Archive pour le Tag 'Google'

Microsoft et Google exclus de l’Éducation nationale

Microsoft et Google exclus de l’Éducation nationale

Suite à une question parlementaire déposée par le député (Modem) Philippe Latombe, ardent défenseur de la souveraineté numérique française, le ministère de l’Éducation nationale s’est prononcé contre l’utilisation de Microsoft et de Google dans les écoles, collèges et lycées.

Invoquant le respect du RGPD, mais aussi de la doctrine « cloud au centre » de l’État ou encore l’arrêt dit Schrems 2 prononcé en 2020 par la Cour de justice européenne (CJUE), « le ministère a demandé d’arrêter tout déploiement ou extension de la solution de Microsoft ainsi que celle de Google », a répondu Pap N’Diaye, le ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse.

Le ministère de l’Éducation nationale estime que les solutions Office 365 de Microsoft (dont Word, Excel, Power Point…) et celles de Google Workplace ne sont pas conformes aux exigences européennes sur la protection des données et à la doctrine « cloud au centre » de l’État . Il demande aux écoles, collèges et lycées « d’arrêter tout déploiement ou extension » des solutions des deux géants américains, déjà très déployées. Ravies, les alternatives françaises se positionnent pour prendre le relais.

42 médias attaqués pour utilisation illégale de Google Analytics

 42 médias attaqués pour utilisation illégale de Google Analytics

 

42 grands médias ont attaqué utilisation illégale de Google Analytics. Un outil interdit en France puisqu’il autorise le transfert des données vers les États-Unis notamment. La Cnil estime qu’il n’est pas possible de rendre Google Analytics compatible avec la loi européenne même avec d’autres stratagèmes comme le chiffrement.

Le problème de Google Analytics, comme beaucoup d’autres outils américains, est que le service doit transférer les données des utilisateurs européens aux Etats-Unis pour fonctionner de manière optimale. Or, les lois extraterritoriales américaines, notamment le Cloud Act mais aussi la loi FISA (Foreign Intelligence Surveillance Act) sont incompatibles avec le Règlement européen sur les protections des données personnelles (RGPD). La raison : les lois extraterritoriales sont « supranationales », donc « supérieures » au RGPD européen. En clair, dans le cadre de traitements par leurs agences de renseignement, les Américains ne se considèrent pas soumis aux obligations du RGPD en ce qui concerne l’information des utilisateurs sur la collecte de leurs données personnelles et leur exploitation.

Google Analytics est l’un des symboles de cette bataille juridique. Dans sa mise en demeure du 10 février dernier suite à la plainte déposée par l’association NOYB (None of your business ou « ce ne sont pas vos affaires », Ndlr) de l’activiste autrichien Max Schrems, la Cnil avait estimé que les données des Français sont transférées aux Etats-Unis « en violation des articles 44 et suivants du RGPD ». Autrement dit, la Cnil a estimé que les conditions de transfert aux Etats-Unis des données collectées par cet outil statistique, faute d’encadrement, peuvent exposer les utilisateurs français à des programmes de surveillance américains.

Google Analytics collecte effectivement des données sensibles :

« En utilisant Google Analytics, les médias fournissent à Google l’historique complet de nos lectures. Ces données valent de l’or pour les entreprises du numérique qui pratiquent le ciblage publicitaire à grande échelle. Elles peuvent révéler nos goûts, nos habitus et même nos opinions politiques. Si je lis des articles sur l’immigration ou bien sur l’agriculture bio, Google peut aisément nous profiler ».

 

Google et Facebook menacés d’entente illégale

Google et Facebook menacés d’entente illégale

 

Grâce à leur entente Google et Méta ( facebook)  devraient se partager de l’art de 70 % de la pub mondiale d’ici quelques années.

Les deux géants de l’Internet sont désormais soupçonnés d’avoir signé une entente sur les prix appliqués sur le marché publicitaire. La Commission européenne a annoncé vendredi avoir ouvert une enquête sur l’accord conclu en 2018 par les américains dans la publicité en ligne, soupçonné d’enfreindre le droit de la concurrence de l’UE.

Cet accord, baptisé « Jedi Blue », est déjà dans le collimateur de la justice américaine qui accuse les deux groupes d’avoir conclu une entente « illégale » pour asseoir leur domination sur le marché de la publicité en ligne, en évinçant toute concurrence via les enchères publicitaires.

A la tête d’un duopole, les deux GAFA américains doivent se partager 72% du gâteau publicitaire d’ici 2026, selon l’agence WPP/ GroupeM.

Concrètement, en plus de s’être potentiellement mis d’accord sur les prix des espaces publicitaires vendus aux annonceurs, Bruxelles soupçonne Facebook et Google d’avoir manipulé, au détriment de leurs concurrents, le système ultra perfectionné qui détermine quelles publicités s’affichent sur les pages web en fonction du profil anonymisé de l’internaute. Si cela est avéré, cela pourrait être condamné dans l’UE comme accord anti-concurrentiel ou abus de position dominante.

 

Google a réalisé 147 milliards de dollars de revenus grâce aux publicités en ligne en 2020, soit plus que toute autre entreprise dans le monde.

 

Google écrase le marché de la pub

Google écrase le marché de la pub

 

Un papier des Echos souligne que Google écrase de plus en plus le marché de la pub avec en plus le soutien tacite des grands médias qui ont vendu ( Contre une rémunération infamante)  leur âme et leurs informations au champion de la tech mondiale. Désormais Google détient 25 % du marché mondial de la pub. Sur l’année 2021, le groupe a encaissé 258 milliards de dollars (+41 % en un an). En trois ans, le mastodonte a quasiment doublé ses recettes. Comment est-ce possible ? Ce n’est pas tant la diversification (dans le cloud, les smartphones Pixel…) qui porte ses fruits que l’activité historique du groupe qui continue de lui profiter à plein - à savoir la publicité.

Pour expliquer Son succès, le géant américain met en avant ses outils technologiques, notamment les algorithmes d’intelligence artificielle qui améliorent la pertinence des résultats de son moteur de recherche ou des publicités affichées. Mais ce n’est pas la seule raison.D’une part - et très paradoxalement -, la pression croissante du public et des régulateurs pour respecter la vie privée des internautes renforce Google. Par exemple, lorsqu’ Apple a dynamité la publicité dans les applis iOS, en limitant la possibilité de pister les utilisateurs, les géants du secteur comme Facebook, Instagram ou Snap ont été cruellement handicapés. Google, très peu. Au contraire, il a même pu bénéficier d’un report des campagnes sur ses services, dont la précision du ciblage est restée intacte.

Il en va de même pour la disparition prochaine des cookies tiers, l’outil star des publicitaires pour collecter et croiser des données sur les utilisateurs de différents sites ou services. Ce changement radical effraie toute l’industrie… mais pas Google, qui dispose d’énormes quantités d’informations sur la quasi-totalité des internautes grâce à ses propres services, toujours plébiscités du public. C’est d’ailleurs pour cela que ses concurrents dénoncent avec force les solutions de substitution aux cookies, moins intrusives mais moins performantes, développées par le groupe pour son navigateur Chrome.Un navigateur qui le plus souvent impose de lire la pub avant de prendre connaissance de l’information recherchée

D’autre part, de nombreuses voix dénoncent la façon dont Google profite de sa position centrale dans l’écosystème publicitaire pour favoriser ses propres services. C’est d’ailleurs aujourd’hui la seule menace crédible pour le groupe. L’Autorité de la concurrence française a frappé les esprits l’été dernier en sanctionnant Google pour ses pratiques illégales dans l’intermédiation publicitaire. Ce pourrait être le début d’une série de déflagrations. La Commission européenne a lancé une enquête, plus large que celle menée en France. Et les Etats-Unis ont également plusieurs fronts judiciaires ouverts sur le sujet.

 

Pourquoi perdre des vies au Mali ?

Pourquoi perdre des vies au Mali ?

 

Pourquoi »Perdre la vie pour assurer la sécurité d’un pays qui ne veut pas de vous « , interroge, mardi 1er février sur franceinfo, Christian Cambon, président de la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées du Sénat, et sénateur du Val-de-Marne. L’interview du sénateur sur France Info

 Comment évaluez-vous la situation de la France au Mali ?

Christian Cambon : C’est un sentiment d’amertume parce que dans ces jours difficiles pour la France au Mali je pense aux 53 soldats qui y ont laissé la vie et aux centaines de blessés qui seront marqués à vie. Le constat c’est que la junte, actuellement au pouvoir au Mali, ne souhaite pas la présence française et les humiliations qu’on nous fait endurer doivent nous conduire à un examen en profondeur pour évaluer les solutions que nous avons devant nous. Cette humiliation pose nos relations avec les pays d’Afrique. Le ministre dit qu’elle est excellente mais malgré tout c’est un signe de faiblesse que nous identifions et c’est aussi un questionnement en Europe. J’espère que les indications du gouvernement sont les bonnes. Il y a beaucoup de questions et un grand gâchis à constater.

La France doit-elle désengager ses militaires ?

Le désengagement avait commencé puisque le président de la République avait annoncé un redéploiement mais je pense que maintenant il faut être très clair. Quand je vois le Mali remettre en cause nos accords militaires, quand je vois qu’il interdit le survol d’une partie du territoire du Mali à notre propres avions, quand je vois la présence des milices Wagner alimentées par les Russes qui prennent de plus en plus de positions dans le pays, les campagnes anti-françaises, bien évidemment on en peut que tirer les conclusions de cette situation.

« Je pense qu’il faut avoir le courage de dire que ce n’est sans doute plus à partir du Mali qu’il va falloir poursuivre notre présence au Sahel. »

 

Est-ce que la lutte contre le terrorisme continue ?

Bien sûr, mais il faut savoir qu’il n’y a jamais de solution militaire à ce genre de conflit. La solution politique qui est dans la main des dirigeants maliens finira un jour par s’imposer, mais elle doit respecter un certain nombre de principes. Nos soldats se sont battus pour assurer la sécurité et la souveraineté du Mali. Quand on apprend qu’un certain nombre de ses dirigeants sont en train d’ouvrir des pourparlers avec des terroristes qui ont du sang français sur les mains, c’est inacceptable.

Qu’attendez-vous du gouvernement français ?

Nous demandons qu’il associe la représentation nationale. Nos concitoyens se posent beaucoup de questions sur cet engagement. Ils voient nos soldats revenir blessés ou pire encore et se demandent pourquoi on est là-bas. Perdre la vie pour assurer la sécurité d’un pays qui ne veut pas de vous pose beaucoup de questions.

Google (Alphabet) a pratiquement doublé son bénéfice annuel en 2021 avec un résultat de près de 80 milliards

Google (Alphabet) a pratiquement doublé son bénéfice annuel en 2021 avec un résultat de près de 80 milliards

Les big Tech ont enregistré des profits records du fait de la reprise économique. En haut du tableau figure Google qui se gave des profits de la publicité.Par ailleurs l’accord passé avec les diffuseurs d’information renforce encore sa position sur le marché de la pub. Google emploie d’ailleurs des méthodes très inclusives contraignant pratiquement l’internaute à prendre connaissance des pubs s’il veut accéder à l’information.

 «Nos revenus trimestriels, en hausse de 32% sur un an, reflètent des dépenses publicitaires solides dans tous les formats et la forte présence des consommateurs en ligne, ainsi qu’une croissance substantielle des recettes pour Google Cloud», la branche d’informatique à distance de l’entreprise, a indiqué Ruth Porat, la directrice financière d’Alphabet.

En tout, Google a engrangé plus de 61 milliards de dollars de recettes publicitaires, grâce à la recherche en ligne et à sa plateforme de vidéos, essentiellement. Sa branche de cloud a progressé de 45%, à 5,5 milliards de chiffre d’affaires. Et le patron du groupe, Sundar Pichai, s’est félicité de «ventes trimestrielles record malgré les difficultés de la chaîne d’approvisionnement» pour Pixel, sa marque de smartphone. Alphabet a sorti à l’automne le Pixel 6, une nouvelle gamme d’appareils avec un processeur conçu par Google et de nombreuses fonctionnalités d’intelligence artificielle.

La société a par ailleurs indiqué que son conseil d’administration avait approuvé un fractionnement de son action à 20 pour une, afin de la rendre plus abordable pour les petits investisseurs. Le titre prenait plus de 7% lors des échanges électroniques après la clôture de la Bourse de New York, à plus de 2.900 dollars.

Cependant la situation quasi monopolistique de Google la rend particulièrement fragile face aux velléités des pouvoirs publics américains de réguler le secteur de la bigue Tech qui pourrait dès cette année s’approprier de l’ordre de 30 % du gâteau mondial de la pub.

 

Google: amende européenne de 2,4 milliards d’euros ?

Google: amende européenne de 2,4 milliards d’euros ?

Une amende de 2,4 milliards d’euros infligée à Google par Bruxelles pour abus de position dominante sur le marché des comparateurs de prix. L’arrêt du tribunal de l’UE basé à Luxembourg est attendu à 11 heures (10H00 GMT). Il pourrait annuler, valider ou bien réduire le montant de l’amende infligée par la Commission européenne en juin 2017, qui avait constitué à l’époque un montant record, dépassé depuis. L’exécutif européen et Google pourront encore se pourvoir devant l’instance supérieure, la cour de justice de l’UE, si le jugement de première instance ne leur donne pas satisfaction.

Une amende qui va s’ajouter à d’autres. En effet au total, la Commission réclame au groupe de Mountain View (Californie) quelque 8,2 milliards d’euros, en additionnant  trois procédures toujours relatives au non-respect des règles de concurrence, ce qui en fait l’une des firmes les plus lourdement sanctionnées par Margrethe Vestager. Constatant la lenteur des enquêtes et des recours judiciaires qui les rend inefficaces, l’UE est en train d’élaborer une nouvelle législation pour enfin mettre au pas les géants du numérique. Bruxelles a présenté en décembre 2020 un projet de réglementation (DSA/DMA) qui prévoit des obligations et interdictions assorties de sanctions dissuasives. Le texte est actuellement examiné par le Parlement européen et les États membres.

Google : du social sans syndicat et sans revendication

Google : du social sans syndicat et sans revendication

En raison de divergences avec leur direction qui se multiplient, des salariés de Google ont annoncé, lundi 4 janvier, créer un syndicat, une décision qui coïncide avec une période de mécontentement grandissant envers les géants de la Silicon Valley.

La Silicon Valley était parvenue jusqu’à présent à éviter la création de syndicats en offrant de généreuses rémunérations à ses salariés mais fait face, désormais, à un activisme des employés sur de nombreuses problématiques sociétales. Ce tout premier syndicat ne s’occupera pas que des questions liées aux salaires et conditions de travail mais aussi des problématiques éthiques, selon un communiqué des fondateurs.

Dans un article du Wall Street Journal le patron de Google livre sa vision des rapports dans l’entreprise. Des rapports assez archaïques dignes du XIXe siècle quand la technologie par contre est en avance .Témoin cette opposition jusqu’en 2021 à la création du moindre syndicat.

 

Interview de Sundar Pichai, directeur général d’Alphabet et de Google, lors de la conférence Tech Live du Wall Street Journal. ( extraits )

M. Murray : Où en êtes-vous actuellement en ce qui concerne le retour de vos collaborateurs au bureau, le télétravail, l’obligation du port du masque et de se faire tester, et que prévoyez-vous sur ces questions pour les prochains mois ?

M. Pichai : Nous partons du principe que l’avenir du travail sera flexible. Mais notre profonde conviction est que réunir les gens est bénéfique, c’est pourquoi vous nous avez vus récemment acheter un immeuble à New York. Nous tablons en gros sur un modèle trois jours au bureau et deux jours en télétravail. Nous envisageons de faire en sorte qu’environ 20 % de notre personnel travaille entièrement à distance à terme.

A partir de janvier, nous allons simplement dire à nos collaborateurs de prendre des décisions au niveau local, et non plus de manière centralisée, car les différentes régions du monde connaissent des trajectoires différentes concernant la Covid.

M. Murray : A titre personnel, avec quelle fréquence allez-vous au bureau en ce moment ?

M. Pichai : Cette semaine, j’y suis allé tous les jours, mais, en moyenne, cela tourne à deux à trois jours par semaine.

M. Murray : Comment allez-vous redéfinir la culture d’entreprise que vous voulez avoir — et dont vous avez besoin —, qui doit être susceptible de créer un sentiment d’appartenance pour tout le monde, qu’il soit au bureau en télétravail ?

M. Pichai : Cela passe par l’investissement. Nous repensons beaucoup les espaces physiques, en essayant de créer plus de lieux de collaboration, d’endroits sympas où les gens peuvent venir et se réunir.

Lorsque nous avons rouvert nos bureaux de New York, la présence se faisait sur la base du volontariat. Désormais, la fréquentation est d’environ 50 %. La semaine dernière, nous avons eu des files d’attente dans nos cafétérias pour la première fois. L’énergie était de retour dans les bureaux. Les gens semblaient vraiment heureux d’être de nouveau là.

M. Murray : Est-ce que la crise a changé la Silicon Valley en tant que cœur de la tech ? Cette dernière est-elle désormais installée partout ? Est-ce que la Silicon Valley a perdu un peu de sa centralité dans le secteur ?

M. PICHAI : Tout porte à croire que la Silicon Valley continue à faire des choses extraordinaires et qu’elle emploie les meilleurs talents qui soient. Mais il y a plus d’activité et d’énergie dans d’autres régions qu’il n’y en avait jamais eues.

