Archive pour le Tag 'Goncourt'

Pas de Goncourt pour Pierre Gattaz !

Pas de Goncourt pour Pierre Gattaz !

Il semble bien que Pierre Gattaz n’aura pas le Goncourt avec son livre la France de tous les possibles. En tout cas il n’a pas reçu un accueil enthousiaste auprès du lectorat puisque le canard enchaîné affirme que seulement 25 exemplaires ont été vendus alors que son éditeur chiffre à 200 les ventes, ce qui ne constitue pas en soi un vrai succès de librairie.  Il faut dire que d’après la critique cet ouvrage n’apporte pas vraiment de nouveau quant à la vision du patron du Medef qui ressort sans surprise les facteurs explicatifs du manque de performance de l’économie, s’en prend surtout à l’Etat et encense les entrepreneurs. Un livre écrit comme souvent à plusieurs mains avec des analyses pertinentes mais aussi des poncifs et des excès. On y retrouve le cahier revendicatif du Medef et la patte du patron de l’organisation patronale sorte de Krasucki de droite aussi charismatique qu’un notaire de province en colère.  il faudra bien d’autres  livres pour redorer la crédibilité d’une organisation patronale elle aussi comme beaucoup de syndicats de salariés engluée dans une culture protestataire, montrer aussi un peu plus d’exemplarité en matière de revenus.   »Selon les remontées des libraires via [l'institut de statistiques] GFK, entre 100 et 150 exemplaires de l’ouvrage ont déjà été vendus sur les 1.602 mis en vente. » Et la responsable éditoriale, Alizé Rivière, de poursuivre : « De plus, Pierre Gattaz en a vendu au moins 25 lors du Salon du livre à Paris et près de 80 lors d’une séance de dédicaces au Vesinet début avril. »  Au total, le patron du Medef aurait donc vendu au moins… 200 exemplaires, selon son éditeur. Un chiffre qui reste faible malgré le nombre de plateaux de télévision et de studio radio que parcourt Pierre Gattaz pour faire la promotion de son livre. C’est la quatrième livre du patron des patrons, il y dénonce  »les marchands de malheur », comprendre la CGT et FO, accusés d’immobilisme et déroule son raisonnement sur les atouts de l’Hexagone. Selon lui, la France peut devenir « la terre de tous les possibles » et « un pays attractif aux yeux de la planète ». A condition qu’elle se réconcilie avec l’entreprise, le gout du travail et le capital. Visiblement, les lecteurs ne semblent, eux, pas réconciliés avec Pierre Gattaz.

Le Goncourt à Sarkosy ?

 

Le Goncourt à Sarkosy ?

 

Les livres des politiques républicains candidats à la primaire de droite pleuvent comme à Gravelotte. Pas moins d’une dizaine d’ouvrages sortis et-où annoncés. Une sorte de fièvre littéraire qui paraît contagieuse. Un phénomène plutôt rassurant car c’est au moins la preuve que certains politiques savent écrire, en tout cas lire (au moins on l’espère)  les ouvrages qu’ils signent. Ouvrages le plus souvent réalisés par des nègres qui actuellement ne connaissent pas la crise du chômage. Du coup, certains critiques, (un peu partiaux quand même) se demandent si le prix Goncourt ne sera pas attribué la prochaine fois à l’un des leaders  de la droite. Le prix pourrait même revenir à Sarkozy (ou Paul Bismuth, on ne sait plus !) qui récemment a comparé les mauvaises critiques de son livre à celles dont avait fait l’objet Racine pour la sortie de Phèdre. Roland Barthes nous manque, lui, qui après sa critique « Sur Racine » aurait pu critiquer  Paul Bismuth sans doute à peu près dans les mêmes termes qu’évoque René Pommier « Racine, une pensée dont le principal caractère est que tous les mécanismes de contrôle semblent totalement abolis et qui va continuellement de contradiction en contradiction et d’absurdité en absurdité, sans jamais s’en apercevoir ». Nadine Morano qui n’est pas en reste en matière de provocation intellectuelle aurait l’intention de convoquer Madame Bovary de Flaubert pour expliquer les difficultés de diffusion d’un ouvrage pourtant encore virtuel et aux pages blanches comme la race qu’elle préconise pour la France. Après Alain Juppé, François Fillon et Nicolas Sarkozy, les autres candidats à la primaire de droite, déclarés ou non, vont aussi publier un livre dans les mois à venir. Bruno Le Maire, Nathalie Kosciusko-Morizet, Hervé Mariton, Nadine Morano, Jean-Frédéric Poisson et de nouveau Alain Juppé s’inviteront ainsi en librairies. 

Goncourt : Christine Boutin a déjà vendu 38 exemplaires de son livre en 5 ans !

Goncourt : Christine Boutin a déjà vendu  38 exemplaires de son livre en 5 ans !

 

Il y a quelques livres politiques à la mode mais plus nombreux sont les flops comme celui de Christine Boutin pas vraiment candidate au Goncourt ; sur les 38 on ne sait pas combien d’exemplaires ont été achetés par sa famille, sa concierge ou le bedeau de sa paroisse. Certaines estimations font état d’une trentaine. Il y aurait donc 8 vrais lecteurs, ce qui paraît quand même eu énorme eu égard à la popularité de Christine Boutin dont le arti a renoncé à se réunir dans une cabine téléphonique faute de participants. A noter qu’à gauche les flops sont aussi retentissants comme ceux de Bartolone et Sapin, deux experts  linguiste (en langue de bois). En fait ce n’est pas parce qu’on a rien à dire que pour autant il faut renoncer à écrire un livre. D’autant que les nègres s’en chargent. D’une certaine manière même plus la matière est pauvre et plus cela justifie l’édition d’un ouvrage. L’’ENA (et autres sciences-po) constitue « à cet égard » un excellent atelier d’écriture pour ne rien dire ou plus exactement pour dire tout et son contraire ou l’inverse. Les candidats écrivains sont nombreux dans la classe politique, normal avec 677 députés et 343 sénateurs (sans compter les ex et les futurs), la France dispose d’un immense réservoir de talents littéraires. Ces gens là s’ennuient ,c’est évident. De temps à autre ils écrivent bien une loi, histoire de justifier leur appointements et autres avantages mais pas de quoi combler la frustration de l’ écrivain. En fait juste de quoi complexifier  un peu plus le citoyen et/ou le contribuable. Pauvre Christine !  À sa sortie en 2010, Qu’est-ce que le parti chrétien-démocrate est passé inaperçu, littéralement. Près de cinq ans plus tard, le magazine GQ révèle que l’ouvrage de Christine Boutin ne s’est écoulé qu’à 38 exemplaires. Un désastre sans précédent pour un livre politique.  L e magazine liste les autres loupés de la littérature politiques, mais aucun ne se rapproche du triste record de Christine Boutin. Claude Bartolone a par exemple vendu « seulement » 268 copies de son dernier ouvrage, en deux semaines, quand Michel Sapin atteignait, lui, péniblement les 346 ventes en trois semaines.  Pour les curieux qui voudraient se procurer l’ouvrage de Christine Boutin, il est toujours disponible sur Internet, parfois à moins de deux euros. Infime pour un livre qui pourrait bien devenir objet de collection.




L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol