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Se renouveler en politique : comme la girouette ?

Se renouveler en politique : comme la girouette ?

 

 

Depuis l’avènement de la Ve République et l’élection du président de la République au suffrage universel, la vie politique française est façonnée par les élections présidentielles, qui doivent immanquablement marquer un changement, voire une rupture dans les programmes comme dans les pratiques politiques.Souvent aussi avec des retours en arrière et contradictions. Mais comme disait Edgar Faure pour s’excuser, » ce n’est pas la girouette qui tourne mais le vent ! »  Par Mathias Bernard, Historien, Université Clermont Auvergne (UCA)

En 2007, Nicolas Sarkozy s’est fait élire sur une promesse de « rupture ». En 2012, François Hollande a fait de même en faisant son slogan d’une promesse : « Le changement, c’est maintenant ! » Quant à Emmanuel Macron, en 2017, il annonçait l’avènement d’un « nouveau monde ». Les résultats de la séquence électorale de 2022, marqués par une forte abstention et la progression des forces d’opposition, rendent nécessaire une transformation profonde.

En cette rentrée politique, perdants comme gagnants sont confrontés à cette question : comment se réinventer en politique sans se trahir ?

Cette question, plusieurs personnalités qui ont accédé à la présidence de la République se la sont posée, parfois à plusieurs reprises, au cours de parcours marqués par des évolutions personnelles qui sont autant de jalons vers la conquête puis la préservation du pouvoir. François Mitterrand a ainsi endossé trois rôles successifs.

Entre 1959 et 1965, l’ancien jeune ministre ambitieux de la IVe République parvient à faire oublier ses liens avec le régime de Vichy, volontiers stigmatisé pour apparaître comme le principal opposant à De Gaulle, regroupant derrière lui une grande partie de ceux qui se réclament de la gauche démocratique et sociale. À partir de 1971, il prend le contrôle du Parti socialiste et devient socialiste – sans cacher qu’il s’agit là d’une forte évolution personnelle. En 1969, dans Ma part de vérité, il avait fait cette confidence :

« Je ne suis pas né à gauche, encore moins socialiste. Il faudra beaucoup d’indulgence aux docteurs de la loi marxiste, dont ce n’est pas le pêché mignon, pour me le pardonner. J’aggraverai mon cas en confessant que je n’ai, par la suite, montré aucune précocité. »

Pourtant, tout au long de ces années 1970 qui préparent son accès à l’Élysée, il se fait le chantre éloquent d’un socialisme d’inspiration marxiste, dans la continuité d’un Jaurès et d’un Blum et dans la foulée de sa première déclaration comme premier secrétaire du PS, le 13 juin 1971 :

« Celui qui n’accepte pas la rupture ne peut pas être adhérent du Parti socialiste. »

Une fois parvenu au pouvoir, Mitterrand doit peu à peu faire accepter et incarner lui-même l’adaptation de ce socialisme à l’économie de marché et à ses contraintes. Il ne s’agit pas d’abjurer le socialisme – lors de la présidentielle de 1988, il continue de se dire « socialiste » -, mais plutôt d’en inventer une version moderne, libérale, européenne. Cette transformation, qui vise à inscrire un gouvernement de gauche dans la durée et à faciliter sa réélection, concerne non seulement le fond, mais aussi la forme du discours du Président.

Le 28 avril 1985, il fait sensation lorsqu’il se présente en président « cablé » (et non plus seulement « branché ») lors d’une interview télévisée avec Yves Mourousi, délibérément placée à la frontière de l’information et du divertissement ; – ce qui était alors une véritable première.

Dans une carrière politique nationale s’étendant sur une cinquantaine d’années, les changements de position de François Mitterrand ne furent pas très nombreux. Ils ont pourtant contribué à remettre en cause la sincérité des engagements d’un homme souvent décrit comme « ambigü » - ou – pour reprendre les termes d’un de ses biographes, Michel Winock – comme une « personnalité ondoyante » et un « maître de l’équivoque ».

Que dire alors de ses deux successeurs ? Jacques Chirac a été comparé à l’acteur italien Leopoldo Frégoli par plusieurs contemporains, notamment le socialiste Jean-Louis Bianco ou encore le journaliste Jean-Marie Colombani, en raison de ses positions successives et contradictoires.

Il a tour à tour défendu un gaullisme conservateur aux côtés de son mentor Georges Pompidou, puis le « travaillisme à la française » pour se démarquer de Valéry Giscard d’Estaing, contre lequel il lance également, en 1979, « l’appel de Cochin » dénonçant la dilution de la nation française au sein de l’Europe. Après 1981, soucieux de rassembler les droites, il s’est converti à la construction européenne et s’est fait le chantre d’un néo-libéralisme inspiré des modèles américain et britannique avant de stigmatiser la « fracture sociale », dans une ultime métamorphose sociale qui lui permet d’être élu en 1995.

Son successeur, Nicolas Sarkozy, ne cherche pas à relativiser les évolutions de son positionnement et de ses discours.

Au contraire, il les assume et les met en scène – car il a bien pris conscience que les électeurs français de ce début du XXIe siècle recherchent le changement et sanctionnent systématiquement ceux qui s’inscrivent dans une continuité. Lors des présidentielles victorieuses de 2007, il fait campagne sur « la rupture », alors même qu’il a occupé des postes-clefs (ministre de l’Intérieur puis ministre de l’Économie) dans le quinquennat qui s’achève.

Lors du grand discours tenu porte de Versailles en janvier 2007 qui marque le début de sa campagne, il insiste longuement sur le fait qu’il a changé, au plan politique comme au plan personnel.

« J’ai changé parce qu’une élection présidentielle est une épreuve de vérité auquel nul ne peut se soustraire [...]. J’ai changé parce que les épreuves de la vie m’ont changé. »

Candidat à sa réélection cinq ans plus tard, il tente d’exploiter le même ressort, en affirmant « J’ai appris » et en assurant les électeurs qu’il a tiré les leçons de l’exercice du pouvoir présidentiel et qu’il changera sa manière d’incarner la fonction. Et lorsqu’après son retrait consécutif à son échec en 2012 il effectue un retour sur la scène politique, il cherche une nouvelle à se réinventer, en affirmant qu’avec l’âge il a trouvé la « sagesse » et le « recul » qui lui faisaient naguère défaut.

Se réinventer en politique, ce n’est pas simplement infléchir son discours. Cela passe aussi par des actes forts, notamment par des ruptures. Ainsi, en août 1976 Jacques Chirac démissionne avec fracas de son poste de premier ministre sous Valéry Giscard d’Estaing pour lancer la famille gaulliste à la conquête du pouvoir, autour d’un nouveau parti (le RPR), d’une nouvelle base militante, d’un nouveau programme.

En novembre 2008 Jean-Luc Mélenchon quitte le Parti socialiste dont il animait l’aile gauche depuis une vingtaine d’années. Mélenchon ne présente pas cette rupture comme une transformation de son positionnement, mais au contraire comme une marque de fidélité à ses engagements, désormais incompatible avec un Parti socialiste en proie à une « dérive libérale ». Mais par cet acte, il contribue à proposer une nouvelle offre politique qui, au cours des quinze années suivantes, joue un rôle croissant au sein de la gauche puis de la vie politique française.

Les ralliements constituent une autre forme de réinvention de la position politique d’une personnalité. En apportant en février 2017 son soutien à Emmanuel Macron, François Bayrou met fin à quinze ans d’isolement de la famille politique centriste et commence à ancrer le futur président vers le centre droit.

En octobre 1974, Michel Rocard, accompagné de nombreux cadres et militants du Parti socialiste unifié (PSU), rejoint le PS à l’occasion des Assises du socialisme. Il quitte alors la position marginale qui était la sienne dans le champ politique, en tant que principal dirigeant d’un parti identifié à l’extrême gauche, pour devenir au sein du PS le porte-drapeau d’une « deuxième gauche », décentralisatrice et modernisatrice, et disputer le leadership de François Mitterrand. Non seulement cet acte politique majeur transforme Michel Rocard en potentiel candidat à la présidence de la République, mais il constitue un jalon essentiel dans l’évolution du socialisme français.

Se réinventer en politique n’est pas l’apanage des individus et peut aussi caractériser une démarche collective, qui s’est longtemps exprimée par la création d’un parti politique. Au cours des quarante dernières années toutefois, une seule force politique nouvelle est apparue et s’est cristallisée en parti politique avec la ferme volonté de transformer les pratiques politiques et partisanes et de faire émerger de nouvelles thématiques (l’écologie, la démocratie participative) : il s’agit des écologistes qui, en 1984, créent les Verts qui, au cours de leur histoire et de leurs différentes évolutions stratégiques et partisanes, éprouveront des difficultés à respecter pleinement cette promesse de renouvellement.

Le paysage politique français de la Ve République est donc davantage marqué par l’évolution des forces politiques existantes que par l’émergence de nouvelles organisations. Ces évolutions internes se traduisent souvent par des changements de nom, comme pour manifester ce désir de se réinventer. Ces changements furent particulièrement nombreux entre 2002 et 2015, notamment à droite, comme pour manifester la fin d’une génération marquée par la rivalité entre Chirac et Giscard : l’UMP, LR, le MoDem, l’UDI sont ainsi apparus, sans forcément changer radicalement l’identité de leur famille politique.

La seule évolution significative concerne le Front national, devenu Rassemblement national en 2018 : le changement de nom s’inscrit dans la stratégie de « dédiabolisation » adoptée par Marine Le Pen. Celle qui est parvenue à la tête du FN en 2011 cherche avant tout à normaliser et à légitimer une force politique qui a peu changé sur le fond mais qui s’engage dans une logique de conquête de pouvoir, après le cuisant échec du second tour de la présidentielle de 2017.

La présidentielle de 2017 souligne d’ailleurs les limites des dynamiques de renouvellement, qui semblaient bénéficier pourtant d’un contexte favorable : un jeune président qui s’engage à rompre avec « l’ancien monde » et à réformer la société française en brisant les conservatismes ; une majorité parlementaire constituée autour d’une nouvelle organisation et de députés fraîchement élus et souvent issus de la société civile ; une volonté de renouveler la pratique du pouvoir présidentiel et à impliquer davantage les citoyens dans le débat public… Sur ces différents points, le bilan de la première présidence Macron a été mitigé, ce qui explique en grande partie les résultats en demi-teinte du printemps 2022.

Cette incapacité structurelle à réinventer la politique est liée aussi bien au conservatisme des élites dirigeantes qu’aux contraintes liées aux institutions de la Ve République. Il nourrit en grande partie le désenchantement démocratique qui saisit les citoyens français en ce début de XXIe siècle.

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Par Mathias Bernard, Historien, Université Clermont Auvergne (UCA)

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

Olivier Dussopt, dit la girouette, veut abandonner la social-démocratie !

 

 

Olivier Dussopt, dit la girouette pour être passé en 24 heures de député socialiste à député  macroniste en 2017  propose évidemment  d’abandonner le socialisme et maintenant aussi la social-démocratie. Tout cela pour adhérer au vague « progressisme » de Macron et sans doute un jour pour rejoindre encore plus clairement la droite. Bref, la descente aux enfers pour cette opportuniste représentatif d’anciens responsables du parti socialiste dont le vrai projet politique est le carriérisme. Une tribune en outre d’une grande pauvreté intellectuelle et idéologique. Une tribune qui confond réflexion idéologique et propagande. 

 

TRIBUNE – Dans une tribune au JDD, Olivier Dussopt, ministre du Travail, du Plein emploi et de l’Insertion, président de Territoires et progrès, appelle à « tourner la page » de la social-démocratie pour aller vers le « progressisme ». 

 tribune :

« La recomposition politique de notre pays n’est pas achevée. Après l’onde de choc salutaire provoquée par l’élection d’Emmanuel Macron en 2017, la tectonique des plaques continue de jouer. Mais cette recomposition ne servirait à rien si, au final, elle n’apportait pas une clarification nette. Elle est indispensable à un retour d’intérêt de nos concitoyens pour la vie démocratique. Ils s’en sont massivement éloignés, car trop souvent elle ne leur dit plus rien.

Le camp de ce que l’on nomme rapidement la gauche sociale-démocrate a en matière de clarification un immense travail à mener ; il a toujours été repoussé car c’est tellement plus confortable de vivre sur la rente des vieilles indignations, tellement plus simple – nous venons d’en avoir une illustration éclatante avec l’arrimage à la Nupes – de bâtir des alliances simplement défensives, pour préserver un pré carré, plutôt que d’agir et inventer un avenir meilleur.

L’entêtement à faire du neuf avec de l’ancien est devenu aujourd’hui peine perdue

Pour faire illusion, on n’a cessé d’appeler à « refonder », toujours en bougeant mollement les pièces de la structure, mais sans s’interroger jamais sur les fondations. L’entêtement à faire du neuf avec de l’ancien est devenu aujourd’hui peine perdue. On ne rebâtira pas la social-démocratie ! Pour la simple et bonne raison que les glissements paresseux vers l’extrême gauche, dans un mouvement contre-historique, ont enlevé son sens au mot : il n’a plus de signification et n’indique plus de direction. Il ne fédère plus, et n’est plus porteur d’espoir. La lucidité oblige également à constater qu’il est devenu has been pour les plus jeunes générations.

Alors, fini de se réfugier derrière un conservatisme culturel, un manque d’imagination et de création ! Nous devons proposer autre chose. Clarifier. Je suis de celles et ceux qui pensent qu’il faut tourner une page et se revendiquer pleinement du progressisme. Il y a urgence à parler de progrès pour parler au cœur, car parler de progrès, c’est la manière de parler de demain.

Et avançons dans la clarification. Ce progressisme est par essence pro­européen. Il croit dans l’éducation et la formation tout au long de la vie pour donner sa chance à chacun. Il a confiance en la science. Il a entériné, sans aucun retour possible, les évolutions sociétales, et ne cesse d’en revendiquer de nouvelles. Il croit à l’économie de marché, à la défense et à la promotion du travail. Tout autant qu’il croit à la solidarité, à l’initiative individuelle, au secteur privé et à la puissance publique. Surtout, il est enthousiaste et déterminé face aux immenses transformations technologiques, industrielles, en matière d’infrastructures et d’aménagement de notre territoire que nous allons devoir accomplir en un temps record pour la planète. Il sait aussi, depuis Auguste Comte, que le progrès ne peut se faire sans ordre. En France, cet ordre s’appelle l’ordre républicain.

Le progrès est social, sociétal et scientifique, industriel et humain, éducatif et environnemental. Il met toute la société en mouvement, jamais à marche forcée, mais dans le dialogue, la concertation, l’écoute ; une méthode qui, sous la conduite du président de la République, accompagnera l’évolution de notre système de retraite par répartition. Une évolution qui doit permettre des progrès nouveaux tels que la hausse des petites retraites à 1 100 euros, aussi importante pour la justice sociale que le fut l’instauration du smic. Cette méthode s’appliquera aussi pour la poursuite de l’ambitieuse réforme de la formation professionnelle, engagée depuis 2018, afin de donner à toutes et tous les meilleures opportunités d’accès au marché du travail. C’est aussi cela qui mènera au plein emploi.

