Archive pour le Tag 'Gouvernement'

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Le gouvernement veut conjuguer économie, fiscalité et équilibre budgétaire

Le gouvernement veut conjuguer économie, fiscalité et équilibre budgétaire

 

Le gouvernement français s’engage dans un difficile exercice pour conjuguer à la fois les économies budgétaires, réduire la fiscalité et en même temps mieux rééquilibrer le déficit public. Si les économies budgétaires sont cohérentes avec la recherche d’un meilleur équilibre des déficits par contre la réduction de la fiscalité, elle, constitue une réelle difficulté pour cet équilibre. La baisse de la fiscalité pourrait atteindre environ 10 milliards en 2018. Elle devrait être compensée par des économies budgétaires d’un montant d’environ 20 milliards. Ces deux opérations combinées permettant d’atteindre environ 2,8 % du PIB pour le déficit public. Dans un entretien à paraître mercredi dans Les Echos, le chef du gouvernement confirme en outre la mise en oeuvre dès 2018 des principales mesures fiscales du programme présidentiel d’Emmanuel Macron, dont les réformes de l’ISF (impôt de solidarité sur la fortune) et de la fiscalité de l’épargne. Celle de la taxe d’habitation, que l’exécutif entend supprimer pour 80% des foyers, fera l’objet d’une première étape l’an prochain, pour un coût de trois milliards d’euros. « Nous voulons provoquer un effet de souffle fiscal en faveur de l’investissement, de l’emploi et de la croissance », dit Edouard Philippe aux Echos. »Nous voulons donner confiance aux acteurs économiques, avec de la visibilité et des engagements précis », a-t-il ajouté. Le tout se traduira par une baisse de 11 milliards d’euros de la pression fiscale en 2018, soit plus de 0,5 point de PIB, en tenant compte des mesures déjà prises à la fin du précédent quinquennat, comme la baisse de l’impôt sur les sociétés, sur lesquelles le nouveau gouvernement ne reviendra pas. Pour les financer, il mise sur une croissance économique qui atteindrait 1,6% cette année, se calant ainsi sur la dernière prévision de l’Insee, puis 1,7% l’an prochain, alors que la trajectoire du dernier gouvernement socialiste tablait sur 1,5% en 2017 comme en 2018. S’agissant du déficit public, le ministre de l’Action et des Comptes publics Gérald Darmanin a annoncé mardi 4,5 milliards d’économies nouvelles pour le ramener cette année à 3% du PIB comme la France s’y est engagée auprès de ses partenaires européens. L’objectif de 2,8% affiché par l’ancien exécutif a été battu en brèche par le rapport de la Cour des comptes sur l’état des finances publiques. Le nouveau pouvoir vise maintenant 2,7% à l’horizon 2018. Cela passera par un effort d’ »au moins » 20 milliards d’euros d’économies l’an prochain via une stabilité en volume des dépenses de la sphère publique et en valeur pour ce qui est des seules dépenses de l’Etat, a souligné Edouard Philippe. La nouvelle trajectoire que le gouvernement soumettra aux commissions des Finances des deux chambres du Parlement ce mercredi prévoit en outre une baisse de cinq points sur l’ensemble du quinquennat du ratio dette publique/PIB qui s’inscrivait à 96,3% fin 2016. L’effort demandé parallèlement aux collectivités locales sera discuté lors de la conférence des territoires prévue la semaine prochaine, le Premier ministre évoquant à nouveau sur ce point la suppression possible d’un des trois échelons territoriaux en dessous de la région. Il a encore confirmé que, pour compenser la hausse controversée de la Contribution sociale généralisée (CSG), qui doit permettre de compenser les baisses de cotisations sociales des salariés mises en œuvre dès 2018, des mesures seront prévues à destination des indépendants et des fonctionnaires.

Sondage : 54 % en désaccord avec les orientations du gouvernement

Sondage : 54 % en désaccord avec les orientations du gouvernement

 

 

 

 

Finalement les orientations du gouvernement déclinées  par le premier ministre à l’assemblée nationale n’auront guère convaincu que la France est réellement engagée dans la voie du redressement. En cause sans doute, un  programme qui ménage la chèvre et le chou et reporte notamment à plus tard les mesures fiscales notamment sur la taxe d’habitation. Mais il faut souligner bien des contradictions chez les Français. Certains critiques comme l’insuffisance de mesures pour soutenir l’économie sont sans doute justifiées  par contre d’autres traduisent  l’immobilisme d’une partie de la population. Ajoutons qu’à l’insuffisance sur le fond s’ajoute au discours du président et du Premier ministre un manque de souffle évident (des discours appréciés par seulement 27 % des Français). Selon un sondage Odoxa avec Dentsu Consulting pour Le Figaro et Franceinfo, une majorité de Français désapprouvent d la direction donnée par le président dans son allocution devant le Congrès, réuni à Versailles lundi dernier, et par le premier ministre au Parlement, le lendemain, dans son discours de politique générale. Ils sont 54 % à juger que le cap fixé par le chef de l’État n’améliorera pas la situation de la France. «C’est loin de l’écho positif rendu par les médias, après l’épisode du Congrès et du discours de politique générale, commente Gaël Sliman, président d’Odoxa. Ce n’est pas un rejet total, mais on observe que les Français sont circonspects et qu’ils ne sont pas convaincus par les choix de l’exécutif.»  Mais cet avis négatif ne concerne pas toutes les mesures que prévoit le chef du gouvernement. La réforme du bac et cigarettes suscitent une large adhésion. Plus précisément: six Français sur dix sont favorables à l’augmentation du prix du tabac. «C’est très intéressant pour le gouvernement, car c’est une mesure qui, au nom de la santé publique, permettra de renflouer les caisses de l’État», souligne Gaël Sliman. C’est un non franc, en revanche, sur l’augmentation de la CSG. Les deux tiers des sondés y sont opposés. Ce serait un signe de fragilité de l’exécutif, selon le directeur d’Odoxa. «La plus importante promesse du président est l’amélioration de l’économie. Or, sur ce point, les Français ne sont pas convaincus», conclut Gaël Sliman.

 

Sondage popularité gouvernement : stabilité

Sondage   popularité gouvernement : stabilité

 

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La popularité du couple exécutif se maintient, avec 58% (=) d’opinions favorables pour le président Emmanuel Macron et 57% (+2) pour Edouard Philippe, son Premier ministre, selon un sondage Odoxa réalisé au lendemain du remaniement ministériel consécutif aux élections législatives, publié mardi. La cote du chef de l’Etat est stable et celle du Premier ministre en hausse de deux points par rapport à la précédente enquête réalisée fin mai, peu après leur entrée en fonction. Les Français interrogés sont toutefois partagés sur la situation générale de la France, seuls 37% d’entre eux estimant qu’elle sera « plutôt meilleure » à la fin du quinquennat d’Emmanuel Macron, 21% « plutôt moins bonne » et 42% « ni meilleure ni moins bonne », selon cette enquête pour L’Express, la Presse régionale et France Inter. Plus de la moitié (53%) pense par ailleurs que l’Assemblée nationale nouvellement élue sera plus capable que les précédentes « de renouveler les pratiques et les idées politiques » et 47% qu’elle sera « plus représentative des Français ». Ils ne sont en revanche que 39% à estimer qu’elle sera « plus compétente que les précédentes » et 32% « plus indépendante du pouvoir exécutif ». Malgré un net recul par rapport au mois précédent, Nicolas Hulot, le ministre de la Transition écologique, reste en tête des personnalités qui suscitent « le plus de soutien ou de sympathie » (53%, -4) devant le chef de la diplomatie, Jean-Yves Le Drian (32%, -6), et Jean-Luc Mélenchon (32%, -5). François Bayrou perd 10 points à 24% et le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, 7 à 23%.

Enquête réalisée en ligne les 21 et 22 juin, après l’annonce du remaniement du gouvernement, auprès d’un échantillon de 1.008 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 1,4 à 3,1 points.

Stéphane Le Foll (PS) contre une opposition radicale au gouvernement

Stéphane Le Foll (PS) contre une opposition radicale au gouvernement

 

 

Si l’on en croit Stéphane le Foll, député TPS, ancien porte-parole du gouvernement plusieurs lignes vont coexister au sein du parti socialiste quant à l’attitude à avoir vis-à-vis de Macron. Par rapport au vote de confiance par exemple la ligne officielle est de voter contre mais certains pourraient voter pour et d’autres s’abstenir. Stéphane le Foll préconise d’adopter une attitude positive par rapport au gouvernement tout en restant dans l’opposition. Plusieurs députés socialistes ont aussi critiqué dimanche la position officielle du Parti socialiste, choisie samedi soir en conseil national, de voter contre la confiance au gouvernement d’Edouard Philippe. Il n’est pas certain toutefois qu’on procède à des exclusions ainsi que  le demandent certains comme la frondeuse Noël Marie Lienemann passée par tous les courants des rocardiens aux frondeurs. La principale ligne de partage se situe entre les  progressistes et la ligne crypto marxiste. ¨ Stéphane Le Foll, élu sans opposant de La République en marche face à lui, souhaite « faire évoluer » cette position afin que son parti « aille dans un certain sens, qui n’est pas une opposition radicale » au gouvernement. Parmi les 31 députés socialistes élus dimanche dernier, certains vont plus loin et ont fait savoir qu’ils iraient contre l’avis du PS. « Je souhaite voter la confiance au gouvernement », a annoncé dimanche le député Guillaume Garot sur franceinfo, qui se défend de donner un « chèque en blanc » à Emmanuel Macron. « Pour peser, pour être exigeant il faut d’abord afficher un soutien clair mais un soutien toujours exigeant », s’est-il justifié. Mardi dernier à la sortie d’un bureau politique, plusieurs membres appelaient à exclure les socialistes qui voteraient la confiance à Edouard Philippe, à l’image du sort réservé à l’ancien Premier ministre Manuel Valls. « Si on commence à exclure au moment où l’on veut reconstruire, je pense qu’on ira pas très loin », a réagi dimanche Guillaume Garot. Manuel Valls, élu sans l’étiquette socialiste ni celle de La République en marche malgré son appel à voter dès le premier tour de la présidentielle pour Emmanuel Macron, est pour l’instant inscrit comme député divers gauche. L’ancien premier ministre devrait tout de même siéger dans un groupe « progressiste », selon Le Parisien. Il retrouverait dans cette formation notamment des radicaux de gauche et un autre dissident socialiste, Olivier Falorni.

Sondage Sondage gouvernement : près de 70% des sympathisants LR pour une attitude constructive

Sondage gouvernement : près de 70% des sympathisants LR pour une  attitude constructive

 

Un sondage qui donne raison au courant constructif des LR à l’assemblée. Selon un  sondage Harris interactive pour Valeurs actuelles, deux tiers des sympathisants de droite et du centre (68%) jugent que les Républicains doivent avoir une attitude ouverte quant à la politique proposée par l’exécutif. Ils préconisent de soutenir ou de s’opposer aux réformes en fonction de leur contenu et non pas en fonction du positionnement politiques des uns et des autres. Seuls 16% d’entre eux jugent que le parti doit s’opposer à la politique du président de la République et du gouvernement. Et 16% encore jugent à l’inverse que les élus LR devraient soutenir l’exécutif. 54% des personnes interrogées imaginent que LR sera encore plus affaibli dans un an. Près d’un sympathisant LR sur trois (29%) est de cet avis également. Seule et bien maigre consolation: les sympathisants du PS sont eux encore plus pessimistes sur l’avenir de leur propre parti. Conséquence logique, les sympathisants de la droite et du centre et ceux, plus exclusifs, des Républicains souhaitent que LR passe des accords électoraux pour les prochaines échéances. Avec l’UDI, l’allié traditionnel, bien sûr. Mais aussi avec La République en marche pour 42% de ces sympathisants interrogés. Des accords avec le Front national ne sont suggérés que par une forte minorité de 19% des sympathisants LR. À en croire ces électeurs, ce serait donc en se tournant vers le centre droit et peut-être même vers le pôle macroniste que les Républicains prépareraient au mieux leur avenir. Peut-être est-ce pour cela qu’ils plébiscitent l’idée d’un François Baroin président du parti: 48% des sympathisants LR que le parti soit présidé par Baroin. Xavier Bertrand arrive en deuxième position dans le cœur des sympathisants du parti avec 19% et Laurent Wauquiez n’est que troisième avec 10%.

 

Enquête réalisée en ligne le 19 juin 2017 Échantillon de 1021 personnes représentatif des Français âgés de 18 ans et plus.  

 

Gouvernement-Renault- : gros conflit à prévoir avec Carlos Ghosn


Gouvernement-Renault- : gros conflit à prévoir avec Carlos
Ghosn

 

 

Le gouvernement précédent et en particulier Emmanuel Macron s’était opposé à l’augmentation de rémunération du patron de Renault Nissan. Un nouveau conflit encore plus important pourrait naitre  avec le montage financier qui va permettre de faire croire encore davantage les bonus des dirigeants du groupe Renault. Cela d’autant plus qu’il s’agit d’un montage financier très sulfureux créé aux Pays-Bas les précisément pour contourner la législation actuelle. D’une certaine manière, Carlos Ghosn, certes très brillant dirigeant mais un peu entêté, joue avec le feu. À ce petit jeu le gouvernement pourrait rechercher des moyens de le pousser vers la sortie. D’ores et déjà on envisage de lui coller un adjoint en vue de préparer un éventuel départ.  Les banquiers de l’alliance Renault-Nissan ont en effet élaboré un projet permettant de verser des millions d’euros de bonus annuels supplémentaires au PDG Carlos Ghosn et à d’autres dirigeants via une société de service créée spécialement pour l’occasion, selon des documents vus par Reuters. La proposition préliminaire prévoit que Renault, Nissan et maintenant aussi Mitsubishi versent à la société enregistrée aux Pays-Bas une portion des nouvelles synergies dégagées grâce à l’alliance. Celles-ci devraient atteindre 5,5 milliards d’euros l’an prochain, un nouveau record après 4,3 milliards en 2016. Les fonds transférés sous la forme de bonus en numéraire et en titres serviraient à « encourager les dirigeants à poursuivre les opportunités de synergies », selon une présentation d’Ardea Partners, société de banque d’investissement conseillant Carlos Ghosn sur les questions d’intégration accrue de l’alliance. Catherine Loubier, porte-parole de l’alliance, a déclaré : « Cet article n’est pas basé sur une information fournie par l’alliance ou les entreprises qui en sont membres, et aucune décision de cette sorte n’a été prise. » L’Etat français, principal actionnaire de Renault, s’oppose régulièrement au PDG Carlos Ghosn sur sa rémunération. A l’assemblée générale de 2016, le PDG a sauvé sa rémunération de 7,2 millions d’euros malgré un vote sanction des actionnaires, dont l’Etat. En ajoutant le salaire versé par Nissan, la rémunération de Carlos Ghosn atteint 15,6 millions d’euros, faisant de lui le troisième patron le mieux payé des dirigeants du CAC 40. Les actionnaires de Renault auront à nouveau l’occasion de se prononcer sur la rémunération du PDG cette semaine lors de l’assemblée générale annuelle du groupe. Le « say on pay » reste consultatif sur le montant de rémunération de l’exercice écoulé, mais devient contraignant sur la politique de rémunération à venir. L’Etat et Carlos Ghosn se sont également affrontés en 2015 sur la question des droits de vote doubles. En février, le PDG de Renault-Nissan a déclaré que son principal actionnaire, qui détient actuellement près de 20% du capital, ne laisserait pas les deux partenaires de l’alliance aller jusqu’à une fusion. Le projet de bonus de l’alliance vise à encourager Renault et son partenaire japonais, dont il détient 44%, à opérer davantage comme une seule et même entité sans aller jusqu’à modifier la structure capitalistique. Il aboutirait à créer une nouvelle strate de rémunération des dirigeants qui échapperait à la supervision des actionnaires. Elle viendrait s’ajouter aux systèmes de bonus existants chez Renault, Nissan et Mitsubishi, dont Nissan a pris l’an dernier une participation de contrôle de 34%.

Législatives : les membres du gouvernement rassurés

Législatives : les membres du gouvernement rassurés

Selon les premiers résultats, les six ministres qui jouaient leur maroquin dans ce scrutin se sont qualifiés pour le second tour et cinq d’entre eux sont en ballottage favorable : Bruno Le Maire (Economie), Christophe Castaner (Relations avec le Parlement), Richard Ferrand (Cohésion), Marielle de Sarnez (Affaires européennes) et Mounir Mahjoubi (Numérique). « Malgré l’abstention, le message des Français est sans ambiguïté », a estimé le Premier ministre Edouard Philippe au Havre (Seine-Maritime). « Pour la troisième fois consécutive, vous avez été des millions à confirmer votre attachement au projet de renouvellement, de rassemblement et de reconquête du président de la République ». »Dimanche prochain, l’Assemblée nationale incarnera le nouveau visage de notre République, une République forte, une République rassemblée, une République attentive aux besoins de chacun, la République française », a-t-il ajouté. « Au fond, le président de la République aura pas à pas conquis sa légitimité dans le pays », souligne le politologue Stéphane Rozès, président de CAP. « Le pays a consenti à donner à Emmanuel Macron une majorité, non pas tant par l’ampleur du vote en sa faveur que par le fait que ceux qui auraient pu voter pour une autre formation sont restés chez eux ». En plus des ministres issus de la droite qui ont bénéficié de leur ralliement à Emmanuel Macron, les députés sortants qui avaient décidé de rejoindre la majorité présidentielle, à l’image de l’ex-écologiste François de Rugy en Loire-Atlantique, ou qui ont reçu le soutien implicite de LREM, comme Yves Jégo en Seine-et-Marne, arrivent en tête du scrutin. « Les électorats ne sont pas captifs, les électorats bougent, les hommes politiques qui savent accompagner ces mouvements sont ceux qui arrivent à tirer leur épingle du jeu », souligne Stéphane Rozès.

Réformes sociales : rééquilibrer les orientations du gouvernement

Réformes sociales : rééquilibrer les orientations du gouvernement

 

La plupart des organisations syndicales ont souhaité un décalage dans le temps du vote du Parlement. Certaines sont de bonne foi et souhaitent apporter une contribution positive à cette réforme structurelle. D’autres au contraire ont pour seul objectif de construire un front social pour combattre la politique du gouvernement. En clair, le report à l’automne du vote constitue un sérieux risque majeur de détérioration du climat social dans le pays. Certes aujourd’hui,  les syndicats à vocation essentiellement contestataire ne pourront pas organiser le troisième tour social qu’ils souhaitent  mais ils disposent cependant d’un pouvoir de nuisance suffisant pour pourrir le climat social et au-delà affecter négativement la confiance économique. Pour neutraliser l’opposition des syndicats gauchistes et corporatistes, il semble donc indispensable de rééquilibrer le projet de réforme par de nouvelles avancées pour les  salariés et les organisations qui les représentent. Globalement on ne peut qu’approuver  la philosophie du projet qui vise à décentraliser la négociation sociale dans l’entreprise mais cette décentralisation devrait aussi s’accompagner d’une plus grande association des salariés à la gestion des entreprises. L’objectif est double : permettre une meilleure appropriation de l’environnement économique de l’entreprise et renforcer le rôle de syndicats devenus complètement marginaux (le taux de syndicalisation atteint à peine 5 % sur la base de 12 timbres payés par an). Il ne s’agit pas  de dupliquer  la cogestion comme en Allemagne mais de s’en inspirer par exemple en créant des comités stratégiques consultatifs élus dans les grandes entreprises et les PME d’une certaine taille. Ces comités consultatifs auraient un rôle d’évaluation et de prospective concernant la stratégie de l’entreprise (notons que ce devrait être le rôle des comités d’entreprise malheureusement trop englués  dans la gestion des œuvres sociales et les questions accessoires). L’idée générale est de renforcer la syndicalisation et le niveau de connaissances économiques des représentants syndicaux et des salariés. D’autres formes d’association sont possibles avec la présence de représentants de salariés élus dans les conseils d’administration et/ou autre instances dirigeantes.

Ferrand reste au gouvernement … jusqu’aux législatives !

Ferrand reste au gouvernement … jusqu’aux législatives !

 

 

Pour calmer les esprits et gagner du temps (ou en perdre !), le parquet de Brest a ouvert jeudi une enquête préliminaire sur les activités passées du ministre de la Cohésion des territoires, Richard Ferrand. En fait un enquête qui n’apprendra pas grand-chose car il n’y a rien d’illégal dans cette histoire mais moralement elle  est condamnable car Ferrand a permis à sa compagne de s’enrichir à bon compte. Macron et le gouvernement tiendront  jusqu’au 18 juin, ensuite il y aura un nouveau gouvernement …sans Ferrand.  En attendant, le Premier ministre Edouard Philippe a déclaré que l’enquête ne changeait rien aux règles édictées par le gouvernement. « L’ouverture d’une enquête préliminaire ne change strictement rien à la position que j’ai moi-même formulée, que j’ai formulée publiquement : aussi longtemps qu’il n’y a pas de mise en examen il n’y a aucune raison de demander à M. Ferrand de quitter le gouvernement », a-t-il déclaré lors d’un déplacement à Montereau-Fault-Yonne (Seine-et-Marne). L’enquête « aura pour but de recueillir tout élément permettant une analyse complète des faits et de rechercher si ceux-ci sont susceptibles ou non de constituer une infraction pénale en matière d’atteintes aux biens, de manquements au devoir de probité et aux règles spécifiques du code de la mutualité », a déclaré le procureur de la République, Eric Mathais, dans un communiqué. Cette décision fait suite à de nouvelles révélations dans la presse, cette semaine, sur les activités passées de Richard Ferrand, notamment lorsqu’il était directeur général des Mutuelles de Bretagne. Le 26 mai, à la suite de premières informations du Canard enchaîné, Eric Mathais avait fait savoir qu’il ne comptait pas ouvrir d’enquête préliminaire, aucun des faits relatés n’étant à ses yeux « susceptible de relever d’une ou plusieurs qualifications pénales ». Jeudi, il fait d’état d’ »éléments complémentaires susceptibles de mettre en cause M. Ferrand ». Le ministre de la Cohésion des territoires est accusé d’avoir permis à la société civile immobilière (SCI) de sa compagne, Sandrine Doucen, d’emporter un marché immobilier en 2011 lors de la location d’un local commercial par les Mutuelles de Bretagne, dont il était alors le directeur général. Or cette SCI n’existait pas encore légalement et n’était pas encore propriétaire des surfaces proposées. Richard Ferrand, député socialiste du Finistère depuis 2012 et premier parlementaire à avoir rallié En Marche! en 2016, a dirigé les Mutuelles de Bretagne de 1998 à 2012.

Contre le nouveau gouvernement, le retour du gauchisme

Contre le nouveau gouvernement, le retour du gauchisme

 

 

 

 

 

Hollande aura au moins réussi sur un point à limiter l’influence du gauchisme grâce à l’art de la synthèse molle. Pour Macron, ce pourrait être très différent car les gauchistes n’entendent pas accorder le moindre état de grâce ;  Pire, ils ont même commencé à manifester le jour de la commémoration du 8 mai 45 contre la politique supposée de Macron. Une politique supposée car la nature et l’ampleur des mesures que prendra Macron  dépendra largement du rapport de force qui se dégagera des législatives. La plupart de ces mesures nécessite une loi et donc l’intervention du Parlement. Un nouveau mouvement syndical qui crie avant d’avoir mal, avant même toute décision et avant même toute concertation. En réalité, il ne s’agit pas vraiment d’un mouvement syndical mais de son instrumentalisation par les gauchistes étatistes de la CGT, des étudiants de l’UNEF et de Mélenchon. Une manière de reconvertir la défaite politique des gauchiste aux présidentielles et de la transposer sur le terrain social. Il s’agit là de la principale difficulté à laquelle devra faire face Macron. Certes les gauchistes sont minoritaires dans le pays ; pour preuve, la montée des syndicats réformistes et notamment la première place désormais par la CFDT  dans les entreprises du privé.  Bien que minoritaires les gauchistes représentent un énorme pouvoir de nuisance, ils peuvent être capables de détruire la  confiance nécessaire au redressement du pays. Il faudra à Macron engager  un dialogue social en profondeur pour  neutraliser  les forces du refus et du déclin. A Paris Environ 1.600 personnes, selon la police, ont donc déjà défilé lundi entre les places de la République et de la Bastille, à Paris, pour lancer un premier avertissement social à Emmanuel Macron, au lendemain de son élection à la présidence de la République. Plusieurs syndicats dont la CGT, Sud et l’Unef, réunis dans le collectif Front social, avaient appelé à lancer un message au fondateur du mouvement En Marche !, élu dimanche avec 66,1% des voix contre la candidate d’extrême droite, Marine Le Pen. « En Marche vers la guerre sociale », « Nos voix ne rentrent pas dans leurs urnes », « L’Etat n’est pas une entreprise », pouvait-on lire sur des banderoles brandies par les manifestants, encadrés par un important dispositif de sécurité. Dès l’annonce des résultats dimanche soir, les centrales syndicales ont mis en garde le président élu contre un « troisième tour social », en particulier s’il légifère par ordonnances sur le droit du travail.   »S’il persiste dans l’idée de faire des ordonnances au mois de juillet, ça veut dire qu’il va balayer le dialogue social et la concertation : il y aura problème d’une manière ou d’une autre, donc on attend de voir », a déclaré lundi sur franceinfo le secrétaire général de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly. « Je ne vois pas quelle est l’organisation syndicale, quelle qu’elle soit aujourd’hui, sans parler du fond, qui peut accepter que ça passe à la schlague avec des ordonnances », a-t-il ajouté reprenant ainsi le vocabulaire du Front National

Sondage gouvernement Macron : large soutien de 70% des Français

Sondage gouvernement Macron : large soutien de 70% des Français

Sept Français sur dix (69%) approuvent la nomination, lundi, de l’élu de droite Edouard Philippe au poste de Premier ministre et la composition de son gouvernement pluriel, selon un sondage Odoxa pour France Info publié vendredi. Approuvé à 75%, le choix de Nicolas Hulot pour le poste de ministre de la Transition écologique et solidaire est particulièrement apprécié au sein d’un gouvernement paritaire, ouvert à la société civile et à différents bords politiques. Confirmant une tendance annoncée par d’autres sondages, une enquête Opinionway-Orpi pour Les Echos et Radio Classique diffusée jeudi donne les candidats REM en tête (27%) des intentions de vote pour le premier tour, devant ceux des Républicains et du Front national, à égalité avec 20%, REM obtiendrait entre 280 et 300 sièges à l’Assemblée nationale, les Républicains et leurs alliés centristes de l’UDI entre 150 et 170 sièges, le Parti socialiste et ses alliés entre 40 et 50 sièges, la France insoumise alliée au Parti communiste entre 20 et 25 sièges, le Front national entre 10 et 15 sièges. La majorité absolue à l’Assemblée est de 289 sièges.

Sondage nouveau gouvernement : 6 Français sur 10 satisfaits

 Sondage nouveau gouvernement : 6 Français sur 10 satisfaits

Selon un sondage Elabe pour BFM TV, six Français sur dix se disent satisfaits des profils retenus pour composer ce gouvernement. Dans le détail, les électeurs d’Emmanuel Macron au second tour de la présidentielle se déclarent très largement (86%) satisfaits des choix du président de la République et du Premier ministre.  Le renouvellement de la vie politique fait partie des promesses centrales du candidat Macron. Une promesse tenue pour près des deux tiers des Français (65%). Une fois encore, les électeurs du second tour d’Emmanuel Macron sont plus convaincus (86%), de même pour les cadres (72%). Rassembler les talents de tous bords, tel est l’argument central pour justifier cette recomposition. Si l’on suit cette logique, le gouvernement devrait être efficace pour traiter les enjeux que le pays doit affronter. Plus d’un Français sur deux (54%) le pense, dont une forte majorité chez les cadres (70%). Faire cohabiter des profils venant de divers horizons politiques peut paraître comme une noble initiative, encore faut-il que cela fonctionne. Les Français se déclarent sceptiques sur la capacité de ce gouvernement à tenir la distance en l’état. Plus d’un sur deux (52%) pense qu’il ne durera qu’un temps.

Nouveau gouvernement : l’économie à droite, la poésie à gauche

Nouveau gouvernement : l’économie à droite, la poésie à gauche

 

Une vision évidemment un peu caricaturale de la composition du gouvernement. Force cependant est de constater que les trois principaux postes stratégiques à savoir le Premier ministre,  le ministre de l’économie et le ministre du budget  viennent de la droite et qu’ils auront en charge le redressement économique notamment la croissance et la gestion des finances. Le centre et la gauche, se déploient sur des ministères davantage sociétaux. D’une certaine manière c’est une garantie de sérieux, mieux vaut en effet confier sa bourse à des experts certes un peu tristounets comme Lemaire qu’à de brillants verbeux de la gauche comme Sapin (l’inventeur de l’inversion de la courbe du chômage !).  Edouard Philippe, ancien rocardien est un proche d’Alain Juppé, Gérald Darmanin, jeune maire de Tourcoing (34 ans) a lui été porte-parole de Nicolas Sarkozy de septembre 2014 à 2015. Il est surtout un proche de Xavier Bertrand, Il est considéré il était considéré comme la valeur montante à droite. Gérald Darmanin est lui issu d’un milieu populaire. Sa mère est femme de ménage, son père exploite un bar. Néanmoins en août 2015, il parlait aussi d’Emmanuel Macron comme  »d’un garçon intelligent qui a compris ce qu’était le problème du pays, c’est-à-dire un Code du travail rigide, une fiscalité trop importante. Et il veut libéraliser l’économie. On ne peut être que d’accord avec ça ».

Un gouvernement de modérés et d’experts

Un gouvernement de  modérés et d’experts

 

Ce qui caractérise ce nouveau gouvernement, c’est son caractère modéré. Il comprend des membres de toutes les sensibilités politiques  de gauche, de droite du centre et surtout des experts. Là où le parti socialiste avait l’habitude de désigner des  verbeux aux compétences approximatives, Macron,  lui, nomme de vrais professionnels pour la plupart des ministères. Pour autant,  on ne on ne peut pas dire que ce gouvernement soit apolitique car ses membres adhèrent à peu près tous au libéralisme économique et au libéralisme politique. Des sociaux libéraux modérés aux compétences reconnues.  Composé de vingt-deux membres – onze hommes et onze femmes – le gouvernement du juppéiste Edouard Philippe compte 18 ministres et quatre secrétaires d’Etat. Seuls deux membres du gouvernement sortant y figurent, l’ancien ministre socialiste de la Défense Jean-Yves Le Drian, nommé ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, et la radicale de gauche Annick Girardin, ministre des Outre-mer. Après la nomination du député-maire Les Républicains du Havre à Matignon, deux personnalités du principal parti de droite rejoignent Bercy et ont été exclus de leur parti : Bruno Le Maire comme ministre de l’Economie et des Finances et Gérald Darmanin comme ministre de l’Action et des Comptes publics.   »Sur le choix et l’équilibre général du gouvernement, c’est un gouvernement qui correspond à sa promesse de campagne : un gouvernement resserré et paritaire », souligne-t-on à l’Elysée. Au total, onze membres du gouvernement sont issus de la société civile. Numéro deux du gouvernement, le sénateur-maire socialiste de Lyon Gérard Collomb, soutien de la première heure d’Emmanuel Macron, devient ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur. Suivent deux autres ministres d’Etat : le centriste François Bayrou, allié d’Emmanuel Macron pendant la campagne, qui hérite de la Justice, et l’écologiste Nicolas Hulot, ancien animateur d’émissions de télévision nommé ministre de la Transition écologique et solidaire. Il sera également chargé du dossier sensible de l’Energie, a précisé l’entourage du chef de l’Etat. Nouvelle ministre des Armées, la députée européenne centriste Sylvie Goulard, prend leur suite dans l’ordre protocolaire. Richard Ferrand, un dissident PS dirigeant du mouvement En Marche ! d’Emmanuel Macron, est nommé ministre de la Cohésion des territoires, avec la responsabilité du Logement. Christophe Castaner, un autre proche soutien et également dissident PS, devient secrétaire d’Etat aux Relations avec le Parlement et porte-parole du gouvernement. Issues de la société civile, Agnès Buzyn, médecin, est ministre des Solidarités et de la Santé, tandis que l’éditrice Françoise Nyssens hérite de la Culture. Muriel Pénicaud, directrice générale de Business France, succède à Myriam El Khomri au ministère du Travail, où elle mènera les délicates discussions avec les syndicats sur les réformes annoncées par Emmanuel Macron. Parmi la dizaine de personnalités de la société civile nommées figure aussi notamment l’escrimeuse d’origine antillaise Laura Flessel, ministre des Sports. Ancien directeur général de l’Enseignement scolaire, le juriste Jean-Michel Blanquer est nommé ministre de l’Education nationale et le radical de gauche Jacques Mézard ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation. Le gouvernement comprend en outre deux ministres qui travailleront auprès d’un autre ministre, Elisabeth Borne, chargée des Transports, et Marielle de Sarnez, proche de François Bayrou, chargée des Affaires européennes.

Un gouvernement de droite plus un écolo (la Presse)

Un gouvernement de droite plus un écolo (la Presse)

Un gouvernement de modérés pour la presse avec en plus la surprise Hulot.  Cette équipe de 22 membres autour du Premier ministre Édouard Philippe marque la fin des « années Hollande », à en croire Le Figaro, dont l’éditorial salue l’avènement d’un « gouvernement des modérés ». « Là où l’ancien président cherchait, en vain, d’improbables compromis à gauche, son successeur semble choisir clairement son cap. Et il n’est pas à gauche », écrit Paul-Henri du Limbert dans l’éditorial du quotidien de droite.  »Force est de constater qu’Emmanuel Macron poursuit un élargissement de son territoire politique côté Républicains, mais qu’il n’a pas fait de même avec le PS », confirme Guillaume Goubert dans La Croix. Impression partagée par Libération, qui titre sur un gouvernement « surtout de droite ». « La droite tient la caisse. La gauche fera des poèmes… (…). Ce sont des transfuges de LR qui contrôleront le nerf de la guerre, sous l’autorité d’un Premier ministre de la même origine politique« , constate Laurent Joffrin dans Libé. « Emmanuel Macron a mis en application la recette du chef bordelais Alain Juppé, qui parlait de ‘couper les deux bouts de l’omelette’ pour gouverner, non pas au centre, mais avec la gauche raisonnable et la droite modérée, ou l’inverse si l’on préfère », analyse Bruno Dive dans Sud-Ouest « . Dans Le Parisien, Jean-Marie Montali relève surtout un pari « osé » de la part du chef de l’État, avec « onze membres de ce gouvernement (qui) n’ont aucune expérience politique et ne se sont jamais frottés aux partenaires sociaux ». Cécile Cornudet préfère saluer dans Les Échos le « sens de tacticien » de Macron, « sens des équilibres, et du timing, sens de la surprise et sens du risque ». « Ce n’est plus une ouverture, c’est une saignée ! Fidèle à son engagement de renouvellement, Emmanuel Macron vient de constituer une dream team. De la société civile, du MoDem, du PS, du PRG et des LR : la promesse de faire exploser le système est bien au rendez-vous », assure Yann Marec dans Le Midi libre. En outre, « là où François Hollande avait tenu à l’écart un François Bayrou avide de le rejoindre, là où Jacques Chirac avait fait payer aux balladuriens leur trahison passée, Emmanuel Macron, lui, renvoie l’ascenseur à ceux qui l’ont fait monter sur le podium de l’Élysée », estime Nicolas Beytout dans L’Opinion. Le fait marquant pour les commentateurs reste toutefois l’arrivée de Nicolas Hulot. Selon Patrick Apel-Muller de L’Humanité, « le tableau de chasse est flatteur ». « Emmanuel Macron, pour qui l’écologie n’est qu’un nota bene, a circonvenu Nicolas Hulot, qui devra progressivement ravaler ses ambitions en matière de transition comme sa sensibilité à la solidarité ou à l’égalité », écrit le directeur de la rédaction du quotidien. Nicolas Hulot est la « très bonne nouvelle de ce premier gouvernement de l’ère Macron », pour Daniel Muraz du Courrier picard. L’ancien animateur vedette de l’émission Ushuaïa  »en donne à la fois une excellente image médiatique et vient combler le déficit du président en matière environnementale ». « Hulot est un gros poisson et Macron, ce que l’on savait déjà, une fine gaule. Ce que ni Chirac, ni Sarkozy, ni Hollande n’avaient réussi, Macron l’a fait », note Sébastien Lacroix dans L’Union.

Un gouvernement très provisoire pour gagner les élections

Un gouvernement très provisoire pour gagner les élections

Le premier gouvernement d’Emmanuel Macon n’a pas pour objet de gérer la France mais de gérer la campagne électorale pour les législatives afin de donner une majorité de progrès au nouveau président de la république. Du coup le casting s’intéressera moins aux compétences qu’au profil médiatique des ministres susceptibles de conforter la majorité présidentielle. À l’issue des législatives, un nouveau gouvernement sera formé et il faudra prévoir des changements de postes, des départs et des arrivées sauf sans doute sur les grands ministères régaliens à savoir l’intérieur, les affaires étrangères et les finances. Le nouveau gouvernement est donc déjà condamné.   Ce gouvernement resserré « sera rassembleur de compétences », a précisé Edouard Philippe, le nouveau Premier ministre mardi soir. Les ministres ne devraient pourtant pas faire long feu. « C’est une coutume républicaine : le gouvernement démissionne traditionnellement après les élections législatives . Il est normal que le premier gouvernement ne dure que quelques semaines.  . Edouard Philippe, qui sera en première ligne pour cette bataille, ne s’en est d’ailleurs pas caché : le gouvernement devra « donner une majorité de progrès » au président de la République. Les ministres ont quelques semaines pour surtout afficher les grandes orientations à venir. De toute manière on ne pourra gouverner en légiférant faute d’assemblée nationale. Peut-être prendra-t-on quelques décrets concernant des lois déjà votées. Du coup on peut même s’interroger sur la véritable utilité d’un nouveau gouvernement qui ne peut faire voter aucune nouvelle disposition législative

 

Présidentielle : Estrosi et Le Maire dans le gouvernement Macron ?

 Présidentielle : Estrosi et Le Maire dans le gouvernement  Macron ?

 

 

 

 

 

Macron  pourrait bien créer la surprise en composant un gouvernement d’union des républicains intégrant des responsables comme Estrosi ou Lemaire. De personnalités qui comme d’autres à droite (notamment des proches de Juppé)  pourraient accepter de constituer un gouvernement d’union nationale après les législatives. Il se pourrait même que le gouvernement nommé sitôt après le premier le second tour des présidentielles intègre des responsables de droite et d’autres du parti socialiste autour des membres d’en marche afin de bien manifester  la volonté d’union de macro.  Le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur a déjà fait savoir avant le premier tour qu’il ne l’excluait pas, mais il affirme n’avoir eu «aucun contact» avec le candidat d’En marche! depuis qu’il l’a reçu à Marseille, le 1er avril. . Selon lui, «ce n’est pas parce qu’on n’est pas présent au second tour qu’on va se dire “on attend cinq ans pour que la France se réforme”». Mais «tout dépend d’Emmanuel Macron et de sa capacité à intégrer dans son projet des propositions des réformistes de droite», précise-t-il, tout en se projetant plutôt dans l’après-législatives, et plus précisément dans le scénario où Macron, élu, ne disposerait pas d’une majorité à l’Assemblée. Estrosi refuserait alors un quinquennat «de chamailleries». «Nous n’avons pas le droit de rendre la France ingouvernable», estime-t-il. Dans ce cas de figure, Bruno Le Maire lui non plus n’aurait «aucune hésitation» à agir pour «l’intérêt de la France» au côté d’Emmanuel Macron. L’ancien ministre confie subir des «pressions» pour rejoindre le leader d’En marche! avant le second tour. Il ne dit pas si le candidat l’a lui-même approché, mais il affirme qu’il est «absolument hostile à tout débauchage individuel». . Si Le Maire revient à l’Assemblée et que, comme il le «redoute», la droite n’y est pas majoritaire, il faudra selon lui «regarder comment on travaille utilement avec le prochain président pour que la France ne perde pas cinq ans». L’ex-ministre des Affaires européennes ne repousse pas l’idée d’une coalition à l’allemande, fondée sur un projet. L’ex-juppéiste Pierre-Yves Bournazel, conseiller régional d’Île-de-France, de faire les choses dans l’ordre. «Bien évidemment nous allons nous battre pour notre projet pour la France aux législatives en espérant l’emporter, précise-t-il. Mais si ce n’est pas le cas, il faudra voir si ces majorités de projet sont possibles, si Emmanuel Macron est capable de définir un certain nombre de points précis auxquels nous pourrions nous rallier.»

 

Valls pour un gouvernement d’union républicaine

Valls pour un gouvernement d’union républicaine

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Priorité au pays et mise entre parenthèses du PS jusqu’à élection du second tour, ensuite gouvernement d’union nationale des républicains, c’est en substance ce que dit Valls qui en quelque sorte a décrété mardi soir la fin du PS et invité ses partisans à participer à la future majorité d’Emmanuel Macron, favori des sondages pour l’élection présidentielle. L’ancien candidat à la primaire de la gauche, qui avait réuni ses partisans à la Maison de la Chimie, à Paris, a estimé que « l’urgence (n’était) pas le PS, encore moins son unité », face au « danger du Front national » qui « n’est pas écarté ». Emmanuel Macron est arrivé dimanche en tête du premier tour de la présidentielle, qui a vu l’élimination des candidats de la droite et du PS, François Fillon et Benoît Hamon. L’ex-ministre de l’Economie de François Hollande affrontera le 7 mai, au second tour, la candidate du FN, Marine Le Pen. Les sondages lui prédisent aujourd’hui une très large victoire. « Tous nos repères viennent de voler en éclats », a déclaré Manuel Valls, selon des éléments de son discours obtenus par Reuters. « Les Français viennent de rejeter les vieilles étiquettes (…) La gauche partisane telle que nous l’avons connue n’existe plus. C’est la fin d’un cycle, celui d’Epinay (création du PS en 1971-NDLR). C’est la fin d’une histoire. Une page se tourne ; il faudra en réécrire une autre. » Il a en revanche estimé que l’échec des partis de gouvernement traditionnels à régler les problèmes des Français avait créé ces dernières décennies « une immense bombe à retardement qui explose dans les urnes ». Le danger du FN « est là, présent au second tour. Il pèse très lourdement. Marine Le Pen peut l’emporter. Et si elle ne l’emporte pas, elle dépassera de toutes les façons les 10 millions de voix », a-t-il averti. Il y a une lame de fond bien plus puissante qu’on ne l’imagine. » « Nous sommes dans un moment de rupture. Il faut donc de la gravité, oublier toute forme d’arrogance et rester mobilisés jusqu’au 7 mai », a ajouté Manuel Valls. Un avertissement adressé aux siens tout autant qu’à Emmanuel Macron. Il a estimé que ce danger justifiait son appel à voter pour le candidat d’En Marche ! Dès avant le premier tour, au mépris de l’engagement pris par les candidats à la primaire de la gauche, en vertu duquel il aurait dû soutenir Benoît Hamon. « Je l’assume, j’ai choisi mon pays avant mon parti. Et les faits me donnent raison », a-t-il expliqué. Pour l’ex-Premier ministre, il faut maintenant « permettre la réussite du quinquennat d’Emmanuel Macron » en écartant les « petites tactiques de bas étage qui voudraient qu’un Macron mal élu soit un ballon d’oxygène pour la gauche. » « Je veux parier sur la réussite d’Emmanuel Macron, pas sur son échec », a-t-il lancé. « Emmanuel Macron n’est pas un adversaire politique (…) Il a désormais la responsabilité de rassembler largement et de bâtir une majorité présidentielle, progressiste, forte et cohérente. »

EDF Fessenheim : le gouvernement doublement ridiculisé

EDF Fessenheim : le gouvernement doublement ridiculisé

 

 

Ségolène Royal a beau s’en défendre, le gouvernement a reçu une belle claque hier avec la décision du conseil d’administration d’EDF concernant le sort à réserver à la centrale de Fessenheim. Dans cette affaire,  le gouvernement s’est doublement ridiculisé. Il y a d’abord eu l’engagement de François Hollande de remettre en cause la politique nucléaire du pays mais qui dans les faits décidait de fermer seulement Fessenheim d’ici la fin de son mandat. .. En réalité,  il a ensuite indiqué que la centrale ne fermerait pas avant 2018 et pas avant que le relais ne soit pris par la mise en service de l’EPR de Flamanville. Une mise en service qui sera retardée entrainant le report de Fessenheim.  En dépit des menaces de Ségolène Royal, EDF  à l’égard a donc refusé d’annoncer clairement la fermeture de  Fessenheim. Ségolène Royal  fait semblant de se satisfaire de la décision d’EDF ;  la vérité, c’est qu’EDF se moque du gouvernement. EDF, une entreprise aux finances catastrophiques est portée  à bout de bras par l’État. Pour preuve, il a fallu faire une augmentation de capital en urgence pour boucher les trous (via la caisse de dépôt).  au-delà de la politique énergétique, cela démontre à l’évidence que le gouvernement ne gère pas grand-chose face à la puissance des lobbiss. Par ailleurs, la politique du gouvernement sur ce point comme sur bien d’autres, est totalement contradictoire.  Le conseil d’administration d’EDF a donc voté jeudi une motion ne permettant qu’une fermeture sous conditions de la centrale nucléaire de Fessenheim, dont François Hollande s’était pourtant engagé à obtenir l’arrêt avant la fin de son mandat. L’abrogation de l’autorisation d’exploiter Fessenheim ne prendra effet qu’à la mise en service de l’EPR de Flamanville 3 et il faudra que la fermeture de la centrale de Fessenheim soit à ce moment-là nécessaire au respect du plafond légal de production nucléaire fixé à 63,2 GW en France, précise le groupe dans un communiqué. D’abord promise par François Hollande pour 2016, la mise à l’arrêt définitive des deux réacteurs de 900 mégawatts de Fessenheim est désormais prévue pour fin 2018. « Sur cette période (2016-2018), le parc évoluera avec la mise en service de Flamanville 3 et la fermeture concomitante de Fessenheim », précise le groupe public d’énergie dans un communiqué. La ministre de l’Environnement et de l’Energie a immédiatement estimé que « le caractère inéluctable et irréversible du processus de fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim [était] acté » !!! « L’État entérinera juridiquement cette décision dans les prochains jours », a fait savoir Ségolène Royal dans une déclaration diffusée alors que conseil d’administration était toujours réuni. Selon un représentant de la CGT, la motion adoptée laisse ouverte la possibilité de fermer une autre centrale nucléaire que Fessenheim. « C’est une résolution qui permet (au PDG d’EDF Jean-Bernard) Lévy de garder la face mais pas au gouvernement, pour qui c’est un véritable camouflet », a déclaré Laurent Langlard, porte-parole de la fédération CGT des mines et de l’énergie. Pour Greenpeace, les conditions posées par EDF sont inacceptables. « S’il faut attendre le « lancement » de l’EPR de Flamanville pour fermer officiellement Fessenheim, jamais la transition énergétique ne sera enclenchée en France et le risque d’accident nucléaire est renforcé », explique l’association de défense de l’environnement dans un communiqué. EDF a été condamnée le 8 mars par le tribunal de police de Guebwiller (Haut-Rhin) pour violation des « règles techniques générales » dans la gestion et la résolution d’un incident survenu à la centrale nucléaire de Fessenheim en 2015.

Le déficit 2017 bidonné par le gouvernement (Cour des comptes)

Le déficit 2017 bidonné par le gouvernement (Cour des comptes)

 

C’est en substance ce que dit la Cour des Comptes mais en des termes plus diplomatiques. Pour parler clair,  le gouvernement a fait de la gonflette concernant les recettes publiques espérées et à sous-estimé certaines dépenses. Du coup, la perspective de ramener le déficit en dessous de 3 % du PIB paraît complètement illusoire. Par ailleurs ce déficit va encore ajouter à la dette considérable de la France (qui représente déjà environ 33 000 € par Français !). Contrairement à ce qui est parfois affirmé la France n’est jamais parvenu à réduire ses dépenses : +2,3 % par an entre 2000 et 2009 et +0,9 % par an entre 2010 et 2016. Ce qui explique la dérive de l’endettement  Une dette qui par ailleurs va croître avec l’augmentation des taux d’intérêt. La Cour des comptes émet donc de sérieux doutes sur la capacité de la France à atteindre son objectif d’un déficit public ramené à 2,7% du PIB fin 2017 et souligne son retard dans le rétablissement des finances publiques, qui imposera au prochain exécutif des efforts « d’une ampleur inédite » sur les dépenses. La prévision pour 2017, qui correspond à un recul du déficit de 0,6 point de PIB par rapport à 2016 « sera très difficile à atteindre, du fait à la fois d’un risque de surestimation des recettes et d’une sous-estimation probable de certaines dépenses », note la Cour dans son rapport annuel publié mercredi. Au-delà de ce constat, « la situation de nos finances publiques demeure fragile, vulnérable, malgré les progrès constatés », a souligné mercredi le premier président de la Cour des comptes Didier Migaud lors d’une conférence de presse. « Les efforts pour maîtriser les dépenses devront être poursuivis et intensifiés si notre pays veut préserver sa capacité à faire des choix souverains et à rester crédible dans le concert européen », a-t-il ajouté. Plusieurs candidats à la présidentielle d’avril-mai ont l’intention de s’affranchir de l’engagement de ramener le déficit sous la limite européenne de 3% du PIB fin 2017, alors que la France s’est déjà vu accorder trois reports par ses partenaires européens. Pour 2017, la Cour fait état d’une prévision de recettes « optimiste », car fondée sur une prévision de croissance économique jugée « un peu élevée » par le Haut conseil des finances publiques. Pour cette année, le gouvernement table toujours sur une croissance de 1,5% du PIB, au-delà des prévisions des institutions internationales (de 1,3% à 1,4%) et des attentes des économistes interrogés par Reuters (1,1%).La Cour relève un risque « très significatif » de dépassements sur l’indemnisation du chômage – alors que la reprise des négociations sur la nouvelle convention Unedic est en suspens – et des risques « significatifs » de dépassement des dépenses d’assurance maladie. S’ajoutent à ces aléas identifiés la persistance des « sous-budgétisations récurrentes » de certains postes comme les opérations militaires extérieures ou encore le risque « significatif » qu’une dépense de 1,5 milliard d’euros inscrite au motif de la recapitalisation d’Areva soit prise en compte dans le déficit public, parce qu’elle concerne « une entreprise publique qui a enregistré des pertes au cours des cinq derniers exercices». Au-delà de 2017, la Cour estime qu’une accentuation de l’effort de maîtrise des dépenses publiques devra atteindre « une ampleur inédite », d’autant plus que la prévisible remontée progressive des taux d’intérêt va peser sur les dépenses. Leur évolution à la baisse a contribué à hauteur de 40% à la réduction du déficit public intervenue depuis 2011, a souligné Didier Migaud. Cet effort, d’autant plus nécessaire que la France a moins freiné sa dépense que la plupart de ses partenaires européens, est « indispensable pour (…) renforcer sa crédibilité financière auprès de ses partenaires de la zone euro ». Sans compter que « le niveau particulièrement élevé des dépenses publiques en France est loin de conduire à des résultats à la hauteur des moyens engagés, comme l’illustrent les politiques du logement, de la formation professionnelle ou de la santé », souligne la Cour.

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