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«Sécurité globale» : encore de nouvelles manifs les 16 et 30 janvier

«Sécurité globale» : encore de nouvelles manifs les  16 et 30 janvier

La coordination des organisations d’extrême-gauche appelle «à de nouvelles marches des libertés, samedi 16 janvier, partout en France, avant un grand rassemblement, samedi 30 janvier, à Paris», ajoute-t-elle. Elle a organisé plusieurs manifestations ces dernières semaines, dont une le 28 novembre qui a rassemblé selon elle 500.000 personnes (133.000 selon le ministère de l’Intérieur).

Elle exige toujours le retrait de l’article 24 de la proposition de loi «Sécurité globale», le plus controversé, qui pénalise la diffusion malveillante d’images des policiers. Mais aussi des articles 21 et 22 sur l’usage des caméras-piétons et des drones par les forces de l’ordre, et du «nouveau schéma national du maintien de l’ordre» (SNMO), qui limite la couverture médiatique des manifestations.

Loi de « sécurité globale » : la place du citoyen ?

Loi de « sécurité globale » : la place du citoyen ?

Que signifie un texte dans lequel pas même une ligne n’évoque le contrôle des forces de l’ordre par les citoyens ?, s’interroge le philosophe Yves Roucaute dans une tribune au « Monde ». Au-delà de l’article 24, qu’il fustige, il dénonce la tentation autocratique du gouvernement

Tribune. 

 

« Mon travail, c’est de protéger ceux qui nous protègent », proclame Gérald Darmanin, ministre de l’intérieur français. Diantre ! Sa première mission ne serait donc pas de protéger les citoyens ? Alors qu’une nouvelle bavure a conduit à tabasser un citoyen producteur de musique [Michel Zecler], la question posée, il y a deux mille ans, aux citoyens romains par le poète satirique romain Juvénal devient d’actualité.

Face aux forces de l’ordre de l’empereur Domitien (51-96) qui violentaient et tuaient les citoyens épris de liberté au nom de la sécurité de Rome, il demanda : « Qui nous protégera de ceux qui nous protègent ? » Certes, la tyrannie n’est pas notre horizon, mais que signifie cette loi de « sécurité globale » dans laquelle pas un article, pas un paragraphe, pas même une ligne n’évoque le contrôle des forces de l’ordre par les citoyens ? Et qui, par son article 24, menace d’un an de prison quiconque diffuserait l’image ou des moyens d’identification des policiers en intervention ? La République est indéniablement en marche… mais vers quoi ?

Etonnant texte qui prétend défendre les forces de l’ordre bien que menaces, insultes et violences contre elles soient depuis longtemps sévèrement punies par la loi. Dans un pays où il existe 84 619 articles législatifs et 233 048 articles réglementaires, est-elle destinée à pouvoir jouer avec le Rassemblement national à « plus sécuritaire que toi » ?

Et il faut beaucoup d’imagination pour appeler loi de « sécurité globale », cet invraisemblable bric-à-brac de 34 articles qui se réduit à la police municipale, aux entreprises de sécurité privée, à la vidéoprotection, aux forces de sécurité intérieure.

Bureaucrates sans talent

Hélas ! On rit moins devant cet article 24, qui a attiré les foudres de tous les amis de la liberté, de gauche à droite. Signe, peut-être, de la malédiction autocratique qui touche cette Ve République quand elle est dirigée par des bureaucrates sans talent.

Interdire de filmer la police ? Si elle agit selon le droit, qu’a-t-elle à craindre ? Pour des opérations sensibles, n’est-elle pas cagoulée ? Ou bien faut-il admettre que le policier muni d’une arme devrait être protégé de la dangerosité du citoyen armé d’un smartphone… ou d’une partition de musique ?

Dans cette nouvelle République, il appartiendrait aux seules forces de l’ordre de décider si la personne qui les filme par « quelque moyen que ce soit » est « manifestement malveillante ». Comment le savoir avant l’acte ? Le premier ministre donne la clef : l’« intention » de nuire compte. Voilà les forces du ministère de l’intérieur expertes en for intérieur. Défiant cartomanciens et astrologues, avec leur art divinatoire, elles plongent dans la conscience du quidam qui sort son smartphone pour y découvrir son intention de potentielle « malveillance ». Voilà le crime de virtuelle lèse-majesté policière.

 

 

Manifs Loi «sécurité globale» : autour de 25 000 manifestants

Manifs Loi «sécurité globale» : autour de 25 000 manifestants

Une manifestation moins suivie que précédemment avec encore des violences notamment vis-à-vis des commerces contre le projet de loi «sécurité globale». En milieu d’après-midi, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a indiqué que 142 personnes avaient été arrêtées dans la capitale, porteuses notamment d’objets «qui n’ont pas leur place dans une manifestation.»

 

Des manifestations ont été organisées dans la capitale mais aussi à Lyon, Strasbourg, Bordeaux, Lille , Dijon, Caen, Tours ou Nancy avec des participations relativement faibles.

Sécurité globale: nouvelles manifestations samedi

Sécurité globale: nouvelles manifestations samedi

La coordination #StopLoiSecuriteGlobale appelle les coordinations locales à poursuivre la mobilisation contre cette loi en organisant des rassemblements sur tout le territoire national sauf à Paris.

Des heurts ont éclaté samedi dernier à Paris en marge de la “Marche des Libertés et des Justices”, qui s’est déroulée entre la porte des Lilas à la place de la République.

La proposition de loi a été adoptée le mois dernier en première lecture à l’Assemblée nationale mais, face à la controverse, la majorité présidentielle a annoncé que l’article 24, qui interdit la diffusion d’images des membres des forces de l’ordre dans l’intention de nuire à leur intégrité “physique ou psychique”, serait entièrement réécrit.

Michelle Bachelet, haute commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, a réclamé mercredi le retrait de cet article jugé liberticide par les organisations de défense des droits de l’homme et les syndicats de journalistes.

Manifestation sécurité globale : 50 000 participants et violences

Manifestation sécurité globale : 50 000 participants et violences

 

D’après les chiffres officiels,  la manifestation organisée à l’appel de la coordination #StopLoiSécuritéGlobale à réuni de l’ordre de 50 000 participants en France, ( à Paris et dans des grandes villes).

Des incidents ont éclaté dans la manifestation parisienne vers le milieu de l’après-midi lorsque des centaines de personnes cagoulées ont lancé des projectiles sur la police anti-émeute, brisé des vitrines et incendié des voitures, des motos et des barricades, entraînant une riposte des forces de l’ordre sous la forme de gaz lacrymogènes.

Selon la police, quelque 500 “casseurs” ont infiltré le cortège et sont à l’origine de ces violences et dégradations de biens publics et privés.

Le projet de loi de “sécurité globale”, qui devrait finalement être réécrit au cours du processus législatif, est vivement dénoncé par les syndicats de journalistes et les mouvements de défense des droits de l’homme, selon lesquels le texte constitue une grave atteinte à la liberté de la presse.

La coordination #StopLoiSécuritéGlobale demande le retrait “réel” de certains articles de la proposition de loi jugés particulièrement problématiques.

L’article 24 interdisant la diffusion d’images des membres des forces de l’ordre dans l’intention de nuire est particulièrement visé.

La loi sur la sécurité globale mise en cause

La loi sur la sécurité globale mise en cause

 

Il est clair que la sécurité constitue un enjeu majeur et qu’elle doit être traitée avec efficacité tout en tant qu’avec équité. La question est de savoir si une nouvelle loi est de nature ou pas d’améliorer la situation. On sait que la France n’est pas avare de lois puisqu’elle en compte environ 12 000 et de l’ordre de 250 000 décrets. Pour faire simple, chaque fois qu’un problème se présente , les gouvernements ont plutôt tendance à éditer une nouvelle loi plutôt qu’à faire appliquer les anciennes. Cette problématique pèse sur la justification de la nouvelle loi sécurité globale. L’opposition réclame purement et simplement maintenant le retrait total de cette loi. Des voies divergentes émergent aussi au sein de la majorité.

«Je ne suis fermée à rien, a résumé dimanche la présidente LREM de la commission des lois à l’Assemblée, Yaël Braun-Pivet. Il nous est arrivé de modifier, supprimer des articles.» Une perspective que l’on rejette Place Beauvau. «Le retrait de l’article 24 n’est pas à l’ordre du jour, assure un proche du ministre de l’Intérieur. Il n’est pas question de l’enlever à ce stade.» Gérald Darmanin le défendra lundi devant la commission des lois de l’Assemblée nationale, qui l’auditionne après le pataquès institutionnel de la fin de la semaine dernière.

En fonction de l’évolution de l’opinion sur cette question complexe et controversée, le dernier mot reviendra certainement au président de la république qui a déjà demandé

 

« Je demande au Gouvernement de me faire rapidement des propositions pour réaffirmer le lien de confiance qui doit naturellement exister entre les Français et ceux qui les protègent et pour lutter plus efficacement contre toutes les discriminations »

Sondage loi « Sécurité globale » : 49% des Français critiquent l’article 24 mais la France partagée

Sondage loi « Sécurité globale » : 49% des Français critiquent l’article 24 mais la France partagée

 

Selon une enquête LCI avec Harris Interactive, près de six Français sur 10 (59%) estiment que cet article 24, aura des effets positifs pour la sécurité des forces de l’ordre dans leur vie privée. Elle devrait aussi, pour la moitié des personnes interrogées (49%), avoir un impact positif également dans le cadre de l’exercice de leur fonction. Et pour cause, il prévoit de pénaliser d’un an de prison et 45.000 euros d’amende la diffusion de « l’image du visage ou tout autre élément d’identification » d’un policier ou d’un gendarme en intervention lorsque celle-ci a pour but de porter « atteinte à son intégrité physique ou psychique ».

En revanche, pour ce qui est de la liberté d’expression, un Français sur deux (49%) se dit inquiet des conséquences que pourrait avoir cet article 24.

 

Enquête réalisée en ligne du 24 au 26 novembre 2020, sur échantillon de 970 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus selon la méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes (sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e)).

Loi «sécurité globale» : grosses manifestations en France

Loi «sécurité globale» : grosses manifestations en France

De nombreuses manifestations en France ce samedi pour protester d’une part contre le loi de la loi de sécurité globale et certaines violences policière récentes. Des manifestations interdites par le pouvoir mais qui a été démenti par le tribunal administratif.

 

Les manifestations de ce samedi s’inscrivent dans un contexte sanitaire et social explosif. Les contestataires ciblent, avant tout, le projet de loi «sécurité globale» et son article 24 polémique, adopté par l’Assemblée nationale mais devant encore être examiné par le Sénat. Le texte prévoit, «sans préjudice du droit d’informer», «une peine d’un an d’emprisonnement et de 45.000 euros d’amende le fait de diffuser (…) dans le but manifeste qu’il soit porté atteinte à son intégrité physique ou psychique, l’image du visage ou tout autre élément d’identification, autre que son numéro d’identification individuel, d’un agent de la police nationale, d’un militaire de la gendarmerie nationale ou d’un agent de police municipale, lorsque ces personnels agissent dans le cadre d’une opération de police», selon l’amendement n°1363 déposé le vendredi 20 novembre.

