Archive pour le Tag 'Goodyear'

Prison ferme pour des salariés de Goodyear

Prison ferme pour des salariés de Goodyear

 

Neuf militants CGT hier condamnés à deux ans mois fermes séquestration. Jugement qui risque de faire jurisprudence et de porter un coup d’arrêt aux séquestrations de patrons. Il est clair que la justice a voulu faire un exemple pour permettre de punir  désormais très sévèrement certaines formes d’action syndicale très violente comme à Air France par exemple.   »Le jugement inacceptable condamnant les militants CGT de Goodyear à 9 mois de prison ferme est l’arme avec laquelle Hollande, Valls, Taubira et l’ensemble du gouvernement ont décidé d’intimider tous les salariés qui se battent pour leur droit et leurs emplois », déclare la CGT. Emmanuel Macron a précisé que deux tiers d’entre eux avaient trouvé des solutions, « plus de 200 ont retrouvé des contrats longs, plus de 250 sont aujourd’hui en formation pour la reconversion, 130 sont partis à la retraite et 80 ont créé leur entreprise ». « Pour le tiers des salariés qui n’ont pas trouvé une solution, un délai de trois mois a été décidé pour prolonger la convention de reclassement », a-t-il ajouté. Le directeur des ressources humaines et le directeur de la production avaient été retenus entre le 6 et le 7 janvier 2014 dans l’usine de pneumatiques occupée par plusieurs dizaines de salariés. Les prévenus avaient invoqué lors de l’audience « un coup de colère » consécutif à la « détresse sociale » dans laquelle se trouvaient les employés de l’entreprise de 1.143 salariés, fermée quelques jours après, et réfuté toute préméditation. Ils avaient également mis en avant le fait que les anciens cadres retenus avaient retiré leur plainte.

Goodyear Amiens : Titan toujours candidat

Goodyear Amiens : Titan toujours candidat

Maurice Taylor est toujours prêt à reprendre l’usine Goodyear d’Amiens-Nord. Sur RTL, ce jeudi 23 janvier, le bouillonnant PDG de Titan a ainsi déclaré : « nous pensons que c’est une bonne, très bonne idée de produire des pneus en France ». « Si nos amis de chez Gocdyear nous appellent, cela nous pose aucun problème et c’est exactement ce que j’ai dit à [Arnaud Montebourg]« , a-t-il déclaré. Il a toutefois déploré ne pas avoir eu de nouvelles d’Arnaud Montebourg, de Goodyear et de la CGT. « Nous devons redémarrer l’usine mais avant nous devons déterminer de quoi nous allons parler avec Goodyear, ce n’est pas comme allumer un interrupteur », a-t-il affirmé.  Hier mercredi, la direction de Goodyear et les syndicats ont signé un protocole d’accord pour mettre fin à un conflit de plusieurs mois sur le site d’ Amiens-Nord, un accord qui prévoit le triplement des indemnités offertes aux salariés. »Ils auraient pu le trouver il y a bien longtemps », a réagi Maurice Taylor. Arnaud Montebourg avait déclaré, le 22 janvier, dans un communiqué que cet accord ouvre la voie à l’offre de reprise de Titan qui sauvegarderait  » à peu près 300 emplois » sur le site. « Nous avons hâte [avec Arnaud Montebourg] de nous mettre d’accord et nous asseoir autour d’un bon verre de vin français », a ajouté Maurice Taylor.

 

Goodyear Amiens-Nord : la justice américaine donne tort aux syndicats

Goodyear Amiens-Nord : la justice américaine donne tort aux syndicats

 

La justice américaine a donné raison au fabricant de pneus Goodyear en rejetant une plainte des salariés français qui refusent la fermeture de l’usine d’Amiens-Nord. Dans sa décision, rendue tard mercredi soir, la juge Sara Lioi d’Akron (Ohio), ville où se trouve le siège de Goodyear, déclare que la compagnie n’a pas violé les accords passés avec sa filiale et les syndicats français en décidant une réduction de la production. Les avocats des salariés français ont annoncé qu’ils feraient appel. La fermeture du site Goodyear d’Amiens-Nord a été annoncée en janvier 2013, après des années de relations tendues entre les dirigeants de Goodyear et les syndicats. La direction a annoncé en novembre que la procédure de consultation du personnel était terminée. Les syndicats, qui avaient entamé en France des procédures pour faire annuler le plan social annoncé et les 1.170 suppressions d’emplois, ont été déboutés le 20 décembre.