Le gâteau est en pleine expansion, et la Silicon Valley ne sera plus seule. D’autres régions vont certainement prospérer, ce qui est globalement une bonne chose. Mais la Silicon Valley aura toujours quelque chose de spécial.

M. Murray : Vous avez eu à affronter de vifs conflits avec votre personnel. Il y a désormais un mouvement syndical dans l’entreprise. Entre ces incidents et les défis posés par le télétravail, comment gérez-vous les préoccupations culturelles de vos collaborateurs et les contestations au sein de l’entreprise ?

M. Pichai : Nous avons profondément responsabilisé nos salariés. Je considère que c’est une richesse pour l’entreprise d’avoir des employés aussi impliqués, qui s’intéressent profondément à ce qu’elle fait.

Il arrive que nous prenions des mesures qui ne plaisent pas à notre personnel. Nous devons être clairs et transparents sur nos décisions. C’est une nouvelle normalité, et nous y sommes habitués depuis un certain temps.

M. Murray : L’un des gros titres de cette semaine a été la gestion de l’affaire du spectacle de l’humoriste Dave Chappelle [NDLR : une production Netflix qui a fait polémique] et le mécontentement qu’elle a suscité chez certains collaborateurs. C’est une nouvelle corde à l’arc d’un PDG, aujourd’hui, d’apprendre à faire face aux employés qui donnent de la voix. Vous-même, faites-vous davantage savoir lorsque vous n’êtes pas d’accord avec les critiques ?

M. Pichai : Quand vous êtes à la tête d’une grande entreprise, vous voulez vous assurer que celle-ci agisse comme il faut. Cela confère un sentiment de responsabilité, que j’ai toujours considéré comme une richesse pour l’entreprise. Nous avons investi dans des moyens permettant aux gens d’exprimer leurs préoccupations.

Il est important qu’il y ait également un dialogue empreint de respect de part et d’autre. Mais les chefs d’entreprise doivent accepter le fait que, dans le monde professionnel moderne, les employés veuillent avoir leur mot à dire sur l’entreprise. C’est aussi une force.

Google : Poutine impose le retrait de deux applications de l’opposition russe

L’opposition russe a accusé vendredi les deux géants des technologies de «censure» pour avoir cédé à la pression du gouvernement en retirant ce programme créé par le mouvement de l’opposant emprisonné Alexeï Navalny. La décision intervient après des mois de répression qui ont écarté les détracteurs du président Vladimir Poutine du scrutin.

Apple aurait fait face aussi de son côté «à des tactiques de harcèlement et des menaces d’arrestation».

Leonid Volkov, responsable exilé de l’opposition, a accusé Apple et Google de «censure» et de «céder au chantage du Kremlin» en supprimant le logiciel de leurs boutiques. «Cette application est illégale dans notre pays», a répliqué le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.

 

L’application Google de l’opposition permettait de savoir pour quel concurrent voter dans chaque circonscription des législatives ce week-end, mais aussi lors de dizaines d’élections locales et régionales.

Résultats Google : 18 milliards de bénéfices

Résultats Google : 18 milliards de bénéfices

 

 

  Alphabet  la maison-mère de Google a réalisé un bénéfice de 18 milliards grâce en particulier la crise sanitaire.

Entre  janvier et mars, Alphabet, maison-mère de Google, a réalisé 55,3 milliards de dollars (45,8 milliards d’euros) de chiffre d’affaires, soit 34% de plus qu’il y a un an. Dans le détail, l’activité publicité pèse 81% des revenus globaux du groupe à 44,7 milliards de dollars (37 milliards d’euros). Sur le moteur de recherche, sa principale activité, les recettes publicitaires sont passées de 25 à 32 milliards de dollars (26,5 milliards d’euros) en un an, bien au-delà des attentes. Et comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule, les revenus de YouTube ont également explosé de 50%, à 6 milliards de dollars (5 milliards d’euros), tout comme ceux de l’activité cloud, passée de 2,8 milliards à 4 milliards de dollars en un an (+43%).

En tout, Alphabet a dégagé un bénéfice net de 17,9 milliards de dollars (14,9 milliards d’euros), quasiment le triple de l’année dernière. Ses profits ont été dopés par un gain de 4,75 milliards grâce à ses investissements dans plusieurs entreprises dont la valorisation a bondi. Le groupe s’est autorisé à racheter jusqu’à 50 milliards de dollars d’actions supplémentaires.

 

Automobile : des voitures Apple, Google et autres ?

Automobile : des voitures Apple, Google et autres ?

 

De plus en plus d’informations circulent quant à la possibilité de partenariat entre des groupes automobiles et les GAFA, . Apple a été le premier grand du numérique à se déclarer candidat à cette participation. Beaucoup en ont conclu que dans l’avenir une part important du parc automobile porterait la marque Apple. En fait,  les collaborations sont sans doute nécessaire en raison de Effectivement l ‘utilisation des techniques numériques est de plus en plus nécessaire à l’industrie automobile. Reste qu’on voit mal les GAFA à investir des sommes considérables dans une industrie dont les rendements financiers n’ont strictement rien à voir avec les résultats dithyrambiques des GAFA. Pire l’industrie automobile mondiale est actuellement dans une situation financière particulièrement délicate.

Des coopérations pourraient intervenir sur le plan technique entre les GAFA q et l’industrie automobile. Mais au-delà de ces coopérations techniques il faudrait venir à l’idée des gaffes à de maîtriser la commercialisation grâce à l’énorme quantité de données qu’il possède sur les utilisateurs potentiels. En fait une sorte d’Amazon pour l’automobile qui viendrait déposséder la maîtrise des ventes aux vrais constructeurs.

Justifier ses futures stratégies on se réfère souvent à la voiture sans conducteur bon ce qui constitue pourtant une perspective à la fois lointaine voir hypothétique temps que les voies ne seront pas entièrement spécialisées et réservées à l’automobile. L’enjeu est évidemment ailleurs à la fois commercial et financier .

Intelligence artificielle : la question de l’éthique pour Google

Intelligence artificielle : la question de l’éthique pour Google

Pour Google comme pour la plupart des grands du numérique intervenant dans le domaine de l’intelligence artificielle la problématique est de rechercher une éthique compatible avec les développements commerciaux immenses. De ce point de vue, Google tente avec un peu de mal de prendre en compte la problématique complexe des conséquences considérables des algorithmes sur nombreux de dimensions de la vie professionnelle et de la vie privée. (Un papier du Wall Street Journal)

Au cours des dix-huit derniers mois, la maison mère de Google a dû faire face à une succession de controverses impliquant ses meilleurs chercheurs et dirigeants dans le domaine.

Le mois dernier, Google s’est séparé d’une éminente chercheuse en IA, Timnit Gebru. Elle avait dénoncé, dans une étude, l’approche de l’entreprise en matière d’IA et s’était plainte auprès de ses collègues des initiatives de l’entreprise en matière de diversité. Ses recherches concluaient que Google n’était pas assez vigilant dans le déploiement d’une technologie aussi puissante et qu’il était indifférent à l’impact environnemental de la conception de superordinateurs.

M. Pichai s’est engagé à mener une enquête sur les circonstances de son départ et a déclaré qu’il allait chercher à rétablir un climat de confiance. Le patron de Mme Gebru, Jeff Dean, a affirmé aux employés qu’il jugeait que ses recherches n’étaient pas suffisamment rigoureuses.

L’approche d’Alphabet en matière d’IA est scrutée de près car le conglomérat est communément considéré comme le leader du secteur en termes de financement de la recherche — interne et externe — et de développement de nouvelles utilisations, qui vont des enceintes intelligentes aux assistants virtuels, pour cette technologie

Depuis, près de 2 700 employés de Google ont signé une lettre ouverte affirmant que le départ de Mme Gebru « augure d’une menace pour les personnes travaillant en faveur d’une IA éthique et intègre — en particulier les noirs et les gens de couleur — à tous les échelons de Google ».

La semaine dernière, Google a annoncé enquêter sur la codirectrice de son équipe chargée de l’IA éthique, Margaret Mitchell, soupçonnée d’avoir téléchargé et partagé des documents internes avec des personnes extérieures à l’entreprise. Mme Mitchell, qui a critiqué M. Pichai sur Twitter pour sa gestion des questions de diversité, n’a pas répondu aux demandes de commentaires.

L’approche d’Alphabet en matière d’IA est scrutée de près car le conglomérat est communément considéré comme le leader du secteur en termes de financement de la recherche — interne et externe — et de développement de nouvelles utilisations, qui vont des enceintes intelligentes aux assistants virtuels, pour cette technologie. Ce secteur émergent soulève des questions complexes sur l’influence croissante des algorithmes informatiques dans un grand nombre d’aspects de la vie professionnelle et privée.

Google a cherché à se positionner comme un champion de l’IA éthique. « L’histoire est pleine d’exemples montrant que les bienfaits de nouvelles technologies ne sont pas garantis », avait déclaré M. Pichai lors d’une intervention devant un think tank à Bruxelles l’année dernière. « Si l’IA peut être source d’immenses promesses pour l’Europe et le monde, il existe de réelles inquiétudes sur ses conséquences négatives potentielles. »

La stratégie de développement de Google dans l’IA via des acquisitions a également amplifié ses difficultés en termes de management. De manière inattendue, Mustafa Suleyman, cofondateur de DeepMind, la division d’intelligence artificielle de Google basée à Londres, s’est vu enlevé fin 2019 la plupart de ses responsabilités de direction après avoir fait l’objet de plaintes pour intimidation de la part de membres du personnel, selon des sources bien informées.

DeepMind, que Google a acheté en 2014, a engagé un cabinet d’avocats indépendants pour mener une enquête sur les plaintes. Fin 2019, M. Suleyman a été muté à un autre poste de direction au sein de l’équipe d’IA de Google.

Dans un communiqué commun, DeepMind et Google ont confirmé la tenue d’une enquête sur le comportement de M. Suleyman mais ont refusé d’en révéler les conclusions. Ils se sont contentés d’indiquer qu’à la suite de l’investigation, il « a entamé un module de formation professionnelle — qu’il suit toujours — centré sur les sujets concernés, et ne gère plus de grandes équipes ». Les entreprises ont déclaré que dans le cadre de son rôle actuel de vice-président de la politique d’intelligence artificielle chez Google, « [M. Suleyman] fournit des contributions précieuses sur la politique et la réglementation en matière d’IA ».

En réponse aux questions du Wall Street Journal, M. Suleyman a précisé qu’il « acceptait les critiques affirmant qu’en tant que cofondateur de DeepMind, [il] dirigeait les gens trop durement et que [son] style de management n’était parfois pas constructif ». Il a ajouté : « Je m’excuse sans ambiguïté auprès de ceux qui ont été blessés. »

La nomination de M. Suleyman à un poste de haut niveau chez Google a contrarié certains membres du personnel de DeepMind, tout comme un tweet de M. Dean lui souhaitant la bienvenue dans ses nouvelles fonctions chez Google, selon des employés actuels et anciens.

« Je me réjouis de travailler plus étroitement avec vous », a écrit M. Dean dans ce tweet.

Contrairement au moteur de recherche de Google, où l’intelligence artificielle est utilisée pour réorganiser et faire remonter des informations existantes à caractère public, DeepMind se concentre surtout sur des questions de santé, comme le traitement de vastes quantités de données sur les patients afin de trouver de nouvelles méthodes pour combattre les maladies.

DeepMind peine à atteindre ses objectifs financiers. L’unité a subi une perte de 649 millions de dollars en 2019, selon le document officiel déposé au Royaume-Uni le mois dernier. Google, qui lui avait prêté plus d’un milliard de dollars au cours de la même période, a abandonné cette créance, indique ce rapport.

Google a essayé à plusieurs reprises de mettre en place une supervision plus étroite de ses projets d’intelligence artificielle, avec un succès mitigé.

Un conseil d’éthique externe sur l’IA créé par Google a été dissous au bout d’une semaine d’existence. Des employés avaient signé une pétition visant certains de ses membres, politiquement marqués à droite

Chez DeepMind, un comité d’évaluation indépendant censé contrôler cette filiale et produire un rapport public annuel, a été dissous fin 2018 après les protestations de ses membres qui considéraient ne pas disposer d’un accès complet aux recherches et aux projets stratégiques de l’entreprise.

Quelques mois plus tard, un conseil d’éthique externe sur l’IA créé par Google a également été dissous au bout d’une semaine d’existence. Des employés avaient signé une pétition visant certains de ses membres, politiquement marqués à droite. Un porte-parole de Google avait déclaré à l’époque que l’entreprise « allait trouver d’autres moyens pour obtenir des avis indépendants sur ces sujets ».

Si les projets de Google en matière d’intelligence artificielle remontent à au moins une décennie, ce secteur n’est devenu une division autonome sous la direction de M. Dean que depuis 2017. M. Pichai, en annonçant la création de cette nouvelle structure cette année-là, avait déclaré que l’intelligence artificielle serait au cœur de la stratégie et des activités de Google, et que l’informatique avancée — également appelée apprentissage automatique — serait déployée au sein de toute l’entreprise.

Pedro Domingos, professeur d’informatique à l’Université de Washington, estime que Google était bien conscient des nombreux pièges liés à l’IA. Il se souvient qu’il y a plusieurs années, au cours d’une discussion, le président du conseil d’administration d’Alphabet, John Hennessy, lui avait fait part de toute l’étendue de ses craintes à une période où le géant de la recherche intensifiait son développement dans le domaine.

M. Domingos ajoute que M. Hennessy lui avait également dit que si quelque chose tournait mal avec l’IA — même dans d’autres entreprises —, Google en serait tenu pour responsable.

« Un seul faux pas et tout nous explose au visage », avait confié M. Hennessy, selon M. Domingos. M. Hennessy affirme ne pas se souvenir des détails de la conversation, mais reconnaît que les propos rapportés par M. Domingos sont probablement exacts.

Une première faute a été commise en 2015, lorsque plusieurs utilisateurs noirs de Google ont eu la surprise de constater que la technologie d’intelligence artificielle du logiciel photo gratuit de la société avait automatiquement apposé le tag « gorille » sur un de leurs albums de photos humaines, en se basant sur la couleur de la peau.

Google s’est excusé, a réglé le problème, puis a publiquement assuré qu’il allait redoubler d’efforts pour mettre en place, en interne, des protocoles de sécurité afin de s’assurer que son logiciel était configuré de manière éthique.

« Google est la maman poule par excellence. Ses employés sont tellement choyés qu’ils se sentent en droit d’exiger toujours plus » sur la manière dont l’entreprise aborde l’IA et les problématiques qui y sont liées

Cette décision a nécessité le recrutement de chercheurs tels que Mme Gebru, l’ancienne codirectrice de l’équipe d’intelligence artificielle éthique de l’entreprise, qui s’est publiquement exprimée sur les limites des logiciels de reconnaissance faciale pour identifier les personnes à la peau plus foncée.

Elle faisait partie des centaines de collaborateurs qui ont produit des recherches sur l’IA, parfois avec des institutions universitaires. Contrairement aux autres ingénieurs de Google, le groupe dédié à l’IA fonctionnait davantage sur le modèle d’un département académique : il était chargé de débattre de questions plus générales plutôt que de résoudre des problèmes sur des produits déterminés.

Reuters a révélé ultérieurement qu’avant le départ de Mme Gebru, Google avait lancé une étude sur des sujets sensibles et, dans au moins trois cas, avait demandé à son personnel de ne pas présenter sa technologie sous un jour négatif. Google a refusé de faire des commentaires à ce sujet.

Mme Gebru et M. Dean n’ont pas répondu aux demandes de réactions dans le cadre de cet article.

Google a déclaré que ses avancées en matière d’intelligence artificielle ont permis la rapidité et la précision des résultats de son moteur de recherche — et la pertinence des publicités.

M. Domingos estime que la plupart des problèmes de Google liés à l’IA sont imputables aux principes de management de l’entreprise, et ajoute que c’est la science, et non l’idéologie, qui devrait guider les débats éthiques.

« Google est la maman poule par excellence », poursuit-il. « Ses employés sont tellement choyés qu’ils se sentent en droit d’exiger toujours plus » sur la manière dont l’entreprise aborde l’IA et les problématiques qui y sont liées.

Le départ de Mme Gebru illustre le défi que doit relever la direction de Google : les deux parties ne sont même pas d’accord sur le fait de savoir si elle a démissionné, ce que prétend la société, ou si elle a été licenciée pendant ses vacances, comme l’intéressée l’affirme.

Traduit à partir de la version originale en anglais

Amazon et Google : amendes symboliques

Amazon et Google : amendes symboliques

Me Sabine Marcellin, avocate experte en droit du numérique, protection des données et cybersécurité du cabinet DLGA estime dans la Tribune que les amendes prononcées à atteint plus l’image des GAFAM que leur compte en banque; une amende de 100 millions Google et de 35 millions pour Amazon. D’autres amendes seront sans doute prononcées. Il faut rapprocher cela de l’ensemble du chiffre d’affaires des GAFAM qui représentent l’ordre de 13 milliards en France. À noter qu’on espère de la taxe française qu’elle rapportera 400 millions ( en principe une taxe de 3 % sur le chiffre d’affaires )

Notons qu’aux États-Unis une action juridique est en cours sur le fait que ces grandes entreprises numériques sont en position monopolistique.

« Google: vers un capitalisme de surveillance »

« Google: vers un capitalisme de surveillance »

Dans un entretien au « Monde », l’universitaire américaine, Shoshana Zuboff,  montre comment, au début du nouveau millénaire, Google et consorts ont fait de nos « informations personnelles » la marchandise suprême, et bâti des empires sur leur collecte et leur commerce.

