Archive pour le Tag 'Google'

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Publicité: Google victime de sa politique du fric

Publicité: Google victime de sa politique du fric

La politique du fric se retourne d’une certaine manière contre le géant du Net. Il y a d’abord cette affaire de publicité sulfureuse qui vient coexister avec des publicités commerciales classiques. Une espèce de consanguinité malencontreuse qui nuit au sérieux de certaines annonces et leur font même renoncer à Google.  Il y a aussi cette hiérarchisation des sites qui fait afficher nombre de sites rentables pour Google avant l’affichage de sites réellement cherchés par l’internaute. Ainsi parfois une dizaine de sites très commerciaux figure en tête de la page affichée. Il y a aussi les fantaisies de Google pour déréférencer subitement. Ce qui peut pour une société commerciale constitue un risque sérieux de déstabilisation ;  ce qui pour les sites d’information générale constitue une entorse à la démocratie. Google tente de se défendre  en indiquant que le classement des infos est le fait des algorithmes.  Mais les algorithmes ne sont pas neutres ; ils obéissent à une structure, à une logique,  à des variables qui justement prennent en compte abord le profit publicitaire.  Google tente de rectifier en partie le tir. Le groupe américain a annoncé lundi qu’il collaborerait avec des acteurs externes pour s’assurer que les publicités de ses annonceurs ne soient pas placées près de contenus polémiques, ses contrôles internes ayant déjà été renforcés grâce à l’intelligence artificielle après la fronde de grandes marques.    « Dans le cadre de notre engagement pour fournir encore plus de transparence et de visibilité à nos partenaires publicitaires, nous travaillerons avec des vendeurs (d’espaces publicitaires, ndlr) de confiance pour qu’ils offrent un suivi extérieur concernant la sécurité des marques sur YouTube », a expliqué à l’AFP un porte-parole du géant internet.   Selon une source proche du dossier, depuis sa promesse de renforcer ses outils de contrôle fin mars, Google est parvenu à détecter cinq fois plus de vidéos qui pourraient être jugées inappropriées par les annonceurs, en alliant des politiques internes plus strictes et de nouveaux systèmes d’intelligence artificielle qui sont « entraînés » à mieux identifier les contenus en fonction des préférences des annonceurs. La filiale britannique de Havas, les banques RBS et HSBC, The Guardian, la BBC et même le gouvernement britannique, entre autres, ont décidé de suspendre leurs publicités sur plusieurs plateformes de Google, dont YouTube, après avoir découvert mi-mars dans The Times que leurs annonces étaient parfois placées en ligne à côté de contenus antisémites, incitant à la haine ou faisant l’apologie du terrorisme. Le boycott s’est étendu aux États-Unis, où les géants des télécommunications AT&T et Verizon ont également retiré leurs publicités. Une fronde particulièrement délicate pour Google puisque la publicité numérique est son principal moteur de croissance.   Alphabet, la maison-mère de Google, avait perdu un peu plus de 20 milliards de dollars de valorisation boursière la semaine du 20 mars, après les révélations du Times.

Qwant, le nain français face au géant Google ?

Qwant, le nain français face au géant  Google ?

 

En Europe le géant Google détient 95 % de parts de marché encore davantage qu’aux États-Unis (80 %). Du coup, le pari de Qwant moteur de recherche franco-allemand paraît particulièrement ambitieux. Toutefois ce moteur a réussi à conquérir 2 % de parts de marché. À l’inverse du géant Google le moteur de recherche français ne vend  pas les données personnelles des internautes et préserve ainsi leur vie privée.  De plus il garantit une neutralité dans l’affichage des résultats qui englobent le web, les réseaux sociaux et l’actualité Tout l’Internet européen a beau être occupé par Google, un irréductible moteur de recherche créé par des Français résiste encore et toujours à l’envahisseur. Sur un marché européen détenu en quasi-totalité par Google, Qwant cherche à conquérir 10% des internautes, en les sensibilisant au respect de leur vie privée. «Nous n’utilisons pas de cookie, pas d’historique de navigation et nos infrastructures de data-centres sont indépendantes et basées en France», se félicite son PDG, Éric Léandri. Pour soutenir le développement de la start-up franco-allemande, la Banque européenne d’investissement lui avait déjà accordé un prêt de 25 millions d’euros en 2015. Qwant, qui utilise la méthode du paiement au clic pour tirer un revenu de ses activités,  À sa création, Google avait pourtant une façon traditionnelle de générer du chiffre d’affaires au moyen d’annonces qui, quand on cliquait dessus, entraînaient une redevance. Le virage du traçage a été pris en 2009. La raison? Décupler la rentabilité et augmenter ainsi sa valorisation boursière. De son côté, Qwant estime une bonne rentabilité possible avec une «filialisation» à l’ancienne. Son succès en apporte la preuve. «Nous sommes un moteur de recherche mais aussi de découverte, qui permet à un internaute d’éviter de se retrouver prisonnier de la bulle dans laquelle les algorithmes de Google l’ont placé», explique Eric Léandri. Et du coup certains éditeurs peuvent voir leur audience écroulée du jour au lendemain en fonction du classement Google qui se fonde essentiellement sur des prévisions business.

 

 

Qwant pour concurrencer Google ?

Qwant pour  concurrencer Google ?

Tout l’Internet européen a beau être occupé par Google, un irréductible moteur de recherche créé par des Français résiste encore et toujours à l’envahisseur. Qwant, lancé en 2013, a annoncé jeudi une levée de fonds de 18,5 millions d’euros grâce au soutien renouvelé d’Axel Springer (pour un montant de 3,5 millions d’euros) et à l’entrée au capital de la Caisse des dépôts (pour 15 millions d’euros). Sur un marché européen détenu en quasi-totalité par Google, Qwant cherche à conquérir 10% des internautes, en les sensibilisant au respect de leur vie privée. «Nous n’utilisons pas de cookie, pas d’historique de navigation et nos infrastructures de data-centers sont indépendantes et basées en France», se félicite son PDG, Éric Léandri. Pour soutenir le développement de la start-up franco-allemande, la Banque européenne d’investissement lui avait déjà accordé un prêt de 25 millions d’euros en 2015. Qwant, qui utilise la méthode du paiement au clic pour tirer un revenu de ses activités, ne communique pas sur son chiffre d’affaires passé. La société espère qu’il atteindra plusieurs millions d’euros d’ici à fin 2017 et 500 millions d’euros d’ici à 2021. «C’est réaliste, sur un marché qui atteindra les 30 milliards à la même période», estime son directeur général Alberto Chalon. En 2016, la société a franchi le cap des 2,6 milliards de requêtes et début 2017, elle s’est lancée sur le mobile. «C’est le socle de l’économie numérique», a assuré Gabrielle Gauthey, directrice des Investissements de la Caisse des dépôts.

 

Le conseil constitutionnel censure la « taxe Google »

Le conseil constitutionnel  censure la « taxe Google »

 

Le conseil constitutionnel a annulé la taxe Google au motif que l’administration fiscale «ne peut avoir le pouvoir de choisir les contribuables qui entrent ou non dans le champ d’application de l’impôt sur les sociétés». Une décision fondée sur la forme et qui confirme l’amateurisme juridique des socialistes. Certes on peut regretter l’absence de dispositif permettant aux grandes entreprises de délocaliser leur profit pour échapper à l’impôt. Mais cela ne concerne pas uniquement Google et autres GAFA mais la plupart des entreprises à implantations internationales.  En clair, pas question de présumer que ces sociétés qui font systématiquement transiter leurs bénéfices vers des pays à fiscalité plus douce, comme l’Irlande, doivent payer des impôts là où elles réalisent ne leur chiffre d’affaires. C’est pourtant l’amendement qu’avait réussi à faire adopter, le 18 novembre, le député PS Yann Galut, après avoir retravaillé son texte avec le gouvernement. «C’est une décision incompréhensible, réagit le parlementaire, joint par LibérationUne fois de plus le Conseil constitutionnel choisit de censurer un texte contre l’évasion fiscale. Il y a deux ans déjà, une mesure imposant aux entreprises de faire préalablement approuver par Bercy leurs montages d’optimisation fiscale avait été annulée, poursuit-il. Je vais revenir avec une nouvelle mouture, mais il n’y a plus de fenêtre parlementaire disponible pour faire voter un nouveau texte. Ce sera donc à la prochaine majorité, issue des élections législatives de s’emparer de cette question.» Pour l’heure, le seul moyen pour l’Etat de lutter contre ces pratiques, reste le bon vieux contrôle fiscal, avec ses lenteurs et ses négociations en coulisses. A partir du moment où une procédure de ce type est lancée, l’entreprise peut contester un redressement jusque devant le Conseil d’Etat, ce qui prend des années, ou passer un deal avec Bercy. En échange d’une ristourne significative sur le montant de la douloureuse, elle accepte, alors, de ne pas jouer la montre devant les tribunaux.

Fibre : pause ou arrêt pour Google

Fibre : pause ou arrêt pour Google

 

