Archive pour le Tag 'Gouvernement'

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Formation professionnelle : report de la réforme du gouvernement

Formation professionnelle : report de la  réforme du gouvernement  

Pour ne pas percuter l’annonce de la réforme SNCF, le gouvernemenet a décidé de décaler ses annonces sur la formation professionnelles. Cela aurait sans doute mécontenté un peu plus les partenaires sociaux notamment les syndicats. Ce n’est un secret pour personne que l’accord intervenu entre les partenaires sociaux ne plait pas au gouvernemenet. Un accord critiqué  par la ministre du travail et qui avait justifié l’annonce d’un bing band dans ce domaine.   L‘équipe de communication de la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a expliqué que l‘annonce de la réforme risquait d‘être éclipsée par l‘actualité relative à la SNCF. L’aveu en fait qu’il ne fallait pas cumuler les motifs de mécontentement.  Le Premier ministre Edouard Philippe a présenté lundi les grandes lignes de sa réforme de l‘entreprise ferroviaire, suscitant la colère des organisations syndicales. Ces dernières doivent se prononcer mardi sur une grève unitaire. Ce report ne reflète pas de dissensions en interne, assure-t-on au cabinet de la ministre. Aucune date n‘a été avancée pour la présentation de cette réforme, dont la ministre attend une simplification du système qui risque de se heurter aux nombreuses superstructures qui vivent de ce véritable fromage.

Réforme SNCF : première erreur politique du gouvernement ?

Réforme SNCF : première erreur politique du gouvernement ?

 

Le traitement de la réforme de la SNCF pourrait bien constituer la première erreur politique du gouvernement. Essentiellement en raison de la précipitation et d’une erreur de hiérarchisation des principaux problèmes. Il y a d’abord la question du statut dont le gouvernement se sert pour monter l’opinion. En fait, le statut ne s’appliquera qu’aux nouveaux entrants, il va donc éteindre d’ici 30 ou 40 ans et en douceur ? Il est donc inutile d’agiter le chiffon rouge pour défier les syndicats. En outre avec la concurrence, les  effectifs SNCF sont encore appelés à se dégonfler et du coup les bénéficiaires du statut vont fondre progressivement. Notons aussi que les conséquences financière de l’extinction  progressive du statut auront des effets financiers insignifiants chaque année. Dans 40 ans, oui mais pour le court et moyen terme, non. Deuxième erreur,  la mise en scène d’un plan de suppression de lignes. Des lignes le plus souvent régionales qui elles aussi vont être mise en concurrence par les régions et dont on ne peut préjuger du sort car certaines peuvent devenir plus rentables, en tout cas moins déficitaires. L’argument du rapport Spinetta est idiot : «  il faut supprimer presque la moitié du réseau parce qu’il ne circule que 2% du Trafic ». Avec un tel raisonnement, il faudrait aussi supprimer la lus grande partie du réseau routier. Or cette question d’aménagement du territoire, comme celle du développement durable a été complètement négligée par le rapport Spinetta. Autre argutie, le changement de statut social de l’entreprise qui deviendrait une société anonyme à la place d’un EPIC pour éviter la spirale de l’endettement. C’est oublier que la SNCF avait un statut de société anonyme avant 1982 et que cela n’a nullement empêché l’endettement.( Idem par l’actuelle EDF) Une entreprise aussi stratégique où l’état est majoritaire bénéficie officiellement ou officieusement de la garantie financière de l’Etat. C’est pourquoi elle n’a pas de problèmes pour emprunter même si sa gestion est déficitaire et-ou douteuse. En fait, le seul axe qui justifie une priorité, c’est la mise en concurrence décidée au plan européen. C’est cette mise en concurrence qui régulera les aspects économiques, financiers et sociaux. Rechercher l’affrontement social en mettant en avant des éléments de réforme provocateurs peut constituer une lourde bévue stratégique. Surtout si en plus on prive le parlement de son rôle. La reforme SNCF est indispensable mais sans précipitation, sans provocation. Sinon le risque est de réveiller un climat social qui pourrait passer de l’attentisme (il faudra attendre au moins 2019 pour mesurer les effets de la politique économique et sociale du gouvernement) à une franche opposition voire à un mouvement social d’ampleur. En clair, il est nécessaire de revoir les cibles, les priorités et les modalités de cette réforme. Jouer les gros bras pour se payer les syndicats pourrait être très contreproductif. Sur ce point il serait bon de consulter Dominique Bussereau, ancien ministre,  qui semble avoir une approche plus réaliste. 

 

Gouvernement-syndicats : ça se durcit

Gouvernement-syndicats : ça se durcit

D’une  certaine façon ça se durcit aussi bien coté gouvernement que coté syndicats. Des syndicats qui reprochent de plus en plus au gouvernement de passer en force par dessus la tête des partenaires sociaux .  C’est vrai avec les menaces d’Etatisation de l’assurance chômage, avec les menaces de la ministre du travail sur les résultats de la négociation de la formation permanente ou encore avec  de la SNCF avec les éventuelles ordonnances. La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, déçue du projet d‘accord auquel les partenaires sociaux sont parvenus dans la nuit de mercredi à jeudi sur la formation professionnelle, a annoncé quelques heures plus tard qu‘elle présenterait mardi prochain un texte “big bang” sur le sujet. La même journée, jeudi, le secrétaire d‘Etat aux Relations avec le Parlement Christophe Castaner a évoqué la “possibilité” de légiférer par ordonnances pour réformer le secteur ferroviaire, provoquant la colère des syndicats de la SNCF et une menace de grève. Muriel Pénicaud a poursuivi vendredi en invitant les organisations syndicales à penser à “l‘intérêt général” sur l‘assurance chômage, au lendemain de l‘accord a minima conclu par les partenaires sociaux. Echaudés par les annonces de la ministre, ces derniers ont conditionné leur signature à l‘engagement de l‘Etat d‘en “respecter tous les termes”. “Ce que nous avions dit aux partenaires c‘est: sur ce sujet-là, vous négociez. Après, il y a une autre responsabilité qui est complémentaire, c‘est celle du gouvernement et du Parlement, de dire la loi, de faire la loi”, a dit Muriel Pénicaud sur RTL lors d‘une visite du siège des Compagnons du Devoir et du Tour de France, à Paris.

Obsolescence programmée : le gouvernement réfléchit à un «indice durée de vie»

Obsolescence programmée : le gouvernement réfléchit à un «indice durée de vie»

 

Le gouvernemenet envisage de créer un indice de vie ‘(durée théorique d’utilisation, réparabilité etc.) pour freiner l’obsloescence programmée. L’obsolescence programmée, schématiquement, c’est l’art de soutenir une croissance inutile. Certes on ne peut nier que le renouvellement de certains produits est nécessaire pour intégrer les progrès techniques permettant à ses produits être davantage efficaces, économes en matière et énergie. Bref pour mettre à disposition du consommateur des produits plus performants. Ceci étant,  le taux de renouvellement est aussi largement encouragé pour  développer le chiffre d’affaires des firmes. On s’appuie sur des effets de mode. Ainsi par exemple concernant les nouvelles technologies de l’information certes des problèmes existent  dans la mesure où les informations sont de plus en plus gourmandes en capacité. Cependant en imposant l’augmentation des capacités du soft (systèmes,  logiciels etc.) ont contraint le moment venu à acheter également un nouveau matériel adapté. Cela vaut en particulier pour les ordinateurs, les Smartphones la télévision et autre objets connectés. En outre les nouveaux matériels sont de plus en plus fragiles car conçus  pour durer quelques années seulement parfois deux ans comme les imprimantes qui sont impossibles à démonter.  Le promoteur immobilier américain Bernard London parle «d’obsolescence imposée» pour stimuler l’industrie et la croissance.  «Toute notre économie est basée sur l’obsolescence programmée (…). Nous fabriquons de bons produits, nous poussons les gens à les acheter, et puis l’année suivante nous introduisons délibérément quelque chose qui va rendre ces produits démodés, dépassés, obsolètes. Nous faisons cela pour une raison évidente: gagner de l’argent», disait Brooks Stevens, designer industriel américain disparu en 1995.  L’obsolescence programmée est une stratégie malheureusement courante pour les entreprises consistant à planifier « la mort prématurée » de leurs produits, obligeant les consommateurs à en acheter de nouveaux. Elle se définit ainsi : l’obsolescence programmée ou planifiée est le processus par lequel un bien devient obsolète pour un utilisateur donné, parce que l’objet en question n’est plus à la mode ou qu’il n’est plus utilisable.

En clair, certains produits sont prévus pour ne plus fonctionner ou être passés de mode après un certain temps d’utilisation afin de forcer le consommateur à les remplacer. Cette technique est particulièrement utilisée par les constructeurs d’appareils électroniques (ordinateurs, téléphones, consoles…) et électroménagers (réfrigérateurs, machines à laver…). Selon l’UFC-Que Choisir(1), la durée de vie moyenne des appareils électroménagers courants oscillerait aujourd’hui entre 6 à 8 ou 9 ans contre 10 à 12 ans auparavant. Par exemple :

  • un ordinateur portable aurait une durée de vie comprise entre 5 et 8 ans,
  • une télévision de 8 ans,
  • un téléphone portable de 4 ans,
  • un réfrigérateur de 10 ans.

D’autres produits sont connus pour faire l’objet d’une conception prévoyant leur obsolescence programmée : les imprimantes, et les smartphone sans parler des voitures qui ne sont plus réparables par le mécanicien du coin.

 

Quelques autres chiffres sur l’obsolescence programmée:

La durée des appareils suivants est artificiellement maintenue très basse :

  • Les ordinateurs portables durent entre deux ans et demi et cinq ans au maximum. De plus, il est souvent difficile de les ouvrir, surtout quand des marques comme Apple créent des vis nouvelles pour chaque appareil.
  • Les écrans plats ne résistent pas plus longtemps et connaissent un taux de panne qui peut atteindre 34 % au bout de 4 ans pour certains modèles.
  • Les imprimantes destinées au grand public fonctionnent trois ans en moyenne.
  • Les batteries de smartphones et de tablettes seraient conçues pour ne pas dépasser de 300 à 400 cycles de charge, ce qui représente à peine de deux à trois ans d’utilisation.

D’un autre côté, les dépenses de réparation ont chuté de 40 % de 1997 à 2007 et seuls 44 % des appareils tombés en panne seraient réparés.
À titre d’exemple, il était autrefois relativement aisé de  changer les roulements du tambour d’un lave-linge. Mais de nos jours, les cuves sont fabriquées avec des roulements sertis : s’ils cassent, il faut changer tout l’appareil.

 

 

Selon une étude de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) datant de 2015, «dans 60% des pannes, le consommateur n’essaye pas de faire réparer son produit et il ne fait jamais réparer si le coût est supérieur à 30% du prix du neuf».

Depuis la semaine dernière, Brune Poirson a évoqué plusieurs pistes pour lutter contre le gaspillage et développer le recyclage (mise en place d’un dispositif de consigne, hausse de la «taxe déchets», incitation à utiliser plus de matières recyclées dans les produits neufs, etc.). Ces solutions, qui doivent encore être discutées, émanent d’une consultation lancée en octobre par la secrétaire d’État. Une feuille de route sur l’économie circulaire doit être publiée en mars.

 

Nombre de SDF : le gouvernement déraille

Nombre de SDF : le gouvernement déraille

 Le secrétaire d’État à la Cohésion des territoires, Julien Denormandi, a sans doute voulu brosser les pompes de manière excessive de son patron Emmanuel Macron  à propos du nombre de SDF qui dorment dans la rue. On se souvient qu’Emmanuel Macron avait promis durant sa campagne qu’aucun SDF ne devrait dormir sans abri d’ici fin 2017. Du coup,  plusieurs membres du gouvernement ont repris ce chiffre de 50 SDF seulement qui dormiraient dans la rue à Paris. Un chiffre qui ne correspond pas à grand-chose et qui a été dénoncé par les associations. En outre,  le jeune secrétaire d’État chargé des territoires a également affirmé dans le même propos que dormir dans la rue était un choix délibéré. Depuis,  il pédale dans la choucroute pour expliquer qu’on a mal compris ses propos. En fait il s’agit d’une bavure de la part d’un jeune ministre, ancien chef d’entreprise sans doute dynamique mais qui n’a guère d’expérience politique encore moins sociale et qui entretient des relations approximatives avec les réalités sociétales. Le problème pour Macron c’est que son entourage est largement composé de ce type de personnalité sortie du chapeau par Macron. Le secrétaire d’État est représentatif de la typologie des responsables du gouvernement en décalage complet avec la sociologie du pays. Ce gouvernement d’experts et de technocrates manquent sérieusement d’approche sociale et de capacité de gestion politique. Comme par ailleurs le parti en marche demeure centraliser et virtuel sur le plan local, le gouvernement ne bénéficie d’aucune remontée de l’évolution du climat social et parle avec une certaine condescendance des réalités de certaines couches populaires.   Le jeune ministre s’est ainsi  retrouvé au cœur d’une polémique, en assurant avec un certain aplomb, le 30 janvier sur France inter, qu’une «cinquantaine» de SDF seulement dormaient dans les rues en Ile-de-France. Manière de défendre l’objectif – trop ambitieux – qu’avait fixé Emmanuel Macron de ne plus avoir de personnes à la rue fin 2017.  «Aucun Parisien ne peut donner foi à de telles déclarations», réplique dans le JDD Louis Gallois, président de la Fédération des acteurs de la solidarité, qui regroupe 870 associations et organismes de lutte contre la pauvreté. Évoquant des «propos insupportables», l’ancien patron de la SNCF «déplore une volonté politique de minorer le nombre de SDF». «Je pense que les préfets se sentent liés par l’engagement pris par le président» et minorent les chiffres dans leurs régions, explique-t-il, avant d’affirmer: «Je ne crois pas qu’on traitera le problème des SDF par un traitement comptable».

 

Allemagne : un Accord de gouvernement favorable ou SPD

Allemagne : un Accord de gouvernement favorable ou SPD

 

Merkel a dû faire des concessions au SPD qui devra confirmer l’accord ici le 4 mars. Le SPD décroche les portefeuilles importants des finances, des affaires étrangères et du travail. Martin Schulz, ancien président du Parlement européen, futur ministre des affaires étrangères a insisté sur la nécessité de relancer la dynamique européenne. Face à des conservateurs réticents, il a réussi à imposer le principe d‘un budget d‘investissement pour la zone euro et a affirmé que l‘accord conclu avec la CDU-CSU signifiait la fin de l’“austérité forcée”. Les chrétiens-démocrates de la CDU de Merkel auront les ministères de la Défense et de l‘Economie. Leurs alliés bavarois de l‘Union chrétienne-sociale (CSU), très en pointe dans la lutte contre l‘immigration, auront leur numéro un, Horst Seehofer, au ministère de l‘Intérieur, selon la presse allemande. L‘agence de presse DPA rapporte que l‘actuel ministre des Finances, le conservateur Peter Altmaier, deviendra ministre de l‘Economie. Angela Merkel a souligné lors d‘une conférence de presse que l‘accord était une base solide permettant de travailler dans la durée. Le gouvernement se consacrera notamment à préserver la compétitivité économique du pays, a-t-elle dit, en soulignant la nécessité de “moderniser les infrastructures et de relever les défis de la technologie numérique”. Son allié bavarois, le chef de la CSU Horst Seehofer, a salué un accord “positif”. “Nous avons trouvé la bonne réponse aux résultats des élections du 24 septembre, qui ont été si dures pour nous tous, en montrant que nous avions compris (le message) et que les choses allaient changer”, a-t-il dit. Martin Schulz, pour sa part, a salué un “tournant”, un “changement fondamental de direction en Europe” grâce à cet accord qui permettra selon lui à l‘Allemagne de “retrouver un rôle actif et de premier plan dans l‘Union européenne”.

Le CSA à la botte du gouvernement révoque Mathieu Gallet

Le CSA à la botte du  gouvernement révoque  Mathieu Gallet

Mathieu Gallet président  de Radio France a été révoqué par le très servile conseil supérieur de l’audiovisuel. Curieux comme décision car les faits reprochée concernent  non pas la gestion de Mathieu Gallet à  Radio France mais la gestion qu’il a exercée précédemment à l’institut national de l’audiovisuel. On aurait pu s’apercevoir avant des libertés que prenait Mathieu Gallet avec les règles des marchés publics. Si le président de Radio France a été évincé il ne doit surtout au gouvernement qui a tout d’un coup découvert les légèretés financières de Mathieu Gallet. En fait,  le conseil supérieur de l’audiovisuel s’est couché devant le gouvernement, pas étonnant puisque les membres nommés par le président de la république, le président de l’Assemblée nationale et le président du Sénat. Le Conseil supérieur de l’audiovisuel a été créé par la loi du 17 janvier 1989L 1 modifiant la loi du 30 septembre 1986. Il remplace la Commission nationale de la communication et des libertés (CNCL,1986-1989), qui remplaçait elle-même la Haute autorité de la communication audiovisuelle (1982-1986). Son but est de veiller à la bonne application de la loi de 1986, précitée, sur la liberté de communication. Comme la CNIL, le CSA est considéré « autorité administrative indépendante » : il régule le secteur audiovisuel au nom de l’État mais sans dépendre du gouvernement.  La  loi de novembre 2013 lui redonne le pouvoir de nomination des présidents des sociétés de l’audiovisuel public (France TélévisionsRadio France et France Médias Monde) qu’il avait perdu en 2009 Leur mandat est de six ans, non renouvelable. Ils sont soumis à un devoir de réserve et ne peuvent cumuler leur fonction avec un emploi public, privé ou avoir des intérêts dans le secteur des médias. Au moment de sa nomination, un conseiller doit avoir moins de 65 ans. Comme la plupart des conseils et autres hautes autorités qui pullulent en France, le CSA est à la botte du  gouvernement. Pour preuve, on se demande bien pourquoi il s’est réveillé d’un coup alors que l’effet reproché à Mathieu Gallet sont connus depuis des années. Certes l’intéressé a fait preuve de légèreté mais c’est une très vieille affaire dont le traitement judiciaire n’est pas terminé puisque l’intéressé  a fait appel de sa condamnation. La vérité c’est que le gouvernement de cette opportunité pour déstabiliser Radio France afin d’engager une réforme globale de l’audiovisuel public qui regrouperait à la fois Radio France, France Télévisions et Internet. La ministre de la Culture Françoise Nyssen dit « prendre acte » de la décision du CSA tout en réaffirmant la position de l‘exécutif : “Radio France est au coeur de notre réflexion et des travaux en cours sur la transformation de l’audiovisuel public». Le pire c’est  que le CSA pourrait être désormais privé de nommer ou de destituer les dirigeants de l’audiovisuel public ! le gouvernemenet pourrait en effet  ôter au CSA son pouvoir de désignation des dirigeants de l‘audiovisuel public pour le confier aux conseils d‘administration. Bref, une décision très politique  à l’ancienne !

Prison : un gouvernement pas fameux dans la négociation

Prison : un gouvernement pas fameux dans la négociation

 

 

Le moins que l’on puisse dire c’est que le gouvernement ne fait pas preuve d’une grande compétence pour gérer la crise des prisons. La ministre de la justice propose en effet des mesures tout à fait inadaptées aux enjeux. Le premier enjeu concerne la sécurité et notamment celle qui découle de la détention de détenus radicalisés. Sa proposition consiste à créer quelques places spécifiques dans les établissements actuels pour ce type de délinquant alors qu’il faudrait sans doute des établissements très spécialisés avec du personnel spécialement formé et des protocoles adaptés à la dangerosité de ces détenus. Cela aussi pour éviter la contagion du radicalisme dans des établissements qui entassent pêle-mêle des aliénés, des primo délinquants pour faits mineurs, des radicaux, des terroristes et autres grands criminels.  A l’heure actuelle, on compte 28.000 surveillants pour près de 70.000 détenus dans 188 établissements en France. La chancellerie estime à environ 500 les détenus incarcérés pour des faits de terrorisme et à 1.500 les détenus considérés comme potentiellement radicalisés.  La proposition de la ministre de la justice et de créer 1000 emplois nouveaux en 2018. Une goutte d’eau évidemment rapportée au nom de surveillants actuels et surtout à l’augmentation croissante de la population carcérale. Même chose concernant l’amélioration des rémunérations (1400 € pour un surveillant débutant). La proposition est contenue dans une enveloppe de 30 millions d’euros qui regroupent d’anciennes mesures déjà décidées et quelques nouvelles et qui se traduirait par moins de 10 € par mois par surveillant en plus sur la rémunération.  Après l’échec d‘une première phase de négociations, Nicole Belloubet avait repris lundi les discussions en main. Elle a rencontré de nouveau mardi après-midi les dirigeants de l‘Ufap-Unsa Justice, du SNP Force ouvrière et de la CGT Pénitentiaire. Mais ces trois organisations ont rapidement claqué la porte, faute d‘engagement clair de la ministre, ont-elles expliqué, sur leurs revendications, et malgré la promesse d‘un effort de 30 millions d‘euros en matière de primes et d‘indemnités. L‘Ufap-Unsa Justice, premier syndicat de surveillants, et la CGT pénitentiaire contestent la répartition de cette enveloppe entre trois primes, dont une “prime de sécurité” de 1.400 euros pour les gardiens les plus exposés aux détenus dangereux. “C‘est une prime à se faire trancher la gorge, ce n‘est pas terrible”, a dit à Reuters le secrétaire général de l‘Ufap-Unsa, Jean-François Forget. Christopher Dorangeville, son homologue de la CGT Pénitentiaire, parle de “prime à l‘agression”. CGT pénitentiaire et SNP Force ouvrière insistent sur l‘ouverture de négociations statutaires pour permettre au personnel pénitentiaire, en grande majorité en catégorie C de l‘administration, d‘accéder à la catégorie supérieure, ce que refuse la garde des Sceaux. Les syndicats n‘ont pas non plus obtenu d‘engagement de la ministre de la Justice concernant leur demande d‘abrogation de l‘article 57 de la loi pénitentiaire de novembre 2009, qui encadre strictement la fouille des détenus.

-Notre-Dame-des-Landes: 75% Français approuvent le gouvernement

-Notre-Dame-des-Landes: 75%  Français approuvent le gouvernement

Finalement le gouvernemenet a bien vendu sa marchandise pour Notre Dame des Landes. L’opinion publique approuve à 74% la décision du gouvernement Selon une étude Elabe  En plus, 76% se déclarent par ailleurs favorable à l’évacuation de la ZAD. Pourquoi ? Évidemment on n’en sait rien comme si cette évacuation de la zad était une priorité nationale stratégique pour redresser le pays, assurer sa défense ou moderniser l’économie. Rien de tout cela en effet les Français sont comme la plupart des légitimistes réactionnaires en faveur d’un rétablissement de l’autorité d’un État sur cette minuscule parcelle puisque par ailleurs l’État est interdit dans environ 500 zones de non-droit de banlieue en France. Mieux vaut taper sur ces gauchistes utopistes qui font pousser des carottes en toute illégalité que d’essayer de faire le ménage dans les banlieues.

Le gouvernement demande des sanctions dans l’affaire Lactalis

Le gouvernement demande des sanctions dans l’affaire Lactalis

Une crise qui comprend plusieurs  volets et qui ne permet à aucun acteur de se déresponsabiliser aussi facilement. Le premier enjeu concerne la santé.  Est d’abord en cause l’industriel Lactalis responsable en premier de la contamination par la salmonelle et qui depuis plus d’un mois tente de retirer les lots contaminés. Ce qui est  fait avec retard en France du fait de la responsabilité des distributeurs. Par contre, pour l’essentiel des exportations peu de retrait a été possible. Or dans cette  affaire de toute évidence,  les services de l’État n’ont pas été capables en un mois de bloquer totalement toute diffusion du produit contaminé ce qui met en cause les intérêts de la France qui comptait bien justement redonner du dynamisme à sa filière lait.  La responsabilité de l’État est forcément engagée puisqu’elle est chargée des contrôles sanitaires. Cette crise touche aussi la grande distribution, dont les principales enseignes (Leclerc, Auchan, Carrefour, Système U) ont reconnu avoir écoulé des produits Lactalis malgré les rappels successifs de ces produits depuis début décembre. “Cette affaire est grave”, a déclaré jeudi le ministre de l‘Economie et des Finances à la presse. “Elle a donné lieu à des comportements inacceptables qui devront être sanctionnés.” Il s‘en est remis pour les sanctions à la justice, qui a ouvert le 22 décembre une enquête préliminaire pour “blessures involontaires”, “mise en danger de la vie d‘autrui”, “tromperie aggravée” et “inexécution d‘une procédure de retrait”. Bruno Le Maire, qui a reçu jeudi en fin de journée les acteurs de la grande distribution avec le ministre de l‘Agriculture, Stéphane Travert, a annoncé à l‘issue de cette réunion que les enseignes de distribution s’étaient engagées à mettre en place d‘un contrôle électronique systématique en caisse pour bloquer d’éventuels produits concernés par le rappel encore présents dans les rayons. Le président de l‘association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir, Alain Bazot, a jugé “stupéfiants mais pas étonnants” les dysfonctionnements constatés. Interrogé par plusieurs médias, il a dénoncé des “défaillances dans le suivi” des décisions de rappel des produits suspects et “les moyens indigents” de la DGCCRF. Bruno Le Maire a reconnu que la filière laitière et tout un pan de l‘industrie agroalimentaire française risquaient d’être affectés, au-delà de Lactalis. Plus de la moitié des 14.500 tonnes de lait concernées par le rappel ont été exportées. “Il y a des enjeux à l‘exportation, notamment sur le lait infantile en Chine”, a-t-il déclaré. “Je pense que la meilleure réponse c‘est la transparence sur les décisions que nous prenons et la rigueur des décisions que nous prenons.” “Je ne regrette pas d‘avoir frappé aussi fort le 9 décembre parce que c‘est à la fois une garantie pour la sécurité sanitaire des consommateurs (…) et un gage de confiance vis-à-vis de nos partenaires étrangers”, a ajouté le ministre. “Les enjeux sur la réputation de la filière agroalimentaire française, sur les exportations et donc sur l‘emploi (…) sont suffisamment importants pour (…) qu‘on aille jusqu‘au bout de cette affaire, qu‘on établisse les responsabilités de chacun.” Selon Santé publique France, l’agence nationale de santé publique, 35 nourrissons ayant consommé des laits Lactalis venant du site de Craon ont été identifiés comme ayant été contaminés par des salmonelles entre la mi-août et le 2 décembre 2017, dans dix régions différentes.

Le gouvernement ridiculise l’Insee

Le gouvernement ridiculise l’Insee

 

 

 

On ne peut pas dire que l’INSEE se caractérise par des productions particulièrement révolutionnaires et tapageuses. Pourtant le gouvernement n’a pas hésité à contester l’institut qui avait évoqué la baisse d’achat notamment en début d’année en raison des hausses de fiscalité. Les jeunes loups qui entourent Macon n’ont pas hésité à s’asseoir sur les concepts scientifiques pour déclarer qu’au contraire pouvoir d’achat des Français bénéficieraient d’une augmentation au début de l’année 2018. Et de citer par exemple l’exemple de la hausse de la fiscalité sur le tabac qui devrait dégoûter certains fumeurs et donc leur procurer une hausse de pouvoir d’achat. La réalité c’est qu’il n’y a guère de baisse globale de la fiscalité mais des transferts dans une tendance nettement haussière. De ce point de vue la critique de l’INSEE par le gouvernement est particulièrement inadmissible. Ce n’est pas en cassant le thermomètre fera diminuer  la température. En outre on connaît l’administration et c’est en même temps un avertissement à l’INSEE qui cette fois risque de réfléchir à deux fois avant de sortir des informations économiques susceptibles de contrarier le gouvernement L’attitude du gouvernement vis-à-vis de l’Insee est « grave » a estimé ce jeudi Jean-Marc Daniel, administrateur de l’Institut statistique et par ailleurs éditorialiste pour BFM Business. L’économiste qui enseigne à l’ESCP Paris réagissait aux critiques formulées par l’exécutif sur les méthodes de calculs de l’Insee. « C’est grave parce que ça porte atteinte à la crédibilité de l’institution, or elle est là pour fournir des informations nécessaires au débat, pas des composantes de débat. On décrédibilise l’action de l’Insee », s’est ému Jean-Marc Daniel. L’économiste rappelle ainsi que les analystes de l’Insee respectent un code de déontologie qui fixe la méthode pour produire des estimations. « Ensuite, on peut commenter le chiffre. Mais on ne remet pas en cause la méthode, qui, elle, est totalement scientifique », a-t-il déclaré.  Jean-Marc Daniel s’est également étonné de la réaction de l’institut statistique face à ces reproches. L’Insee s’est en effet fendu d’un nouveau communiqué mercredi, où elle précise ses méthodes de calcul. Elle y indique par exemple que « les indices de prix (utilisés pour mesurer l’évolution du pouvoir d’achat) sont toujours calculés selon la structure de consommation de l’année précédente, en accord avec les règles de la comptabilité nationale ». Pour l’administrateur de l’institution, le directeur de l’Insee « s’est senti obligé de s’adapter à la demande du gouvernement. À partir de ce moment-là on s’engage dans une voie dangereuse ».

Bio : un discours du gouvernement mais pas d’aide

Bio : un discours du gouvernement mais pas d’aide

Édouard Philippe a annoncé que la part du bio, qui occupe actuellement 6,5% de la surface agricole du pays, passera à 15% en 2022, puis à 30% en 2030. Mais pour  la Fédération nationale de l’Agriculture biologique. «M. Travert ampute de 5 ans les aides ouvertes aux producteurs bios, marquant ainsi un recul historique et revenant à la situation déséquilibrée d’avant 2010. Mais le gouvernement ne s’arrête pas en si mauvais chemin: non content de supprimer l’aide au maintien, il prévoit également de réduire à 3 ans l’aide à la conversion, selon les contacts de la FNAB en Région. (…) En 3 mois, les agriculteurs qui souhaitent passer en bio ont donc perdu 7 ans de soutien financier, et le gouvernement a perdu la confiance des producteurs bio», souligne la fédération.  «Pour l’instant, dans la réalité, le gouvernement est plutôt en train de saccager le bio. Ils viennent notamment de me supprimer les aides au maintien en agriculture biologique (au titre de rémunération pour service environnemental rendu, NDLR). À partir de 2018, je ne toucherai plus cette aide, de 160 euros par an et par hectare, alors que je devais en bénéficier jusqu’en 2020. Au total, je vais perdre plus de 29.000 euros d’aides alors que j’avais anticipé mes remboursements en fonction. Je vais devoir freiner mes investissements et geler les embauches prévues», souligne Thomas Lafouasse, céréalier et maraîcher bio en Essonne, à la tête d’une exploitation de 180 hectares. «Moi, je peux m’en sortir mais il y a des fermes qui n’auront pas cette chance», ajoute celui qui a diversifié son exploitation et propose des produits transformés comme des soupes, des plats ou des pâtes artisanales.

 

«Le Conseil national du numérique doit être proche du gouvernement» !!! (Mounir Mahjoubi)

 «Le Conseil national du numérique doit être proche du gouvernement» !!!  (Mounir Mahjoubi)

 

 

Une curieuse déclaration du secrétaire d’État au numérique qui témoigne assez bien du rapport qu’entretient en marche avec la démocratie. Pour parler clair dans les différentes instances pas une tête ne doit dépasser ni au gouvernement (ce qui se comprend un peu) mais aussi à l’assemblée, dans le parti ou dans les organes consultatifs comme le conseil national du numérique j. Juridiquement le secrétaire d’État a commis une  erreur en laissant la présidence choisir certaines personnalités de son entourage. Or normalement ces personnalités sont désignées par décrets. Des nominations qui doivent tenir compte des différents acteurs concernés par l’objet  du conseil national. La présidente, elle a commis une autre erreur en recrutant une militante antiraciste dont la qualification dans un tel conseil était très discutable.  La crise a donc éclaté. Marie Ekeland a annoncé mardi qu’elle démissionnait de son poste de présidente du Conseil National du Numérique (CNNum), qu’elle occupait depuis à peine deux mois. En cause, une polémique virulente autour de la nomination de la militante féministe et antiraciste Rokhaya Diallo. Le gouvernement avait demandé à Marie Ekeland de revoir sa copie et de remplacer l’écrivaine. Elle a finalement choisi de claquer la porte. «Les réactions qui ont suivi cette nomination me font mesurer à quel point mon pari était osé et innovant», explique l’entrepreneuse dans un communiqué. «À quel point, dans notre pays, nous ne voulons pas entendre des voix dissonantes. À quel point nous ne savons plus débattre sereinement de nos divergences de vue. À quel point nous avons du mal à nous mettre à la place des autres. À quel point réseaux sociaux et immédiateté du jeu politique alimentent la violence de la parole et la stigmatisation. Cela me peine de voir notre pays aussi loin des valeurs démocratiques qui sont les miennes.» 20 membres du CNNum, sur les trente au total, ont par ailleurs annoncé leur démission. Le secrétaire d’État au numérique, Mounir Mahjoubi a indiqué. «Qu’Il ne s’agissait  pas d’une association, d’un parti politique ou d’un lobby. Le CNNum doit être proche du gouvernement …. ». La phrase de trop évidemment, car si effectivement un conseil national n’a rien à voir avec un parti politique ou une association,  il ne saurait être aux ordres du gouvernement sinon autant se passer de conseil national. De toute évidence ce gouvernement aura des progrès à faire en matière de rapports à la démocratie même si sur le fond il a raison d’écarter la politisation des organes consultatifs.

Le gouvernement prépare l’abandon de Notre-Dame des Landes

Le gouvernement prépare l’abandon de Notre-Dame des Landes

 

En laissant filtrer des informations depuis plus d’une semaine,  le gouvernement teste en fait l’opinion à propos du projet de Notre-Dame des Landes. On semble s’orienter vers un réaménagement de l’actuel aéroport de Nantes. Cependant pour faire passer la pilule auprès des partisans de Notre-Dame des Landes, on promet en même temps de faire évacuer la ZAD pour Emmanuel macro il s’agit de ne pas se couper des écolos et notamment de Nicolas Hulot dont la présence est si précieuse au gouvernement pour faire avaler le maintien du nucléaire mais il faut montrer en même temps l’autorité de l’État par une grande opération de police. Une opération de police qui n’a plus grand intérêt si le projet de Notre-Dame des Landes est abandonné. En effet avec le temps la ZAD  va se vider progressivement de la plupart de ses occupants dans la mesure où le motif de mobilisation aura disparu. Du coup, le gouvernement accumule truismes et fanfaronnades pour satisfaire les partisans des deux camps. Pour preuve les déclarations du  Premier ministre Edouard Philippe  “Les besoins liés au développement du transport aérien dans le Grand Ouest justifient la réalisation d‘une plate-forme qui sera dimensionnée sur les hypothèses connues, c‘est-à-dire le doublement du trafic aérien d‘ici 2040”, a déclaré le Premier ministre lors d‘une déclaration à la presse. “Il existe deux façons de répondre à ce besoin”, a-t-il poursuivi. “La première serait de réaliser Notre-Dame-des-Landes tel qu‘il a été conçu, la seconde, et c‘est un élément nouveau, serait de procéder a un réaménagement complet de l‘aéroport existant de Nantes Atlantique”. Les deux présentent des avantages et des inconvénients, a déclaré le Premier ministre sur la base du rapport. Réfutant l‘idée de “Notre-Dame-des-Landes ou rien”, Edouard Philippe a ajouté: “Le rapport nous invite à réfléchir sur un choix qui se formaliserait plutôt de la façon suivante: ‘Notre-Dame-des-Landes ou un réaménagement de l‘aéroport de Nantes Atlantique’.” Le président de la République rendra une décision d‘ici fin janvier. “Cette décision sera claire, sera assumée par le gouvernement et elle doit nous permettre de répondre aux besoins identifiés” et de “de garantir un retour à la normale notamment sur les questions d‘ordre public». Bref, c’est parler pour ne rien dire !

Allemagne : nouveau gouvernement d’union ?

Allemagne : nouveau gouvernement d’union ?

Il se pourrait bien que l’Allemagne sorte de sa crise politique par le haut. En effet il n’est plus exclu que les sociaux-démocrates repassent un accord avec Merkel. Sous la pression du président de la République, Frank-Walter Steinmeier, et des conservateurs qui ont invoqué le besoin de stabilité de l’Allemagne et veulent éviter de nouvelles élections, le SPD a accepté vendredi d’entamer des discussions avec les conservateurs. Les sociaux-démocrates voulaient au départ reconstituer leurs forces dans l’opposition après quatre ans de cohabitation avec Angela Merkel qui ont débouché sur leur plus mauvais score électoral depuis 1933 aux élections fédérales du 24 septembre. Vers un épilogue de la crise en Allemagne ? La direction du SPD a déclaré lundi 4 décembre soutenir à l’unanimité des négociations avec les conservateurs sur la formation d’une grande coalition de gouvernement alors que le pays est plongé dans une crise politique d’envergure après l’échec des pourparlers entre le parti d’Angela Merkel et ses alliés du CSU avec les Verts et le FDP. Dans un document rendu public, le SPD de Martin Schulz mentionne parmi ses exigences de premier plan une harmonisation de l’impôt sur les sociétés au niveau européen ainsi qu’une hausse d’impôts pour les plus hauts revenus. Le parti préconise également une « politique ambitieuse en matière de climat » ainsi qu’une augmentation du budget de l’Éducation, des fonds alloués à l’internet haut débit ou encore des infrastructures routières et du logement. Jeudi 30 novembre, Sigmar Gabriel, ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement chargé d’expédier les affaires courantes et membre du SPD, avait prévenu que son parti ne se précipiterait pas pour accepter de former une nouvelle « grande coalition » avec les conservateurs. Dès le soir de son cuisant revers aux élections législatives du 24 septembre, 20,5 % des voix soit sa pire performance dans l’Allemagne de l’après-guerre, le SPD, associé à Merkel entre 2005 et 2009 et de nouveau depuis 2013, a exclu de reconduire l’expérience et a opté pour une cure dans l’opposition. Mais l’échec des discussions engagées entre le bloc CDU-CSU, les Verts et les libéraux du FDP, et le souci d’éviter un retour aux urnes ont placé le parti sous pression et l’ont amené à revoir sa position.

Castaner : toujours au gouvernement et en « même temps » en marche

Castaner  : toujours au gouvernement et en « même temps » en marche

 

Castaner devra sans doute disposer d’un certain don de l’ubiquité pour remplir à la fois sa fonction de responsable du mouvement en marche et en même temps de secrétaire d’État chargé des relations avec le Parlement. On sait que Castaner  voulait absolument conserver son portefeuille ministériel dans la mesure où il est convaincu que la responsabilité de patron d’en marche est une fonction relativement virtuelle. En effet le mouvement en marche relève davantage d’un club de fans que d’une véritable organisation politique. Les adhérents comme les militants n’ont pratiquement pas droit à la parole. Ils sont juste autorisés à prendre connaissance des communiqués du gouvernement et à les diffuser dans leur entourage. Il n’y a aucun débat politique démocratique au sein des marcheurs. D’ailleurs le mouvement ne dispose d’aucune structure locale, départementale ou régionale seulement  ayant autorité pour participer à la définition de la politique nationale. Le mouvement est complètement centralisé et cadenassé par Macron. Rien d’original ou de pertinent ne pourra sortir de ce mouvement qui ressemble surtout un club de supporters de foot. Du coup Castaner aura davantage l’occasion de se mettre en valeur en exerçant son mandat de secrétaire d’État au Parlement.  Pour cet ancien socialiste, élu des Alpes-de-Haute-Provence, faire partie du gouvernement était une consécration, un aboutissement qu’il ne voulait pas lâcher. L’ancien maire de Forcalquier est également très attaché aux liens qu’il a tissés avec les parlementaires. «Ce lien permanent avec les députés sera de toute façon tout aussi important en tant que responsable du mouvement», plaidait-il dans Le Figaro . Le premier ministre Édouard Philippe l’avait lui-même défendu mardi matin, déclarant qu’il était «tout à fait capable» d’exercer les deux fonctions, citant au passage les exemples de Nicolas Sarkozy en 2006 et André Rossinot en 1986… Conserver son bureau à l’hôtel de Clermont était loin d’être acquis pour Christophe Castaner. Ce délicat mélange des genres -  l’animation du parti présidentiel d’un côté, l’échange et la confrontation avec les groupes parlementaires de l’autre - passe mal en interne et fait tousser l’opposition. En petit comité, des députés LREM exprimaient ces derniers jours leurs réticences à voir le patron du mouvement majoritaire conserver ses fonctions au Parlement. «Ce sera un angle d’attaque bien trop facile pour l’opposition», déplorait une parlementaire. « S’il se sent capable de faire des journées de 48 heures, tant mieux », a ironisé la députée LREM Barbara Pompili. L’une des dirigeantes du mouvement, Astrid Panosyan, a souligné dans la presse que le cumul de ces deux fonctions «posait problème». «On a besoin d’une distance entre le mouvement et l’exécutif», a pointé une autre cadre de La République en marche. «Je ne comprends pas pourquoi Emmanuel Macron prend ce risque, il privilégie là l’amitié à la cohérence», grince encore un parlementaire. Au QG du mouvement, rue Sainte-Anne, où on espérait enfin se relancer avec un chef, les permanents font eux aussi grise mine. «C’est le choix du président de la République. Mais on avait besoin de quelqu’un à plein-temps», regrette l’un d’eux. «S’il n’était pas resté ministre, il aurait de toute façon déprimé et pas fait le job au mouvement, croit savoir un fidèle du chef de l’État. Il n’y avait que des mauvais choix.»

Gouvernement : un remaniement plus large pour rééquilibrer à gauche

Gouvernement : un remaniement plus large pour rééquilibrer à gauche

 

On se demande bien pourquoi il faut autant de temps pour effectuer ce mini remaniement du fait en particulier de la nomination de Castaner comme responsable de la république en marche. En faite, il ne s’agira pas d’un simple remaniement technique mais d’un remaniement un peu à l’ancienne avec la nomination de personnalités pour rééquilibrer les sensibilités politiques visant pour Macron  à se repositionner davantage à gauche. Du coup contrairement à ce qu’avait annoncé Macron,  le gouvernement pourrait être aussi pléthorique que sous les mandats précédents avec une ribambelle de secrétaires d’État qui ne servent  pas à grand-chose mais qui permettent  d’afficher des sensibilités sous représentées. On pourrait ainsi voir arriver de nouveaux ministres ou secrétaires d’État de sensibilité socialiste, écolo mais aussi des constructifs républicains afin de déstabiliser un peu plus la droite. Bref du vrai bricolage politique à l’ancienne. Le retard pour la constitution de ce gouvernement remanié tient aussi aux difficultés à vérifier l’honnêteté fiscale des personnalités sollicitées. Macron  voudrait notamment éviter un renouvellement de l’affaire Ferrand qui a permis à sa compagne de s’enrichir aux frais de la princesse lorsqu’il était directeur de la mutuelle de Bretagne. Depuis la découverte de cette affaire, la république en marche traîne Ferrand comme un boulet. Il y a aussi la sulfureuse affaire de l’enrichissement de Nicolas Hulot qui a réussi à constituer une fortune de 200 millions grâce à son business sur l’écologie. Pas étonnant d’ailleurs qu’il renvoie l’ascenseur aujourd’hui à certains lobbys qui l’ont soutenu financièrement. «La question de renforcer plusieurs ministères au périmètre très élargi se pose, glisse un visiteur du soir du chef de l’État. La réflexion a porté sur la nomination de secrétaires d’État pour épauler certains membres du gouvernement». Un peu déficients ou un peu tendres politiquement. Emmanuel Macron essaiera aussi de combler son déficit d’implantation dans la province profonde.

Sondage Gouvernement : 64% de mécontents, pourquoi ?

Sondage Gouvernement : 64% de mécontents,  pourquoi ?

Macron ne bénéficie plus que d’un soutien de 38% des français (sondage Kandar) et 64% des Français se disent « mécontents  de l’action du gouvernement en ce qui concerne les  »questions économiques et sociales » révèle un autre  sondage Odoxa-Dentsu Consulting du 9 novembre  pour franceinfo. Plus globalement  Six Français sur dix (59%) se disent  « mécontents » de l’action du gouvernement d’Edouard Philippe depuis six mois. Pas étonnant que Macron ne soit plus soutenu que par 38% des Français. C’est surtout le domaine économique et social qui alimente les mécontentements. En cause sûrement un déficit de pédagogie et déséquilibre entre le champ social et le champ économique. Aussi le manque de vision d’avenir qui pourrait légitimer les réformes. Enfin une certaine suffisance des responsables d’en marche, souvent brillants mais comme Macron assez imperméables à toute critique. Bref un peu trop technos  et pas assez politiques. Difficile aussi de demander des efforts aux Français quand l’Etat lui-même n’a même pas réduit son train de vie (l’amélioration de l’équilibre budgétaire vient mécaniquement de la hausse de croissance).   Dans ces mécontents, 40% se disent « plutôt mécontents », et 19% « très mécontents ». 41% des Français s’en disent satisfaits, dont 4% « très satisfaits ».  L’irritation est particulièrement marquée au Front national (77% de mécontents) et à gauche (76% de mécontents). La satisfaction, minoritaire, est nettement plus forte en revanche auprès des sympathisants de droite (46% de satisfaits). Le gouvernement satisfait ainsi deux fois plus de sympathisants de droite que de gauche (24% de satisfaits). Le bilan détaillé du gouvernement par grands domaines d’action n’est pas aussi mauvais, précise le sondage. Sur quatre grands domaines d’action testés, trois d’entre eux bénéficient d’une majorité de jugements favorables, et un pâtit de jugements négatifs : 64% des Français se disent « mécontents «de l’action du gouvernement en ce qui concerne les  »questions économiques et sociales ». Sur l’Europe et l’international, tout comme sur la sécurité, 55% des sondés se disent satisfaits de l’action du gouvernement. Ils sont 52% de satisfaits contre 47% de mécontents sur les questions d’éducation.

Ce sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro a été réalisé par internet les 8 et 9 novembre 2017, auprès d’un échantillon de 999 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, parmi lesquelles 207 sympathisants de gauche, 119 sympathisants En Marche, 135 sympathisants de droite hors FN, et 175 sympathisants du FN. La représentativité de l’échantillon est assurée par la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes : sexe, âge, niveau de diplôme et profession de l’interviewé, après stratification par région et catégorie d’agglomération.

 

Sondage Gouvernement : 64% de mécontents de la politique économique et sociale

Sondage Gouvernement : 64% de mécontents de la politique économique et sociale

64% des Français se disent « mécontents «de l’action du gouvernement en ce qui concerne les  »questions économiques et sociales » révèle un sondage Odoxa-Dentsu Consulting du 9 novembre  pour franceinfo. Plus globalement  Six Français sur dix (59%) se disent g « mécontents » de l’action du gouvernement d’Edouard Philippe depuis six mois. Dans ces mécontents, 40% se disent « plutôt mécontents », et 19% « très mécontents ». 41% des Français s’en disent satisfaits, dont 4% « très satisfaits ».  L’irritation est particulièrement marquée au Front national (77% de mécontents) et à gauche (76% de mécontents). La satisfaction, minoritaire, est nettement plus forte en revanche auprès des sympathisants de droite (46% de satisfaits). Le gouvernement satisfait ainsi deux fois plus de sympathisants de droite que de gauche (24% de satisfaits). Le bilan détaillé du gouvernement par grands domaines d’action n’est pas aussi mauvais, précise le sondage. Sur quatre grands domaines d’action testés, trois d’entre eux bénéficient d’une majorité de jugements favorables, et un pâtit de jugements négatifs : 64% des Français se disent « mécontents «de l’action du gouvernement en ce qui concerne les  »questions économiques et sociales ». Sur l’Europe et l’international, tout comme sur la sécurité, 55% des sondés se disent satisfaits de l’action du gouvernement. Ils sont 52% de satisfaits contre 47% de mécontents sur les questions d’éducation.

Ce sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro a été réalisé par internet les 8 et 9 novembre 2017, auprès d’un échantillon de 999 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, parmi lesquelles 207 sympathisants de gauche, 119 sympathisants En Marche, 135 sympathisants de droite hors FN, et 175 sympathisants du FN. La représentativité de l’échantillon est assurée par la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes : sexe, âge, niveau de diplôme et profession de l’interviewé, après stratification par région et catégorie d’agglomération.

Popularité gouvernement : Flessel, Le Drian et Vidal au hit-parade

Popularité gouvernement : Flessel, Le Drian et Vidal au hit-parade

Selon un so,ndage IFOP-JDD, onze minstres  eux obtiennent au moins 50% d‘opinions positives, dont le Premier ministre, Edouard Philippe (54%), le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner (53%), et le ministre de l‘Intérieur, Gérard Collomb (51%).Laura Flessel, Jean-Yves Le Drian et Frédérique Vidal forment le trio le plus populaire du gouvernement avec 68% de bonnes opinions pour la ministre des Sports, 59% pour celui des Affaires étrangères et 57% pour celle de l‘Enseignement supérieur, . Plusieurs poids lourds du gouvernement, comme le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin (46%), celui de l‘Economie et des Finances, Bruno Le Maire (46%), et celle du Travail, Muriel Pénicaud (44%), sont en revanche sous cette barre.

Cette étude a été réalisée en ligne, du 30 au 31 octobre, auprès d‘un échantillon de 1.001 personnes représentatif de la population

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