 

Le deuxième motif qui  justifie cette mobilisation est évidemment les sérieuses bavures policières imputables sans doute à des représentants de l’ordre extrémistes mais qui révèlent  cependant un certain flou de la politique sécuritaire tout autant qu’une crise du commandement. Il est probable qu’on fera faire porter le chapeau à la hiérarchie policière avec une mise à l’écart soit d’un haut fonctionnaire, y compris du préfet de Paris déjà très contesté. Si la mobilisation devrait s’amplifier, c’est peut-être même la place de Darmanin  qui serait en jeu.

« Sécurité globale » : atteinte à la liberté d’expression ?

« Sécurité globale » : atteinte à la liberté d’expression ?

 

 

Invités d’Europe Soir week-end, le commandant de police Christophe Rouget et le président de Reporters sans Frontières (RSF), Christophe Deloire, débattent de l’article 24. Samedi, des milliers de Français sont descendus dans la rue pour protester contre ce point du projet de loi « sécurité globale »

« . Cet article 24 de la loi de sécurité globale prévoit des sanctions pénales en cas de diffusion malveillante d’images des forces de l’ordre. Décrié, même avec une modification, ce texte est-il une atteinte à la liberté d’informer ? Invités d’Europe Soir week-end pour en débattre, le commandant de police et secrétaire général du syndicat des cadres de la sécurité intérieure (SCSI) Christophe Rouget, et le président de Reporters sans Frontières (RSF), Christophe Deloire, ne voient pas du même œil cet article qui fait polémique. 

Protéger les policiers

S’il reconnaît volontiers que dans un état de droit la police peut être filmée, Christophe Rouget s’érige en défenseur de l’article 24. Au-delà d’une « liberté totale de la presse », le commandant de police pointe la nécessité de protéger les forces de l’ordre. « Des femmes et des hommes qui font parfois l’objet de menaces sur les réseaux sociaux, d’agressions et qui sont parfois obligés de déménager. » D’après le secrétaire général de SCSI, « rien dans cet article n’interdit de filmer les policiers, de transmettre les vidéos à la justice ou de les diffuser ».

En revanche, répétant la nouvelle mouture de l’article du projet de loi, il rappelle que toutes ces droits n’entrent plus en ligne de compte lorsqu’il y a une « intention manifeste de nuire à l’intégrité physique ou psychique d’un policier ». Une volonté que devra déterminer un juge, rappelle-t-il. « Je ne crois pas à la justice des réseaux sociaux qui jette parfois en pâture des policiers au public avec des vidéos tronquées. »

Un article 24 inutile ? 

Une analyse que ne partage pas Christophe Deloire, le président de Reporters sans Frontières (RSF). Déplorant les violences contre les policiers « au même titre que les violences policières », le journaliste questionne l’utilité même de l’article 24. « Pourquoi ajouter une infraction dans la loi de 1881 [sur la liberté de la presse, ndlr] alors que des réponses juridiques existent déjà en cas de menaces ou d’insultes ? »

D’après le président de RSF, ce n’est pas devant les tribunaux que ce texte pose réellement problème, mais bel et bien sur le terrain. Car, selon lui, l’article 24 va « favoriser des mesures prises pour empêcher les journalistes de filmer », affirme-t-il en évoquant le cas d’un journaliste de France 3 qui a passé 12 heures en garde à vue lors d’une précédente manifestation contre l’article 24. « Ce qu’ont compris certains policiers sur le terrain, c’est que cette loi était la possibilité pour eux d’empêcher les gens et les journalistes de filmer. » Un problème qui est loin d’être nouveau, puisque Christophe Deloire rappelle que des comportements visant le même objectif ont déjà été observés.

Une réunion à venir avec Gérald Darmanin

De son côté, Christophe Rouget rétorque que beaucoup « d’interprétations » ont été faite sur l’article 24 et lance un appel « à revenir au texte ». « Rien n’est interdit concernant le fait de filmer les policiers », martèle-t-il. « Il n’est pas question de porter atteinte à la liberté de la presse, les journalistes peuvent couvrir les manifestations », insiste-t-il en rappelant qu’il est personnellement « républicain ».

Les journalistes protestent contre la loi de sécurité globale mais pas sur la censure permanente de leurs médias

Les journalistes protestent contre la loi de sécurité globale mais pas sur la censure permanente de leurs médias

 

Les journalistes, soutenus par la quasi-totalité des organisations de gauche et d’extrême gauche,  ont appelé à protester contre la loi de sécurité en particulier les dispositions qui visent à protéger la vie privée des policiers. On comprend que les médias veuillent agir en toute indépendance, ce droit de protestation fait partie des libertés démocratiques. Notons quand même que le petit monde  d’extrême-gauche a trouvé là une occasion de se refaire une santé en réunissant des  milliers de manifestants partout en France.

