Archive pour le Tag 'Gouvernement'

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DSK : un gouvernement de brèles !

DSK : un gouvernement de brèles !

 

DSK résume bien la situation politique du pays.: nous avons un gouvernement de brèles. Pour DSK, «le gouvernement de Hollande aurait été parfait pour le début des années 80, quand la crise était encore gérable. Mais par grand vent…». Et même s’il est assez clément avec le Premier ministre Manuel Valls qui «veut faire», «peut faire», il «n’est pas tout seul. Avec Hollande, ils sont deux dans la même cuisine gouvernementale, l’un tient le sel, l’autre le poivre. Hollande s’implique trop dans le quotidien, Manuel Valls n’a pas d’espace. Il est ficelé dans un gouvernement composé par Hollande dont la moitié est des brêles. Il n’a pas fait le gouvernement qu’il voulait.» Et DSK n’est pas tendre du tout non plus avec les frondeurs de la majorité qui s’opposent notamment au pacte de responsabilité sous prétexte de cadeaux fait aux entreprises. «Je ne connais pas un pays en Europe où une force politique lourde, qui va des communistes à l’aile gauche du PS, soit dans cette crispation, ce refus d’une économie intégrée dans la mondialisation. Le résultat est dramatique à terme», estime un DSK, «heureux et débordé», «rarement à Paris» et «libre».

 

Ecotaxe ou TTPL : la grosse ânerie du gouvernement

Ecotaxe ou TTPL : la grosse ânerie du gouvernement

 

Grace à l’euphorie convenant le foot, l’écotaxe va passer comme une lettre à la poste. C’est pourtant une énorme ânerie. C’est en effet ignorer tout de l’économie du transport et de mode routier en particulier. Cette taxe décidée au Grenelle de l’environnement était la mesure phare. Un gage donné aux écolos pour éviter de parler du reste et en particulier du nucléaire. En faia le transport routier français est malade, très malade même. Un seul chiffre dans les années 80 le pavillon français assurait 50% des échanges en Europe désormais c’est moins de 10%, ailleurs (en dehors de l’Europe) le pavillon a disparu. En clair e sont les camions étrangers qui assurent le trafic ; Des pavillons étrangers qui opèrent même sur le sol français pour du terrain national et souvent en toute illégalité (via le cabotage frauduleux). La situation du transport routier français est dans une situation catastrophique assommé par des charges (fiscales et sociales) qui ne sont en rein comparables à celles des camions des pays de lest où les salaires sont 4 à 5 fois moins élevés, idem pou les charges. Sans parler des conditions de travail qui permettent aux conducteurs étrangers de travailler le double par rapport à un français (là auusi en toute illégalité).  Ce sera autant de camions français non commandés, autant d’emplois en moins. En plus une erreur politique car la gauche reprend une idée de la droite qui ne tient pas debout. L’écotaxe est en effet au départ une taxe écolo pour favoriser les transferts sur d’autres modes or cela n’aura strictement aucun effet-malheureusement-  sinon le transfert sur des camions étrangers. Rappel : Le Grenelle de l’environnement acte le principe d’une écotaxe poids lourds, applicable à l’horizon de la fin 2010. L’instauration d’une fiscalité écologique est même l’une des mesures phare du Grenelle. Las, la mesure n’entrera pas en vigueur à la date espérée, malgré son adoption par le Parlement à la quasi-unanimité en 2009. La mise en place de l’écotaxe est techniquement difficile: le gouvernement Fillon repousse deux fois l’entrée en vigueur de la mesure. Le gouvernement choisit alors la société Ecomouv’ pour collecter le fruit de la taxe. Mais au-delà de sa faisabilité technique, l’écotaxe commence à cristalliser la colère de ceux qui y sont soumis: en février 2009 déjà, des patrons bretons manifestent au péage de la Gravelle.

Intermittents : le gouvernement va lâcher…en douce

Intermittents : le gouvernement va lâcher…en douce

Pour le gouvernement, il faut monter ses muscles, déclarer que la réforme, c’est la réforme, on ne recule pas. Pourtant pour les intermittents (largement soutenus contrairement aux cheminots) on va trouver des accommodements. En clair on dit non d’abord, ensuite on négocie. . Le gouvernement  va valider la convention chômage (qui allonge pour certains la durée avant de toucher leurs allocations, augmente leur taux de cotisation et limite le cumul allocation et salaires). Puis il lâchera du lest sur d’autres aspects. Comment? En proposant des mesures pour aider les artistes et techniciens du spectacle les plus précaires, puis en lançant à l’été une grande concertation - entre l’État, le patronat et les syndicats - qui travaillera à une remise à plat à moyen terme du système. «Il faut trouver une solution immédiate pour préserver le dialogue social, les accords entre partenaires sociaux, mais aussi ouvrir une voie d’espoir pour les intermittents du spectacle», a ainsi justifié Manuel Valls sur France Info lundi. Ironie de l’histoire, cette stratégie ressemble à s’y méprendre à celle suivie en 2003 par le gouvernement Raffarin, qui avait créé un fonds d’aide pour les intermittents fragilisés par les nouvelles règles de l’époque. Un fonds qui a coûté jusqu’à 109 millions par an en 2006, avant de s’éteindre. Le gouvernement a peu, à vrai dire, d’alternatives. Il ne peut pas ne pas agréer la convention Unedic qui découle d’un accord signé par le patronat et une majorité de syndicats (CFDT, FO, CFTC) sous peine de tuer le dialogue social. Les syndicats signataires sont d’ailleurs sourcilleux sur les intermittents. Au sortir de la réunion de préparation de la conférence sociale, qui s’est tenue lundi à Matignon, les numéros un de FO et de la CFDT ont vivement réagi aux propos d’Aurélie Filippetti qui appelait samedi les partenaires sociaux «à prendre leurs responsabilités», sous-entendu à renégocier un accord mauvais. «Qu’elle prenne la présidence de l’Unedic!», a tonné Jean-Claude Mailly, de FO. «Aurélie Filippetti a fait une grave erreur», a renchéri Laurent Berger. Pour soutenir leur position, les signataires peuvent s’appuyer sur les dernières évaluations de l’Unedic qui montrent que 74 % des artistes et 25 % des ouvriers et techniciens du spectacle ne subiront, avec le nouvel accord qui entrera en vigueur le 1er juillet, aucun jour de différé (délai avant de percevoir les allocations chômage). Mais l’exécutif a peur de l’annulation des grands festivals de l’été et ne peut se couper d’un monde de la culture traditionnel soutien de la gauche. D’où son projet de redonner des billes aux intermittents. Les mesures seront annoncées en fin de semaine et s’appuieront sur les propositions du médiateur, le député PS Jean-Patrick Gille. L’exercice s’annonce complexe, en période de disette budgétaire. Manuel Valls devra trancher entre les ministères des Finances et du Travail qui campent sur une ligne dure et celui de la Culture, pro-intermittents. Aurélie Filippetti a déclaré dans Le Monde daté de mardi que «l’État est prêt à aller très, très loin dans cette voie» de la réforme du régime. Certes, certaines pistes de réforme, incluses dans le rapport Gille de 2013, ne coûtent rien, comme la requalification des CDD d’usage des intermittents en CDI passé un nombre d’heures, ou la lutte contre les abus. Mais d’autres sujets, comme la remise à plat de la liste des 193 professions ouvrant droit au statut d’intermittent, peuvent être polémiques. Surtout, la manœuvre en deux temps a peu de chances de fonctionner. «La remise à plat du système n’est acceptable que si, au préalable, il n’y a pas d’agrément de la convention», a martelé lundi Denis Gravouil, le patron de la CGT-spectacle. Bref, la situation est, comme à la SNCF, bloquée. En fin de journée, les intermittents du spectacle réunis en assemblée générale dans le parc de la Villette à Paris ont appelé à «amplifier la grève» contre l’agrément de la convention chômage.

