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Sondage Macron : la popularité de Macron rebondit grâce à Notre Dame !

Sondage Macron : la popularité de Macron rebondit grâce à Notre Dame !

 

Opération réussie pour Macon qui à surexploiter  la tristesse des Français suite à l’incendie de Notre-Dame. Macron on a fait des tonnes et les sondages lui attribuent un petit redressement.  Selon le dernier baromètre BVA réalisé pour La Tribune, RTL et Orangela popularité d’Emmanuel Macron gagne trois points en avril pour passer de 29% à 32%. À l’opposé, la proportion d’opinions défavorables est en perte de vitesse passant de 70% à 67% sur la même période. Après plus de trois mois de Grand débat, le président de la République entame une séquence plus favorable malgré le terrible incendie qui a ravagé Notre-Dame-de-Paris. Cet événement a chamboulé l’agenda du chef de l’Etat qui devait faire des propositions lundi dernier. La fuite dans la presse d’une partie des annonces devrait le contraindre à renouveler l’exercice alors qu’il avait préparé cette opération depuis des semaines. 

Dans le détail, le locataire du palais de l’Elysée gagne 6 points chez les retraités avec 38% d’opinions favorables contre 32% le mois précédent. Sa popularité se redresse également chez les plus de 65 ans (4 points en plus, 39%) et la tranche des 35-49 ans (+7 points, à 34%).

Par catégorie socioprofessionnelle, la part des opinions favorables progresse de 4 points chez les cadres (50%) et de 6 points chez les indépendants (31%). Dans les catégories inférieures, cette proportion d’opinions favorables a tendance à stagner autour de 22% (+1 point chez les employés et les ouvriers). Au niveau géographique, l’embellie la plus remarquable est visible en région parisienne (+10 points, 38%).

Au niveau politique, l’ancien ministre de l’Economie gagne du terrain chez les sympathisants du Parti socialiste (32%) et 9 points chez les sympathisants Les Républicains (31%) alors que sa popularité atteint des sommets chez les proches de la République en marche (96%). En revanche, le niveau d’impopularité demeure très profond chez les sympathisants de la France Insoumise (6% de bonnes opinions, -6 points) et ceux du Rassemblement national (9% de bonnes opinions, stable).

L’incendie qui a provoqué d’immenses dégâts dans l’édifice religieux a provoqué une vague d’émotion selon les résultats de l’enquête réalisée par l’organisme spécialisé dans les enquêtes d’opinion. Ainsi, « plus de 8 Français sur 10 déclarent s’être sentis touchés par l’incendie survenue à Notre-Dame-de-Paris (83%). On mesure même un niveau d’empathie encore plus élevé chez les 65 ans et plus (93%), les cadres (90%), les habitants de l’agglomération parisienne (86%) ou encore les sympathisants de la droite (94%) et LREM (91%) » résument les auteurs de l’enquête.

Méthode : enquête réalisée auprès d’un échantillon de Français interrogés par Internet du 17 au 18 avril 2019. Elle s’appuie sur un échantillon de 1.002 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon est assurée par la méthode des quotas appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, profession de la personne de référence du ménage et de la personne interrogée, région et catégorie d’agglomération.

« La démocratie ne peut exister que grâce à une saine dose d’anonymat » !!!!!!! ( le Monde)

« La démocratie ne peut exister que grâce à une saine dose d’anonymat » !!!!!!! ( le Monde)

Une curieuse prise de scission d’un journaliste du monde Damien Leloup, qui dans une tribune considère que la démocratie ne peut exister que grâce à une saine dose d’anonymat. Cela évidemment en référence au débat actuel concernant la déontologie sur le net et sur les réseaux sociaux en particulier. Cette position est défendue notamment par nombre de réseaux sociaux qui entendent conserver l’anonymat. Pourtant les prises de position et réactions de d’internautes relèvent pourtant d’une production du niveau de la poubelle ou du caniveau. L’argumentation du journaliste du monde est particulièrement spécieuse et il se réfère à des recherches ou études dont il ne mentionne pas les auteurs et les institutions. On voit mal pourquoi l’utilisation du support du net justifierait l’anonymat et pourrait une améliorer  la démocratie. Pour s’en convaincre,  il suffit de lire les réactions et les commentaires de nombre d’internautes d’une nullité affligeante, d’une agressivité surprenante voire d’une haine condamnable. L’anonymat est grandement responsable de l’hystérisation du débat sur Internet, un masque qui permet d’exprimer toutes les pulsions, les rancœurs et les bassesses de l’âme humaine. . La proposition du pouvoir, qui vise plus particulièrement les réseaux sociaux et la radicalisation de certains « gilets jaunes », a été saluée par des  personnalités, comme le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, sur RMC, qui a dit en « avoir assez des gens qui sont derrière les pseudos, et qui insultent à longueur de temps, qui mettent de l’huile sur le feu à longueur de temps ».

Sondage opinion : Macron remonte encore grâce à Bolloré !

Sondage opinion : Macron remonte encore grâce à Bolloré !

 

Après Lagardère l’un des plus fervents soutient de Macron, c’est au tour de Bolloré d’utiliser les médias qu’ils possèdent pour afficher une remontée du chef de l’État. Bolloré qui a d’ailleurs organisé un grand débat dans l’émission télé de Cyril Hanouna Lagardère propriétaire d’Europe numéro un et du JDD a été le premier à révéler une remontée surprise de Macron. Il est maintenant suivi par un autre fan de Macron à savoir Bolloré qui lui aussi titre dans Paris-Match que le chef de l’État aurait vu sa cote de popularité grimper de 6 %. La stratégie est claire : influencer l’opinion publique pour créer une dynamique positive en tout cas moins catastrophique. De toute manière ces sondages sont à prendre avec des pincettes car tout dépend aussi de la méthodologie, en clair de l’orientation des questions et de l’exploitation des résultats. Il est clair que nombre de grands patrons, de financiers qui ont largement permis la victoire de Macron en le finançant s’inquiètent doublement. D’une part de la dégradation du climat économique, d’autre part de la baisse d’audience de Macron depuis l’été 2018. Deux très mauvaises nouvelles pour le business. En réalité les facteurs explicatifs de la dégradation économique sont liés à des éléments internationaux mais il est vrai que la politique de Macron a nettement affecté la confiance des acteurs économiques. Surtout depuis le très net tassement de la croissance en 2018 et des perspectives relativement déprimantes puisque la France aura des difficultés à atteindre 1,3 % d’augmentation du PIB. Lagardère, Bolloré et autres financiers qui soutiennent Macron s’efforcent donc d’insuffler un certain vent d’optimisme sur le plan économique et politique. Le soutien économique est nécessaire à leur business et le soutien politique est favorable au maintien de la politique fiscale injuste qui leur profite. Jusqu’aux élections européennes il faut donc s’attendre à de possibles manipulations des sondages. Pour preuve on voit régulièrement la liste en marche réapparaître en tête des sondages alors que d’autres instituts d’opinion mettent la liste du Front National nettement devant la liste en marche. D’après Paris-Match qui n’est pas spécialement un journal gauchiste avec 36% de « bonnes opinions », le chef de l’État gagne six points de popularité en un mois, tout comme son Premier ministre, qui bénéficie de 47% d’opinions positives.  Avec 36% de « bonnes opinions », le chef de l’État pointe encore en 18ème position de ce classement, à égalité avec son prédécesseur, François Hollande (=). 64% des Français interrogés ont une « mauvaise opinion de lui ». Avec 47% d’opinions positives, le Premier ministre se hisse quant à lui en quatrième position, à deux points seulement du ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, qui gagne quarts points à 49%, selon cette enquête. Ils sont aussi nombreux (47%) à avoir une mauvaise opinion d’Édouard Philippe. Le classement est toujours dominé par l’ancien ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot (73%, -2) et Alain Juppé (56%, +4). Parmi les autres personnalités, Bruno Le Maire gagne quatre points à 42%, Gérard Larcher cinq à 37%, Laurent Wauquiez trois à 34% et Marine Le Pen en perd trois à 30%.

*Enquête réalisée par téléphone du 8 au 9 février auprès de 1.002 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 1,4 à 3,1 points.

Gilet jaune : Marine Lepen ramasse la mise grâce à son silence

Gilet jaune : Marine Lepen ramasse la mise grâce à son silence

 

Benoît H mon attaque durement Jean-Luc Mélenchon et le rend  responsable de la récupération politique des gilets jaunes par le rassemblement national. Certes ne peut nier certaines ambiguïtés que partagent les mouvements d’extrême gauche comme extrême droite. Pour autant on ne saurait rendre Mélenchon seul coupable du bénéfice par le  rassemblement national du mécontentement en cours.  Benoît Hamon s’en prend en effet  directement à Jean-Luc Mélenchon dans un long entretien accordé au Point, samedi 12 janvier. L’ancien député, fondateur de Génération·s, dénonce notamment les prises de parole du leader de La France insoumise sur les médias. « On ne peut pas laisser passer ce qu’il dit à l’égard des journalistes, car cela laisse se développer une violence contre eux. Une violence qui n’est pas que verbale… » Mais il dénonce aussi une « tentation du pouvoir personnel » chez les dirigeants « insoumis ». « Moi je ne suis pas dans une stratégie qui considère que ce mouvement [des "gilets jaunes"] est insurrectionnel et qu’il doit me porter au pouvoir en lieu et place de celui qui l’occupe en ce moment, pointe-t-il. C’est peut-être ce qu’espèrent Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen ou Nicolas Dupont-Aignan, mais pas moi. » On sent évidemment dans les propos de Benoît Hamon une certaine amertume car son mouvement ne parvient pas réellement à émerger dans l’opinion publique. Témoin les résultats de la dernière enquête pour les européennes :

 

 RN / Rassemblement National 24%

 Liste LREM / MoDEM • 19%

 Liste FI / France Insoumise • 11,5% 

Liste LR / Les Républicains • 8% Liste Gilets Jaunes  8% 

Liste DLF / Debout La France 7%

 Liste PS / Parti Socialiste 7% Liste EELV / Europe Ecologie Les Verts 6,5%

 Liste NPA  2,5%

 Liste Génération-S  3% 

Liste Résistons !  • 3% 

Liste UDI 2,5% 

Liste PC / Parti Communiste 2% Liste Patriotes 1% Liste UPR • 1%

En faite, Benoît Hamon  ne ferait pas mieux que les autres listes gauchistes. La vérité c’est surtout que le rassemblement national progresse quand Marine Le Pen ne parle pas. D’une certaine manière,  c’est presque mécanique plus la leader d’extrême droite s’exprime et plus le mouvement diminue en audience. L’inverse est également vrai. En gros,  la majorité de ceux qui se retrouvent dans le rassemblement national ont en commun d’adhérer à un parti d’opposition mais il ne soutienne pas la personnalité de Marine Le Pen considérée à la fois comme inconsistante et irresponsable. Ce qui pose un redoutable problème au RN pour les présidentielles.

 

Créations d’entreprises : augmentation surtout grâce aux autoentrepreneurs

Créations d’entreprises : augmentation surtout grâce aux autoentrepreneurs

 

 

Curieux, c’est au moment où la conjoncture se dégrade qu’on constate en août une augmentation des créations d’entreprises de près de 5 %. En réalité ces créations progressent surtout grâce aux autos entrepreneurs. elles ont augmenté de 4,8% en août, alors qu’elles avaient reculé de 3,4% en juillet. On note même un rebond du côté des micro-entreprises. Quant aux créations d’entreprises classiques, elles ont enregistré sur un mois une hausse de 3,1%, après un recul de 3,7% le mois précédent. Les immatriculations de micro-entrepreneurs, qui avaient baissé de 2,9% en juillet, ont pour leur part grimpé de 7%. Sur les trois derniers mois, l’Insee fait état d’une dynamique particulièrement positive dans le secteur des transports et de l’entreposage, où près de 7 500 entreprises ont été créées. Qui oublie de préciser le taux énorme de défaillances dans le transport ou nombreux de salariés sont transformés en auto entrepreneur pour assurer la livraison de colis sur le dernier kilomètre. Le succès des auto entrepreneur dont se félicite souvent et malheureusement une fiction. En effet seulement 23 % encore actifs après cinq ans et un chiffre d’affaires d’une moyenne de l’ordre de 10 000 €, des chiffres qui interrogent évidemment sur la pérennité voire l’intérêt de ce régime juridique Renommé régime du micro-entrepreneur fin 2014.  Le régime d’auto-entrepreneur aide à la création d’entreprises. En 2010, il représentait 80% des nouvelles entreprises individuelles. Chiffre qui a chuté à 61% en 2016. Sur un panel de 100 autoentrepreneurs immatriculés au premier semestre 2010, 38 n’ont jamais été actifs. En d’autres termes, ils n’ont pas déclaré de chiffre d’affaires positifs à l’Acoss (Agence Centrale des Organismes de Sécurité Sociale) dans les huit trimestres qui ont suivi leur immatriculation. Ainsi, 62 ont démarré une activité économique en déclarant un chiffre d’affaires, mais 39 d’entre eux ont cessé dans les cinq ans. Les entreprises des autoentrepreneurs depuis 2010 ont donc une pérennité à cinq ans bien plus faibles que celle des entreprises classiques (60%).  En 2014, le chiffre d’affaires annuel moyen des autoentrepreneurs toujours actifs était de 10.200 euros, en baisse de 400 euros par rapport à 2012. Le secteur le plus rémunérateur est celui de l’hébergement-restauration avec, en moyenne, 14.300 euros de chiffre d’affaires annuels. Enfin, seulement 3% des autoentrepreneurs hors commerce déclarent un chiffre d’affaires supérieur au seuil de 32.900 euros, contre 56% des entrepreneurs classiques. Malgré quelques formalités allégées au moment de la création d’entreprises et un mode de calcul simplifié pour les cotisations sociales et l’impôt sur le revenu, le statut d’auto-entrepreneur offre une pérennité bien plus faible que le statut d’entrepreneur classique, ainsi que des revenus bien moins élevés.

Bénéfice Total : un bond de hausse 83% grâce aux hausses du pétrole au deuxième trimestre

Bénéfice Total : un bond de hausse 83% grâce aux hausses du pétrole au deuxième trimestre

 

 Total peut dire merci à la hausse du pétrole. Le bénéfice net du groupe publié ce 26 juillet a bondi de 83% à 3,72 milliards de dollars et son bénéfice net ajusté, qui exclut des éléments volatils et exceptionnels, a progressé pour sa part de 44% à 3,55 milliards, un niveau cependant en-dessous des attentes des analystes qui tablaient sur 3,67 milliards de dollars. Le groupe a une nouvelle fois bénéficié de la remontée du prix du baril depuis la fin de l’année dernière – le baril de brut valant en moyenne 74,4 dollars au deuxième trimestre contre 49,9 dollars un an plus tôt. Au premier trimestre, il ne valait encore que 66,8 dollars. Les résultats de Total ont également été tirés par l’activité d’exploration et de production d’hydrocarbures : le groupe a produit 2,717 millions de barils équivalent pétrole en moyenne par jour, soit une hausse de 8,7%. 

 

La cité idéale grâce à la technologie ? (Tony Canadas)

La cité idéale grâce à la technologie ? (Tony Canadas)

 

Tony Canadas, Président de l’association « La Ville Intelligente Citoyenne » reprend le concept   anglais  de Smart City qui  désigne une ville utilisant les technologies de l’information et de la communication pour  améliorer  la qualité des services urbains réduire ses coûts et pense qu’le peut aussi rendre plus la cité lus démocratique et te plus écologique. Reste à savoir cependant si les métropolisation de constitue pas un sérieux obstacle pour la réalisation de cette cité idéale. Article de la Tribune.  

 

« La Smart City de demain ? Au fil des rencontres et des échanges que j’ai pu faire sur ce vaste sujet, je me suis rendu compte que la ville intelligente, astucieuse, créative, économe, celle où chacun aimerait vivre en parfaite harmonie et en toute sécurité, passe par l’implication des citoyens eux-mêmes dans le développement de leur cité.

La technologie qui permet de faciliter la mobilité, réduire les dépenses, ou proposer des services facilitant le quotidien des habitants, ne remplacera jamais les relations humaines, les valeurs de solidarité et de respect de notre environnement. Bref, la révolution numérique et l’internet des objets ne seront qu’une partie des solutions qui pourront rendre le monde meilleur. Pour moi, le territoire ne sera considéré comme intelligent que si l’on place l’humain au centre et non pas la «machine ». Le citoyen devra être plus qu’un consommateur, il devra devenir consommateur du territoire sur lequel il résidera et pourra agir. Nous touchons à la fois à l’écologie, la santé, l’économie, au social, à la culture, à l’éducation et à la communication mais le territoire devra d’abord être humain avec une meilleure approche sur les besoins et usages. La Smart City telle que nous pouvons la définir devra intégrer la technologie pour mieux gérer les ressources et le quotidien des usagers mais également une organisation urbaine plus efficiente et plus vertueuse, avec une qualité environnementale améliorée et une vie démocratique plus participative.
Même si les technologies numériques et les objets connectés s’emparent de territoires où de nouveaux besoins sociaux et environnementaux émergent, le territoire intelligent tel que nous l’entendons devra être un espace urbain, mais pas seulement, plus écologique, plus inclusif, mais aussi plus sûr, un territoire où les citoyens participeront vraiment à la vie de la cité. Un territoire qui se réinvente intelligemment devra commencer par mettre en place tous les outils qui permettront d’impliquer davantage les citoyens dans l’administration du territoire. « Il me paraîtrait inconcevable de le penser sans eux ». Et pour que cette évolution soit pérenne, il sera nécessaire de permettre à chaque citoyen de connaître, d’analyser et d’influer au mieux et surtout avec bienveillance sur les données de son environnement.
Face à la nécessité de repenser nos modèles au-delà de la simple optimisation technique, la convergence du numérique et de l’écologie est sans doute ce que nous pourrions faire de mieux pour réussir l’aménagement des villes et des territoires. Mais la dégradation progressive de notre environnement que nous constatons chaque jour laisse à penser que nous savons peut-être mieux décrire le but à atteindre que tracer le chemin à suivre. En effet, si l’une de ces transitions se caractérise par le but à atteindre, l’autre serait plutôt le chemin à suivre. Et pourtant il semble bien que chacune ait besoin de l’autre pour avancer.
Sauf qu’aujourd’hui les acteurs de ces deux grandes thématiques évoluent dans des sphères isolées, sans réaliser la puissance transformatrice qu’aurait la mise en place d’une véritable confluence. Pour cela, la  convergence des transitions écologique et numérique ne peut pas se limiter qu’à des solutions purement techniques en termes d’optimisation, d’efficience, voire de substitution de ressources. Ces solutions sont certes nécessaires, mais elles ne sont pas suffisantes pour renverser la donne. Ces réorientations nécessaires appellent donc bien à une véritable transformation du système, avec un changement de nos modes de consommation, de production et de vie dans l’objectif de tendre vers des économies plus ambitieuses et donc plus durables dans le temps.

Au service de ces réorientations dont nous serions tous les acteurs, le numérique sera bien plus qu’un simple outil technique. Il pourra être utilisé pour développer de nouvelles façons de travailler, de penser de connaître et d’agir. Il sera l’outil qui permettra d’appuyer des formes novatrices et puissantes de participation, de mobilisation et d’action collective. Il rendra aussi possibles des collaborations inédites, de nouvelles formes d’échanges et de partages ainsi qu’une articulation plus agile entre tous les acteurs du territoire, mais également entre chaque système. Le numérique au service de l’écologie ne se contentera donc plus de réduire sa propre empreinte écologique, même si c’est bien sûr nécessaire. Il intégrera l’écologie dans toutes ses perspectives de développement, et il cherchera délibérément à accélérer la transformation écologique des filières et des systèmes qu’il outillera. Ainsi, la Smart City pourra et devra contribuer à mesurer autrement la richesse, mieux orienter les activités humaines, à organiser le partage et la mutualisation des ressources, à réorganiser des secteurs entiers  autour de ressources renouvelables, à s’orienter au mieux vers  des circuits courts ou « circulaires » et à développer d’autres imaginaires que celui de la consommation… »

Autoroutes : profit en hausse garce à l’augmentation des péages

Autoroutes : profit en hausse garce à l’augmentation des péages

 

Grâce aux petits arrangements entre l’Etat et les sociétés d’autoroutes, (augmentation des péages contre travaux),  en 2018, les péages augmenteront de 1,03 à 2,04%. Un renchérissement modulé suivant les réseaux. Notons que dans le même temps les profits des sociétés d’autoroutes augmentent  considérablement. Ainsi Vinci,  le principal concessionnaire,  voit ses bénéfices augmenter de près de 30 % et ses dividendes de près de 90 % ! L’augmentation la plus élevée (2,04%) concerne Area qui exploite des autoroutes en Rhône-Alpes. La hausse sera plus limitée, par exemple, chez SAPN (+ 1,39%) qui gère notamment l’A 13 qui relie Paris à la Normandie.  L’Etat a vendu des bijoux de famille qui rapportent gros aux sociétés concessionnaires. Preuve, les profits ont augmenté de 25 % en 2016 et les dividendes de 41 %. Tout cela grâce aux petits arrangements avec l’État pour prolonger  la durée des concessions, modifier l’amortissement et permettre l’augmentation des tarifs. Exemple Vinci réseau concessionnaire avec ASF, Cofiroute, Escota et Arcour affiche des bénéfices en hausse sur un an de 28,5% (1,75 milliard d’euros) et des dividendes en progression de 88,5% (près de 4 milliards d’euros), souligne le magazine Autoplus. Cette forte croissance s’explique notamment par le versement en une seule année, par Cofiroute, d’un dividende élevé correspondant à une trésorerie thésaurisée lors des deux exercices précédents.  « Comment les bénéfices du secteur autoroutier ont-ils pu progresser de 25%. En moyenne alors que les péages, qui constituent 97% des rentrées d’argent, n’ont augmenté en 2016 que de 1,2%? » S’interroge la revue automobile alors qu’une nouvelle hausse des tarifs s’appliquera au 1er février 2018. Une partie de la réponse tient à la hausse du trafic en 2016 (+3,3%), plus dynamique pour les poids lourds (+4,2%) que pour les voitures (+3,2%) et par les baisses des charges de personnels due à l’automatisation des péages. De plus, « les frais financiers des autoroutes liés aux intérêts diminuent au fil du temps comme pour l’emprunt immobilier d’une particulier » explique Pascal Pennec, rédacteur en chef adjoint d’Autoplus, sur l’antenne de RMC. Pour les particuliers, les hausses de tarifs ne vont pas diminuer, au contraire. « À partir de 2019, des augmentations de péages sont directement liées aux engagements de travaux signés en 2016 par les sociétés concessionnaires avec l’État dans le cadre d’un plan autoroutier » souligne Autoplus.

 

Google : 16 milliards d’euros transférés aux Bermudes grâce aux Pays-Bas

Google : 16 milliards d’euros transférés aux Bermudes grâce aux Pays-Bas

 

Il est clair que les paradis fiscaux comme le Luxembourg ; l’Irlande  ou les Pays bas jouent le même rôle que des paradis plus exotiques mais ne figurent pas sur la liste noire de l’union économique. Ainsi la pratique de l’  externalisation des bénéfices (vers des pays à faible fiscalité)  et l’internalisation des charges (vers des pays à forte fiscalité)  peut-elle se développer tranquillement et en toute légalité. La maison mère de Google a ainsi transféré en 2016 15,9 milliards d’euros des Pays-Bas vers une société écran aux Bermudes, selon des documents officiels cités par l’agence Bloomberg. Une technique d’optimisation fiscale baptisée « dutch sandwich » (le « sandwich néerlandais »), qui a permis à l’entreprise d’éviter des milliards de dollars d’impôts. Fin 2016, le géant numérique détenait 60,7 milliards de dollars outre-mer, pour lesquels il n’avait pas encore payé d’impôts aux Etats-Unis, toujours selon Bloomberg.  Selon la Commission européenne, le taux d’imposition effectif sur le bénéfice réalisé par les colosses du numérique dans l’UE est en moyenne de 9 %, contre plus de 20 % pour les entreprises traditionnelles.

La France plus riche grâce à son patrimoine ?

La France plus riche grâce à son patrimoine ?

 

La plupart des grands médias ont titré que la France s’était enrichie grâce à son patrimoine économique national dont la valeur aurait progressé de 3,1 % en 2016. Malheureusement il s’agit d’un concept assez douteux puisque l’essentiel les éléments de ce patrimoine est difficilement négociable .Le patrimoine économique national est composé 1 : du patrimoine non financier ;du patrimoine financier net (solde des créances et dettes de l’ensemble des agents résidents vis-à-vis de l’étranger).le  patrimoine non financier comprend  le capital naturel, valeur du stock des ressources renouvelables et non-renouvelables (terres agricoles, forêts, minéraux, gisements de gaz et de pétrole, …) ; les actifs produits : machines, équipements, structures, terrains urbains ; les ressources humaines ou la « valeur économique des individus ». Bref déjà une appréciation assez approximative  pour certains de ces éléments et surtout qui ne peuvent être négociés c’est-à-dire vendus comme nombre d’équipements publics et autres ’infrastructures. Il en est un peu d’eux-mêmes pour  le patrimoine des particuliers qui aurait aussi progressé. Mais une progression due essentiellement à la hausse de l’immobilier. L’immobilier représente environ les deux tiers du patrimoine des particuliers. Lui non plus ne peut évidemment être vendu actuellement pour la plupart des résidents. La valeur demeure donc très théorique. La publication de ce patrimoine vise sans doute à équilibrer l’image d’une France endettée à hauteur de 100 % du PIB soit plus de 2000 milliards d’euros. Si la valeur de ce patrimoine économique était aussi réelle, il y a sans doute longtemps qu’on aurait vendu des actifs supprimant  la dette. On objectera que les différents gouvernements ont réalisé quelques ventes d’actifs mais des ventes relativement marginales par rapport à l’enjeu de 2000 milliards.  Le patrimoine économique national de la France aurait donc  progressé de 3,1% l‘an dernier, accélérant nettement sous l‘effet de la hausse des prix des logements et des valorisations boursières après une augmentation limitée à 1,2% en 2015, selon des données publiées vendredi par l‘Insee et la Banque de France. Ce patrimoine, qui recense les actifs et passifs des acteurs économiques comptabilisés à leur valeur de marché en fin d‘année, s‘est établi à 14.023 milliards d‘euros fin 2016. A ce niveau, il représente 7,7 fois le produit intérieur net de l‘année, un montant obtenu en déduisant du produit intérieur brut (PIB) la consommation de capital fixe, qui correspond au coût d‘usure du capital au cours de la même période. Pour les seuls ménages, le patrimoine net s‘est établi à 11.145 milliards d‘euros en 2016, soit 8,3 fois leur revenu disponible net de l‘année, en hausse de 3,2% par rapport à 2015. Cette accélération par rapport à la progression de 2,2% survenue en 2015 s‘explique notamment par la hausse des prix de l‘immobilier. Le patrimoine net des ménages est composé aux deux tiers d‘actifs non financiers, principalement immobiliers, dont la valeur a progressé de 3,2% l‘an dernier, après une hausse de 1,0% en 2015. “Cette croissance reste toutefois inférieure au taux de croissance annuel moyen entre 2004 et 2014 (+3,8%)”, soulignent les auteurs de cette analyse. La partie financière du patrimoine des ménages a en revanche décéléré, avec une hausse de 3,4% (après +4,7% en 2015), avec un flux d‘acquisition net légèrement négatif. La hausse des fonds propres des entreprises non financières est restée soutenue, à +5,6% après +8,1% en 2015, portée par la poursuite de la hausse du prix des actions ainsi que des prix immobiliers. Ils ont atteint un montant total de 8.070 milliards d‘euros. Les fonds propres des sociétés financières (banques, fonds d‘investissement, assurances) ont également enregistré une nouvelle fois une forte croissance en 2016, augmentant de 5,3% après leur hausse de 4,9% l‘année précédente. Du côté des administrations publiques, le patrimoine net a continué de se dégrader fortement, plongeant de 25,9% après avoir déjà chuté de 24,5% en 2015, “sous l‘effet d‘un mouvement de ciseaux entre actifs et passifs financiers”, expliquent les hauteurs.

Presse nationale : du mieux grâce…… à internet

Presse nationale : du mieux grâce…… à internet

 

Une petite hausse de 1.9% en septembre de la pesse nationale mais surtout due aux versions numériques comme le montre en particulier la progression du Monde. Restera cependant à équilibrer le modèle économique dont l’avenir n’est complètement assuré. La grande presse souffre aussi d’un déficit de contenu et de manque d’investigations Trop de grands médias se limitent à reprendre les communiqués des agences de presse, du gouvernemenet ou des grandes sociétés. . En fait, la presse continue de décliner du fait de la multiplication des sources d’information. Les ventes des quotidiens nationaux ont cependant affiché une hausse quasiment continue au cours des trois premiers trimestres de l’année, selon les chiffres de l’ACPM-OJD qui vient de publier les données du mois de septembre. En septembre, la presse quotidienne nationale (Aujourd’hui en France, La Croix, les Echos, L’Equipe, Le Figaro, Libération, Le Monde) a vu sa diffusion progresser en moyenne de 1,50% par rapport à septembre 2016. Dans le détail, cinq journaux enregistrent des hausses de diffusion : Le Monde (+6,55% à 284.431 exemplaires), Le Figaro (+3,18% à 304.591 exemplaires), L’Equipe (+3,15% à 247.877 exemplaires), Libération (+0,89% à 73.354 exemplaires) et Les Echos (+0,06% à 129.431 exemplaires). En revanche, La Croix (-3,33% à 89.118 exemplaires) et Aujourd’hui en France (-10,16% à 120.373 exemplaires) voient leur diffusion reculer, comme Le Parisien (-3,13%, 200.379 ex).  »On est sur un mouvement positif depuis plusieurs mois », souligne Philippe Rincé, directeur général de l’ACPM-OJD, une hausse qui s’explique par deux éléments : « une année d’actualité forte » et « la bascule du print vers le numérique, avec un porte-drapeau qui est Le Monde ». En septembre, le quotidien du soir a vendu en moyenne 120.916 exemplaires numériques chaque jour (abonnement ou vente au numéro exclusivement numérique). Le groupe devrait finir l’année avec 160.000 abonnés purement numériques, a indiqué le président du directoire Louis Dreyfus au magazine Stratégies, sans en préciser le nombre actuel.

Chômage : « la baisse en juin grâce à moi » (Hollande)….Et la hausse en juillet ?

Chômage : « la baisse en juin grâce à moi » (Hollande)….Et la hausse en juillet ?

Il y a à peine deux jours, François Hollande s’attribuait les mérites de la baisse du chômage constaté en juin et d’ajouter que l’économie était désormais engagée sur des bases solides. Ils considéraient d’ailleurs qu’il n’était pas nécessaire de demander des efforts supplémentaires aux Français. Une attitude évidemment complètement irresponsable de la part de celui qui a laissé le pays dans un état lamentable. La question pourrait lui être posée de savoir s’il se sent ou non responsable de la hausse du chômage en juillet ! La réalité c’est que le nombre de chômeurs n’a  pas bougé un an et qu’il a même augmenté si l’on ajoute les autres catégories c’est-à-dire ceux  qui ont des petits boulots. Peu importe d’ailleurs à François Hollande dont ce n’est pas le véritable problème. Le vieux cheval de retour, comme Sarkozy, va tenter son come-back,  réunir ce qui reste des socialistes et ainsi continuer à faire ce qu’il sait faire, à savoir : de la politique politicienne. Pour le reste, il pourra vivre confortablement avec sa retraite de président de la république à laquelle s’ajoute celle de la Cour des Comptes institution dans laquelle il n’a d’ailleurs jamais mit les pieds. Pour François Hollande le chômeur est vraisemblablement un extra terrestre inconnu ce qui ne l’empêche nullement d’en parler à des fins politiques bien sûrs Il n’y a toujours pas d’inversion du chômage, la fameuse promesse de François Hollande , or le chômage de catégorie A n’a pratiquement pas bougé depuis Le chômage est reparti en nette hausse en juillet en France, repassant au-dessus du seuil de 3,5 millions d’inscrits à Pôle emploi en catégorie A pour la première fois depuis le mois de mars, selon les chiffres publiés jeudi par le ministère du Travail. En ajoutant les catégories B et C (personnes exerçant une activité réduite), le nombre d’inscrits à Pôle emploi a progressé de 1,1%, soit 58.800 personnes supplémentaires en un mois, inscrivant un nouveau record à 5.621.400 (5.926.100 en incluant les départements d’Outre-mer, en hausse de 1,0% sur un mois). La tendance est également à la hausse sur un an, avec une légère progression (+0,1%) du nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A et une augmentation bien plus franche du total des inscrits dans les catégories A, B et C (+3,1%).

Moral des cadres : en hausse grâce la défaite de Le Pen

Moral des cadres : en hausse grâce la défaite de Le Pen

L’indice synthétique du moral des cadres réalisé par Viavoice pour BFM Business, L’Express et HEC fait état d’un bond de 12 points en mai. À -9, cet indice qui avait atteint son plus bas en 2013 (-56) revient à un niveau inégalé depuis septembre 2007, c’est-à-dire peu après l’élection de Nicolas Sarkozy et quelques mois avant le début de la crise financière de 2008. Depuis la création de cet indice en 2004, il n’avait été supérieur à aujourd’hui que deux fois (mi 2006 et début 2007). Pourquoi une telle embellie? D’abord le contexte économique. « L’amélioration de l’activité économique dans les entreprises, perceptible depuis plusieurs mois et amenée à se concrétiser au cours de l’année, portant en creux la promesse d’une sortie de crise progressive après des années d’activité en berne », note l’étude. La perception des cadres de l’évolution du niveau de vie en France est redevenue très largement positive. Alors qu’en avril, seuls 19% pensaient que le niveau de vie allait s’améliorer d’ici un an (contre 36% l’inverse), ils sont 37% à croire en une amélioration (contre 23% en une dégradation). Idem pour le nombre de chômeurs dont désormais 31% pensent qu’il diminuera (30% qu’il augmentera). Une inversion des courbes jamais vue depuis plusieurs années. Mais c’est le contexte politique qui semble aussi avoir joué un rôle dans ce retournement spectaculaire. « La levée d’une incertitude majeure après la lourde défaite de Marine Le Pen, relève l’étude Viavoice. La candidate du Front national et son programme économique étaient en effet perçus comme porteurs de risques systémiques pour les entreprises françaises comme pour les investisseurs étrangers. Avec son score décevant, s’éloigne dans le même temps la possibilité d’une arrivée aux affaires de l’extrême-droite, à court ou à long terme ». . Les cadres sont ainsi 57% à penser que l’élection d’Emmanuel Macron peut créer un « choc de confiance » encourageant les investissements, l’emploi ou la consommation. Ils sont également 61% à penser que le profil du nouveau Président est « un atout pour l’activité économique et l’attractivité de la France ».

 

Macron : 66% des suffrages, grâce au naufrage de Le Pen

Macron : 66% des suffrages, grâce au naufrage  de Le Pen

 

 

Pour une part macro doit sa victoire au véritable naufrage de Marine Le Pen. Au début de la campagne électorale Marine Le Pen s’est réfugié dans le silence et cela a été très profitable à sa popularité. Les sondages de l’époque montraient  qu’elle pouvait être ne candidate dangereux voire même être élue. Mais dès lors qu’elle s’est mise à parler son score n’a cessé de diminuer. En cause évidemment les contradictions de la politique du Front national et leur caractère hasardeux voire dangereux tant sur le plan économique que sociétal. Le débat télévisé a été fatal à Le Pen ; elle s’est  poignardée elle-même en affichant son incompétence totale mais aussi à travers sa brutalité et sa vulgarité dévoilant ainsi sa vraie nature. Ce débat lui a fait perdre de leur une dizaine de points. ,  du coup Macron se retrouve avec un score assez inattendu, au-delà de ses espérances. Il le doit en partie à  Marine Le Pen. Emmanuel Macron remporte en effet  l’élection présidentielle avec plus de 66% des suffrages exprimés, selon les derniers résultats publiés par le ministère de l’Intérieur sur la base de la quasi-totalité des résultats reçus. Le candidat d’En Marche !, qui avait d’abord été donné vainqueur avec un score de plus de 65%, a remporté 66,06% des suffrages exprimés, soit plus de 20,7 millions de voix, selon un décompte fourni par le ministère de l’Intérieur sur la base de 99,99% des suffrages reçus. Sa rivale Marine Le Pen aurait remporterait 33,94% des suffrages, soit plus de 10,6 millions de voix, toujours selon ce même décompte non encore définitif.

Internet : grâce à Fillon ?

Internet : grâce à Fillon ?

 

La course à la modernité est engagée surtout entre Fillon et Macron. L’ancien premier ministre est sans doute conscient que Macron incarne mieux le modernisme que lui. Par ailleurs et surtout il constate avec inquiétude la montée de Macron dans les sondages tandis que son score se tasse après ses malheureuses déclarations notamment sur les remboursements de la sécurité sociale. Du coup, Fillon déclare sans scrupules qu’il est le promoteur d’Internet en France. Et d’ajouter sans honte  «Je ne suis pas au CES de Las Vegas pour sacrifier à une mode. Il y a les nouveaux convertis mais moi, je suis un pratiquant de longue date», a souligné l’ancien locataire de Matignon avec dans son viseur, Emmanuel Macron. «Qu’est-ce qu’a fait M. Macron en matière de technologie? Il a fait des choses? Qu’est ce que j’ai fait moi? J’ai ouvert les télécommunications à la concurrence. Vous pensez qu’il y aurait de l’internet en France si on avait toujours France Telecom avec des fonctionnaires? Et qui s’opposait à cette réforme? La gauche», a soutenu le député de Paris, au micro de l’émission Quotidien sur TMC. Une déclaration qui a bien entendu susciter de nombreuses réactions critiques et amusées. Certains internautes se demandant si Fillon n’avait pas aussi inventé l’écriture, l’imprimerie, le vaccin contre la rage ou le fils à couper le beurre. Une déclaration qui a suscité l’étonnement plus ou moins amusé des chercheurs, ingénieurs et techniciens notamment d’Orange. Pour un peu Fillon aurait affirmé que Macron était le défenseur du Minitel.

 

Chômage : baisse grâce à la précarité

Chômage :  baisse grâce  à la précarité

 

 

D’une certaine manière,  il s’agit d’une baisse en trompe-l’œil car si effectivement les chômeurs de catégorie A  (c’est-à-dire sans aucune activité) a  diminuée depuis  trois mois, dans le même temps on constate que le nombre d’inscrits à pôle emploi incluant les précaires (catégorie B et C) a globalement augmenté. On ne peut donc parler réellement d’inversion de la courbe du chômage d’autant que ce chômage aura progressé de près de 600 000 depuis 2012). La diminution constatée provient aussi de deux autres phénomènes : d’une part du plan de formation, d’autre part des mesures d’aide à l’embauche pour les bas salaires. Un plan de formation évidemment utile voire indispensable mais qui a permis aussi d’exclure des statistiques les chômeurs intéressés. Par ailleurs,  les embauches de personnel à  bas salaire bénéficiant d’aides de l’État ne sont pas forcément pérennes. Conclusion, l’année 2016 n’est pas réellement marquée par l’inversion de la courbe du chômage espérée par l’exécutif depuis 2013. François Hollande a d’ailleurs reconnu au début du mois, en annonçant qu’il renonçait à briguer un nouveau mandat, qu’il restait « à un niveau très élevé » malgré la diminution « enfin » amorcée depuis le début de l’année. La vraie question est celle de la relance de la croissance par les chiffres de 2016 ne sont pas suffisamment dynamiques dans ce domaine pour faire diminuer le chômage et les perspectives de 2017 sont encore moins favorables entre parenthèses prévision d’une hausse du PIB de seulement 1 %). Selon les chiffres publiés lundi par le ministère du Travail, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A (sans aucune activité) a reculé de 0,9% le mois dernier, soit 31.800 de moins qu’à fin octobre, pour s’établir à 3.447.000, un plus bas depuis janvier 2013. Pour la seule catégorie A, sur les trois mois à fin novembre, la diminution du nombre d’inscrits s’élève à 3,1%, ce qui représente près de 110.000 personnes de moins « soit la meilleure performance depuis plus de 15 ans », a déclaré à la presse la ministre du Travail Myriam El Khomri en marge d’un déplacement dans une entreprise à Taverny (Val-d’Oise). En ajoutant les catégories B et C (personnes exerçant une activité réduite), le nombre d’inscrits à Pôle Emploi a en revanche augmenté de 0,3%, soit 15.000 personnes supplémentaires en un mois, à 5.475.800 (5.778.000 en incluant les départements d’Outre-mer, également en hausse de 0,3% sur un mois). Sur un an, le nombre de demandeurs de catégorie A recule de 3,4% tandis que le total des inscrits dans les catégories A, B et C augmente de 0,5%. Depuis le début de l’année, les effectifs de la catégorie A ont reflué de 133.500 et le cumul des inscrits dans les catégories A, B et C a diminué de 28.000. Le nombre d’inscrits en catégorie D – qui regroupe les demandeurs d’emploi non tenus de rechercher un emploi, en raison par exemple d’une formation ou d’une maladie – a augmenté de 4,3% sur un mois, soit 14.100 personnes supplémentaires, pour un total de 338.300. Les effectifs de cette catégorie sont notamment alimentés par le plan de 500.000 formations supplémentaires pour les demandeurs d’emploi annoncé par François Hollande mi-janvier. Ils affichent un bond de 21,9% sur un an, avec 64.100 inscrits supplémentaires depuis le début de l’année. La baisse du nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A en novembre a principalement concerné les moins de 25 ans, avec un recul de 2,3% du nombre d’inscrits. A 472.700, le nombre de jeunes inscrits à Pôle emploi revient ainsi à un plus bas depuis mai 2011. Sur le mois, le nombre d’inscrits a également diminué de 1,1% chez les 25-49 ans mais il a progressé de 0,2% chez les 50 ans ou plus. La tendance sur un an est comparable mais plus marquée, avec un recul de 9,2% pour les jeunes, une baisse de 4,1% chez les 25-49 ans et une hausse de 1,6% chez les seniors. Le nombre de chômeurs inscrits depuis plus d’un an à Pôle emploi, considérés comme chômeurs de longue durée, a augmenté de 0,2% en novembre, à 2,421 millions et il décroît de 1,2% par rapport à novembre 2015.

Une chance pour Macron grâce à Fillon

Une chance pour Macron grâce à Fillon

Il est clair que si Juppé doit être vainqueur de la primaire cela fermera en grande partie les perspectives progressistes pour Macron. En effet Juppé est susceptible de mordre très largement dans le camp des modérés et de ceux  qui veulent un changement plus moderniste. À l’inverse la position très radicale de Fillon mais relativement conservatrice offre des opportunités à Macron pour se placer au centre. Une situation  très bien comprise par  François Bayrou qui s’interroge maintenant sur sa propre candidature. En effet Macron pourrait bien occuper tout l’espace laissé au centre (centre-droit, centre-gauche). La victoire désormais probable de François Fillon au second tour de la primaire de la droite pour l’élection présidentielle de 2017 ouvre DONC de nouvelles perspectives pour Emmanuel Macron face à un candidat plus conservateur que son rival Alain Juppé. L’ancien ministre de l’Economie de François Hollande entend sortir du carcan des partis pour promouvoir un large rassemblement de « progressistes », au grand dam des formations de gauche, PS en tête. Avec Fillon « Ça lui ouvre un espace bien plus évident que si c’était Alain Juppé qui gagnait », estime Céline Bracq, de l’institut de sondage Odoxa. « Le programme de François Fillon est un programme de droite traditionnelle, conservatrice. Quand ce programme sera mieux connu, ça lui sera plus simple de marquer sa différence. » Qui s’interroge maintenant sur sa propre candidature. En effet macro pourrait bien occuper tout l’espace laissé au centre (centre-droit, centre-gauche). St datée, archaïque et profondément réactionnaire », a déclaré à Reuters le député socialiste Richard Ferrand, secrétaire général d’ »En Marche ! », son mouvement. « Ça correspond à l’état de la droite militante mais pas à l’état d’esprit des Français. » « La probable victoire de François Fillon va mettre plus en exergue encore ce qui est porté par Emmanuel Macron face à un programme très conservateur et très dur socialement », renchérit le député PS Stéphane Travers, autre soutien de l’ex-ministre. Pour le porte-parole d’ »En Marche ! », Benjamin Griveaux, réconcilier les deux droites, incarnées par Alain Juppé et François Fillon, sera en tout état de cause difficile pour le vainqueur de la primaire, quel qu’il soit. « Ils n’ont rien en commun sur des sujets fondamentaux et sont condamnés à une synthèse bancale au soir du 27 novembre », explique-t-il. Un écueil qu’évitera selon lui Emmanuel Macron en refusant d’entrer dans le jeu de la primaire du PS. Refus réitéré lundi par l’ancien ministre de l’économie en marge d’un déplacement en province, en réponse à un nouvel appel lancé par le premier secrétaire du PS. Pour Céline Bracq, une inconnue, pour Emmanuel Macron, est l’attitude du président du MoDem, François Bayrou, qui soutient Alain Juppé et avait fait savoir qu’il se présenterait à la présidentielle si Nicolas Sarkozy gagnait la primaire de droite. « Emmanuel Macron a lancé une OPA sur le centre. L’arrivée de Bayrou lui rendrait la tâche plus difficile », estime-t-elle. Un proche collaborateur d’Emmanuel Macron estime cependant qu’une candidature de François Bayrou n’est plus à craindre. « L’anti-sarkozysme qu’il pouvait incarner à droite et au centre est désormais purgé », explique-t-il. « Si Fillon gagne, Juppé aura sans doute la sagesse de se ranger derrière lui et Bayrou apparaîtrait complètement isolé. S’il veut avoir des députés, il aura aussi intérêt à s’aligner sur Fillon. »

Espagne : Podemos battu, Rajoy, vainqueur, grâce au brexit ?

Espagne : Podemos battu,  Rajoy, vainqueur, grâce au brexit ?

 

Il se pourrait bien que le brexit ait  joué un certain rôle pour renverser toute les prévisions lors des sélections espagnoles. On s’attendait en effet dans les grands médias à une victoire de Podemos  alors que finalement c’est le parti populaire conservateur de Mariano qui est le grand vainqueur. Deux éléments fondamentaux ont sans doute joué contre le jeune parti Podemos,  sans doute son alliance avec les communistes qui a fait peur, ensuite la promesse de référendum en particulier en Catalogne. Des référendums pouvant conduire à l’indépendance mais en même temps à l’affaiblissement économique notoire du pays. De ce point de vue la panique créée en Grande-Bretagne avec les résultats du brexit  ont pu influencer des électeurs qui ont pu craindre que l’Espagne ne s’enfonce davantage dans la crise alors que beaucoup condamnent déjà l’austérité qu’on leur a imposée. Une leçon peut-être dont pourrait tirer parti d’autres pays qui auront à affronter prochainement des élections. Il est possible en effet que les conséquences néfastes du brexit  en Grande-Bretagne avec en particulier la perspective d’une récession ramènent certains sélecteurs à la raison, des électeurs qui pourraient se méfier des promesses populistes et démagogiques des oppositions de droite comme de gauche. Les sondages sortis des urnes – et ceux publiés jusqu’à ce jour de vote en Espagne – s’étaient lourdement trompés. Finalement, Unidos Podemos (UP), l’alliance de Podemos, d’Izquierda Unida, formée des Communistes et des Ecologistes, n’a pas réussi à dépasser le parti socialiste, le PSOE, qui reste la deuxième force politique du pays derrière le Parti Populaire (PP) conservateur de Mariano Rajoy.  Le PP qui, sur 95 % des bulletins dépouillés, a obtenu 32,9 % des voix et 137 sièges contre 28,7 % et 123 sièges le 20 décembre. Le président du gouvernement sortant Mariano Rajoy peut s’estimer satisfait de ce résultat. Il apparaît qu’il a bénéficié, comme le PSOE, mais dans une plus grande ampleur, d’un réflexe de retour aux partis traditionnels. Réflexe certes limité, puisque le PP avait obtenu 45 % des voix et la majorité absolue en 2011, mais la progression de près de quatre points est nette et elle donne clairement à l’équipe sortante la légitimité pour tenter de former un gouvernement. Le président du gouvernement pourra prétendre avoir gagné ces élections du 26 juin et effacé en partie les lourdes pertes subies entre 2011 et 2015. Sans doute faut-il y voir un effet de crainte face à la crise politique que traverse le pays et la volonté, en conséquence, de renforcer le gouvernement sortant. Mais la vraie surprise de ces élections, c’est la progression des Socialistes du PSOE que l’on donnait pour moribond. Avec 22,8 % des voix contre 22 % le 20 décembre, il perd 5 sièges à 85 sièges contre 90 voici six mois. Le secrétaire général du PSOE Pedro Sánchez a fait mentir tous les pronostics et est parvenu à conserver largement la deuxième place dans l’échiquier politique espagnol en se renforçant. Il peut désormais espérer imposer sa candidature alternative à celle de Mariano Rajoy pour la présidence du Congrès qui avait échoué le 2 mars dernier en jouant cette fois sur l’affaiblissement d’Unidos Podemos. 

FED : hausse des taux grâce à l’emploi

FED : hausse des taux grâce à l’emploi

 

La FED va pouvoir s’appuyer sur les très bons résultats de l‘emploi pour engager sa première hausse des taux (voisins de zéro actuellement). Parallèlement la croissance se montre très solide et la FED ne peut plus arguer de la situation intérieure pour reculer encore l’échéance. Ceci étant cette hausse des taux pourrait être très timide car l’environnement international; lui, se dégrade  Le marché du travail américain a été encore plus dynamique qu’attendu en novembre, un nouveau signe de bonne santé de l’économie qui laisse le champ libre à la Réserve fédérale pour relever ses taux lors de sa prochaine réunion de politique monétaire, dans moins de deux semaines.  L’économie a créé 211.000 postes le mois dernier, a annoncé le ministère du Travail vendredi, et les chiffres de septembre et octobre ont été révisés en hausse, de 35.000 au total, par rapport aux estimations antérieures. Le taux de chômage, lui, est resté stable à 5,0%, son plus bas niveau depuis sept ans et demi, malgré une légère remontée, à 62,5%, du taux de participation à la population active, qui mesure la part des Américains en âge de travailler qui occupent ou recherchent activement un emploi.  Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne 200.000 créations d’emploi en novembre et un taux de chômage inchangé.   »On a franchi le dernier obstacle à une hausse de taux. La Fed guettait une évolution positive des salaires et c’est un peu ce qu’on observe. Il n’y a absolument rien dans ce rapport qui puisse empêcher la Fed de relever les taux », a commenté Chris Gaffney, président d’EverBank World Markets. Ceci étant d’autres mesures de l’évolution du marché du travail surveillées avec attention par la Fed sont plus mitigés. La mesure large du taux de chômage incluant les personnes qui ont renoncé à chercher un poste et celles qui travaillent à temps partiel contre leur gré a ainsi augmenté d’un dixième de point, à 9,9%.

PIB de l’Allemagne : seulement 0.3% au troisième trimestre grâce à la demande intérieure

PIB de l’Allemagne : seulement 0.3% au troisième trimestre grâce à la demande intérieure

 

 

Finalement l’Allemagne n’a pas fait mieux que la France en matière de croissance au troisième trimestre avec un petit 0,3 % comme hausse du PIB  notamment grâce à Une hausse de la consommation des ménages.  Au deuxième trimestre, la croissance avait été de 0,4%. Sur un an, la hausse du PIB a été confirmée également à 1,8% au troisième trimestre après +1,6% sur la période avril-juin. La consommation des ménages a augmenté de 0,6% et les dépenses publiques ont bondi de 1,3%, du jamais vu depuis 2009. Dans son ensemble, la demande intérieure a contribué à hauteur de 0,7 point de pourcentage au PIB. « Bien sûr, les coûts (liés à l’arrivée massive) de réfugiés ont joué un rôle. On voit les premiers effets sur les dépenses publiques », a commenté un responsable de l’Office fédéral de la statistique. Les exportations ont de leur côté moins augmenté que les importations, en raison notamment d’une faiblesse de la demande en provenance de la Chine et d’autres pays émergents. Le commerce extérieur a eu un impact négatif de 0,4 point de pourcentage sur le PIB, sa plus faible contribution en deux ans. Toujours en septembre, les commandes à l’industrie se sont contractées de manière inattendue, enregistrant un troisième mois consécutif de recul sous l’effet d’un ralentissement de la demande extérieure, Mais le sentiment des investisseurs, mesuré par l’institut ZEW, s’est nettement amélioré en novembre après sept mois consécutifs de baisse. , les résultats préliminaires de l’enquête mensuelle Markit auprès des directeurs d’achats ont montré que la croissance du secteur privé allemand s’était accélérée en novembre.

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