Archive pour le Tag 'Gouvernement'

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Tradition : la patate chaude de la dette SNCF pour le futur gouvernement

Tradition : la patate chaude de la dette SNCF pour le futur gouvernement

 

Après la réforme bâclée de la SNCF, il ne fallait pas s’attendre à des miracles. Réforme bâclée car on a simplement oublié de traiter la question financière notamment la dette, pas plus d’ailleurs que l’environnement économique ou la politique des transports. Bref une réforme comme d’habitude essentiellement institutionnelle. Du coup le gouvernement ne sait  pas quoi faire de cette dette qui atteint aujourd’hui plus de 40 milliards. Ou plutôt si, il va repasser la patate chaude au gouvernement suivant en 2017. Une vieille tradition française transmettre au successeur les problèmes non réglés. Paradoxal car dans le même temps le gouvernement claironne qu’il faut sauver Alstom en imposant à la SNCF de commander du matériel dont elle  n’a pas besoin ;  et pour cause, les parts de  marché  régressent partout, y compris souvent le trafic. Le sauvetage d’Alstom est bien entendu une nécessité mais comment faire quand la vitrine ferroviaire française devient obsolète. On a en effet décidé de ne plus construire de lignes TGV. Pour l’essentiel le déficit de la SNCF revient du fait qu’elle finance elle-même ses infrastructures depuis des décennies et des décennies. Une singularité par rapport à tous les autres modes de transport et qui plombe les comptes de l’entreprise surtout lorsque la construction de ces infrastructures est imposée par l’État. Bref c’est le chien qui se mord la queue. Il faut ajouter à cela la dérive financière liée à une gestion calamiteuse caractérisée par un manque de compétitivité. Le gouvernement français s’est donc une nouvelle fois prononcé contre une reprise, même partielle, de la dette abyssale de SNCF Réseau, au nom de la réduction des déficits publics, selon un rapport transmis au Parlement lundi et dont l’AFP a obtenu copie. La dette de la société qui gère le réseau ferré français a beau dérailler depuis 2010, l’Etat ne la reprendra pas à son compte. « Pas opportun », a tranché l’exécutif, à une semaine de la présentation du dernier budget du quinquennat de François Hollande. Et tant pis si, sur les 44 milliards d’euros cumulés à fin juin, une bonne partie de la dette de SNCF Réseau est liée à la construction des nouvelles lignes à grande vitesse commandées par l’Etat vers Bordeaux, Rennes, Strasbourg et Montpellier. Tant pis aussi pour l’Insee, qui a reclassé une partie de cette somme en dette publique, à hauteur de 10,9 milliards fin 2014, à cause des subventions versées par l’Etat à Réseau pour financer ses investissements. Une simple « décision comptable », qui « n’implique nullement une reprise effective de tout ou partie de cette dette par l’État », seul apte à réaliser un tel « choix délibéré », affirme le gouvernement. A l’heure des choix budgétaires, la dette ferroviaire pèse moins lourd que le déficit public. Une reprise « aurait des conséquences très lourdes », prévient le gouvernement, avec cette précision: 10 milliards d’euros de dette feraient augmenter le déficit public de 0,5 point de PIB (Produit intérieur brut). Autres options écartées: la création d’une structure ad hoc pour cantonner une partie de la dette de Réseau, ou la prise en charge d’une partie des intérêts par l’Etat, car au bout du compte le déficit public se creuserait. Sans proposer de solution nouvelle, le gouvernement vante sa réforme ferroviaire, votée en août 2014 et censée « permettre de tendre vers le redressement financier » de la SNCF. Une réforme déjà obsolète deux ans après son adoption. Comme en témoigne le rapport remis le gouvernement ; rapport, attendu depuis deux ans, est loin des espoirs encore permis en juin, quand le secrétaire d’Etat aux Transports, Alain Vidalies évoquait « les conditions dans lesquelles une partie de la dette sera reprise » et que son prédécesseur, Frédéric Cuvillier, jugeait ce scénario « inéluctable ». « On refile la patate chaude aux successeurs », a déclaré à l’AFP le sénateur (UDI) Hervé Maurey, président de la commission de l’aménagement du territoire à la chambre haute. « On voudrait la mort de la SNCF qu’on ne s’y prendrait pas autrement », a-t-il ajouté, regrettant au passage l’accord d’entreprise signé en juin sous la pression du gouvernement, désireux de mettre fin aux grèves des cheminots avant l’Euro de football. « Je n’étais pas favorable à un allègement de la dette » de SNCF Réseau, mais « dès lors que cet accord était passé, il était souhaitable que l’Etat reprenne une partie de cette dette », a-t-il expliqué à l’AFP. « Plus on avance, plus le gouvernement refuse de trouver des solutions au problème de la dette », a réagi un porte-parole de la CGT-Cheminots (premier syndicat à la SNCF). « On a le sentiment que le gouvernement lâche le ferroviaire à six mois de la présidentielle et laisse le bébé au suivant », a renchéri Roger Dillenseger, secrétaire général de l’Unsa-ferroviaire (deuxième syndicat), pour qui « les engagements de l’Etat stratège ne sont pas respectés ». D’autres éléments clés de la réforme de 2014 n’ont toujours pas été mis en oeuvre, notamment le décret sur la « règle d’or », qui fixera un plafond à la dette de SNCF Réseau. La loi Macron d’août 2015 avait précisé que ce seuil ne pourrait pas dépasser 18 fois le résultat opérationnel de l’entreprise. Un niveau allègrement pulvérisé selon l’ancien gendarme du rail, Pierre Cardo, qui signalait avant son départ en juillet que ce ratio s’établissait déjà à 22 fin 2015. 

(Avec AFP et la Tribune)

 

Un gouvernement de millionnaires. (Mélenchon)

Un gouvernement de millionnaires. (Mélenchon)

 

 

On peut ne pas être d’accord avec eux Mélenchon mais force est de constater que certaines de ses critiques sont pertinentes. Exemple lorsqu’il constate que la France est gouvernée par des millionnaires (14 membres du gouvernement le sont et on ne compte pas Cahuzac). Pas vraiment une sociologie à l’image de ceux  que les socialistes sont supposés représenter. Samedi 10 septembre, sur le plateau en direct de l’émission On n’est pas couchéJean-Luc Mélenchon répond aux questions de Laurent Ruquier et ses deux chroniqueurs Vanessa Burggraf et Yann Moix. L’entretien en vient à discuter du budget de l’État, de  l’argent dont dispose l’Élysée pour redresser la France, et de la façon dont les richesses du pays sont partagées entre les différentes forces de la société. Et en la matière, le leader du mouvement la France insoumise estime que les membres du gouvernement sont à blâmer… Un gouvernement composé de fortunes bien trop importantes selon l’homme politique. En pleine diatribe sur la question, le candidat à l’élection présidentielle de 2017 en profite pour tacler sèchement l’entourage ministériel de François Hollande, et un individu en particulier : « Il y a quatorze millionnaires au gouvernement. Ah non, il n’y en a plus que treize, parce que Macron est parti« .  Jean-Luc Mélenchon critiquait-il l’opulence généralisée des membres du gouvernement ou visait-il plus particulièrement Emmanuel Macron ? S’il ne s’est pas étendu sur le sujet, il n’a pour autant jamais caché son opinion sur l’ancien ministre de l’Économie. Lorsque ce dernier avait annoncé son départ du gouvernement, le candidat du mouvement La France insoumise l’avait qualifié de « monstre » politique sur son compte Twitter.

Burkini : le maillot qui divise le gouvernement

Burkini : le maillot qui divise le gouvernement

 

Opération réussie pour les intégristes qui avec le burkini sont parvenus à installer la polémique au sein même du gouvernement dont plusieurs membres ont pris leurs distances avec la multiplication des arrêtés d’interdiction soutenus par Manuel Valls. François Hollande, lui, n’a pas voulu se mouiller et a indirectement évoqué la question en marge d’une réunion de sociaux-démocrates européens dans les Yvelines, en appelant tous les citoyens à « se conformer aux règles », sans « provocation ni stigmatisation ». Le débat enfle depuis fin juillet. Au nom de risques de troubles à l’ordre public, plusieurs dizaines de maires, la plupart de droite, ont pris des arrêtés interdisant cette tenue de bain couvrante, utilisée par des musulmanes pratiquantes. Le Conseil d’Etat, plus haute juridiction administrative française, se prononcera vendredi à 15H00 sur une demande de suspension en urgence de l’un de ces arrêtés, pris par la mairie de Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes). La prolifération des arrêtés anti-burkini « n’est pas bienvenue », a estimé sur Europe 1 la ministre de l’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem. « Jusqu’où va-t-on pour vérifier qu’une tenue est conforme aux bonnes moeurs ? » « Je pense qu’il y a une dérive qui est dangereuse, une dérive politique, puisque ces arrêtés ont été pris par des responsables politiques », a-t-elle ajouté, tout en déplorant que cela « libère la parole raciste ». Dans un texte publié sur son site internet, la ministre de la Santé Marisol Touraine a lancé pour sa part une mise en garde contre une « polémique de tous les dangers ». « Faire comme si, en se baignant voilée ou en restant habillée sur une plage, on menaçait en soi l’ordre public et les valeurs de la République, c’est oublier que ces valeurs doivent précisément permettre à chacun de ne pas renier son identité », dit-elle. « La laïcité (…) ne doit pas devenir le fer de lance d’une stigmatisation dangereuse pour la cohésion de notre pays. » Le Premier ministre a pour sa part réaffirmé son soutien aux arrêtés anti-burkini : « Ils ont été pris à un moment donné, dans des plages du sud de la France, quelques jours après les attentats de Nice dans un contexte particulier », a dit Manuel Valls sur BFM TV, récusant le terme de « dérive ». Quant à la libération de la parole raciste évoquée par sa ministre de l’Education nationale, il a estimé que c’était « une mauvaise interprétation », car « ces arrêtés ont été pris au nom-même de l’ordre public ». Une mise au point critiquée par le député socialiste « frondeur » Yann Galut qui l’a accusé sur Twitter de « diviser les Français, la gauche » et son propre gouvernement. Quant à la maire PS de Paris, Anne Hidalgo, elle a déploré une « hystérie médiatique et politique qu’il faut arrêter ». Les arrêtés anti-burkini, largement soutenus à droite, nourrissent dans la communauté musulmane la crainte d’une stigmatisation. Le président du Conseil français du culte musulman (CFCM) a ainsi été reçu mercredi à sa demande par le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, qui lui a assuré que les principes de l’État de droit seraient respectés.

(Avec Reuters)

Report du brexit par le gouvernement britannique en 2019

  • Report du brexit par le gouvernement britannique en 2019

 

 

Comme attendu, le gouvernement britannique n’est pas pressé  de sortir de l’union européenne ; en cause évidemment,  le résultat surprise du brexit  et l’impréparation totale des dirigeants pour négocier un nouvel accord commercial avec l’union européenne. Le report en 2009 est envisagé pour tenir compte des élections qui se tiendront en France et en Allemagne en 2017. En clair on pourrait attendre ces élections pour négocier réellement. Cela d’autant plus qu’on a complètement sous-estimé la complexité des discussions. Selon le Sunday Times, des ministres ont prévenu en privé des responsables de la City de Londres que l’ouverture des négociations pourrait n’intervenir que fin 2017, ce qui reporterait la sortie du Royaume Uni de l’Union européenne d’un an. Le départ effectif de la Grande-Bretagne de l’Union européenne pourrait être reporté à fin 2019 en raison des difficultés que rencontre l’administration britannique et des élections en France et en Allemagne, selon le Sunday Times. Le gouvernement de la première ministre Theresa May a indiqué qu’il comptait invoquer l’article 50 du Traité de Lisbonne au début de 2017. Le recours à cet article ouvre une période de négociations de deux ans au terme de laquelle le pays concerné quitte l’Union. Ce qui pour un déclenchement début 2017 signifierait un départ effectif début 2019. Mais selon le Sunday Times, des ministres britanniques ont prévenu en privé de hauts responsables du secteur financier de la City de Londres que le recours à l’article 50 pourrait n’avoir lieu que vers la fin de 2017, ce qui reporterait le Brexit à fin 2019. «Des ministres pensent à présent que le déclenchement pourrait être repoussé à l’automne 2017», a déclaré au journal une source de la City disant avoir parlé de la question avec deux ministres. «Ils n’ont pas l’infrastructure pour les gens qu’ils doivent engager» en vue des négociations, selon cette source. «Ils disent qu’ils ne savent même pas quelles sont les bonnes questions à poser lorsqu’ils commenceront finalement à négocier avec l’Europe». Theresa May, elle-même, en déplacement à Paris à la fin du mois de juillet, avait exprimé son intention de ne pas se précipiter, afin de prendre le temps de clarifier les objectifs de Londres. Elle avait même évoqué une période de «six mois» à mettre à profit. Un rapport parlementaire a accusé le gouvernement sortant de David Cameron de «grossière négligence» pour avoir refusé de se préparer à l’éventualité du Brexit. À la suite du référendum du 23 juin lors duquel les Britanniques se sont prononcés majoritairement pour la sortie de la Grande-Bretagne de l’UE, Theresa May, qui a succédé à David Cameron, a créé un ministère chargé de superviser les discussions sur le Brexit. Mais le ministre, David Davis, n’aurait engagé jusqu’à présent que la moitié environ du personnel dont il va avoir besoin. Un autre ministère, celui du Commerce international, dirigé par Liam Fox, est lui aussi confronté à la nécessité de recruter rapidement de nombreux experts, car il ne dispose actuellement que d’une poignée de négociateurs expérimentés. Par ailleurs, un membre non identifié du cabinet britannique a déclaré au Sunday Times que les calendriers électoraux de la France et de l’Allemagne posaient «certaines difficultés». Les deux tours de l’élection présidentielle française se tiennent le 23 avril et le 7 mai 2017, et des élections fédérales auront lieu en Allemagne à l’automne 2017.

 

Patrimoine du gouvernement : De nombreux ministres millionnaires

Patrimoine du gouvernement : De nombreux ministres millionnaires

Dans le gouvernement socialiste 14 ministres sur 39 sont millionnaires, le signe sans doute du décalage avec la sociologie des électeurs supposés de gauche. D’une certaine manière c’est un peu le drame de ce gouvernement composé en majorité de responsables relativement fortunés et de hauts fonctionnaires. Pas étonnant que ce gouvernement est un peu de mal à saisir les réalités socio-économiques et sociétales. Comment pourrait-on comprendre les difficultés d’un salarié au SMIC, d’un chômeur ou d’un résident dans un quartier sensible ? On objectera sans doute qu’à droite la situation est encore pire à la différence près que la droite ne cache nullement sa défense des intérêts des plus nantis. La Haute autorité pour la transparence de la vie publique (Hatvp) révèle sur son site les déclarations de patrimoine des membres du gouvernement. En effet, un remaniement ministériel ayant eu lieu en février, les déclarations des nouveaux membres du gouvernement ont été ajoutées à celles existantes. Un classement établi par les Décodeurs du journal Le Monde permet de se rendre compte des disparités de patrimoines suivant les ministres et secrétaires d’Etat. Dans le top 3, on retrouve tout d’abord Jean-Michel Baylet (ministre de l’aménagement du territoire) avec 8,7 millions d’euros de patrimoine, suivi par Jean-Marie Le Guen, (ministre des relations avec le parlement) avec 4,1 millions d’euros puis André Vallini (secrétaire d’Etat chargé du développement et de la francophonie) avec 2,88 millions d’euros. Au total, sur les 39 membres du gouvernement, 14 ont déclaré un patrimoine supérieur à 1 million d’euros. A l’autre bout du classement, cinq ministres ou secrétaires d’Etat affichent un patrimoine inférieur à 100.000 euros. Le premier Ministre, Manuel Valls, ne possède ainsi « que » 44.000 euros de patrimoine. Emmanuelle Cosse, ministre du logement, ferme la marche avec 27.000 euros de patrimoine. Pour rappel, la Hatvp a vu le jour en 2013, après le scandale lié à l’affaire Jérôme Cahuzac, qui avait menti sur la détention d’un compte en Suisse. L’autorité indépendante peut demander l’aide du fisc pour vérifier si les déclarations de patrimoine des élus (membres du gouvernement, sénateurs, députés) et responsables publics correspondent bien à la réalité. Selon la Hatvp, plus de 10.000 personnes ont dû remplir une déclaration depuis sa création. Concernant les sanctions, l’autorité rappelle sur son site que « le fait pour une personne de ne pas déposer une déclaration de patrimoine, d’omettre de déclarer une partie importante de celui-ci ou d’en fournir une évaluation mensongère est puni d’une peine de 3 ans de prison et de 45 000 euros d’amende« . Plusieurs élus ont déjà été épinglés comme Yamina Benguigui, ex-ministre de la Francophonie, ou plus récemment Henri de Raincourt, sénateur Les Républicains.

Gouvernement d’union nationale : 67% des Français pour

Gouvernement d’union nationale : 67% des Français pour

 

Si les Français ne font pas confiance au gouvernement pour lutter avec efficacité contre le terrorisme, ils ne font pas davantage crédit à la droite des Républicains. D’où leur souhait d’un gouvernement d’union nationale soutenue par 67 % dans un sondage de l’IFOP. Le crédit en François Hollande « pour faire face et lutter contre le terrorisme » s’est érodé avec la succession des tragédies. Ils sont 35% à lui accorder leur confiance, selon notre sondage IFOP-JDD. C’est un peu au-dessus des 33% comptés juste au lendemain de l’attentat sur la promenade des Anglais, mais en-dessous des 50% de novembre (Bataclan, terrasses, Stade de France) et des 51% de janvier 2015 (Charlie Hebdo, Hyper Cacher). Malgré cette dégradation de l’opinion, six Français sur dix considèrent que Les Républicains, s’ils étaient au pouvoir, ne feraient pas mieux dans la lutte contre le terrorisme. Conséquence : l’idée d’un gouvernement d’union nationale dans ces circonstances rassemble l’avis favorable de deux Français sur trois (67%).

 

(Avec le JDD)

 

Le gouvernement s’en remet aux partenaires sociaux pour les CDD

Le gouvernement s’en remet aux partenaires sociaux pour les CDD

 

Selon les chiffres officiels, les CDD ont représenté 87% des embauches en 2015, 70% d’entre eux étaient de moins d’un mois et la moitié de ces derniers de moins d’une semaine. Du coup le gouvernement avait déclaré qu’il entendait surtaxer ses contrats de faible durée. Mais devant la réaction du patronat, le gouvernement fait marche arrière et renvoie la discussion dans le cadre de la négociation sur la nouvelle convention Unedic. En clair le gouvernement botte en touche en laissant les partenaires sociaux se débrouiller d’une question sur laquelle ils sont en désaccord complet. Le gouvernement reste déterminé à enrayer l’inflation des contrats de travail de très courte durée mais s’en remettra aux partenaires sociaux pour les modalités, a déclaré mercredi la ministre du Travail, Myriam El Khomri. La question de ces contrats à durée déterminée (CDD) très courts, dont l’utilisation par les entreprises, en alternance avec des périodes de chômage indemnisé, explose en France, est au cœur d’un double bras de fer. Il oppose d’une part le gouvernement et les organisations patronales, que la simple évocation d’une « surtaxation des CDD » fait bouillir, et d’autre part le patronat et les syndicats, qui font du traitement des contrats courts une priorité des négociations sur une nouvelle convention d’assurance chômage. Medef et CGPME menacent de se retirer de ces négociations si le gouvernement impose une telle « surtaxation » dans le cadre du très contesté projet de loi réformant le marché du travail, dont l’examen a débuté mardi à l’Assemblée. Interrogée lors des questions d’actualité à l’Assemblée nationale, Myriam El Khomri a tenté de rassurer ces organisations patronales. « Nous ne parlons pas de surcotisation, nous parlons de modulation », a-t-elle expliqué. Quant aux modalités pratiques, elles « relèvent et relèveront toujours des partenaires sociaux ».  La ministre a ainsi confirmé des propos tenus quelques heures plus tôt sur BFM TV par le secrétaire d’Etat chargé des Relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen. « Nous ne déciderons pas d’une façon unilatérale cette mesure, ça n’a jamais été notre intention », avait-il dit. Une loi du 14 juin 2013 prévoit déjà que des accords entre les partenaires sociaux sur l’assurance chômage « peuvent majorer ou minorer les taux de contributions (patronales), en fonction de la nature du contrat de travail, de sa durée, de son motif, de l’âge du salarié ou de la taille de l’entreprise ». C’est ce que prévoit de fait la convention Unedic de 2014 pour un nombre limité de catégories de contrats, qui écarte notamment tout ce qui relève de l’intérim. Ce périmètre s’est révélé trop limité pour enrayer un recours croissant aux contrats de très courte durée devenu dans certains secteurs un mode de gestion de la main d’oeuvre, dont le coût pour l’Unedic est estimé à environ six milliards d’euros par an. L’économie « a besoin des CDD », a souligné la ministre du Travail. Mais le gouvernement veut donner un « signal politique » contre cette « hyperprécarité » en rendant obligatoire la modulation des cotisations patronales, a-t-elle ajouté.

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(Avec Reuters)

Sondage : neuf Français sur 10 condamnent la politique économique du gouvernement

Sondage : neuf Français sur 10 condamnent la politique économique du gouvernement

 

Un jugement cinglant à l’égard du gouvernement avec ce selon un sondage Odoxa pour Les Echos   et Radio Classique auprès où  87% des Français qui jugent la politique économique du gouvernement « plutôt mauvaise » ou « très mauvaise ». Un chiffre préoccupant pour le chef de l’Etat à un an de la présidentielle et de sa possible candidature pour un nouveau mandat, note Gaël Sliman, président d’Odoxa. A titre de comparaison, en mars 2011, sous Nicolas Sarkozy, 75% des Français jugeaient sa politique économique « mauvaise ». Ce chiffre de mars 2016 est très proche de celui de décembre 2014, rappelé par Odoxa, quand 86% des sondés avaient une mauvaise opinion de la politique économique. Une majorité de Français estime que les grands gagnants de cette politique sont les chefs d’entreprise (58%), suivis des salariés du secteur public (44%) puis des chômeurs (40%). Pour autant, le ministre de l’Economie Emmanuel Macron reste apprécié: 61% des Français le préfèrent à Manuel Valls, contre 34% qui préfèrent ce dernier. Une nette amélioration par rapport à novembre 2015, où ils étaient 48% à le préférer au chef du gouvernement, contre 46% se disant en faveur de M. Valls. Enfin, 86% des personnes interrogées ne croient pas en la volonté réformatrice du gouvernement en 2016 et estiment que ce sera une année blanche en termes de réformes.

Brésil: Lula nommé au gouvernement pour échapper à la justice

Brésil: Lula nommé au gouvernement pour échapper à la justice

Pour éviter à Lula, ancien président du Brésil, d’être poursuivi par la justice pour corruption la présidente du Brésil a nommé l’intéressé au gouvernement ; un gouvernement complètement englué dans la crise économique et dans les affaires qui touchent y compris la présidente. Des écoutes téléphoniques ont d’ailleurs confirmé que cette nomination visait bien à échapper aux poursuites judiciaires. Lula   »assumera le poste de ministre d’Etat, chef de la Maison civile », a annoncé la présidence. Il s’agit du poste le plus élevé du gouvernement, à cheval entre des fonctions de chef de cabinet et de Premier ministre, qui confèrera à Lula un rôle de tout premier plan. L’icône de la gauche brésilienne échappe par la même occasion à la menace d’un placement en détention par le juge chargé de l’enquête sur l’énorme scandale de corruption Petrobras, qui le soupçonne de corruption et blanchiment d’argent. Les ministres ne peuvent en effet répondre pénalement de leurs actes que devant le Tribunal suprême fédéral (STF), en charge du dossier politique de l’affaire. Jaques Wagner qui va rejoindre le cabinet personnel de la présidente a annoncé que Lula assumerait officiellement ses fonctions mardi prochain.

(Avec Challenges)

Loi travail : les reculs du gouvernement

Loi travail : les reculs du gouvernement

 

Le principal recul du gouvernement concerne sans doute la possibilité donnée aux employeurs d’appliquer le forfait jour de manière unilatérale pour les entreprises de moins de 50 salariés. Du coup les représentants de la CGPME remonter contre cette modification qui permettait avec la modulation du temps de travail de remettre en cause la durée actuelle de ce travail. L’autre disposition important concerne le licenciement économique dont les tribunaux continueront d’apprécier le bien fondé.  La disposition prévoyant de limiter au seul champ hexagonal l’examen de l’opportunité de licenciements économiques serait maintenue mais le juge pourra vérifier que les multinationales n’organisent pas artificiellement leurs difficultés économiques sur le territoire français pour licencier. Par ailleurs, les critères justifiant un licenciement économique restent les mêmes que dans le texte initial, notamment les quatre trimestres consécutifs de baisse du chiffre d’affaires et les deux trimestres consécutifs de perte d’exploitation.  La modulation du temps de travail: elle pourra relever en partie de l’employeur mais sur deux mois alors que le texte de projet de loi ne prévoyait pas de limite et une décision unilatérale de l’employeur. Concernant la formation : le nouveau projet prévoit de relever le plafond du compte personnel de formation (CPF) de 150 à 400 heures pour les salariés sans diplôme, ce qui leur permettra «d’accéder à un niveau supplémentaire de qualification tous les 10 ans», selon Manuel Valls. Le CPF, entré en vigueur en janvier 2015, n’est aujourd’hui accessible qu’aux salariés et demandeurs d’emploi du secteur privé.  Enfin une mesure assez fondamentale concernant les jeunes ;  le nouveau texte prévoit une généralisation de la garantie jeunes, qui deviendra un droit personnel et universel pour tous les jeunes sans emploi ni formation. Le gouvernement souhaitait initialement atteindre 100.000 jeunes en garantie jeunes en 2017. Ce dispositif expérimental offre, pour une durée d’un an, un accompagnement renforcé, des périodes en entreprise et une allocation mensuelle de 450 euros.

 

 

Loi Travail : les probables amendements du gouvernement

Loi Travail : les probables amendements du gouvernement

Le gouvernement s’apprête à procéder à trois modifications essentielles pour tenter de rallier les syndicats réformistes. La première mesure concerne le champ géographique pris en compte pour le licenciement économique, la seconde la suppression du plafond des indemnités enfin  la question du forfait jour. D’autres modifications seront également effectuées sur d’autres points un  peu moins stratégiques.  Sur la question du licenciement économique, On assisterait à un retour à la case départ. Alors que l’avant-projet de loi El Khomri prévoyait que les difficultés économiques – baisse du chiffre d’affaires pendant au moins deux trimestres – et le besoin de maintenir la compétitivité pourraient à l’avenir se faire en appréciant la situation au niveau de la seule entreprise, ce ne serait finalement pas le cas. C’est au niveau du groupe, s’il y en a un, que cela continuera de se faire, y compris lorsqu’il existe des implantations en dehors du sol national. Sur les indemnités prud’homales le plafond serait simplement supprimé. Rappelons que l’idée était, en cas de licenciement abusif constaté par un conseil de prud’hommes, de fixer un plafond (entre 2 mois et 15 mois de salaire selon l’ancienneté du salarié) aux dommages et intérêts que peut allouer au salarié la juridiction prud’homale. Selon une source gouvernementale, ce plafond devrait disparaitre au profit d’un mécanisme incitant à encourager la phase de conciliation entre l’employeur et le salarié qui a saisi la justice prud’homale. Depuis la loi de juin 2013, il existe en effet un barème fixant les dommages et intérêts qui peuvent être accordés à un salarié qui accepte un compromis devant le bureau de conciliation et d’orientation(BCO) du conseil de prud’hommes. Ce barème, toujours selon nos informations, pourrait être revalorisé (il varie entre 2 mois et 15 mois de salaire… après 25 ans d’ancienneté) pour le rendre nettement plus attractif et favoriser la conciliation au dépens du jugement. Concernant le forfait jour, il ne sera pas finalement possible dans une PME  de conclure directement une « convention de forfait jours » avec un salarié. L’avant projet de loi El Khomri prévoyait en effet qu’une telle conclusion serait possible, même en l’absence d’accord d’entreprise, jusqu’ici nécessaire pour appliquer le dispositif des forfaits jours. Finalement, les PME dans l’impossibilité de conclure un tel accord devront encourager le mandatement de l’un de leurs salariés par un syndicat pour pouvoir conclure des forfaits jours. Enfin, d’autres points devraient connaître des évolutions. Ainsi, il ne serait finalement pas possible de faire travailler un apprenti mineur, sans l’autorisation préalable de l’inspecteur du travail. Le Compte personnel d’activité (CPA) pourrait inclure les éventuels compte épargne temps. Enfin, des garde-fous seraient apportés à l’inversion de la hiérarchie des normes. En d’autres termes, les accords d’entreprise ne pourraient pas, aussi facilement que cela était initialement envisagé, ne pas tenir compte d’éventuels accords de branche. , les modifications apportées à ce texte, si elles se confirment, devraient permettre de maintenir les syndicats du camp réformiste (CFDT, CFTC, CFE-CGC et Unsa) en dehors de la mobilisation contre le texte. 

Sondage crise agricole : près de 70 à 80 % des Français condamnent le gouvernement

Sondage crise agricole : près de 70 à 80 % des Français condamnent le gouvernement

 

Sur trois points fondamentaux les Français sont en désaccord avec le gouvernement selon les résultats de la 14ème vague de l’Ecoscope, baromètre économique mensuel réalisé par OpinionWay dont rendent  compte Le Figaro et BFM Business il y a d’abord la condamnation du ministre de l’agriculture Stéphane le Foll, une personnalité pourtant compétente mais qui paraît de plus en plus à la fois usée et désabusé. La seconde critique concerne la nature des mesures prises par le gouvernement, des mesures d’aide alors que les agriculteurs veulent surtout des prix couvrant les coûts de production. Enfin les Français (75%) ouvrent des perspectives en se disant prêt à payer un peu plus cher la viande et de lait sous réserve sans doute d’une régulation et d’un étiquetage qui rendent  compte de la qualité et de l’origine des produits. Conclusion les Français rejoignent le point de vue des acteurs qui consistent à vouloir une meilleure rémunération des productions et non pas des aides. 73 % des Français ont un jugement négatif vis-à-vis du ministre de. Même les électeurs socialistes ont, certes à une courte majorité (51%), une mauvaise opinion du ministre de l’Agriculture. Par ailleurs  les Français ne sont pas d’accord avec les mesures annoncées par le ministre de l’Agriculture pour tenter de résoudre la crise agricole (baisse de sept points des cotisations patronales, année blanche sociale pour les agriculteurs à faible revenu, réunion d’urgence à Bruxelles…). Près de huit sur dix (78% t) jugent ainsi qu’elles ne vont pas dans le bon sens, ou à l’opposé seuls deux sur cinq approuvent la politique du gouvernement en la matière.  83% des Français jugent que le ministre de l’Agriculture n’agit pas assez. Même les proches du PS sont insatisfaits puisque 34% seulement d’entre eux jugent le gouvernement en fait assez pour venir en aide aux agriculteurs… Résultat, 87% des Français comprennent la colère actuelle des agriculteurs et 69% le soutiennent.

 

Cuvillier (PS): pas sûr de voter la confiance au nouveau gouvernement !

Cuvillier (PS): pas sûr de voter la confiance au nouveau gouvernement !

visiblement la composition du nouveau gouvernement n’a pas permis de rassembler tous les sceptiques et les opposants au sein du PS. Frédéric Cuvillier, député du Nord, ancien secrétaire d’État aux transports, n’est pas certain de voter la confiance à ce nouveau gouvernement : « Il y a effectivement un gouvernement présenté comme élargi et composé à l’occasion d’un exercice partiellement maîtrisé. Aujourd’hui, dans cette période extrêmement sensible, on observe une forte désapprobation populaire. Il ne me paraîtrait donc pas anormal que le gouvernement, pour qu’il soit réellement fort comme il entend l’être, demande aux députés un nouveau vote de confiance, comme c’est la tradition républicaine.  S’il devait y avoir un vote de confiance, j’attendrais la déclaration de politique générale du ­Premier ministre. Les signaux donnés jusqu’ici montrent que la compréhension de l’action de l’exécutif n’est pas totale. ». Une critique qui vient s’ajouter à celles concernant l’organisation d’un référendum sur la question de l’aéroport de Notre-Dame des Landes. L’ancien secrétaire d’État aux transports connaît parfaitement le dossier, il sait que  juridiquement le président de la république ne peut décider d’un référendum local : « ce référendum pose davantage de problèmes qu’il en résout » complète Frédéric Cuvillier qui ajoute que l’utilisation du référendum serait beaucoup plus utile sur la question de la déchéance de nationalité. Une manière) de critiquer deux fois le gouvernement. Une fois par rapport aux tergiversations interminables concernant la déchéance de nationalité, une autre fois sur la question suivante de Notre-Dame des Landes. Un projet d’intérêt national qui ne peut évidemment être décidé uniquement par des populations locales sinon ce serait rendre incohérent le schéma national d’infrastructures.

Un nouveau gouvernement de campagne électorale

Un nouveau gouvernement de campagne électorale

Le nouveau gouvernement n’a évidemment pas pour objet de gérer le pays mais pour principal fonction de préparer la campagne électorale de François Hollande. L’élargissement vise d’abord à cadenasser les oppositions de gauche. Au sein du PS l’influence des frondeurs commençait à peser dangereusement d’autant plus que des poids-lourds soutenaient la contestation. Parmi ces poids-lourds Jean-Marc Ayrault dont les critiques étaient de plus en plus vives vis-à-vis du gouvernement et qui en même temps réglait des comptes avec Manuel Valls. Jean-Marc Ayrault s’était même permis ces derniers temps de contester l’utilité de la déchéance de nationalité. Du coup, la réintégration de Jean-Marc Ayrault au sein du gouvernement permettra de s’assurer du soutien d’une cinquantaine de députés socialistes tentés ces derniers temps de rejoindre les frondeurs. Pour Martine Aubry la question était moins urgente. Après la défaite sanglante des amis de Martine Aubry aux élections régionales, cette dernière se trouve considérablement affaiblie. En outre la sensibilité de gauche qu’elle veut afficher se trouve discréditée par le fait qu’elle est contrainte de travailler avec le président de droite de la région. En fait,  François Hollande a réuni au sein de son gouvernement ceux qui sont susceptibles de lui apporter son soutien pour les présidentielles de 2017. François Hollande a élargi jeudi l’assise du gouvernement de Manuel Valls à un peu plus d’un an de l’élection présidentielle en y incluant l’ex-Premier ministre Jean-Marc Ayrault, trois écologistes et le président du Parti radical de gauche. Dans cette équipe de 38 membres – 18 ministres et 20 secrétaires d’Etat – les ministères de l’Economie, des Finances, de la Défense et de l’Intérieur ne changent pas de gestionnaire, signe d’un souci de stabilité dans une période marquée par les menaces d’attentat et un chômage record.   »C’est un gouvernement qui doit agir, réformer, avancer », a déclaré François Hollande sur TF1 et France 2 en soulignant qu’il avait été « élargi » avec l’entrée d’écologistes – dont il a dit avoir « toujours » souhaité le retour – et du patron du Parti radical de gauche Jean-Michel Baylet. Jérôme Fourquet, directeur du département opinion de l’IFOP, insiste sur l’élargissement de l’assise de la majorité. « Le message que veut envoyer François Hollande, c’est sa volonté d’élargir sa base au premier tour de la présidentielle en essayant d’agréger au PS des alliés », a-t-il dit à Reuters. « Il essaye d’élargir sa base au-delà du PS, pour lutter contre les velléités d’autres candidatures (à gauche) et rassembler le plus possible autour de sa candidature. » Gaël Sliman, président d’Odoxa, est très critique, estimant que le nouveau gouvernement manque de cohérence. « C’est une occasion gâchée de donner un sentiment de rebond ou d’élan et la présence d’Ayrault, qui a plombé l’exécutif et François Hollande au début du quinquennat, renforce l’idée d’un profond immobilisme. C’est un mauvais signal, même si les gens n’en attendaient pas grand-chose », a-t-il dit.

 

(Avec Reuters).

Nouveau gouvernement : 38 ministres pour quoi faire ?

 

Nouveau gouvernement : 38 ministres pour quoi faire ?

L’élargissement du nouveau gouvernement est surtout quantitatif, on comptera désormais 38 membres dont 18 ministres et 20 secrétaires d’État. Beaucoup de portefeuilles de ministres seront relativement virtuels, ils n’existent que pour montrer la volonté d’élargissement des sensibilités politiques susceptibles de soutenir François Hollande pour les élections de 2017. La France est déjà l’un des pays qui compte le plus de députés et de sénateurs : plus de 900 au total. On compte 348 sénateurs en France alors qu’il n’y en a qu’une centaine aux États-Unis. Finalement ce gouvernement est à l’image de la bureaucratie qui étouffe la compétitivité et l’initiative. Ces 900 parlementaires pour combler leur vide existentiel ne cessent  de produire des cathédrales législatives qui progressivement ligotent l’économie. Pas étonnant, si on peut compter plus de 10 000 lois, plus de 100 000 décrets sans compter les circulaires et autres arrêtés ministériels. Il faut y ajouter la réglementation territoriale (région, département, communauté de communes, commune).  Cette obésité de l’appareil politique génère aussi  celle de l’appareil administratif. Du coup, il ne faut pas s’étonner si la France est engluée, assommée, paralysée par la fiscalité d’une part, par les procédures bureaucratiques d’autre part. Il est évident que 12 ou 15 ministres seraient bien suffisants surtout si l’on recherche la cohérence et l’efficacité. En France, l’État est dirigé par quatre couches qui se superposent  et font évidemment souvent double emploi. Il y a d’abord la présidence de la république avec un peu moins d’un millier de salariés et collaborateurs. Il y a le Premier ministre qui lui aussi avec ces quelques centaines de conseillers qui  surveillent les ministères. Il y a les cabinets des ministres avec évidemment aussi des collaborateurs. Enfin les administrations centrales avec des milliers et des milliers de fonctionnaires. Le coût de fonctionnement de cet appareil politique et administratif est évidemment énorme mais le pire c’est que cela  génère un système bureaucratique qui explique  que la France soit l’un des pays les plus réglementés et à la fiscalité la plus élevée dans le monde.

Gouvernement : démission de Christiane Taubira, sale coup pour Hollande

Gouvernement : démission de Christiane Taubira, sale coup pour Hollande

 

Un communiqué officiel annonce la démission de Christine Taubira. De toute évidence un sale coup pour François Hollande qui souhaitait garder l’intéressé pour rééquilibrer son image à gauche. On sait depuis longtemps que Christiane était en désaccord avec le gouvernement de Manuel Valls sur un certain nombre de mesures sécuritaires. Elle s’était d’ailleurs clairement exprimée contre la déchéance de nationalité, elle était aussi en désaccord sur certaines dispositions de l’état d’urgence. Du coup, Valls avait décidé de prendre sa place pour présenter les orientations sur ce sujet devant le Parlement. D’une manière plus générale depuis déjà un certain temps,  Christiane Taubira avait pris ses distances avec une politique générale considérée comme  trop libérale en matière d’économie et trop autoritaire en matière de sécurité. Cette démission soudaine risque de contribuer à déstabiliser un peu plus la candidature de François Hollande en 2017. Il n’est d’ailleurs pas impossible que l’intéressée envisage de se présenter pour l’échéance présidentielle à venir,  comme elle l’avait fait face à Jospin, ce qui par parenthèse avait contribué à la défaite de l’ancien Premier ministre. La gauche de la gauche qui était en recherche d’un leader crédible pourrait rapidement se placer sous la bannière de Christine Christiane Taubira. En prenant sa distance avec le gouvernement Christiane Taubira se met en posture de représenter cette gauche en particulier si François Hollande devait retirer sa candidature. Christiane Taubira était devenue en réalité la caution de gauche d’un gouvernement à l’orientation de plus en plus libérale dans le domaine économique et de plus en plus ferme sur le plan sécuritaire. Cette démission réjouira sans doute la droite qui réclamait depuis longtemps la démission de Christine Taubira mais elle risque de mettre François Hollande dans une position particulièrement délicate vis-à-vis de la mouvance plus gauchiste du PS mais aussi d’autres partis comme les écolos ou le PC. 

Un changement de gouvernement pour quoi faire ?

Un changement de gouvernement pour quoi faire ?

Les Français sont de moins en moins nombreux à souhaiter un  changement de gouvernement non  pas qu’ils soutiennent la politique de celui qui est en place (une politique contestée par 75 %)  mais simplement parce qu’ils ne voient pas l’intérêt de changer l’équipe actuelle. Par ailleurs les Français enquêtés ne souhaitent pas de changement de Premier ministre. Il  Faut donc s’attendre à une légère adaptation avec le départ de Laurent Fabius au conseil constitutionnel, l’élargissement du portefeuille de Macron et peut-être Sapin aux affaires étrangères. Un poste que Ségolène Royal souhaiterait bien occuper mais Hollande se méfie de ses frasques surtout dans un contexte géo politique relativement complexe voire dangereux. Il y a un an les Français étaient près de 80 % à souhaiter ce changement de gouvernement, ils ne sont plus que 54% favorables à ce scénario, rapporte un sondage BVA pour Orange et iTélé, publié ce samedi 23 janvier. Dans le détail, l’étude rapporte que les sympathisants FN (84%) et « Les Républicains » (66%) sont favorables à une écrasante majorité à un remaniement, les sondés « à gauche du PS » sont 55% à souhaiter un changement. En revanche, les deux tiers des sympathisants PS (67%) et EELV (52%) sont majoritairement opposés à un changement de gouvernement. Toutefois, le sondage rapporte que les Français excluent la possibilité d’un changement de Premier ministre, alors qu’ils étaient 69% à souhaiter son départ en mars 2014, au moment des élections municipales. A la question, « François Hollande devrait-il changer de Premier ministre ?« , 60% des sondés répondent non. Ainsi, ce scénario est rejeté par la quasi-totalité des sympathisants PS (85%) mais également par les deux tiers des sympathisants de droite (67%) et 64% pour les sondés proches des Républicains. Sans surprise, les sympathisants de « la gauche du PS » sont une majorité à désirer son départ de Matignon (54%), souhait qu’ils partagent avec 66% des personnes se disant proches du Front national. Enfin, dernier enseignement de l’étude et non des moindres, seuls trois ministres de l’actuel gouvernement bénéficient d’une opinion favorable : Emmanuel Macron (54% de « très bonnes opinions » ou « plutôt bonnes »), Bernard Cazeneuve (52%) et Jean-Yves Le Drian (52%). Les autres ministres suscitent des opinions plus contrastées ou clivantes, comme Christiane Taubira.

Déchéance de nationalité :  » Taubira doit quitter le gouvernement », (Bayrou)

Déchéance de nationalité :  » Taubira doit quitter le gouvernement », (Bayrou)

À juste titre François Bayrou considère que les propos de Christiane Taubira sur le caractère dérisoire de la déchéance de nationalité doivent amener la ministre de la justice à quitter le gouvernement ou à se rétracter. Christiane Taubira continue e effet  d’exprimer son hostilité vis-à-vis de la déchéance de nationalité pour les Français binationaux condamnés pour des actes de terrorisme. Selon la ministre de la Justice, cette mesure phare de la réforme constitutionnelle « n’est pas souhaitable » et fait preuve d’une efficacité « absolument dérisoire ». Pour François Bayrou, cette « situation est intenable ». Au micro de RTL, le maire de Pau estime que « cette crise gouvernementale doit se trancher soit par le fait que Christiane Taubira retire ses propos, soit qu’elle quitte le gouvernement« .

Sondage : Les Français doutent des mesures antiterroristes du gouvernement

Sondage : Les Français doutent des mesures antiterroristes du gouvernement

Les Français ne sont pas dupes, certes ils approuvent à une majorité écrasante la mesure de déchéance de la nationalité. Pour son symbole sans doute mais aussi pour l’espoir que cette disposition constitutionnelle nouvelle pourra influencer le retour régalien dans le domaine du terrorisme et peut-être plus généralement dans celui de la criminalité. En bref on approuve l’orientation tout en nous nourrissant le plus grand doute sur l’efficacité des mesures concrètes qui pourraient en découler. Dans la lutte contre le terrorisme, une majorité de Français juge donc  favorablement l’exécutif tout en se montrant dubitative sur l’efficacité des mesures proposées. C’est ce qui ressort d’un sondage Elabe* pour BFMTV diffusé mercredi.  A la question « François Hollande et le gouvernement de Manuel Valls mettent-ils en œuvre tous les moyens nécessaires à la lutte contre la menace terroriste en France ? », 53% des personnes interrogées répondent en effet par l’affirmative, contre 46% qui sont d’un avis contraire. Les sympathisants de gauche sont les plus positifs, avec 82% d’avis favorables, et 92% pour les seuls proches du Parti socialiste. Ceux de droite ont une opinion beaucoup plus négative, avec seulement 48% d’avis positifs, et 38% chez les proches des seuls Républicains. Les Français sont en revanche sceptiques sur l’efficacité des mesures mises en œuvre. Pour 53% d’entre eux, « la lutte contre la menace terroriste menée par François Hollande et le gouvernement de Manuel Valls n’est « pas efficace », contre 47% d’un avis contraire. Le même clivage politique persiste, avec 72% des sympathisants de gauche, et 83% de ceux du PS, qui la jugent « efficace ». Mais seulement 42% de sympathisants de droite, et 34% de ceux des seuls Républicains, sont de cet avis. L’exécutif propose d’inscrire l’état d’urgence et la déchéance de nationalité dans la Constitution. Il va également présenter « début février » un nouveau projet de loi antiterroriste, a indiqué Manuel Valls mercredi sur BFMTV. Les principales mesures du texte concernent un assouplissement des règles d’engagement armé des policiers, un dispositif de contrôle administratif des personnes de retour du djihad en Syrie et en Irak, un élargissement des conditions de fouilles de bagages et des perquisitions de nuit, ou encore un accès facilité pour les parquets et les juges d’instruction aux interceptions électroniques.

Déchéance nationalité : le gouvernement se dégonfle

Déchéance nationalité : le gouvernement se dégonfle

 

 

C’est à peu près le même scénario pathétique qui se déroule après un attentat. D’abord la compassion, ensuite l’union nationale puis la promesse que tout va changer. Finalement les propositions au fil du temps se perdent dans les méandres institutionnels et politiques et tout finit en crottes  de chat. En attendant le prochain attentat…. et le même scénario. Pour parler clair, le gouvernement se dégonfle vis-à-vis de la mesure consistant à déchoir des terroristes de la nationalité française. Derrière ce recul il y a quelques convictions idéologiques, un grand manque de courage aussi des calculs électoraux pour ne pas perdre les voix des banlieues. Au sein du gouvernement personne ne veut même assumer la paternité de cette proposition. Et comme d’habitude Hollande choisit le camp sur le consensus mou qui consiste à ne rien choisir du tout. On voudrait de ce point de vue faire monter encore le FN qu’on ne s’y prendrait pas autrement. Une nouvelle fois Hollande renonce à ses promesses, à celle faite de façon solennelle en plus devant le congrès réuni à Versailles. C’est un recul qui se dessine. Mercredi, lors du Conseil des ministres, le gouvernement examinera son projet de loi constitutionnel, l’une des réponses aux attentats du 13 novembre. Ce texte, tel qu’il a été transmis au Conseil d’État pour avis, contenait deux articles: le premier, relatif à l’état d’urgence ; le second, relatif à la déchéance de la nationalité pour les binationaux nés Français reconnus coupables d’actes terroristes. Sauf coup de théâtre, François Hollande va renoncer à l’article 2: un dispositif symbolique et hautement inflammable, qui divise la gauche, sans garantir pour autant le vote de la droite. Annoncée en grande pompe le 16 novembre devant le Parlement réuni en Congrès, cette mesure a été retenue par Hollande au lendemain des attentats de Paris et Saint-Denis, lors d’un week-end de «brainstorming» à l’Élysée, à la veille de son discours de Versailles. «C’était un peu le concours Lépine», raconte un conseiller gouvernemental. La paternité de cette mesure, initialement portée par la droite, reste obscure. Ces jours derniers, la déchéance de nationalité est donc devenue une «patate chaude» au sein de l’exécutif. La semaine passée, l’Élysée laissait entendre que cette idée avait été soumise au président par le premier ministre Manuel Valls et le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve. Cette semaine, on explique que cette décision a été prise «de concert». «Hollande, Valls et Cazeneuve ont passé tout le week-end ensemble, ils ont décidé ensemble, ils en sont responsables ensemble», insiste un conseiller. «Valls n’a jamais été convaincu», affirme au contraire un membre du gouvernement. Du côté de Valls et de Cazeneuve, on ne semble pas très pressé, en effet, de revendiquer la supposée paternité de cette mesure ultrasensible. Mardi dernier, devant des journalistes, Manuel Valls ne cachait pas ses doutes: «La déchéance de nationalité n’est pas une arme contre le terrorisme. On l’a prise parce que c’était une proposition de la droite. C’est un débat compliqué sur qu’est-ce qu’être Français?» Il ajoutait: «Je ne suis pas gêné par cette proposition même si j’en vois les limites. C’est le président de la République qui a mis cela dans son discours.» Si l’abandon est confirmé, ce sera donc un coup d’épée dans l’eau pour Hollande qui espérait à la fois envoyer un signal de fermeté, tout en tentant d’ébranler la droite, en lui liant les mains. En reprenant à son compte une revendication de Nicolas Sarkozy (dans son discours de Grenoble en 2010), du FN et d’une partie de la droite, le président a «triangulé», art dans lequel il est passé maître. Avec ce gage donné à l’opposition, il pouvait en outre se targuer de faire vivre «l’unité nationale».

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