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Nucléaire-Le grand flou de la politique énergétique de Macron

Nucléaire-Le grand flou de la politique énergétique de Macron 

 

Le sénateur (LR) Cédric Perrin  dénonce, dans une tribune au « Monde », la trop grande docilité dont fait preuve le président de la République envers la Commission européenne sur les questions énergétiques.

 

Tribune. 

 

 Emmanuel Macron sera jeudi 10 février à Belfort, devant les salariés de General Electric, pour annoncer sans doute la réintégration de la fabrication des turbines Arabelle au sein d’EDF, sur fond de relance du nucléaire.

Ce que le président voit comme une étape de son triomphe jupitérien est plutôt un nouveau pas douloureux vers Canossa, tant sa politique énergétique a été marquée par l’inconstance et les renoncements, sur fond de docilité vis-à-vis de la Commission européenne.

Comme le criminel qui revient sur les lieux de son forfait, Emmanuel Macron sera ainsi, cyniquement, à Belfort face à ce qui était naguère la branche énergie d’Alstom, dont ce même Emmanuel Macron a organisé la vente à General Electric en 2014, alors qu’il était à Bercy.

La braderie de ce qui était un fleuron industriel français à un acteur étranger, qui n’aura au final jamais tenu ses promesses, était dès lors consubstantielle de la volonté de celui qui serait quelques années plus tard élu à la présidence de la République : du passé, semble croire le président, faisons table rase pour précipiter l’avènement de la « start-up nation ». Dans ce contexte, il est évident que les vieilles gloires industrielles, si stratégiques soient-elles, devaient être sacrifiées sur l’autel de l’innovation permanente.

Mais en matière de politique énergétique, il n’en va pas comme dans les services numériques : le temps est un facteur incompressible. L’inertie technologique et économique de la construction des ouvrages infiniment complexes que sont les réseaux électriques ou gaziers, ainsi que les centrales nucléaires, dépasse de loin les quelques mois voire les quelques années. L’horizon d’une telle politique se compte en décennies. Les choix d’aujourd’hui continueront à avoir un écho dans vingt-cinq ans. En matière d’énergie, la constance et la vision sont des éléments essentiels.

Planifier, investir, gérer, contrôler sont ainsi les valeurs cardinales qui ont permis à la France de lancer le programme nucléaire le plus ambitieux du monde dans les années 1970, celui-là même qui permet qu’aujourd’hui la France soit l’un des pays les plus vertueux du monde du point de vue de l’environnement, eu égard à son niveau de développement, avec une électricité parmi les moins chères d’Europe.

Les succès, ces dernières années, des politiques énergétiques des grands Etats du monde, chacune avec ses déterminants propres, reposent sur les quatre piliers précités : Etats-Unis, Russie, Chine, voire Royaume-Uni ont ainsi su les appliquer, au contraire de l’Allemagne qui est pourtant le modèle d’Emmanuel Macron.

 

Le grand flou de la politique énergétique de Macron

Le grand flou de la politique énergétique de Macron 

 

Le sénateur (LR) Cédric Perrin  dénonce, dans une tribune au « Monde », la trop grande docilité dont fait preuve le président de la République envers la Commission européenne sur les questions énergétiques.

 

Tribune.

 

 Emmanuel Macron sera jeudi 10 février à Belfort, devant les salariés de General Electric, pour annoncer sans doute la réintégration de la fabrication des turbines Arabelle au sein d’EDF, sur fond de relance du nucléaire.

Ce que le président voit comme une étape de son triomphe jupitérien est plutôt un nouveau pas douloureux vers Canossa, tant sa politique énergétique a été marquée par l’inconstance et les renoncements, sur fond de docilité vis-à-vis de la Commission européenne.

Comme le criminel qui revient sur les lieux de son forfait, Emmanuel Macron sera ainsi, cyniquement, à Belfort face à ce qui était naguère la branche énergie d’Alstom, dont ce même Emmanuel Macron a organisé la vente à General Electric en 2014, alors qu’il était à Bercy.

La braderie de ce qui était un fleuron industriel français à un acteur étranger, qui n’aura au final jamais tenu ses promesses, était dès lors consubstantielle de la volonté de celui qui serait quelques années plus tard élu à la présidence de la République : du passé, semble croire le président, faisons table rase pour précipiter l’avènement de la « start-up nation ». Dans ce contexte, il est évident que les vieilles gloires industrielles, si stratégiques soient-elles, devaient être sacrifiées sur l’autel de l’innovation permanente.

Mais en matière de politique énergétique, il n’en va pas comme dans les services numériques : le temps est un facteur incompressible. L’inertie technologique et économique de la construction des ouvrages infiniment complexes que sont les réseaux électriques ou gaziers, ainsi que les centrales nucléaires, dépasse de loin les quelques mois voire les quelques années. L’horizon d’une telle politique se compte en décennies. Les choix d’aujourd’hui continueront à avoir un écho dans vingt-cinq ans. En matière d’énergie, la constance et la vision sont des éléments essentiels.

