Archive pour le Tag 'Goulard'

Bayrou, Sarnez et Goulard devant la justice

Bayrou, Sarnez et Goulard devant la justice

 

Finalement,  le Parlement européen a rendu un grand service à la France en refusant la candidature de Sylvie Goulard comme commissaire européenne. En effet, la justice vient de convoquer Sylvie Goulard, Bayrou et Marielle de Sarnez, bras droit de bayrou, pour détournement de fonds européens., « Selon les informations du Monde, les principaux responsables du parti centriste, au premier rang desquels figure François Bayrou – convoqué le 6 décembre –, viennent de recevoir des courriers les informant de leur convocation ‘aux fins de mise en examen’”, peut-on lire sur le site du quotidien.

Cette affaire avait précipité la démission en juin 2017 de François Bayrou de ses fonctions de ministre de la Justice, de même que celle de Marielle de Sarnez (Affaires européennes) et Sylvie Goulard (Armées).

Rejet de Sylvie Goulard: « l’échec de l’arrogance de Macron » (Raphaël Glucksmann )

Rejet de Sylvie Goulard: «  l’échec de l’arrogance de Macron » (Raphaël Glucksmann)

C’est un rejet massif synonyme de camouflet pour Emmanuel Macron. Au lendemain du recalage de la candidature de Sylvie Goulard à la Commission européenne, retoquée par les eurodéputés à 82 voix contre 29, l’attitude du président de la République est de nouveau pointée du doigt par l’opposition et autres éditorialistes. Parmi eux, Raphaël Glucksmann, invité de BFMTV et RMC:

« C’est l’échec de l’arrogance d’Emmanuel Macron », a commenté l’euro député  Raphaël Glucksmann .

« Tous les signaux qui venaient de Bruxelles disaient la même chose: elle ne passera pas », poursuit-il. « Et c’est pas une revanche de tel ou tel groupe politique, la fronde elle part déjà des députés des pays du Nord qui sont scandalisés qu’on puise envoyer à Bruxelles une commissaire qui ne peut pas être ministre en France. »

En cause? Les deux enquêtes en cours, en France et au niveau de l’Union européenne, sur la participation de Sylvie Goulard à un système d’emploi fictif présumé pour le Modem.

« Il y a eu une fronde réelle » continue celui qui est également eurodéputé. « Ce qu’il s’est passé, c’est qu’Emmanuel Macron, qui n’a pas eu l’habitude en France qu’un parlement lui résiste, n’a pas anticipé qu’un parlement pouvait lui résister. »

 

De quoi expliquer, la réaction du chef de l’État, jeudi, après le rejet de sa candidate. Ce dernier ayant fait part d’une certaine incompréhension: « Je me suis battu pour un portefeuille, j’ai soumis trois noms. On m’a dit ‘votre nom est formidable, on le prend’ et puis on me dit finalement ‘on n’en veut plus’. Il faut qu’on m’explique. » a-t-il commenté lors d’une conférence de presse à Lyon. L’explication est pourtant simple, Macron doit abandonner sa posture méprisante de donneur de leçons.

Sylvie Goulard éliminée de l’UE : Une humiliation pour Macron …et la France

Sylvie Goulard éliminée de l’UE : Une humiliation pour Macron …et la France

 

Enorme claque pour Macron et la France après le rejet de la  candidature de Goulard. En cause évidemment, le dossier trouble de l’intéressée notamment sur l’utilisation frauduleux de financement européen mais aussi un vrai règlement de compte vis-à-vis de Macron dont nombre de pays ne supporte plus l’arrogance. La candidature de Goulard a clairement été descendue par son propre camp et aussi par présidente allemande de la commission Von der Leyen.

La présidence française a pris acte sans délai de cette décision tout en déplorant que sa candidate, dont la désignation avait suscité d’emblée des réserves dans les rangs diplomatiques, ait “fait l’objet d’un jeu politique”.

Les conservateurs du Parti populaire européen (PPE), la première force politique du Parlement européen, avaient fait savoir dès la mi-journée qu’ils s’opposeraient à sa nomination au poste de commissaire au Marché intérieur, à l’industrie, au numérique, à la défense et à l’espace.