 

Mitsubishi, Siemens : une solution pour dépatouiller un gouvernement paumé

Mitsubishi, Siemens : une solution pour dépatouiller un gouvernement paumé

 

 

Dans le dossier Alstom le gouvernement est perdu, à cela s’ajoute les contradictions entre Hollande et Montebourg (Hollande est pour la vente aux américains de GE). . Du coup l’offre de Mitsubishi  combinée avec celle de siemens pour sortir le gouvernent du pétrin dans lequel il s’embourbe depuis des mois. La composante numéraire de l’offre de reprise d’une partie de la branche énergie d’Alstom envisagée par le japonais Mitsubishi Heavy Industries (MHI) et l’allemand Siemens atteint près de neuf milliards d’euros, a-t-on appris vendredi de sources proches du dossier. Un éventuel apport à Alstom des actifs ferroviaires de Siemens porterait le montant cette offre à quelque 13 milliards, a précisé l’une des sources interrogées par Reuters. Selon une autre source au fait du projet, MHI pourrait en outre prendre « entre 5 et 10% » du capital d’Alstom aux côtés de l’Etat français et le japonais s’appuierait sur le principe d’un partenariat et non d’un rachat de la branche énergie du français.  Vendredi après-midi, un responsable syndical a précisé à l’issue d’une rencontre avec le ministre de l’Economie Arnaud Montebourg qu’une entrée de MHI et de l’Etat au capital se ferait à parité, via le rachat d’une partie de la participation de Bouygues, qui actuellement contrôle 29% d’Alstom. « Le ministre nous a exposé l’offre de Mitsubishi. (…) C’est très clairement un schéma qui vient en contrepoint de celui de GE et qui est un schéma d’alliance », a déclaré Gabriel Artero, président de la fédération métallurgie de la CFE-CGC. Siemens et MHI ont fait savoir qu’il envisageaient de présenter une offre à Alstom le 16 juin au plus tard.  Ils pourraient ainsi contrer l’offre ferme de 16,9 milliards de dollars (12,49 milliards d’euros au taux de change actuel) du géant américain General Electric, valable jusqu’au 23 juin, négociée avec Alstom mais que le gouvernement français n’a pas acceptée jusqu’à présent. MHI investirait dans la branche énergie d’Alstom à travers une augmentation de capital, a ajouté cette source, précisant que Siemens rachèterait de son côté les turbines à gaz du français et serait prêt à renforcer la branche ferroviaire de celui-ci en lui apportant ses activités dans la signalisation et une partie de son matériel roulant. Le projet MHI-Siemens pourrait aussi se traduire par la création d’une ou plusieurs coentreprises avec Alstom et laisser entre les mains d’Alstom les activités dans les réseaux électriques (Grid) et les renouvelables. « Rien n’est définitivement arrêté même si on s’approche d’une solution. Aujourd’hui, la négociation est entre Mitsubishi et Siemens pour faire une offre que le gouvernement français juge acceptable », a précisé une source proche de MHI. « L’offre aurait un caractère industriel, avec un avenir pour Alstom dans l’énergie, alors que GE a plutôt un projet financier. Mitsubishi et Siemens injecteraient de l’argent et participeraient à la création de valeur avec un projet industriel qui serait une nouvelle aventure. » Alstom, Siemens, MHI et Bouygues n’ont pas souhaité commenter ces informations.  Une source proche du groupe allemand indiquait jeudi que celui-ci prévoyait de réunir son conseil de surveillance dimanche sur le dossier Alstom. Une source proche de ce dernier estimait par ailleurs ces derniers jours qu’une opération avec Siemens et MHI risquait d’entraîner un « dépeçage » du groupe français. Paris a cherché ces dernières semaines à obtenir de GE et de Siemens qu’ils améliorent leurs propositions afin de protéger l’emploi, l’avenir du pôle ferroviaire d’Alstom ou encore des activités clés telles que les turbines pour centrales nucléaires, les éoliennes et l’hydroélectricité. Dans un entretien au quotidien Le Parisien publié vendredi, le ministre de l’Economie Arnaud Montebourg a déclaré que MHI « pourrait proposer une alliance » et constituer « une alternative sérieuse », ajoutant toutefois que le gouvernement attendait l’offre du japonais.  GE s’est de son côté engagé fin mai à créer 1.000 emplois industriels en France en trois ans en cas de rachat de la branche énergie d’Alstom.

 

Taxis contre VTC : rapport au gouvernement très partiel

Taxis contre VTC : rapport remis au gouvernement très partiel

Un rapport qui élude la question centrale de la fiscalité et du coût de la licence pour les taxis traditionnels. Un rapport concernant les taxis sera remis le  24 avril au gouvernement. Rédigé par le député socialiste Thomas Thévenoud, ce document contient trente propositions pour tenter de mettre fin à la guerre qui oppose les VTC et les taxis.

Une couleur unique

Il propose notamment d’instaurer une couleur unique pour tous les taxis de la ville, comme cela se fait à New York ou Londres, par exemple. Cette mesure devrait permettre d’éviter que certains véhicules se fassent passer pour des taxis.

Acceptation du paiement par carte bancaire par les taxis

Thomas Thévenoud souhaite que tous les taxis acceptent le paiement par carte bleue, ce qui n’est actuellement pas le cas.

Généralisation des moyens de localisation

Le rapport propose que les taxis adoptent des moyens de moderne de réservation tels que la commande par smartphone.

Interdire la « maraude électronique »

Une société comme Uber permet actuellement aux utilisateurs de smartphones de repérer ses véhicules. Une technique que Thomas Thévenoud considère comme frauduleuse. Le député socialiste souhaite donc la voir disparaître.

Un diplôme pour les chauffeurs de VTC

Considérant que le rôle d’un chauffeur est d’assurer le transport et la sécurité de ses clients, Thomas Thévenoud souhaite que les conducteurs de VTC soient tous dotés d’un diplôme. « Tout le monde ne peut pas être taxi », a-t-il affirmé, ce jeudi 24 avril, sur RTL.

Renforcement du contrôle des VTC

Outre le diplôme des chauffeurs, l’auteur du rapport considère qu’un contrôle technique du véhicule et une assurance devraient être obligatoires pour les tous les VTC.

Un forfait pour les courses centre-ville/aéroport

Le rapport préconise l’instauration d’un tarif unique pour les courses menant aux aéroports ou en centre-ville à partir d’un aéroport. Une décision qui permettrait de supprimer toute concurrence basée sur le prix entre les différents transporteurs.

Un couloir de taxis entre Paris et Roissy

« Afin de renforcer l’offre de transports, j’annonce l’ouverture de la voie aéroport », a expliqué Thomas Thévenoud sur RTL. Une expérimentation a été faite sur le trajet qui relie Roissy Charles de Gaulle à Paris. « J’attends que cette expérimentation soit confirmée par la mairie de Paris, a-t-il ajouté. Cela permettra de fluidifier le trafic ».

 

Intermittents : rejet de la médiation du gouvernement

Intermittents : rejet de  la médiation du gouvernement

 

 

 

 

Ils n’ont pas cédé. Dimanche 8 juin, la grève a été reconduite pour 48 heures au Printemps des comédiens. Massivement : 86 % des votants se sont exprimés pour, lors de l’assemblée générale qui réunissait les personnels permanents et intérimaires du festival, et les équipes artistiques invitées. Qu’un médiateur, Jean-Patrick Gille, ait été nommé samedi 7 juin au soir, pour mener une « mission de propositions » sur la question des intermittents, n’a pas suffi à modifier leur ligne de conduite. Au contraire : « Nous connaissons ce médiateur, et ses positions. Nous savons qu’il est favorable à l’accord que nous dénonçons », explique Luc Sabot, qui devait jouer dans Marx Matériau, un des spectacles annulés.  « Nous ne croyons pas une seconde à cette médiation, que nous prenons pour une provocation », poursuit le comédien. C’est d’ailleurs pour cette raison que la grève n’a pas été reconduite pour une journée, comme ce fut le cas depuis le début du festival, le 3 juin, mais pour deux jours. Jean Varela, le directeur du Printemps des comédiens, espérait une reprise du travail lundi, comme l’avait solennellement demandé un communiqué du conseil d’administration du festival, vendredi 6 juin, tout en affirmant son soutien au mouvement. « La situation devient chaque jour plus complexe, tant du point de vue de l’organisation et de la cohérence artistique du festival, que de son avenir, qui pourrait être compromis si l’on devait aller jusqu’à l’annulation», déclarait-il dimanche matin. Pour y voir plus clair, Jean Varella, va demander aux équipes invitées la semaine prochaine de faire connaître leur intention de jouer ou non.

 

 

Le gouvernement veut faire sauter les seuils sociaux?

Le gouvernement veut faire sauter les seuils sociaux?

La suppression des seuls sociaux peut-elle permettre la création d’emploi ? Personne en fait n’en sait rien et ce n’est pas une seule mesure qui peut peser significativement sur la réduction du chômage. C’est un ensemble de mesures. Supprimer 50% des procédures serait par contre certainement efficace, en tout cas plus efficace que les mesures cosmétiques du gouvernement.  Le ministre du Travail, lui,  s’est dit prêt mercredi à « suspendre pendant trois ans » les seuils légaux créant des obligations sociales aux entreprises qui grandissent. Certaines études réalisées sur le sujet indiquent bien que ces seuils peuvent être un frein à la création d’emploi.  Les comparaisons internationales l’indiquent clairement : l’économie française se caractérise par une forte proportion de très petites entreprises et une plus faible proportion d’entreprises de taille moyenne. Les réglementations imposées aux entreprises qui augmentent  leurs effectifs sont souvent pointées du doigt pour expliquer cette particularité. Alors que Pôle emploi a annoncé une nouvelle hausse du chômage en avril, le ministre du Travail François Rebsamen s’est dit prêt mercredi à « suspendre pendant trois ans » ces seuils légaux. « Le patronat voit dans ces seuils des freins à l’embauche. Je dis donc aux organisations syndicales que le meilleur moyen de faire tomber cet argument, c’est de tenter l’expérience », a justifié le ministre. La loi impose aux entreprises des obligations d’autant plus fortes que leur effectif salarié est important. Exemple : à partir du seuil des 10 employés,  le taux de cotisation des entreprises pour la formation professionnelle augmente. A partir de 20, l’entreprise doit contribuer au Fond national d’aide au logement et verser une participation à l’effort de construction. Et à partir de 50 employés, elle doit mettre en place un comité d’hygiène, de sécurité et de conditions de travail (CHSCT) ainsi qu’un comité d’entreprise (CE). L’accumulation d’obligations supplémentaires entrant en vigueur à partir de 10, 20 et 50 salariés pourrait dissuader les entreprises de croître au-delà de ces seuils. Trois études : les rapports Camdessus (2004), Aghion (2007) et Attali (2008) l’indiquent. Le rapport de la commission Attali proposait par exemple de remplacer par une représentation unique jusqu’à 250 salariés les institutions représentatives du personnel, et notamment le CE et le CHSCT. Il suggérait également de doubler les seuils de 10 et 50 salariés pour les porter à 20 et 100, et ce pendant trois ans, soit le temps nécessaire pour parvenir à simplifier la réglementation. Une étude de l’Insee publiée en décembre 2011 minimisait à l’inverse l’impact des seuils sur la création d’emploi. Sur les trois millions d’entreprises existantes, d’après les calculs de l’institut de statistiques, seules 22.500 embaucheraient des salariés supplémentaires en cas d’inexistence des seuils sociaux. Selon l’Insee, ces effets seraient loin de rendre compte des différences de taille d’entreprises entre la France et l’Allemagne. Mais la Fondation libérale Ifrap fait une toute autre lecture de ces chiffres et a estimé que les seuils sociaux tels que définis actuellement, empêchent la création de 70.000 à 140.000 emplois supplémentaires.

 

Le gouvernement chouchoute les fonctionnaires en les endormant

Le gouvernement chouchoute les fonctionnaires en les endormant

Les fonctionnaires ne seront bientôt plus rémunérés en fonction de leur mérite. Un décret paru jeudi 22 mai au Journal officiel a supprimé la prime de fonctions et de résultats, indique le journal Les Echos. La rémunération des fonctionnaires ne devraient cependant pas être amputée. Le précédent dispositif est remplacé par une « indemnité de fonctions, de sujétions et d’expertise ». Il s’agit, indique Les Echos, du cumul de deux primes. La première, liée au poste, sera rééxaminée au moins tous les quatre ans. S’y ajoutera un « complément indemnitaire annuel qui tient compte de l’engagement professionnel et de la manière de servir ». Il n’y a donc plus d’objectifs fixés, même si le comportement individuel des fonctionnaires continuera d’être scruté. Cette décision avait été annoncée en janvier 2013 par Marylise Lebranchu, ministre de la Fonction publique. Son objectif était de mettre fin à l’un des marqueurs idéologiques de la présidence Sarkozy. La prime de fonction et de résultats avait été lancée en 2009 pour les cadres dirigeants. Elle avait été ensuite étendue aux agents des catégories A et B, les plus élevées. La nouvelle indemnité sera mise en place pour certains agents (adjoints administratifs, secrétaires administratifs, attachés d’administration) à partir du 1er janvier 2015 et sera généralisée en 2017, annoncent Les Echos. En remplaçant cette prime, le gouvernement essaie de calmer la colère des syndicats, qui ont critiqué très durement le gel du point d’indice des fonctionnaires, en accédant à une de leurs vieilles requêtes. « Nos fonctionnaires se sentent les oubliés d’une histoire salariale qui évolue », avait estimé Marylise Lebranchu samedi 17 mai. Le ministère et les syndicats de la Fonction publique ont lancé lundi 19 mai un cycle de négociations visant à tenter de simplifier et de rendre plus cohérents et justes les parcours professionnels de plus de cinq millions d’agents, en révisant notamment leurs grilles de salaires. Le gouvernement table sur 19 séances pour trouver un accord en mars 2015.

Valls : même avec la déroute aux européennes pas de nouveau gouvernement

Valls : même avec la déroute aux européennes pas de nouveau gouvernement

Une déclaration de Valls teintée d’inquiétude. En effet Le Premier ministre français a confié à des journalistes, que, même en cas de très mauvais score du parti socialiste dimanche prochain, il n’y aurait « pas de changement de gouvernement » ni de « majorité » ni de « ligne économique ». « Nous avons besoin de muscler notre économie ». Si tous les sondages donnent, pour l’heure, le Parti socialiste en troisième position, loin derrière l’UMP et le FN, Manuel Valls ne regrette pas la politique menée et les économies souhaitées par son gouvernement : « moi, je crois que les Français, depuis quelques jours, quelques semaines, avec les choix que nous avons faits, de soutien au pouvoir d’achat avec la baisse d’impôt (…) comprennent peut-être mieux la politique qui est la nôtre », a-t-il espéré, avant d’estimer avoir « fait le choix de la vérité (…) Nous devons aussi faire des réformes. Nous avons besoin de muscler notre économie, de restructurer notre pays pour peser davantage en Europe. Nous verrons ce que les Français diront dimanche, mais moi je me bats pour les convaincre », a poursuivi le chef du gouvernement.

 

Ségolène Royal : « le gouvernement baisse enfin les impôts ! »

Ségolène Royal : « le gouvernement baisse enfin les impôts ! »

 

Ségolène Royal ne souhaite pas couler avec Hollande et se démarque. Après ses critiques au gouvernement de la semaine écoulée, elle récidive en déclarant qu’il est enfin temps de diminuer les impôts. . Elle s’est montré donc ce samedi satisfaite que le gouvernement baisse « enfin » les impôts, faisant œuvre une fois de plus de son franc-parler. C’est pourtant cette franchise qui l’a mise en mauvaise posture cette semaine, où elle a offert son premier « couac » au gouvernement Valls. La semaine avait plutôt bien démarré pour Ségolène Royal, portée par un sondage plutôt clément. Dimanche, dans le baromètre Opinion-Way du mois de mai, elle était dans le top 5 des ministres les plus populaires, avec 45% de taux de satisfaction. C’est bien moins que Laurent Fabius (56%) et Najat Vallaud-Belkacem (54%°), mais c’est bien mieux qu’Arnaud Montebourg (35%) et Michel Sapin (29%). Mardi, premier accroc pour Ségolène Royal. On apprend que la ministre, qui a plaidé pour la « remise à plat de l’écotaxe », est contredite par les députés dans leur rapport sur la question. Ils jugent « désastreux » les effets d’un éventuel abandon de l’écotaxe et taillent en brèche sa proposition de taxer uniquement les routiers étrangers. Cela n’empêchera pas la ministre de l’Écologie de continuer à se montrer sceptique sur le maintien de la mesure, dans une interview à Paris Match à paraître le jeudi. Le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll devra alors la rappeler à l’ordre, au nom de la cohésion gouvernementale.

Ségolène Royal en désaccord avec le gouvernement

Ségolène Royal en désaccord avec le gouvernement

 

La candidate socialiste à la présidentielle de 2007, qui s’était d’abord astreinte à une relative discrétion après l’élection en 2012 de François Hollande, le père de ses quatre enfants, avait commencé à distiller l’an dernier ses critiques à l’encontre de l’équipe de Jean-Marc Ayrault, à mesure qu’enflaient les rumeurs sur son entrée au gouvernement. Soumise à un strict code de conduite dicté par Manuel Valls après sa nomination à Matignon afin d’en finir avec la cacophonie qui marqua l’ère Ayrault, elle revendique aujourd’hui sa liberté dans son registre « franc-tireur ». L’unité mise en avant jusqu’à présent avec un certain succès par Manuel Valls, qui avait plaisanté en avril sur l’opportunité d’un « logiciel anti-couacs », s’en trouve ébranlée. Le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, a rappelé mercredi l’importance de la cohésion gouvernementale en réponse à une question sur la charge de Ségolène Royal. « Elle est sacrée parce qu’elle est la condition de la réussite. Il n’y a pas de réussite dans un gouvernement sans la solidarité gouvernementale et sans la cohésion gouvernementale », a-t-il dit lors du compte rendu du conseil des ministres. Dans Paris Match, Ségolène Royal dénonce les « boules puantes », la « condescendance », le « mépris », selon elle, de certains ministres et s’offusque des « procès en incompétence » qui lui seraient faits au sein d’une classe politique « majoritairement composée de machos sûrs de leur bon droit ». Elle assure être en « phase politique » avec François Hollande et qualifie de « fluides » ses relations avec le chef de l’Etat. « Je fais mon travail. Le reste, je m’en fiche. Je n’ai pas de temps à perdre », souligne Ségolène Royal. « Je suis à ce poste parce que je suis compétente. Peut-être même la plus compétente ». Michel Sapin et Arnaud Montebourg sont dans son viseur. Persistant dans son refus d’imposer une « écologie punitive » aux Français sous la forme d’une écotaxe sur les poids lourds, solution défendue notamment par le ministre des Finances et une mission parlementaire, elle accuse ce dernier de duplicité. »Michel Sapin a une position institutionnelle qui colle, comme par hasard, à celle de la commission parlementaire présidée par le député Jean-Paul Chanteguet, dont il est le suppléant. Ce qu’il m’avait caché. Il a fallu que je le découvre par hasard », explique-t-elle. « Moi, j’ai une position imaginative, créative. Sur ce dossier, je suis attendue au tournant. Mais j’avancerai. A marche forcée s’il le faut », prévient-elle. Sur Alstom, Ségolène Royal fissure l’unanimisme de l’exécutif français, qui pousse l’offre de reprise de Siemens pour les activités énergie face au projet de General Electric, en plébiscitant la proposition du groupe américain. « General Electric est une très bonne opportunité pour Alstom. C’est le meilleur projet industriel. Pourquoi ne pas le dire? Et pourquoi vouloir systématiquement faire fuir les investissements étrangers? », dit-elle dans Paris Match. La ministre a déclaré par la suite aux journalistes qu’elle n’avait pas de préférence entre GE et Siemens. « Il y a des discussions entre ministres, des discussions franches, mais nous sommes très solidaires les uns des autres contrairement aux insinuations que tel ou tel article de presse voudrait avancer », a-t-elle dit à l’issue d’une réunion à l’Elysée sur la transition énergétique.

Alstom : le gouvernement a menti

Alstom : le gouvernement a menti

 

Gros mensonge du gouvernement qui a dit qu’il ignorait la situation d’Alstom. En faiat Siemens avait pris contact avec le gouvernement dès l’été 2012, par ailleurs une étude avait été effectuée par les services de Bercy. Le conglomérat industriel allemand Siemens avait en effet pris contact dès l’été 2012 avec le gouvernement français pour discuter du secteur énergétique européen, et notamment du groupe français Alstom, a indiqué mardi à l’AFP une source proche du dossier. « Siemens a pris contact avec le gouvernement français dès l’été 2012 pour parler d’une solution européenne pour l’industrie énergétique », selon cette source bien informée. « Tout le monde a dû comprendre que Siemens était ouvert à toute solution, dont un rachat partiel d’Alstom », a-t-elle ajouté.

« Le gouvernement est nul » (Thomas Piketty, économiste)

« Le gouvernement est nul » (Thomas Piketty, économiste)

L’économiste Piketty, très apprécié dans le mode et notamment aux Etats-Unis ne fait pas dans la dentelle énarchique : le PS n’a rien préparé avant les élections, ils n’ont pas réfléchi, ils sont dans l’improvisation permanente, ils sont nuls. Tout est dit. La coqueluche des économistes ne s’embarrasse pas de précautions lorsqu’il évoque la politique économique du gouvernement français, alors que le programme de stabilité doit être soumis au vote de l’Assemblée nationale ce mardi 29 avril.  « Je ne regrette pas le pouvoir précédent, mais le nouveau pouvoir Hollande-Ayrault-Valls est vraiment dans une improvisation qui ne va pas pouvoir durer comme ça pendant trois ans« , estime Thomas Piketty, dont le livre Le capital au XXIe siècle, lui vaut un concert de compliments depuis plusieurs semaines. « Je les trouve vraiment assez nul, ils sont dans une espèce d’improvisation permanente. On a vraiment l’impression qu’ils n’ont pas beaucoup réfléchi, avant les élections, à ce qu’ils allaient faire au pouvoir », continue celui qui a été reçu à la Maison Blanche puis au Fonds monétaire international (FMI). « On ne va pas dans la bonne trajectoire en France et en Europe. Si on s’imagine que l’austérité budgétaire va suffire pour combler un déficit public du niveau qu’on a actuellement, alors on se trompe lourdement et on oublie les leçons de l’histoire », estime Thomas Piketty. « Quand on a 90% du PIB en dette publique, réduire ça avec uniquement l’excédent budgétaire, ça prend des décennies. Je m’inquiète beaucoup des risques que la zone euro soit durablement dans une situation d’inflation et de croissance quasi zéro. On peut se retrouver à traîner une dette comme ça pendant trente ans », insiste l’économiste.

