Archive pour le Tag 'Google'

Droit voisin : Google obligé de négocier avec la presse mais avec qui ?

Droit voisin : Google obligé de négocier avec la presse mais avec qui ?

 

En apparence d’une victoire pour la presse et les agences concernant la décision de la cour d’appel de Paris de contraindre Google à négocier une rémunération de l’information. C’est l’application française du droit voisin européen.

Cette dernière permet aux éditeurs d’exiger une rémunération de la part des plateformes en ligne lorsqu’elles diffusent des extraits d’articles de presse ou d’information.

Le problème c’est que Google n’a prévu qu’une enveloppe de 1 milliard sur trois ans pour rémunérer l’ensemble de la presse au plan mondial. Soit environ 300 millions quand son site affaire est de 200 milliards. Le risque est donc que cette rémunération soit très marginale. Le second risque c’est qu’elle soit limitée aux très gros titres et que 90 % des autres éditeurs d’information soient évincés.

Les grands médias ne seraient pas forcément opposés à cette restriction démocratique car ils connaissent une énorme crise économique qui se traduit en particulier par la baisse des recettes publicitaires liées à celles de la baisse de l’audience.

La décision de la Cour d’appel relativise l’engagement pris la semaine dernière par Google de verser un milliard de dollars au cours des trois prochaines années aux éditeurs du monde entier pour l’utilisation de leurs contenus . Car l’arrangement français implique de trouver une méthodologie durable pour rémunérer les éditeurs et les agences de presse.

Le véhicule de Google dédié à la rémunération des éditeurs d’information, baptisé Google News Showcase, doit être lancé en Allemagne où des partenariats ont été signés avec plusieurs médias comme Der Spiegel, Stern et Die Zeit, ainsi qu’au Brésil.

Avant même la décision de la Cour d’appel, Google France avait indiqué mercredi soir être proche d’un accord avec les éditeurs français sur la rémunération “des droits voisins au titre de la loi”.

Google obligé de négocier avec la presse mais laquelle ?

 Google obligé de négocier avec la presse mais laquelle ?

 

En apparence d’une victoire pour la presse et les agences concernant la décision de la cour d’appel de Paris de contraindre Google à négocier une rémunération de l’information. C’est l’application française du droit voisin européen.

Cette dernière permet aux éditeurs d’exiger une rémunération de la part des plateformes en ligne lorsqu’elles diffusent des extraits d’articles de presse ou d’information.

Le problème c’est que Google n’a prévu qu’une enveloppe de 1 milliard sur trois ans pour rémunérer l’ensemble de la presse au plan mondial. Soit environ 300 millions quand son site affaire est de 200 milliards. Le risque est donc que cette rémunération soit très marginale. Le second risque c’est qu’elle soit limitée aux très gros titres et que 90 % des autres éditeurs d’information soient évincés.

Les grands médias ne seraient pas forcément opposés à cette restriction démocratique car ils connaissent une énorme crise économique qui se traduit en particulier par la baisse des recettes publicitaires liées à celles de la baisse de l’audience.

La décision de la Cour d’appel relativise l’engagement pris la semaine dernière par Google de verser un milliard de dollars au cours des trois prochaines années aux éditeurs du monde entier pour l’utilisation de leurs contenus . Car l’arrangement français implique de trouver une méthodologie durable pour rémunérer les éditeurs et les agences de presse.

Le véhicule de Google dédié à la rémunération des éditeurs d’information, baptisé Google News Showcase, doit être lancé en Allemagne où des partenariats ont été signés avec plusieurs médias comme Der Spiegel, Stern et Die Zeit, ainsi qu’au Brésil.

Avant même la décision de la Cour d’appel, Google France avait indiqué mercredi soir être proche d’un accord avec les éditeurs français sur la rémunération “des droits voisins au titre de la loi”.

Google : 300 millions par an à la presse mondiale, une goutte d’eau !

Google : 300 millions par an à  la presse mondiale, une goutte d’eau !

 

 

Une somme dérisoire sera versée aux principaux éditeurs de presse par Google, filiale du groupe Alphabet qui prévoit de verser un milliard . Une très petite manne qui concernera que quelques éditeurs peut-être 5 à 10 par pays. Cette somme est à mettre en relation avec le chiffre d’affaires global du groupe soit 200 milliards par an, une capitalisation boursière de 1000 milliards et un bénéfice annuel de 35 à 45 milliards. Alphabet recouvre différent services dont Google qui constitue l’axe principal.

Beaucoup d’éditeurs de certains pays vont se satisfaire de ce petit cadeau du fait des situations financières très fragiles. La presse écrite un peu partout dans le monde et particulièrement en France se situe en effet sur une pente très dangereuse perdant non seulement de l’audience mais surtout des recettes publicitaires.

À l’inverse les plates-formes numériques puissantes inondent les internautes de publicité du fait d’une audience croissante.

Le  nouvel outil d’info de Google News Showcase, sera d’abord disponible sur les plateformes Android puis sur celles d’Apple.

Initialement lancé en Allemagne – où des accords ont été signés avec de grands groupes de presse comme Der Spiegel, Stern, Die Zeit – et au Brésil, il permettra aux éditeurs de presse de déterminer la nature ainsi que le type de présentation de leur contenu lors de l’utilisation du moteur de recherche.

Google News Showcase sera ensuite disponible en Belgique, en Inde, aux Pays-Bas et dans d’autres pays. Quelque 200 éditeurs en Argentine, en Australie, au Royaume-Uni, au Brésil, au Canada et en Allemagne ont déjà signé des accords de ce type avec le géant américain.

Les discussions se poursuivent en revanche en France, où les éditeurs s’appuient pour négocier sur une nouvelle loi française sur “les droits voisins”, entrée en vigueur en octobre 2019, ainsi qu’en Australie où il est demandé à Google de partager les recettes publicitaires avec les médias locaux.

En juin dernier, l’Autorité de la concurrence française a enjoint à Google de négocier avec les éditeurs et agences de presse “la rémunération qui leur est due” au titre de la loi relative aux droits voisins pour la reprise de leurs contenus protégés.

Droits voisins : un accord avec Google en France ?

Droits voisins : un accord avec Google en France ?

Un accord pourrait être conclu entre la presse généraliste et Google. Google accepterait le principe de rémunération de nos titres de presse », a indiqué Pierre Louette, patron du groupe Les Echos-Le Parisien et négociateur pour la presse généraliste, dans un communiqué. Le problème c’est d’abord l’ampleur de la rémunération qui ne serait certainement pas à la hauteur de l’enjeu puisque Google prévoit au plan mondial une enveloppe de 3 milliards sur trois ans. Le risque est aussi que seul certains gros titres s’accaparent  la rémunération et que soit écartés la plupart des autres producteurs d’information.

 

De son côté, le directeur général de Google France, Sébastien Missoffe, s’est félicité de « ‘l’avancée de négociations menées ces derniers mois avec les éditeurs de presse dans le cadre de la loi française sur le droit voisin »« Nous voulons soutenir le journalisme et assurer la continuité de l’accès au plus grand nombre à un contenu de qualité », a-t-il ajouté.

 

L’annonce de Google survient à la veille d’une décision de la cour d’appel de Paris liée au dossier. Elle doit dire si l’Autorité de la concurrence avait eu raison d’imposer en avril dernier au géant internet américain de négocier sur les droits voisins avec les éditeurs de presse qui le souhaitaient.

Google : 1 milliard de dollars sur trois ans à payer aux éditeurs de presse pour leurs contenus, une goutte d’eau !

Google : 1 milliard de dollars sur trois ans à payer aux éditeurs de presse pour leurs contenus, une goutte d’eau !

 

 

Une somme dérisoire sera versée aux principaux éditeurs de presse par Google, filiale du groupe Alphabet qui prévoit de verser un milliard . Une très petite manne qui concernera que quelques éditeurs peut-être 5 à 10 par pays. Cette somme est à mettre en relation avec le chiffre d’affaires global du groupe soit 200 milliards par an, une capitalisation boursière de 1000 milliards et un bénéfice annuel de 35 à 45 milliards. Alphabet recouvre différent services dont Google qui constitue l’axe principal.

Beaucoup d’éditeurs de certains pays vont se satisfaire de ce petit cadeau du fait des situations financières très fragiles. La presse écrite un peu partout dans le monde et particulièrement en France se situe en effet sur une pente très dangereuse perdant non seulement de l’audience mais surtout des recettes publicitaires.

À l’inverse les plates-formes numériques puissantes inondent les internautes de publicité du fait d’une audience croissante.

Le  nouvel outil d’info de Google News Showcase, sera d’abord disponible sur les plateformes Android puis sur celles d’Apple.

Initialement lancé en Allemagne – où des accords ont été signés avec de grands groupes de presse comme Der Spiegel, Stern, Die Zeit – et au Brésil, il permettra aux éditeurs de presse de déterminer la nature ainsi que le type de présentation de leur contenu lors de l’utilisation du moteur de recherche.

Google News Showcase sera ensuite disponible en Belgique, en Inde, aux Pays-Bas et dans d’autres pays. Quelque 200 éditeurs en Argentine, en Australie, au Royaume-Uni, au Brésil, au Canada et en Allemagne ont déjà signé des accords de ce type avec le géant américain.

Les discussions se poursuivent en revanche en France, où les éditeurs s’appuient pour négocier sur une nouvelle loi française sur “les droits voisins”, entrée en vigueur en octobre 2019, ainsi qu’en Australie où il est demandé à Google de partager les recettes publicitaires avec les médias locaux.

En juin dernier, l’Autorité de la concurrence française a enjoint à Google de négocier avec les éditeurs et agences de presse “la rémunération qui leur est due” au titre de la loi relative aux droits voisins pour la reprise de leurs contenus protégés.

Droits voisins : Google doit négocier

Droits voisins : Google doit  négocier

,L »Autorité de la concurrence française a finalement ordonné à Google de négocier « de bonne foi » avec les éditeurs et agences de presse en France une rémunération, en échange de l’affichage de leurs contenus d’informations. En d’autres termes, d’appliquer une fois pour toute la fameuse directive européenne relative aux droits d’auteurs, adoptée en juin 2019 après des mois d’intenses campagnes de lobbying.

A la manière des droits d’auteurs, les droits dits voisins permettent aux éditeurs de presse d’octroyer des licences – contre rémunération – aux géants d’Internet, comme Google et Facebook, pour la reproduction et utilisation de leurs contenus sur leur service.

Seul obstacle à cette décision, – et de taille – trois mois plus tard, Google annonçait refuser de s’y plier, tandis qu’avec Facebook, ils se partageaient à eux deux 75,8% des recettes de la publicité en ligne en 2018 (eMarketer). En guise de réponse, Google avait préféré établir ses propres règles de reproduction : il n’afficherait plus d’extraits d’articles et autres photos et vidéos réduites (ou « vignettes ») dans les résultats de son moteur de recherche ainsi que dans son service Google Actualités, sauf si les éditeurs l’autorisent à le faire gratuitement.

Enquête sur le commerce des données de Google

Enquête sur le commerce des données de Google

 

Un enquête européenne devrait éclairer sur le commerce des données recueillies par Google.une étude menée  par l’équipe du professeur Douglas C. Schmidt, spécialiste des systèmes logiciels, chercheur et enseignant à l’Université Vanderbilt décrit le système de recueil des informations de Google.

Google a des dizaines de produits et services qui évoluent en permanence. On accède souvent à ces produits grâce à un compte Google (ou on l’y associe), ce qui permet à Google de relier directement les détails des activités de l’utilisateur de ses produits et services à un profil utilisateur. En plus des données d’usage de ses produits, Google collecte également des identificateurs et des données de localisation liés aux appareils lorsqu’on accède aux services Google. 

Certaines applications de Google (p.ex. YouTube, Search, Gmail et Maps) occupent une place centrale dans les tâches de base qu’une multitude d’utilisateurs effectuent quotidiennement sur leurs appareils fixes ou mobiles.

Portée mondiale des principales applications Google

Produits

 Utilisateurs actifs

Search

 Plus d’un milliard d’utilisateurs actifs par mois, 90.6 % de part de marché des moteurs de recherche 

Youtube

 Plus de 1,8 milliard d’utilisateurs inscrits et actifs par mois

Maps

 Plus d’un milliard d’utilisateurs actifs par mois

Gmail

 1,2 milliard d’utilisateurs enregistrés

Google Search est le moteur de recherche sur internet le plus populaire au monde  avec plus de 11 milliards de requêtes par mois aux États-Unis . En plus de renvoyer un classement de pages web en réponse aux requêtes globales des utilisateurs, Google exploite d’autres outils basés sur la recherche, tels que Google Finance, Flights (vols), News (actualités), Scholar (recherche universitaire), Patents (brevets), Books (livres), Images, Videos et Hotels. Google utilise ses applications de recherche afin de collecter des données liées aux recherches, à l’historique de navigation ainsi qu’aux activités d’achats et de clics sur publicités. Par exemple, Google Finance collecte des informations sur le type d’actions que les utilisateurs peuvent suivre, tandis que Google Flight piste leurs réservations et recherches de voyage.

Dès lors que Search est utilisé, Google collecte les données de localisation par différents biais, sur ordinateur ou sur mobile, comme décrit dans les sections précédentes. Google enregistre toute l’activité de recherche d’un utilisateur ou utilisatrice et la relie à son compte Google si cette personne est connectée. L’illustration 13 montre un exemple d’informations collectées par Google sur une recherche utilisateur par mot-clé et la navigation associée.

Non seulement c’est le moteur de recherche par défaut sur Chrome et les appareils Google, mais Google Search est aussi l’option par défaut sur d’autres navigateurs internet et applications grâce à des arrangements de distribution. Ainsi, Google est récemment devenu le moteur de recherche par défaut sur le navigateur internet Mozilla Firefox  dans des régions clés (dont les USA et le Canada), une position occupée auparavant par Yahoo. De même, Apple est passé de Microsoft Bing à Google pour les résultats de recherche via Siri sur les appareils iOS et Mac . Google a des accords similaires en place avec des OEM (fabricants d’équipement informatique ou électronique) , ce qui lui permet d’atteindre les consommateurs mobiles.

Les autorités européennes de concurrence enquêtent donc sur les pratiques de Google en matière de collecte de données, a déclaré la Commission européenne à Reuters samedi, laissant entendre que le moteur de recherche le plus populaire au monde reste en ligne de mire en dépit d’amendes records ces dernières années. Les autorités de régulation des deux côtés de l’Atlantique s’intéressent à la façon dont les géants de la tech récoltent des données et les monétisent.

Google refuse de payer les éditeurs d’information

Google refuse de payer les éditeurs d’information  

Google refuse tout simplement qui déjà ne paye pas d’impôts à la hauteur de ses activités en Europe, refuse aussi de payer des droits aux producteurs d’information. Pour cela Google a trouvé la combine : le moteur de recherche ne diffusera plus les textes mais uniquement le titre avec le lien URL. Publiée fin juillet et transposant une directive européenne, la loi française créant “un droit voisin au profit des agences de presse et des éditeurs de presse” impose à l’ensemble des plates-formes, réseaux sociaux et autres sites internet de verser une rémunération juste aux médias dont ils utilisent les articles et dont ils tirent d’importants revenus.

 

Pour les recherches liées à l’actualité, qu’elles soient effectuées via le moteur de recherche ou via Google Actualités, par exemple, Google France, filiale d’Alphabet n’affichera plus désormais des extraits de texte ou une vignette photo, mais uniquement par défaut un titre et un lien URL.

“Lorsque la loi française entrera en vigueur, nous n’afficherons plus d’aperçu du contenu en France pour les éditeurs de presse européens, sauf si l’éditeur a fait les démarches pour nous indiquer que c’est son souhait”, peut-on lire dans un billet publié sur le blog de Google France.

“Ce sera le cas pour les résultats des recherches effectuées à partir de tous les services de Google”, est-il précisé.

Les médias pourront cependant choisir s’ils souhaitent ou non que leurs contenus soient accessibles via les services de Google, définir la taille maximale des images miniatures ou encore le nombre maximal de caractères des aperçus des textes.

Le ministre de la Culture Franck Riester, qui a reçu dans la matinée le vice-président de Google en charge de Google Actualités, Richard Gingras, a jugé que la position de Google sur la rémunération n’était “évidemment pas acceptable”, puisque l’objectif politique des textes français et européen est de “permettre un juste partage de la valeur produite, au bénéfice des plates-formes, par les contenus de presse.”

“La définition unilatérale des règles du jeu est contraire à la fois à l’esprit de la directive et à son texte”, déclare le ministre dans son communiqué, en précisant qu’il compte aborder “très prochainement” le sujet avec ses homologues européens afin de “remédier à cette situation”.

La France est le premier pays de l’Union européenne à mettre en place un tel dispositif, alors qu’une directive européenne en ce sens a été adoptée au printemps dernier.

Les géants du net comme Google et Facebook sont régulièrement accusés de capter l’essentiel de la valeur des contenus hébergés ou mis en ligne sur leurs sites, grâce à la publicité et à la monétisation des données personnelles des utilisateurs.

Dans son billet de blog, Google estime au contraire contribuer à soutenir la presse, en contribuant à élargir la visibilité de certains médias et en “orient(ant) les internautes vers les sites d’information, qui en tirent un revenu supplémentaire”.

Droit à l’oubli : l’Europe donne raison à Google

Droit à l’oubli : l’Europe donne raison à Google

 

 

La  Cour de justice de l’Union européenne donne raion à Google et considère que le règlement de protections des données (RGPD) ne s’applique pas hors de l’Europe. En clair, Google et les autres Gafa pourront continuer de diffuser hors de l’Europe  des données sensibles. Le  RGPD permet pourtant à tout citoyen de l’UE de faire retirer d’un moteur de recherche un lien contenant des données sensibles. La Cnil estime que pour être efficace, le droit à l’oubli doit s’appliquer partout dans le monde, et avait même sanctionné Google de 100.000 euros d’amende, en 2016, pour refus d’appliquer le droit au déréférencement dans l’intégralité de ses résultats de recherche, même en dehors du territoire de l’Union européenne. Au contraire, Google affirme qu’un droit à l’oubli mondial est la porte ouverte à tous les abus. Son argument principal est qu’il est important de limiter sa portée au cas où un pays non-démocratique l’utiliserait pour sa propagande.

Du coup, lorsque Google reçoit une demande de déréférencement en Europe, il supprime les résultats concernés uniquement de ses noms de domaines européens (google.fr, google.be, google.de…). Cela signifie qu’on peut retrouver le contenu sur la version américaine ou brésilienne du site, par exemple. L’entreprise restreint bien l’accès à ces liens en fonction de l’adresse IP de l’appareil qui effectue la recherche, mais cette petite protection reste facilement contournable, par exemple avec un VPN (logiciel qui masque ou change la localisation). La Cnil espérait donc étendre le droit à toutes les versions du moteur de recherche.

Sabine Marcellin, avocate spécialisée en droit du numérique et fondatrice du cabinet Aurore Légal, explique à La Tribune les enjeux de ce jugement. Entretien.

-Pour quels types d’informations peut-on demander un déréférencement ?

SABINE MARCELLIN - Cela ne concerne pas toutes les informations personnelles, mais seulement ce que les textes appellent les « données particulières », qu’on qualifie dans le langage courant de  »données sensibles ». Elles sont listées à l’article 9 du RGPD et regroupent tout ce qui a un lien avec les opinions politiques et philosophiques, l’origine, les données génétiques, les données biométriques, l’orientation sexuelle… Ce sont les données les plus intimes, dont la divulgation peut vraiment porter atteinte à la vie privée des personnes. Elles requièrent donc une protection plus importante.

Pourquoi la CJUE a-t-elle donné raison à Google ?

Le droit à l’oubli dans les recherches Google limité à l’UE

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Les magistrats ont simplement rappelé que le texte s’appliquait dans toute l’Union européenne, même s’ils ont tout de même indiqué qu’il serait souhaitable de « rendre plus difficile les recherches sur les autres extensions. » Mais pour Google, les contraintes ne s’appliquent qu’au sein de l’UE, c’est donc une victoire. Si demain l’autorité allemande se pose une question similaire, elle devra prendre en compte cette interprétation de la CJUE qui s’applique à tous les états membres, dans toutes les commissions nationales. Pour justifier cette interprétation, les magistrats ont développé que tous les pays n’ont pas la même analyse de l’équilibre entre respect de la vie privée et droit à l’information. En revanche, si Google ne respecte pas le droit dans l’UE, il s’expose à des sanctions importantes dans le cadre du RGPD.

Cette décision souligne-t-elle les limites de la conception européenne de la protection des données ?

La Cnil avait l’ambition de faire appliquer l’idée qu’une demande de déréférencement doit s’appliquer partout. Elle argumentait que la protection des données personnelles est un principe absolu, quelle que soit la localisation de l’internaute. Elle s’appuyait sur l’article 3 du RGPD, qui indique que le texte s’applique dans le cadre des activités d’un établissement sur le territoire de l’union, que le traitement de données ait lieu dans le territoire de l’Union ou pas.

Mais la CJUE a dû prendre en compte la question complexe de l’extra-territorialité, dans tous les cas difficiles à mettre en place, car il faut avoir les moyens d’appliquer des règles européennes dans le reste du monde. Or, on touche là à une limite du droit européen : dans d’autres pays, dans ce cas les États-Unis, le droit à l’information est constitutionnel donc très puissant. On peut difficilement lui opposer le RGPD.

Avec ce jugement, la notion d’un droit à l’oubli mondial est-elle définitivement enterrée ?

C’est toujours difficile de se projeter. Mais le monde est découpé en zones, et chacune affirme sa propre conception du droit. La zone européenne a une vision très humaniste du droit : elle privilégie la défense de tous les droits humains, dont le respect de la vie privée, mais également la liberté d’expression. Des pays comme le Canada ou le Japon prennent une voie similaire. En revanche, les États-Unis ont une vision plus économiste qui privilégie la liberté d’entreprendre et la liberté d’entreprise. Certes, ils ont des textes pour encadrer le droit de la vie privée, mais ils sont moins puissants qu’en Europe. Et puis enfin, il y a des zones où le droit est plus utilitariste, comme en Chine. Ces différentes régions vont avec différents équilibres dans la défense des intérêts entre la personne, les entreprises et l’État.

Google : la «suprématie quantique» ?

Google prétend détenir  la «suprématie quantique»

 

Google  prétend détenir la suprématie quantique d’après une information Financial Times de vendredi. En fait il s’agit sans doute du projet  réalisé en commun avec la NASA qui permet une accélération considérable du traitement des données. Pour l’instant l’ordinateur ne peut effectuer qu’un seul calcul à la fois et non plusieurs calculs en même temps dans le projet définitif de la nouvelle machine. L’accélération du traitement d’un seul calcul serait toutefois considérable, 100 millions de fois plus vite.

Un ordinateur quantique pourrait  résoudre bien plus vite tous les problèmes d’optimisation, ceux où il faut rechercher une solution parmi un très grand nombre de possibilités. Par exemple, cette capacité pourrait aider à développer bien plus vite des molécules thérapeutiques, à réaliser des simulations pour trouver enfin la formule d’un supraconducteur à vraiment haute température, à faire de meilleures prévisions météorologiques, à optimiser les investissements financiers, etc. Comme la question est stratégique, il faut considérer les annonces avec une certaine prudence. Certes la recherche avance, mais les applications ont encore loin d’être opérationnelles et le projet d’ordinateur totalement quantique n’a pas encore abouti.

Selon les chercheurs de l’entreprise californienne, la machine ne peut résoudre qu’un seul calcul à la fois et l’utilisation des machines quantiques pour de réelles applications industrielles ne se fera pas avant plusieurs années. Mais c’est «une étape essentielle vers l’informatique quantique à grande échelle», écrivent-t-ils dans l’étude selon le Financial Times.

 

S’il existe déjà des prototypes d’ordinateurs quantiques, ces derniers ne peuvent actuellement que réaliser des tâches similaires à celles effectuées par un ordinateur normal, mais plus rapidement. Des ordinateurs quantiques aboutis pourraient changer la donne dans des domaines tels que la cryptographie, la chimie ou l’intelligence artificielle.

 

Facebook écoute les conversations (après Apple, Google et Amazon)

Facebook écoute les conversations (après Apple, Google et Amazon)

Le plus grand réseau social au monde a admis avoir écouté et retranscrit les conversations de certains de ses utilisateurs. Le but : utiliser ces informations pour cibler encore plus finement ses publicités. Mark Zuckerberg, Pdg et fondateur de Facebook, a longtemps nié ces accusations, allant même jusqu’à évoquer « une théorie du complot ».

Après Apple, Google et Amazon, Facebook passe lui aussi aux aveux. Le plus grand réseau social au monde a payé des centaines de sous-traitants pour transcrire des extraits sonores de conversations de certains usagers, a révélé mardi l’agence Bloomberg.

Dans un communiqué transmis à l’agence financière, Facebook reconnaît avoir fait transcrire des enregistrements sonores de conversations — avec l’autorisation des usagers — mais affirme avoir mis fin à cette pratique.

« Tout comme Apple ou Google, nous avons gelé la pratique de faire écouter les enregistrements sonores par des humains la semaine dernière », explique le réseau social.

Interrogé par l’AFP, Facebook n’a pas répondu dans l’immédiat.

Les sous-traitants vérifiaient si l’intelligence artificielle du réseau interprétait correctement les messages qui avaient été rendus anonymes. Selon Bloomberg, les employés qui sont chargés de la transcription s’inquiètent des implications éthiques de leur travail, n’étant ni informés de l’origine des enregistrements des conversations, ni de l’usage qu’en fait l’entreprise fondée par Mark Zuckerberg.

. Selon Bloomberg, l’entreprise n’avait pas précisé ce qu’elle faisait ensuite des enregistrements.

 

Plainte contre Google pour non respect des données (UFC que Choisir)

Plainte contre Google pour non respect des données (UFC que Choisir)

Une action en justice pour non respect de la protection des données définis dans un RGPD déjà incompréhensibles et non lu dans 95% des cas. Une Plainte de  l’UFC-Que Choisir contre  Google  qui reproche d’exploiter les données personnelles des utilisateurs sans leur consentement, notamment ceux propriétaires d’un appareil Android, son système d’exploitation mobile. Ce dernier équipe plus de 80% des smartphones dans le monde.

Un compte Google est en effet nécessaire sur un smartphone ou une tablette Android pour utiliser les services de l’entreprise américaine (Google Maps, Gmail, etc…) et des applications. Et lorsque l’utilisateur en crée un, il doit accepter des conditions d’utilisation. L’UFC-Que Choisir dénonce le fait que cette acceptation conduit à approuver par défaut les finalités poursuivies par Google dans le cadre du traitement de ses données. Cela concerne le ciblage publicitaire ou encore la géolocalisation. L’association de consommateurs affirme d’ailleurs qu’un smartphone, même immobile, va transmettre sa géolocalisation près de 340 fois par jour.

L’UFC-Que Choisir veut que Google «obtienne un réel consentement de ses utilisateurs pour la collecte et le traitement de leurs données personnelles par ses services et applications». Elle réclame également une indemnisation de 1000 euros pour chaque consommateur lésé pour violation de la vie privée. Elle assure d’ailleurs qu’environ 200 consommateurs sont prêts à s’engager dans cette action de groupe. Toute personne intéressée peut s’y joindre. Cette procédure fait suite à la sanction de la CNIL contre Google en janvier dernier. L’autorité de protection des données a en effet condamné le géant américain à une amende record de 50 millions d’euros pour manquement à ses obligations dans le cadre du RGPD. Elle lui reprochait notamment de forcer le consentement de ses utilisateurs. Google a fait appel de cette sanction.

France: Google dispensé de payer 1,115 milliard au fisc (tribunal)

France: Google dispensé de payer 1,115 milliard au fisc (tribunal)

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Un jugement évidemment incompréhensible que celui de la justice française qui vient de considérer que le redressement de plus d’un milliard d’euros demandés par le fisc français était illégal au motif que l’entreprise Google ne possède pas « d’établissement stable en France ».-Juridiquement, le verdict peut se défendre, il  est conforme aux textes européens et plus largement internationaux mais, c’est complètement incohérent. Il est vrai que la justice, dans sa grande sagesse, ignore tout de l’économie alors qu’elle juge un problème précisément de nature économique. Ce type de jugement, s’il était confirmé, constituerait une sorte d’autorisation au commerce clandestin sur le territoire français pour n’importe quel opérateur du moment qu’il possède une boîte aux lettres dans un des pays de l’union. Pourtant Google comme nombre d’autres Gafa fait du commerce en France : il vend, il achète, il reçoit des recettes de publicité ; bref, il fait du business. Le plus grave c’est que cette  décision de justice pourrait mettre à mal la proposition française d’imposer les Gafa pour leur activité dans le pays. Les magistrats ont donc suivi le même raisonnement que celui du tribunal administratif de Paris dans sa décision de juillet 2017, contre laquelle le ministère de l’Action et des Comptes publics avait fait appel.

Google : plainte pour espionnage des consommateurs

Google : plainte pour espionnage des consommateurs

 

Une plainte, déposée en Norvège, aux Pays-Bas, en Pologne, en Grèce, en République-Tchèque, en Slovénie et en Suède, s’appuie sur une étude de l’agence norvégienne de protection des données qui conclut que le géant américain « utilise un design et des informations trompeurs qui amènent les utilisateurs à accepter d’être constamment suivis ». Il est notamment reproché à Google de suivre ses utilisateurs à la trace via les paramètres « Historique des positions » et « Activité Web et applications » intégrés dans tous les comptes Google. Selon l’étude norvégienne, ce suivi permanent est particulièrement difficile à éviter avec le système d’exploitation Android qui, d’après le site Statcounter, équipe près de 70% des mobiles (Samsung, Huawei) en Europe. « La soif de données de Google est bien connue, mais l’ampleur avec laquelle il induit les utilisateurs en erreur pour les suivre et gagner de l’argent est effrayante », a estimé la directrice du BEUC, Monique Goyens. « La situation est plus qu’alarmante. Les smartphones sont utilisés pour espionner tous les mouvements ». « Google traite des données personnelles extrêmement détaillées et exhaustives sans fondement juridique approprié, et les données sont acquises par le biais de techniques de manipulation », a fait valoir Gro Mette Moen, une responsable de l’organisation norvégienne. « Les données de localisation peuvent révéler beaucoup de choses sur une personne : ses mouvements en temps réel, les endroits qu’elle fréquente régulièrement, ses routines quotidiennes, ses intérêts, etc », note l’organisation norvégienne dans sa plainte [...] Le suivi constant de la localisation et l’agrégation des données de localisation dans la durée peuvent être utilisés pour dresser des portraits très détaillés des individus et en déduire leurs croyances religieuses, leurs inclinations politiques et leur orientation sexuelle entre autres choses », souligne-t-elle.

 

Google: nouvelle affaire Analytica ?

Google: nouvelle affaire Analytica ?

Les données de 500 000 utilisateurs détournées chez Google. Le problème a été découvert et corrigé en mars dans le cadre d’un audit interne des procédures de partage des données avec d’autres applications, a expliqué le groupe américain sur un blog. Aucun développeur extérieur n’a exploité cette faille, ni fait un usage inapproprié des données concernées, selon les conclusions de l’audit.

L’action d’Alphabet, le groupe propriétaire de Google, a terminé en baisse de 1,02% sur le Nasdaq à 1.155,92 dollars après cette annonce.

Quelques minutes avant, le Wall Street Journal avait rapporté que Google avait choisi dans un premier temps de ne pas rendre publique la découverte de la faille de sécurité en raisons des craintes d’une enquête des autorités de tutelle du groupe.

Le quotidien cite dans son article des sources non identifiées et une note interne à Google rédigée par les services juridiques à l’attention des hauts dirigeants du groupe.

D’après le journal, cette note mettait en garde sur le fait que la divulgation de ce problème susciterait probablement “un intérêt immédiat des autorités réglementaires” et entraînerait des comparaisons avec le détournement de données personnelles d’utilisateurs de Facebook par le cabinet de conseil politique Cambridge Analytica.

Toujours selon le WSJ, un comité interne a pris la décision de ne pas informer les utilisateurs, et il a informé de son choix le directeur général de Google, Sundar Pichai.

 

Procédure antitrust contre Google et Facebook (Trump)

Procédure antitrust contre Google et Facebook (Trump)

 

Trump pourrait bien régler leurs comptes à Google, Facebook, Twitter et compagnie moins pour des questions d’opposition commerciale dominante que pour des questions d’influence sur l’opinion politique. Trump a toujours considéré en effet que ces plates-formes privilégiaient la pensée de l’opposition. « Les médias sociaux sont totalement discriminatoires contre les voix républicaines, conservatrices », a déclaré Donald Trump sur Twitter en août. « … Nous ne laisserons pas cela se produire. Ils réduisent les opinions de nombreuses personnes à DROITE, tout en ne faisant rien aux autres », a-t-il poursuivi. Des dirigeants de Facebook et Twitter ont également dû s’expliquer longuement début septembre devant le Congrès, notamment sur ce sujet. Google a refusé de participer à ces auditions. Selon un projet de décret, les autorités américaines antitrust sont invitées à « enquêter de manière approfondie sur la question de savoir si une plate-forme en ligne a enfreint les lois antitrust». Si ce décret était signé, il représenterait une escalade significative dans la guerre larvée de Donald Trump contre la Silicon Valley. Le locataire de la Maison Blanche a récemment multiplié les attaques notamment contre Google qu’il accuse de censurer les voix conservatrices et de favoriser les articles provenant de médias classés à gauche dans ses résultats de recherche.
 

 

 

Google suit les déplacements même géolocalisation désactivée

Google suit les déplacements meême géolocalisation désactivée

Une preuve supplémentaire que la pieuvre des plateformes est en train de tisser une énorme toile d’araignée qui rendra un jour dépendant les internautes tant pour leurs comportements de consommateurs que pour celui de citoyen. En gros ils seront conditionnés pour savoir quoi acheter et/ù ainsi que pour formater leur conviction citoyenne Selon une étude d’Associated Press (en anglais) publiée lundi 13 août, Google enregistre les déplacements de ses usagers même lorsque ceux ci ont désactivé l’option géolocalisation. Ce constat a été démontré sur les appareils Android et Apple et confirmé par des chercheurs de l’université de Princeton aux Etats-Unis. Pendant trois jours, un des chercheurs a désactivé l’option géolocalisation de son téléphone et s’est rendu compte qu’une quarantaine de lieux dans lesquels il s’était rendu avaient été enregistrés. Selon cette étude, même si l’ »historique des positions » –que l’on peut retrouver sur myactivity.google.com–  est désactivé, les applications du service continuent de géolocaliser les usagers sans leur demander leur permission.

 

Google : amende de 4.3 milliards

Google : amende de 4.3 milliards

 

L’UE impose une amende de 4,3 milliards d’euros à Google .

Pour résumer 80% des mobiles sont équipées automatiquement du système Android lequel privilégie Google et ses services, ce qui permet à Google d’engranger des sommes énormes pour la publicité diffusée. Bien sûr,  il existe d’autres systèmes mais ils ne sont installés que de manière marginale, quant aux autres services ils sont shuntés au profit de Google. L’énorme amende sanctionne  cette position oligopolistique et n’est  peut-être n’est pas sans lien avec les mesures protectionnistes de Trump qui affectent l’Europe.    Cette amende est presque deux fois plus lourde que celle de 2,4 milliards d’euros imposée à Google l’an dernier par l’exécutif européen pour abus de position dominante avec son comparateur de prix. Il s’agissait déjà d’un record. L’UE accuse Google d’imposer “des restrictions illégales aux fabricants d’appareils Android et aux opérateurs de réseaux mobiles, afin de consolider sa position dominante sur le marché de la recherche générale sur l’internet”.

Ce jugement pourrait cependant attiser les tensions commerciales entre l’Union européenne et les Etats-Unis. Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, doit rencontrer le président américain Donald Trump à Washington mercredi prochain pour tenter d’écarter la menace de nouveaux droits de douane américains sur les voitures européennes. Donald Trump dénonce plus globalement le déséquilibre des relations commerciales avec l’UE et il accuse Margrethe Vestager, commissaire européenne à la Concurrence, de “détester” les Etats-Unis. La Commission européenne exige aussi que Google mette fin à ses pratiques anticoncurrentielles dans un délai de 90 jours sous peine de recevoir des pénalités supplémentaires susceptibles d’atteindre 5% du chiffre d’affaires quotidien moyen d’Alphabet dans le monde. “Google utilise Android comme un véhicule pour consolider la position dominante de son moteur de recherche”, affirme Margrethe Vestager dans un communiqué. “Ces pratiques ont privé ses concurrents de la possibilité d’innover et de lui livrer concurrence par leurs mérites. Elles ont privé les consommateurs européens des avantages d’une concurrence effective sur le marché important des appareils mobiles.”

Carrefour se vend à Google

Carrefour se vend à Google

 

D’une certaine manière Carrefour vient de se vendre à Google en passant un accord stratégique avec le géant informatique mondial. C’est un peu le loup qui entre dans la bergerie car la société informatique américaine avait besoin de cet accord pour pénétrer le marché français et européen. Il est clair que Google ne va pas se priver le moment venu de distribuer ses propres produits au détriment de Carrefour et des producteurs locaux ;  en acceptant cette forme de numérisation carrefour prépare d’une certaine façon son suicide. Comment un distributeur comme Carrefour pourra-t-il résister au poids économique de Google qui pourra appuyer sa politique commerciale sur des millions de produits référencés quand le distributeur lui devra se contenter de 10 000 à 15 000. Va aussi se poser la question de la fiscalité. Jusqu’ici, seul l’américain Walmart s’était allié au géant américain, dans le non alimentaire. Par ailleurs, le distributeur ouvrira cet été à Paris, en partenariat avec Google Cloud, un “lab d’innovation” dans lequel les ingénieurs de Carrefour travailleront avec les experts en intelligence artificielle de Google “pour créer conjointement de nouvelles expériences destinées aux consommateurs”. Ces recherches porteront notamment sur l’exploitation des données pour pouvoir mieux cibler les besoins des consommateurs. Bonjour la corbeille réunir la corvette à la “L’objectif commun de ce partenariat vise à mettre les expertises des deux groupes au service des consommateurs, en leur offrant le choix qui leur convient le mieux dans leur expérience client, qu’elle ait lieu en magasin, en ligne, sur smartphone ou encore avec la voix”, souligne Carrefour.

Trafic de données personnelles : Google, pire que Facebook

Trafic de données personnelles : Google, pire que Facebook

Facebook a bien sûr été l’objet de toutes les critiques concernant exploitation des données et les détournements fiscaux. En fait un reproche qu’on peut faire à tous les GAFAM. La difficulté,  c’est que derrière la gratuité de certains services se cachent le business des données sur lequel se fonde le commerce. Facebook on le sait vend et exploite ses données mais comme d’autres. En particulier Google qui dispose de bien plus de données en tant que moteur de recherche et de manière plus général comme moyen d’ intermédiation entre les services. Ce que confirme un article dans l’Opinion qui attire l’attention sur la violation de la vie privée à des fins commerciales (voire politiques) :

 

« La récente controverse sur l’appétit de Facebook pour les données personnelles a fait ressurgir l’idée que l’industrie de la publicité en ligne pourrait être dangereuse pour notre vie privée et notre bien-être. L’attention portée sur Facebook est justifiée, elle ne reflète cependant pas toute la réalité. Si le souci porte sur le fait que des entreprises collectent des données personnelles à notre insu ou sans notre consentement explicite, Google est une menace bien plus importante par de nombreux aspects: le volume d’informations qu’il recueille, l’ampleur de son suivi et le temps passé sur ses sites et ses applications. De nouvelles réglementations, en particulier en Europe, incitent Google et d’autres à être plus transparents et à demander plus d’autorisations aux utilisateurs. Ayant le choix, beaucoup de personnes accepteraient quand même le compromis des données personnelles pour des services. Pourtant, à ce jour, peu d’entre nous réalisent à quel point nos données sont collectées et utilisées. « Il y a un problème systémique qui ne se limite pas à Facebook », explique Arvind Narayanan, informaticien et professeur assistant à l’université de Princeton. Le modèle économique de ces entreprises est entièrement axé sur la violation de la vie privée, assure-t-il. Nous devons comprendre le rôle… »

 

 

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