Archive pour le Tag 'Gilles Carrez'

Augmenter encore les impôts : une erreur majeure (Gilles carrez)

Augmenter encore les impôts : une erreur majeure (Gilles carrez)

 

« Je suis catégorique, c’est une erreur majeure », a déclaré le député du Val-de-Marne, interrogé par Europe 1.   »Entre les augmentations d’impôts qui avaient été décidées par la précédente majorité, les augmentations d’impôts encore plus importantes de cette majorité, on a administré à notre pays un choc fiscal de 60 milliards d’euros, trois points de PIB ! », a-t-il ajouté, « c’est le meilleur moyen d’étouffer l’économie ».   »Comment voulez-vous que la consommation reparte si le pouvoir d’achat des ménages, en particulier des classes moyennes, est encore altéré, diminué, par, par exemple, une hausse de CSG pour le financement de la réforme des retraites », a encore fait valoir Gilles Carrez.  Selon lui, « il faut arrêter les hausses d’impôts, il faut que le gouvernement le comprenne, c’est d’ailleurs le message du FMI, il faut se tourner résolument vers les dépenses et faire des économies, c’est possible ».  Le ministre de l’Economie Pierre Moscovici a déclaré samedi dans un entretien à Nice-Matin que le budget 2014, qui sera révélé dans quelques semaines, prévoirait une hausse des prélèvements obligatoires équivalant à 0,3% du produit intérieur brut. Cela correspond à environ 6 milliards d’euros de recettes nouvelles à trouver, sur la base d’un PIB de 2.032 milliards d’euros pour l’année 2012.   »Nous devons réduire les déficits légués par la droite, mais le faire à un rythme qui ne contrarie pas la croissance. Nous le ferons d’abord, comme le recommande le Fonds monétaire international (FMI), par des économies sur les dépenses publiques et, ensuite, par une hausse limitée des prélèvements obligatoires, de 0,3% du PIB, toujours dans la justice sociale », a assuré le ministre.  Dans cette interview, Pierre Moscovici annonce aussi une prévision de croissance revue à la baisse, le PIB devant évoluer selon lui en 2013 entre -0,1% et +0,1%, alors que le gouvernement tablait jusqu’à présent sur une modeste croissance de 0,1% de l’économie du pays.  Pour Gilles Carrez, ces nouvelles prévisions sont « plus réalistes ». Mais le député UMP « trouve vraiment regrettable qu’on attende la torpeur du mois d’août pour annoncer cette révision à la baisse ».   »On a l’impression que le gouvernement, plutôt que de discuter de façon transparente de ces sujets au Parlement (en juillet), a attendu délibérément quelques semaines pour enfin tirer les conséquences d’une réalité économique qui n’est pas bonne », a-t-il poursuivi, rappelant aussi que Pierre Moscovici avait fait état le 2 août, dans un entretien au Wall Street Journal, d’un déficit public risquant de dépasser cette année les 3,7% initialement ciblés.

 

Gilles Carrez : «Notre pays est drogué à la dépense»

Gilles Carrez : «Notre pays est drogué à la dépense»

Gilles Carrez (UMP) président de la commission des finances de l’assemblée a raison, le pays est drogué à la dépense, son analyse est juste toutefois cette addiction à  la dépense ne date pas d’hier et Gilles Carrez doit se souvenir que cette dépendance était la même sous Sarkozy, sous Chirac ; une dépendance qui ne concerne pas que l’Etat mais tous les échelons administratifs et politiques. . (Interview le Figaro)

 

 - Êtes-vous inquiet sur la situation des comptes publics français?

Oui. Notre pays est drogué à la dépense. Mes collègues ont montré que celles en faveur du sport et de la culture avaient progressé de 8 milliards en dix ans. Il aurait mieux valu agir pour la compétitivité! Or, alors que l’effort devrait porter en priorité sur les dépenses, l’actuel gouvernement a fait sauter les verrous que nous avions mis en place. Il a mis fin au non-remplacement d’un départ à la retraite sur deux de fonctionnaires, à la convergence des tarifs entre les cliniques et l’hôpital, il a autorisé sous certaines conditions les départs à la retraite à 60 ans. Et pour l’instant, il n’a annoncé aucune mesure d’économie, mises à part la baisse des transferts aux collectivités locales et des mesures sur les retraites complémentaires. C’est pourquoi le déficit public pourrait dépasser 4% du PIB en 2013, au lieu des 3% prévus à l’origine. Et je suis inquiet pour la suite.

Quelles pistes d’économies proposez-vous?

Les prestations sociales représentent les trois quarts de l’évolution de la dépense. Avec mes collègues de la commission des finances, nous estimons possible d’indexer moins généreusement les prestations sociales. Elles pourraient évoluer moins vite que l’inflation. Nous avions pris une mesure de ce genre en 2012.

Ce frein aux prestations sociales ne sera-t-il pas impopulaire?

En France, l’écart s’est creusé entre ceux qui travaillent et les autres. C’est aussi cela qui nourrit le vote protestataire. Il faut rééquilibrer la fiscalité entre l’assistance et le travail. Il s’agit par exemple d’étudier la possibilité d’intégrer dans l’assiette de l’impôt sur le revenu (IR) les allocations logement, le RSA activité et les allocations familiales. Cela irait avec la création d’une nouvelle tranche d’IR à un taux très faible – de l’ordre de 2% – qui aurait le mérite de faire contribuer à l’effort nécessaire pas uniquement les classes moyennes qui travaillent ou encore les familles, mais aussi ceux qui bénéficient de revenus de transfert.

Faut-il réinstaurer le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux au sein de l’État?

Oui et l’étendre aux collectivités locales qui ont embauché massivement. Comme elles s’administrent librement, un gouvernement ne peut pas les contraindre à supprimer des effectifs. Mais il peut agir indirectement, en comprimant leurs recettes. L’État peut réduire le montant des fonds qu’il leur transfère et réduire leur capacité à lever des impôts. Il faut aussi s’attaquer au millefeuille territorial. Il est désolant que le gouvernement rétablisse, avec la nouvelle décentralisation, la clause générale de compétence pour les départements et les régions et qu’il ait supprimé la fusion des conseillers généraux et régionaux. Ce texte est un nid à dépenses nouvelles!

Vous réclamez une loi de finances rectificative. Pourquoi?

Vu les risques de dérapage des comptes, il est irresponsable de ne pas réagir. Mais il s’agit aussi d’une question de démocratie. Le déficit de l’État voté par le Parlement en loi de finances n’a plus grand-chose à voir avec celui figurant dans le programme de stabilité. Pire, en matière de fiscalité des plus-values, ce qui est inscrit dans la loi de finances ne devrait jamais s’appliquer, François Hollande ayant annoncé fin avril une réforme s’appliquant dès cette année. Cette situation est génératrice d’insécurité pour les entrepreneurs. Avec ce gouvernement, l’instabilité et l’insécurité fiscales atteignent leur apogée!

 




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