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Coronavirus : incubation, transmission… : on ne connaît pas grand-chose

Coronavirus : incubation, transmission… : on ne connaît pas grand-chose

 

Sur les deux grandes questions relatives à la période d’incubation et aux conditions de transmission force est de reconnaître qu’on ne connaît pas grand-chose. Pire, que les études sont très contradictoires ainsi certains pensent que la période d’incubation du Coronavirus serait de l’ordre de cinq jours, d’autres d’une quinzaine de jours et en Chine on aurait trouvé des périodes d’incubation de près d’un mois. Deuxièmement , on ignore tout des conditions de transmission du virus compte tenu du caractère asymptomatique de certains porteurs. Certains porteurs peuvent même ne jamais s’apercevoir d’avoir été atteints.

D’autres auront quelques symptômes sans plus et guériront d’eux-mêmes. D’autres au contraire, le plus souvent seront fortement atteints notamment s’il cumulent d’autres pathologies relativement graves. Selon une étude américaine, le délai médian entre l’exposition et l’apparition des symptômes pour le Covid-19 serait de 5,1 jours et non de 14 jours. Une étude chinoise laisse en revanche penser que le nouveau coronavirus peut parfois se transmettre à plus de quatre mètres de distance. Reste enfin une autre question non négligeable la possible modification du virus et donc des conditions d’incubation et de transmission. On sait qu’il existe une grande concurrence en matière de recherche concernant le Corona virus, d’une certaine manière c’est une bonne chose mais cela grossit la porte à des déclarations un peu prématuré insuffisamment documenté.

La période d’incubation, soit le laps de temps entre la contamination et l’apparition des symptômes, restait pour sa part plus floue. D’abord estimée à 14 jours, puis à 24, elle serait en réalité plus proche des 5 jours selon une étude de l’université américaine Johns Hopkins.

En analysant 181 cas de contaminations, recensés en Chine et dans d’autres pays avant le 24 février, les chercheurs sont arrivés à estimer que la période médiane d’incubation pour le SRAS-CoV-2 est de 5,1 jours, soit la même fourchette que pour l’épidémie de SRAS en 2003. Selon eux, 97,5 % des patients qui développent des symptômes, le feront dans les 11,5 jours suivant l’exposition.

Ce chiffre accrédite la fiabilité des mesures de confinement. Les chercheurs ont ainsi estimé que pour 10.000 individus mis en quarantaine pendant 14 jours, seuls 101 développeraient des symptômes après avoir été libérés.

Un bémol toutefois : « avec cette période de confinement de 14 jours certains cas seraient manqués à long terme », certaines contaminations exceptionnelles ayant eu lieu après les 14 jours, explique l’auteur principal de l’étude Justin Lessler, professeur au département d’épidémiologie.

Dans le même temps, une étude réalisée par des épidémiologistes chinois et publiée dans la revue « Practical Preventive Medicine » vient quant à elle remettre en cause certaines certitudes sur le mode de transmission du virus. Il est, de fait, généralement conseillé de se tenir, si possible, à un ou deux mètres les uns des autres car l’infection se transmet le plus souvent par des contacts étroits avec un malade, via l’inhalation de gouttelettes émises lors d’éternuements ou de toux.

Or, avancent les épidémiologistes qui travaillent pour les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies de la province chinoise du Hunan, « dans un environnement clos et équipé d’air conditionné, la distance de transmission du nouveau coronavirus semble plus importante que la distance de sécurité généralement admise ». Elle pourrait de fait être d’au moins 4,5 m.

 

La COP25 : encore une réunion pour pas grand chose

La COP25 : encore une réunion pour pas grand chose

 

Pour dissimuler l’échec  de la Cop 25qui  vient de se tenir à Madrid, les participants se sont mis d’accord sur une très modeste déclaration d’intention qui n’engage pas. De toute manière, c’est dans la poursuite de l’esprit même de la Cop 21 de Paris qui ne fixait aucune obligation, aucune contrainte globale, aucune sanction. Du coup la COP 25 a reconnu l’écart entre les intentions de la COP 21 et la situation actuelle. Pour autant il a été impossible de prendre de nouveaux engagements.

Ce résultat, bien en deçà des aspirations de nombreux pays et des organisations environnementales, a été jugé “décevant” par le secrétaire général de l’Onu, Antonio Guterres.

“Au vu de l’urgence climatique et des attentes des citoyens, la France regrette que les gouvernements ne soient pas allés assez loin dans leurs engagements”, a déclaré dans un communiqué le Ministère de la transition écologique et solidaire.

Quatre ans après la signature de l’Accord de Paris, la réunion de Madrid faisait figure de test de la disposition des Etats à répondre collectivement aux cris d’alarme des scientifiques, qui préviennent que la hausse des températures atteindra bientôt un point de non retour si les émissions carbone ne diminuent pas de manière drastique.

Mais l’Union européenne, qui s’est engagée à parvenir à la neutralité carbone en 2050, et d’autres pays qui plaidaient pour l’adoption d’objectifs plus ambitieux se sont heurtés jusqu’au bout à la résistance de plusieurs gros pollueurs, notamment le Brésil, la Chine, l’Australie, l’Arabie saoudite et les Etats-Unis, ont déclaré des délégués.

“Ces discussions montrent à quel point les dirigeants politiques sont déconnectés de l’urgence démontrée par la science et des demandes des gens qui se mobilisent dans la rue”, a commenté Helen Mountford, vice-présidente du think-tank World Resources Institute. “Il faut qu’ils se réveillent en 2020.”

Tous les Etats doivent soumettre d’ici la COP26 à Glasgow une version révisée de leurs engagements. Pour l’heure, environ 80 des 190 pays participants l’ont fait mais ils ne représentent à eux tous que 10% des émissions mondiales.

Deux semaines de négociations à Madrid et le report de deux jours de la clôture de la COP25 n’ont pas permis de faire bouger les lignes, alors que doit débuter l’an prochain la phase cruciale de l’application des objectifs de l’Accord de Paris, déjà fragilisé par l’annonce du retrait des Etats-Unis. Les clivages sont de plusieurs natures. Il y a forcément une opposition  entre les pays qui sont de très gros pollueurs et ceux  qu’ils sont moins. Mais il y a des divergences sur la stratégie et les méthodologie. pour réconcilier les uns et les autres il faudrait être capable de mieux articuler la problématique de l’environnement et du développement. On ne peut en effet sacrifier totalement le développement au profit de l’écologie, inversement on ne peut sacrifier la cause environnementale sur l’autel de la seule croissance. Le chemin est difficile dans la mesure où se percutent  des interactions économiques, sociales, technologiques, sanitaires  et écologiques.

 

 

Réforme des institutions : beaucoup de bruit pour pas grand-chose

Réforme des institutions : beaucoup de bruit pour pas grand-chose

 

 

 

Finalement,  la proposition de réforme des institutions ne satisfait pas grand monde et ne change pas  grand monde. Certes, il y a la réduction du nombre de députés de 577 à 404 mais la grande nouveauté concernant la proportionnelle relève du gadget ; Avec 15% de proportionnelles, cela ne change guère la carte de la représentation des organisations politiques. De toute manière,  cette réforme est encore loin d’être adoptée car il faudra les 3/5 ème du parlement (Sénat et assemblée). Or le gouvernement devra donc composer avec en particulier le sénat très opposé aux mesures de réduction du nombre de parlementaires et aux limitations dans le temps du mandat (3 maximum). Même le Modem de Bayrou n’est pas enthousiaste considérant que Macron n’a pas tenu sa promesse en matière de proportionnelle. Cette reforme risque finalement de n’aboutir à pas grand-chose compte tenu du nécessaire compromis avec le sénat. On voit mal en effet le gouvernement proposer un référendum sur le sujet. Ce serait rendre un risque politique énorme car les référendum sont souvent détournés de leur objet et pourraient se transformer en pour ou contre Macron. Dans une  période d’agitation sociale, le résultat serait incertain. Bref une réforme pour pas grand  qui semble utilisée pour tenter de dissimuler la réforme SNCF autrement plus conflictuelle.