Emmanuel Macron a dit ne pas comprendre l’issue de la procédure, blâmant “ressentiment” et “petitesse” parmi les eurodéputés, et a mis en cause à demi-mot la présidente élue de la Commission européenne, l’Allemande Ursula Von Der Leyen, qu’il assure avoir mise en garde.

“J’ai proposé trois noms à la présidente Von der Leyen, qui m’a dit : ‘Moi je veux travailler avec Sylvie Goulard, je la connais, je sais ce qu’elle vaut’”, a rapporté le président lors d’une conférence de presse à l’issue de la conférence du Fonds mondial contre le sida, la tuberculose et le paludisme, à Lyon.

“J’ai dit à la présidente Von der Leyen : ‘Attention! Sylvie Goulard est une femme d’une grande probité (…) (mais) il y a des polémiques, je connais les gens qui peuvent créer des polémiques”, a poursuivi Emmanuel Macron.

“Ursula Von Der Leyen m’a dit ‘Je vais appeler les présidents des groupes parlementaires pour leurs demander. (…) Puis elle m’a rappelé et dit: ‘C’est bon, ça leur va, Mme Goulard.’”

La présidente a précisé dans un communiqué avoir rencontré les présidents des groupes PPE, S&D (Alliance progressiste des socialistes et démocrates) et Renew Europe, ainsi que le président du Parlement, “pour discuter de la situation”.

“Une procédure légale en cours dont vous estimez qu’elle ne vous permet pas d’occuper une fonction ministérielle dans votre pays ne peut vous permettre d’exercer une éminente responsabilité en Europe. C’est l’arrogante transgression de cette évidence qui a fait chuter S.Goulard”, a réagi sur Twitter l’eurodéputé Arnaud Danjean (PPE-Les Républicains).

La nouvelle Commission européenne doit entrer en fonction le 1er novembre. La tâche se complique pour sa présidente qui devait déjà composer avec le rejet des candidatures de la Roumaine Rovana Plumb et du Hongrois Laszlo Trocsanyi, invalidées en septembre pour des conflits d’intérêts présumés.

Sylvie Goulard s’était de nouveau heurtée jeudi matin à la défiance d’une partie des eurodéputés lors d’une ultime audition voulue par les élus après un premier oral, le 2 octobre, qui n’était pas parvenu à lever le scepticisme sur deux “affaires”.

L’ancienne députée européenne (2009-2017) est sous le coup de deux enquêtes – une de la justice française et une de l’Office européen de lutte anti-fraude (Olaf) – pour l’affaire des emplois présumés fictifs des eurodéputés MoDem, qui l’avait contrainte à démissionner du gouvernement français en juin 2017, après un mois d’exercice.

Les réserves des députés, qui évoquaient un possible conflit d’intérêts, concernaient en outre son travail de “consultante”, entre 2013. Bref, le résultat d’un mauvais choix de la part de la France et de nombreuses erreurs politiques de Macron.

 

 

 

 

 

Goulard, future commissaire européen, interrogée sur les emplois fictifs du Modem

Goulard, future commissaire européen, interrogée sur les emplois fictifs du Modem

On ne peut pas dire que le choix de Sylvie Goulard, comme future commissaire européenne au Marché intérieur soit très pertinent dans la mesure où l’intéressée est sérieusement impliquée dans l’affaire des emplois fictifs du MoDem sans parler de son profil de technocrate relativement plat.  - Sylvie Goulard, choisie comme future commissaire européenne au Marché intérieur, a été entendue mardi par les policiers enquêtant sur les soupçons d’emplois fictifs du MoDem au Parlement européen, a-t-on appris de source policière, confirmant une information du Point.

Cette audition coïncide avec sa nomination, le même jour, au sein de l’équipe de nouveaux commissaires qui doit entrer en fonctions le 1er novembre.

La même enquête avait incité Sylvie Goulard à démissionner du ministère des Armées un mois après son intronisation, en 2017.

Affaire politico- financières : recyclage des impliqués comme Sylvie Goulard ? (Anticor)

Affaire politico- financières : recyclage des impliqués comme Sylvie Goulard ? (Anticor)

« 

Jean-Christophe Picard, président d’Anticor réagit jeudi sur franceinfo à la proposition – contestée – par l’Elysée de la candidature à la Commission européenne de Sylvie Goulard, impliquée dans une affaire d’emplois présumés fictifs

« Je suis un peu étonné qu’on cherche à recycler des gens qui sont visés par des affaires ou qui sont sur la sellette alors qu’on a des gens formidables à mettre et qui ne poseraient aucun problème », estime sur franceinfo jeudi 29 août Jean-Christophe Picard, président d’Anticor, suite à la proposition par l’Élysée de la candidature de Sylvie Goulard, ancienne ministre des Armées et ex-députée européenne, à la Commission européenne. Sa désignation fait débat, Sylvie Goulard étant impliquée dans une affaire d’emplois présumés fictifs du MoDem au Parlement européen.

Est-ce que selon vous une affaire qui n’est pas encore jugée, dans laquelle Sylvie Goulard n’a pas été entendue, aurait dû l’empêcher d’être commissaire européenne ?

Christophe Picard : Sans doute. Je pense que c’est une affaire quand même assez grave, qui vise d’ailleurs plusieurs partis politiques, pas seulement le MoDem. Peut-être qu’il aurait été pertinent d’attendre l’épilogue de cette affaire pour voir si Mme Goulard est lavée de tout soupçon. Après en France qu’on soit condamné ou pas ça ne change rien, vous voyez très bien qu’Alain Juppé ou Christine Lagarde, qui ont été condamnés, font une belle carrière donc de toute façon ce clivage de condamné/pas condamné n’a pas grande incidence sur la carrière politique des hommes et femmes politiques français.

 

En France, il y a le principe de précaution mais aussi le principe de la présomption d’innocence. Peut-on refuser de nommer quelqu’un qui n’est pas mis en examen dans une affaire qui dure depuis plus de deux ans déjà ?

Quand Mme Lagarde a été nommée au FMI, quand elle a été condamnée, immédiatement le gouvernement français a dit que c’était des faits antérieurs à sa nomination donc ce n’est pas grave. Si quelqu’un un jour est condamné il n’y aura aucune incidence et la personne sera maintenue. Donc oui principe de précaution parce qu’on sait très bien que si une condamnation intervient, on ne retirera pas la personne. C’est l’image de la France. Et la France est quand même un pays avec 60 millions d’habitants, il y a des gens formidables en France, des gens qui ont été exemplaires. Pourquoi ce n’est pas ces gens-là qu’on met en avant, qu’on met en lumière ? Je suis un peu étonné qu’on cherche à recycler des gens qui sont visés par des affaires ou qui sont sur la sellette alors qu’on a des gens formidables à mettre et qui ne poseraient aucun problème. C’est un peu l’exemplarité, l’image de la France en jeu.

Si ce n’est pas la condamnation ou la mise en examen, est-ce que le soupçon suffit d’entrée pour écarter une candidature ?

Je crois que Mme Goulard a répondu à la question puisqu’elle-même a voulu démissionner du gouvernement en estimant qu’elle devait pouvoir se défendre. J’ai un peu du mal à comprendre comment des ministres qui démissionnent parce que visiblement on considère qu’ils ne sont pas assez bien pour être ministres, se retrouvent soit président de l’Assemblée nationale, soit commissaire européen. Pourquoi pour être ministre il y aurait une exigence assez haute mais pour être commissaire européen on peut être moins exigeant ? C’est très important la Commission européenne. Le grand public quand il entend le mot Commission il pense que c’est un lieu de réflexion mais c’est l’équivalent du gouvernement européen donc ce n’est vraiment pas là qu’il faut mettre des gens qui pourraient poser problème ou qui pourraient porter atteinte à l’image de la France.

En plus Madame Goulard, quand elle était députée européenne, a eu une rémunération annexe d’un think tank de 10 000 euros par mois, ce qui pose question quand même. Parce que quand on est député européen, c’est légal d’avoir des revenus annexes mais à cette hauteur-là on peut se poser des questions. Député européen c’est vraiment un temps plein, donc quand on gagne 10 000 euros soit on était à temps plein sur un autre poste et on a délaissé ses fonctions de député européen, soit c’est un emploi fictif. Moi ça me pose question, ces 10 000 euros qu’elle a touchés pendant des années.




L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol