Archive pour le Tag 'Google'

Google : Poutine impose le retrait de deux applications de l’opposition russe

L’opposition russe a accusé vendredi les deux géants des technologies de «censure» pour avoir cédé à la pression du gouvernement en retirant ce programme créé par le mouvement de l’opposant emprisonné Alexeï Navalny. La décision intervient après des mois de répression qui ont écarté les détracteurs du président Vladimir Poutine du scrutin.

Apple aurait fait face aussi de son côté «à des tactiques de harcèlement et des menaces d’arrestation».

Leonid Volkov, responsable exilé de l’opposition, a accusé Apple et Google de «censure» et de «céder au chantage du Kremlin» en supprimant le logiciel de leurs boutiques. «Cette application est illégale dans notre pays», a répliqué le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.

 

L’application Google de l’opposition permettait de savoir pour quel concurrent voter dans chaque circonscription des législatives ce week-end, mais aussi lors de dizaines d’élections locales et régionales.

Résultats Google : 18 milliards de bénéfices

Résultats Google : 18 milliards de bénéfices

 

 

  Alphabet  la maison-mère de Google a réalisé un bénéfice de 18 milliards grâce en particulier la crise sanitaire.

Entre  janvier et mars, Alphabet, maison-mère de Google, a réalisé 55,3 milliards de dollars (45,8 milliards d’euros) de chiffre d’affaires, soit 34% de plus qu’il y a un an. Dans le détail, l’activité publicité pèse 81% des revenus globaux du groupe à 44,7 milliards de dollars (37 milliards d’euros). Sur le moteur de recherche, sa principale activité, les recettes publicitaires sont passées de 25 à 32 milliards de dollars (26,5 milliards d’euros) en un an, bien au-delà des attentes. Et comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule, les revenus de YouTube ont également explosé de 50%, à 6 milliards de dollars (5 milliards d’euros), tout comme ceux de l’activité cloud, passée de 2,8 milliards à 4 milliards de dollars en un an (+43%).

En tout, Alphabet a dégagé un bénéfice net de 17,9 milliards de dollars (14,9 milliards d’euros), quasiment le triple de l’année dernière. Ses profits ont été dopés par un gain de 4,75 milliards grâce à ses investissements dans plusieurs entreprises dont la valorisation a bondi. Le groupe s’est autorisé à racheter jusqu’à 50 milliards de dollars d’actions supplémentaires.

 

Automobile : des voitures Apple, Google et autres ?

Automobile : des voitures Apple, Google et autres ?

 

De plus en plus d’informations circulent quant à la possibilité de partenariat entre des groupes automobiles et les GAFA, . Apple a été le premier grand du numérique à se déclarer candidat à cette participation. Beaucoup en ont conclu que dans l’avenir une part important du parc automobile porterait la marque Apple. En fait,  les collaborations sont sans doute nécessaire en raison de Effectivement l ‘utilisation des techniques numériques est de plus en plus nécessaire à l’industrie automobile. Reste qu’on voit mal les GAFA à investir des sommes considérables dans une industrie dont les rendements financiers n’ont strictement rien à voir avec les résultats dithyrambiques des GAFA. Pire l’industrie automobile mondiale est actuellement dans une situation financière particulièrement délicate.

Des coopérations pourraient intervenir sur le plan technique entre les GAFA q et l’industrie automobile. Mais au-delà de ces coopérations techniques il faudrait venir à l’idée des gaffes à de maîtriser la commercialisation grâce à l’énorme quantité de données qu’il possède sur les utilisateurs potentiels. En fait une sorte d’Amazon pour l’automobile qui viendrait déposséder la maîtrise des ventes aux vrais constructeurs.

Justifier ses futures stratégies on se réfère souvent à la voiture sans conducteur bon ce qui constitue pourtant une perspective à la fois lointaine voir hypothétique temps que les voies ne seront pas entièrement spécialisées et réservées à l’automobile. L’enjeu est évidemment ailleurs à la fois commercial et financier .

Intelligence artificielle : la question de l’éthique pour Google

Intelligence artificielle : la question de l’éthique pour Google

Pour Google comme pour la plupart des grands du numérique intervenant dans le domaine de l’intelligence artificielle la problématique est de rechercher une éthique compatible avec les développements commerciaux immenses. De ce point de vue, Google tente avec un peu de mal de prendre en compte la problématique complexe des conséquences considérables des algorithmes sur nombreux de dimensions de la vie professionnelle et de la vie privée. (Un papier du Wall Street Journal)

Au cours des dix-huit derniers mois, la maison mère de Google a dû faire face à une succession de controverses impliquant ses meilleurs chercheurs et dirigeants dans le domaine.

Le mois dernier, Google s’est séparé d’une éminente chercheuse en IA, Timnit Gebru. Elle avait dénoncé, dans une étude, l’approche de l’entreprise en matière d’IA et s’était plainte auprès de ses collègues des initiatives de l’entreprise en matière de diversité. Ses recherches concluaient que Google n’était pas assez vigilant dans le déploiement d’une technologie aussi puissante et qu’il était indifférent à l’impact environnemental de la conception de superordinateurs.

M. Pichai s’est engagé à mener une enquête sur les circonstances de son départ et a déclaré qu’il allait chercher à rétablir un climat de confiance. Le patron de Mme Gebru, Jeff Dean, a affirmé aux employés qu’il jugeait que ses recherches n’étaient pas suffisamment rigoureuses.

L’approche d’Alphabet en matière d’IA est scrutée de près car le conglomérat est communément considéré comme le leader du secteur en termes de financement de la recherche — interne et externe — et de développement de nouvelles utilisations, qui vont des enceintes intelligentes aux assistants virtuels, pour cette technologie

Depuis, près de 2 700 employés de Google ont signé une lettre ouverte affirmant que le départ de Mme Gebru « augure d’une menace pour les personnes travaillant en faveur d’une IA éthique et intègre — en particulier les noirs et les gens de couleur — à tous les échelons de Google ».

La semaine dernière, Google a annoncé enquêter sur la codirectrice de son équipe chargée de l’IA éthique, Margaret Mitchell, soupçonnée d’avoir téléchargé et partagé des documents internes avec des personnes extérieures à l’entreprise. Mme Mitchell, qui a critiqué M. Pichai sur Twitter pour sa gestion des questions de diversité, n’a pas répondu aux demandes de commentaires.

L’approche d’Alphabet en matière d’IA est scrutée de près car le conglomérat est communément considéré comme le leader du secteur en termes de financement de la recherche — interne et externe — et de développement de nouvelles utilisations, qui vont des enceintes intelligentes aux assistants virtuels, pour cette technologie. Ce secteur émergent soulève des questions complexes sur l’influence croissante des algorithmes informatiques dans un grand nombre d’aspects de la vie professionnelle et privée.

Google a cherché à se positionner comme un champion de l’IA éthique. « L’histoire est pleine d’exemples montrant que les bienfaits de nouvelles technologies ne sont pas garantis », avait déclaré M. Pichai lors d’une intervention devant un think tank à Bruxelles l’année dernière. « Si l’IA peut être source d’immenses promesses pour l’Europe et le monde, il existe de réelles inquiétudes sur ses conséquences négatives potentielles. »

La stratégie de développement de Google dans l’IA via des acquisitions a également amplifié ses difficultés en termes de management. De manière inattendue, Mustafa Suleyman, cofondateur de DeepMind, la division d’intelligence artificielle de Google basée à Londres, s’est vu enlevé fin 2019 la plupart de ses responsabilités de direction après avoir fait l’objet de plaintes pour intimidation de la part de membres du personnel, selon des sources bien informées.

DeepMind, que Google a acheté en 2014, a engagé un cabinet d’avocats indépendants pour mener une enquête sur les plaintes. Fin 2019, M. Suleyman a été muté à un autre poste de direction au sein de l’équipe d’IA de Google.

Dans un communiqué commun, DeepMind et Google ont confirmé la tenue d’une enquête sur le comportement de M. Suleyman mais ont refusé d’en révéler les conclusions. Ils se sont contentés d’indiquer qu’à la suite de l’investigation, il « a entamé un module de formation professionnelle — qu’il suit toujours — centré sur les sujets concernés, et ne gère plus de grandes équipes ». Les entreprises ont déclaré que dans le cadre de son rôle actuel de vice-président de la politique d’intelligence artificielle chez Google, « [M. Suleyman] fournit des contributions précieuses sur la politique et la réglementation en matière d’IA ».

En réponse aux questions du Wall Street Journal, M. Suleyman a précisé qu’il « acceptait les critiques affirmant qu’en tant que cofondateur de DeepMind, [il] dirigeait les gens trop durement et que [son] style de management n’était parfois pas constructif ». Il a ajouté : « Je m’excuse sans ambiguïté auprès de ceux qui ont été blessés. »

La nomination de M. Suleyman à un poste de haut niveau chez Google a contrarié certains membres du personnel de DeepMind, tout comme un tweet de M. Dean lui souhaitant la bienvenue dans ses nouvelles fonctions chez Google, selon des employés actuels et anciens.

« Je me réjouis de travailler plus étroitement avec vous », a écrit M. Dean dans ce tweet.

Contrairement au moteur de recherche de Google, où l’intelligence artificielle est utilisée pour réorganiser et faire remonter des informations existantes à caractère public, DeepMind se concentre surtout sur des questions de santé, comme le traitement de vastes quantités de données sur les patients afin de trouver de nouvelles méthodes pour combattre les maladies.

DeepMind peine à atteindre ses objectifs financiers. L’unité a subi une perte de 649 millions de dollars en 2019, selon le document officiel déposé au Royaume-Uni le mois dernier. Google, qui lui avait prêté plus d’un milliard de dollars au cours de la même période, a abandonné cette créance, indique ce rapport.

Google a essayé à plusieurs reprises de mettre en place une supervision plus étroite de ses projets d’intelligence artificielle, avec un succès mitigé.

Un conseil d’éthique externe sur l’IA créé par Google a été dissous au bout d’une semaine d’existence. Des employés avaient signé une pétition visant certains de ses membres, politiquement marqués à droite

Chez DeepMind, un comité d’évaluation indépendant censé contrôler cette filiale et produire un rapport public annuel, a été dissous fin 2018 après les protestations de ses membres qui considéraient ne pas disposer d’un accès complet aux recherches et aux projets stratégiques de l’entreprise.

Quelques mois plus tard, un conseil d’éthique externe sur l’IA créé par Google a également été dissous au bout d’une semaine d’existence. Des employés avaient signé une pétition visant certains de ses membres, politiquement marqués à droite. Un porte-parole de Google avait déclaré à l’époque que l’entreprise « allait trouver d’autres moyens pour obtenir des avis indépendants sur ces sujets ».

Si les projets de Google en matière d’intelligence artificielle remontent à au moins une décennie, ce secteur n’est devenu une division autonome sous la direction de M. Dean que depuis 2017. M. Pichai, en annonçant la création de cette nouvelle structure cette année-là, avait déclaré que l’intelligence artificielle serait au cœur de la stratégie et des activités de Google, et que l’informatique avancée — également appelée apprentissage automatique — serait déployée au sein de toute l’entreprise.

Pedro Domingos, professeur d’informatique à l’Université de Washington, estime que Google était bien conscient des nombreux pièges liés à l’IA. Il se souvient qu’il y a plusieurs années, au cours d’une discussion, le président du conseil d’administration d’Alphabet, John Hennessy, lui avait fait part de toute l’étendue de ses craintes à une période où le géant de la recherche intensifiait son développement dans le domaine.

M. Domingos ajoute que M. Hennessy lui avait également dit que si quelque chose tournait mal avec l’IA — même dans d’autres entreprises —, Google en serait tenu pour responsable.

« Un seul faux pas et tout nous explose au visage », avait confié M. Hennessy, selon M. Domingos. M. Hennessy affirme ne pas se souvenir des détails de la conversation, mais reconnaît que les propos rapportés par M. Domingos sont probablement exacts.