Montebourg: Titan prêt à reprendre en partie Goodyear

Montebourg: Titan prêt à reprendre en partie  Goodyear

Dans un entretien au Courrier Picard de ce lundi 13 janvier, le ministre du Redressement productif lance « un appel aux parties belligérantes. Goodyear, CGT, maintenant ça suffit, faites un effort et allez l’un vers l’autre ». « La République, c’est la compréhension mutuelle ; ce ne sont, ni les insultes, ni la violence, que nous ferons cesser immédiatement si cela se reproduit », ajoute-t-il. « On ne trouve pas un investisseur en pratiquant la terre brûlée. »  Il invite les deux parties à « mettre de l’eau dans (leur) vin », Goodyear à faire un effort financier et la CGT à arrêter de bloquer l’arrivée du groupe américain Titan, toujours prêt, selon lui, à investir à Amiens-Nord. Arnaud Montebourg confie en avoir eu l’assurance par le patron de Titan, Maurice Taylor, avec qui il a pourtant échangé il y a quelques mois des courriers acerbes. « Je l’ai eu au téléphone ces derniers jours, après la libération des cadres de Goodyear. Il m’a confirmé sa volonté d’investir à Amiens-Nord », affirme le ministre. « Il m’a dit qu’il maintenait la totalité de son projet : 40 millions (d’euros) d’investissements sur quatre ans, l’embauche de 330 salariés », ajoute le ministre.  La seule condition posée par Maurice Taylor est que le conflit entre la CGT et Goodyear soit « soldé », précise-t-il. « Parce qu’il ne veut pas payer les conséquences des choix de Goodyear et de la lutte sociale. » « Nous avons la chance d’avoir une entreprise qui veut réinvestir sur Amiens malgré un contexte très tendu et une conflictualité hors norme, que je déplore », fait valoir Arnaud Montebourg. Il estime que le syndicalisme ne doit pas conduire à porter atteinte aux personnes, une attitude qui produit selon lui des dégâts « considérables » sur l’image de la France. « Le gouvernement souhaite que le conflit s’arrête », insiste le ministre du Redressement productif. La semaine dernière, le ton entre la CGT et la direction est monté d’un cran, après que les salariés ont séquestré pendant plus de trente heures deux cadres. Goodyear a depuis porté plainte.

 

Goodyear Amiens-Nord: occupation et impasse

Goodyear Amiens-Nord: occupation et impasse

 

 

 

Les deux cadres séquestrés chez Goodyear ont été libérés mais l’usine est désormais occupée ; D’une certaine manière c’est l’impasse car on ne sait plus si les syndicats veulent seulement négocier la prime de départ  (la direction proposerait 20.000 à 40.000 euros par salarié, là où la CGT réclame 80.000 à 180.000 euros.) ou la reprise partielle de l’usine. Coté ministère c’est pour le moins l’embarras. Tout de suite après la libération des cadres,  la CGT a annoncé l’occupation de l’usine comme nouveau moyen de pression sur la direction.   »On va négocier l’usine contre notre prime » de départ, a-t-il lancé, lors d’un point-presse improvisé.   »S’ils veulent récupérer les pneus, cela passe par une négociation », a renchéri Mickaël Mallet, délégué CGT.   »C’est un moyen de pression, on ne va pas détruire l’usine, on n’est pas des voyous », a-t-il ajouté.  La CGT, ultra-majoritaire à Amiens-Nord, a sans succès multiplié ces derniers mois les procédures judiciaires pour faire annuler la fermeture de l’usine et les 1.173 suppressions de postes qu’elle risque d’entraîner.  Les salariés ont séquestré les deux dirigeants, espérant renégocier le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) de la direction, avec l’application d’une version « améliorée » d’un plan de départs volontaires (PDV) abandonné en 2012.   »Notre but n’était pas de les garder une semaine, mais d’avoir un accord avec la préfecture, l’Etat et la direction de Goodyear pour qu’il y ait une réunion », selon Mickaël Mallet.   »Il y avait beaucoup de questions sur la question des propositions de reclassement », a relaté le directeur de production, interrogé par BFMTV, après sa sortie de l’usine. « Certaines fois, nous n’étions pas forcément très rassurés, mais pour autant, il n’y a pas eu de comportement qui a porté atteinte à notre intégrité physique », a-t-il ajouté.  Selon le délégué CGT Franck Jurek, la direction France de Goodyear a appelé le syndicat mardi soir pour amorcer un processus de discussion.   »Ils nous ont dit qu’on avait bien traité nos dirigeants et qu’il n’y a pas eu de débordements grâce à nous. Ils n’ont pas dit qu’on allait repartir à la table des négociations, mais ils nous ont dit qu’ils seraient susceptibles de nous revoir bientôt pour échanger », a-t-il expliqué.  La direction de GDTF (Goodyear-Dunlop Tires France) avait averti dans la matinée qu’elle ne participerait « à aucune réunion avec les représentants des salariés tant que deux de ses dirigeants seront séquestrés ».  Mardi soir, le groupe a fait part dans un communiqué de son « grand soulagement » mais souligné que la « préoccupation de sécurité reste entière », l’usine restant selon lui « occupée par une minorité de salariés ».  Début novembre, la direction de Goodyear avait clos la procédure d’information des représentants du personnel de l’usine en vue de sa fermeture, annoncée le 31 janvier 2013.  Les salariés craignent désormais de recevoir leurs lettres de licenciement.  Le PDG de Titan International, Maurice Taylor, s’est indigné de la séquestration des deux cadres, un acte qu’il a qualifié de « kidnapping ». Le 1er novembre, le turbulent patron du fabricant américain de pneus agricoles s’était dit prêt à reprendre l’usine d’Amiens-Nord « avec zéro employé », pour redémarrer sur de nouvelles bases.   »Nous condamnons fermement ces comportements », a réagi pour sa part le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg, lors d’une question au gouvernement posée à l’Assemblée nationale, peu avant la libération des deux cadres.   »Je rappelle qu’en septembre 2012 il y a eu une proposition de plan de départs volontaires avec des indemnités généreuses et la reprise par Titan de 530 salariés. La CGT à l’époque avait refusé et aujourd’hui nous sommes dans l’impasse. Cette offre est toujours sur la table », a-t-il affirmé.  M. Taylor « a redit qu’il attendait l’apaisement, mais qu’il était toujours en situation de reprendre le site de Goodyear Amiens Nord », a-t-on indiqué mardi soir dans l’entourage de M. Montebourg.

Goodyear – Dirigeants séquestrés : « Les salariés sont mabouls », « Maurice Taylor »

Goodyear – Dirigeants séquestrés : « Les salariés sont mabouls », « Maurice Taylor »

Un drame social cette situation de Goodyear avec ses 1100 salariés. On doit  comprendre cette désespérance d’autant que les promesses de reprise de Montebourg paraissent bien virtuelles. Pas sûr cependant que cette séquestration puisse vraiment favoriser l’émergence d’un éventuel repreneur comme Maurice Taylor, un temps intéressé par la reprise de 333 salariés et qui traitent les salariés de « mabouls ». Pour protester contre la menace de fermeture de l’usine Goodyear d’Amiens-Nord (Somme), des salariés séquestrent deux dirigeants de l’entreprise depuis  lundi 6 janvier. « C’est vraiment stupide. Ils prennent les gens en otage », s’indigne Maurice Taylor au micro de RTL.  « Aux États-Unis, c’est du kidnapping. S’ils faisaient ça là-bas, ils iraient en prison. Pourquoi ne vont-ils pas masqués, faire un hold-up dans une série de banques françaises ? Ainsi, ils pourraient racheter Goodyear », lâche le président du groupe américain Titan, qui avait proposé, début novembre, de réembaucher « 333 salariés » du site. On devrait faire arrêter ces pirates, mais ils ne vont pas le faire parce que c’est comme ça en France Maurice Taylor « S’ils pensent qu’ils sont si intelligents, c’est fou. Les retenir en otage ? Mais enfin, soyez sérieux ! Il n’y a aucune raison de faire cela, ça ne va rien changer », s’exclame Maurice Taylor. « Ce ne sont pas les grands patrons, ils ne peuvent rien faire. Vous savez ce que ça montre au reste du monde ? Mon dieu, ils sont mabouls. On devrait rentrer et faire arrêter ces pirates. Mais ils ne vont pas le faire, parce que c’est comme ça en France », conclut-il.  Le 1er novembre dernier, Maurice Taylor s’était dit prêt à sauver l’usine, à condition de commencer par licencier tous les salariés pour redémarrer sur de nouvelles bases. Surnommé « le Grizzly » par les analystes économiques, Maurice Taylor ne rate jamais une occasion de revendiquer ses idées ultra-libérales et a déjà eu des mots très durs pour les ouvriers, dans une lettre acerbe adressée au ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg.

 

Goodyear Amiens nord : la fin

Goodyear Amiens nord : la fin

 

Cette fois c’est bien la fin de l’usine Goodyear d’Amiens nord. La cour d’appel de Versailles vient de confirmer à nouveau que la fermeture du site décidé dans le cadre d’un « plan de sauvegarde de l’emploi » (PSE). Sa présentation « ne fait qu’obéir aux exigences posées par la loi (et) ne peut être considérée comme frauduleuse et créatrice d’un trouble manifestement illicite », a estimé la justice. Elle  confirme ainsi la décision du juge des référés du tribunal de grande instance de Nanterre du 24 septembre, qui avait estimé que le PSE n’aurait pas « été élaboré de manière frauduleuse ». C’était pourtant l’énième recours en justice du Comité central d’entreprise (CCE) – représentant les salariés-, pour essayer d’éviter que les 1.173 salariés ne perdent leur emploi. Plus tôt en 2013, une multitude de procédures ont été lancées par les élus du personnel du groupe, qui tentent d’enrayer l’avancée du projet de fermeture de l’usine, annoncé le 31 janvier, après six ans de bras de fer entre direction et salariés. Selon la direction, depuis janvier, Goodyear a été assigné 20 fois devant la justice par des salariés tantôt via leur comité d’hygiène et de sécurité (CHSCT), tantôt via leur CCE. Cette fois, la cour d’appel a estimé que les représentants des salariés « se limite à une critique globale et ne dénonce aucun manquement précis ». Depuis octobre, l’espoir est tout de même encore permis pour certains salariés: le PDG du fabricant de pneus agricoles Titan International, Maurice Taylor, qui avait tenté à plusieurs reprises de racheter une partie du site d’Amiens, a alors fait un retour inattendu, annonçant son intention de reprendre 333 emplois dans l’usine d’Amiens-Nord dont le maintien serait garanti pendant quatre ans, à condition qu’un accord entre la direction et la CGT soit passé et que les procédures judiciaires engagées par le syndicat soient retirées. Sans cela, Maurice Taylor reprendrait l’usine fermée complètement fermée. Dans la journée ce 18 décembre, un rapport portant sur la fermeture de l’usine d’Amiens nord rédigé par une commission d’enquête parlementaire, doit être remis au président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone. Un document publié au terme de six mois d’auditions destinées à analyser tous les aspects du conflit entre la direction de l’usine de pneumatiques et les salariés. Les travaux de la commission ont porté sur les causes du projet de fermeture de l’usine d’Amiens-Nord et ses conséquences économiques, sociales et environnementales. Pour essayer d’avance, ce rapport tentera de tirer des leçons des six années de conflit  social sur le site et comprend 18 propositions « pour qu’une telle situation ne se reproduise pas ».

 

Goodyear-: « les syndicats des timbrés » (PDG de Titan)

Goodyear-: «  les syndicats des timbrés » (PDG de Titan)

 

Et si les efforts d’Arnaud Montebourg étaient réduits en cendres par des mots malheureux?
Le ministre du Redressement productif était en effet en passe de réussir à faire se réconcilier Maurice Taylor, le fantasque patron de Titan, et les délégués CGT de l’usine Goodyear d’Amiens-Nord. Ces derniers ont ainsi déclaré vouloir « tout faire » pour que l’offre de reprise déposée par l’Américain aboutisse, et proposé de le rencontrer.Mais ce vendredi 25 octobre, Maurice Taylor a réengagé les hostilités. Sur France Info, le dirigeant a notamment qualifié les représentants syndicaux et leurs avocats de « timbrés ».Un coup dur pour les salariés de Goodyear. Car même si Maurice Taylor a déclaré, ce jeudi, qu’il « tiendrait parole » quant à son offre de reprise, la CGT, majoritaire sur le site, pourrait revoir sa copie.

 

Reprise Goodyear: Montebourg désavoué par Titan

Goodyear: Montebourg désavoué par Titan

Le fabricant américain de pneus Titan International aurait fait une offre de reprise partielle pour le site de Goodyear à Amiens Nord, qui concernerait 333 salariés.  Cette proposition concerne l’activité de pneus agricoles, avec un maintien des emplois « garanti pendant quatre ans ». En outre, le PDG de Titan International, Maurice Taylor, a prévu d’investir « une centaine de millions de dollars, dont 40 millions minimum sur le site », a précisé le ministre. De son côté, la direction de Goodyear a fait savoir qu’elle n’avait pas reçu d’offre de reprise. Titan avait déjà fait une offre de reprise partielle pour le site de Goodyear, promis à la fermeture, avant de jeter l’éponge il y a un an.Dans une lettre acerbe adressée à Arnaud Montebourg, Maurice Taylor avait alors raillé l’attitude du gouvernement français et des salariés du site, ce qui lui avait valu les foudres des syndicats et d’une partie de la classe politique française. »Je lui ai dit que sa lettre avait été extrêmement préjudiciable pour la France et que je n’avais pas apprécié qu’il ait dit du mal de travailleurs qui ne cherchent qu’à travailler », a rappelé lundi le ministre du Redressement productif. Pour autant, il a jugé solide la nouvelle proposition de Maurice Taylor. »C’est une manière de maintenir un outil industriel sur le site d’Amiens Nord et de le redéployer avec des investissements nouveaux », a fait valoir le ministre.Le site, qui emploie environ 1.200 personnes, est condamné à la fermeture depuis janvier. Le projet de Titan International prévoit de reprendre une partie de l’activité une fois mis en oeuvre le plan social présenté par la direction de Goodyear, qui fait l’objet de multiples procédures.

Violences- Goodyear : Manuel Valls veut des sanctions ! il en fait peut –être un peu trop !

Violences- Goodyear : Manuel Valls veut  des sanctions ! il en fait peut –être un peu trop !

Manuel Valls est en têt des personnalités de gauche, il  le sait mais en joue peut-être un peu trop pour préserver son avenir politique quant il demande publiquement des sanctions sur les violences des grévistes de Goodyear.la violence dans tous les domaines n’est pas acceptable dans une démocratie, c’est indiscutable. Mais la perte de son emploi constitue aussi une forme de violence. On peut contester attitude de la CGT à Goodyear et  sa stratégie syndicale mais il n’est peut-être pas nécessaire d’en rajouter en demandant publiquement des sanctions. En outre les propos de Valls ne sont pas tout fait calibrés à la situation quand il dit «  je peux comprendre la colère des manifestants ». Il aurait du dire « je dois comprendre » car il est solidaire de ce gouvernement qui avait fait des promesses démagogiques à tous les salariés et en particulier aux sites menacés. Valls joue un peu perso dans cette affaire en espérant sans doute se positionner comme futur Premier ministre lors d’un inévitable changement de gouvernement. L’objectif ne justifie cependant pas tous les moyens, surtout quand on est en Guyane. Manuel Valls, a donc dit en déplacement en Guyane : « La violence n’est pas la voie du dialogue »   »Je peux comprendre et entendre la colère et le désarroi des salariés qui ont peur de perdre leur emploi, mais la violence est inacceptable dans une démocratie« , a déclaré Manuel Valls depuis la Guyane. « Le Premier ministre et le gouvernement privilégient le dialogue social et la concertation. Un texte important vient d’être adopté par le Conseil des ministres, donc il n’y a pas de place pour la violence« , a-t-il poursuivi. « Je condamne très fermement cette violence qui n’a rien à voir avec l’idée que je me fais du syndicalisme qui est pratiqué en général par les syndicats de notre pays », a ajouté le ministre de l’Intérieur, qui a annoncé des poursuites judiciaires. Des heurts ont éclaté jeudi matin entre des salariés de Goodyear et les forces de l’ordre devant le siège français du fabricant américain de pneumatiques, en margé d’un comité d’entreprise sur le plan de fermeture du site d’Amiens-Nord. Quinze policiers ont été blessés dans les échauffourées et cinq d’entre eux ont été hospitalisés. « La violence, elle n’est pas dans le rang des salariés quand vous êtes provoqués par les forces de l’ordre », avait dit jeudi soir sur RTL Mickaël Wamen, délégué syndical CGT (majoritaire à Amiens-Nord). « J’aimerais d’ailleurs qu’une enquête soit menée car j’ai moi-même été victime ce soir en repartant du siège de forces de l’ordre qui ont dit ‘on va en découdre bientôt’ ». 

 

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Goodyear : des blessés

Goodyear : des  blessés

Plusieurs centaines de salariés de Goodyear se sont rassemblés jeudi devant le siège de leur entreprise à Rueil-Malmaison. Plusieurs personnes ont été blessées dans des heurts entre forces de l’ordre et manifestants. Un CCE sur le projet de fermeture de l’usine d’Amiens-Nord s’est ouvert jeudi matin, six ans après les premières annonces concernant la restructuration du site. La dernière mobilisation remonte à il y a moins d’un mois, et cela fait six ans que ça dure. Plusieurs centaines de salariés de Goodyear France se sont rassemblés jeudi matin devant le siège de leur entreprise à Rueil-Malmaison, au moment où un CCE s’ouvrait sur le projet de fermeture de l’usine d’Amiens-Nord.  Les salariés, arrivés à bord de onze cars selon la CGT, ont jeté divers projectiles sur les forces de l’ordre (œufs, billes de peinture, canettes) et incendié des pneus, créant un énorme panache de fumée de noire.  »Ils nous jettent des lacrymogènes, on se défend avec ce qu’on a, des pneumatiques, ce serait une usine de poulets on jetterait des poulets« , indique Mickaël Mallet, délégué CGT.

Goodyear Amiens-Nord: la Scop, une « farce », selon la CFE-CGC

Goodyear Amiens-Nord: la Scop, une « farce », selon la CFE-CGC

Le projet de Scop (coopérative) annoncé mardi par la CGT de Goodyear à Amiens-Nord pour sauvegarder l’usine menacée de fermeture est une « farce », un « projet illusoire » qui « trompe les salariés », estime jeudi le syndicat CFE-CGC.   »Pourquoi la +Scop+ Amiens est-elle une farce qui va illusionner les salariés? », questionne la CFE-CGC (minoritaire), en préambule d’un communiqué, deux jours après l’annonce surprise par la CGT (majoritaire) d’un projet de création de Scop après le retrait du groupe américain Titan international.   »Tout d’abord, il faut un vendeur de la marque, des outils, des brevets, des capacités de recherche et de développement, des réseaux commerciaux, notamment », or « Goodyear, à ce jour, n’est pas vendeur », rappelle le syndicat.   »Ce projet illusoire de Scop trompe les salariés », poursuit la CFE-CGC, lui opposant le projet du groupe Titan, « techniquement fiable, financièrement solide et contractuellement lié socialement ».  Titan International, un temps pressenti pour reprendre l’usine d’Amiens-Nord, avait finalement jeté l’éponge, son PDG Maurice Taylor raillant par la suite « les soi-disant ouvriers » de Goodyear qui « ne travaillent que trois heures » par jour, dans une lettre cinglante adressée au ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg.   »Si la notion de Scop apparaît à ce moment du dossier, ceci signifie que la position de la CGT Amiens-Nord s’affaiblit et que les issues possibles se réduisent les unes après les autres », considère la CFE-CGC, assimilant cette annonce à « une fuite en avant organisée par la CGT », proche « de l’impasse finale ».  La direction de Goodyear avait annoncé fin janvier son intention de fermer l’usine d’Amiens Nord, menaçant 1.173 salariés.

 

GoodYear : une Scop pneus agricoles serait créée par la CGT

GoodYear : une Scop  pneus agricoles serait créée par la CGT

 

Comme l’Américain Titan, qui a jeté définitivement l’éponge mi-février et accusé la CGT d’avoir fait capoter son projet de reprise, le syndicat ne souhaite reprendre que l’activité de production de pneus pour engins agricoles qui représente un peu moins de 600 emplois sur les 1173 du site. «Cette activité est parmi les plus rentables pour Goodyear, qui fait des profits colossaux», a affirmé Fiodor Rilov.  L’avocat espère que les salariés soutiendront largement ce projet.«Il ne pourra se mettre en place que si une immense majorité de salariés de cette usine décide de s’en emparer». Selon le représentant de la CGT à Amiens Nord, Mickaël Wamen, une réunion doit se tenir «la semaine prochaine ou dans quinze jours» pour en évoquer la teneur. Le syndicat exige de Goodyear qu’il accepte «de donner à une éventuelle scop tout ce qu’elle était prête à livrer gratuitement à Titan».  Les salariés du site d’Amiens-Nord de Goodyear qui ne travaillent pas dans la production des pneus pour engins agricoles ne sont cependant pas concernés par le projet. Goodyear a annoncé le 1er février dernier son intention de fermer l’ensemble du site, qui a perdu 61 millions d’euros en 2011. L’activité de production de pneus tourisme est en effet déficitaire, chaque pneu représentant pour le groupe une perte nette de 35 euros.

Goodyear : « le président de Titan est un sale con » (Hervé Morin)

Goodyear : « le président de Titan est un sale con »  (Hervé Morin)

 

Les noms d’oiseaux volent bas entre Titan et la France. Le patron de Titan qui avait traité les salariés français de fainéants avait déjà reçu une réponse violente de Montebourg. Cette fois c’est Hervé Morin qui traite le patron de Titan de sale con. Un patron aux pros excessifs qui s’expliquent aussi par son positionnement très à droite aux Etats Unis. Ceci étant même si ces propos sont inappropriés et inadmissibles, ils ne posent pas moins la question du coût du travail et notamment de la productivité dans certaines. On ne peut généraliser sur cette question car dans certaines entreprises  les cadences sont déjà très poussées et les salaires au SMIC. Dans la concurrence internationale, on ne peut faire l’impasse sur le différentiel de coût social y compris les salaires. La réalité aujourd’hui c’est que 1000 usines ont fermée en quelques années, qu’il y a 1000 chômeurs de plus par jour et que la France souffre d’un manque de compétitivité structurelle. Les invectives et les répliques médiatiques ne changeront pas la donne.

Goodyear : le patron de Titan fait la leçon à Montebourg

Goodyear : le patron de  Titan fait la leçon à Montebourg

 

Un lettre en forme de leçon pour Montebourg par le patron de Titan, éventuel repreneur de GoodYear Amiens ;la  lettre datée du 8 février est adressée à Arnaud Montebourg et dit répondre à un courrier du 31 janvier du ministre demandant à l’américain Titan d’entamer des discussions pour une reprise de l’usine d’Amiens menacée de fermeture. « Goodyear a essayé pendant plus de quatre ans de sauver une partie des emplois à Amiens, qui sont parmi les mieux payés, mais les syndicats et le gouvernement français n’ont fait rien d’autre que de discuter », écrit le PDG Maurice M. Taylor, selon une traduction de l’AFP.   »J’ai visité cette usine plusieurs fois. Les salariés français touchent des salaires élevés mais ne travaillent que trois heures. Ils ont une heure pour leurs pauses et leur déjeuner, discutent pendant trois heures et travaillent trois heures », écrit encore M. Taylor au ministre.   »Je l’ai dit en face aux syndicalistes français. Ils m’ont répondu que c’était comme ça en France ! », affirme-t-il, selon le fac-simile de la lettre lisible sur le site.   »Monsieur, votre lettre signale que vous voulez que Titan démarre une discussion. Vous pensez que nous sommes si stupides que ça ? », lance M. Taylor. « Titan est celui qui a l’argent et le savoir-faire pour produire des pneus. Qu’a le syndicat fou ? Il a le gouvernement français », ironise-t-il.   »Le fermier français veut des pneus pas chers. Il se moque de savoir s’ils viennent de Chine ou d’Inde (…) ». « Titan va acheter un fabricant de pneus chinois ou indien, payer moins d’un euro l’heure de salaire et exporter tous les pneus dont la France a besoin », menace-t-il.   »Vous pouvez garder les soi-disant ouvriers », se moque le PDG américain. « Titan n’est pas intéressé par l’usine d’Amiens Nord », conclut sa lettre.

 

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Plans sociaux: Goodyear, Renault et PSA

Plans sociaux: Goodyear, Renault et PSA  

Lors d’un CCE à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), la direction de Goodyear Dunlop Tires France (GDTF) a « exposé dans le détail les motivations économiques » de son projet aux élus du personnel ainsi que le Plan de Sauvegarde de l’Emploi envisagé. Elle affirme, dans un communiqué, vouloir « utiliser au mieux » les possibilités de reclassement interne et devrait proposer en France « au moins cent » postes, un nombre toutefois limité au regard des 1.173 subissant l’impact de la fermeture.  Lors de cette réunion, un cabinet d’experts, Secafi, a été désigné par la majorité des membres du CCE (CFDT et CFE-CGC) « pour rechercher tous les moyens possibles pour tenter d’éviter d’appliquer le PSE projeté par la direction », selon les syndicats.  De son côté, Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, a annoncé que l’éventuel repreneur américain Titan « ne reviendrait pas » et que « le gouvernement cherchait une alternative ».  En 2012, Titan avait proposé de reprendre plus de 500 salariés de l’usine Goodyear pour la fabrication de pneus agricoles, mais le projet avait capoté. Le ministre du Travail Michel Sapin a, quant à lui, estimé mardi qu’il y avait « encore des possibilités » pour Goodyear.  Plusieurs centaines de salariés d’entreprises visées par des plans sociaux ont manifesté à Rueil dans une ambiance tendue, devant le siège de Goodyear France, en solidarité avec les quelque 750 salariés du fabricant de pneus venus d’Amiens pour l’occasion. Parmi eux des salariés de PSA, ArcelorMittal ou Sanofi, ainsi que le collectif Licenci’elles.  D’importantes forces de l’ordre avaient été mobilisées face à ces manifestants (800 à 1.000 selon la police, 2.500 et 3.000 selon la CGT) qui ont dénoncé les licenciements boursiers.  Chez PSA Peugeot-Citroën, où s’est déroulée l’ultime séance de négociations sur le Plan de restructuration qui vise les sites d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) et Rennes, quatre syndicats se sont déclarés favorables à un projet d’accord sur l’accompagnement des salariés concernés. La CFE-CGC, la CFTC, FO et le Syndicat indépendant de l’automobile (SIA), majoritaire à Aulnay-sous-Bois, mais pas la CGT, ont jugé que des avancées positives avaient été faites lors de ces négociations, qui avaient débuté le 7 novembre.  Ils ont toutefois précisé que le projet devait être soumis à l’approbation des salariés et ne pourrait, le cas échéant, être adopté définitivement qu’au cours d’un prochain CCE prévu au printemps.  Entre 2012 et 2014, 11.214 suppressions de postes sont envisagées chez le premier constructeur français, dont 3.000 à Aulnay et 1.400 à Rennes, avec une phase de départs volontaires ouverte jusqu’au 31 décembre.  Chez Renault, la nouvelle réunion a été programmée pour le mardi 19 février.   »Nous n’avons pas fini de négocier », a indiqué Dominique Chauvin, représentant de la CFE-CGC, majoritaire, après avoir estimé que certaines garanties avaient été obtenues. Mais, a-t-il ajouté, « on veut prendre le temps » face à la complexité des problèmes soulevés.  La CFDT s’est quant à elle félicité d’avoir obenu « des garanties concrètes très importantes pour les salariés de l’ensemble des sites » avec une augmentation des volumes jusqu’à plus de 80% de leur capacité d’ici quatre ans et au-delà de 2016″.  Avant la réunion, la CFE-CGC, comme la CFDT, avaient jugé impératif d’obtenir des éléments précis sur les augmentations de volumes de production promis par le constructeur.  A l’issue de cette nouvelle séance de négociations la direction de Renault a confirmé dans un communiqué « son engagement de développer l’activité des sites industriels français ».

 

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CFDT : la CGT responsable pour Goodyear

CFDT :  la CGT responsable pour Goodyear

Le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger a estimé vendredi sur LCI que la CGT porte une responsabilité dans le projet de fermeture du site de Goodyear à Amiens Nord, faute d’avoir négocié un accord pour sauver l’emploi. « La direction et l’organisation syndicale majoritaire (la CGT, ndlr), porte une responsabilité dans ce qui se passe, (…) à part égale », a déclaré Laurent Berger qui reproche à la CGT « une « position dogmatique ». « On voit bien que quand il y a des dogmes, et pas de volonté de sauver l’emploi, on va dans le mur », a-t-il dit. Jeudi, la direction de Goodyear France a annoncé son projet de fermer son site d’Amiens Nord menaçant près de 1200 emplois. En 2007, les accords conclus entre syndicats et direction ont permis le maintien du site voisin d’Amiens sud où travaille un millier de salariés.

 

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Goodyear: retour à la table des négociations ?

Goodyear: retour à la table des négociations ?

Bocage définitif ou retour à la table des négociations ? Véritable fermeture de l’usine ou chantage ? En tout cas Montebourg souhaite la reprise de négociations. Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg souhaite « ramener tout le monde à la table des négociations » dans le dossier du fabricant de pneus Goodyear, qui annoncé jeudi la fermeture de son site d’Amiens-Nord, menaçant 1.173 emplois.  Outre l’Etat, le ministre veut réunir syndicats, direction de Goodyear et le repreneur potentiel Titan, avec qui les négociations ont échoué en juin. « Nous ne sommes pas sûrs d’y arriver » a ajouté le ministre qui a indiqué avoir contacté lui-même le repreneur américain, sans avoir de réponse pour l’instant.  La direction de Goodyear France met l’accent, sur les difficultés du secteur: « Dans un contexte de déclin de l’industrie automobile et de changements structurels du marché des pneumatiques en Europe, ce projet (de fermeture) a pour objectif de sauvegarder la compétitivité des secteurs d’activité tourisme et agricole du groupe », a-t-elle affirmé.   »En 2011, la production de pneus tourisme à Amiens Nord a engendré une perte de 41 millions d’euros pour le groupe », a-t-elle précisé, ajoutant que les activités du groupe dans le domaine agricole en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique étaient « confrontées à des pertes progressives de parts de marché », responsables d’une perte de 20 millions d’euros pour le groupe.  En septembre 2012, faute d’un accord avec les syndicats après huit mois de discussions, la direction de Goodyear France avait annoncé le retrait d’un projet de plan de départs volontaires sans licenciements.  Avant cela, un plan social, qui prévoyait de mettre un terme à la production de pneus de tourisme à Amiens-Nord, avait été invalidé à plusieurs reprises par la justice, saisie par la CGT du site.  Des négociations avec un éventuel repreneur, le groupe Titan, qui a repris l’essentiel des activités de pneus agricoles de Goodyear dans le monde, ont également échoué en juin dernier.

 

 

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