 

 

 

Les Français pour un remaniement ministériel dont ils n’attendent pas grand-chose

Les Français pour un remaniement ministériel dont ils n’attendent pas grand-chose

Une majorité semble se dégager pour un remaniement ministériel. Dans le sondage,  les Français voudraient conserver Valls, Macron, Cazeneuve, et Jean-Yves le Drian. Pour autant les Français n’attendent pas grand-chose de ce gouvernement. Et d’une certaine manière les carottes paraissent cuites pour Hollande dont la popularité est scotchée autour de 20 %.  Selon l’enquête réalisée pour Orange et iTELE, 54% des Français pensent que « François Hollande devrait faire un remaniement ministériel », 41% pensant l’inverse et 5% ne se prononçant pas. Parmi les sondés, les sympathisants FN (84%) et LR (66%) sont particulièrement nombreux à désirer un remaniement, un souhait également majoritaire chez les sympathisants de la gauche du PS (55%).  En revanche, bien que l’entrée de personnalités écologistes au gouvernement soit évoquée, les sympathisants EELV (52%) sont majoritairement opposés à un remaniement, tout comme les deux tiers des sympathisants PS (67%). Seule personnalité politique à trouver grâce aux yeux des Français : Manuel Valls. Puisque d’après l’étude, 60% des Français ne souhaitent pas changer de premier ministre. Cette idée est rejetée par la quasi-totalité des sympathisants PS (85%) mais également par les deux tiers des sympathisants de droite (67%).  Ces résultats sont très différents de ceux observés en mars 2014, à la veille de l’intronisation du locataire de Matignon. À l’époque une très nette majorité de Français approuvait l’idée d’un remaniement ministériel (79%) et appelait de ses vœux la démission de Jean-Marc Ayrault (69%). Interrogés sur l’opinion qu’ils ont à l’égard des ministres, les Français placent sur le podium Emmanuel Macron, Jean-Yves Le Drian et Bernard Cazeneuve (avec respectivement 54, 52 et 52% de bonnes opinions).   En queue (parmi ceux qui ont été testés), on trouve Marisol Touraine, Myriam El Khomri et Patrick Kanner (26, 23 et 22%). Très clivante, la garde des Sceaux Christiane Taubira est appréciée de la gauche (69%) mais est très décriée par la droite (10%). L’architecte de la loi sur le mariage pour tous recueille en moyenne 31% de bonnes opinions.

Loi Macron : « Du bruit pour pas grand-chose » (Juppé)

Loi Macron : « Du bruit pour pas grand-chose » (Juppé)

Finalement Juppé a raison, la loi Juppé se réduit à peu de choses ; sans doute auusi pourquoi elle est approuvée par les Français, car c’est une réforme économique complètement marginale. « La loi Macron (du nom du ministre de l’Économie, NDLR), c’est beaucoup de bruit pour pas grand-chose. On nous a annoncé que ça allait révolutionner la façon dont les entreprises fonctionnent. Y a pas grand-chose dans cette loi », a déclaré le maire de Bordeaux et candidat à la primaire de l’Union pour un mouvement populaire (UMP) à l’élection présidentielle en 2017, invité de l’émission La voix est libre sur France 3 Aquitaine.  Le texte présenté mercredi par Emmanuel Macron suscite de fortes réticences chez plusieurs élus socialistes, comme Martine Aubry, qui entendent peser pour le faire amender très sensiblement. « Quand on voit l’opposition de la gauche de la gauche, on se dit que l’immobilisme et le conservatisme au Parti socialiste sont vraiment des valeurs sûres », a ajouté Alain Juppé.  La principale pierre d’achoppement est le chiffre de 12 dimanches travaillés par an figurant dans le projet de loi, le PS souhaitant le ramener à « 5 à 7 dimanches ». « Pour le travail le dimanche, moi, je suis pour plus de liberté », a commenté le maire de Bordeaux : « Franchement, vivons dans le monde où nous sommes (…), est-ce qu’il serait vraiment scandaleux que les Galeries Lafayette sur le boulevard Haussmann à Paris soient ouvertes le dimanche ? » « Les gestionnaires des Galeries Lafayette disent que si c’est ça, on crée 1 000 emplois et des millions de touristes qui sont dans Paris viendront » y faire leurs achats. « Donc, il faut là aussi de la souplesse et la loi Macron est de ce point de vue extrêmement timide », a conclu Alain Juppé.

Ukraine : comme prévu l’OTAN ne décide pas grand-chose

Ukraine : comme prévu l’OTAN ne décide pas grand-chose

 

Il fallait s’y attendre, l’OTAN ne décide pas grand-chose concernant l’Ukraine se contentant de renforcer sa ligne de défense autour du pays en conflit. Pourtant on sait que l’Ukraine est un candidat potentiel à la fois à l’Union Européenne et à l’OTAN. En clair l’OTAN ne revient pas sur l’annexion de la Crimée par Poutine et serait vraisemblablement à accepter un compromis batard pour les régions de l’Est tenues par les rebelles et les forces russes.   Les chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres de l’Otan ont seulement  donné vendredi leur feu vert au renforcement du dispositif militaire de l’organisation en Europe de l’Est en réponse à l’intervention russe en Ukraine, a annoncé le secrétaire général de l’Alliance, Anders Fogh Rasmussen.  Le plan, adopté à l’occasion du sommet de Newport, au Pays de Galles, prévoit la mise sur pied d’une force de réaction rapide dite « fer de lance » et le prépositionnement de matériel. Il s’agit de rassurer les anciens membres du bloc soviétique ayant adhéré à l’Otan, en particulier la Pologne et les pays baltes. Les Alliés ont aussi accepté de rattacher la cyberdéfense à la mission principale de l’organisation, ce qui signifie qu’une cyberattaque contre un Etat membre – comme celle qui avait visé l’Estonie en 2007 – pourrait en théorie engendrer une réponse militaire de l’Otan. Déjà soupçonné en Estonie, le Kremlin a plus récemment été accusé d’avoir orchestré des cyberattaques contre des institutions ukrainiennes, ce qu’il a constamment nié. Les 28 membres de l’Alliance ont enfin décidé que leur prochain sommet aurait lieu en Pologne en 2016, a ajouté Anders Fogh Rasmussen, soulignant la portée symbolique de cette décision. Bien que la création d’une force d’intervention rapide ne réponde pas totalement aux attentes des pays de l’Est, qui souhaitaient l’établissement de bases permanentes de l’Otan, ses promoteurs espèrent qu’elle jouera un rôle dissuasif. « Cette décision envoie un message clair: l’Otan protège ses alliés, en tous temps. Et elle envoie un message clair à tout agresseur potentiel: si vous osez attaquer un allié, vous devrez faire face à toute l’Alliance », a déclaré Anders Fogh Rasmussen.

Immobilier loi Duflot « Du bruit pour pas grand chose » Alain Dinin (Nexity):

Immobilier loi Duflot « Du  bruit pour pas grand chose » Alain Dinin (Nexity):

Finalemenet c’est à peine si on trouve trace dans la presse du vote de la loi Duflot tellement elle a été amendée et réduite comme peau de chagrin ; « Beaucoup de bruit pour pas grand-chose ». Alain Dinin, le président directeur général de Nexity et invité de BFM Business ce mercredi 19 février, a ainsi jugé le projet de loi Alur (Accès au logement et à un urbanisme rénové). Ce texte de Cécile Duflot passe ce mercredi à l’Assemblée et demain au Sénat pour un vote définitif. Pour Alain Dinin, si le marché est bloqué, c’est à cause des prix. Il suffirait de faire baisser le nombre de normes : « il y en a 3.700 aujourd’hui ». Ou alors que les collectivités arrêtent de spéculer sur les prix des logements.  » En Ile-de-France, 55% du prix du logement dépend de la collectivité dont 20% de la TVA et 35% de prix du terrain ». Selon lui, l’état du marché en 2014 devrait être le même qu’en 2013. « L’offre et la demande sont déséquilibrés. Nous ne produisons pas assez de logements. Le président en veut 500.000 par an, nous en sommes à moins de 300.000″. Et il précise qu’entre l’instabilité fiscale et les incertitudes engendrées par ce projet de loi Duflot, « pas assez de permis de construire ont été déposés ». Donc la construction de logements neufs cette année devrait encore être insuffisante. D’ailleurs, le PDG de Nexity rappelle un chiffre alarmant : la production de logements résidentiels est au même niveau qu’en 1992, pourtant il y a 10 millions de personnes en plus en France.  Si le projet de loi Alur ne relance pas la construction, plusieurs dispositifs sont quand même attendus. La garantie universelle des loyers (GUL) constitue l’une des mesures phares. Elle a été toutefois profondément revue et corrigée après la levée de boucliers des professionnels de l’immobilier et des assureurs. Créée à compter de début 2016 pour rassurer les propriétaires mais aussi tenter de limiter les expulsions en traitant plus tôt les impayés, elle sera toujours publique et gratuite mais elle ne sera plus obligatoire, puisque le bailleur pourra lui préférer une caution personnelle. Autre disposition clef, l’encadrement des loyers dans les zones tendues, où la demande excède largement l’offre de logements, n’a été que légèrement retouché depuis le début de l’examen parlementaire. Dans les grandes villes comme Paris, le ministère espère lancer l’encadrement des loyers dès la rentrée 2014.

 




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