Une première faute a été commise en 2015, lorsque plusieurs utilisateurs noirs de Google ont eu la surprise de constater que la technologie d’intelligence artificielle du logiciel photo gratuit de la société avait automatiquement apposé le tag « gorille » sur un de leurs albums de photos humaines, en se basant sur la couleur de la peau.

Google s’est excusé, a réglé le problème, puis a publiquement assuré qu’il allait redoubler d’efforts pour mettre en place, en interne, des protocoles de sécurité afin de s’assurer que son logiciel était configuré de manière éthique.

« Google est la maman poule par excellence. Ses employés sont tellement choyés qu’ils se sentent en droit d’exiger toujours plus » sur la manière dont l’entreprise aborde l’IA et les problématiques qui y sont liées

Cette décision a nécessité le recrutement de chercheurs tels que Mme Gebru, l’ancienne codirectrice de l’équipe d’intelligence artificielle éthique de l’entreprise, qui s’est publiquement exprimée sur les limites des logiciels de reconnaissance faciale pour identifier les personnes à la peau plus foncée.

Elle faisait partie des centaines de collaborateurs qui ont produit des recherches sur l’IA, parfois avec des institutions universitaires. Contrairement aux autres ingénieurs de Google, le groupe dédié à l’IA fonctionnait davantage sur le modèle d’un département académique : il était chargé de débattre de questions plus générales plutôt que de résoudre des problèmes sur des produits déterminés.

Reuters a révélé ultérieurement qu’avant le départ de Mme Gebru, Google avait lancé une étude sur des sujets sensibles et, dans au moins trois cas, avait demandé à son personnel de ne pas présenter sa technologie sous un jour négatif. Google a refusé de faire des commentaires à ce sujet.

Mme Gebru et M. Dean n’ont pas répondu aux demandes de réactions dans le cadre de cet article.

Google a déclaré que ses avancées en matière d’intelligence artificielle ont permis la rapidité et la précision des résultats de son moteur de recherche — et la pertinence des publicités.

M. Domingos estime que la plupart des problèmes de Google liés à l’IA sont imputables aux principes de management de l’entreprise, et ajoute que c’est la science, et non l’idéologie, qui devrait guider les débats éthiques.

« Google est la maman poule par excellence », poursuit-il. « Ses employés sont tellement choyés qu’ils se sentent en droit d’exiger toujours plus » sur la manière dont l’entreprise aborde l’IA et les problématiques qui y sont liées.

Le départ de Mme Gebru illustre le défi que doit relever la direction de Google : les deux parties ne sont même pas d’accord sur le fait de savoir si elle a démissionné, ce que prétend la société, ou si elle a été licenciée pendant ses vacances, comme l’intéressée l’affirme.

Traduit à partir de la version originale en anglais

Amazon et Google : amendes symboliques

Amazon et Google : amendes symboliques

Me Sabine Marcellin, avocate experte en droit du numérique, protection des données et cybersécurité du cabinet DLGA estime dans la Tribune que les amendes prononcées à atteint plus l’image des GAFAM que leur compte en banque; une amende de 100 millions Google et de 35 millions pour Amazon. D’autres amendes seront sans doute prononcées. Il faut rapprocher cela de l’ensemble du chiffre d’affaires des GAFAM qui représentent l’ordre de 13 milliards en France. À noter qu’on espère de la taxe française qu’elle rapportera 400 millions ( en principe une taxe de 3 % sur le chiffre d’affaires )

Notons qu’aux États-Unis une action juridique est en cours sur le fait que ces grandes entreprises numériques sont en position monopolistique.

« Google: vers un capitalisme de surveillance »

« Google: vers un capitalisme de surveillance »

Dans un entretien au « Monde », l’universitaire américaine, Shoshana Zuboff,  montre comment, au début du nouveau millénaire, Google et consorts ont fait de nos « informations personnelles » la marchandise suprême, et bâti des empires sur leur collecte et leur commerce.

Shoshana Zuboff est professeure émérite à la Harvard Business School. Elle a étudié l’essor du capitalisme numérique, la transformation du travail et de la société de consommation qu’a entraînée cette révolution. Elle vient de faire paraître L’Age du capitalisme de surveillance (Zulma, traduit de l’anglais par Bee Formentelli et Anne-Sylvie Homassel, 864 pages, 26,50 euros).

Comment est apparu ce que vous appelez le capitalisme de surveillance ?

Le capitalisme évolue en intégrant au marché des choses qui lui étaient jusque-là étrangères. Une fois transformées, ces choses deviennent des marchandises que l’on peut vendre. Au XIXe siècle, par exemple, le capitalisme s’est intéressé à la nature. L’historien et économiste Karl Polanyi (1886-1964) a écrit des pages magnifiques à ce sujet dans La Grande Transformation (Gallimard, 1983). Ce processus revenait à créer, selon un concept qu’il a développé, des « marchandises fictives » (la nature, le travail, l’argent). Une forêt introduite sur le marché est immédiatement repensée dans un moment de fiction. Elle cesse d’être une forêt pour devenir une réserve de matières premières. La rivière devient une source d’énergie. La clairière devient un site d’exploitation.

Passons maintenant au XXIe siècle. Nous sommes en plein virage numérique. Les start-up se multiplient dans la Silicon Valley, chacune offre des services distincts et attire les investisseurs. Mais surviennent alors l’explosion de la bulle Internet et le krach de 2001-2002. Pourquoi un tel effondrement ? Tout simplement parce qu’on n’avait pas encore découvert comment générer de réels revenus. La question se posait, quelle était cette chose à transformer en marchandise ou en service ?

C’est chez Google que ce saut a été fait pour la première fois, avant d’être imité par les autres acteurs de secteur.

« Désormais, les faits et gestes de chacun font l’objet d’une traque incessante en ligne »

Que s’est-il produit exactement chez Google ?

Le moteur de recherche avait été lancé à la fin des années 1990 et ses serveurs stockaient déjà des tonnes de données sur les recherches effectuées par les internautes et leurs activités en ligne, sans rien en faire. L’entreprise rencontrait alors des difficultés grandissantes et les fondateurs de Google, Larry Page et Sergey Brin, ont explicitement fait le choix de baser leur modèle économique sur la publicité.

A la même époque, ils ont porté un nouveau regard sur ces données et ont découvert qu’il y avait là un fort potentiel. S’y trouvaient des signaux permettant de connaître le comportement des internautes et de prédire comment ils pourraient se conduire.

Google États-Unis : procédure antitrust en cours

Google États-Unis : procédure antitrust en cours 

Les procédures antitrust engagées contre Google se multiplient aux États-Unis. Un groupe d’Etats américains prévoient de déposer plainte dès le mois prochain contre Google pour des accusations de pratiques anticoncurrentielles.

Cette procédure imminente viendrait s’ajouter à la plainte déposée en octobre par le département américain de la Justice et onze Etats, qui reprochent au géant du numérique d’enfreindre la loi en abusant de sa position sur les marchés de la recherche et de la publicité en ligne pour nuire à ses concurrents.

Google a rejeté les accusations formulées à son encontre, déclarant que sa position dominante découlait des préférences des consommateurs.

Le  groupe d’Etats – Colorado, Iowa, Nebraska, New York, Caroline du Nord, Tennessee et Utah – prévoit  de déposer leur requête vers la mi-décembre.

Droits voisins : Google passe un accord avec les grands éditeurs…. et les autres?

Droits voisins : Google passe un accord avec les grands éditeurs…. et les autres?

Les grands éditeurs de la presse sont satisfaits de l’accord passé avec Google au nom des droits voisins. Ce qui va se traduire par une rémunération de la part de Google. Ces  médias  dont beaucoup sont en difficulté financière voient la rémunération par Google comme un ballon d’oxygène. Parmi les premiers signataires de ces accords, figurent le Monde, Courrier international, L’Obs, le Figaro, Libération et l’Express.

Le problème c’est qu’il existe de nombreux autres émetteurs et producteurs d’information. Google affirme être en négociation avec certains d’entre eux. Ceci étant,  il est prévisible que Google ne retiendra que les grands de la presse, d’où une forme de concentration de l’information, aussi une certaine coloration dans la mesure où la plupart des titres sont détenus par des financiers. Google News qui reprendra les informations de ces titres pourrait être au secteur des médias ce que Amazon est à la distribution. En  position dominante qui forcément va favoriser va favoriser encore davantage la pensée unique.

Le mois dernier, la Cour d’appel de Paris avait confirmé la décision de l’Autorité de la Concurrence obligeant la filiale d’Alphabet à négocier avec les éditeurs de presse français et les agences en vue de la rémunération de leurs contenus.

Plusieurs syndicats d’éditeurs de presse et l’Agence France Presse (AFP) avaient saisi l’Autorité de la concurrence française au sujet des pratiques du groupe américain en s’appuyant sur la loi de juillet 2019 sur les “droits voisins”.

L’Autorité avait alors estimé que les pratiques de Google à l’occasion de l’entrée en vigueur de cette loi étaient susceptibles de constituer un abus de position dominante et portaient une atteinte grave et immédiate au secteur de la presse.

Moteurs de recherche : « Google en position hégémonique » (Sophie Bodin, Lilo)

 Moteurs de recherche : « Google en position hégémonique » (Sophie Bodin, Lilo)

 

Sophie Bodin, la présidente du moteur de recherche français Lilo dénonce la position hégémonique de Google dans la Tribune. 

 

 

Comment exister face à Google dans le monde impitoyable des moteurs de recherche ? Alors que le géant américain cannibalise 93% de la recherche en ligne en France, et même 97% sur mobile, cinq de ses concurrents -l’américain DuckDuckGo, les français Lilo et Qwant, le tchèque Seznam et l’allemand Ecosia- passent à l’attaque auprès de la Commission européenne. Dans une lettre envoyée la semaine dernière à Margrethe Vestager, la commissaire à la Concurrence, les cinq moteurs de recherche alternatifs réclament une réunion tripartite avec Google « en novembre ».

Au menu de cette rencontre : la concurrence sur mobile entre les moteurs de recherche. L’alliance des cinq petits poucets du web estime qu’elle est biaisée, et que le remède actuel pour y remédier est inefficace. En plus de son moteur de recherche, Google possède également Android, le système d’exploitation mobile qui équipe 80% des smartphones dans le monde et en France. Jusqu’à récemment, Google était installé par défaut sur tous les appareils Android en Europe… ce qui lui a valu, en 2018, une amende record de 4,34 milliards d’euros de la part de la Commission européenne, pour abus de position dominante.

États-Unis : Procès Google pour position hégémonique

États-Unis : Procès Google pour position hégémonique

 Google est officiellement accusé de position dominante par la justice américaine. Son procès fédéral va s’ouvrir et durer des mois. En effet , en fonction d’un premier procès, on  pourrait s’engager les voies d’une action judiciaire pour un éclatement des activités de Google ( le même reproche est fait à d’autres GAFA)

C’est le caractère déloyal de Google en matière de concurrence qui est en cause, qui pèse sur les prix et le choix des consommateurs via la publicité qui constitue les ressources essentielles de Google. Une concurrence déloyale qui freine aussi l’innovation.

La firme de Mountain View (Californie) est accusée de maintenir sa domination sur plus de 80% de la recherche d’informations sur internet mobile, en obligeant de fait les acheteurs de smartphones à utiliser son logiciel Android et le moteur de recherche Google. Même pour les utilisateurs d’iPhone, produit vendu par Apple qui n’utilise pas Android, Google maintient sa domination en rémunérant Apple pour que le moteur soit incorporé à Safari.

. Outre les fabricants de smartphones, les opérateurs sont également rémunérés par Google pour garantir que le géant reste le fournisseur par défaut de fonctionnalités essentielles comme les messages électroniques email.

Google dont les principales recettes sont tirées de la publicité sur internet, est accusé d’user de sa position dominante pour influer de manière déloyale sur les prix de la publicité et réduire les choix offerts aux consommateurs.

Droit voisin : Google obligé de négocier avec la presse mais avec qui ?

Droit voisin : Google obligé de négocier avec la presse mais avec qui ?

 

En apparence d’une victoire pour la presse et les agences concernant la décision de la cour d’appel de Paris de contraindre Google à négocier une rémunération de l’information. C’est l’application française du droit voisin européen.

Cette dernière permet aux éditeurs d’exiger une rémunération de la part des plateformes en ligne lorsqu’elles diffusent des extraits d’articles de presse ou d’information.

Le problème c’est que Google n’a prévu qu’une enveloppe de 1 milliard sur trois ans pour rémunérer l’ensemble de la presse au plan mondial. Soit environ 300 millions quand son site affaire est de 200 milliards. Le risque est donc que cette rémunération soit très marginale. Le second risque c’est qu’elle soit limitée aux très gros titres et que 90 % des autres éditeurs d’information soient évincés.

Les grands médias ne seraient pas forcément opposés à cette restriction démocratique car ils connaissent une énorme crise économique qui se traduit en particulier par la baisse des recettes publicitaires liées à celles de la baisse de l’audience.

La décision de la Cour d’appel relativise l’engagement pris la semaine dernière par Google de verser un milliard de dollars au cours des trois prochaines années aux éditeurs du monde entier pour l’utilisation de leurs contenus . Car l’arrangement français implique de trouver une méthodologie durable pour rémunérer les éditeurs et les agences de presse.

Le véhicule de Google dédié à la rémunération des éditeurs d’information, baptisé Google News Showcase, doit être lancé en Allemagne où des partenariats ont été signés avec plusieurs médias comme Der Spiegel, Stern et Die Zeit, ainsi qu’au Brésil.

Avant même la décision de la Cour d’appel, Google France avait indiqué mercredi soir être proche d’un accord avec les éditeurs français sur la rémunération “des droits voisins au titre de la loi”.

Google obligé de négocier avec la presse mais laquelle ?

 Google obligé de négocier avec la presse mais laquelle ?

 

En apparence d’une victoire pour la presse et les agences concernant la décision de la cour d’appel de Paris de contraindre Google à négocier une rémunération de l’information. C’est l’application française du droit voisin européen.

Cette dernière permet aux éditeurs d’exiger une rémunération de la part des plateformes en ligne lorsqu’elles diffusent des extraits d’articles de presse ou d’information.

Le problème c’est que Google n’a prévu qu’une enveloppe de 1 milliard sur trois ans pour rémunérer l’ensemble de la presse au plan mondial. Soit environ 300 millions quand son site affaire est de 200 milliards. Le risque est donc que cette rémunération soit très marginale. Le second risque c’est qu’elle soit limitée aux très gros titres et que 90 % des autres éditeurs d’information soient évincés.

Les grands médias ne seraient pas forcément opposés à cette restriction démocratique car ils connaissent une énorme crise économique qui se traduit en particulier par la baisse des recettes publicitaires liées à celles de la baisse de l’audience.

La décision de la Cour d’appel relativise l’engagement pris la semaine dernière par Google de verser un milliard de dollars au cours des trois prochaines années aux éditeurs du monde entier pour l’utilisation de leurs contenus . Car l’arrangement français implique de trouver une méthodologie durable pour rémunérer les éditeurs et les agences de presse.

Le véhicule de Google dédié à la rémunération des éditeurs d’information, baptisé Google News Showcase, doit être lancé en Allemagne où des partenariats ont été signés avec plusieurs médias comme Der Spiegel, Stern et Die Zeit, ainsi qu’au Brésil.

Avant même la décision de la Cour d’appel, Google France avait indiqué mercredi soir être proche d’un accord avec les éditeurs français sur la rémunération “des droits voisins au titre de la loi”.

Google : 300 millions par an à la presse mondiale, une goutte d’eau !

Google : 300 millions par an à  la presse mondiale, une goutte d’eau !

 

 

Une somme dérisoire sera versée aux principaux éditeurs de presse par Google, filiale du groupe Alphabet qui prévoit de verser un milliard . Une très petite manne qui concernera que quelques éditeurs peut-être 5 à 10 par pays. Cette somme est à mettre en relation avec le chiffre d’affaires global du groupe soit 200 milliards par an, une capitalisation boursière de 1000 milliards et un bénéfice annuel de 35 à 45 milliards. Alphabet recouvre différent services dont Google qui constitue l’axe principal.

Beaucoup d’éditeurs de certains pays vont se satisfaire de ce petit cadeau du fait des situations financières très fragiles. La presse écrite un peu partout dans le monde et particulièrement en France se situe en effet sur une pente très dangereuse perdant non seulement de l’audience mais surtout des recettes publicitaires.

À l’inverse les plates-formes numériques puissantes inondent les internautes de publicité du fait d’une audience croissante.

Le  nouvel outil d’info de Google News Showcase, sera d’abord disponible sur les plateformes Android puis sur celles d’Apple.

Initialement lancé en Allemagne – où des accords ont été signés avec de grands groupes de presse comme Der Spiegel, Stern, Die Zeit – et au Brésil, il permettra aux éditeurs de presse de déterminer la nature ainsi que le type de présentation de leur contenu lors de l’utilisation du moteur de recherche.

Google News Showcase sera ensuite disponible en Belgique, en Inde, aux Pays-Bas et dans d’autres pays. Quelque 200 éditeurs en Argentine, en Australie, au Royaume-Uni, au Brésil, au Canada et en Allemagne ont déjà signé des accords de ce type avec le géant américain.

Les discussions se poursuivent en revanche en France, où les éditeurs s’appuient pour négocier sur une nouvelle loi française sur “les droits voisins”, entrée en vigueur en octobre 2019, ainsi qu’en Australie où il est demandé à Google de partager les recettes publicitaires avec les médias locaux.

En juin dernier, l’Autorité de la concurrence française a enjoint à Google de négocier avec les éditeurs et agences de presse “la rémunération qui leur est due” au titre de la loi relative aux droits voisins pour la reprise de leurs contenus protégés.

Droits voisins : un accord avec Google en France ?

Droits voisins : un accord avec Google en France ?

Un accord pourrait être conclu entre la presse généraliste et Google. Google accepterait le principe de rémunération de nos titres de presse », a indiqué Pierre Louette, patron du groupe Les Echos-Le Parisien et négociateur pour la presse généraliste, dans un communiqué. Le problème c’est d’abord l’ampleur de la rémunération qui ne serait certainement pas à la hauteur de l’enjeu puisque Google prévoit au plan mondial une enveloppe de 3 milliards sur trois ans. Le risque est aussi que seul certains gros titres s’accaparent  la rémunération et que soit écartés la plupart des autres producteurs d’information.

 

De son côté, le directeur général de Google France, Sébastien Missoffe, s’est félicité de « ‘l’avancée de négociations menées ces derniers mois avec les éditeurs de presse dans le cadre de la loi française sur le droit voisin »« Nous voulons soutenir le journalisme et assurer la continuité de l’accès au plus grand nombre à un contenu de qualité », a-t-il ajouté.

 

L’annonce de Google survient à la veille d’une décision de la cour d’appel de Paris liée au dossier. Elle doit dire si l’Autorité de la concurrence avait eu raison d’imposer en avril dernier au géant internet américain de négocier sur les droits voisins avec les éditeurs de presse qui le souhaitaient.

Google : 1 milliard de dollars sur trois ans à payer aux éditeurs de presse pour leurs contenus, une goutte d’eau !

Google : 1 milliard de dollars sur trois ans à payer aux éditeurs de presse pour leurs contenus, une goutte d’eau !

 

 

Une somme dérisoire sera versée aux principaux éditeurs de presse par Google, filiale du groupe Alphabet qui prévoit de verser un milliard . Une très petite manne qui concernera que quelques éditeurs peut-être 5 à 10 par pays. Cette somme est à mettre en relation avec le chiffre d’affaires global du groupe soit 200 milliards par an, une capitalisation boursière de 1000 milliards et un bénéfice annuel de 35 à 45 milliards. Alphabet recouvre différent services dont Google qui constitue l’axe principal.

Beaucoup d’éditeurs de certains pays vont se satisfaire de ce petit cadeau du fait des situations financières très fragiles. La presse écrite un peu partout dans le monde et particulièrement en France se situe en effet sur une pente très dangereuse perdant non seulement de l’audience mais surtout des recettes publicitaires.

À l’inverse les plates-formes numériques puissantes inondent les internautes de publicité du fait d’une audience croissante.

Le  nouvel outil d’info de Google News Showcase, sera d’abord disponible sur les plateformes Android puis sur celles d’Apple.

Initialement lancé en Allemagne – où des accords ont été signés avec de grands groupes de presse comme Der Spiegel, Stern, Die Zeit – et au Brésil, il permettra aux éditeurs de presse de déterminer la nature ainsi que le type de présentation de leur contenu lors de l’utilisation du moteur de recherche.

Google News Showcase sera ensuite disponible en Belgique, en Inde, aux Pays-Bas et dans d’autres pays. Quelque 200 éditeurs en Argentine, en Australie, au Royaume-Uni, au Brésil, au Canada et en Allemagne ont déjà signé des accords de ce type avec le géant américain.

Les discussions se poursuivent en revanche en France, où les éditeurs s’appuient pour négocier sur une nouvelle loi française sur “les droits voisins”, entrée en vigueur en octobre 2019, ainsi qu’en Australie où il est demandé à Google de partager les recettes publicitaires avec les médias locaux.

En juin dernier, l’Autorité de la concurrence française a enjoint à Google de négocier avec les éditeurs et agences de presse “la rémunération qui leur est due” au titre de la loi relative aux droits voisins pour la reprise de leurs contenus protégés.

Droits voisins : Google doit négocier

Droits voisins : Google doit  négocier

,L »Autorité de la concurrence française a finalement ordonné à Google de négocier « de bonne foi » avec les éditeurs et agences de presse en France une rémunération, en échange de l’affichage de leurs contenus d’informations. En d’autres termes, d’appliquer une fois pour toute la fameuse directive européenne relative aux droits d’auteurs, adoptée en juin 2019 après des mois d’intenses campagnes de lobbying.

A la manière des droits d’auteurs, les droits dits voisins permettent aux éditeurs de presse d’octroyer des licences – contre rémunération – aux géants d’Internet, comme Google et Facebook, pour la reproduction et utilisation de leurs contenus sur leur service.

Seul obstacle à cette décision, – et de taille – trois mois plus tard, Google annonçait refuser de s’y plier, tandis qu’avec Facebook, ils se partageaient à eux deux 75,8% des recettes de la publicité en ligne en 2018 (eMarketer). En guise de réponse, Google avait préféré établir ses propres règles de reproduction : il n’afficherait plus d’extraits d’articles et autres photos et vidéos réduites (ou « vignettes ») dans les résultats de son moteur de recherche ainsi que dans son service Google Actualités, sauf si les éditeurs l’autorisent à le faire gratuitement.

Enquête sur le commerce des données de Google

Enquête sur le commerce des données de Google

 

Un enquête européenne devrait éclairer sur le commerce des données recueillies par Google.une étude menée  par l’équipe du professeur Douglas C. Schmidt, spécialiste des systèmes logiciels, chercheur et enseignant à l’Université Vanderbilt décrit le système de recueil des informations de Google.

Google a des dizaines de produits et services qui évoluent en permanence. On accède souvent à ces produits grâce à un compte Google (ou on l’y associe), ce qui permet à Google de relier directement les détails des activités de l’utilisateur de ses produits et services à un profil utilisateur. En plus des données d’usage de ses produits, Google collecte également des identificateurs et des données de localisation liés aux appareils lorsqu’on accède aux services Google. 

Certaines applications de Google (p.ex. YouTube, Search, Gmail et Maps) occupent une place centrale dans les tâches de base qu’une multitude d’utilisateurs effectuent quotidiennement sur leurs appareils fixes ou mobiles.

Portée mondiale des principales applications Google

Produits

 Utilisateurs actifs

Search

 Plus d’un milliard d’utilisateurs actifs par mois, 90.6 % de part de marché des moteurs de recherche 

Youtube

 Plus de 1,8 milliard d’utilisateurs inscrits et actifs par mois

Maps

 Plus d’un milliard d’utilisateurs actifs par mois

Gmail

 1,2 milliard d’utilisateurs enregistrés

Google Search est le moteur de recherche sur internet le plus populaire au monde  avec plus de 11 milliards de requêtes par mois aux États-Unis . En plus de renvoyer un classement de pages web en réponse aux requêtes globales des utilisateurs, Google exploite d’autres outils basés sur la recherche, tels que Google Finance, Flights (vols), News (actualités), Scholar (recherche universitaire), Patents (brevets), Books (livres), Images, Videos et Hotels. Google utilise ses applications de recherche afin de collecter des données liées aux recherches, à l’historique de navigation ainsi qu’aux activités d’achats et de clics sur publicités. Par exemple, Google Finance collecte des informations sur le type d’actions que les utilisateurs peuvent suivre, tandis que Google Flight piste leurs réservations et recherches de voyage.

Dès lors que Search est utilisé, Google collecte les données de localisation par différents biais, sur ordinateur ou sur mobile, comme décrit dans les sections précédentes. Google enregistre toute l’activité de recherche d’un utilisateur ou utilisatrice et la relie à son compte Google si cette personne est connectée. L’illustration 13 montre un exemple d’informations collectées par Google sur une recherche utilisateur par mot-clé et la navigation associée.

Non seulement c’est le moteur de recherche par défaut sur Chrome et les appareils Google, mais Google Search est aussi l’option par défaut sur d’autres navigateurs internet et applications grâce à des arrangements de distribution. Ainsi, Google est récemment devenu le moteur de recherche par défaut sur le navigateur internet Mozilla Firefox  dans des régions clés (dont les USA et le Canada), une position occupée auparavant par Yahoo. De même, Apple est passé de Microsoft Bing à Google pour les résultats de recherche via Siri sur les appareils iOS et Mac . Google a des accords similaires en place avec des OEM (fabricants d’équipement informatique ou électronique) , ce qui lui permet d’atteindre les consommateurs mobiles.

Les autorités européennes de concurrence enquêtent donc sur les pratiques de Google en matière de collecte de données, a déclaré la Commission européenne à Reuters samedi, laissant entendre que le moteur de recherche le plus populaire au monde reste en ligne de mire en dépit d’amendes records ces dernières années. Les autorités de régulation des deux côtés de l’Atlantique s’intéressent à la façon dont les géants de la tech récoltent des données et les monétisent.

Google refuse de payer les éditeurs d’information

Google refuse de payer les éditeurs d’information  

Google refuse tout simplement qui déjà ne paye pas d’impôts à la hauteur de ses activités en Europe, refuse aussi de payer des droits aux producteurs d’information. Pour cela Google a trouvé la combine : le moteur de recherche ne diffusera plus les textes mais uniquement le titre avec le lien URL. Publiée fin juillet et transposant une directive européenne, la loi française créant “un droit voisin au profit des agences de presse et des éditeurs de presse” impose à l’ensemble des plates-formes, réseaux sociaux et autres sites internet de verser une rémunération juste aux médias dont ils utilisent les articles et dont ils tirent d’importants revenus.

 

Pour les recherches liées à l’actualité, qu’elles soient effectuées via le moteur de recherche ou via Google Actualités, par exemple, Google France, filiale d’Alphabet n’affichera plus désormais des extraits de texte ou une vignette photo, mais uniquement par défaut un titre et un lien URL.

“Lorsque la loi française entrera en vigueur, nous n’afficherons plus d’aperçu du contenu en France pour les éditeurs de presse européens, sauf si l’éditeur a fait les démarches pour nous indiquer que c’est son souhait”, peut-on lire dans un billet publié sur le blog de Google France.

“Ce sera le cas pour les résultats des recherches effectuées à partir de tous les services de Google”, est-il précisé.

Les médias pourront cependant choisir s’ils souhaitent ou non que leurs contenus soient accessibles via les services de Google, définir la taille maximale des images miniatures ou encore le nombre maximal de caractères des aperçus des textes.

Le ministre de la Culture Franck Riester, qui a reçu dans la matinée le vice-président de Google en charge de Google Actualités, Richard Gingras, a jugé que la position de Google sur la rémunération n’était “évidemment pas acceptable”, puisque l’objectif politique des textes français et européen est de “permettre un juste partage de la valeur produite, au bénéfice des plates-formes, par les contenus de presse.”

“La définition unilatérale des règles du jeu est contraire à la fois à l’esprit de la directive et à son texte”, déclare le ministre dans son communiqué, en précisant qu’il compte aborder “très prochainement” le sujet avec ses homologues européens afin de “remédier à cette situation”.

La France est le premier pays de l’Union européenne à mettre en place un tel dispositif, alors qu’une directive européenne en ce sens a été adoptée au printemps dernier.

Les géants du net comme Google et Facebook sont régulièrement accusés de capter l’essentiel de la valeur des contenus hébergés ou mis en ligne sur leurs sites, grâce à la publicité et à la monétisation des données personnelles des utilisateurs.

Dans son billet de blog, Google estime au contraire contribuer à soutenir la presse, en contribuant à élargir la visibilité de certains médias et en “orient(ant) les internautes vers les sites d’information, qui en tirent un revenu supplémentaire”.

Droit à l’oubli : l’Europe donne raison à Google

Droit à l’oubli : l’Europe donne raison à Google

 

 

La  Cour de justice de l’Union européenne donne raion à Google et considère que le règlement de protections des données (RGPD) ne s’applique pas hors de l’Europe. En clair, Google et les autres Gafa pourront continuer de diffuser hors de l’Europe  des données sensibles. Le  RGPD permet pourtant à tout citoyen de l’UE de faire retirer d’un moteur de recherche un lien contenant des données sensibles. La Cnil estime que pour être efficace, le droit à l’oubli doit s’appliquer partout dans le monde, et avait même sanctionné Google de 100.000 euros d’amende, en 2016, pour refus d’appliquer le droit au déréférencement dans l’intégralité de ses résultats de recherche, même en dehors du territoire de l’Union européenne. Au contraire, Google affirme qu’un droit à l’oubli mondial est la porte ouverte à tous les abus. Son argument principal est qu’il est important de limiter sa portée au cas où un pays non-démocratique l’utiliserait pour sa propagande.