Présidentielle : une non- campagne et un président girouette

Présidentielle : une non- campagne et un président girouette

 

Cette « non-campagne » présidentielle, totalement éclipsée par la crise ukrainienne, est le point d’orgue d’une dépolitisation à l’œuvre depuis cinq ans. Si ce contexte sert le président sortant, il vient fragiliser encore une démocratie épuisée, explique dans sa chronique Solenn de Royer, journaliste au « Monde ».

 

Chronique. Avec la déclaration de candidature d’Emmanuel Macron, par une lettre aux Français agrémentée d’une vidéo postée sur les réseaux sociaux, la campagne peut enfin démarrer. Et, pourtant, elle semble terminée avant même d’avoir commencé. Déjà largement éclipsée par la crise sanitaire, celle-ci est désormais écrasée par la guerre en Ukraine et ses répercussions en Europe. L’arrivée d’Emmanuel Macron sur la scène électorale paraît n’y rien changer.

 

Alors que l’actualité est scandée par les nouvelles de l’Est et les échanges entre Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky ou Vladimir Poutine, les autres candidats se voient relégués au second plan, en grande difficulté pour développer leurs projets. Ce contexte, dont il n’est pas responsable, sert le sortant naturellement – il jouit de sa stature de « président protecteur », garant de la stabilité – mais aussi ontologiquement, tant le locataire de l’Elysée a démontré depuis cinq ans une capacité à se couler dans le flux des événements, à jouer avec eux, pour en tirer profit in fine.

 

Ici, comme avant, il a recours à tous les registres en même temps pour conforter sa première place dans les sondages. Après une déclaration solennelle de « chef de guerre » mercredi, consacrée à l’Ukraine, et une candidature tout en sobriété (lettre aux Français), il a pris le temps de « faire l’acteur » et d’enregistrer le premier volet d’une websérie mettant en scène « le candidat », à destination des réseaux sociaux. Grimpant un escalier à grandes enjambées déterminées, flanqué de son chien Nemo, le président-candidat s’installe dans le salon d’angle de l’Elysée, avant d’évoquer – regard perdu dans le lointain et intermèdes musicaux –, ses motivations pour un second mandat. L’exercice a suscité l’agacement d’une poignée d’élus de la majorité, qui s’interrogent – en privé – sur la pertinence – la futilité ? – d’un tel procédé, alors que l’heure est à la gravité.

Mais le chef de l’Etat, rompu aux changements de rôles, de masques et de costumes, s’est toujours plu à mixer les registres, passant simultanément de celui de la solennité à celui de l’entertainment (divertissement), alimentant avec allant une « netflixication » de la vie politique. Même contre-pied sur le fond : après avoir plaidé pour la « déconstruction » de notre histoire, et assuré en 2017 qu’il n’y avait pas de culture française, le voilà – dans sa lettre – en chantre de l’identité française et de l’enracinement.

Une fois de plus, M. Macron montre qu’il est une incarnation de l’homme « liquide » – selon la formule du sociologue Zygmunt Bauman, auteur du Présent liquide (Seuil, 2007), pour qui la quête de sens et de repères stables a laissé la place à l’obsession du changement et de la flexibilité. « L’homme politique traditionnel est tenu de s’inscrire dans la continuité, la fidélité à des engagements – à défaut, il doit rendre des comptes –, tandis que l’homme politique néolibéral, dont Macron est l’un des visages, n’hésite pas à se contredire, jouer des rôles successifs en fonction de ses intérêts, de l’auditoire et du moment », analyse Christian Salmon, auteur de La Tyrannie des bouffons (LLL, 2020). L’essayiste observe que ce procédé « fonctionne malgré toutes les contradictions », parce qu’il « représente l’époque », en affinité avec les réseaux sociaux et les chaînes info.

Energie-Nucléaire : la girouette Macron !

Energie-Nucléaire : la girouette Macron !

La chronique de Philippe Mabille dans la « Tribune »

Moins de deux ans après avoir fermé la centrale de Fessenheim en Alsace (qui marchait très bien), « Atomic Manu » a opéré, à deux mois du premier tour de la présidentielle, un virage à 360 degrés et relancé, à Belfort, en présence de Jean-Pierre Chevènement, un maxi-plan de construction de nouveaux réacteurs nucléaires.

Retour vers le futur: près d’un demi-siècle après le plan Messmer (pour les « non-Boomers », ce Messmer est aussi connu pour avoir inauguré le périphérique parisien en tant que Premier ministre d’un président Pompidou qui disait: « Les Français aiment la bagnole »), l’actuel président Emmanuel Macron fait le choix « culotté » -se vante-t-on à l’Élysée- de planter du nucléaire partout où ce sera possible. Pour citer une autre figure politique du 20e siècle, Edgar Faure, « ce n’est pas la girouette qui tourne, c’est le vent »

Avec cette décision majeure, qui succède au compromis européen sur la taxonomie verte qui classe le nucléaire (comme le gaz) parmi les énergies dites « de transition », Macron referme la parenthèse Hollande qui avait signé en 2012 un compromis bancal avec les Verts en promettant de réduire à 50% de la production totale, la part du nucléaire dans le mix énergétique français. Si Macron est réélu en avril, non seulement  la France va construire 14 EPR de plus, mais elle renoncera à la fermeture des centrales existantes en prolongeant leur durée de vie. Et elle relancera la recherche sur les mini-réacteurs modulables (SMR), un enjeu pour les années 2030… Bref, on n’a pas fini de consommer de l’atome et de maintenir nos soldats au Sahel (pour sécuriser notre approvisionnement en uranium)… Le tout se passe presque sans aucun débat : le Vert Yannick Jadot a beau dénoncer un état « d’ébriété énergétique », les Français ont bien compris qu’ils n’ont pas vraiment le choix s’ils veulent continuer à disposer d’une électricité abondante à un prix abordable. Votre Tribune a suivi de très près cette semaine atomique. Retrouvez la chronique de ce « quoi qu’il en coûte » énergétique dans notre grand dossier : 

 

Droit dans ses bottes, Emmanuel Macron assume : « Aujourd’hui, la France fait un choix. Celui du progrès, du climat, de l’emploi, du pouvoir d’achat. Celui de son indépendance. » Mais il reste pourtant encore beaucoup de zones d’ombre : combien et quand, par exemple, car le financement du plan Macron n’est pas clair comme de l’eau de roche, fut-elle radio-active…

Nucléaire : la girouette Macron !

Nucléaire : la girouette Macron !

La chronique de Philippe Mabille dans la « Tribune »

Moins de deux ans après avoir fermé la centrale de Fessenheim en Alsace (qui marchait très bien), « Atomic Manu » a opéré, à deux mois du premier tour de la présidentielle, un virage à 360 degrés et relancé, à Belfort, en présence de Jean-Pierre Chevènement, un maxi-plan de construction de nouveaux réacteurs nucléaires.

Retour vers le futur: près d’un demi-siècle après le plan Messmer (pour les « non-Boomers », ce Messmer est aussi connu pour avoir inauguré le périphérique parisien en tant que Premier ministre d’un président Pompidou qui disait: « Les Français aiment la bagnole »), l’actuel président Emmanuel Macron fait le choix « culotté » -se vante-t-on à l’Élysée- de planter du nucléaire partout où ce sera possible. Pour citer une autre figure politique du 20e siècle, Edgar Faure, « ce n’est pas la girouette qui tourne, c’est le vent »

Avec cette décision majeure, qui succède au compromis européen sur la taxonomie verte qui classe le nucléaire (comme le gaz) parmi les énergies dites « de transition », Macron referme la parenthèse Hollande qui avait signé en 2012 un compromis bancal avec les Verts en promettant de réduire à 50% de la production totale, la part du nucléaire dans le mix énergétique français. Si Macron est réélu en avril, non seulement  la France va construire 14 EPR de plus, mais elle renoncera à la fermeture des centrales existantes en prolongeant leur durée de vie. Et elle relancera la recherche sur les mini-réacteurs modulables (SMR), un enjeu pour les années 2030… Bref, on n’a pas fini de consommer de l’atome et de maintenir nos soldats au Sahel (pour sécuriser notre approvisionnement en uranium)… Le tout se passe presque sans aucun débat : le Vert Yannick Jadot a beau dénoncer un état « d’ébriété énergétique », les Français ont bien compris qu’ils n’ont pas vraiment le choix s’ils veulent continuer à disposer d’une électricité abondante à un prix abordable. Votre Tribune a suivi de très près cette semaine atomique. Retrouvez la chronique de ce « quoi qu’il en coûte » énergétique dans notre grand dossier : 

 

Droit dans ses bottes, Emmanuel Macron assume : « Aujourd’hui, la France fait un choix. Celui du progrès, du climat, de l’emploi, du pouvoir d’achat. Celui de son indépendance. » Mais il reste pourtant encore beaucoup de zones d’ombre : combien et quand, par exemple, car le financement du plan Macron n’est pas clair comme de l’eau de roche, fut-elle radio-active…

Olivier Dussopt, dit la girouette, s’auto intronise à la tête de la gauche macronienne

 Olivier Dussopt, dit la girouette, s’auto intronise à la tête de la gauche macronienne

 

 

Olivier Dussopt , secrétaire d’État au budget qui présente la particularité de s’être présenté aux législatives en 2017 sur une liste du parti socialiste et qui a changé de camp le lendemain de son élection pour rejoindre Macron s’est auto intronisé pour prendre la tête de « territoire de progrès » qui regroupe les anciens socialistes favorables à Macron  Gilles Savary, lui aussi membre de ce courant, dénonce la stratégie du secrétaire d’État au budget

 

Territoires de progrès tiendra son congrès les 9 et 10 octobre. Quelle direction doit prendre votre parti ?