 

Harlem Désir au gouvernement : les français désapprouvent massivement

Harlem Désir au gouvernement : les français désapprouvent massivement

Harlem désir complètement transparent comme secrétaire du PS et aussi charismatique qu’une planche à repasser n’est guère soutenu par les français après sa nomination à l’inutile poste de secrétaire d’Etat aux affaires européennes. Sans parler de son absentéisme au parlement européen. Une sorte de placard doré décidé par Hollande  pour permettre à Cambadélis de le remplacer (et sans consultation des militants !)  79% des Français  désapprouvent donc la nomination de Harlem Désir comme secrétaire d’Etat et seulement 35% connaissent son probable successeur Jean-Christophe Cambadélis, selon un sondage BVA pour iTélé-CQFD publié ce samedi 12 avril. A la question « approuvez-vous la nomination de Harlem Désir comme secrétaire d’Etat au sein du gouvernement », 79% des personnes interrogées répondent par la négative, 16% approuvent et 5% ne se prononcent pas. La désapprobation est particulièrement élevée parmi les sympathisants de droite, avec 95%, contre 3% qui approuvent et 2% qui ne se prononcent pas. Même les sympathisants du PS sont 61% à désapprouver cette entrée au gouvernement du chef du parti, contre 35% qui approuvent. 83% des personnes interrogées jugent que Désir a été un mauvais chef de parti. Pour 46% il était « un très mauvais premier secrétaire » du PS, 37% le qualifiant de « plutôt mauvais ». Parmi les personnes déclarant connaître Cambadélis suffisamment pour exprimer une opinion, 52% approuvent sa nomination comme premier secrétaire du PS, 39% désapprouvent, 9% ne se prononcent pas.

Sondage : classement des ministres du gouvernement Ayrault

Sondage : classement des ministres du gouvernement Ayrault

 

Sale temps pour les ministres. Le jugement des Français est sévère sur leur action. Sur les 16 membres les plus importants du gouvernement de Jean-Marc Ayrault, seuls 6 drainent une majorité de Français satisfaits, selon une enquête IFOP-JDD de mars. Pour les autres, le verdict est sans appel : résultats insuffisants pour 6 d’entre eux, qui recueillent à peine l’assentiment d’un tiers des personnes sondées. À leur décharge, il faut dire que ce palmarès des ministres est indexé sur l’impact que la crise a sur les Français. Il existe une forte dichotomie entre les ministres en charge des dossiers régaliens (Affaires étrangères, Défense…) ou sociétaux (Culture, Droits des femmes), qui s’en tirent mieux que ceux sur le front économique et social. La surprise de ce palmarès, c’est d’abord la première place de Laurent Fabius. Le ministre des Affaires étrangères domine la classe gouvernementale, avec 61 % de satisfaits (+ 11 points par rapport à un classement similaire en août 2013). Il est soutenu par 86 % des sympathisants socialistes et même 57 % des UMP. Son âge (67 ans) et son expérience rassurent les Français. Les crises internationales – en dernier lieu celle de l’Ukraine – le placent en première ligne. L’ancien Premier ministre de François Mitterrand prend le rang qu’a longtemps occupé Manuel Valls. Le ministre de l’Intérieur (53 %, en baisse de 8 points) paie sa gestion de l’affaire Dieudonné et ses résultats mitigés sur la sécurité. Il est devancé par le ministre de la Défense, Jean- Yves Le Drian, qui a gagné ses galons auprès de l’opinion. Devant conduire deux guerres en Afrique (Mali et Centrafrique), ce ministre breton a su s’entourer habilement et accomplit un sans-faute. Autre surprise : la troisième place de Najat Vallaud-Belkacem (35 ans), véritable révélation de ce palmarès. Dans sa fonction de porte-parole, elle évite les gaffes et elle capitalise sur son autre fonction : celle de ministre des Droits des femmes. La satisfaction accordée à Aurélie Filippetti (Culture) et à Stéphane Le Foll (Agriculture), un très proche de François Hollande, leur assure un nouveau statut de piliers gouvernementaux. En queue de peloton, certains poids lourds se révèlent, aux yeux de l’opinion, avoir déçu les attentes des Français. À commencer par Pierre Moscovici (29 %, – 5 points). Le ministre de l’Économie est rendu comptable d’une croissance atone et d’un climat de confiance détérioré. Avec Bernard Cazeneuve, ministre délégué au Budget, il endosse sa part du ras-le-bol fiscal qu’il a tenté de dénoncer. Quant à Michel Sapin, le ministre du Travail, il essuie l’échec de la non-inversion de la courbe du chômage, promesse présidentielle non tenue. Vincent Peillon, en dépit des recrutements de professeurs, déçoit l’opinion (32 %, – 7 points) et paie ses couacs à répétition. La Verte Cécile Duflot est fragilisée par une chute spectaculaire dans l’électorat socialiste (– 19 points) après ses critiques contre l’exécutif et la majorité. En queue de peloton, certains poids lourds se révèlent, aux yeux de l’opinion, avoir déçu les attentes des Français. À commencer par Pierre Moscovici (29 %, – 5 points). Le ministre de l’Économie est rendu comptable d’une croissance atone et d’un climat de confiance détérioré. Avec Bernard Cazeneuve, ministre délégué au Budget, il endosse sa part du ras-le-bol fiscal qu’il a tenté de dénoncer. Quant à Michel Sapin, le ministre du Travail, il essuie l’échec de la non-inversion de la courbe du chômage, promesse présidentielle non tenue. Vincent Peillon, en dépit des recrutements de professeurs, déçoit l’opinion (32 %, – 7 points) et paie ses couacs à répétition. La Verte Cécile Duflot est fragilisée par une chute spectaculaire dans l’électorat socialiste (– 19 points) après ses critiques contre l’exécutif et la majorité.

Pigasse chez Valls : il faut de l’audace au gouvernement

Pigasse chez Valls : il faut de l’audace au gouvernement

Le banquier Pigasse qui a éreinté Hollande a été le premier visiteur de Valls. Une manière peut-être de signifier au président qu’il serait temps de sortir de l’immobilisme t de l’austérité qui tue. « Nous sommes tous hollandais », avait pourtant clamé le nouveau Premier ministre, la main sur le cœur, mercredi soir sur TF1. Ce qui ne l’a pas empêché de recevoir le banquier Matthieu Pigasse hier matin à Matignon, et de le faire savoir, envoyant au passage un étonnant signal d’indépendance en direction de l’Elysée. Le pédigrée de Matthieu Pigasse a déjà de quoi hérisser François Hollande : ce proche de Dominique Strauss-Kahn, banquier d’affaires, président de Lazard France, patron de presse, il possède le Monde et le NouvelObs en partenariat avec Xavier Niel et Pierre Bergé, il est également propriétaire des Inrocks, magazine symbole d’une jeunesse qui était censée être la priorité de François Hollande et qui a déserté les urnes aux municipales. Petit souci : Matthieu Pigasse écume depuis dix jours radios et télés, il est venu chez nous à France Info, pour faire la promo de son brûlot : Eloge de l’anormalité, édité chez Plon. 180 pages qui atomisent 22 mois de présidence normale, en dénonçant le manque d’ambition de la gauche en matière de réformes, l’amateurisme de l’équipe au pouvoir – celle d’avant – le maintien des politiques d’austérité sans audace qui enfoncent un peu plus les pays d’Europe dans la crise. L’extrait le plus significatif : « Bienvenue à Normaland, le pays de la normalité. Ici, tout est normal, à commencer par notre dirigeant. Cette normalité, dans les temps agités, nous mène droit dans le mur » Pour lui, l’Europe doit mutualiser ses dettes. Il faut réformer notre marché du travail, supprimer les départements, fusionner les petites communes. La liste est longue, avec un impératif : il faut agir vite, et redonner le goût de la politique. C’est ce monsieur si peu hollandais, très critique avec le président,  qui a été consulté hier matin par le Premier ministre à Matignon.   »Parler d’avenir », a juste lâché le banquier, attendu à sa sortie par un mur de caméras et de micros. Matthieu Pigasse n’acceptera aucun rôle dans le gouvernement. Mais le symbole est là : Manuel Valls, dès son installation, fait entendre sa différence, lui qui a critiqué jadis les 35h ou soutenu la TVA sociale. Ça donne un peu une idée de la suite. Le modèle, c’est Matteo Renzi, et sa promesse choc de 10 milliards d’euros pour 10 millions d’Italiens, sous forme de baisse d’impôts. Le jeune président du Conseil italien, dont il faudra attendre les résultats, dispose d’un atout disparu chez nous : l’audace. Ségolène Royal, la ministre de l’écologie, a déjà enclenché la marche-avant avec son annonce de remise à plat de l’écotaxe.  Manuel Valls, soutenu seulement par 41% des Français selon le baromètre CSA Les Echos, sait qu’il n’a plus le temps, et qu’il lui faut déjà décoiffer et renverser la table.

 

Gouvernement : du neuf avec du vieux

Gouvernement : du neuf avec du vieux

On prend les mêmes et on recommence avec la seule surprise Valls. C’est ce que ressent la presse. En fait les mêmes apparatchiks. Une sorte de synthèse molle à la mode Hollande  Les Une des quotidiens nationaux donnent d’emblée le ton: « Ayrault bis », titre Libération, « Hollande… ne change rien », écrit Le Figaro. Pour La Croix c’est « le changement a minima », voire du « recyclage » pour MetroNews.   »La plupart des hommes du gouvernement Ayrault se retrouvent dans le gouvernement Valls. Un gouvernement copie presque conforme du précédent », constate dans Libération Eric Decouty pour qui: « François Hollande n’a donc changé que son Premier ministre. »   »La seule vraie innovation, c’est le Premier ministre lui-même », appuie Dominique Jung, des Dernières Nouvelles d’Alsace.   »Hormis la nomination de Manuel Valls, la nouveauté ne crève pas l’écran », note à son tour Michel Urvoy, pour Ouest-France. « Du Ayrault sur un autre ton », ajoute-t-il.   »Dans le choix des ministres, François Hollande a fait preuve de moins d’audace que dans le choix de son Premier ministre », juge Hervé Favre, dans La Voix du Nord.  Jacques Camus, pour la Montagne Centre France, abonde dans ce sens: « Un vaste remue-ménage(s) qui a finalement débouché sur la banale reconduction d’une majorité de ministres sortants. »   »Comme un air de déjà vu », semblent regretter Yann Marec, dans le Midi Libre, et Patrick Planchenault pour France-Antilles-Guadeloupe.   »Qu’est ce qui a changé? Rien ou si peu », estime lui aussi Jean-Louis Hervois, dans la Charente Libre. « Tout ça… pour ça », s’étonne Alain Dusart, pour l’Est Républicain.  Et oui, relève Raymond Couraud, dans l’Alsace: « ce +nouveau+ gouvernement resserré est composé en grande majorité de survivants de l’équipe Ayrault ». « Il a des allures de synthèse d’un congrès du PS », s’amuse l’éditorialiste. « Un congrès du PS en miniature », renchérit Denis Daumin, de La Nouvelle République du Centre Ouest. « Un gouvernement de congrès PS », titre L’Opinion.  Pour Bruno Dive (Sud Ouest), c’est à « un bureau national du PS que ressemble l’équipe de Manuel Valls. » « Un gouvernement de congrès PS », écrit également Jean-Marcel Bouguereau, de La République des Pyrénées.  Dans Le Figaro, pour Paul-Henri du Limbert, il ne pouvait y en être autrement: « Puisque la +majorité plurielle+ n’existe plus, François Hollande n’avait d’autre choix que de se tourner exclusivement vers le Parti socialiste ». « Tout change mais rien ne change », observe l’éditorialiste de droite.   »Cette grande stabilité ne rassurera pas ceux que les choix idéologiques du précédent gouvernement avaient inquiétés », remarque de son côté François Ernenwein, dans La Croix.  Patrick Apel-Muller, pour L’Humanité, est bien d’accord, dans ce « gouvernement rabougri, il n’y a aucune bonne surprise. »   »Une équipe compacte, faite pour l’action, une sorte de +task force+ », tempère Jean-Claude Souléry, dans la Dépêche du Midi.   »Une équipe plus cohérente que la précédente sans doute, plus professionnelle nous verrons, mais suffisamment armée pour affronter les turbulences qui s’annoncent, on peut hélas en douter », conclut Bruno Dive (Sud-Ouest).

 

Gouvernement Valls : « On change le bocal mais on met les mêmes cornichons » (Jean-Christophe Lagarde)

Gouvernement Valls : « On change le bocal mais on met les mêmes cornichons » (Jean-Christophe Lagarde)

Lagarde (UDI) n’a pas fait dans la dentelle en considérant à propos du gouvernement Valls «  qu’on changé le bocal mais gardé les mêmes cornichons ». En fait au-delà du coté un peu trivial, il n’a pas complètement tort. Ce gouvernement et un rassemblement de vieux apparatchiks savant dosage des tendances internes du PS mais qui ne brille pas par sa cohérence et son innovation. Dans un sondage les français n’accorde au départ qu’ne confiance de 41% à Valls, pourcentage très faible pour un nouveau Premier ministre. La nouvelle équipe ressemble davantage à une synthèse « hollandaise »  du PS qu’à un gouvernement de combat de la crise. Une sorte de jeu de chaiss musicales où quelques sièges  auraient disparu mais qui seront  compensés  par une armée de secrétaires d’Etat. On peut regretter le manque d’imagination mais Hollande a voulu surtout cadenasser ses éventuels concurrents pour 2017. Certes Valls est nommé Premier ministre mais il sera particulièrement bien entouré de fidèles du président. Le secrétaire national de l’UDI Jean-Christophe Lagarde estime que François Hollande, et son nouveau Premier ministre Manuel Valls, n’ont pas su entendre le message des électeurs à l’issue des élections municipales.Une ne appréciation également partagée par la presse qu’on peut résumer ainsi « tout ça, pour ça ! ».

