers des centres situés à l’étranger, en attendant que leur demande soit traitée. Ils risquent même jusqu’à cinq ans de prison. La loi introduit aussi les « push-backs » : les garde-côtes britanniques sont autorisés à repousser les bateaux de migrants dans les eaux françaises. La ministre de l’intérieur, Priti Patel, une brexiteuse de la première heure, défend avec conviction cette loi très controversée, en dépit de ses origines. Ses parents, Indiens d’Ouganda, ont fui la répression du dictateur Idi Amin au début des années 1970. « Nous voulons accroître l’équité dans notre système d’asile, pour mieux protéger ceux qui en ont vraiment besoin. La loi va casser le modèle économique des passeurs », assure-t-elle.

Pourtant, même au Parti conservateur, des députés reconnaissent en privé que ce texte choquant n’atteindra pas son but. Emprisonner des migrants arrivés « illégalement », alors que, au premier trimestre 2022, environ 4 500 personnes auraient réussi à traverser la Manche sur des embarcations de fortune ? Les prisons britanniques seraient vite engorgées. Expulser les demandeurs d’asile ? Jusqu’à présent, aucun pays du Sud n’a accepté d’héberger de centres contre rémunération. Même le Daily Telegraph trouve l’idée stupide : « ce serait plus coûteux que d’héberger les demandeurs d’asile au Ritz », souligne le quotidien de droite mi-février.

Grande-Bretagne : inflation record

Grande-Bretagne : inflation record

 

Inflation record en Grande-Bretagne. À son plus haut depuis dix ans en octobre, selon les données de l’Office national de la statistique (ONS), l’inflation outre-Manche va poursuivre sa course effrénée pour dépasser  »nettement«  les 5% au Royaume-Uni en avril prochain, a estimé lundi Ben Broadbent, le gouverneur adjoint de la Banque d’Angleterre (BoE). De quoi renforcer les pronostics sur un prochain relèvement du taux directeur de la banque centrale, ce qui serait une première depuis le début de la pandémie de Covid-19. Aussi, à dix jours d’une réunion cruciale de la BoE le 16 décembre, investisseurs et économistes sont de plus en plus nombreux à miser sur un resserrement monétaire.

Le vaccin Valneva sanctionné en Grande-Bretagne intéresse l’union économique

Valneva sanctionné en Grande-Bretagne intéresse l’union économique

 

 

Le vaccin franco autrichien qui vient d’être sanctionné par Boris Johnson intéresse par contre toujours l’Union économique. La sanction britannique est très politique, c’est un peu le contrecoup des critiques adressées au vaccin britannique Astra Zeneca par l’Union économique.

Valneva, en partie basé à Nantes, développe un vaccin contre le Covid-19, qui en est encore au stade des essais cliniques. Il avait néanmoins déjà signé un contrat avec le gouvernement britannique, pour livrer 100 millions de doses en cas de résultats positifs.

La Grande-Bretagne refuse le vaccin franco autrichien Valneva

 

La Grande-Bretagne refuse le vaccin franco autrichien Valneva

Contrecoup sans doute des critiques adressées au vaccin britannique AstraZeneca, la Grande-Bretagne décide de résilier son contrat avec le laboratoire franco autrichien Valvena.

 

Une annulation qui donne nettement l’impression d’un règlement de compte entre la Grande-Bretagne et l’Europe. L’union européenne s’est en effet montré très critique critiques vis-à-vis du vaccin britannique. Du coup, Boris Johnson décide d’annuler l’accord passé avec le laboratoire franco-Autrichien Valvena.

Le contrat, qui s’élevait à 1,4 milliard d’euros, prévoyait la livraison de 100 millions de doses en 2021-2022 (avec une option sur 90 millions supplémentaires jusqu’en 2025).

En dépit de cette rupture a d l’entreprise Vavena basée à Nantes  espère commercialiser son vaccin avant la fin de l’année. Nombre de pays européens se sont montrés intéressée par ce nouveau vaccin.