Planifier, investir, gérer, contrôler sont ainsi les valeurs cardinales qui ont permis à la France de lancer le programme nucléaire le plus ambitieux du monde dans les années 1970, celui-là même qui permet qu’aujourd’hui la France soit l’un des pays les plus vertueux du monde du point de vue de l’environnement, eu égard à son niveau de développement, avec une électricité parmi les moins chères d’Europe.

Les succès, ces dernières années, des politiques énergétiques des grands Etats du monde, chacune avec ses déterminants propres, reposent sur les quatre piliers précités : Etats-Unis, Russie, Chine, voire Royaume-Uni ont ainsi su les appliquer, au contraire de l’Allemagne qui est pourtant le modèle d’Emmanuel Macron.

 

Société-Grand âge : une pompe à fric ?

Société-Grand âge : une pompe à fric ?

 

 

Les pouvoirs publics se réveillent par rapport au douloureux sujet de la dépendance et de l’exploitation qui en est faite parfois dans certains EHPAD privés.  mais  le réveil est un peu tardif dans la mesure où des 2017 il avait été promis un grand débat et une loi relative à la dépendance. Une loi qui traiterait de la prise en charge des plus âgés en particulier de ceux qui présentent des thérapies lourdes. Certains peuvent évidemment le plus longtemps possible être maintenu à domicile mais les services sont notoirement insuffisants, mal organisés et les personnels mal payés.

Pourtant le cout à domicile est moitié moins que celui en EHPAD. À domicile le coût en moyenne et d’environ  1000 € pour un minimum de 2000 € en EHPAD. Et dans les EHPAD privés le coût de la pension mensuelle peut dépasser les 5000 €. Compte tenu de l’état de dépendance des résidents qui rentrent de plus en plus tard en EHPAD (à 85 ans aujourd’hui au lieu de 75 ans il y a une vingtaine d’années) la demande d’accompagnement et de soins est autrement plus importante. Et l’objectif serait en moyenne de disposer d’un salarié pour un résident. Il faut en effet Intégrer les maladies, les repos, les grossesses, les formations etc. des salariés. Cinq à six personnes sont nécessaires pour assurer en permanence un seul poste. La différence de compétitivité des EHPAD privés se fait essentiellement sur la réduction des effectifs. Une activité d’ailleurs particulièrement rentable avec de très grandes sociétés internationales présentes sur environ 25 % de ce marché.

Suite aux dénonciations de maltraitance concernant le groupe Orpéa, les pouvoirs publics durcissent enfin le temps

Brigitte Bourguignon se veut ferme. Quelques heures après avoir reçu les dirigeants du groupe Orpea, gravement mis en cause dans le livre Les Fossoyeurs de Victor Castanet pour de graves dysfonctionnements dans ses établissements, la ministre déléguée chargée de l’Autnomie l’a martelé à l’antenne de BFMTV, « le grand âge, ce n’est pas une pompe à fric. »

Durant son interview, cette dernière a confirmé que le gouvernement avait lancé deux enquêtes à ce sujet et que plusieurs propositions étaient en cours afin de prévenir les maltraitances en Ehpad.

 

Il convient cependant de ne pas procéder par amalgame car certains EHPAD notamment publics offrent une haute qualité de service avec un dévouement exceptionnel d’un personnel pas toujours récompensé financièrement.

Grand âge : une pompe à fric ?

Grand âge : une pompe à fric ?

 

 

Les pouvoirs publics se réveillent par rapport au douloureux sujet de la dépendance et de l’exploitation qui en est faite parfois dans certains EHPAD privés.  mais  le réveil est un peu tardif dans la mesure où des 2017 il avait été promis un grand débat et une loi relative à la dépendance. Une loi qui traiterait de la prise en charge des plus âgés en particulier de ceux qui présentent des thérapies lourdes. Certains peuvent évidemment le plus longtemps possible être maintenu à domicile mais les services sont notoirement insuffisants, mal organisés et les personnels mal payés.

Pourtant le cout à domicile est moitié moins que celui en EHPAD. À domicile le coût en moyenne et d’environ  1000 € pour un minimum de 2000 € en EHPAD. Et dans les EHPAD privés le coût de la pension mensuelle peut dépasser les 5000 €. Compte tenu de l’état de dépendance des résidents qui rentrent de plus en plus tard en EHPAD (à 85 ans aujourd’hui au lieu de 75 ans il y a une vingtaine d’années) la demande d’accompagnement et de soins est autrement plus importante. Et l’objectif serait en moyenne de disposer d’un salarié pour un résident. Il faut en effet Intégrer les maladies, les repos, les grossesses, les formations etc. des salariés. Cinq à six personnes sont nécessaires pour assurer en permanence un seul poste. La différence de compétitivité des EHPAD privés se fait essentiellement sur la réduction des effectifs. Une activité d’ailleurs particulièrement rentable avec de très grandes sociétés internationales présentes sur environ 25 % de ce marché.

Suite aux dénonciations de maltraitance concernant le groupe Orpéa, les pouvoirs publics durcissent enfin le temps

Brigitte Bourguignon se veut ferme. Quelques heures après avoir reçu les dirigeants du groupe Orpea, gravement mis en cause dans le livre Les Fossoyeurs de Victor Castanet pour de graves dysfonctionnements dans ses établissements, la ministre déléguée chargée de l’Autnomie l’a martelé à l’antenne de BFMTV, « le grand âge, ce n’est pas une pompe à fric. »

Durant son interview, cette dernière a confirmé que le gouvernement avait lancé deux enquêtes à ce sujet et que plusieurs propositions étaient en cours afin de prévenir les maltraitances en Ehpad.

 

Il convient cependant de ne pas procéder par amalgame car certains EHPAD notamment publics offrent une haute qualité de service avec un dévouement exceptionnel d’un personnel pas toujours récompensé financièrement.

Le grand changement : de sexe, de visage et de nom !

Changer de sexe, changer de visage  changer de nom : bientôt possible ! 

On se demandait parfois à quoi pouvait servir le Parlement la réponse vient avec certaines récentes propositions législatives : à pas grand-chose. La preuve, on envisage la possibilité de choisir son sexe en matière d’État civil. Aussi de changer de nom;  des mesures évidemment sans doute prioritaires par rapport aux faiblesses structurelles du pays ! Certes des changements  marginaux pouvaient intervenir dans ces domaines mais la généralisation ne s’imposait nullement. À moins de créer une pagaille énorme à terme dans le pays dans de nombreux domaines notamment pour identifier les individus.

À défaut de pouvoir faire évoluer collectivement la société vers davantage de progrès économiques et de démocratie, le Parlement offre la possibilité désormais de changer les individus !

Il y a longtemps qu’on peut changer de visage. Récemment, on a ouvert la possibilité de choisir son sexe. Maintenant on peut aussi changer son nom. Justement un domaine sensible puisque par exemple la question de la sécurité apparaît dominante après celle du pouvoir d’achat. Et c’est sur le terrain de la sécurité que les Français sont le plus mécontents de la politique de Macron. Les parlementaires seraient bien avisés de continuer dans la même ligne et de proposer aussi le changement de cerveau à commencer par eux-mêmes pour se rendre compte à quel point leurs propositions sont déconnectées des priorités de la société réelle de la grande majorité des Français.

Cette révolution à haute portée symbolique, contenue dans la proposition de loi du député de l’Hérault Patrick Vignal (LREM), est examinée mercredi à l’Assemblée nationale en première lecture. À la surprise générale, elle a reçu l’appui du garde des Sceaux peu avant Noël. Chaque Français devrait pouvoir «choisir son nom de famille une fois dans sa vie», a plaidé Éric Dupond-Moretti dans le magazine Elle. Et ce par une simple déclaration Cerfa à l’état civil de sa mairie. En parallèle, pour les mineurs, un autre article du texte prévoit que les enfants puissent porter, à titre d’usage, le nom de la mère ou l’adjoindre à celui du père. Un changement très contestée par l’opposition qui prévoit une pagaille infinie dans le domaine de l’État civil.

Le grand changement européen est mûr ! (Mélenchon)

Le grand changement européen est mûr !  (Mélenchon)

Le candidat de La France insoumise à l’élection présidentielle a amendé son projet européen. La confrontation avec les institutions communautaires qu’il prônait il y a cinq ans a cédé la place à la désobéissance.Et de fait Mélenchon ne remet plus en cause la monnaie unique principale levier de la politique européenne

Changement de pied pour Jean-Luc Mélenchon. A la veille du discours d’Emmanuel Macron sur la présidence française de l’Union européenne (PFUE), le candidat de La France insoumise (LFI) explique les évolutions de sa position européenne. L’ultimatum de la sortie des traités a vécu. La France, désormais, doit rester dans l’UE, quitte à désobéir. D’autant que, selon lui, les conditions sont propices à une refondation. Opposé à une défense européenne, il prône la sortie de l’OTAN et considère qu’il faut dialoguer avec la Russie.

Interview le Monde

En 2017, vous défendiez l’hypothèse d’une sortie des traités européens si la négociation pour les changer n’aboutissait pas. Aujourd’hui, dans votre programme, vous évoquez une désobéissance au cas par cas. Entre désobéir et sortir des traités, quelle est la différence ?

Je veux éviter les débats abstraits. L’Europe n’est pas un produit fini mais un ensemble qui bouge et qui va encore changer. Je suis méfiant. A deux reprises, une coalition d’Etats européens a fait obstacle à une décision française, avec l’appui de l’Allemagne, sur le glyphosate d’abord, puis sur le budget européen. Ce ne sont pas les seules fois où la faible volonté française a plié devant celle des autres : aujourd’hui, on paie toujours une partie du rabais exigé par les pays frugaux, ces Etats pingres, comme autrefois on payait celui des Britanniques.

Mon sujet, c’est d’abord de rétablir notre souveraineté, à partir de deux clauses essentielles : la non-régression sociale, écologique et démocratique, et l’alignement sur les normes les mieux-disantes. La ligne rouge absolue, c’est l’application dans tous les cas de notre programme. Nous utiliserons donc la clause « opt-out » quand les traités sont contraires aux engagements du programme. Il y a pléthore de précédents. Le Royaume-Uni avait eu ainsi recours à cette clause pour refuser l’encadrement de la durée maximale du temps de travail à quarante-huit heures. De plus, on bloquera aussi tous les accords de libre-échange et tous ceux relatifs à de nouvelles adhésions. L’Europe, ce ne peut pas être tout ou rien pour les seuls Français. A cette heure, je vois que les traités ne fonctionnent pas et qu’ils sont déjà remis en cause des centaines de fois. La sortie des traités actuels n’est plus si loin. Mais je ne vois pas pourquoi on donnerait les clés du camion à l’Allemagne.

La sortie de l’euro n’est-elle plus d’actualité ?

Nous n’avons aucun intérêt au chaos économique et politique qui résulterait d’une position agressive de la France. Je ne vois pas comment on ferait, vu notre déficit du commerce extérieur. Prenons plutôt la question par l’autre bout : le statut de la Banque centrale européenne, la règle des 3 %, la dette. Vous croyez franchement qu’on reviendra au pacte de stabilité ? Non. En tout cas pas avec nous.

55 organisations pour un grand débat sur la santé

55 organisations pour un grand débat sur la santé

 Frédéric Valletoux, le président de la FHF, résume l’objectif des 55 organisations: « Notre combat, c’est que les politiques se réveillent et prennent la mesure de l’urgence. »

 tribune : 

« Faisons du 17 mars l’occasion d’un débat public sur l’avenir de notre système de santé »

« C’est désormais une certitude : le 17 mars 2022, deux ans après le choc historique du 1er confinement, la bataille du Covid ne sera toujours pas gagnée. 730 jours et six vagues plus tard, l’ensemble des acteurs du soin seront encore sur le pont, pleinement mobilisés pour prendre en charge les Français et continuer de faire bouclier contre l’épidémie.

La crise sanitaire a mis en exergue la souffrance globale de notre système de santé, qui connaît depuis une vingtaine d’année des problèmes chroniques. Le dévouement des soignants dans leur ensemble a permis de faire face à la pandémie malgré des conditions d’exercice très difficiles. Ces deux années ont été particulièrement éprouvantes. Après des mois passés à gérer l’immédiat comme à composer avec les difficultés et les soubresauts de la crise, il devient vital que nous prenions, collectivement, le temps de réfléchir et de débattre pour le futur de notre système de santé.

 

Parce que les crises sont des moments de mise à l’épreuve collective qui appellent à nous remettre en question, et qu’un événement de l’ampleur de celui qui nous frappe nous oblige à combattre le fatalisme d’un système de santé à la croisée des chemins, à le repenser pour aujourd’hui et les générations à venir ;

Parce que la santé demeure l’une des préoccupations majeures des Français, mais que le sujet reste insuffisamment traité puisqu’il n’est jamais parvenu, jusqu’à présent, à trouver une volonté politique suffisante ;

Il est indispensable de faire de la santé une thématique prioritaire du débat politique. C’est pourquoi la Fédération hospitalière de France et l’Institut Covid-19 Ad Memoriam ont proposé d’organiser, à cette date symbolique du 17 mars, une journée d’hommage aux soignants et de réflexion sur notre système de santé, en partenariat avec Sciences Po Lille et l’École Supérieure de journalisme de Lille.

Après une matinée d’hommage et de débats, l’après-midi, portée par la FHF avec Sciences Po Lille, sera consacrée aux auditions des candidats à la présidentielle.

L’initiative se veut collective et inédite en rassemblant les institutions appartenant au secteur sanitaire et médico-social, hospitalier et ambulatoire, public et privé et les associations représentant les malades et les usagers.

L’accessibilité aux soins, les conditions de travail des soignants comme condition sine qua non de la qualité des soins, le grand âge, la prévention et le financement sont autant d’enjeux qu’il s’agira de porter à discussion. Le constat des difficultés auxquelles notre système de santé fait face et de son essoufflement, aussi bien en ville qu’à l’hôpital, est partagé par tous. Il s’agit désormais de débattre des solutions pour parvenir à relever les défis actuels et à venir.

A l’approche des échéances électorales de 2022, il est fondamental que les candidats à la présidentielle mesurent la nécessité de la refonte du système de santé et qu’ils s’expriment sur les réponses qu’ils comptent apporter. Ainsi, nous, patients, hospitaliers, professionnels de ville, des établissements et services à domicile du médico-social, élus, étudiants, citoyens ; nous, acteurs et bénéficiaires du système du santé dans son ensemble, demandons aux candidats déclarés à l’élection présidentielle de venir débattre avec nous le 17 mars prochain. »

Les premiers signataires :

  • Frédéric Valletoux, président de la Fédération hospitalière de France
  • Pierre Mathiot, directeur de Sciences Po Lille
  • Catherine Duchêne, enseignante en politiques de santé à Sciences Po Lille et l’ESJ

Les autres signataires :

  • Jean-Christophe Amarantinis, Président du SYNERPA
  • Florence Arnaiz-Maumé, Déléguée générale du SYNERPA
  • Romain Aulanier, Président du CoD3S
  • Michel Benard, Président de la Fédération Nationale Avenir et Qualité de Vie des Personnes Agées (FNAQPA)
  • Pr Jean-Yves Blay, Président d’Unicancer
  • Dr Rachel Bocher, Présidente de l’Intersyndicat National des Praticiens Hospitaliers (INPH)

  • Dr Patrick Bouet, Président de l’Ordre des médecins
  • Christophe Bouillon, Président de l »Association des Petites Villes de France
  • Dr François Braun, Président de Samu Urgences de France
  • Caroline Cayeux, Présidente de Villes de France
  • Patrick Chamboredon, Président de l’Ordre des infirmiers
  • Philippe Chêne, Président du SNITEM (Syndicat National de l’Industrie des Technologies Médicales)
  • Dr Jean-François Cibien, Président d’Action praticiens hospitaliers (APH)
  • Dr Hélène Colombani, Présidente de la Fédération Nationale des Centres de Santé (FNCS)
  • Anne-Marie Curat, présidente de l’Ordre des Sages-femmes
  • Carole Delga, Présidente des Régions de France
  • Marie-Sophie Desaulle, Présidente de la Fédération des Établissements Hospitaliers et d’Aide à la Personne privés solidaires
  • Pr Patrick Doutreligne, Président de l’Union nationale interfédérale des œuvres et organismes privés sanitaires et sociaux (UNIOPSS)
  • Dr Gael Durel, Président de l’Association nationale des médecins coordonateurs et du secteur médico-social
  • Marie-Noëlle Gérain-Breuzard Présidente de la Conférence DG CHU
  • Lamine Gharbi, Président de la Fédération de l’Hospitalisation Privée Président
  • Dr Thierry Godeau, Président de la Conférence des présidents de commissions médicales d’établissement CH
  • Jérôme Goeminne, Président du Syndicat des Managers Publics de Sant (SMPS)
  • Sophie Guinoiseau, Présidente de la Fédération Nationale des Etablissements de Santé de Proximité
  • Tatiana Henriot, Présidente de l’Union nationale des infirmiers en pratique avancée (Unipa)
  • Elisabeth Hubert, Présidente de la Fédération Nationale des Etablissements d’Hospitalisation à Domicile
  • Claude Jeandel, Président du CNP DE GERIATRIE (Conseil National Professionnel de gériatrie)
  • Pr Claude Leicher  Président de la Fédération des Communautés Professionnelles Territoriales de Santé (FCPTS)
  • David Lisnard, Président de l’Association des maires de France
  • Nicolas Lunel, Président Association Nationale des Étudiants en Médecine de France (ANEMF)
  • Pascal Mariotti, Président de l’ADESM Association des établissements du service public de santé mentale
  • Pascale Mathieu, Président de l’Ordre des masseurs kinésithérapeutes
  • Anne Meunier Secrétaire générale du Syncass-CFDT
  • Gerard Mick, Président de la Fédération Nationale des Dispositifs de Ressources et d’Appui à la Coordination des Parcours de Santé
  • Dr Christian Muller , Président Conférence des présidents de commissions médicales d’établissement CHS
  • Gilles Noël, Président de la commission nationale santé de l’Association des maires ruraux de France
  • Mathilde Padilla, Présidente de la Fédération Nationale des Étudiant.e.s en Soins Infirmiers (FNESI)
  • Dr Philippe Pommarede Président de l’Ordre des chirurgiens-dentistes
  • François Randazzo, Président d’Alizé Kiné
  • Dr Gérard Raymond, Président de France Assos Santé
  • Mathilde Renker, Présidente de l’InterSyndicale Nationale Autonome Représentative des Internes de Médecine Générale (ISNAR IMG)
  • Jean-Pierre Riso, Président de la FNADEPA
  • Johanna Rolland, Présidente de France Urbaine
  • Francis Saint-Hubert, Président de la Conférence DG CH
  • Nathalie Salles, Présidente de la Société Française de Gériatrie et Gérontologie
  • Pr Rémi Salomon, Président de la Conférence des présidents de commissions médicales d’établissement CHU
  • François Sauvadet, Président de l’Assemblée des départements de France
  • Emmanuel Sys, Président de la CNDEPAH
  • Pr Brigitte Tarkowski, Présidente de l’Ordre des pédicures podologues
  • Karim Tazarourte, Président de la Société française de médecine d’urgence
  • Marie-Reine Tillon, Présidente de l’Union Nationale de l’Aide, des Soins et des Services aux Domiciles (UNA)
  • Philippe Vermesch, Président du Syndicat des Médecins Libéraux

Participation des salariés : le grand absent de la campagne électorale

Participation des salariés : le grand absent de la campagne électorale

 

Un peu partout on se lamente des difficultés de recrutement et assez souvent d’un manque d’adhésion des salariés à la stratégie des entreprises.

En cause en France, la vision très manichéenne du pouvoir total au patron et des salariés considérés seulement comme des moyens de production.

La France aurait pourtant besoin de forme d’association des salariés pour faire face au déficit chronique de compétitivité du pays. Plus que d’autres la France a un urgent besoin aussi de redonner un sens au travail.

Malheureusement la question de la participation des salariés et la grande absente de la campagne électorale . Du côté de la droite , on se satisfait de cette partition des responsabilités pour éloigner le spectre du socialisme. Inversement à gauche, on est particulièrement heureux de n’avoir pas à se mêler de gestion qui pourrait faire apparaître les contradictions et l’incongruité de certaines revendications. Bref un accord commun pour des motifs différents qui entretient une situation duale  voire caricaturale en France. On est loin de l’association pratiquée en Allemagne qui permet à l’appareil de production d’être particulièrement dynamique et compétitif sans parler du différentiel de salaire plus favorable outre-Rhin

2022-Le grand vide politique face à Zemmour

2022-Le grand vide politique face à Zemmour

À juste titre, Raphaël Glucksmann ,député européen a souligné le grand vide politique face à Zemmour. Pour preuve notamment ce débat avec Mélenchon ce dernier en dépit de sa qualité oratoire a largement peiné face à son débat  sur BFM.
 

« Mon problème ce n’est pas Zemmour, mon problème c’est nous », a lancé ce jeudi matin sur BFMTV-RMC le député européen Raphaël Glucksmann, fondateur du mouvement de gauche Place Publique. Interrogé sur la tenue du débat entre Jean-Luc Mélenchon et Éric Zemmour ce jeudi soir sur BFMTV, il a critiqué le manque de « passion » de la classe politique actuelle.

« Mon problème ce n’est pas Zemmour, mon problème c’est nous, le vide qui lui fait face, le vide qui lui fait place. Mon problème c’est que face à Zemmour il n’y a pas de contre-récit », a-t-il déclaré, ajoutant que par conséquent, « le seul récit français qui s’impose aujourd’hui c’est celui d’Éric Zemmour ».

 Si le polémiste, condamné pour provocation à la haine, prend autant de place dans le débat public ces dernières semaines, c’est parce qu’il a « quelque chose que les autres semblent avoir perdu c’est la flamme, la foi », explique Raphaël Glucksmann. Et ce alors qu’autour de lui il y a « un univers où personne n’a la foi, où tout le monde débite des éléments de langage ultra-entendus et qu’il n’y a plus de sincérité ».

 « Sa France est extrêmement rabougrie, elle est petite, xénophobe, mais il a une foi », martèle le député européen. Et c’est ce supplément qu’il possède par rapport à ses adversaires qui le rend « extrêmement dangereux ».

« Vous savez ce qu’il se passe quand tout tourne autour d’un soleil? À la fin le soleil avale les astres morts, et c’est la leçon des États-Unis, la leçon de Trump, tout le monde lui a tapé dessus, tout le monde a fait des couv’ sur sa vie, ses frasques, ses mensonges… Et à la fin c’est lui qui gagne », déplore Raphaël Glucksmann.

En ce sens, selon lui, avant de s’attaquer à Éric Zemmour, qui n’est toujours pas officiellement candidat à la présidentielle, il faut que la gauche « s’interroge sur son vide », explique-t-il. « Sur le fait qu’elle a été au pouvoir pendant des années et a complètement déçu, n’a rien proposé comme transformation qui donne sens au fait d’être Français ». Il évoque également la nécessité de se questionner sur le libre-échange, la désindustrialisation du pays ou encore « le fait que le délitement civique s’imposait partout. C’est cela qui doit nous interroger ».:

France-Violences dans les stades de foot: Enfin la pénalisation ?

France-Violences dans les stades  de foot: Enfin la pénalisation ?

 

La violence dans les stades de football notamment à l’occasion des matchs professionnels a atteint un niveau inadmissible remarquédans le monde entier. En cause le laxisme des clubs vis-à-vis de leurs supporters et la paralysie des autorités sportives aussi bien de la ligue de football professionnel que de la fédération. Or les coupables peuvent être facilement repérés par les systèmes de caméras qui équipent les stades et par les chaînes de télévision.

Observons cependant que ce phénomène est plus global et qu’il affecte d’une façon générale les rassemblements dans le pays. Le signe d’un État particulièrement défaillant incapable de faire régner l’ordre et d’une justice très laxiste »Personne n’a vu arriver cette violence ». La ministre déléguée chargée des Sports Roxana Maracineanu s’est dite prête à prendre des mesures pour endiguer les violences de plus en plus nombreuses entre supporters en Ligue 1. Au micro de RTL ce vendredi 24 septembre, la ministre appelle « tout le monde à se mettre autour de la table » pour trouver des solutions.

Une déclaration finalement assez molle car la seule solution est une réponse pénale mettant en cause les individus coupables de violence et non la masse de supporters pacifiques.

 

Le grand vide politique face à Zemmour

Le grand vide politique face à Zemmour

À juste titre, Raphaël Glucksmann ,député européen a souligné le grand vide politique face à Zemmour. Pour preuve notamment ce débat avec Mélenchon ce dernier en dépit de sa qualité oratoire a largement peiné face à son débat hier sur BFM.

« Mon problème ce n’est pas Zemmour, mon problème c’est nous », a lancé ce jeudi matin sur BFMTV-RMC le député européen Raphaël Glucksmann, fondateur du mouvement de gauche Place Publique. Interrogé sur la tenue du débat entre Jean-Luc Mélenchon et Éric Zemmour ce jeudi soir sur BFMTV, il a critiqué le manque de « passion » de la classe politique actuelle.

« Mon problème ce n’est pas Zemmour, mon problème c’est nous, le vide qui lui fait face, le vide qui lui fait place. Mon problème c’est que face à Zemmour il n’y a pas de contre-récit », a-t-il déclaré, ajoutant que par conséquent, « le seul récit français qui s’impose aujourd’hui c’est celui d’Éric Zemmour ».

Si le polémiste, condamné pour provocation à la haine, prend autant de place dans le débat public ces dernières semaines, c’est parce qu’il a « quelque chose que les autres semblent avoir perdu c’est la flamme, la foi », explique Raphaël Glucksmann. Et ce alors qu’autour de lui il y a « un univers où personne n’a la foi, où tout le monde débite des éléments de langage ultra-entendus et qu’il n’y a plus de sincérité ».

« Sa France est extrêmement rabougrie, elle est petite, xénophobe, mais il a une foi », martèle le député européen. Et c’est ce supplément qu’il possède par rapport à ses adversaires qui le rend « extrêmement dangereux ».

« Vous savez ce qu’il se passe quand tout tourne autour d’un soleil? À la fin le soleil avale les astres morts, et c’est la leçon des États-Unis, la leçon de Trump, tout le monde lui a tapé dessus, tout le monde a fait des couv’ sur sa vie, ses frasques, ses mensonges… Et à la fin c’est lui qui gagne », déplore Raphaël Glucksmann.

En ce sens, selon lui, avant de s’attaquer à Éric Zemmour, qui n’est toujours pas officiellement candidat à la présidentielle, il faut que la gauche « s’interroge sur son vide », explique-t-il. « Sur le fait qu’elle a été au pouvoir pendant des années et a complètement déçu, n’a rien proposé comme transformation qui donne sens au fait d’être Français ». Il évoque également la nécessité de se questionner sur le libre-échange, la désindustrialisation du pays ou encore « le fait que le délitement civique s’imposait partout. C’est cela qui doit nous interroger ».:

Un « grand mouvement de revalorisation des salaires » ( Hidalgo)

Un « grand mouvement de revalorisation des salaires » ( Hidalgo)

Comme d’autres Hidalgo va sans doute participé à une vaste foire de promesses électorales. Anne Hidalgo a en effet déclaré vouloir « valoriser le travail  » et permettre aux « salaires de remonter ».

Dans son ouvrage Une femme française qui sort mercredi, elle se positionne en faveur d’un « grand mouvement de revalorisation des salaires », à commencer par ceux des professeurs, des policiers et des gendarmes.

Autre axe programmatique évoquée aujourd’hui par l’édile, celui d’une « décentralisation aboutie ». « Le temps des communes et de la décentralisation des pouvoirs est venue », écrit-elle dans son livre. Une façon de tenter de se détacher de son image de Parisienne, qui ne parviendrait qu’à s’adresser à un électorat « bobo ».

Sur la question environnementale elle a déclaré :« Les solutions écologistes ne sont pas un renoncement. Elles forment un choix, une nécessité. (…), Oui, je veux que les étudiants mangent à leur faim et et une nourriture saine. Oui, je veux que les enfants respirent un air pur. (…) Je porterai un plan sur 5 ans pour décarboner massivement notre économie. »

Bref, le concours Lépine des promesses est engagé.

Un autre grand patron tech chinoise viré

Un autre grand patron  tech chinoise viré

 

Le fondateur de JD.com, Richard Liu, n’est pas viré  à proprement parler mais mis dans un placard. D’autres grands patrons chinois ont déjà subi le même sort.

.En mars dernier, Colin Huang, fondateur et président de la plateforme Pinduoduo, rivale de JD.com et d’Alibaba, avait renoncé à son statut d’actionnaire de référence du groupe. Quelques mois auparavant, il avait confié la direction opérationnelle de Pinduoduo à Chen Lei, qui a depuis repris la fonction de président. Sans parler du grand patron qui a été purement et simplement tué: Lai Xiaomin, ancien patron du conglomérat financier China Huarong condamné notamment pour bigamie. À noter aussi la mise à l’écart du grand patron d’Alibaba.

Cryptomonnaies: Un grand risque de déstabilisation financière

 

Cryptomonnaies: Un grand risque de déstabilisation financière

L’économiste Luke Bartholomew prédit, dans une tribune au « Monde », une cohabitation délicate entre les cryptomonnaies privées et celles que s’apprêtent à émettre les banques centrales.(Extrait)

 

Tribune. 

Comment écarter la menace que représentent les cryptomonnaies pour la stabilité des systèmes financiers mondiaux, et permettre aux banques centrales de garder le contrôle de la masse monétaire et des taux d’intérêt ? La solution envisagée à ce problème très urgent passe par l’émission par les banques centrales de leurs propres monnaies numériques. Mais si celles-ci leur permettaient de garder le contrôle, elles pourraient également provoquer d’importants bouleversements.

D’ici quelques années, plusieurs grandes banques centrales émettront une forme de monnaie numérique nationale. Des travaux sont actuellement en cours à la Réserve fédérale américaine (Fed), à la Banque centrale européenne (BCE) et à la Banque d’Angleterre.

La Banque populaire de Chine a pris une longueur d’avance ; elle en est déjà au stade pilote. Elle a créé une cryptomonnaie nationale qui fonctionne à travers une application téléphonique. L’objectif déclaré est de remplacer l’argent liquide, d’améliorer l’inclusion financière et de mettre en place des systèmes de paiement plus efficaces dans tout le pays. La Chine dispose déjà d’un réseau de paiement par téléphone très sophistiqué, et la population semble avoir moins de scrupules en matière de protection de la confidentialité.

Une monnaie numérique émise par une banque centrale (MNBC) est similaire à certains égards au bitcoin, mais elle est émise dans la monnaie nationale : nous pourrions donc voir naître un « eurocoin » ou un « britcoin », stockés sur un registre numérique ou détenus sur des comptes de particuliers ouverts auprès de la banque centrale.

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Les avantages pour les gouvernements sont tout d’abord de prévenir la menace que font peser actuellement les monaies numériques privées sur la stabilité financière et leur pouvoir économique, et aussi de maintenir le contrôle de la masse monétaire et des taux d’intérêt pour soutenir la politique économique.

De plus, les banques centrales auraient de meilleures informations sur la manière dont les gens dépensent, et pourraient piloter plus facilement la « monnaie hélicoptère » (l’aide financière directe distribuée aux ménages ou aux entreprises). Les MNBC offriraient également une plus grande souplesse en matière de taux d’intérêt négatifs si elles débouchaient sur l’abolition de la monnaie en espèces. Cela pourrait contribuer à stimuler les économies en période de récession.

Les détenteurs de MNBC bénéficieraient d’un actif sans risque car, contrairement aux banques commerciales, les banques centrales ne peuvent pas faire faillite. Les processus de paiement seraient également beaucoup moins coûteux, plus rapides et plus aisés pour les mouvements de fonds internationaux.

Nord Stream 2 : Le grand marchandage, des garanties à l’Ukraine

Nord Stream 2 : Le grand marchandage, des garanties à l’Ukraine

L’Allemagne a enfin réussi à mettre fin à l’opposition américaine vis-à-vis du gazoduc Russo allemand. En échange les États-Unis semblent avoir obtenu des assurances pour l’indépendance et le développement de l’Ukraine souvent menacée par la Russie.

L’objectif est   de renforcer les liens de l’UE avec l’Ukraine en en faisant un partenaire privilégié de la transition énergétique à l’abri de toute menace de Moscou. Selon l’agence Bloomberg, Washington et Berlin seraient ainsi prêts à mobiliser conjointement 1 milliard de dollars pour un « fonds vert » destiné à développer les énergies renouvelables en Ukraine afin d’en faire un fournisseur d’hydrogène. L’Allemagne nommerait également un envoyé spécial chargé de soutenir les projets énergétiques bilatéraux avec l’Ukraine.

Le vice-président de la commission européenne, Maros Sefcovic, a en outre annoncé la semaine dernière une alliance sur les matières premières et les batteries avec Kiev. Sur les 30 matières premières critiques pour sa souveraineté identifiées par l’UE, 21 se trouvent en Ukraine, notamment le lithium, le cobalt, le titane et les terres rares. Le « Wall Street Journal » rapporte, par ailleurs, que l’Allemagne soutiendra les discussions sur l’énergie dans le cadre de l’initiative des trois mers (Baltique, Adriatique et mer Noire) qui vise à renforcer la coopération en Europe centrale, notamment dans le domaine de la politique énergétique.

La question qui reste posée est cependant celle de l’attitude de la Russie à l’avenir vis-à-vis de l’Ukraine.

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