Shoshana Zuboff est professeure émérite à la Harvard Business School. Elle a étudié l’essor du capitalisme numérique, la transformation du travail et de la société de consommation qu’a entraînée cette révolution. Elle vient de faire paraître L’Age du capitalisme de surveillance (Zulma, traduit de l’anglais par Bee Formentelli et Anne-Sylvie Homassel, 864 pages, 26,50 euros).

Comment est apparu ce que vous appelez le capitalisme de surveillance ?

Le capitalisme évolue en intégrant au marché des choses qui lui étaient jusque-là étrangères. Une fois transformées, ces choses deviennent des marchandises que l’on peut vendre. Au XIXe siècle, par exemple, le capitalisme s’est intéressé à la nature. L’historien et économiste Karl Polanyi (1886-1964) a écrit des pages magnifiques à ce sujet dans La Grande Transformation (Gallimard, 1983). Ce processus revenait à créer, selon un concept qu’il a développé, des « marchandises fictives » (la nature, le travail, l’argent). Une forêt introduite sur le marché est immédiatement repensée dans un moment de fiction. Elle cesse d’être une forêt pour devenir une réserve de matières premières. La rivière devient une source d’énergie. La clairière devient un site d’exploitation.

Passons maintenant au XXIe siècle. Nous sommes en plein virage numérique. Les start-up se multiplient dans la Silicon Valley, chacune offre des services distincts et attire les investisseurs. Mais surviennent alors l’explosion de la bulle Internet et le krach de 2001-2002. Pourquoi un tel effondrement ? Tout simplement parce qu’on n’avait pas encore découvert comment générer de réels revenus. La question se posait, quelle était cette chose à transformer en marchandise ou en service ?

C’est chez Google que ce saut a été fait pour la première fois, avant d’être imité par les autres acteurs de secteur.

« Désormais, les faits et gestes de chacun font l’objet d’une traque incessante en ligne »

Que s’est-il produit exactement chez Google ?

Le moteur de recherche avait été lancé à la fin des années 1990 et ses serveurs stockaient déjà des tonnes de données sur les recherches effectuées par les internautes et leurs activités en ligne, sans rien en faire. L’entreprise rencontrait alors des difficultés grandissantes et les fondateurs de Google, Larry Page et Sergey Brin, ont explicitement fait le choix de baser leur modèle économique sur la publicité.

A la même époque, ils ont porté un nouveau regard sur ces données et ont découvert qu’il y avait là un fort potentiel. S’y trouvaient des signaux permettant de connaître le comportement des internautes et de prédire comment ils pourraient se conduire.

Google États-Unis : procédure antitrust en cours

Google États-Unis : procédure antitrust en cours 

Les procédures antitrust engagées contre Google se multiplient aux États-Unis. Un groupe d’Etats américains prévoient de déposer plainte dès le mois prochain contre Google pour des accusations de pratiques anticoncurrentielles.

Cette procédure imminente viendrait s’ajouter à la plainte déposée en octobre par le département américain de la Justice et onze Etats, qui reprochent au géant du numérique d’enfreindre la loi en abusant de sa position sur les marchés de la recherche et de la publicité en ligne pour nuire à ses concurrents.

Google a rejeté les accusations formulées à son encontre, déclarant que sa position dominante découlait des préférences des consommateurs.

Le  groupe d’Etats – Colorado, Iowa, Nebraska, New York, Caroline du Nord, Tennessee et Utah – prévoit  de déposer leur requête vers la mi-décembre.

Droits voisins : Google passe un accord avec les grands éditeurs…. et les autres?

Droits voisins : Google passe un accord avec les grands éditeurs…. et les autres?

Les grands éditeurs de la presse sont satisfaits de l’accord passé avec Google au nom des droits voisins. Ce qui va se traduire par une rémunération de la part de Google. Ces  médias  dont beaucoup sont en difficulté financière voient la rémunération par Google comme un ballon d’oxygène. Parmi les premiers signataires de ces accords, figurent le Monde, Courrier international, L’Obs, le Figaro, Libération et l’Express.

Le problème c’est qu’il existe de nombreux autres émetteurs et producteurs d’information. Google affirme être en négociation avec certains d’entre eux. Ceci étant,  il est prévisible que Google ne retiendra que les grands de la presse, d’où une forme de concentration de l’information, aussi une certaine coloration dans la mesure où la plupart des titres sont détenus par des financiers. Google News qui reprendra les informations de ces titres pourrait être au secteur des médias ce que Amazon est à la distribution. En  position dominante qui forcément va favoriser va favoriser encore davantage la pensée unique.

Le mois dernier, la Cour d’appel de Paris avait confirmé la décision de l’Autorité de la Concurrence obligeant la filiale d’Alphabet à négocier avec les éditeurs de presse français et les agences en vue de la rémunération de leurs contenus.

Plusieurs syndicats d’éditeurs de presse et l’Agence France Presse (AFP) avaient saisi l’Autorité de la concurrence française au sujet des pratiques du groupe américain en s’appuyant sur la loi de juillet 2019 sur les “droits voisins”.

L’Autorité avait alors estimé que les pratiques de Google à l’occasion de l’entrée en vigueur de cette loi étaient susceptibles de constituer un abus de position dominante et portaient une atteinte grave et immédiate au secteur de la presse.

Moteurs de recherche : « Google en position hégémonique » (Sophie Bodin, Lilo)

 Moteurs de recherche : « Google en position hégémonique » (Sophie Bodin, Lilo)

 

Sophie Bodin, la présidente du moteur de recherche français Lilo dénonce la position hégémonique de Google dans la Tribune. 

 

 

Comment exister face à Google dans le monde impitoyable des moteurs de recherche ? Alors que le géant américain cannibalise 93% de la recherche en ligne en France, et même 97% sur mobile, cinq de ses concurrents -l’américain DuckDuckGo, les français Lilo et Qwant, le tchèque Seznam et l’allemand Ecosia- passent à l’attaque auprès de la Commission européenne. Dans une lettre envoyée la semaine dernière à Margrethe Vestager, la commissaire à la Concurrence, les cinq moteurs de recherche alternatifs réclament une réunion tripartite avec Google « en novembre ».

Au menu de cette rencontre : la concurrence sur mobile entre les moteurs de recherche. L’alliance des cinq petits poucets du web estime qu’elle est biaisée, et que le remède actuel pour y remédier est inefficace. En plus de son moteur de recherche, Google possède également Android, le système d’exploitation mobile qui équipe 80% des smartphones dans le monde et en France. Jusqu’à récemment, Google était installé par défaut sur tous les appareils Android en Europe… ce qui lui a valu, en 2018, une amende record de 4,34 milliards d’euros de la part de la Commission européenne, pour abus de position dominante.

États-Unis : Procès Google pour position hégémonique

États-Unis : Procès Google pour position hégémonique

 Google est officiellement accusé de position dominante par la justice américaine. Son procès fédéral va s’ouvrir et durer des mois. En effet , en fonction d’un premier procès, on  pourrait s’engager les voies d’une action judiciaire pour un éclatement des activités de Google ( le même reproche est fait à d’autres GAFA)

C’est le caractère déloyal de Google en matière de concurrence qui est en cause, qui pèse sur les prix et le choix des consommateurs via la publicité qui constitue les ressources essentielles de Google. Une concurrence déloyale qui freine aussi l’innovation.

La firme de Mountain View (Californie) est accusée de maintenir sa domination sur plus de 80% de la recherche d’informations sur internet mobile, en obligeant de fait les acheteurs de smartphones à utiliser son logiciel Android et le moteur de recherche Google. Même pour les utilisateurs d’iPhone, produit vendu par Apple qui n’utilise pas Android, Google maintient sa domination en rémunérant Apple pour que le moteur soit incorporé à Safari.

. Outre les fabricants de smartphones, les opérateurs sont également rémunérés par Google pour garantir que le géant reste le fournisseur par défaut de fonctionnalités essentielles comme les messages électroniques email.

Google dont les principales recettes sont tirées de la publicité sur internet, est accusé d’user de sa position dominante pour influer de manière déloyale sur les prix de la publicité et réduire les choix offerts aux consommateurs.

Droit voisin : Google obligé de négocier avec la presse mais avec qui ?

Droit voisin : Google obligé de négocier avec la presse mais avec qui ?

 

En apparence d’une victoire pour la presse et les agences concernant la décision de la cour d’appel de Paris de contraindre Google à négocier une rémunération de l’information. C’est l’application française du droit voisin européen.

Cette dernière permet aux éditeurs d’exiger une rémunération de la part des plateformes en ligne lorsqu’elles diffusent des extraits d’articles de presse ou d’information.

Le problème c’est que Google n’a prévu qu’une enveloppe de 1 milliard sur trois ans pour rémunérer l’ensemble de la presse au plan mondial. Soit environ 300 millions quand son site affaire est de 200 milliards. Le risque est donc que cette rémunération soit très marginale. Le second risque c’est qu’elle soit limitée aux très gros titres et que 90 % des autres éditeurs d’information soient évincés.

Les grands médias ne seraient pas forcément opposés à cette restriction démocratique car ils connaissent une énorme crise économique qui se traduit en particulier par la baisse des recettes publicitaires liées à celles de la baisse de l’audience.

La décision de la Cour d’appel relativise l’engagement pris la semaine dernière par Google de verser un milliard de dollars au cours des trois prochaines années aux éditeurs du monde entier pour l’utilisation de leurs contenus . Car l’arrangement français implique de trouver une méthodologie durable pour rémunérer les éditeurs et les agences de presse.

Le véhicule de Google dédié à la rémunération des éditeurs d’information, baptisé Google News Showcase, doit être lancé en Allemagne où des partenariats ont été signés avec plusieurs médias comme Der Spiegel, Stern et Die Zeit, ainsi qu’au Brésil.

Avant même la décision de la Cour d’appel, Google France avait indiqué mercredi soir être proche d’un accord avec les éditeurs français sur la rémunération “des droits voisins au titre de la loi”.

Google obligé de négocier avec la presse mais laquelle ?

 Google obligé de négocier avec la presse mais laquelle ?

 

En apparence d’une victoire pour la presse et les agences concernant la décision de la cour d’appel de Paris de contraindre Google à négocier une rémunération de l’information. C’est l’application française du droit voisin européen.

Cette dernière permet aux éditeurs d’exiger une rémunération de la part des plateformes en ligne lorsqu’elles diffusent des extraits d’articles de presse ou d’information.

Le problème c’est que Google n’a prévu qu’une enveloppe de 1 milliard sur trois ans pour rémunérer l’ensemble de la presse au plan mondial. Soit environ 300 millions quand son site affaire est de 200 milliards. Le risque est donc que cette rémunération soit très marginale. Le second risque c’est qu’elle soit limitée aux très gros titres et que 90 % des autres éditeurs d’information soient évincés.

Les grands médias ne seraient pas forcément opposés à cette restriction démocratique car ils connaissent une énorme crise économique qui se traduit en particulier par la baisse des recettes publicitaires liées à celles de la baisse de l’audience.

La décision de la Cour d’appel relativise l’engagement pris la semaine dernière par Google de verser un milliard de dollars au cours des trois prochaines années aux éditeurs du monde entier pour l’utilisation de leurs contenus . Car l’arrangement français implique de trouver une méthodologie durable pour rémunérer les éditeurs et les agences de presse.

Le véhicule de Google dédié à la rémunération des éditeurs d’information, baptisé Google News Showcase, doit être lancé en Allemagne où des partenariats ont été signés avec plusieurs médias comme Der Spiegel, Stern et Die Zeit, ainsi qu’au Brésil.

Avant même la décision de la Cour d’appel, Google France avait indiqué mercredi soir être proche d’un accord avec les éditeurs français sur la rémunération “des droits voisins au titre de la loi”.

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