Le gouvernement traque le patron de Numericable candidat pour SFR

Le gouvernement traque le patron de Numericable candidat pour SFR

le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg (opposé à la reprise de SFR par Numericable) puis sa ministre déléguée Fleur Pellerin, qui ont pour habitude de se féliciter des investissements étrangers en France, se sont mis à critiquer la résidence fiscale de Patrick Drahi, et lui ont même demandé de redevenir résident fiscal français.  Patrick Drahi avait acheté Mirs pour 650 millions de shekels (135 millions d’euros), puis l’a revendu à Hot, dont il détenait à l’époque 51,7%. Le prix de revente comprenait un chèque de 486 millions de shekels, plus des compléments de prix allant jusqu’à 450 millions de shekels en fonction des performances futures de Mirs, indiquent les comptes de Hot. Précisément, un complément de 225 millions de shekels devait être versé lorsque Mirs atteindrait 7% de parts de marché. Cet objectif ayant été atteint, cette somme a donc été versée, indiquent les comptes d’Altice. Le reste du complément de prix (56,25 millions de shekels par an) dépend de l’excédent brut d’exploitation de Mirs jusqu’en 2016.  Mais le gouvernement n’entend pas en rester là. Selon une source gouvernementale, Bercy a lancé une enquête sur sa situation fiscale, et notamment sa résidence fiscale exacte, étant donné l’importance que prend Patrick Drahi dans l’économie hexagonale (interrogés sur ce point, les porte-paroles de Pierre Moscovici et Bernard Cazeneuve se sont refusés à tout commentaire, arguant du secret fiscal).  Pour l’instant, Patrick Drahi a opposé une fin de non recevoir aux demandes de rapatriement fiscal des ministres. « Le gouvernement peut bien le demander, mais il n’existe aucune base légale pour forcer Patrick Drahi à revenir », souligne Hervé Israël, avocat associé chez Holman Fenwick Willan. « J’ai ma famille en Suisse. Je n’ai pas prévu de faire rentrer ma famille en France », a déclaré l’intéressé lundi 17 mars. « Sa famille habite Genève depuis 15 ans, ses enfants y sont scolarisés, il ne va pas les déraciner comme ça », ajoute un de ses proches dans le Monde.  Dans les Echos, le roi du câble explique s’être installé en Suisse pour des raisons professionnelles et non fiscales: « j’habite en Suisse depuis 1999, soit un tiers de ma vie. J’ai travaillé pour un câblo-opérateur américain, UPC. Mon patron m’a proposé d’ouvrir le siège européen à Genève. J’y suis resté, avec ma femme et mes quatre enfants ». Dans le Monde, un proche ajoute: « en 1999, il n’avait pas encore fait fortune, donc c’est absurde de dire qu’il souhaitait s’exiler fiscalement ».

 

Ecoutes Sarkozy: le gouvernement dans le coup d’après la presse

Ecoutes Sarkozy: le gouvernement dans le coup d’après la presse

Cette fois c’est l’ensemble de la presse régionale qui souligne que le gouvernement est nécessairement dans le coup des écoutes téléphoniques concernant Sarkozy. UIL faudrait bien être naïf pour penser le contraire. Le caractère politique de cette affaire judicaire est évident comme l’est l’absence d’indépendance de la justice toujours aux ordres du pouvoir en place.  « En affirmant avoir été informé seulement fin février du dossier et s’être désintéressé du +contenu+ des écoutes, Jean-Marc Ayrault ne convaincra personne », affirme Dominique Garraud, dans la Charente Libre.  D’autant, souligne Patrice Chabanet pour Le Journal de la Haute-Marne, que « Jean-Marc Ayrault a élevé un système de défense bien fragile ». « Il est difficile de croire que François Hollande n’ait pas eu vent des écoutes concernant son prédécesseur », estime l’éditorialiste.   »Peut-on sérieusement croire que François Hollande et son ministre de l’Intérieur Manuel Valls aient délibérément ignoré des écoutes dont tous leurs prédécesseurs auraient fait leur miel? », renchérit Dominique Garraud.  Pour Laurent Bodin, de l’Alsace, « sauf à entretenir le procès en amateurisme qui colle à l’équipe Hollande depuis mai 2012, il est difficile de croire que l’exécutif n’avait pas été informé. » « Si son placement sur écoute n’a rien d’illégal, la garde des Sceaux affirmait lundi l’ignorer. Or cela ne semble pas être la vérité », remarque Alain Dusart, dans l’Est Républicain. Le Canard enchaîné affirme mercredi que Christiane Taubira disposait depuis le 26 février d’informations sur les écoutes visant Nicolas Sarkozy.  Après l’intervention de Jean-Marc Ayrault hier soir au JT de France 2, « relevant qu’il était normal que le procureur fasse remonter l’info à la Chancellerie », Jacques Camus, pour la Montagne Centre France, se demande : « pourquoi ne pas l’avoir reconnu dès la veille? »   »Le gouvernement n’est pas vraiment très clair dans cette histoire », note pour sa part Jean-Michel Servant, dans le Midi Libre.   »Les écoutes ne datent pas d’hier », rappelle Hubert Coudurier, dans le Télégramme. « Mais elles se sont multipliées de façon sauvage », relève-t-il.  Et Jean-Claude Souléry, de la Dépêche du Midi, d’avertir : « Le gouvernement ne peut pas se réjouir (du) spectacle donné par un tel désordre public et la gauche se satisfaire d’un supposé désarroi de la droite. »  Car, conclut Jacques Camus: « l’opinion » n’est pas « dupe des manigances de gauche comme de droite. Et Au bout du compte, ni la droite ni la gauche républicaines ne sortiront indemnes de ce jeu de massacre ».

 

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