Du coup, lorsque Google reçoit une demande de déréférencement en Europe, il supprime les résultats concernés uniquement de ses noms de domaines européens (google.fr, google.be, google.de…). Cela signifie qu’on peut retrouver le contenu sur la version américaine ou brésilienne du site, par exemple. L’entreprise restreint bien l’accès à ces liens en fonction de l’adresse IP de l’appareil qui effectue la recherche, mais cette petite protection reste facilement contournable, par exemple avec un VPN (logiciel qui masque ou change la localisation). La Cnil espérait donc étendre le droit à toutes les versions du moteur de recherche.

Sabine Marcellin, avocate spécialisée en droit du numérique et fondatrice du cabinet Aurore Légal, explique à La Tribune les enjeux de ce jugement. Entretien.

-Pour quels types d’informations peut-on demander un déréférencement ?

SABINE MARCELLIN - Cela ne concerne pas toutes les informations personnelles, mais seulement ce que les textes appellent les « données particulières », qu’on qualifie dans le langage courant de  »données sensibles ». Elles sont listées à l’article 9 du RGPD et regroupent tout ce qui a un lien avec les opinions politiques et philosophiques, l’origine, les données génétiques, les données biométriques, l’orientation sexuelle… Ce sont les données les plus intimes, dont la divulgation peut vraiment porter atteinte à la vie privée des personnes. Elles requièrent donc une protection plus importante.

Pourquoi la CJUE a-t-elle donné raison à Google ?

Le droit à l’oubli dans les recherches Google limité à l’UE

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Les magistrats ont simplement rappelé que le texte s’appliquait dans toute l’Union européenne, même s’ils ont tout de même indiqué qu’il serait souhaitable de « rendre plus difficile les recherches sur les autres extensions. » Mais pour Google, les contraintes ne s’appliquent qu’au sein de l’UE, c’est donc une victoire. Si demain l’autorité allemande se pose une question similaire, elle devra prendre en compte cette interprétation de la CJUE qui s’applique à tous les états membres, dans toutes les commissions nationales. Pour justifier cette interprétation, les magistrats ont développé que tous les pays n’ont pas la même analyse de l’équilibre entre respect de la vie privée et droit à l’information. En revanche, si Google ne respecte pas le droit dans l’UE, il s’expose à des sanctions importantes dans le cadre du RGPD.

Cette décision souligne-t-elle les limites de la conception européenne de la protection des données ?

La Cnil avait l’ambition de faire appliquer l’idée qu’une demande de déréférencement doit s’appliquer partout. Elle argumentait que la protection des données personnelles est un principe absolu, quelle que soit la localisation de l’internaute. Elle s’appuyait sur l’article 3 du RGPD, qui indique que le texte s’applique dans le cadre des activités d’un établissement sur le territoire de l’union, que le traitement de données ait lieu dans le territoire de l’Union ou pas.

Mais la CJUE a dû prendre en compte la question complexe de l’extra-territorialité, dans tous les cas difficiles à mettre en place, car il faut avoir les moyens d’appliquer des règles européennes dans le reste du monde. Or, on touche là à une limite du droit européen : dans d’autres pays, dans ce cas les États-Unis, le droit à l’information est constitutionnel donc très puissant. On peut difficilement lui opposer le RGPD.

Avec ce jugement, la notion d’un droit à l’oubli mondial est-elle définitivement enterrée ?

C’est toujours difficile de se projeter. Mais le monde est découpé en zones, et chacune affirme sa propre conception du droit. La zone européenne a une vision très humaniste du droit : elle privilégie la défense de tous les droits humains, dont le respect de la vie privée, mais également la liberté d’expression. Des pays comme le Canada ou le Japon prennent une voie similaire. En revanche, les États-Unis ont une vision plus économiste qui privilégie la liberté d’entreprendre et la liberté d’entreprise. Certes, ils ont des textes pour encadrer le droit de la vie privée, mais ils sont moins puissants qu’en Europe. Et puis enfin, il y a des zones où le droit est plus utilitariste, comme en Chine. Ces différentes régions vont avec différents équilibres dans la défense des intérêts entre la personne, les entreprises et l’État.

Google : la «suprématie quantique» ?

Google prétend détenir  la «suprématie quantique»

 

Google  prétend détenir la suprématie quantique d’après une information Financial Times de vendredi. En fait il s’agit sans doute du projet  réalisé en commun avec la NASA qui permet une accélération considérable du traitement des données. Pour l’instant l’ordinateur ne peut effectuer qu’un seul calcul à la fois et non plusieurs calculs en même temps dans le projet définitif de la nouvelle machine. L’accélération du traitement d’un seul calcul serait toutefois considérable, 100 millions de fois plus vite.

Un ordinateur quantique pourrait  résoudre bien plus vite tous les problèmes d’optimisation, ceux où il faut rechercher une solution parmi un très grand nombre de possibilités. Par exemple, cette capacité pourrait aider à développer bien plus vite des molécules thérapeutiques, à réaliser des simulations pour trouver enfin la formule d’un supraconducteur à vraiment haute température, à faire de meilleures prévisions météorologiques, à optimiser les investissements financiers, etc. Comme la question est stratégique, il faut considérer les annonces avec une certaine prudence. Certes la recherche avance, mais les applications ont encore loin d’être opérationnelles et le projet d’ordinateur totalement quantique n’a pas encore abouti.

Selon les chercheurs de l’entreprise californienne, la machine ne peut résoudre qu’un seul calcul à la fois et l’utilisation des machines quantiques pour de réelles applications industrielles ne se fera pas avant plusieurs années. Mais c’est «une étape essentielle vers l’informatique quantique à grande échelle», écrivent-t-ils dans l’étude selon le Financial Times.

 

S’il existe déjà des prototypes d’ordinateurs quantiques, ces derniers ne peuvent actuellement que réaliser des tâches similaires à celles effectuées par un ordinateur normal, mais plus rapidement. Des ordinateurs quantiques aboutis pourraient changer la donne dans des domaines tels que la cryptographie, la chimie ou l’intelligence artificielle.

 

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