Grande-Bretagne : pas de passeport vaccinal sauf en Écosse

Grande-Bretagne : pas de passeport vaccinal sauf en Écosse

 

Chaque nation constitutive du pays étant compétente pour les restrictions anti-Covid, l’Écosse a elle décidé d’introduire, dès le 1er octobre, un certificat de vaccination pour accéder aux discothèques et à certains événements, afin de freiner la hausse des cas attribuée à la rentrée scolaire. Mais le gouvernement britannique a refusé de rendre obligatoire ce passeport !

 

GP DE GRANDE-BRETAGNE : la folie meurtrière de la formule 1

GP DE GRANDE-BRETAGNE : la folie meurtrière de la formule 1

La formule 1 automobile n’en finit pas lors de ces compétitions d’additionner les accidents y compris des accidents mortels. En cause évidemment cette folie d’autoriser  les dépassements dès le  dépars ce qui crée un véritable bouchon à près de 250 km/h au premier virage. A Silverstone,  le Néerlandais Max Verstappen qui visait une quatrième victoire de suite, a abandonné après avoir été victime d’une énorme sortie de piste consécutive à un accrochage avec Hamilton en début de course.

La solution serait pourtant simple à savoir interdire les dépassements pendant un ou plusieurs tours afin de laisser l’espace nécessaire aux conducteurs pour effectuer cette opération sans danger pour les autres concurrents. Mais la  formule 1 complètement irresponsable et malheureusement engagé dans une espèce de folie meurtrière que justifierait la compétition.

Politique: le ministre de la Santé démissionne en raison d’une liaison ….. en Grande-Bretagne !

 

Politique: le ministre de la Santé démissionne en raison d’une liaison ….. en Grande-Bretagne !

 

 

On voit mal en France pourquoi responsable politique aurait à démissionner de sa responsabilité en raison d’une liaison y compris avec une secrétaire. Ce qui est pourtant intervenu en Grande-Bretagne où le ministre de la santé a été contraint d’abandonner son portefeuille pour  cette question morale.

 

En France , le président de la république lui-même n’a jamais été mis en cause politiquement pour des questions de morale privée. Mitterrand étant le parfait exemple d’une liaison connue de tous les milieux officiels mais jamais utilisée à des fins politiques.

 

C’est ce qui sépare de la conception humaniste française du puritanisme anglo-saxon qui s’effarouche de la moindre égratignure aux principes moraux mais tolère par ailleurs les pires entraves parfois aux valeurs démocratiques et éthiques. Matt Hancock, le ministre de la santé a donc fait l’objet d’un scandale après les révélations dans les tabloïds d’une liaison avec une conseillère avec qui il a enfreint les règles sanitaires.

Covid-19 : le ministre de la Santé démissionne en raison d’une liaison ….. en Grande-Bretagne !

Covid-19 : le ministre de la Santé démissionne en raison d’une liaison ….. en Grande-Bretagne !

 

 

On voit mal en France pourquoi responsable politique aurait à démissionner de sa responsabilité en raison d’une liaison y compris avec une secrétaire. Ce qui est pourtant intervenu en Grande-Bretagne où le ministre de la santé a été contraint d’abandonner son portefeuille pour eux cette question morale.

 

En France , le président de la république lui-même n’a jamais été mis en cause politiquement pour des questions de morale privée. Mitterrand étant le parfait exemple d’une liaison connue de tous les milieux officiels mais jamais utilisée à des fins politiques.

 

C’est ce qui sépare de la conception humaniste française du puritanisme anglo-saxon qui s’effarouche de la moindre égratignure aux principes moraux mais tolère par ailleurs les pires entraves parfois aux valeurs démocratiques et éthiques. Matt Hancock, le ministre de la santé a donc fait l’objet d’un scandale après les révélations dans les tabloïds d’une liaison avec une conseillère avec qui il a enfreint les règles sanitaires.

12345...7



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol