Archive pour le Tag 'Gouvernement'

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Alimentaire « TRIMESTRE ANTI-INFLATION »: le gouvernement ment et manipule

Alimentaire « TRIMESTRE ANTI-INFLATION »: le gouvernement ment et manipule

Contrairement aux affirmations du gouvernement qui affirme une baisse dans l’alimentaire du » panier bas prix » selon une étude de l’association UFC-Que Choisir, les prix des produits étiquetés « trimestre anti-inflation » de trois des cinq enseignes ont « légèrement augmenté » entre le 23 mars et le 10 mai.

Le différend porte surtout sur la composition du panier bas prix anti inflation. L’organisation UFC – Que Choisir considère en effet que les produits choisis par le gouvernement ne sont pas représentatifs de la consommation courante.

L’association indique avoir « passé en revue les évolutions de prix d’un large échantillon de produits des paniers anti-inflation (entre 50 et 150 références selon l’enseigne), entre le 23 mars et le 10 mai » participant à ce trimestre anti-inflation.

Elle affirme qu’ »en moyenne, les prix ont légèrement augmenté chez Intermarché (hausse moyenne de 1,5%), Casino (hausse de 1,4%) et Système U (hausse de 1%), et ils sont restés stables chez Carrefour. La seule enseigne qui enregistre un recul ténu est Auchan (baisse de 0,3%) – mais c’est elle qui avait auparavant accusé la plus forte hausse. On est loin d’une baisse des prix de 13% », déplore l’UFC.

Le 10 mai, la ministre déléguée au Commerce Olivia Grégoire a affirmé que, « en moyenne depuis sept semaines, les prix des produits du trimestre anti-inflation ont baissé de 13% dans le panier, s’il est composé à 100% de produits issus du trimestre anti-inflation », s’appuyant sur des chiffres de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).

« Si cette information se vérifiait, il s’agirait d’une bonne nouvelle – même si elle se cantonne aux produits de consommation courante (alimentation, hygiène) choisis par les enseignes. Malheureusement, cette déclaration est fausse », affirme l’UFC-Que Choisir sur son site internet.

« Tous les mois nous calculons l’inflation sur un panier représentatif des achats en grande surface. En mai 2023, les prix ont augmenté de 8,5% (par rapport aux prix de décembre). La mise en place des paniers anti-inflation n’a en rien permis de juguler l’inflation qui a débuté début 2022″, ajoute l’association.

Interrogé sur BFMTV ce lundi, Bruno Le Maire, ministre de l’Economie juge l’approche de l’UFC-Que Choisir « malhonnête ».

« Elle est malhonnête parce que le trimestre anti-inflation commence le 15 mars, je n’aime pas qu’on trompe le consommateur. L’UFC-Que Choisir compare à partir du 23 mars, après le début de l’opération. Vous trouvez ça honnête? », interroge le ministre.

« Donc il faut comparer les prix avant le 15 mars et les prix après le 15 mars. Si vous prenez ces dates-là, les prix des produits qui sont dans ce trimestre anti-inflation ont effectivement baissé de 13% en moyenne, certains un peu plus, certains un peu moins » explique-t-il. Et d’ajouter prévoir sa prolongation au-delà du 15 juin compte tenu de son efficacité.

Interrogé par BFMTV, Grégory Caret, Directeur de l’observatoire de la consommation au sein de l’UFC Que Choisir souligne que « notre étude est objective, il n’y a pas eu d’effondrement des prix entre le 1er et le 23 mars ».

Sur le décalage de date pointé par le ministre, « on a choisi la date du 23 mars en réaction au propos de la ministre du commerce qui expliquait que les prix avaient diminué sur 7 semaines, alors nous très bêtement, on est revenu 7 semaines en arrière mais on peut tout à fait faire l’étude à partir du 1er mars ». Et de répéter que les consommateurs ne profitent pas de ce panier car il ne correspond pas à leurs besoins.

« Le projet budgétaire du gouvernement français est inutile, dangereux et injuste »

« Le projet budgétaire du gouvernement français est inutile, dangereux et injuste »

par
Eric Berr

Maître de conférence en économie

Anne-Laure Delatte

Chargée de recherche au CNRS

Benjamin Lemoine

Politiste

Dans une tribune au « Monde », le politiste Benjamin Lemoine et les économistes Eric Berr et Anne-Laure Delatte critiquent le « contresens historique » du Programme de stabilité présenté par Bruno Le Maire

Vous avez aimé la réforme des retraites ? Vous allez adorer le nouveau projet budgétaire du gouvernement. Bruno Le Maire en a dévoilé les contours jeudi 20 avril lors de la présentation du Programme de stabilité (Pstab) de la France pour 2023. Il affiche une volonté claire d’accélérer le désendettement du pays, assurant vouloir « ramener le déficit public à 2,7 % et la dette publique à 108,3 % du produit intérieur brut (PIB) en 2027, soit 4 points de dette en moins que ce qui avait été envisagé il y a un an lors du précédent Pstab ».

Cet effort à venir de l’Etat, des collectivités locales et de la Sécurité sociale est présenté par le ministre comme un principe de justice – après le sacrifice demandé à la population avec la réforme des retraites, il serait normal qu’un effort soit demandé aux administrations publiques.

Qui peut avaler un argument aussi grossier ? C’est en réalité la poursuite implacable de la dégradation des services publics et de la protection sociale qui est programmée. Cet effort serait, selon le gouvernement, rendu nécessaire par la hausse des taux d’intérêt qui alourdirait la charge de la dette publique et menacerait sa soutenabilité. Afin de noircir le tableau à dessein, Bruno Le Maire affirme que « c’est soit la réduction accélérée de la dette maintenant (…), soit les impôts demain ».

Le choix du gouvernement est pourtant inutile, dangereux, et aussi injuste. Inutile parce que d’après l’Agence France Trésor, en avril, la demande des investisseurs a été deux fois plus importante que le volume de titres français émis. Cela signifie que la dette française reste éminemment attractive et ne suscite aucune inquiétude sur les marchés financiers. Selon les prévisions du gouvernement, la charge de la dette atteindrait 70 milliards d’euros en 2027, soit 2 % du PIB en 2027 contre 1,8 % en 2022. Cette légère hausse est en partie due à l’émission de titres indexés sur l’inflation. Or ces titres, en protégeant les revenus financiers alors que les salaires ne le sont pas, représentent un élément de plus d’injustice sociale.

Dangereux parce que le gouvernement envoie un signal de fébrilité, alors que les appréciations financières ne montraient pas d’inquiétude quant à la soutenabilité de la dette française. Afficher publiquement que la signature française est conditionnée à la réforme des retraites et aux baisses de dépenses à venir est une stratégie périlleuse, sinon contre-productive, comme en témoigne la dégradation opérée fin avril par l’agence de notation Fitch, qui s’est déclarée bien plus inquiète du climat social en France que de l’absence de la réforme des retraites.

Prix dans alimentaire : gouvernement et distributeurs se dédouanent en renvoyant la balle aux industriels!

Prix dans alimentaire : gouvernement et distributeurs se dédouanent en renvoyant la balle aux industriels!

Les distributeurs et le gouvernement sont un peu gonflés de renvoyer entièrement la balle de l’inflation sur les produits alimentaires sur les industriels. Certes ces derniers profitent de la hausse des matières premières ,de l’énergie et du transport pour en rajouter une couche mais l’attitude des distributeurs et du gouvernement n’est pas non plus innocente.

Les distributeurs eux aussi ont souvent rajouté quelques centimes discrètement à leurs produits mêmes s’ils affichent parallèlement des prix rabais pour les denrées premier prix. Quant au gouvernement d’une certaine manière, il se gave aussi grâce à la TVA dont le produit augmente proportionnellement avec les prix. Alors que le gouvernement pourrait parfaitement réduire cette TVA sur les produits de première nécessité alimentaire pour participer à l’effort collectif .

« Les industriels ne jouent pas le jeu, ils refusent de revenir à la table de négociation pour négocier les prix à la baisse », a déclaré jeudi soir Bruno Le Maire sur TMC, estimant « qu’ils n’ont pas à profiter de cette crise ». Le ministre a défendu la réouverture des négociations commerciales entre industriels et distributeurs, « au moment où les prix de gros baissent ».

« Si jamais les industriels de l’agro-alimentaire refusent de rentrer dans cette négociation, ce qu’évidemment je ne peux pas imaginer, nous emploierons tous les instruments à notre disposition, y compris l’instrument fiscal, pour récupérer des marges qui seraient des marges indues faites sur le dos des consommateurs », avait averti dans la matinée Bruno Le Maire.

« Non, il n’y a pas de profiteurs », s’est offusqué sur RTL jeudi Jean-Philippe André, le président de l’Association nationale des industries alimentaires. « Nous avons dans tous les contrats des clauses de révision automatique à la hausse ou à la baisse s’il y a des variations sur les matières premières », a-t-il rappelé.

Le nouveau président du syndicat agricole majoritaire FNSEA, Arnaud Rousseau, a regretté jeudi lors d’une conférence de presse une forme de « surenchère » alimentée par le ministre de l’Economie et les distributeurs. Cela risque, selon lui, de relancer « une guerre des prix » bas, qui pénaliserait le revenu des agriculteurs et la pérennité des exploitations.

Inflation alimentaire : gouvernement et distributeurs se dédouanent en renvoyant la balle aux industriels!

Inflation alimentaire : gouvernement et distributeurs se dédouanent en renvoyant la balle aux industriels!

Les distributeurs et le gouvernement sont un peu gonflés de renvoyer entièrement la balle de l’inflation sur les produits alimentaires sur les industriels. Certes ces derniers profitent de la hausse des matières premières ,de l’énergie et du transport pour en rajouter une couche mais l’attitude des distributeurs et du gouvernement n’est pas non plus innocente.

Les distributeurs eux aussi ont souvent rajouté quelques centimes discrètement à leurs produits mêmes s’ils affichent parallèlement des prix rabais pour les denrées premier prix. Quant au gouvernement d’une certaine manière, il se gave aussi grâce à la TVA dont le produit augmente proportionnellement avec les prix. Alors que le gouvernement pourrait parfaitement réduire cette TVA sur les produits de première nécessité alimentaire pour participer à l’effort collectif .

« Les industriels ne jouent pas le jeu, ils refusent de revenir à la table de négociation pour négocier les prix à la baisse », a déclaré jeudi soir Bruno Le Maire sur TMC, estimant « qu’ils n’ont pas à profiter de cette crise ». Le ministre a défendu la réouverture des négociations commerciales entre industriels et distributeurs, « au moment où les prix de gros baissent ».

« Si jamais les industriels de l’agro-alimentaire refusent de rentrer dans cette négociation, ce qu’évidemment je ne peux pas imaginer, nous emploierons tous les instruments à notre disposition, y compris l’instrument fiscal, pour récupérer des marges qui seraient des marges indues faites sur le dos des consommateurs », avait averti dans la matinée Bruno Le Maire.

« Non, il n’y a pas de profiteurs », s’est offusqué sur RTL jeudi Jean-Philippe André, le président de l’Association nationale des industries alimentaires. « Nous avons dans tous les contrats des clauses de révision automatique à la hausse ou à la baisse s’il y a des variations sur les matières premières », a-t-il rappelé.

Le nouveau président du syndicat agricole majoritaire FNSEA, Arnaud Rousseau, a regretté jeudi lors d’une conférence de presse une forme de « surenchère » alimentée par le ministre de l’Economie et les distributeurs. Cela risque, selon lui, de relancer « une guerre des prix » bas, qui pénaliserait le revenu des agriculteurs et la pérennité des exploitations.

Référendum- Réforme des retraites : le Conseil constitutionnel à la botte du gouvernement

Référendum- Réforme des retraites : le Conseil constitutionnel à la botte du gouvernement


Une nouvelle fois le conseil constitutionnel a cru bon de manifester son allégeance au pouvoir en refusant une demande de référendum (référendum d’initiative partagée, RIP). Une décision bien davantage politique que juridique. En effet ce conseil d’idée sage et complètement obsolète juridiquement puisque composé de neuf membres politiques et non de juristes ( trois sont désignés par le président de la république, trois sont désignés par le président du Sénat, trois sont désignés par le président de l’Assemblée nationale).

Ce refus est d’autant plus un déni de justice que de toute façon les chances d’aboutir à un vrai référendum dans le cas du RIP devant l’Assemblée nationale étaient très minimes tellement la procédure est complexe. La proposition devant en fin de procédure revenir devant l’Assemblée nationale qui indécis de principe en dernier ressort au bout d’un parcours d’un minimum de neuf mois.

C’est toujours non. Deux jours après la mobilisation du 1er Mai, placée sous le signe des retraites, le Conseil constitutionnel a rejeté ce mercredi la ­seconde demande de référendum d’initiative partagée (RIP). Ce texte visait à organiser une consultation pour maintenir l’âge de départ à la retraite à 62 ans.

Pour le conseil constitutionnel la nouvelle proposition de loi Faisant l’objet d’une demande de référendum« ne porte pas sur une réforme relative à la politique sociale de la nation, au sens de l’article 11 de la Constitution (qui définit le champ du référendum) » !

NotonsdDepuis son introduction, en 2008, aucune tentative n’est allée au bout de ce processus de referendum long et fastidieux.

Comble du ridicule Il faudra désormais attendre un peu moins d’un an, soit avril 2024, pour déposer un ­nouveau texte. En effet, pour que celle-ci soit jugée recevable, la demande « ne peut avoir pour objet l’abrogation d’une ­disposition législative promulguée depuis moins d’un an ». Reste aussi une dernière bille pour l’opposition : une proposition de loi pour abroger l’article sur le passage à 64 ans sera présentée, le 8 juin prochain, à l’Assemblée nationale lors de la niche du groupe Liot (Libertés, indépendants, outre-mer et territoires).
L
‘intersyndicale a d’ores et déjà appelé à une quatorzième journée de mobilisation, le 6 juin prochain, deux jours avant l’examen de ce même texte.

Sécheresse et gestion de l’eau : le gouvernement fait l’impasse sur l’agriculture

Sécheresse et gestion de l’eau : le gouvernement fait l’impasse sur l’agriculture


Pour faire face à la raréfaction de la ressource en eau, le chef de l’Etat a appelé à la sobriété. Mais le secteur agricole – qui en utilise 60%- reste dispensé d’efforts sérieux. Une distorsion qui retarde une inévitable adaptation des pratiques culturales. papier de Martine Valo dans le Monde

Dire qu’il était attendu est un euphémisme. Après les canicules de 2022, après la sécheresse hivernale de 2023, exceptionnelle avec ses trente-deux jours consécutifs sans pluie, le plan antipénuries du gouvernement suscitait beaucoup d’impatience, en particulier de la part des entreprises du secteur de l’eau et de l’assainissement – allait-on faire appel à leurs technologies ? –, et surtout d’interrogations chez les élus locaux – comment allaient-ils aborder l’été à venir qui s’annonce encore plus compliqué que le précédent dans de nombreuses régions ? Qu’allait retenir le gouvernement des très nombreuses propositions, recommandations, constats sévères, rapports, émanant respectivement du Comité national de l’eau, une instance consultative liée au ministère de la transition écologique, de la Cour des comptes, du Sénat, entre autres ?

Les augures sont obstinément alarmants : le 1er avril, 75 % des niveaux des nappes souterraines étaient bas, voire très bas. Malgré l’urgence, le Plan d’action pour une gestion résiliente et concertée de l’eau a été plusieurs fois repoussé avant d’être finalement présenté par Emmanuel Macron en personne, le 30 mars, près des rives du lac de Serre-Ponçon, dans les Hautes-Alpes. L’allocution du chef de l’Etat peut se résumer en un appel général à la sobriété. La France, pays aux vertes forêts et aux rivières glougloutantes, doit se réveiller : les sécheresses intenses ainsi que les inondations meurtrières qui frappent le reste du monde la concernent aussi.

En 2019, les Assises de l’eau, qui avaient réuni tous les usagers, s’étaient conclues par un objectif de 10 % de prélèvements en moins en 2025 et de 25 % d’ici à 2034. Le président de la République a ramené ce mot d’ordre à − 10 % d’ici à 2030, mais dans tous les territoires et dans tous les domaines. Tous ? Il semble qu’un irréductible secteur résiste encore.

Bien que les usages agricoles représentent 58 % de la consommation d’eau en France, le ministre de l’agriculture n’était pas aux côtés d’Emmanuel Macron lors de ce déplacement officiel à Savines-le-Lac. Au même moment en effet, ledit ministre, Marc Fesneau, participait au congrès du syndicat agricole majoritaire, la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), et y tenait des propos rassurants. Souveraineté alimentaire oblige, on ne lui demandera pas d’« effort supplémentaire ». Le lendemain, le ministre a à nouveau exposé sa pensée lors d’une conférence de presse où son homologue de la transition écologique, Christophe Béchu, détaillait

Gestion de l’eau : le gouvernement évite traiter de l’agriculture

Gestion de l’eau : le gouvernement évite traiter de l’agriculture

Pour faire face à la raréfaction de la ressource en eau, le chef de l’Etat a appelé à la sobriété. Mais le secteur agricole – qui en utilise 60%- reste dispensé d’efforts sérieux. Une distorsion qui retarde une inévitable adaptation des pratiques culturales. papier de Martine Valo dans le Monde

Dire qu’il était attendu est un euphémisme. Après les canicules de 2022, après la sécheresse hivernale de 2023, exceptionnelle avec ses trente-deux jours consécutifs sans pluie, le plan antipénuries du gouvernement suscitait beaucoup d’impatience, en particulier de la part des entreprises du secteur de l’eau et de l’assainissement – allait-on faire appel à leurs technologies ? –, et surtout d’interrogations chez les élus locaux – comment allaient-ils aborder l’été à venir qui s’annonce encore plus compliqué que le précédent dans de nombreuses régions ? Qu’allait retenir le gouvernement des très nombreuses propositions, recommandations, constats sévères, rapports, émanant respectivement du Comité national de l’eau, une instance consultative liée au ministère de la transition écologique, de la Cour des comptes, du Sénat, entre autres ?

Les augures sont obstinément alarmants : le 1er avril, 75 % des niveaux des nappes souterraines étaient bas, voire très bas. Malgré l’urgence, le Plan d’action pour une gestion résiliente et concertée de l’eau a été plusieurs fois repoussé avant d’être finalement présenté par Emmanuel Macron en personne, le 30 mars, près des rives du lac de Serre-Ponçon, dans les Hautes-Alpes. L’allocution du chef de l’Etat peut se résumer en un appel général à la sobriété. La France, pays aux vertes forêts et aux rivières glougloutantes, doit se réveiller : les sécheresses intenses ainsi que les inondations meurtrières qui frappent le reste du monde la concernent aussi.

En 2019, les Assises de l’eau, qui avaient réuni tous les usagers, s’étaient conclues par un objectif de 10 % de prélèvements en moins en 2025 et de 25 % d’ici à 2034. Le président de la République a ramené ce mot d’ordre à − 10 % d’ici à 2030, mais dans tous les territoires et dans tous les domaines. Tous ? Il semble qu’un irréductible secteur résiste encore.

Bien que les usages agricoles représentent 58 % de la consommation d’eau en France, le ministre de l’agriculture n’était pas aux côtés d’Emmanuel Macron lors de ce déplacement officiel à Savines-le-Lac. Au même moment en effet, ledit ministre, Marc Fesneau, participait au congrès du syndicat agricole majoritaire, la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), et y tenait des propos rassurants. Souveraineté alimentaire oblige, on ne lui demandera pas d’« effort supplémentaire ». Le lendemain, le ministre a à nouveau exposé sa pensée lors d’une conférence de presse où son homologue de la transition écologique, Christophe Béchu, détaillait

Réforme des retraites : La bienveillance du Conseil constitutionnel pour le gouvernement

Réforme des retraites : La bienveillance du Conseil constitutionnel pour le gouvernement

La lecture strictement juridique de la réforme des retraites par le Conseil constitutionnel est le reflet de son histoire, estime Alexandre Viala, professeur de droit public, dans une tribune au « Monde » : celle d’un outil créé en vue de rationaliser le Parlement et de restreindre son influence.

En livrant son arbitrage en faveur de l’exécutif dans sa décision rendue le 14 avril, le Conseil constitutionnel a mis un terme au débat juridique déclenché par la réforme des retraites, sans apaiser pour autant la frustration qu’inspire la pusillanimité dont il vient de faire preuve dans l’exercice de son contre-pouvoir. Le timide coup de canif – la censure de six « cavaliers sociaux » – dont les juges constitutionnels ont marqué le texte déféré, qu’ils ont par ailleurs validé dans son ensemble, suscite deux lectures possibles.

Une première réaction devant cette retenue serait de se réjouir du choix qu’a fait le Conseil constitutionnel, dans le plus grand respect des principes de l’Etat de droit, de ne juger qu’en droit et non en opportunité. Nul n’attendait des juges constitutionnels, en effet, qu’ils décident de supprimer le report à 64 ans de l’âge légal du départ à la retraite au motif qu’il est injuste ou inefficace. Nul n’espérait non plus qu’ils condamnent l’emploi de l’article 49.3 sous prétexte qu’il porte une grave atteinte à la démocratie tout en demeurant valide juridiquement. Dans une démocratie libérale, le juge constitutionnel n’a pas de politique économique à faire valoir ni de leçon de philosophie politique à donner.

Mais il est une autre manière de lire la décision du 14 avril, qui consiste à reprocher au Conseil constitutionnel, justement, son excès de juridisme. S’il est en effet compréhensible qu’il considère comme conforme à la Constitution l’usage par le gouvernement de chacune des voies constitutionnelles vouées à prévenir l’obstruction parlementaire (articles 44-3, 47-1 et 49.3), son indifférence devant le lien éventuellement nocif entre l’accumulation de ces procédures et la constitutionnalité de la loi devient, en revanche, problématique.

La Constitution n’est pas qu’une addition de dispositions prises isolément, mais un système cohérent de normes dont l’application concrète peut avoir sur l’équilibre des institutions des effets qui ne sauraient passer inaperçus. Telle est pourtant la cécité, caractéristique d’un regard excessivement abstrait, dont le Conseil constitutionnel s’est rendu coupable en refusant de sanctionner cet abus dans le recours répété, par le gouvernement d’Elisabeth Borne, aux armes du parlementarisme rationalisé.

Le renoncement du gouvernement au dialogue social

Le renoncement du gouvernement au dialogue social ( Xavier Bertrand)

Le président LR de la région Hauts de France, Xavier Bertrand, actuellement relativement à l’écart de son parti, a dénoncé une réforme des retraites « profondément injuste » et plaidé pour une « politique radicalement différente ». Une manière aussi de dénoncer le positionnement des républicains à la foie complice et cocu de cette fausse réforme injuste et inefficace

Xavier Bertrand dénonce la méthode employée par le gouvernement sur les retraites. « Je pense depuis le début qu’on pouvait très clairement faire autrement sur cette réforme » des retraites, a affirmé dimanche sur BFMTV le président Les Républicains de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand.

Jugeant cette réforme « profondément injuste », Xavier Bertrand a estimé que le gouvernement avait « renoncé au dialogue social », alors que la réforme portée par l’exécutif fait face à l’opposition des principaux syndicats. Il est lui-même favorable à un allongement de la durée de cotisation plutôt qu’un recul de l’âge de départ à la retraite comme prévu par la réforme actuelle.

Il a aussi plaidé pour un « changement de méthode » et une « politique radicalement différente ».

« Nous sommes dans un moment extrêmement critique et nous allons dans le mur », a assuré le président de la région Hauts-de-France.
S’il devait avoir lieu, « le changement de casting (gouvernemental, NDLR) ne changera absolument rien si le président ne sort pas du déni qu’il n’a pas de majorité absolue et que donc il ne pourra faire aucune réforme d’ampleur », a déclaré Xavier Bertrand dimanche sur BFMTV.

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Sécheresse : « un changement radical » dans un rapport du gouvernement !

Sécheresse : « un changement radical » dans un rapport du gouvernement !

Comme souvent pour ce gouvernement, les mots sont forts mais l’action très faible. Il en sera sans doute de même pour le plan concernant l’eau qui va se réduire surtout à une augmentation de la tarification et à quelques mesures anecdotiques plus ou moins démagogiques.

Le gouvernement annonce des « mesures fortes » , il évoque une « prise de conscience » qui « appelle un changement radical dans nos modes de gestion de l’eau et nos pratiques », dans ce rapport commandé par le gouvernement. Notons que 60 % de l’eau est utilisée pour l’agriculture et que très peu de mesures seront prises dans ce domaine car il faudrait des transformations structurelles concernant le système de production. La publication officielle est prévue mardi.

Cette mission interministérielle relève que la catastrophe a été évitée en 2022 « grâce, d’une part, à la mobilisation exceptionnelle de l’ensemble des acteurs, et, d’autre part, à un niveau de remplissage élevé des nappes et des retenues à la sortie de l’hiver 2021-2022″. Mais elle ajoute : « De telles conditions pourraient ne plus être réunies si un phénomène similaire se reproduisait dans les prochaines années, voire dès 2023″.

La période de plus d’un mois sans pluie début 2023 en France et l’organisation d’événements exceptionnels, « susceptibles d’agir sur la pointe de consommation d’eau potable dans plusieurs grandes villes à la même période, comme à l’été 2023 la Coupe du monde de rugby, puis en 2024, les Jeux olympiques et paralympiques, imposent une vigilance particulière quant au risque de rupture d’approvisionnement en eau potable », peut-on encore lire dans le rapport.

L’administration formule 18 recommandations destinées à mieux connaître l’étendue du problème, anticiper et informer. Les auteurs s’attaquent notamment à l’épineuse question de la sobriété, rappelant l’objectif d’une réduction de 10% des prélèvements d’ici 2024, un objectif désormais repoussé à 2030 par le président Emmanuel Macron lors de la présentation du « plan eau », le 30 mars.D ‘ailleurs pour obtenir ce résultat rapidement il suffirait tout simplement de réparer les nombreuses fuites du réseau d’eau très vétuste.

Les auteurs suggèrent aussi un « cadrage national plus précis » pour aider des préfets submergés de demandes de dérogation en cas de restrictions de prélèvement, et face à des mesures perçues par le public comme trop sévères ou trop laxistes, comme par exemple l’arrosage des golfs.

Sondage RETRAITES:73 % des Français veulent que le gouvernement retire sa réforme

Sondage RETRAITES:73 % des Français veulent que le gouvernement retire sa réforme

D’après un sondage Elabe pour BFMTV publié ce mercredi, 73% des Français interrogés estiment que le gouvernement doit retirer sa réforme pour mettre fin aux blocages et grèves.

Les électeurs du candidat LFI à la présidentielle de 2022 Jean-Luc Mélenchon (89%) et ceux de la candidate RN Marine Le Pen (87%) ont en particulier donné cette réponse. Les électeurs d’Emmanuel Macron au second tour se prononcent eux à 56% pour le retrait.

« Cette opinion est également majoritaire chez les retraités » avec 63% d’entre eux favorables au retrait, note le sondage.

Une majorité des personnes interrogées se dit encore favorable à la mobilisation: 63% (+3 points depuis le 22 mars) l’approuvent, contre 25% (-3) qui la désapprouvent.

« Depuis fin janvier, l’approbation de la mobilisation ne faiblit pas et oscille entre 60% et 68% », souligne le sondage, une dynamique qui « se distingue de l’essoufflement mesuré lors du mouvement social contre la réforme des retraites d’Édouard Philippe (ex-Premier ministre) où l’approbation avait baissé de 64% à 47% entre le 6 novembre 2019 et le 15 janvier 2020. »

Ce sondage a été réalisé sur un échantillon de 1005 Français représentatifs, de plus de 18 ans, selon la méthode des quotas, par Internet du 28 au 29 mars 2023.

Social: Le gouvernement refuse d’emblée la demande de médiation faite par la CFDT

Social: Le gouvernement refuse d’emblée la demande de médiation faite par la CFDT

Le gouvernement n’a pas attendu longtemps pour répondre à la demande de nomination de médiateurs pour résoudre la crise sociale, une demande exprimée par la CFDT et l’intersyndicale à laquelle le porte-parole du gouvernement Olivier Véran a répondu très vite non.

La CFDT et l’intersyndicale souhaitent la nomination de médiateurs pour permettre une reprise officielle des contacts avec le gouvernement. Sur le fond l’intersyndicale demande de reprendre dans le bon sens la problématique à savoir parler d’abord du travail, des conditions de son exercice et seulement ensuite de ses conséquences, sur d’autres aspects comme la retraite. Bref la CFDT milite pour qu’on mette les 64 ans de côté de la réforme des retraites pendant le temps d’une discussion sur l’ensemble des questions de travail. Résumant son propos, Laurent Berger a ainsi conclu : « Ce que propose l’intersyndicale aujourd’hui, c’est un geste d’apaisement » qu’il « faut saisir ».

Ce que ne fera pas le gouvernement. « Nous saisissons la proposition de Laurent Berger de se parler, mais directement. Nul besoin de médiation », a ainsi répondu vertement le porte-parole du gouvernement Olivier Véran lors du compte-rendu du conseil des ministres.

« Le président de la République l’a dit : il est prêt à recevoir l’intersyndicale dès lors, parce que nous respectons nos institutions, que le Conseil constitutionnel se sera prononcé sur la conformité de notre texte de loi », a rappelé Olivier Véran, soit pas avant la fin du mois d’avril. « Ensuite, la Première ministre se tient à disposition des syndicats pour les recevoir très directement, pour pouvoir parler », a-t-il ajouté.

Présent au départ de la manifestation parisienne, le leader syndical a vivement réagi. « Ca va commencer à suffire les fins de non-recevoir à la discussion et au dialogue (…). C’est insupportable que la réponse soit une fin de non-recevoir », a-t-il asséné.

Les députés du MoDem, une des composantes de la majorité avec Renaissance et Horizons, ont aussi pris leurs distances avec la position du gouvernement. « C’est bien d’avoir une ou deux personnes pour essayer de retrouver le dialogue et avoir un certain recul », a souligné le président du groupe centriste Jean-Paul Mattei, lors d’un point presse à l’Assemblée nationale. « Un médiateur ne s’immisce pas dans le fond, il est là pour retrouver du liant et arriver à se parler, c’est ça qui est important. Il faut quelqu’un qui ne soit pas impliqué » directement sur la réforme, a insisté ce proche de François Bayrou.

« Je suis préoccupé (par) la situation », avait-il ajouté. «J’appelle le président de la République et la Première ministre à entendre qu’il y a une voie de sortie, mais que cela nécessite de faire un mouvement de leur côté », avait-il affirmé.

Laurent Berger avait, en outre, rappelé avoir proposé une « ouverture » en faisant une pause et en discutant « pendant six mois et du travail et des retraites ».

Violence: Le risque du mépris du gouvernement

Violence: Le risque du mépris du gouvernement ( Laurent Berger)

Le responsable de la CFDT ne cautionne pas la violence et on observera d’ailleurs que son organisation ne participe pas aux mouvements spontanés qui se terminent systématiquement par des affrontements entre la police et des provocateurs. Toutefois, à nouveau Laurent Berger prévient le pouvoir « Si on ne veut pas que ça tombe dans un problème démocratique, y compris dans la violence, il faut retirer ce texte », alerte ce dimanche le patron de la CFDT sur le plateau de France 5. Laurent Berger propose le retrait de la réforme et l’ouverture d’une grande conférence sociale.

« Il faut trouver la porte de sortie, la dernière avant la catastrophe », affirme Laurent Berger, estimant qu’une « catastrophe » peut se produire « à moyen et long terme. »
« Une forme de mépris à l’égard de la démocratie sociale »

« Je crois que plusieurs ingrédients d’une montée du Rassemblement national sont réunis aujourd’hui », affirme le responsable syndical, répétant des propos déjà tenus il y a quelques semaines.

Mais Laurent Berger estime que depuis jeudi et l’utilisation du 49.3, « on voit que la tentation de violence, de radicalité, de politisation de ce conflit social est très présente. »

« La seule voie raisonnable, c’est de retirer ce texte », juge donc le chef de la CFDT.

« Ce qui est en train de se passer, c’est une forme de mépris à l’égard du parlement, mais c’est aussi une forme de mépris à l’égard de la démocratie sociale », critique Laurent Berger, qui souligne que toutes les manifestations à l’initiative des syndicats depuis le début du mouvement social « ont été « hyper clean ».

Dans Libération, Laurent Berger appelle Emmanuel Macron à ne pas promulguer la réforme des retraites si les motions de censure ne sont pas adoptées ce lundi à l’Assemblée nationale.

Laurent Berger propose également à la convocation d’une conférence sociale. « Il y a des problèmes de déficit, on en discute, mais on discute aussi de l’évolution du travail, du sentiment de non-reconnaissance d’un certain nombre de travailleurs qu’on a qualifié de ‘deuxième ligne’ », plaide-t-il. « Il faut se mettre raisonnablement autour de la table. »

RÉFORME DES RETRAITES: Près de 70 % des Français pour un changement de gouvernement


RÉFORME DES RETRAITES: Près de 70 % des Français pour un changement de gouvernement

Une très large majorité des Français souhaite maintenant un changement de gouvernement et espère qu’il sera censuré lundi par les députés.

Près de sept Français sur dix veulent que les députés votent la censure contre le gouvernement d’Elisabeth Borne, y compris une courte majorité (51%) des électeurs d’Emmanuel Macron au second tour de l’élection présidentielle, selon une nouvelle enquête Elabe.

Une large majorité de la population française (68%) souhaite que le gouvernement tombe par le vote d’une motion de censure ce lundi à l’Assemblée nationale, indique un nouveau sondage Elabe pour BFMTV.

Dans le détail, 73% des ouvriers, 79% des employés et 71% des CSP+ veulent que les députés votent la censure du gouvernement. Toutes les catégories socio-professionnneles et toutes les catégories d’âges (y compris les retraités, à 55%) souhaitent que la motion de censure soit adoptée.

Ce lundi à l’Assemblée nationale, les députés vont débattre de deux motions de censure. D’abord, celle du groupe Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires (Liot) cosignée par des députés de quatre autres groupes (insoumis, socialistes, écologistes et communistes). Puis celle du Rassemblement national.

Arme de contrôle des parlementaires, cette disposition peut, si elle est adoptée, aboutir à la démission du gouvernement, et dans le cas présent au rejet du projet de loi.

Dans le cas, probable, où la motion de censure ne serait pas adoptée, 68% des Français souhaitent la démission d’Elisabeth Borne, indique ce sondage Elabe pour BFMTV.

Près de sept Français sur dix (68%) restent toujours opposés à sa réforme des retraites, et 65% des sondés disent exprimer du soutien ou de la sympathie à l’égard de la mobilisation sociale. Ils sont autant (67%) à vouloir la poursuite du mouvement.

Politique : un député du Modem pour la démission du gouvernement

Politique : un député du Modem pour démission du gouvernement

«Il faut un gouvernement qui rebatte les cartes, avec des ministres capables d’écouter le peuple français et pas une bande d’arrogants qui expliquent aux Français pourquoi ils sont idiots et pourquoi, eux, ils ont raison, ce qui est actuellement le cas avec un chef à plumes nommé Olivier Véran », a fustigé Richard Ramos, Député MoDem. Souvent qualifié d’«électron libre», l’élu avait déjà affirmé qu’il était opposé à la réforme.

«Le gouvernement Borne est condamné». Voilà ce qu’a déclaré le député Modem, Richard Ramos, au quotidien L’Est Républicain . Cette annonce étonnante intervient au lendemain du recours au 49.3 par la première ministre Élisabeth Borne.

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