Encore une fois, cette manifestation fait partie des droits fondamentaux. Ceci étant,  les journalistes devrait s’interroger sur leurs rapports à la censure permanente qu’on constate dans la plupart de leurs médias voire leur rapport à l’autocensure. La plupart de ces grands médias sont en effet détenu par des financiers, par des chefs d’entreprise qui n’ont rien à voir avec le journalisme. Il suffit pour s’en persuader d’observer avec un tout petit peu d’attention les lignes éditoriales de ces grands médias, tous assez marqués à droite mais teintées de populisme pour mieux dissimuler qu’ils sont au service des puissants et tromper les naïfs et autres beaufs C’est le cas de la plupart des télés d’information. Des télés en général, de la presse écrite nationale comme locale.

Un journalisme qui se réduit à pas grand-chose sinon à la reprise brute de brut des dépêches d’agence, des communiqués du gouvernement, des grandes entreprises et des institutions. La même politique éditoriale se retrouve au plan local où la une est essentiellement faite des déclarations des barons locaux. Pour preuve, les Français se désintéressent de plus en plus de ces médias nationaux en perte de l’audience permanente et qui servent la soupe à tous les pouvoirs, politiques mais aussi économiques. On se demande à quoi font références les journalistes quand ils parlent de liberté d’expression !

 

Contre la proposition de loi « Sécurité globale », pourquoi ? (Philippe Latombe)

Contre la proposition de loi « Sécurité globale », pourquoi ? (Philippe Latombe)

Philippe Latombe, député de la Vendée, explique pourquoi dans la Tribune il votera contre la proposition de loi sécurité globale.

 

 

Tribune

Je voterai contre la proposition de loi « Sécurité globale », parce que ce dispositif législatif présente des risques potentiels d’atteintes à la vie privée, aux principes d’égalité devant la loi et de proportionnalité d’individualisation des peines, à la liberté d’informer et peut-être même, cela mérite réflexion, aux normes constitutionnelles concernant les forces de police. Voilà qui fait beaucoup dans un domaine, celui des libertés fondamentales, où le moindre franchissement des lignes pose problème, me pose problème, surtout dans une démocratie censée porter haut l’étendard historique des libertés.

Je regrette que le débat ait été réduit à un manichéisme caricatural, politiquement instrumentalisé, opposant les prétendus défenseurs de l’ordre aux bisounours laxistes, fomenteurs du désordre. La police et la gendarmerie nationales sont des institutions publiques et républicaines à qui tout citoyen doit le respect, c’est incontestable. J’ai toujours clairement affiché mon soutien aux forces de l’ordre.

En contrepartie, cependant, leurs agents doivent pouvoir faire l’objet d’un contrôle public dans l’exercice de leurs fonctions. Or, interdire de les filmer revient à leur assurer l’impunité en cas de dérive. Limiter le débat à cette seule dualité est intellectuellement malhonnête : respect des droits du citoyen et respect des forces de l’ordre ne sont pas, ne peuvent être antithétiques en démocratie. C’est cette position que je défends.

Je ne gloserai pas ad libitum, j’ai envie d’écrire ad nauseam, sur le détail de ces différents motifs de désaccord. D’autres que moi l’ont fait abondamment, sans que cela suscite d’ailleurs de véritable dialogue ou débat constructif au sein de l’Assemblée, entre les promoteurs de cette initiative législative et leurs opposants (je recommande vivement le visionnage des débats en commission des Lois).

Je n’en reprendrai donc que quelques points, emblématiques d’une dérive liberticide : l’éventuelle possibilité de consulter les images des caméras de vidéoprotection, l’exploitation en temps réel des images des caméras-piétons des policiers, la généralisation des drones comme outils de surveillance, l’impossibilité de diffuser des images montrant des forces de l’ordre… La défenseure des Droits, Claire Hédon, s’en est émue, à juste titre, mais aussi les avocats, les associations de défense des droits humains, des représentants de la société civile, les médias, les nombreux citoyens qui nous interpellent chaque jour sur nos messageries parlementaires.

A ceux qui, en face, agitent le foulard rouge de la délinquance et du terrorisme, comme justification de ces nouvelles mesures, devant une population fragilisée par les derniers attentats et par une crise sanitaire inédite qui s’éternise, je me contenterai de citer les propos, ingénus mais ô combien délectables, d’un préfet qui constatait, il y a quelques jours, que les dealers et leurs clients se dispensaient  de l’usage du masque. Qu’attendez-vous, Monsieur le Préfet, pour passer à l’action ? Et, faut-il encore vous le préciser, pas seulement pour verbaliser pour non-respect du port du masque. Et si l’on se préoccupait, avant toute nouvelle initiative législative à haut risque pour nos libertés, d’appliquer l’arsenal répressif existant ?

Qu’on ne se méprenne pas. Il n’y a chez moi aucune hostilité envers des technologies nouvelles, innovantes, grâce auxquelles la France peut espérer occuper une place de choix au sein d’un marché mondial en plein développement, bien au contraire. Mais il est illusoire de penser que notre salut, notamment sécuritaire, passe par une mise en œuvre aveugle des opportunités qu’elles proposent. Il l’est tout autant de rêver à une société où la délinquance aurait totalement disparu, où les comportements délictueux pourraient être anticipés et enrayés avant même le début d’un commencement de passage à l’acte. A ceux qui en doutent, je conseille la lecture de Minority Report, une nouvelle de Philip K Dick écrite en 1956, ou le film éponyme de Stephen Spielberg qui s’en inspire. Y est  brossé le portrait d’une société ainsi mise sous contrôle. Cela ne fait pas vraiment envie.

Le recours à des technologies potentiellement invasives et intrusives ne peut se faire que dans un champ d’application extrêmement borné et circonstancié sur le plan juridique, ce qui n’est absolument pas le cas dans le dispositif proposé. Plus encore, le vide du texte sur la reconnaissance faciale laisse la voie libre à des ordonnances ultérieures qui permettraient l’usage décomplexé d’une telle technologie. « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme », recommandait Rabelais. Il serait dommage qu’au XXIème siècle, on déroge à un principe qui, depuis bientôt cinq siècles, a éclairé ce que notre société a produit de meilleur.

Mais je voterai aussi contre cette proposition de loi pour une autre raison : je suis député et, en tant que tel, je ne peux accepter les conditions dans lesquelles, sur un sujet aussi grave, s’est déroulé le travail parlementaire. Je laisserai de côté l’argumentation « sommaire » d’un collègue partisan du dispositif, me conseillant en pleine commission des lois, d’aller me faire « déniaiser ». La vulgarité du propos n’a d’égale que l’absence très « globale », effectivement, de considération manifestée à l’égard de la représentation nationale et de son rôle.

Pas d’étude d’impact, pas de saisine de la CNIL, pas d’avis du Conseil d’Etat portant sur l’ensemble du dispositif.  Une simple proposition de loi qui enfle, qui enfle, et devient peu à peu aussi grosse qu’un projet de loi, mélange des genres inadmissible. Pourtant l’idée d’un continuum de sécurité et d’une montée en compétence des polices municipales aurait pu être un beau projet. C’était d’ailleurs celui, strictement, de la proposition de loi initiale, et cela aurait dû s’en tenir à cela.

Elégance encore, dans le dépôt « en force » par le gouvernement de tant d’amendements importants, après la commission des lois, juste avant la séance, comme ceux sur l’article 22, heureusement retirés depuis, qui avaient été déposés sans en avoir prévenu le Conseil d’Etat,  pourtant sollicité en amont sur ce seul article. Elégance toujours, la tentative avortée d’habilitation à légiférer par ordonnance. On parle aussi d’un futur décret en Conseil d’Etat qui annihile le rôle du parlement…

Et comme si cela ne suffisait pas, le futur article 25 du projet de loi séparatisme opportunément dévoilé au tout dernier moment, est infiniment plus large et répressif que l’article 24 de la proposition de loi Sécurité globale et ce, sans que les parlementaires en aient été informés dans des délais suffisants pour leur permettre de déposer des amendements éclairés, une condition pourtant nécessaire pour la clarté et la sincérité des débats parlementaires, un principe constitutionnel, consacré en 2005, et présenté comme une garantie nécessaire pour assurer le respect des règles énoncées à l’article 6 de la Déclaration des droits de l’homme de 1789 (« La loi est l’expression de la volonté générale ») et au premier alinéa de l’article 3 de la Constitution (« La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants »).

Mais, alors, à quoi servent les parlementaires ?

La loi de sécurité globale : la protestation des bisounours

La loi de sécurité globale : la protestation des bisounours

 

Il est certes démocratique que puissent protester certains défenseurs des droits de l’homme contre le projet de loi sécurité globale qui protège les agents du service public et notamment les policiers. Pour autant, ces protestations paraissent ne pas tenir compte du contexte de terrorisme et d’insécurité qui caractérise le pays. Le ministre de l’intérieur a donc répondu de façon nette aux interrogations de ses bisous ne. Issus pour la plupart des rangs de la gauche irresponsable.

S’exprimant lors de la séance des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, le ministre de l’Intérieur a rejeté cet argument avec virulence.

“Est-ce que les journalistes pourront continuer à filmer ? La réponse est oui. Pourront-ils continuer à diffuser ? La réponse est oui. Est-ce qu’un citoyen pourra filmer une intervention de police ? La réponse est oui. Pourra-t-il le dénoncer au procureur de la République ? La réponse est oui.”

“Mais pourra-t-on désormais faire des appels au viol sur des policières, pourra-t-on faire des appels au meurtre sur des policiers? (…) Non, et tant mieux que l’article 24 soit adopté”, a martelé Gérald Darmanin en mentionnant l’exemple des “policiers de Magnanville qui ont été égorgés (en 2016, NDLR) devant leur enfant de six ans parce qu’on les a reconnus”.

Le vote final sur la proposition de loi doit avoir lieu mardi prochain.

En l’état actuel, LaRem, ainsi que LR et l’UDF vont voter pour, toute la gauche votera contre tandis que le Modem est divisé sur la question, en raison notamment des articles 21 et 24.

Amnesty International ainsi que les principaux syndicats de journalistes ont appelé à un rassemblement mardi après-midi derrière l’Assemblée nationale contre cette proposition de loi qu’ils jugent liberticide.

Idéologie: L’écologie : une pensée globale ?

Idéologie: L’écologie : une pensée globale ?

 

José Bové, Noël Mamère affirment sans nuance dans une contribution au Monde que l’écologie est une pensée globale susceptible d’inspirer et d’orienter toute la politique.ils suggèrent également que le mouvement des Verts s’engage seul dans la conquête du pouvoir en ignorant les formations obsolètes. Le succès de plusieurs écolos aux municipales semble monter à la tête ( notons quand même que le vainqueur des municipales est le parti républicain et que les socialistes ont bien maintenu leurs positions. Les écologistes arrivent loin derrière). Faire de l’écologie la référence idéologique centrale pour gérer la société constitue une sorte de réduction des champs de l’intérêt général. Par exemple quid de la démographie, de la sécurité, de l’éducation, de la culture. Bref la confirmation d’une vision réductrice. L’enjeu environnemental reste évidemment majeur mais il ne saurait être exclusif ni être géré de manière brutale.

 

La tribune :

L’écologie s’impose comme le meilleur outil d’analyse d’un monde abîmé, relèvent les deux figures du mouvement écologiste français, appelant leurs amis politiques à « se mettre en ordre de marche » en vue des prochains enjeux électoraux.

Face à l’urgence climatique et au délitement social et démocratique, les écologistes sont aujourd’hui devant une responsabilité historique : répondre à la demande d’une société mobilisée qui attend toujours la formalisation politique de ses exigences écologiques et sociales. C’est vers elle qu’ils doivent, d’abord, se tourner plutôt que de gaspiller leur énergie à des discussions sans fin avec des appareils politiques « condamnés » de toute façon à s’écologiser, ou avec des formations qui ont décidé de creuser seules leur sillon.

Après avoir été les partenaires obligés de la social-démocratie pour exister politiquement, les écologistes doivent prendre la tête d’un rassemblement en mesure de transformer la société sur la base des questions qu’ils posent pour apporter des solutions en commun.

Repenser la géopolitique

En effet, après un long hiver politique, les questions que pose l’écologie sont devenues centrales et majoritaires dans la société. Elles ne sont plus le privilège des « élites » instruites mais concernent toutes les catégories sociales, de façon transversale : les familles précaires victimes des effets de la malbouffe avec le diabète et l’obésité, les « gilets jaunes », condamnés à la relégation territoriale, les travailleurs précaires et les chômeurs à la santé dégradée faute de pouvoir se soigner, les jeunes marcheurs pour le climat…

Les questions que pose l’écologie – longtemps le chaînon manquant des grandes idéologies politiques – et les réponses qu’elle propose sont aujourd’hui le lien qui associe « mécaniquement » les problématiques sociales, sanitaires et environnementales, économiques et démocratiques.

Ce faisceau de questionnements redéfinit le périmètre de la justice, avec les notions d’écocide et de justice environnementale, promeut l’égalité des droits et l’écoféminisme, nous oblige à repenser la géopolitique ; il rompt avec l’idée cartésienne, toujours dominante, selon laquelle l’homme serait « maître et possesseur de la nature », alors qu’il n’en est qu’une composante, dont l’avenir sur cette terre dépend de son respect du monde vivant…

L’écologie est bien une pensée globale et une révolution dans notre conception du monde et dans notre manière d’habiter la Terre. Elle s’impose aujourd’hui comme le meilleur outil d’analyse d’un monde abîmé où le futur a cédé la place à l’incertain.

Politique: L’écologie : une pensée globale ?

 

Politique: L’écologie : une pensée globale ?

 

José Bové, Noël Mamère affirment sans nuance dans une contribution au Monde que l’écologie est une pensée globale susceptible d’inspirer et d’orienter toute la politique.ils suggèrent également que le mouvement des Verts s’engage seul dans la conquête du pouvoir en ignorant les formations obsolètes. Le succès de plusieurs écolos aux municipales semble monter à la tête ( notons quand même que le vainqueur des municipales est le parti républicain et que les socialistes ont bien maintenu leurs positions. Les écologistes arrivent loin derrière). Faire de l’écologie la référence idéologique centrale pour gérer la société constitue une sorte de réduction des champs de l’intérêt général. Par exemple quid de la démographie, de la sécurité, de l’éducation, de la culture. Bref la confirmation d’une vision réductrice. L’enjeu environnemental reste évidemment majeur mais il ne saurait être exclusif ni être géré de manière brutale.

 

La tribune :

L’écologie s’impose comme le meilleur outil d’analyse d’un monde abîmé, relèvent les deux figures du mouvement écologiste français, appelant leurs amis politiques à « se mettre en ordre de marche » en vue des prochains enjeux électoraux.

Face à l’urgence climatique et au délitement social et démocratique, les écologistes sont aujourd’hui devant une responsabilité historique : répondre à la demande d’une société mobilisée qui attend toujours la formalisation politique de ses exigences écologiques et sociales. C’est vers elle qu’ils doivent, d’abord, se tourner plutôt que de gaspiller leur énergie à des discussions sans fin avec des appareils politiques « condamnés » de toute façon à s’écologiser, ou avec des formations qui ont décidé de creuser seules leur sillon.

Après avoir été les partenaires obligés de la social-démocratie pour exister politiquement, les écologistes doivent prendre la tête d’un rassemblement en mesure de transformer la société sur la base des questions qu’ils posent pour apporter des solutions en commun.

Repenser la géopolitique

En effet, après un long hiver politique, les questions que pose l’écologie sont devenues centrales et majoritaires dans la société. Elles ne sont plus le privilège des « élites » instruites mais concernent toutes les catégories sociales, de façon transversale : les familles précaires victimes des effets de la malbouffe avec le diabète et l’obésité, les « gilets jaunes », condamnés à la relégation territoriale, les travailleurs précaires et les chômeurs à la santé dégradée faute de pouvoir se soigner, les jeunes marcheurs pour le climat…

Les questions que pose l’écologie – longtemps le chaînon manquant des grandes idéologies politiques – et les réponses qu’elle propose sont aujourd’hui le lien qui associe « mécaniquement » les problématiques sociales, sanitaires et environnementales, économiques et démocratiques.

