Archive pour le Tag 'Gouvernement'

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L’hubris, poison du gouvernement (Collomb)

L’hubris, poison du gouvernement (Collomb)

 

 

 

 

.Lucide, le chevronné ministre de  l’Intérieur, Gérard Collomb, évoque un facteur central de la baisse de popularité du gouvernement en mettant en cause la condescendance, l’isolement voire le mépris du pouvoir. Une critique qu’il adresse à l’ensemble du gouvernement mais qui évidemment concerne en particulier Emmanuel Macron que  la posture jupitérienne rend sourd aux cris de mécontentement. “Pour ma part, je pense qu’aujourd’hui peut-être les uns et les autres, nous avons manqué d’humilité”, a-t-il déclaré. “L’hubris c’est la malédiction des dieux, quand à un moment donné vous devenez trop sûr de vous, que vous pensez que vous allez tout emporter, il y a une phrase qui disait : les dieux aveuglent ceux qu’ils veulent perdre, donc il ne faut pas que nous soyons dans la cécité”, a poursuivi l’agrégé de lettres classiques. “Il faut que tous les ministres gardent leurs racines de manière à pouvoir entendre ce que disent les gens parce que très vite dans les palais de la République on perd la capacité de lien avec la population et l’écoute”, a-t-il ajouté.  Gérard Collomb a donc invité jeudi Emmanuel Macron et le gouvernement à s’”interroger” face à la succession des sondages défavorables et à remédier notamment à un certain “manque d’humilité”. Pour le ministre de l’Intérieur et proche d’Emmanuel Macron, l’impopularité inédite enregistrée ce mois-ci par Emmanuel Macron et Edouard Philippe est le signe du passage des réformes, mais doit aussi inspirer le gouvernement de se garder de toute démesure.  La grande méprise de ce gouvernement, d’ailleurs comme les précédents, c’est de se croire légitimement investi pour mettre en place un programme alors que macro n’a été élue comme ses prédécesseurs n’ont pas sur ses orientations mais par rejet de Le Pen. Comme Hollande avait été élue par rejet de Sarkozy, comme Chirac avait été élu par rejet de Jean-Marie Le Pen. À cette méprise s’ajoute l’incapacité de macro à mobiliser autour de ces réformes qu’il décide seul et sans tenir compte des réalités sociales économiques. Voir par exemple sa première décision stratégique visant à augmenter la fiscalité, ce qui a détruit la consommation des ménages et la croissance. Une croissance composée pour 60 % de cette consommation.

Après l’été catastrophe, Macron appelle le gouvernement à la résistance

Après l’été catastrophe, Macron appelle le gouvernement à la résistance

 

 

 

Politique de communication oblige, Macon a autorisé les caméras pendant son introduction au conseil des ministres. L’objectif était d’inviter  le gouvernement à tenir face aux défis à venir et en dépit d’un été catastrophe. Une sorte d’appel à la résistance pour un gouvernement acculé non seulement par les affaires mais dont les résultats économiques et sociaux ne sont pas au rendez-vous. Témoin le chômage qui commence à progresser et la croissance qui se tasse très sérieusement et davantage encore que la moyenne européenne est bien loin derrière l’Allemagne. Bref la réforme par la loi voulue par Macon montre toutes ses limites. Le gouvernement ne cesse d’empiler les révolutions réglementaires et les orientations contradictoires. Du coup il a cassé la croissance, en même temps il a contribué largement à déstabiliser encore un peu plus les équilibres financiers. Du coup Macon décale dans le temps la perspective, il déclare agir pour le futur et non pour l’immédiat. Le problème c’est que Macon a perdu la confiance des Français et qu’il n’est plus soutenu que par moins de 25 % de l’opinion selon l’enquête de YouGov du jeudi 6 septembre. Macron  perd 4 points d’opinions favorables sur son action à 23% par rapport au mois précédent, son « plus faible score de popularité depuis son élection », “Avec une difficulté qui va avec ces grandes transformations qui est que rien de ce que nous entreprenons depuis quinze mois n’est fait pour l’immédiat, sur la pression de l’immédiat”, a-t-il souligné. “Rien n’est fait pour simplement donner plus d’argent à l’un tout de suite ou régler des problèmes – qui ne sont pas réglés parfois depuis des décennies – de manière facile, c’est pour ça que dans ces périodes il faut tenir, expliquer et avec force mener ce combat”.

Le gouvernement englué dans les affaires

Le gouvernement englué dans les affaires

 

Macron avait promis de moraliser la vie publique mais depuis son élection les affaires succèdent aux affaires et les révélations ne sont sans doute pas terminées. Notons d’ailleurs que certaines affaires ont été enterrées ou classées sans suite. C’est le cas notamment de l’affaire Ferrand qui a permis à sa campagne compagne d’acquérir une belle fortune à bon compte. Une affaire qui pourrait d’ailleurs rebondir si le sulfureux Ferrand devient président de l’Assemblée nationale. Dernière affaire en cours celle  de la ministre des Sports, Laura Flessel, démissionnaire  pour “raisons personnelles”, qui seraient en réalité liées, selon Le Canard Enchaîné, à l’intérêt porté par l’administration fiscale à son ancienne société, Flessel & Co, en cours de dissolution depuis un an. Récemment c’est la ministre de la culture qui a encore été mise en cause pour  s’être affranchie des règles d’urbanisme lors de l’agrandissement des locaux parisiens de la maison d’édition Actes Sud, qu’elle a dirigée avec son mari, Jean-Paul Capitani. Epinglée par l’hebdomadaire satirique, qui avait évoqué des irrégularités lors de travaux effectués au siège d’Actes Sud, dans le centre classé d’Arles (Bouches-du-Rhône). La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, s’est vu privée, à son arrivée au gouvernement, de la tutelle sur l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), dirigé par son mari, Yves Lévy, depuis juin 2014.En juin dernier, la perspective que ce dernier brigue un nouveau mandat avait suscité des remous dans la communauté scientifique et la revue médicale britannique The Lancet avait dénoncé l’”opacité” entourant la nomination du PDG de l’Inserm. Yves Lévy a finalement annoncé le 30 juillet qu’il renonçait à briguer la direction de l’organisme de recherche. Il continue d’occuper ce poste par intérim. L’affaire la plus médiatique est sans doute celle de Benalla d’autant plus que l’Élysée s’est beaucoup contredit  dans son argumentation. La crise politique la plus grave de ce début de quinquennat du chef de l’Etat, jusqu’à la démission de Nicolas Hulot. Une autre affaire qui témoigne des liens entre la sphère financière et la politique celle concernant le secrétaire général de l’Élysée. Le parquet national financier (PNF) a ouvert début juin 2018 une enquête sur les conditions dans lesquelles le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler, a pu exercer certaines fonctions publiques malgré des liens familiaux avec l’armateur italo-suisse Mediterranean Shipping Company (MSC). La ministre du Travail, elle, a été entendue comme témoin assisté le 22 mai 2018 au pôle financier du tribunal de Paris en tant qu’ex-patronne de Business France, dans le cadre d’une information judiciaire sur des soupçons de favoritisme. La justice enquête sur les conditions dans lesquelles cet organisme de promotion de la France auprès des investisseurs étrangers a confié au publicitaire Havas l’organisation d’une coûteuse soirée autour d’Emmanuel Macron, alors ministre de l’Economie, en janvier 2016 à Las Vegas. Le statut de témoin assisté a évité à Muriel Pénicaud une mise en examen synonyme de départ du gouvernement. Richard Ferrand, l’un des soutiens de la première heure d’Emmanuel Macron, a dû renoncer en juin 2017 à son portefeuille au gouvernement à la suite de l’ouverture par le parquet de Brest d’une enquête préliminaire sur ses activités passées à la tête des Mutuelles de Bretagne de 1998 à 2012.Le parquet souhaitait alors établir s’il y avait lieu de le poursuivre pour avoir permis en 2011 à la société immobilière de sa compagne, Sandrine Doucen, d’emporter un marché lors de la location d’un local commercial par les Mutuelles de Bretagne. Richard Ferrand avait finalement bénéficié d’un classement sans suite, en octobre 2017.  A noter que le quinquennat de Macron avait mal débuté puisque Les éphémères ministres MoDem François Bayrou (Justice), Marielle de Sarnez (Affaires européennes) et Sylvie Goulard (Armées), ont renoncé à rester au gouvernement après les élections législatives de juin 2017 sur fond de soupçons d’emplois fictifs d’assistants au Parlement européen. Le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, accusé de viol et d’abus de faiblesse par deux femmes dans la foulée de l’affaire Weinstein aux Etats-Unis a bénéficié de classements sans suite en février et mai 2018.Il a été définitivement blanchi des accusations de viol de la première plaignante en août 2018.Le journal Ebdo – disparu après quelques numéros – a pour sa part exhumé une plainte pour viol remontant à 2008 visant Nicolas Hulot, elle aussi classée sans suite la même année. Bien sûr dans le cadre des enquêtes les intéressés bénéficient du statut de présumé innocent. Pour autant cela fait beaucoup d’affaires en un peu plus d’un an seulement

Sondage prélèvement à la source : le gouvernement pris au piège

Sondage prélèvement à la source : le gouvernement pris au piège

En reprenant à son compte le prélèvement à la source initiée par François Hollande, le gouvernement s’est mis lui-même dans un double piège. Si Macron renonce à cette réforme, il sera accusé d’avoir cédé aux pressions du patronat hostile à cette cathédrale administrative. On lui reprochera également d’avoir craint la réaction négative de salariés lorsqu’ils se rendront compte que le salaire qu’ils touchent concrètement sur la feuille de paye a diminué de manière significative. D’un autre côté,  le gouvernement doit tenir compte de l’avis des Français qui aujourd’hui favorables à hauteur de 60 % pour la mise en place de la réforme d’après un sondage Ifop.  Un renoncement du gouvernement serait interprété comme un recul  politique pour ne pas aggraver la chute de popularité du président de la république. De toute manière, le gouvernement devra payer le prix de ces hésitations qui vient un peu plus alimenter un contexte d’incertitude quant à l’efficacité de la politique économique du gouvernement ; une politique économique dont 70 % des Français pensent qu’elle est à la fois inefficace et injuste. Un des problèmes du prélèvement à la source c’est qu’il se situe dans une période le pouvoir d’achat recul. Au cours du premier semestre en moyenne ce pouvoir d’achat aura déjà diminué de 0.7% %. Pour l’ensemble de l’année l’inflation qui repart devrait atteindre environ 2,3 %, c’est-à-dire bien au-delà de l’augmentation réelle pouvoir achat sans parler des prestations qui,  en euros constants vont diminuer comme les pensions ou les allocations familiales. Du coup la ponction automatique de l’impôt sur le revenu sur la feuille de paye amplifiait le sentiment d’une nette amputation du pouvoir d’achat avec des conséquences négatives sur la consommation des ménages principal moteur d’une croissance qui s’essouffle déjà nettement. D’après l’IFOP, 60% des Français sont favorables au prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu.  à partir du 1er janvier 2019. Ce chiffre monte à 66% lorsqu’on isole les seuls assujettis à l’impôt sur le revenu. Même si Emmanuel Macron a déclaré cette semaine qu’il attendait des « réponses précises » avant de décider si la réforme entrera en vigueur dès l’année prochaine, les Français pensent à 60% que ce sera le cas.

Prélèvement à la source : la grande trouille du gouvernement

Prélèvement à la source : la grande trouille du gouvernement

 

Paradoxe Macron  convient d’affirmer encore une fois avec beaucoup de maladresse et de mépris que les Français étaient des gaulois réticents face aux réformes. Or un récent sondage démontre que 64 % des Français se déclarent favorables à ce prélèvement automatique. Pourtant maintenant c’est le gouvernement qui donne l’impression de reculer non pas tellement pour des questions techniques même si celle-ci existent mais surtout du fait de l’impact de la ponction fiscale sur les salaires qui pourrait alimenter encore un peu plus l’impopularité du gouvernement et surtout de Macron. Bref le gaulois réfractaire au changement aujourd’hui c’est Macron qui a la trouille de créer dans le pays un choc que psychologique vis-à-vis du pouvoir d’achat. Un pouvoir d’achat déjà entamé du premier semestre et qui a tué la croissance de la consommation des ménages et au-delà du PIB.

La confusion autour de l’avenir de la mise en place du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu au 1er janvier 2019 s’est accentuée samedi, Gérald Darmanin évoquant pour la première fois samedi matin l’éventualité d’un “arrêt” de cette réforme avant de tempérer ses propos quelques heures plus tard. La confusion autour de l’avenir de la mise en place du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu au 1er janvier 2019 s’est accentuée samedi, Gérald Darmanin évoquant pour la première fois samedi matin l’éventualité d’un « arrêt » de cette réforme avant de tempérer ses propos quelques heures plus tard. 

Sondage Environnement : le gouvernement pas à la hauteur pour 85%

Sondage Environnement : le  gouvernement pas à la hauteur pour 85%

L’action du gouvernement en matière d’environnement n’est pas à la hauteur des enjeux, pour 85% des Français, et le départ de Nicolas Hulot n’y changera rien pour deux tiers d’entre eux, selon un sondage Elabe pour BFMTV diffusé mercredi. Seules 15% des personnes interrogées jugent favorablement l’action de l’exécutif pour l’écologie. large majorité de sondés (65%) considère par ailleurs que la démission de Nicolas Hulot « ne va rien changer » à l’importance de l’environnement dans l’action du gouvernement, contre 30% qui pensent qu’elle en sortira affaiblie. Le pouvoir d’achat (37%) est devant la santé (31%) et les retraites (28%) la principale préoccupation des Français (trois réponses possibles). Plus généralement, les Français doutent de la capacité du chef de l’État à transformer le pays, mais les oppositions n’en profitent pas. Pour un Français sur deux (50%, +2 en deux mois), il n’en aura modifié que « quelques aspects » à la fin de son quinquennat. Pour 35% (+4), il « n’aura pas changé le pays » et ils ne sont que 15% (-5) à penser qu’il l’aura « transformé en profondeur». Pour un sondé sur deux en moyenne, les partis d’opposition ne feraient « ni mieux ni moins bien » s’ils étaient au pouvoir. Seules 20% des personnes interrogées pensent que La France insoumise, 17% le Rassemblement national, 15% Les Républicains et 10% le PS, feraient mieux.

Enquête réalisée en ligne les 28 et 29 août auprès de 1.011 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 1,4 à 3,1 points.

 

Des écolos au gouvernement : pour quoi faire ?

Des écolos au gouvernement : pour quoi faire ?

Daniel Boy, chercheur au Cevipof et enseignant à Sciences Po, spécialiste de l’écologie politique explique l’inconfort et les contradictions.des ministres écolo dans les gouvernements

 

 

- Comment expliquez-vous le départ de Nicolas Hulot?

 

Daniel BOY. – Il a jugé qu’il passait du compromis à la compromission, j’imagine. Cette tension tiraille les écologistes. Ils font la différence entre un bon compromis, c’est-à-dire ne pas avoir tout obtenu, mais suffisamment pour rester au gouvernement, et la compromission, qui signifie: “J’ai trahi mon idéal”. C’est exactement ce qu’explique Nicolas Hulot à France Inter. Il est en train d’en admettre trop, de baisser son niveau d’exigence. Il quitte le gouvernement car il tient à garder l’image d’une personnalité qui défend l’écologie librement et qui parle indépendamment avec la gauche et la droite. Car il lui est arrivé de faire des compromis, comme avec Nicolas Sarkozy en 2007, qui avait signé son pacte écologique. Il a également conseillé Chirac, Sarkozy et Hollande. Entrer dans le gouvernement complétait sa carrière, mais il a jugé hier que ça allait trop loin.

 

Est-ce que la démission du ministre vous rappelle d’autres aventures gouvernementales d’écologistes?

En effet, ce n’est pas le premier refus d’écologistes de participer au gouvernement. Cécile Duflot est sortie de celui de François Hollande en 2014, une fois que Manuel Valls a été nommé premier ministre. Après ce départ, son parti, Europe Ecologie Les Verts (EELV), décide de quitter la majorité. Mais les raisons invoquées n’ont pas de rapport avec l’écologie. Elle soupçonne Manuel Valls de vouloir développer une politique libérale. Le cas de Nicolas Hulot rappelle davantage celui de Dominique Voynet, ministre de l’Environnement sous Lionel Jospin. Elle démissionne du gouvernement après quatre ans. Elle considère que les Verts [son parti à l'époque, ndlr] n’ont pas obtenu grand-chose de leur participation au gouvernement.

 

Dominique Voynet avait fait part à l’époque de sa déception. Comme elle, Nicolas Hulot a regretté au micro de France inter que l’écologie «soit toujours reléguée dans les dernières priorités». L’écologie politique est-elle condamnée à une forme d’isolement?

Il y a toujours la même problématique: les écologistes sont toujours en minorité. Ils arrivent au pouvoir par des alliances. Aux élections locales, ils peuvent atteindre 8%. Aux élections présidentielles, le score est anecdotique. Et aux législatives, elle ne fait de bons scores que là où il y a des accords, notamment avec le Parti socialiste (PS). Dans toute coalition, il y a alliance entre majoritaires et minoritaires. Et le mouvement écologiste a toujours la position de minoritaire. Il n’a donc pas les mains libres pour réaliser ses projets.

 

Les écologistes étaient encore présents lors de la précédente mandature avec un groupe à l’Assemblée et au Sénat. Aujourd’hui ils n’ont plus de députés, et, moins de dix sénateurs. L’écologie politique est-elle en crise?

Après leur échec aux législatives de 2017, il y a forcément une crise. Ils ont perdu leur place politique car ils ont sombré en même temps que leur partenaire, le PS. Ils ont été emportés par le phénomène Macron qui a dynamité le système. D’autre part, ils ont subi une importante perte financière, le financement de la vie politique en France étant lié aux résultats électoraux. Ils ont été obligés de réduire leurs actions et leur matériel de propagande. Mais EELV ne va pas disparaître. Le parti peut se refaire une santé avec les européennes, des élections qui les favorisent. En 2009, ils avaient obtenu plus de 16% des suffrages. Et déjà en 1989, ils rassemblaient 11% des voix. L’écologie est un sujet fondamental pour l’Europe, car beaucoup de règles environnementales sont imposées par l’Union Européenne. Ensuite, il y a généralement une forte abstention. Dans ce cas, les votants sont des personnes un niveau d’études élevé qui sont sensibles à l’écologie politique. De plus, le rétablissement de la circonscription unique est une bonne nouvelle pour eux. Il n’y aura qu’une seule liste. Cela coûtera moins cher.

 

Prévisions de croissance 2018 : le gouvernement dans la panade

Prévisions de croissance 2018 : le gouvernement dans la panade

 

 

 

Comme c’est la période estivale, les médias s’étendent peu sur la panne de croissance enregistrée au premier semestre et sur les perspectives assez grises pour le reste de l’année. L’analyse de ce phénomène majeur est sans doute reportée à la rentrée pour ne pas contrarier des Français dont beaucoup pensent actuellement à leurs vacances. Pourtant, cette baisse du niveau de l’activité constitue un coup très dur pour l’économie française. Cette situation aura des conséquences très néfastes notamment sur le chômage, sur les équilibres financiers en particulier sur le budget. Concernant ce dernier aspect autant dire que la France va abandonner ses les objectifs de réduction de déficit non seulement en 2018 mais aussi en 2019 puisqu’on ne prévoit pas de retour plus dynamique de la croissance. Bien plus que l’affaire Ben à la les résultats économiques vont hypothéquer l’avenir de Macron car les résultats ne sont pas rendez-vous sur les deux critères fondamentaux que sont la croissance et le chômage. Le gouvernement tente d’imputer cette situation aux conséquences de la grève SNCF ou encore Air France ainsi qu’à l’augmentation des prix du pétrole. Si l’argument de l’augmentation du pétrole est pertinent, par contre il faut aussi intégrer l’augmentation de la fiscalité qui elle dépend de la responsabilité du gouvernement. L’autre mauvaise nouvelle c’est l’inflation qui repart sur une tendance de 2,3 % alors que le pouvoir d’achat a déjà perdus 0,6 % le dernier trimestre. Bref une mauvaise nouvelle pour la consommation qui stagne voir recule alors que c’est le principal moteur de la croissance. L’erreur stratégique fondamentale de Macron aura été de tout miser sur la politique de l’offre sans la rééquilibrer par une politique sociale qui aurait permis de soutenir la consommation et donc la croissance. Du coup Lemaire ministre des finances annonce la couleur  « Si nous révisons, c’est bien que ce qui avait été avancé ne pourra pas être tenu au point près », a-t-il affirmé, reconnaissant ainsi que le gouvernement renonce à son objectif de 2%.

 

 

 

Crise agricole: le double discours du gouvernement

Crise  agricole:  le double discours du gouvernement

 

Dans les  Echos, sénateur Jean Bizet (LR), dénonce le double discours du gouvernement concernant la crise agricole. D’un coté, il y a une posture de soutien à l’agriculture française mais de l’autre le gouvernement français a demandé lui-même des coupes budgétaires européennes.

« Le ministre de l’Agriculture a bien tardivement jugé « inacceptable » les propositions budgétaires de la Commission européenne, pour la future politique agricole commune (PAC). Or les autorités françaises avaient bien demandé avec force, durant les négociations au Conseil, des coupes budgétaires dans le budget 2021/2027 de l’Union, à la surprise de son principal partenaire l’Allemagne. Cette information embarrassante, apportée aux sénateurs lors de l’audition du commissaire Oettinger le 24 mai a fait apparaître un « double discours » dévastateur. In fine, la victime de ces postures politiciennes sera notre agriculture, tandis que les sujets d’incompréhension et d’inquiétude s’accumulent entre le gouvernement et les agriculteurs. » Le premier d’entre eux porte naturellement sur l’ampleur des sacrifices financiers qui seront réalisés aux dépens de la PAC, durant la période 2021-2027. D’ores et déjà, la position trouble des autorités française a été interprétée comme un « permis de tuer » par les adversaires de la PAC. D’où la proposition initiale de la Commission, très défavorable : - 5 % en euros courants, correspondant en fait à une diminution de 15 %, en raison de l’inflation. Comment y consentir lorsqu’un tiers des agriculteurs français vit déjà, en moyenne, avec 350 euros de revenus mensuels ?  Ces inquiétudes portent également sur le contenu même de la future PAC. Dans deux résolutions, adoptées les 20 juillet 2017 et 19 avril 2018, les sénateurs ont refusé le quasi-statu quo, qui semble se dessiner, sur les règles de concurrence, comme sur la gestion des crises. Ils ont également mis en garde contre le risque d’une « vraie-fausse » simplification du mode de mise en oeuvre de la PAC. C’est maintenant qu’il faut agir, si l’on veut éviter une nouvelle « usine à gaz » - à savoir un transfert de bureaucratie du niveau européen au niveau national. Le président de la République avait spectaculairement annoncé, le 27 novembre 2017, l’interdiction du glyphosate « dès que des alternatives auront été trouvées, et au plus tard dans trois ans ». Sans revenir sur la fragilité juridique de ce singulier « cavalier seul » français au regard du droit européen, force est de constater l’absence de solution alternative à ce pesticide. Comment, sur le terrain, vont faire nos agriculteurs d’ici trois ans ? Comment éviter une distorsion de concurrence, pour nos importations et nos exportations, puisque les autres pays de l’Union ne seront pas, eux, concernés par cette interdiction franco-française ? Plus largement, c’est l’ensemble du projet de loi issu des travaux des Etats généraux de l’alimentation qui est en passe de décevoir les attentes. En effet, les représentants des agriculteurs ont loyalement joué le jeu de la concertation. Au final, ce projet de loi repose sur un double pari : que les distributeurs d’abord, les gros industriels ensuite, acceptent sans y être contraints, de diminuer leurs profits pour augmenter le revenu agricole… Rien n’est moins sûr. S’agissant du plan de modernisation de l’agriculture de 5 milliards d’euros, l’intention est louable et le chiffre élevé. Il frappe les esprits, mais quel sera son contenu ? Il en va de même pour l’objectif de 50 % de produits bio ou local dans la restauration collective . Au demeurant, la redéfinition de la stratégie agricole française ne peut se résumer au seul « bio », en faisant l’impasse sur tout le reste. Les effets d’une politique de communication, aussi brillante soit-elle, n’auront qu’un temps. Immanquablement, le prix des ambiguïtés, des habiletés, voire du « double discours » s’exprimera par de cruelles désillusions. Les agriculteurs français méritent beaucoup mieux que cela, notre balance commerciale aussi ! «

Jean Bizet est sénateur Les Républicains de la Manche et président de la commission des Affaires européennes

 

Le gouvernement M5S-Ligue : un gouvernement provisoire ?