Le développement de la fibre permettant du très haut débit  pourrait susciter quelques les inquiétudes depuis notamment la décision de Google de faire une pause dans la construction de son réseau à ultra débit. Google pourrait en effet ce rabattre sur des solutions moins coûteuses que la fibre en utilisant des technologies sans fil. La question pourrait aussi se poser pour le réseau public développé en France lui aussi très onéreux et dont le coût ne permettra pas de proposer des offres financièrement attractives pour le client. Du coup une partie seulement du territoire (les zones très denses) pourrait être couverte. Google avait lancé il y a quelques années son projet particulièrement ambitieux “Google Fiber” qui devaient révolutionner le marché du très haut débit aux Etats-Unis. 6 ans après, les résultats sont décevants, et la direction du groupe souhaiterait réduire les frais engagés. Conséquence directe des ces mauvais résultats: les effectifs travaillant sur le projet devraient être divisés par deux dans les mois à venir, et la maison mère pousse la filiale à revoir sa structure de coûts. En effet, la construction d’un réseau de fibre optique nécessite d’importants travaux et les coûts du projet ont eu tendance à augmenter, sans même évoquer les réticences de nombreuses villes à accueillir la fibre Google qui ont ralenti le déploiement du projet du géant américain. Mais cela ne semble pas signer la fin des ambitions de Google dans la téléphonie pour autant: l’entreprise pourrait davantage mettre l’accent à l’avenir sur les technologies sans fil bien moins coûteuses à déployer que la fibre, en profitant notamment de la récente libération des bandes de fréquences 3,4 et 3,8 GHz aux Etats-Unis. Le géant internet américain Alphabet, maison mère de Google, a annoncé mardi une « pause » dans le développement de son projet de réseau en fibre à ultra haut-débit, qui va se traduire par des suppressions d’emplois.  »Dans les villes où nous avons lancé (le service) ou sommes en cours de construction, notre travail va continuer. Pour la plupart de nos villes potentielles pour la fibre -celles où nous sommes en discussions exploratoires – nous allons mettre en pause nos opérations et nos bureaux tandis que nous raffinons nos approches », écrit Craig Barratt, le patron de la division Access qui recouvre le projet Google Fiber.

Google encore dans viseur de l’Europe

Google encore dans viseur de  l’Europe

 

 

 

Nouvelle attaque de la commission européenne contre les pratiques anti concurrentielles de Google notamment concernant la publicité. Les critiques européennes portent d’une part sur la plate-forme « AdSense for Search », accusée de restreindre la capacité de certains sites web tiers d’afficher les publicités contextuelles émanant de ses concurrents. Cette plate-forme d’ »intermédiation publicitaire liée aux recherches » permet à Google de jouer le rôle d’intermédiaire pour des sites internet de distributeurs en ligne, d’opérateurs de télécommunications ou de médias sur lesquels les résultats de recherche incluent des publicités contextuelles. La Commission estime que les pratiques de Google « ont réduit artificiellement les possibilités des concurrents de Google sur ce marché important sur le plan commercial et donc la capacité des sites web tiers à investir dans la fourniture de choix et de services innovants aux consommateurs ». Les plates-formes AdWords et AdSense de Google sont dans le collimateur de la Commission depuis 2010 après des plaintes de concurrents. Elles représentent le coeur des activités du groupe, qui a réalisé un chiffre d’affaires total de 75 milliards de dollars (67,6 milliards d’euros) en 2015.  Le groupe risque en théorie une amende d’un montant maximal égal à 10% de son chiffre d’affaires dans chaque dossier ouvert à son encontre s’il est jugé coupable d’infraction aux règles de la concurrence.

(Reuters)

Fraude fiscale : après Google McDo

Fraude fiscale : après Google McDo

Les grandes multinationales américaines notamment les géants de l’informatique comme Google sont dans le collimateur de a justice. Cette fois c’est McDo qui est en cause pour avoir notamment encaissé dans une filiale étrangère des redevances des établissements franchisés en France. D’une certaine manière c’est- toujours le même principe : on surfacture des prestations de filiales étrangères (prestations parfois inexistantes)  pour externaliser les profits et échapper à l’impôt. Et ensuite on fait transiter par des paradis fiscaux comme le Luxembourg ou la Suisse voire vers des paradis fiscaux encore plus exotiques. Un sport qui n’est pas l’exclusivité des multinationales américaines mais de toutes les grandes entreprises internationales. Des perquisitions donc ont été menées le 18 mai au siège de la filiale française de McDonald’s, visée par une enquête préliminaire pour blanchiment de fraude fiscale aggravé, a-t-on appris jeudi de sources proches du dossier. « Une perquisition a bien eu lieu au siège de McDonald’s en France le 18 mai », a-t-on précisé de source proche de l’enquête, à propos de cette information des Echos. Une enquête préliminaire visant McDonald’s a été ouverte début 2016 en France à la suite d’une plainte déposée en décembre dernier par l’ancienne juge d’instruction Eva Joly, au nom du comité d’entreprise de McDonald’s Ouest parisien, dit-on de source judiciaire. Lors de la perquisition du 18 mai, « de nombreux documents ont été saisis », ajoute-t-on.  L’administration fiscale française réclame 300 millions d’euros à la filiale française de McDonald’s, soupçonné d’avoir dissimulé des revenus grâce à un montage financier passant par le Luxembourg et la Suisse, rapportait fin avril L’Express. Selon le magazine, Bercy reproche à la chaîne de restauration rapide d’encaisser à l’étranger les redevances versées par les centaines de franchisés de McDonald’s en France afin de bénéficier d’une fiscalité plus avantageuse.

(Avec Reuters)

Fraude fiscale organisée : Google en cause

Fraude fiscale organisée : Google en cause

 

Une enquête est en cours concernant Google. L’objectif est de vérifier si le géant de l’informatique ne fait pas de l’activité au noir. En clair si Google ne réalise pas des chiffres d’affaires en France non déclarés dans le pays donc exemptés à la fois d’impôts sur les sociétés et de TVA notamment. Une pratique courante chez les multinationales de l’informatique (et d’autres secteurs) qui consiste à externaliser les profits notamment en faisant facturer par des sociétés étrangères des prestations effectuées en France. Si Google devait être sanctionné (l’Etat réclamerait 1.6 milliards à Google) cela pourrait faire jurisprudence et concerner alors toutes les grands sociétés qui procèdent de cette façon pour échapper à l’impôt. L’enjeu pourrait porter sur des milliards. Il conviendrait cependant d’harmoniser les fiscalités et réglementations européennes pour éviter des délocalisations fictives.  Des perquisitions ont été menées mardi dans les locaux parisiens de Google, visé en France par une enquête préliminaire pour fraude fiscale aggravée et blanchiment en bande organisée de fraude fiscale aggravée, a annoncé le Parquet financier. Cette enquête a été ouverte le 16 juin 2015 à la suite d’une plainte de l’administration fiscale française, qui soupçonne le géant américain d’évasion fiscale. « L’enquête vise à vérifier si la société Google Ireland Ltd dispose d’un établissement stable en France et si, en ne déclarant pas une partie de son activité réalisée sur le territoire français, elle a manqué à ses obligations fiscales, notamment au titre de l’impôt sur les sociétés et de la taxe sur la valeur ajoutée », indique le Parquet national financier (PNF) dans un communiqué. Les perquisitions, qui ont commencé dans la matinée, ont été menées par des magistrats du PNF, assistés d’agents de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales et de 25 experts en informatiques, précise-t-il. Au total, une centaine de fonctionnaires étaient présents dans les locaux de la compagnie au moment des perquisitions, d’après Le Parisien, qui a révélé l’information. Un ordre de grandeur que confirme une source judiciaire, qui évoque « plusieurs dizaines de personnes ». L’administration fiscale française, qui a transmis au parquet financier une plainte à l’origine de l’enquête, réclame de son côté 1,6 milliard d’euros à Google, selon les informations données fin février à Reuters par une source proche du ministère des Finances. Michel Sapin a lui-même déclaré que les sommes réclamées par le fisc français étaient « bien supérieures » à celles de l’accord conclu fin janvier par le moteur de recherche avec l’administration britannique, qui portait sur le paiement de 130 millions de livres (170 millions d’euros) d’arriérés, couvrant les dix dernières années.

(Avec Reuters)

 

Google : amende record de 3 milliards d’euros?

Google : amende record de 3 milliards d’euros?

 

Le groupe américain fait l’objet d’enquêtes depuis plus de 7 ans de la part de la Commission européenne, qui reproche notamment au groupe de tromper ses clients et de fausser la concurrence avec ses rivaux en manipulant les algorithmes de ses moteurs de recherche pour favoriser ses propres services. Et selon le Daily Telegraph tout cela pourrait se finir par une amende très salée pour le géant de l’Internet. Le journal britannique écrit qu’il est « entendu » qu’elle se situerait autour de « 3 milliards d’euros », citant des sources proches du dossier. Ce qui serait la plus forte amende jamais prononcée par Bruxelles, le record étant détenu jusque-là par Intel (1,1 milliard d’euros). La Commission européenne ayant le droit de prononcer des amendes allant jusqu’à 10% du chiffre d’affaires, ce qui dans le cas de Google serait limité à 6 milliards d’euros. Si le dossier n’est pas encore clos à l’heure actuelle, le Daily Telegraph affirme que la Commission européenne entend faire un annonce avant l’été, et ce probablement dès juin prochain. Le mois dernier, la Commission européenne avait également accusé Google d’abus de position dominante sur son système d’exploitation Android qui équipe 80% des smartphones dans le monde.

Google : redressement fiscal de 1,6 milliards d’euros en France et seulement de 165 millions d’euros au Royaume-Uni

Google : redressement fiscal de 1,6 milliards d’euros en France et seulement de 165 millions d’euros au Royaume-Uni

 

Il est clair que Google effectue ainsi un chiffre d’affaires approximativement égal en France et aux Royaume-Uni. Pourtant les conceptions fiscales sont différentes puisque l’administration française réclame 1,6 milliards d’euros à Google tandis que l’administration britannique a négocié pour le paiement de seulement 165 millions d’arriérés fiscaux couvrant les 10 dernières années. Google n’est évidemment pas plus coupable que les  autres multinationales qui pratiquent le sport de l’optimisation fiscale.  En faite Google ne déclare qu’une base fiscale minime en France tandis que la quasi-totalité des bénéfices sont soumis à déclaration en Irlande via les Pays-Bas pour finalement être logés aux Bermudes (paradis fiscal) où se trouve le siège social de la filiale Google Ireland Holdings. Des médias avaient fait état il y a deux ans une notification de redressement adressée à Google par le fisc français pour un montant d’un milliard d’euros. S’ajouteraient aujourd’hui à cette somme des pénalités de retard et une amende. Le ministre des Finances, Michel Sapin, a déclaré au début du mois que les sommes réclamées par le fisc français à Google étaient « bien supérieures » à celles de l’accord conclu fin janvier par le moteur de recherche avec l’administration britannique, qui portait sur le paiement de 130 millions de livres (165 millions d’euros) d’arriérés, couvrant les dix dernières années. « Le fisc français ne négocie pas le montant des impôts, il est dans une discussion sur les règles applicables » aux sociétés avec Google, avait-il ajouté.

Google Books : en toute impunité !

Google Books : en toute impunité !

La numérisation des ouvrages par Google a été jugée légale par la justice américaine et sans aucun dédommagement ou autre droit d’auteur de la part de Google. Une cour d’appel de New York a en effet jugé vendredi que le projet de bibliothèque en ligne de Google, réalisé par le biais de la numérisation d’ouvrages, n’enfreignait pas le droit d’auteur, déboutant ainsi les écrivains qui avaient porté plainte en 2005, un an après le lancement du projet. Ces écrivains, regroupés pour une partie d’entre eux au sein de l’Authors Guild, affirmaient que l’initiative de Google, dont la société-mère se nomme à présent Alphabet, les privaient d’une partie de leurs revenus. Google arguait que le projet Google Books aboutirait au contraire à une augmentation des ventes de livres car le lecteur trouverait plus facilement les références recherchées et aurait même l’occasion de découvrir des ouvrages qui, sinon, lui auraient échappé. Ni Google ni les auteurs n’ont répondu à des demandes de commentaires.  Le groupe avait déclaré qu’il s’exposait à des milliards de dollars de dommages et intérêts si les auteurs obtenaient gain de cause.  Ces derniers avaient été déboutés une première fois en 2013 et avaient interjeté appel. Le juge avait déjà estimé à l’époque que la numérisation des ouvrages par Google et la publication d’extraits en ligne n’enfreignaient en rien le droit d’auteur. Les trois magistrats de la cour d’appel ont certes estimé que l’affaire constituait un « cas limite du bon usage du droit » mais ils ont conclu que la démarche de Google n’avait rien d’illégal. En juin 2014, la même cour d’appel avait déjà débouté l’Authors Guild d’une plainte contre un consortium d’universités et de bibliothèques qui avait créé une base de données en ligne constituée de millions d’ouvrages numérisés.

 

 

 

Un service gratuit de musique chez Google

Un service gratuit de musique chez Google

 

Google a lancé mardi une version gratuite de son service de musique en ligne, dans l’espoir de prendre de vitesse son concurrent Apple dont le service de streaming sera disponible à la fin du mois.  Google Play Music propose depuis deux ans un service de streaming musical par abonnement à 9,99 dollars (8,95 euros) par mois. Sa version gratuite, financée par la publicité, est disponible en ligne. Des applications pour les systèmes d’exploitation Android et iOS seront lancées d’ici la fin de la semaine, a déclaré Elias Roman, responsable produit chez Google. Apple Music, le service de musique en ligne d’Apple annoncé début juin, sera disponible à partir du 30 juin pour 9,99 dollars par mois. Google n’a pas souhaité dire combien d’abonnés comptait son service, se contentant de déclarer que leur nombre avait doublé en 2014 par rapport à l’année précédente. Le service gratuit ne fonctionne pas hors-ligne et certaines chansons en sont exclues.

Google : abus de position dominante ( Bruxelles)

Google : abus de position dominante ( Bruxelles)

Le dossier de position dominante concernant Google a été ouvert en 2010 par Bruxelles mais se précise. En faiat nombre de représentants européens souhaiteraient un démantèlement de Google. La Commission peut en théorie infliger à une entreprise reconnue coupable d’abus de position dominante une amende susceptible d’atteindre 10% de son chiffre d’affaires annuel, soit plus de 6,5 milliards de dollars (6,2 milliards d’euros) dans le cas de Google, et elle peut lui imposer de changer ses pratiques commerciales, comme elle l’a fait avec Microsoft en 2004 et Intel en 2009.  L’Union européenne a formellement accusé Google mercredi d’avoir nui à ses concurrents en favorisant systématiquement son propre service de comparaison de prix dans les recherches sur internet et elle a lancé une enquête antitrust sur Android, le système d’exploitation pour terminaux mobiles du groupe américain. Dans un communiqué, Margrethe Vestager, la commissaire à la Concurrence, a expliqué avoir adressé à Google une « communication de griefs », soit une liste d’accusations à laquelle le groupe peut répondre point par point. « Je crains que l’entreprise n’ait injustement avantagé son propre service de comparaison de prix, en violation des règles de l’UE en matière d’ententes et d’abus de position dominante », a-t-elle précisé. « Google a à présent la possibilité de convaincre la Commission du contraire. Toutefois, si l’enquête devait confirmer nos craintes, Google devrait en assumer les conséquences juridiques et modifier la façon dont il conduit ses activités en Europe. » C’est au géant des puces qu’appartient le record de la plus lourde amende jamais payée à l’UE, d’un montant de 1,09 milliard d’euros. Interrogée sur la possibilité que la Commission aille jusqu’à infliger des sanctions financières à Google, Margrethe Vestager, a répondu: « Il est très important que toutes les issues restent ouvertes, d’abord celle qui porte sur des engagements mais aussi l’autre, au bout de laquelle il y a une amende ». Google a désormais la possibilité de faire valoir ses arguments, a-t-elle ajouté, évoquant la possibilité d’un règlement amiable si le groupe s’engage à modifier les produits et services mis en cause.  De son côté, Google s’est déclaré en profond désaccord avec les accusations de Bruxelles, expliquant qu’il s’emploierait à démontrer que ses produits ont favorisé la concurrence et bénéficié aux consommateurs. « Android a joué un rôle clé dans cette promotion de la concurrence et du choix, en faisant baisser les prix et en augmentant les possibilités de choix pour tout le monde », a-t-il dit à propos de son système d’exploitation, mis gratuitement à la disposition des fabricants de terminaux mobiles. Concernant Android, Margrethe Vestager explique vouloir « faire en sorte que les marchés de ce secteur puissent prospérer sans contraintes anticoncurrentielles imposées par quelque société que ce soit ». Google, cible depuis cinq ans d’investigations des services antitrust de l’Union, est le premier moteur de recherche sur internet au monde. Quant à Android, il équipait plus des trois quarts des smartphones vendus au dernier trimestre de l’an dernier selon une étude du cabinet spécialisé IDC.  Margrethe Vestager a souligné que les services antitrust de la Commission allaient poursuivre leurs investigations dans d’autres domaines, comme les soupçons de « web scraping », la technique permettant de copier l’intégralité des données d’un site concurrent, et ceux de pratiques restrictives dans la publicité.

La France et l’Allemagne contre Google

La France et l’Allemagne contre Google

 

 

Désormais c’est la guerre européenne contre les grands sociétés du net  comme Apple, Google, Amazon ou Microsoft , des sociétés accusées par la France et l’Allemagne de monopoliser les services de communication. À défaut d’être explicitement citées, ces dernières sont largement critiquées. «Les plateformes essentielles sont fondées sur des écosystèmes fermés qui peuvent étouffer certains marchés». Le couple franco-allemand ne saurait bénéficier d’un meilleur contexte. Après des années d’une lutte en pointillé, l’Europe organise méthodiquement sa résistance.  Jeudi, le Parlement européen a voté une motion symbolique réclamant, entre autres, la scission de Google. Le groupe américain est également sous le coup d’un arrêt de la Cour de justice européenne, qui lui impose depuis mai de respecter le droit à l’oubli de ses utilisateurs. Il fait enfin l’objet d’une enquête pour pratiques anticoncurrentielles, lancée par la Commission européenne en 2010. La nouvelle commissaire à la Concurrence, Margrethe Vestager, pourrait vite abandonner l’investigation pour passer directement aux sanctions. De quoi inquiéter jusqu’au Congrès américain, dont une dizaine d’élus a adressé une lettre d’avertissement aux eurodéputés. «Nous sommes troublés par cette action du Parlement, qui se ferait aux dépens des millions de citoyens européens», se sont-ils émus. Une fébrilité inhabituelle pour les Américains, généralement peu intéressés par le débat politique européen. . Il s’inquiétait déjà de la domination des géants américains, qui imposent leurs règles aux acteurs du Web européens.

 

Limiter le pouvoir de Google (parlement européen)

Limiter le pouvoir de Google (parlement européen)

 

Google occupe une place dominante sur internet comme moteur de recherche mais comme fournisseurs de multiples services, du coup cette situation presque hégémonique suscite de vives critiques du parlement européen qui veut séparer ces différentes fonctions. Les régulateurs européens s’inquiètent en effet de la domination du groupe américain et d’autres sociétés américaines sur internet et cherchent des manières de limiter le pouvoir prêté à Google. Un appel à la scission serait la proposition la plus radicale. « La dissociation des moteurs de recherche des autres services commerciaux » devrait être considérée comme une solution à la domination de Google, écrit le quotidien économique, qui reprend les termes contenus dans le projet de motion. Le Parlement n’a pas les moyens de forcer Google à se plier à cette demande, mais il pourrait influencer la Commission, qui, elle, peut mettre des bâtons dans les roues du géant de l’internet via la création d’une loi. Cette motion serait alors un moyen de remettre de la pression sur Bruxelles pour adopter une ligne plus dure vis-à-vis de Google. Une telle motion, qui recueille selon le FT le soutien de deux grands groupes au Parlement, aurait des chances d’être voté, notamment du fait que les politiciens allemands se sont « retournés contre Google cette année ».  l’Allemand Günther Oettinger, a proposé récemment de prélever Google pour tout affichage de matériel protégé par copyright, de le forcer à afficher des résultats de recherche neutre, et exprimé des réserves sur son logiciel pour rendre les voitures capables de se conduire seules.  Google fait l’objet d’une enquête pour abus de position dominante depuis cinq ans en Europe. La justice européenne soupçonne le géant de mettre en avant, dans les résultats des recherches, ses propres services, avec un impact non négligeables sur les revenus de ses concurrents. Selon le FT, le texte final de cette motion devrait être rédigé lundi et être soumis au vote des eurodéputés jeudi.

Internet : payer pour supprimer la pub sur Google

Internet : payer pour supprimer la pub sur Google

 

Il faudra peut-être payer pour supprimer la pub sur Google. L’expérimentation est en cours chez Google ‘Google Contributor). Plutôt que de financer les sites grâce aux publicités proposées via AdSense, Google teste comme alternative  de supprimer  les annonceurs. «Aujourd’hui, Internet est surtout financé grâce à la publicité en ligne», peut-on lire sur la page dédiée à Google Contributor. «Mais que feriez-vous s’il existait un moyen de soutenir directement les créateurs des sites que vous visitez tous les jours?» Si un internaute choisit de participer au programme, des messages de remerciement s’affichent à la place des publicités. À chaque visite sur un site partenaire, un peu de l’argent issu de cet abonnement est versé à l’éditeur du contenu consulté. Les transactions se font via leur compte AdSense, reçues au même titre que les revenus publicitaires. Google perçoit par ailleurs un petit pourcentage sur la somme versée chaque mois par les internautes. Avec ce projet, Google espère surtout séduire les internautes récalcitrants de la publicité en ligne. Il répond aussi aux inquiétudes des sites Internet qui doivent faire face à la popularité croissante des logiciels permettant de bloquer la réclame, les privant d’une source importante de revenus. Certains testent différentes options pour endiguer le phénomène: des formules d’abonnement ou des messages de remontrance affichés à la place des publicités bloquées. Sans grand succès. Or, le rejet de la publicité en ligne pose aussi problème à Google, qui vit largement de la vente d’espaces publicitaires et de mots clés. Avec Contributor, Google tente de responsabiliser les internautes et joue la carte de la simplicité: il propose un abonnement valable pour une dizaine de sites à la fois, plutôt que pour un seul. Google Contributor est aussi symptomatique de la progression de la culture du don sur Internet. Outre le succès des plateformes de financement participatif, comme Kickstarter ou Ulule, d’autres projets pour récompenser les créateurs en ligne ont vu le jour ces dernières années. YouTube, propriété de Google, a annoncé au début de l’année une option permettant aux internautes de faire des dons financiers à des auteurs de vidéos. Un principe similaire à celui du site français Tipeee, qui récompense les créateurs sous forme de pourboires numériques.

 

Google accusé de truquage du Web

Google accusé de truquage du Web

Les webentrepreneurs européens sont vent debout contre Google. 400 acteurs d’internet, réunis au sein de l’Open Internet Project, s’apprêtent à déposer plainte devant la Commission européenne. Ils accusent le géant américain d’abus de position dominante. Ils sont éditeurs de presse en ligne, e-commerçants, voyagistes sur internet… En commun, ils ont une bête noire, Google, l’incontournable, le tout puissant moteur de recherche. Le manipulateur aussi. Ils l’accusent de truquer les résultats de recherche pour mettre en avant ses propres services.  Bruxelles enquête déjà depuis des années sur ce problème. Quand on cherche un hôtel ou un restaurant par exemple, on tombe automatiquement sur une sélection d’établissements réalisée par Google. Les comparateurs de prix ou sites spécialisés concurrents sont relégués au fond de la page. Il y a quelques mois Google s’est engagé à changer ses pratiques pour éviter une méga amende. Visiblement, cela n’a pas calmé les ardeurs des web entrepreneurs, parmi lesquels Lagardère ou encore le géant allemand des medias Axel Springer. Ils devraient obtenir le soutien très net d’Arnaud Montebourg. Le ministre appelle à réguler ce qu’il nomme « le pouvoir exorbitant » de Google, et compte mettre en place « une régulation ad hoc de son monopole« .

GOOGLE condamné

GOOGLE condamné

 

Les internautes ont sûrement remarqué ce samedi un message peu commun sur la page d’accueil de google.fr. Un encart mentionnant la condamnation du géant américain. Il a été condamné par la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) à 150.000 euros d’amendes pour manquements à la loi « informatique et libertés ».  Une amende maximale qui a été infligée à Google en janvier dernier, après deux ans de procédure. La Cnil lui a reproché sa politique de confidentialité des données. Le contentieux portait sur la fusion d’une soixantaine de règles d’utilisation en une seule, en mars 2012, qui regroupait les informations de services autrefois séparés comme la messagerie gmail ou le réseau google+.  Cette sanction était assortie d’une obligation de publier la décision sur Google.fr pendant 48h. Une décision que le site avait contestée devant le Conseil d’Etat. Mais hier, le Conseil d’Etat a rejeté la demande. Mais ce que la commission n’avait pas prévu, c’est que l’encadré de Google renvoie sur son site. Le flux de visiteurs a explosé et la plateforme de la Cnil était inaccessible pendant plusieurs heures samedi matin.