Ce faisceau de questionnements redéfinit le périmètre de la justice, avec les notions d’écocide et de justice environnementale, promeut l’égalité des droits et l’écoféminisme, nous oblige à repenser la géopolitique ; il rompt avec l’idée cartésienne, toujours dominante, selon laquelle l’homme serait « maître et possesseur de la nature », alors qu’il n’en est qu’une composante, dont l’avenir sur cette terre dépend de son respect du monde vivant…

L’écologie est bien une pensée globale et une révolution dans notre conception du monde et dans notre manière d’habiter la Terre. Elle s’impose aujourd’hui comme le meilleur outil d’analyse d’un monde abîmé où le futur a cédé la place à l’incertain.

L’écologie : une pensée globale ?

L’écologie : une pensée globale ?

José Bové, Noël Mamère affirment sans nuance dans une contribution au Monde que l’écologie est une pensée globale susceptible d’inspirer et d’orienter toute la politique.ils suggèrent également que le mouvement des Verts s’engage seul dans la conquête du pouvoir en ignorant les formations obsolètes. Le succès de plusieurs écolos aux municipales semble monter à la tête ( notons quand même que le vainqueur des municipales est le parti républicain et que les socialistes ont bien maintenu leurs positions. Les écologistes arrivent loin derrière). Faire de l’écologie la référence idéologique centrale pour gérer la société constitue une sorte de réduction des champs de l’intérêt général. Par exemple quid de la démographie, de la sécurité, de l’éducation, de la culture. Bref la confirmation d’une vision réductrice. L’enjeu environnemental reste évidemment majeur mais il ne saurait être exclusif ni être géré de manière brutale.

 

La tribune :

L’écologie s’impose comme le meilleur outil d’analyse d’un monde abîmé, relèvent les deux figures du mouvement écologiste français, appelant leurs amis politiques à « se mettre en ordre de marche » en vue des prochains enjeux électoraux.

Face à l’urgence climatique et au délitement social et démocratique, les écologistes sont aujourd’hui devant une responsabilité historique : répondre à la demande d’une société mobilisée qui attend toujours la formalisation politique de ses exigences écologiques et sociales. C’est vers elle qu’ils doivent, d’abord, se tourner plutôt que de gaspiller leur énergie à des discussions sans fin avec des appareils politiques « condamnés » de toute façon à s’écologiser, ou avec des formations qui ont décidé de creuser seules leur sillon.

Après avoir été les partenaires obligés de la social-démocratie pour exister politiquement, les écologistes doivent prendre la tête d’un rassemblement en mesure de transformer la société sur la base des questions qu’ils posent pour apporter des solutions en commun.

Repenser la géopolitique

En effet, après un long hiver politique, les questions que pose l’écologie sont devenues centrales et majoritaires dans la société. Elles ne sont plus le privilège des « élites » instruites mais concernent toutes les catégories sociales, de façon transversale : les familles précaires victimes des effets de la malbouffe avec le diabète et l’obésité, les « gilets jaunes », condamnés à la relégation territoriale, les travailleurs précaires et les chômeurs à la santé dégradée faute de pouvoir se soigner, les jeunes marcheurs pour le climat…

Les questions que pose l’écologie – longtemps le chaînon manquant des grandes idéologies politiques – et les réponses qu’elle propose sont aujourd’hui le lien qui associe « mécaniquement » les problématiques sociales, sanitaires et environnementales, économiques et démocratiques.

Ce faisceau de questionnements redéfinit le périmètre de la justice, avec les notions d’écocide et de justice environnementale, promeut l’égalité des droits et l’écoféminisme, nous oblige à repenser la géopolitique ; il rompt avec l’idée cartésienne, toujours dominante, selon laquelle l’homme serait « maître et possesseur de la nature », alors qu’il n’en est qu’une composante, dont l’avenir sur cette terre dépend de son respect du monde vivant…

L’écologie est bien une pensée globale et une révolution dans notre conception du monde et dans notre manière d’habiter la Terre. Elle s’impose aujourd’hui comme le meilleur outil d’analyse d’un monde abîmé où le futur a cédé la place à l’incertain.

 

Croissance : Pas de reprise globale en 2021, ( FMI)

Croissance : Pas de reprise globale en 2021, ( FMI)

 

 

Kristalina Georgieva, directrice générale du Fonds monétaire international, vient de refroidir sérieusement l’enthousiasme des partisans d’une reprise économique rapide. En effet nombre d’experts et de responsables politiques ont annoncé qu’après la dépression de 2020 suivrait une reprise qui compenserait en 2021. La directrice du fonds monétaire international est beaucoup plus prudente et réaliste. Certes il y aura  sans doute reprise mais elle ne pourra être que progressive. Cela d’autant plus qu’on ne pourra éviter une vague de défaillances suivie d’une autre vague  de licenciement qui vont lourdement peser sur la demande globale dont celle des ménages. Au-delà des aspects quantitatifs, il y a aussi des dimensions qualitatives relatives par exemple à l’évolution de la nature et de la structure de la demande qui pourrait prendre en compte de nouveaux paramètres notamment environnementaux. Ajoutons à cela les perturbations liées aux conflits relatifs au commerce international.

 

La reprise de l’économie mondiale après le choc causé par l’épidémie de Covid-19 sera beaucoup plus longue que prévu, s’inquiète Kristalina Georgieva, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI). Le Fonds s’apprête à revoir à la baisse pour 2020 sa prévision d’une contraction de 3% du PIB mondial. Pour 2021, il est également pessimiste: la reprise sera partielle, elle ne devrait pas atteindre les +5,8% prévus jusqu’ici, a expliqué la patronne du Fonds, qui publiera ses nouvelles prévisions en juin.

Fiscalité : pas de réflexion globale sur le champ régalien et les moyens d’exécution

Fiscalité : pas de réflexion globale sur le champ régalien et les moyens d’exécution

 

Sur ce sujet, Macron pose un préalable qui limite évidemment la portée du débat. Il affirme clairement qu’il n’est pas question de revenir sur les décisions fiscales déjà prises. En clair qu’il ne reviendra pas notamment sur la question très controversée de l’impôt sur la fortune. Ensuite ce thème comme les autres est présenté de manière un peu simpliste. On pose notamment la question de savoir comment rendre la fiscalité plus juste plus efficace et comment la faire diminuer. Or deux questions centrales ne sont pas posées à savoir l’étendue du champ régalien et les manières de l’exercer. En clair qu’elles doivent être les missions de l’État et plus généralement des collectivités. Deuxièmement qui et comment assumer ses responsabilités. Comme souvent Macron tombe dans le piège et mélange tout : la nature du service public, les organismes qui l’assument et le statut des personnels comme si les fonctionnaires œuvraient tous au service public. En quoi par exemple ceux qui plantent des pâquerettes dans les massifs (de l’Etat ou des collectivités locales surtout), les services logistiques administratifs des hôpitaux ou d’autres administrations relèvent-ils vraiment du service public ? Macron oublie que nombre de services publics sont assurés par le privé (santé, transport, entretien voire gestion des infrastructures par exemple). Bref, une approche un peu simpliste, un peu confuse et qui évite d’aborder aussi les excès de la financiarisation qui échappent à l’impôt. Sur le social et ses dépenses c’est plus que sommaire. Extrait de la lettre officielle de Macron :

 

 

« Le premier sujet porte sur nos impôts, nos dépenses et l’action publique. L’impôt est au cœur de notre solidarité nationale. C’est lui qui finance nos services publics. Il vient rémunérer les professeurs, pompiers, policiers, militaires, magistrats, infirmières et tous les fonctionnaires qui œuvrent à votre service. Il permet de verser aux plus fragiles des prestations sociales mais aussi de financer certains grands projets d’avenir, notre recherche, notre culture, ou d’entretenir nos infrastructures. C’est aussi l’impôt qui permet de régler les intérêts de la dette très importante que notre pays a contractée au fil du temps.

Mais l’impôt, lorsqu’il est trop élevé, prive notre économie des ressources qui pourraient utilement s’investir dans les entreprises, créant ainsi de l’emploi et de la croissance. Et il prive les travailleurs du fruit de leurs efforts. Nous ne reviendrons pas sur les mesures que nous avons prises pour corriger cela afin d’encourager l’investissement et faire que le travail paie davantage. Elles viennent d’être votées et commencent à peine à livrer leurs effets. Le Parlement les évaluera de manière transparente et avec le recul indispensable. Nous devons en revanche nous interroger pour aller plus loin.

Comment pourrait-on rendre notre fiscalité plus juste et plus efficace? Quels impôts faut-il à vos yeux baisser en priorité?

Nous ne pouvons, quoi qu’il en soit, poursuivre les baisses d’impôt sans baisser le niveau global de notre dépense publique.

Quelles sont les économies qui vous semblent prioritaires à faire?

Faut-il supprimer certains services publics qui seraient dépassés ou trop chers par rapport à leur utilité? À l’inverse, voyez-vous des besoins nouveaux de services publics et comment les financer?

 

Notre modèle social est aussi mis en cause. Certains le jugent insuffisant, d’autres trop cher en raison des cotisations qu’ils paient. L’efficacité de la formation comme des services de l’emploi est souvent critiquée. Le gouvernement a commencé à y répondre, après de larges concertations, à travers une stratégie pour notre santé, pour lutter contre la pauvreté, et pour lutter contre le chômage.

 

Comment mieux organiser notre pacte social? « 

Migrations : une question globale (Macron)

Migrations : une question globale (Macron)

Macron en réponse au nouveau gouvernement italien qui veut bloquer toute immigration illégale réplique que la question est globale et qu’elle ne peut être réglée qu’au niveau de l’Europe. Reste que jusqu’à maintenant cette Europe a laissé l’Italie (et la Grèce) se dépatouiller seule de cette question qui a largemenet facilité la montée des populismes en Italie (et ailleurs). Finalement, la France qui bloque les immigrés notamment à Vintimille est mal placée pour donner des leçons de coopération sur la question migratoire. Le sempiternel discours de Macron sur le sujet n’est guère convaincant ; il reste très théorique  “Le sujet des grandes migrations ne se traitera que si ensemble nous nous engageons pour lutter d’abord contre ses causes, que si ensemble nous nous engageons pour lutter contre l’insécurité, le terrorisme et les trafics dans la bande sahélo-saharienne”, a réagi le chef de l’Etat français interrogé sur les déclarations italiennes. “Nous ne parviendrons à régler ce sujet qu’en œuvrant ensemble à la protection des frontières de l’Europe, au rapprochement de nos droits d’asile et de nos règles, et que dans la coopération au sein de l’UE et de l’espace Schengen”, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à l’Elysée. Le problème c’est que l’Italie est devenue la principale route des migrants économiques et demandeurs d’asile qui tentent de rejoindre l’UE, après la quasi-fermeture de la route de la Turquie et de la Grèce, par laquelle plus d’un million de personnes ont transité jusqu’en 2016. La Ligue estime que la grande majorité des migrants en Italie n’ont pas droit au statut de réfugié et que l’Italie n’a pas les moyens de les aider.




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