GILLES SAVARY.- J’ai déposé un texte d’orientation qui défend l’indépendance politique de Territoires de progrès. Depuis notre création, pour éviter une crise au sein du groupe parlementaire, nous avons accepté la double appartenance avec La République en marche. Cette double appartenance s’est avérée très confuse aux élections régionales. Je pense que nous devons revenir à notre identité politique assumée. Dans la loyauté à Emmanuel Macron, en participant à des collectifs de campagne. Nous n’avons pas de difficulté avec le dépassement macroniste mais nous l’entendons plutôt comme en Allemagne avec des coalitions de gouvernement. À ma grande surprise, Olivier Dussopt a présenté un autre texte. Il juge que ma proposition est du fractionnisme.

 

Olivier Dussopt n’est peut-être pas un expert exceptionnel en matière de gestion budgétaire mais au moins il sait gérer sa carrière !

Olivier Véran dit la girouette :  » Le couvre-feu n’est pas suffisant « !

Olivier Véran dit la girouette :  » Le couvre-feu n’est pas suffisant « !

En voilà un qui connaît la musique (il est effectivement musicien aussi. ) pour délivrer toujours la même mélodie mais avec des paroles différentes. Un champion également de la sémantique qui vient d’inventer le concept de primo injection tout simplement pour masquer le scandale du manque de vaccins.

 

Maintenant il découvre subitement que le couvre-feu n’est pas suffisant. Mais il a trouvé la combine, c’est la faute aux variants ! Hier, il vantait les mérites du couvre-feu, aujourd’hui il l’enfonce toujours avec la même sincérité, celle du politique qui comme la girouette tourne. Mais comme disait Edgar Fuare  ce n’est pas la girouette qui tourne c’est le vent !.

 

Ce ministre de la santé fera une grande carrière politique car il est capable de tout, de bavarder sans limite, de tout dire et le contraire avec la même conviction. Médecin ,il sait soigner les âmes politiques avec simplement de la pommade, un jour socialiste, le lendemain macroniste, après-demain républicain ? C’est aussi à cause de ces girouettes que le parti socialiste est mort et que sans doute le macronisme disparaîtra de la même façon.

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Néonicotinoïdes : la ministre écolo, Pompili, la girouette

Néonicotinoïdes : la ministre écolo, Pompili, la girouette

 

 

Le ministère de l’écologie ne sert à peu près à rien, ce n’est pas une grande découverte. La plupart des ministres n’ont jamais pu impulser la moindre politique environnementale un peu cohérente qui permette notamment de préserver l’environnement tout en assurant la transition pour ne pas casser l’économie. Du coup, le ministère est condamné à faire la girouette en prenant des mesures précipitées quitte à revenir dessus compte tenu de leur incohérence. C’est le cas avec cette décision de revenir sur l’interdiction  des néonicotinoïdes .

La filière sucrière alerte depuis quelques semaines le gouvernement sur les pucerons verts qui envahissent leurs plantations. Ces insectes piqueurs-suceurs sont vecteurs de la jaunisse, un virus qui s’attaque aux betteraves. Elle entraîne une perte de rendements allant de 30% à 50%. Un communiqué du ministère de l’agriculture publié jeudi 6 août qualifie cette crise de la jaunisse d’« inédite ». Elle  »fragilise l’ensemble du secteur sucrier et crée le risque d’un abandon massif de la betterave en 2021″.

 

Le communiqué souligne que cette crise serait due à l’interdiction des néonicotinoïdes en 2018, puisque les alternatives utilisées contre les pucerons « se sont révélées inefficaces ». Selon le syndicat CGB, affilié à la FNSEA, la France va ainsi produire « 600 000 à 800 000 tonnes de sucre » en moins cette année.

Pour ne pas perdre la place de premier producteur européen de sucre et soutenir la filière, le gouvernement fait volte-face. Dès 2021, il veut à nouveau autoriser les agriculteurs à utiliser, sous « conditions strictes », des semences de betteraves enrobées de néonicotinoïdes. Le ministère de l’Agriculture souhaite obtenir cet automne une « modification législative » permettant de déroger à l’interdiction de 2018 jusqu’en 2023 au plus tard. Il sera interdit de pulvériser les pesticides dans l’air, ni de planter sur la même parcelle des cultures susceptibles d’attirer les pollinisateurs pour ne pas les exposer « aux résidus éventuels ».

 

. Les néonicotinoïdes regroupent sept molécules dérivées de la nicotine. Ils sont utilisés pour débarrasser les cultures des insectes ou de leurs larves, particulièrement des pucerons et des chenilles.

La persistance du produit dans la terre fragilise l’écosystème, selon une étude menée par Greenpeace  en touchant les insectes comme les papillons et les fourmis, mais aussi les invertébrés, comme les vers de terre, et jusqu’à la faune des cours d’eau, notamment les batraciens.

 

Interrogé par France 3 Hauts-de-France, Dominique Fiévez, qui cultive des betteraves dans la Somme, assure que « les pollinisateurs comme les abeilles ne viennent pratiquement pas sur les betteraves, car les betteraves ne développent pas de fleurs. » Selon lui, l’interdiction des néonicotinoïdes pour ces plantations  »n’avait pas de sens ! Mieux vaut enrober les semences avec cet insecticide, que de pulvériser un aérosol ensuite.«

Pourtant, du côté des associations de défense de l’environnement et des apiculteurs, le retour aux néonicotinoïdes est une immense déception. L’ancienne ministre de l’Environnement et avocate Corinne Lepage dénonce  »une faute sanitaire et politique ».

Betteraves et néonicotinoïdes : Pompili, la girouette !

Betteraves et néonicotinoïdes : Pompili, la girouette !

Il n’y a pas si longtemps Barbara Pompéi déclarait:

« Pourquoi c’était très important d’avoir cette date butoir couperet ( de 2020)? C’est parce que si on commence à dire: ‘on interdit là où il y a des alternatives mais on fait des dérogations et on les laisse courir dans le temps’, on sait très bien que ça, c’est la porte ouverte au fait qu’il y ait certains néonicotinoïdes qui ne soient jamais interdits. (…) Moi ce que je veux, c’est que cette loi à la fin porte cette interdiction et la porte pour qu’elle soit appliquée », expliquait à l’Assemblée nationale celle qui était alors secrétaire d’Etat chargée de la Biodiversité. Mais c’était à l’occasion du vote de la loi des néonicotinoïdes en 2016. Depuis elle est devenue ministre est maintenant dramatise la suppression des molécules en cause sur la production de betteraves

La ministre de la Transition écologique a en effet défendu ce mercredi la décision de réautoriser un insecticide interdit pour sauver les cultures du virus de la jaunisse.

Réautoriser un insecticide interdit pour préserver la betterave à sucre, menacée par le virus de la jaunisse, a été «une décision difficile à prendre», mais à défaut de solution d’ici six mois, «il n’y aura plus de filière sucrière en France», a averti mercredi la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili. «La loi n’est pas encore passée, je suis très attentive à toute proposition pour qu’on puisse éviter cela», a assuré la ministre devant la presse à Biarritz (Pyrénées-Atlantiques), lors d’une visite dédiée au lancement d’une charte nationale pour les plages sans déchets plastiques. «Malheureusement, aujourd’hui on ne peut pas, si on veut garder une filière sucrière en France, agir de manière durable en si peu de temps», a-t-elle souligné. «Des semis vont être faits dans six mois, si on n’a pas trouvé de solution, ils ne se feront pas et donc il n’y aura pas de betteraves et il n’y aura plus de filière sucrière en France».

. «Les solutions pour qu’on n’ait plus à utiliser de néonicotinoïdes commencent à apparaître, mais ce sont des solutions qui prennent du temps», selon Barbara Pompili. Elle a dit «regretter amèrement» qu’«il n’y ait pas eu assez de mesures claires» pour appliquer la loi bioversité de 2016 interdisant les néonicotinoïdes, qui s’attaquent au système nerveux des insectes, dont les abeilles.

«Comme il n’y a pas eu assez de recherches, assez d’alternatives, aujourd’hui on est dans le mur», a-t-elle expliqué. «Moi je veux bien qu’on dise: ‘on ferme les sucreries de France, pourquoi pas’ ? Le choix qui a été fait, c’est de les garder ces sucreries. Pour qu’on ait des betteraves, il faut qu’on en plante». On peut évidemment discuter des arguments pour et des arguments contre mais il faut surtout observer que Barbara Pompili joue aujourd’hui le rôle de la girouette du gouvernement.

Néonicotinoïdes : la ministre écolo condamnée à faire la girouette

Néonicotinoïdes : la ministre écolo condamnée à faire la girouette

 

 

Le ministère de l’écologie ne sert à peu près à rien, ce n’est pas une grande découverte. La plupart des ministres n’ont jamais pu impulser la moindre politique environnementale un peu cohérente qui permette notamment de préserver l’environnement tout en assurant la transition pour ne pas casser l’économie. Du coup, le ministère est condamné à faire la girouette en prenant des mesures précipitées quitte à revenir dessus compte tenu de leur incohérence. C’est le cas avec cette décision de revenir sur l’interdiction  des néonicotinoïdes .

La filière sucrière alerte depuis quelques semaines le gouvernement sur les pucerons verts qui envahissent leurs plantations. Ces insectes piqueurs-suceurs sont vecteurs de la jaunisse, un virus qui s’attaque aux betteraves. Elle entraîne une perte de rendements allant de 30% à 50%. Un communiqué du ministère de l’agriculture publié jeudi 6 août qualifie cette crise de la jaunisse d’« inédite ». Elle  »fragilise l’ensemble du secteur sucrier et crée le risque d’un abandon massif de la betterave en 2021″.

 

Le communiqué souligne que cette crise serait due à l’interdiction des néonicotinoïdes en 2018, puisque les alternatives utilisées contre les pucerons « se sont révélées inefficaces ». Selon le syndicat CGB, affilié à la FNSEA, la France va ainsi produire « 600 000 à 800 000 tonnes de sucre » en moins cette année.

Pour ne pas perdre la place de premier producteur européen de sucre et soutenir la filière, le gouvernement fait volte-face. Dès 2021, il veut à nouveau autoriser les agriculteurs à utiliser, sous « conditions strictes », des semences de betteraves enrobées de néonicotinoïdes. Le ministère de l’Agriculture souhaite obtenir cet automne une « modification législative » permettant de déroger à l’interdiction de 2018 jusqu’en 2023 au plus tard. Il sera interdit de pulvériser les pesticides dans l’air, ni de planter sur la même parcelle des cultures susceptibles d’attirer les pollinisateurs pour ne pas les exposer « aux résidus éventuels ».

 

. Les néonicotinoïdes regroupent sept molécules dérivées de la nicotine. Ils sont utilisés pour débarrasser les cultures des insectes ou de leurs larves, particulièrement des pucerons et des chenilles.

La persistance du produit dans la terre fragilise l’écosystème, selon une étude menée par Greenpeace  en touchant les insectes comme les papillons et les fourmis, mais aussi les invertébrés, comme les vers de terre, et jusqu’à la faune des cours d’eau, notamment les batraciens.

 

Interrogé par France 3 Hauts-de-France, Dominique Fiévez, qui cultive des betteraves dans la Somme, assure que « les pollinisateurs comme les abeilles ne viennent pratiquement pas sur les betteraves, car les betteraves ne développent pas de fleurs. » Selon lui, l’interdiction des néonicotinoïdes pour ces plantations  »n’avait pas de sens ! Mieux vaut enrober les semences avec cet insecticide, que de pulvériser un aérosol ensuite. »

Pourtant, du côté des associations de défense de l’environnement et des apiculteurs, le retour aux néonicotinoïdes est une immense déception. L’ancienne ministre de l’Environnement et avocate Corinne Lepage dénonce  »une faute sanitaire et politique ».

Thierry Solère la Girouette pour une rencontre Sarkozy- Juppé-Fillon

Thierry Solère la Girouette pour une  rencontre Sarkozy- Juppé-Fillon

 

De toute évidence face au risque de défaite aux présidentielles, les responsables des Républicains s’agitent dans tous les sens. Il y a aujourd’hui une réunion du bureau politique des Républicains, aussi l’appel d’Estrosi pour une rencontre de plusieurs présidents de région et dernièrement la proposition de Thierry Solère pour une discussion directe entre Sarkozy, Juppé et Fillon. On se souvient que Thierry Soler avait présidé l’organisation des primaires, qu’il s’était félicité de son succès et avait ensuite milité pendant longtemps en faveur du vainqueur avant de le trahir alors qu’il était son porte-parole. Aujourd’hui, il propose de revenir aux vieilles méthodes manœuvrières dans les coulisses pour substituer aux primaires un arrangement entre Sarkozy Juppé et Fillon. L’ancien communicant ne manque pas de bagout pour  justifier  ses revirements de girouette. Au micro de RTL, le député des Hauts-de-Seine demande maintenant à Alain Juppé, Nicolas Sarkozy et François Fillon de se rencontrer physiquement pour « trouver une porte de sortie » à ce dilemme politique. « Ce sont trois hommes d’État. Je sais qu’ils se parlent mais pas tous les trois ensemble. Il n’est imaginable que, dans la crise que nous vivons aujourd’hui, ces trois personnes ne se voient pas. Il est impératif qu’ils se voient et trouvent la solution à cette crise que nous connaissons », affirme-t-il, soulignant que les trois hommes ont réuni « 90% des voix de la primaire ».

Aubry, la girouette, cette fois pour Hollande

Aubry, la girouette, cette fois pour Hollande

Un coup elle démolit Hollande, un coup elle rallie une synthèse molle, un autre coup elle soutient le président. Une vraie girouette. L’animatrice officieuse du mouvement des frondeurs auteurs de l’article assassin récent   »Trop, c’est trop!’, dans Le Monde  contre le président de la république va maintenant se rallier à sa candidature pour 2017. Bien difficile de déceler la ligne stratégique de la fille de Jacques Delors (qui, lui, savait où il allait) semble parait avoir choisi la  spécialité très sportive du slalom spécial en politique. Un exercice très difficile où le risque est de manquer une porte : celle du pouvoir. Il apparaît en effet que Martine Aubry peut maintenant dire adieu à tout destin national tellement elle s’est discréditée par ses prises de position contradictoires. Après le retrait du ministre de la Ville, Patrick Kanner, fin août, laissant le champ libre au proche de Martine Aubry, François Lamy, l’heure semblerait aux réconciliations entre une partie de la gauche contestataire et celle de gouvernement. Les mots sont sous-pesés. Alors que la lutte contre le terrorisme est en passe de devenir l’un des thèmes central de la course à la présidentielle, Martine Aubry a vanté explicitement l’action du chef de l’Etat en la matière. Pour elle, François Hollande a agi « avec fermeté et avec rapidité, en gardant les valeurs de la République » dans la lutte contre le terrorisme, rapporte ainsi Libération. Allant même plus loin : « Jamais un gouvernement n’a fait autant » ! (Avec le JDD)

 




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