Le gouvernement M5S-Ligue : un gouvernement provisoire ?

 

Finalement de manière peut-être très provisoire on est parvenu en Italie à réconcilier l’inconciliable avec le respect de l’orthodoxie européenne, le populisme et la posture anti européenne. Pas sûre que cette coalition très hétéroclite tienne longtemps. E les italiens pourraient être rapidement conviés à revenir aux urnes.  Si le rapport à l’immigration recueille un certain soutien, il en va différemment quant au positionnement vis-à-vis de l’Europe. De toute manière, la coalition ne pourra pas tenir ses promesses contradictoires, si elle le fait elle sera la cible des marchés financiers, la dette qui représente déjà 130% du PIB) filera, avec les taux d’intérêts et la croissance sera grandement menacée. En attendant, Luigi di Maio (M5S) et Matteo Salvini (Ligue) ont réussi jeudi à relancer leur alliance après s’être mis d’accord sur un ministre de l’Economie susceptible d’être accepté par le président de la République. Ce dernier avait mis son veto le week-end dernier au choix de l’eurosceptique Paolo Savona, 81 ans, que les deux partis avaient présenté comme ministre de l’Economie. L’octogénaire avait indiqué avoir un plan pour abandonner l’euro. Ce poste est finalement occupé par Giovanni Tria, un économiste peu connu.Les chefs de la Ligue et du M5S ont obtenu des postes clés au gouvernement. Matteo Salvini est ministre de l’Intérieur, tandis que Luigi Di Maio prend la tête d’un nouveau ministère renforcé combinant les portefeuilles de l’Industrie et du Travail. Salvini et Di Maio sont également tous deux vice-présidents du Conseil. Giovanni Tria, président de l’Ecole nationale d’administration italienne et professeur d’économie politique à l’université romaine de Tor Vergata, occupe donc le ministère de l’Economie, tandis qu’un ancien ministre des Affaires européennes, Enzo Moavero Milanesi, est ministre des Affaires étrangères. Giovanni Tria a critiqué la gouvernance économique de l’UE mais, contrairement à Paolo Savona, il n’a pas préconisé de “plan B” pour sortir de l’euro. Dans des articles récents, il a appelé à un changement dans les règles budgétaires de l’UE pour permettre aux investissements publics de soutenir la croissance. Comme beaucoup d’économistes, il a critiqué l’excédent persistant des comptes courants de l’Allemagne. L’Italie, endettée à hauteur de plus de 130% de son produit intérieur brut (PIB), est le pays le plus endetté de la zone euro après la Grèce. Elle est souvent décrite comme “trop importante pour faire faillite”.

Aides sociales: grande pagaille au gouvernement

Aides sociales: grande pagaille au gouvernement

 

 

Le moins que l’on puisse dire,  c’est que c’est la grande pagaille quand s’exprime les principaux ministres sur l’avenir des aides sociales. D’après les uns il faut en diminuer le cout global, pour d’autres diminuer le nombre d’allocations, pour d’autres enfin simplifier mais sans diminuer. Darmanin a tout dit sur ce sujet, le contraire également. En fait ce qui préoccupe le gouvernement, c’est de savoir où trouver les 71 milliards d’économie pour maitriser la dérive des dépenses. En effet même si l’équilibre améliore concernant le budget 2017, c’est surtout dû aux rentrées fiscales en hausse et pas du tout à la baisse des dépenses. Cette  impression de grande confusion au sein du gouvernement vient sans doute qu’on mélange à peu près tout y compris des prestations qui n’ont pas grand-chose à voir entre elles. Ainsi on ne peut vouloir regrouper des allocations chômage, adulte handicapée, minimum vieillesse, aide au logement avec les dépenses de la sécurité sociale. Chaque champ mérite une analyse préalable approfondie même si effectivement des liens existent entre les différentes aides. Il est évident que la France ne brille pas par la simplicité de ses procédures dans le domaine social ou autre.  En outre,  on ne systématise pas l’évaluation permanente des orientations pour en vérifier l’efficacité. On a plutôt tendance à rajouter des couches de complexité à la complexité. La difficulté est aussi d’ordre méthodologique car pour mesurer l’efficacité d’une disposition,  il faudrait disposer d’une référence sans existence de la disposition et  pour exactement la même période. Ce qui peut légitimement inquiéter dans l’hypothèse du gouvernement,  c’est que parallèlement on parle de droits de l’homme pauvre comme si cette question pouvait se résoudre par la mise en place dune sorte de socle social, une sorte de retour du concept vaporeux de revenu universel. La couverture sociale française est relativement généreuse par rapport à d’autres pays comparables mais elle constitue une sorte d’amortisseur de crise qui évite ou en tout limite les grandes fractures sociales voire sociétales.  Après on ne doit pas s’interdire simplifier et surtout d’évaluer sur la base d’analyse précise et pas sur des moyennes qui masquent les disparités donc les réalités. ; Enfin si les préoccupations de Bercy pour mieux maîtriser les budgets ne peuvent être rejetées d’un revers de main, il convient aussi de prendre en comte le caractère sociétal d’une politique sociale, celui qui permet  de maintenir une certaine solidarité et une unité nationale. Bref il n’est pas interdit de compter quant il s’agit de dépenses sociales mais en  sachant qu’on compte des situations humaines.

 

Droits de douane américains : non à une négociation (gouvernement français)

 Droits de douane américains : non à une négociation (gouvernement français)

Réformer l’OMC, oui mais négocier avec les seuls Etats Unis, non ! Le gouvernement ne veut pas négocier si Trump augmente les droits de douane pour les produits en provenance de l’Europe. La France, préfère attendre la décision américaine et répliquer par des mesures de rétorsion. Pour l’instant, l’Allemagne suit cette position adoptée aussi par l’UE mais des voix outre Rhin s’élève pour demander une négociation préalable. En cause, le fait que l’Allemagne est de loin le pays le plus concerné par les nouveaux droits de douane américains.  Alors que des voix s’élèvent en Allemagne pour ouvrir une négociation avec les Etats-Unis et échapper ainsi à la menace de Donald Trump d’imposer des droits sur l’acier et l’aluminium européens, “le gouvernement français soutient la position de la Commission européenne, à savoir demander une exemption totale, permanente et non conditionnée”, déclare-t-il. Il rappelle qu’Emmanuel Macron avait déclaré qu’il n’était pas possible de négocier “avec un pistolet sur la tempe”. “La France n’est pas favorable à des discussions tarifaires”, poursuit-il, sans confirmer la thèse d’un différend entre la France et l’Allemagne sur ce sujet alors que le ministre allemand de l’Economie, Peter Altmaier, a souligné mercredi qu’il était “difficile” de parvenir à un compromis. “Paris et Berlin partagent officiellement pour l’instant  la même ambition : l’Union européenne ne doit pas être le bouc émissaire des tensions commerciales sur l’acier générées par d’autres pays dans le monde”, dit-il. “Les deux gouvernements, à tous les niveaux, sont dans une concertation constante.”

Sondage gouvernement : 59% mécontents

Sondage gouvernement : 59% mécontents

(59%) « mécontents » de l’action du gouvernement et 64% sur les questions économiques et sociales d’après un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro du 26 avril. 23% disent être « très mécontents » et 36% « plutôt mécontents ». 36% considèrent être « plutôt satisfaits », et seulement 4% admettent être « très satisfaits ».  Seuls l’Europe et l’international totalisent 54% de satisfaits. L’insatisfaction est majoritaire dans tous les autres domaines : 53% de personnes interrogées sont insatisfaites sur les questions liée à la sécurité, 54% sur celles liées à l’éducation, et 64% sur les questions économiques et sociales.   Mis à part les sympathisants La République en marche, satisfaits à 92% par la politique du gouvernement, toutes les autres catégories de la population partagent un jugement négatif : 88% de mécontents parmi les sympathisants de La France insoumise, 59% parmi ceux du Parti socialiste, 57% chez Les Républicains et 77% au sein du Front national.

 

*Enquête réalisée auprès d’un échantillon de 1 007 Français représentatifs de la population française âgée de 18 ans et plus, interrogés par internet les 25 et 26 avril 2018.

 

Premier anniversaire du gouvernement : trop de réformes à la va vite et manque d’équilibre

Premier anniversaire du gouvernement : trop de réformes à la va vite et manque d’équilibre

Le gouvernement va fêter son premier anniversaire et le bilan qu’on peut tirer de son action est assez mitigé. Certes on peut noter une vraie volonté réformatrice mais c’est devenu autant un slogan qu’une volonté politique. En effet, certaines reformes sont conduites avec sérieux, elles sont nécessaires ; d’autres le sont aussi mais il faudra y consacrer davantage de temps avec de vraies négociations avec les acteurs concernés. Le Macron justifie cette déferlante réformatrice par sa légitimité. Il faut  rappeler que Macron n’a recueilli au premier tour qu’un score assez médiocre et que pour l’essentiel c’est le rejet de Marine Le Pen qui l’a fait élire et non l’adhésion à son programme. Du coup, cela devrait l’obliger à solliciter largement la négociation pour obtenir uen adhésion plus active au changement. Le problème c’est qu’après avoir balayé l’opposition politique, Macron veut aussi balayer toute intermédiation qu’il s’agisse des partenaires sociaux ou associatifs ou même du parlement. Un parlement composé essentiellement de godillots choisis par Macron par petites annonces sans expérience sociale ou politique, sans originalité et sans charisme. Bref des petits technos aux ordres. C’est surtout la méthode Macron qui est en cause ; Un Macron qui a adopté une posture de monarque républicain et qui impose une sorte de démocratie étatique de type impérial. Certes la conjoncture économique se porte mieux mais on ne peut cependant pas parler de miracle quand la croissance du PIB se limite à 2%. C’est mieux qu’avant mais bien insuffisant pour faire baiser de manière significative le chômage. L’économie se porte mieux c’est certain mais c’est aussi du à la conjoncture internationale. En outre, la politique de Macron manque sérieusement d’équilibre et les plus aisés sont notoirement avantagés par rapport aux efforts demandés aux autres. Pas étonnant que 64% des français soient mécontents de la politique économique est sociale. Dernier élément du bilan, la posture un peu trop professorale voire condescendante de Macron qui a du mal à aire preuve de compassion et de compréhension vis-à-vis des moins favorisés. A son crédit évidemment son culot et son dynamisme mais un peu de modestie et d’écoute seraient bienvenus. Finalement un bilan assez mitigé qui ne garantit pas l’avenir

Réforme du Parlement : encore davantage aux ordres du gouvernement

Réforme du Parlement : encore davantage aux ordres du gouvernement

Pour résumer, c’est le gouvernement qui  imposera à l’assemblée la nature,  l’ordre des projets  et qui limitera le pouvoir de proposition. Le pouvoir d’irrecevabilité du gouvernement serait ainsi renforcé par l’ajout d’une disposition dans l’article 41 de la Constitution, détaille Le Figaro. Les propositions ou amendements qui “ne sont pas du domaine de la loi”, “sans lien direct avec le texte” ou “dépourvus de portée normative” pourraient être écartés par l’exécutif, explique le quotidien qui précise que l’objectif serait de limiter la production d’amendements. Le gouvernement se donnerait également la possibilité de modifier davantage l’ordre du jour du Parlement. Actuellement, seuls les projets de loi de finances et les projets de loi de financement de la Sécurité sociale – et certaines autres exceptions – peuvent être inscrits prioritairement par l’exécutif, explique l’Opinion qui a révélé en premier le document. Cette possibilité pourra être étendue aux “textes relatifs à la politique économique, sociale ou environnementale déclarés prioritaires par le gouvernement sans que les conférences des présidents s’y soient conjointement opposées”. En cas de désaccord entre les deux chambres (Sénat et Assemblée nationale) et d’échec de la commission mixte paritaire, “le gouvernement peut demander à l’Assemblée nationale de statuer définitivement”, ajoutent les deux quotidiens. Les délais seront également réduits. Le gouvernement pourra saisir le Sénat au bout de 25 jours, et non plus 40, si l’Assemblée ne s’est pas prononcée. Il pourra aussi faire passer un texte par ordonnance au bout de 50 jours et non plus 70, si le Parlement n’a pas statué, précise le Figaro. Cette réforme se décline en trois projets de loi distincte (constitutionnelle, organique et ordinaire). Elle prévoit notamment l’introduction d’une dose de 15% de proportionnelle aux législatives et une réduction de 30% du nombre des parlementaires.

Mobilisation sociale : avertissement pour le gouvernement

  • Mobilisation sociale : avertissement pour le gouvernement

La mobilisation sociale n’a pas constitué un ras de marée mais elle été suffisamment significative pour constituer uen avertissement sérieux au gouvernemenet qui jouait sur la division et la faible capacité de mobilisation. Notons que la mobilisation a surtout été importante chez les cheminots, moins chez les fonctionnaires. Pour preuve aussi la nette baisse de Macron dans les sondages qui touche son plus bas niveau et ne cesse de baisser depuis trois mois. Sans doute les conséquences de mesures tous azimuts  dont certaines à la va vite et surtout sans concertation.  Sept syndicats de fonctionnaires sur neuf (CFTC, CFE-CGC, CGT, FAFP, FO, FSU et Solidaires), mais pas la CFDT, avaient  appelé à la grève pour protester contre la réforme de la fonction publique et défendre leur pouvoir d’achat. La CGT et FO ont annoncé une participation de 500.000 personnes, soit un chiffre plus élevé que le 10 octobre 2017, date de la dernière manifestation nationale des fonctionnaires. Le ministère de l’Intérieur et la préfecture de Paris ont calculé quant à eux un total de 323.000 manifestants. Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, a défendu une journée de mobilisation en forme d’alerte et appelé le gouvernement à accélérer le dialogue sur les réformes de la fonction publique et de la SNCF. “Soit ils écoutent et ce sera un coup de semonce et il n’y aura pas de suite, soit ils n’écoutent pas et là, je vous le dis, les fonctionnaires, y compris les militants de la CFDT des fonctions publiques, seront extrêmement mobilisés”, a-t-il dit sur RTL, évoquant les rencontres des syndicats avec Olivier Dussopt. Mais le gouvernement, qui se dit “déterminé” à poursuivre les réformes, ne croit pas à un mouvement social dur et large qui paralyserait le pays, tout comme la plupart des experts du dossier social. Cependant  un sondage Odoxa publié mercredi, une majorité de Français (55%) trouvent justifiée la grande journée de mobilisation de la fonction publique de jeudi, un soutien est quasi unanime (82%) chez les salariés du service public.

Réforme Constitution : le gouvernement patine

Réforme  Constitution : le gouvernement patine

Le Premier ministre Edouard Philippe pour cacher que le gouvernemenet patine sur ce dossier a surtout fait savoir son intention sur la procédure : un rapport à Macron, puis au conseil d’Etat avant le conseil des ministres puis le parlement. Pas vraiment uen information car c’est  le circuit que suivent toutes les réformes législatives. La vérité c’est que le gouvernemenet est un peu coincé. Il souhaiterait passer par le parlement mais il faut un accord des 3/5 ème  des élus. Or l’opposition est clairement opposées à deux reformes, la limitation du nombre de parlementaires et le non cumul des mandats. Du coup,  le gouvernemenet pourrait saucissonner la réforme, ce à quoi s’oppose aussi l’opposition. L’autre solution est le recours au référendum mais avec un énorme risque politique : celui de voir les Français ne pas répondre à la question et en profiter pour exprimer leur mécontentement.  Le couple exécutif, qui doit obtenir une majorité des trois cinquièmes du Parlement, a prévenu qu’en cas de blocage de l’opposition – notamment au sein d’un Sénat à majorité de droite-, qu’il pourrait avoir recours au référendum tout en précisant que cette option n’avait pas sa préférence. Le gouvernement pourrait également être tenté de faire passer certaines mesures – comme l’introduction de la proportionnelle – via une loi ordinaire, sur laquelle l’Assemblée nationale a le dernier mot, une perspective de “tronçonnage” de la réforme qui suscite l’ire de l’opposition. “A ce stade, si on arrivait à un accord ce ne pourrait être qu’un accord global”, a prévenu le chef de file des députés Les Républicains (LR), Christian Jacob, à l’issue de son entretien avec Edouard Philippe mercredi. “On ne vend pas par appartement. Soit on trouve un accord sur la loi organique, sur la loi ordinaire et sur la réforme de la constitution les trois ensembles, sinon on fait le constat qu’il n’y a pas d’accord”, a-t-il ajouté. A ses côtés, le chef de files des sénateurs LR Bruno Retailleau a insisté sur le fait qu’il ne fallait pas partir “du principe qu’il ne p[ouvait] pas y avoir d’accord”. “Il y a des mesures sur lesquelles il y a un point d’accord, un consensus, sur le Conseil constitutionnel, sur le Conseil supérieur de la magistrature (…) simplement il faut qu’il y ait un gouvernement qui accepte de discuter”, a-t-il souligné. “On a mis en garde le Premier ministre, il faut que la réforme soit utile aux Français”, a-t-il ajouté, pointant un risque d’”hyperprésidentialisation” avec un Parlement “affaibli” et un “fossé démocratique” creusé avec une baisse du nombre de parlementaires.

SPD : oui à un gouvernement avec Merkel

SPD : oui à un gouvernement avec  Merkel

L’accord du SPD signe la fin de crise politique en Allemagne. Et Merkel va pouvoir constituer un gouvernement avec toutefois quelques difficultés et surtout des concessions.  Des concessions au SPD bien sûr comme attribution du poste de ministre des finances mais aussi des concessions à son propre camp conservateur avec en particulier la nomination d’un contestataire  CDU de Merkel comme ministre de la santé. Merkel sera sans doute affaiblie d’autant qu’une  clause d’évaluation permettra au SPD d’éventuellement se retirer d’ici deux ans. Reste que l’Allemagne est l’Allemagne et que les autres leaders européens – Macron compris- ne doivent gère compter sur la fragilité de Merkel pour en transformer  les orientations outre Rhin. Et Merkel va sans doute reprendre à Macron le leadership sur l’Europe. Emmanuel Macron a cependant envoyé un message personnel à la chancelière Angela Merkel et à Olaf Scholz dès les résultats connus, et “leur parlera très vite”, dit l’Elysée. “Le président de la République se réjouit du résultat du vote du SPD. C’est une bonne nouvelle pour l’Europe”, déclare-t-on de même source. “La France et l’Allemagne travailleront ensemble, dès les prochaines semaines, pour développer de nouvelles initiatives et faire avancer le projet européen.” En dépit de leurs divisions, les politiques démocrates ou conservateurs défendent d’abord leur pays. De ce point de vue, il ne faut guère s’attendre à une révolution des positions allemandes sur l’Europe, des avancées oui mais surtout pas de solidarité qui menacerait les équilibres économiques et financiers de l’Allemagne. – Les adhérents du Parti social-démocrate (SPD) ont donc approuvé à 66% l’accord de coalition avec le bloc conservateur d’Angela Merkel (CDU-CSU), ouvrant la voie à la formation d’un gouvernement en Allemagne, plus de cinq mois après les élections législatives. Le taux de participation à cette consultation menée par voie postale a été de 78% des 464.000 membres du SPD appelés à se prononcer sur l’accord du gouvernement noué le 7 février avec les conservateurs de l’Union chrétienne-démocrate (CDU) de la chancelière et ses alliés de l’Union chrétienne-sociale (CSU). En 2013, lors de la précédente constitution d’une grande coalition, les militants SPD avaient voté pour à près de 76%. Ce résultat va donc déboucher sur la formation d’une nouvelle“große Koalition” (grande coalition), formule déjà éprouvée en Allemagne en 2005-2009 puis 2013-2017 après une première expérience à la fin des années 1960. Angela Merkel, qui va entamer à 63 ans un quatrième mandat à la tête du gouvernement de la première puissance économique d’Europe, s’est réjouie de travailler à nouveau avec les sociaux-démocrates.

Assurance chômage: les 4 mini mesures du gouvernement

Assurance chômage: les 4 mini mesures du  gouvernement

 

Il est clair que le compromis sur l’Unedic des partenaires sociaux ne constituait pas une révolution. Sans doute  pourquoi la ministre du travail a annoncé qu’elle voulait aller plus loin. En fait pas  tellement plus loin.  La ministre annonce aussi un contrôle renforcé des chômeurs. Elle menace seulement d’un éventuel bonus malus pour les contrats précaires. Bref un mini compromis des partenaires sociaux, une mini décision de la ministre très loin des intentions de campagne de Macron. En cause notamment le cout des intentions premières du président de la république. . Pour résumer, un droit allongé pour les démissionnaires (Tous les 5 ans au lieu 7)    mais ° pendant peu de temps : 6 mois et pas grand-chose, 800 euros, pour les indépendants. . La ministre du travail Muriel Pénicaud dévoile dans Le Parisien les mesures retenues par le gouvernement concernant la réforme de l’assurance chômage.  Le gouvernement va « plus loin » que les partenaires sociaux sur l’indemnisation chômage des démissionnaires, a annoncé Muriel Pénicaud. « Les partenaires sociaux ont mis comme condition d’avoir une durée d’activité ininterrompue de sept ans dans l’entreprise pour en bénéficier. On souhaite aller plus loin qu’eux sur ce point : instaurer un droit tous les cinq ans« , explique la ministre. Autre différence : le nouveau droit sera mobilisable par un démissionnaire souhaitant « créer son entreprise ». Après l’avoir un temps envisagé, les partenaires sociaux avaient, eux, retiré cette possibilité de leur texte final. Pour les démissionnaires la mesure concernerait « entre 20 000 et 30 000 personnes par an » et coûterait « quelques dizaines de millions d’euros supplémentaires » par rapport aux 180 millions budgétés par les partenaires sociaux. . La ministre annonce qu’un « droit de 800 euros par mois pendant six mois » sera mis en place, « financé par la CSG » et « destiné aux indépendants qui sont en liquidation judiciaire et qui avaient un bénéfice annuel autour de 10.000 euros ». Concernant la lutte contre les contrats précaires, « nous allons respecter ce que les partenaires sociaux ont prévu dans leur accord », a indiqué Muriel Pénicaud. Les branches auront « jusqu’à fin décembre pour prendre des mesures afin de modérer le recours aux contrats courts ». Faute de « résultats satisfaisants », « le gouvernement prendra ses responsabilités »  Comme prévu, ces mesures s’accompagnent d’un contrôle plus important des chômeurs. Le gouvernement va par exemple « tripler les équipes de contrôle de Pôle emploi« , qui « vont passer de 200 à 600 agents d’ici à la fin de l’année ».   ». La notion d’offre raisonnable d’emploi va notamment être définie « plus précisément » pour que les sanctions après deux refus soient « pleinement applicables». Bon courage !

 

SNCF : grève reportée et balle dans le camp du gouvernement

SNCF : grève reportée et balle dans le camp du gouvernement

 

Les syndicats ne sont pas tombées dans le piège de la précipitation et renvoie la balle dans le camp du gouvernemenet. Ils attendront les décisions finales et officielles avant d’envisager un mouvement qui risque d’être long et dur. En cause surtout la méthode un peu à la va vite.  “Avec la mise en place du service minimum, il y a plusieurs phases avant de déclencher un préavis de grève. Aujourd‘hui, à quatre fédérations syndicales, on décide d‘enclencher cette première phase qui est l‘alarme sociale.” A déclaré un syndicaliste.  Didier Aubert, de la CFDT, qui proposait une grève reconductible à partir du 14 mars, a souhaité maintenir l‘unité en se rangeant à l‘avis des autres syndicats. Bruno Le Maire a répondu mardi sur France 2 aux mises en garde de Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, qui avait dit la veille dans les Echos qu‘il ne “laisserait personne cracher à la figure des cheminots”. “Personne n‘a envie de cracher à la figure des cheminots”, a déclaré le ministre de l‘Economie et des Finances, démentant tout bras de fer. “Si on aime la SNCF, ce qui est mon cas, il faut cette transformation”, a-t-il assuré tout en précisant que l’éventuelle reprise par l‘Etat de la dette de la SNCF serait conditionnée à la mise en oeuvre de la réforme. Il s‘agit d‘une des conditions posées par le Premier ministre Edouard Philippe lundi en présentant la réforme, qui passe notamment par la fin du statut du cheminot. parallèlement,  la SNCF a publié mardi ses résultats pour l‘année 2017, qui témoignent d‘une progression du chiffre d‘affaires et d‘une “forte hausse de la fréquentation”. Selon une étude réalisée par RMC, Atlantico et Harris Interactive, 43 % des Français soutiennent les grèves et manifestations envisagées contre la réforme de la SNCF mais 69% sont pour la fin du statut du cheminot.

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