Google : déclare ses revenus français via une filiale étrangère… mais comme la plupart des grandes sociétés

Google : déclare ses revenus français via une filiale étrangère… mais comme la plupart des grandes sociétés

Les grands médias découvrent la lune avec Google. Google qui utilise une filiale en Irlande pour optimiser ses profits. Mais c’est ce que pratiquent  la plupart des grandes sociétés notamment celles du CAC 40, avec quelques variantes évidemment. La méthode la plus  simple, il suffit par exemple de surfacturer les achats en provenance d’une filière d’un pays à bas niveau de fiscalité. Ce qui permet d’externaliser les profits. Certes Google a poussé le bouchon un peu loin mais il n’y pas lieu d’être surpris ; ou alors comment expliquer les 50 à 80 milliards d’évasion fiscales dans les paradis fiscaux par an ? Comment expliquer que Total n’a pas paye d’impôts sur les bénéfices pendant des années ?  Google devrait donc un milliard d’euros à la France. A l’heure actuelle, ni le géant américain, ni Bercy ne confirment cette information délivrée par Le Point. Toujours est-il que l’enquête menée par le fisc a permis de mettre à jour les techniques de Google pour payer moins d’impôts en France. Le groupe possède en effet une filiale en Irlande d’où il déclare les achats d’espaces publicitaires de ses clients français, arguant qu’il n’y aurait, dans notre pays, qu’une simple assistance marketing et technique. Résultat : pour un chiffre d’affaires français d’un peu moins de 1,5 milliard d’euros, Google n’a payé que 5,5 millions d’euros d’impôts en 2011. La perquisition du fisc au siège parisien de l’entreprise a permis de prouver que les équipes françaises trouvent les contrats. La France devrait désormais se pencher sur les cas d’Amazon, Facebook et Apple, qu’elle soupçonne d’user des mêmes procédés.

Lescure : taxe sur Google ou les internautes ?

Lescure : taxe sur Google ou les internautes ?

 

Pas claire la proposition de Lescure en matière de nouvelle taxe sur internet ; officiellement elle doit toucher les terminaux connectés (fabricants et géants de internet), en faiat elle risque de se répercuter sur l’utilisateur d’une manière ou d’une autre (interview le Figaro)

 

Pierre LESCURE. – En 2006, le gouvernement avait institué une contravention spéciale pour atteinte au droit d’auteur, qui bafouait le principe de l’égalité. Aujourd’hui, nous proposons une amende classique pour négligence caractérisée après les trois avertissements aux internautes indélicats prévus par la réponse graduée. Nous conservons cette réponse graduée, qui a démontré son efficacité.

Vous instituez une taxe sur les PC, Smartphones, tablettes. Remplace-t-elle la taxe pour copie privée?

Non. Nous faisons le constat que la taxe pour la copie privée est un élément essentiel du financement de la création car elle rapporte 200 millions d’euros par an. Mais cette taxe est assise sur les capacités de stockage des terminaux. Or, la révolution des usages fait que les internautes ne stocke plus leurs contenus, mais ils y ont de plus en plus accès directement dans les réseaux via l’accès permanent au Cloud computing. Nous pensons donc que dans trois à cinq ans le produit de la taxe pour copie privée pourrait disparaître. Nous ne pouvons pas attendre cela les bras croisés. Donc nous proposons d’épauler ce système par une taxe d’un taux très faible de 1% sur une assiette très large des terminaux connectés qui représente un marché de 8,5 milliards d’euros. Cette mesure permet en plus de rétablir une justice fiscale puisqu’elle porte sur des produits fabriqués par des géants internationaux de l’Internet qui ne participent pas au financement de la création. Si la taxe pour copie privée décline effectivement, cette nouvelle fiscalité prendra progressivement le relais. L’objectif est de conserver dans le temps environ 200 millions de recettes pour la création.

Vous voulez avancer la fenêtre de la vidéo à la demande par abonnement à 18 mois contre 36 mois. Un coup de pouce pour Netflix et Amazon?

Ce système était absurde. Il consistait à faire payer des clients pour avoir accès à des films déjà diffusés en télévision gratuite! Pour lancer ce genre de service, il faut le mettre à disposition des internautes plus tôt: 18 mois, c’est entre la fenêtre de diffusions de Canal + et celle des chaînes gratuites. Si la vidéo à la demande par abonnement se développe en France, les acteurs français en profiteront. Nous n’avons jamais imaginé que des acteurs étrangers ne viennent pas en France. Quant à la vidéo à la demande, il serait logique d’avancer la fenêtre de mise à disposition des films à 3 mois après la sortie en salle contre 4 mois actuellement. Et pour certains films, je propose qu’une commission réunie sous l’égide du CNC puisse statuer au cas par cas pour avancer la date de sortie.

Fallait-t-il vendre ou non Dailymotion à Yahoo!?

Je n’imagine pas qu’un opérateur comme France Télécom n’ait pu trouver un accord meilleur que celui de céder 75% du capital à Yahoo!. La prise de position d’Arnaud Montebourg a fait désordre, mais, sur le fond, je suis assez d’accord avec lui.

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