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Gilets jaunes : syndicat de citoyens ou parti politique ? La question qui pourrait faire éclater le mouvement

Gilets jaunes : syndicat de citoyens ou parti politique ? La question qui pourrait faire  éclater le mouvement

Au-delà de la participation, ce qui pourrait affaiblir voire faire éclater les  gilets jaunes c’est l’objectif même du mouvement. On a vu par exemple ce week-end à Marseille « une coordination « gilets jaune mouvement » se réunir avec un objectif  de transformation en parti politique. Une perspective contestée par une centaine d’autres gilets jaunes qui ne veulent surtout pas mettre les doigts dans la politique. Du coup, la coordination « gilets jaune mouvement » a dû se rabattre sur un objectif de coordination et de recueil des revendications. Pour l’instant, il semble se dégager deux  tendances. Une tendance visant à construire une sorte de mouvement des citoyens, une forme de syndicat destiné à faire émerger les revendications et à faire des propositions. Une autre tendance vise à transformer les gilets jaunes en organisation politique. Deux démarches finalement très opposées. Pour schématiser une mouvance à caractère surtout sociale, une autre à caractère plutôt politique. La transformation des gilets jaunes en organisation politique n’est pas sans danger dans la mesure où nécessairement les gilets jaunes pour influencer la politique seront contraints de passer des alliances, des compromis voir des compromissions avec d’autres forces (sans parler d’éventuelles dérives personnelles). Bref passer du statut de contestation à celui de gestion. Reste aussi à savoir si le mouvement est en capacité de dégager des responsables à la hauteur de cette ambition politique. Pour l’instant ce n’est pas le cas car tous ceux qui se sont exprimés ont montré leurs limites. La plupart des leaders affichent  en effet leur inexpérience sociale aussi leur insuffisance de maîtrise de la problématique socio-économique globale voire sociétale.  Il y a évidemment l’attitude du gouvernement qui n’est pas favorable à la poursuite du mouvement avec notamment des mesures judiciaires qui risquent d’en décourager plusieurs. Cela d’autant plus que les violences certes très minoritaires portent un discrédit sur les gilets jaunes. L’opinion publique pourrait de ce fait progressivement se retourner de ces formes de protestation.  Bref cet acte 8 de la mobilisation pourrait bien être l’un des  derniers sous forme de manifestation même si fondamentalement le mécontentement, la colère vont demeurer et sans doute resurgir sous une forme ou sous une autre à l’occasion de certaines réformes voulues par le gouvernement.

« Gilets jaunes » : l’abrogation du mariage pour tous en tête !!!

« Gilets jaunes » : l’abrogation du mariage pour tous en tête !!!

C’est ce qui résulte de la   consultation en ligne lancée par le Conseil économique, social et environnemental (Cese). La preuve sans doute que la consultation a été noyautée par certains mouvements extrémistes notamment la « manif pour tous ». la revendication qui a recueilli le plus de votes est l’abrogation de la loi Taubira sur le mariage homosexuel, avec 5 897 votes. Sur 6000 contributions !   Dans les contributions les plus votées, figurent également des textes pour demander « la fin des subventions dans l’éolien »,  »le retour à l’universalité des allocations familiales »,  »la prise en compte du vote blanc » ou  »la création d’un référendum d’initiative citoyenne ». Bref des résultats fortement teintés de la pensée d’extrême droite. Tandis que sans doute aussi la preuve que les consultations par voie d’Internet  peuvent n’aître guerre représentative et ne concernait que les militants les plus engagés voir les plus radicaux. Certes pour le grand débat national on propose la tenue de réunions d’initiative locale mais on peut légitimement s’interroger comment organiser une consultation démocratique en quelques semaines sur des sujets aussi importants que le service public, la démocratie, la fiscalité et l’organisation de l’État. Les débats très rares risquent d’être très confus et finalement tout cela pourra se réduire à des dépôts de cahiers de doléances qu’on ne sera pas vraiment comment traiter compte de tenue de leurs contradictions et de leur simplisme.

Les « Gilets jaunes » : reprise de mobilisation

Les « Gilets jaunes » : reprise de mobilisation

S’il est évident que la mobilisation s’était assez nettement affaibli pendant la trêve des confiseurs, force est de constater qu’elle s’est un peu réveillé ce samedi avec une participation totale en France d’après les chiffres officiels de 50 000 personnes au lieu de 30 000 les week-ends précédents. On peut évidemment discuter ces chiffres qui sont ceux du ministère de l’intérieur et de Castaner  qui a l’art de faire des additions sulfureuses comptant parfois jusqu’à l’unité le nombre de gilets jaunes ! Si on se fie  aux manifestations de province, la participation réelle a sans doute été deux à trois fois plus importante. Ceci étant,  c’est moins que lors des  premiers épisodes et les rassemblements se caractérisent par une certaine radicalité des slogans, aussi une certaine contradiction. Certains se limitent à des questions de pouvoir d’achat et de justice sociale quand d’autres avancent des revendications plus sociétales voire politiques réclamant notamment un changement  de gouvernement ou de nouvelles élections législatives voir même une nouvelle constitution. Sans doute le résultat d’une composition assez hétéroclite des gilets jaunes non seulement sur le plan socioprofessionnel mais aussi sur le plan des orientations idéologiques. Pour faire court, la mouvance gilets jaunes se partage notamment entre ceux qui sont partisans de se transformer en sortes de syndicats des citoyens et ceux qui sont partisans de se transformer en force politique  y compris avec présentation de listes lors des élections. Si cette contradiction n’est pas levée, c’est sans doute sur ce point pourrait un jour se disloquer le mouvement.

 

Gilets jaunes acte 8 samedi : stop ou encore ? .

Gilets jaunes acte 8 samedi : stop ou encore ?

 

Indéniablement la participation des gilets jaunes tend à se  rétrécir pour plusieurs raisons même si la participation de ce samedi est assez nettement en hausse. : 50 000 participants eu lieu de 30 000 les samedis précédents d’après le ministère de l’intérieur. (Des chiffres qu’on peut contester mais qui actent quand même un rebond). D’abord peut-être du fait de l’absence de structuration d’un mouvement qui affiche de nombreuses contradictions mais qui ne parvient pas à les surmonter. Deuxièmement parce que tout mouvement social connaît assez souvent lorsqu’il s’éternise un certain essoufflement. Ne reste alors que les plus radicaux qui durcissent d’autant plus l’action que la participation est plus faible. Mais mécaniquement la mobilisation s’affaiblit encore davantage. Un phénomène qu’on connaît bien dans les organisations syndicales. Il y a aussi un manque de perspective pour l’avenir des gilets jaunes. Pour l’instant, il semble se dégager deux  tendances. Une tendance visant à construire une sorte de mouvement des citoyens, une forme de syndicat destiné à faire émerger les revendications et à faire des propositions. Une autre tendance vise à transformer les gilets jaunes en organisation politique. Deux démarches finalement très opposées. La transformation des gilets jaunes en organisation politique n’est pas sans danger dans la mesure où nécessairement les gilets jaunes pour influencer la politique seront contraints de passer des alliances, des compromis voir des compromissions avec d’autres forces. Bref passer du statut de contestation à celui de gestion. Reste aussi à savoir si le mouvement est en capacité de dégager des responsables à la hauteur de cette ambition politique. Pour l’instant ce n’est pas le cas car tous ceux qui se sont exprimés ont montré leurs limites. Il y a évidemment l’attitude du gouvernement qui n’est pas favorable à la poursuite du mouvement avec notamment des mesures judiciaires qui risquent d’en décourager plusieurs. Cela d’autant plus que les violences certes très minoritaires portent un discrédit sur les gilets jaunes. L’opinion publique pourraiat de ce fait progressivement se retourner de ces formes de protestation.  Bref cet acte 8 de la mobilisation pourrait bien être l’un des  derniers sous forme de manifestation même si fondamentalement le mécontentement, la colère vont demeurer et sans doute resurgir sous une forme ou sous une autre à l’occasion de certaines réformes voulues par le gouvernement.

Gilets jaunes acte 8 samedi : dernière manif ?

Gilets jaunes acte 8 samedi : dernière manif ?

 

Indéniablement la participation des gilets jaunes tend à se  rétrécir pour plusieurs raisons. D’abord peut-être du fait de l’absence de structuration d’un mouvement qui affiche de nombreuses contradictions mais qui ne parvient pas à les surmonter. Deuxièmement parce que tout mouvement social connaît assez souvent lorsqu’il s’éternise un certain essoufflement. Ne reste alors que les plus radicaux qui durcissent d’autant plus l’action que la participation est plus faible. Mais mécaniquement la mobilisation s’affaiblit encore davantage. Un phénomène qu’on connaît bien dans les organisations syndicales. Il y a aussi un manque de perspective pour l’avenir des gilets jaunes. Pour l’instant, il semble se dégager deux  tendances. Une tendance visant à construire une sorte de mouvement des citoyens, une forme de syndicat destiné à faire émerger les revendications et à faire des propositions. Une autre tendance vise à transformer les gilets jaunes en organisation politique. Deux démarches finalement très opposées. La transformation des gilets jaunes en n’organisation politique n’est pas sans danger dans la mesure où nécessairement les gilets jaunes pour influencer la politique seront contraints de passer des alliances, des compromis voir des compromissions avec d’autres forces. Bref passer du statut de contestation à celui de gestion. Reste aussi à savoir si le mouvement est en capacité de dégager des responsables à la hauteur de cette ambition politique. Pour l’instant ce n’est pas le cas car tous ceux qui se sont exprimés ont montré leurs limites.Il y a évidemment l’attitude du gouvernement qui n’est pas favorable à la poursuite du mouvement avec notamment des mesures judiciaires qui risquent d’en décourager plusieurs. Bref cet acte 8 de la mobilisation pourrait bien être le dernier forme de manifestation même si fondamentalement le mécontentement, la colère vont demeurer et sans doute resurgir sous une forme ou sous une autre à l’occasion de certaines réformes voulues par le gouvernement.

 

Les gilets jaunes vont porter le chapeau du ralentissement économique ?

 Les gilets jaunes vont porter le chapeau du ralentissement économique ?

Il fallait s’y attendre, on va faire porter le chapeau du ralentissement économique aux gilets jaunes comme l’indique d’ailleurs le Figaro. C’est évidemment oublier le fameux trou d’air du début de l’année avec des progressions du Pib.de  02 %. Ce n’est qu’au troisième trimestre qu’on a connu un redressement de 0, 4 %. Certes le mouvement des gilets jaunes a sans doute eu une influence sur le commerce de détail voir sur la logistique de certaines productions. On ne serait pour autant leur imputer les mauvais résultats de 2018.

 

On ne connaît pas encore les résultats économiques de décembre et du quatrième trimestre. Mais ils devraient se révéler assez catastrophiques. Il se pourrait bien que la zone euro s’approche de la stagnation en ce début d’année 2019. De ce point de vue, les mouvements boursiers ne font sans doute qu’anticiper la tendance nettement baissière de l’activité.  Preuve du net ralentissement économique mondial, l’activité recule aussi en Chine concernant les exportations et le secteur manufacturier. À l’inverse, les services rebondissent mais pas autant sans doute pour compenser les reculs ailleurs L’activité dans le secteur manufacturier chinois s’est en effet contractée en décembre pour la première fois depuis plus de deux ans, du fait d’un ralentissement de la demande qui souligne les difficultés que rencontre l’économie chinoise dans le contexte de guerre commerciale avec les États-Unis. L’indice PMI manufacturier officiel, élaboré par la société d’information économique IHS Markit (*), est tombé à 49,4 en décembre, sous le seuil qui sépare contraction et expansion de l’activité, montrent les résultats publiés lundi des enquêtes réalisées par les pouvoirs publics chinois auprès des directeurs d’achats. Il s’agit de sa première contraction depuis juillet 2016 et le PMI le plus faible depuis février 2016 (49). Les analystes interrogés par Reuters anticipaient une contraction mais attendaient un indice PMI de 49,9. D’après les données du Bureau national chinois de la statistique, l’indice des commandes à l’exportation a été ramené à 46,6 contre 47,0 en novembre, reflétant une baisse de la demande extérieure pour le septième mois consécutif.  En Europe, l’évolution est conforme à la baisse tendancielle du moral des entreprises mais aussi des ménages.

 

En  zone euro, l’indice Markit PMI manufacturier a reculé en décembre pour le cinquième mois consécutif, à 51,4 contre 51,8 en novembre, un chiffre conforme à l’estimation « flash » publiée le 14 décembre et tout juste supérieur au niveau de 50 qui marque la frontière entre croissance et contraction. Les enquêtes montrent que l’Italie est restée en zone de contraction où elle a été rejointe par la France. En Allemagne comme en Espagne, la croissance du secteur manufacturier a ralenti. En Allemagne, l’’indice PMI pour le secteur manufacturier, est tombé à un plus bas de 33 mois, à 51,5 le mois dernier contre 51,8 en novembre, se rapprochant du seuil des 50 qui sépare une contraction d’une croissance de l’activité. En France en décembre pour la première fois depuis septembre 2016, on constate une  forte baisse de la production selon la version définitive de l’enquête d’IHS Markit publiée mercredi. Globalement en zone euro,  les entrées de commandes ont baissé en décembre à un rythme sans précédent depuis quatre ans, les commandes en souffrance ont reculé pour le quatrième mois d’affilée et les embauches ont été modestes. Dans ce contexte, le degré d’optimisme des entreprises est tombé à son plus bas niveau depuis six ans.

Soutien gilets jaunes : les pauvres pour, les classes aisées contre

Soutien gilets jaunes : les pauvres pour, les classes aisées contre

D’après un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo  et Le Figaro, le soutien au mouvement des gilets jaunes est encore majoritaire à hauteur de 55 % mais cela cache une opposition assez nette entre les catégories pauvres et les classes supérieures. Pour schématiser entre les urbains aisés qui bénéficient de la mondialisation et les Français des zones périphériques faiblement rémunérées, mal formés et de plus en plus privé de services publics. Le mouvement est soutenu par près des deux tiers des ouvriers (64%), à l’inverse, les deux tiers des cadres (66%) souhaitent que le mouvement cesse.

La poursuite du mouvement est appréciée différemment selon le niveau de revenus des personnes interrogées. Près des trois quarts des Français les plus modestes (72%) souhaitent qu’il perdure, alors que près des deux tiers des Français les plus aisés (61%) veulent que le mouvement s’arrête. Même si les Français sont moins nombreux à soutenir les « gilets jaunes », ils continuent de partager une partie de leurs revendications. Ainsi, le pouvoir d’achat est la principale préoccupation des Français pour 2019, selon le sondage Odoxa-Dentsu Consulting. Augmenter le pouvoir d’achat est le souhait numéro un de 54% des sondés. La lutte contre le chômage est citée par 32% personnes interrogées.   Ce rapport s’est totalement inversé par rapport à l’enquête Odoxa publiée le 1er janvier 2015. La baisse du chômage était la priorité pour 59% des Français, soit 27 points de plus que cette année. Quant à la préoccupation sur le pouvoir d’achat, elle n’avait la faveur que de 41% des sondés. La lutte contre le chômage, préoccupation majeure des décennies passées, est désormais la quatrième priorité des Français. Les deuxième et troisième attentes citées par les personnes interrogées sont la lutte contre la pauvreté (45% de citations, plus 12 points en quatre ans) et la baisse du niveau des impôts et des taxes (41% de citations, plus un point en quatre ans). Ces préoccupations, mises en exergue depuis le début du mouvement des « gilets jaunes », supplantent désormais les sujets plus régaliens et sociétaux que sont la sécurité et la délinquance (29%, contre 34% en 2015) et la lutte contre l’immigration clandestine (26%, contre 30% en 2015). À noter enfin que l’amélioration de la protection de l’environnement est citée par 24% des Français. C’est sept points de plus qu’il y a quatre ans (17%).

Cette enquête Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro a été réalisée par internet les 2 et 3 janvier 2019, sur un échantillon de 1 004 Français représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Télé d’info continue : le tribunal des gilets jaunes

Télé d’info continue : le tribunal des gilets jaunes

 

 

Maintenant que la mobilisation s’est nettement affaiblie, c’est le règlement de comptes avec les gilets jaunes qui avaient osé mettre en question l’ordre établi. D’une certaine manière les nantis prennent leur revanche. Pour preuve la justice politique qui s’est attaquée à l’un des gilets jaunes, Eric Drouet,  évidemment pour faire peur à tous les autres. La technique du bouc émissaire en vigueur depuis l’origine des temps mais remise à la mode dans la start-up nation de Macron. Il faut dire que l’intelligentsia a eu très peur de cette colère craignant même une insurrection. On n’en était pourtant loin puisque les intéressés réclamaient surtout d’être écoutés. Dans les révolutions la revendication est rarement d’être écoutée ! Il y a surtout cette revendication des gilets jaunes à représenter une partie du peuple qui n’est pas supportable car cela remet en cause les prérogatives de l’intermédiation  politique, médiatique ou intellectuelle. Du coup, les émissions de télé d’info continue se transforment en sorte de tribunal avec cinq ou six accusateurs et un pauvre gilet jaune soumis à la question qui subit les attaques de toutes parts y compris d’ailleurs assez souvent des animateurs eux-mêmes. Les représentants de gilets jaunes se trouvent forcément en situation particulièrement délicate d’une part parce qu’on ne peut nier certaines des contradictions du mouvement, d’autre part parce que ces représentants n’ont guère d’expérience sociale ou politique. Ils maîtrisent mal la dialectique qu’on pratique dans les sphères parisiennes et plus généralement maîtrisent d’ailleurs mal les problématiques économiques, sociales voir sociétales. On se demande même ce qu’ils viennent faire dans de telles galères. Peut-être un avant-goût de ce qui les attend quand certains gilets jaunes vont franchir le Rubicon et s’aventurer dangereusement dans les terres inconnues de la politique. Il y a en tout cas quelque chose de pathétique quand les experts dénient aux gilets jaunes le droit de représenter le peuple voir même une partie quand eux-mêmes ne sont que les serviteurs des intérêts financiers dominants.

 

Gilets jaunes : un phénomène d’usure sur fond de contradictions

Gilets jaunes : un phénomène d’usure sur fond de contradictions

 

De toute évidence, le mouvement des gilets jaunes connaît un phénomène d’usure classique. Indiscutablement la mobilisation diminue cela d’autant plus qu’il n’y a pas actuellement de perspectives claires pour l’avenir de ce mouvement. Le mouvement est en effet très partagé entre ce qui veulent demeurer une force de contestation sociale citoyenne et ceux qui veulent se  transformer en mouvement politique en particulier à l’occasion des européennes. Deux visions finalement assez opposées ; dans un cas ; il s’agit de créer une sorte de syndicat de citoyens et dans l’autre de créer un parti politique avec tous les risques que cela suppose en termes de compromis voire de compromission. Selon un sondage OpinionWay, les Français eux mêmes restent partagés sur la suite du mouvement des « gilets jaunes ». Si 61% le soutiennent, 50% souhaitent qu’il cesse désormais et 49% veulent qu’il continue. L’hypothèse d’une initiative à venir divise également les sondés. Ainsi, 32% préconisent une dissolution de l’Assemblée nationale, 24% un « référendum sur la transition écologique », 7% un changement de Premier ministre, et 36% ne suggèrent aucune de ces mesures. Les sondés sont enfin un quart seulement (27%) à juger que l’attitude du président depuis le début du mouvement qui ébranle sa présidence a été « à la hauteur », contre 72% qui sont d’un avis contraire.

* Enquête réalisée en ligne les 31 décembre 2018 et 1er janvier 2019, après les vœux d’Emmanuel Macron, auprès de 1 005 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 1,5 à 3 points.

 

« Gilets jaunes » : avis partagé sur le grand débat

« Gilets jaunes » : avis partagé sur le  grand débat

Selon un sondage Harris interactive pour RTL et M6, publié mercredi 2 janvier, un Français sur deux seulement pense que le gouvernement tiendra compte du grand débat.  Pour 47% en revanche, il n’en tiendra  »pas du tout «compte.

Près d’un Français sur deux également (47%) serait favorable à ce que les « gilets jaunes » présentent une liste aux élections européennes de mai 2019. Un souhait nettement majoritaire chez les sympathisants de La France insoumise et du PCF (64%), du Rassemblement national (58%) et du PS (56%).Par ailleurs, les Français interrogés se disent très majoritairement favorables à des Référendums d’initiative citoyenne (RIC) pour proposer une loi (80%), en abroger une (72%) ou mettre fin au mandat d’un élu (63%). Le RIC est réclamé par de nombreux « gilets jaunes ».

 

Brocante politique: Philippot récupère la marque Gilets jaunes

Brocante politique: Philippot récupère la marque Gilets jaunes

Plus putassier  que Florian Philippot tu meurs !  Faute de pouvoir réellement faire décoller son mouvement l’intéressé veut récupérer la marque gilets jaune et la déposer auprès de l’institut national de la propriété industrielle. D’une manière générale, les gilets jaunes sont très courtisés par tous les partis. Il y a d’abord le parti du président qui ne serait pas mécontent d’une liste gilets jaune qui viendrait amputer celle du rassemblement national. À droite, à gauche et aux extrêmes, on va sans doute voir des gilets jaunes en bonne position pour être élus au européenne. Il y aura aussi sans doute une liste gilets jaune autonome voir plusieurs. Cette récupération relève de la brocante politique. Une manière peut-être aussi de banaliser le mouvement aussi de l’étouffer pour éviter que le mouvement gilets jaune ne vienne faire par trop concurrence aux partis classiques établis. Pour Philippot l’opération relève du sauvetage que son parti est crédité de seulement 1 % aux européennes  Comme l’affirme Joffrey Bollée, le proche collaborateur de Florian Philippot chargé de mener à bien l’initiative. «C’est une précaution dans la perspective des européennes. Notre programme étant 100% compatibles avec les revendications des “gilets jaunes”, nous pourrions monter une liste “Les Gilets Jaunes” ou “Avec les Gilets Jaunes”». Une vingtaine de demandes auraient même été adressées à l’Inpi. Parmi elles, on retrouve les noms de «Liste gilets jaunes Élections européennes de 2019», «Fiers d’être gilets jaunes», «Je suis gilet jaune» ou encore «Gilet jaune ou Gil et John». L’Inpi doit désormais examiner les conditions de validité «intrinsèques» de la marque, comme son caractère distinctif, licite, non trompeur et non contraire à l’ordre public. Il faut ensuite compter un délai «de quatre à cinq mois» avant que la marque ne soit enregistrée. Le projet de Florian Philippot pour les européennes pourrait donc se concrétiser… après le scrutin.

« Gilets jaunes » : la fréquentation du commerce a rebondi de 6% avant Noël

« Gilets jaunes » : la fréquentation du commerce a rebondi de 6% avant Noël

Il est clair que le mouvement des gilets jaunes a perturbé certains commerces mais aussi l’organisation logistique des processus de production et de distribution. En fait il semblerait que le commerce ait rebondi de 6 % avant Noël. Après un repli de 17% le samedi 8 décembre ou encore de 14% le samedi 24 novembre, journées de mobilisation des « gilets jaunes », la fréquentation est repartie à la hausse dans les centres commerciaux. Ceci étant on fait endosser sans doute aux gilets jaunes une baisse qui ne leur est pas totalement imputable. En effet la baisse de la consommation des ménages s’inscrit dans une tendance baissière bien avant le mouvement des gilets jaunes et depuis le début de l’année. . Les derniers résultats de la consommation des ménages sont catastrophiques et signifie un écroulement de la croissance pour la fin de l’année  2018 et l’année 2019. La consommation des ménages en France (2/3 du PIB)  s’est repliée de 0,3% en novembre, sous l’effet d’une baisse de l’alimentaire (-0,5%) et des biens fabriqués (-0,6%), tandis que la progression de la consommation d’énergie a ralenti à 0,7%, a annoncé vendredi l’Insee.  La consommation des biens durables s’est repliée « nettement » de 1,1%, tirée vers le bas par les matériels de transport, tandis que les dépenses d’habillement ont très légèrement diminué (-0,1%). Les instituts économiques de l’État ont mis du temps pour s’apercevoir du net tassement économique de la France en 2018. Ce n’est qu’il y a quelques jours que la Banque de France a enfin convenu que l’objectif de 1,7 % d’augmentation du PIB en 2018 était illusoire. De même que les objectifs de 2019. La perspective de 2018 est ramenée à 1,5 %., celle de 2019 à 1.3%. La vérité c’est que cette consommation des ménages atones ne tire plus la croissance dont elles représentent les deux tiers. Ceci étend il y a quand même un phénomène de rattrapage juste avant Noël.  »Juste avant Noël, les consommateurs ont retrouvé le chemin des pôles commerciaux, qu’ils soient situés en centre-ville où en périphérie », a déclaré mercredi dans un communiqué Gontran Thüring, délégué général du Conseil national des centres commerciaux (CNCC). Il a souligné qu’ »après cinq week-ends en forte baisse, c’est une bonne nouvelle même si ce rattrapage tardif ne permettra pas de récupérer le chiffre d’affaires qui aurait dû être réalisé sans la crise des gilets jaunes ».

Selon l’organisation professionnelle, son indice – le CNCC/Quantflow, basé sur un comptage automatique réalisé dans 280 centres commerciaux sur les 800 que compte le pays – a enregistré le week-end dernier une hausse de fréquentation plus de 6%, contre un repli de 17% le samedi 8 décembre ou encore de 14% le samedi 24 novembre. Le CNCC avait indiqué la semaine dernière que les cinq week-ends de méventes d’affilée avaient coûté deux milliards d’euros au secteur du commerce.

Ecroulement de la croissance : les gilets jaunes responsables ?

Ecroulement de la croissance : les gilets jaunes responsables ?

 

 

C’était inévitable, on va faire retomber la responsabilité de l’écroulement de la croissance sur le dos des gilets jaunes. Et certains comme la sous ministre à l’économie ne se prive d’utiliser la  caricature en considérant que les gilets jaunes ont fait diminuer le chiffre  d’affaires du commerce de 25 % ! En effet le pouvoir va avoir les plus grandes difficultés à expliquer son échec total en matière de croissance. Il faudra trouver des boucs émissaires, sans doute le contexte international mais en France les gilets jaunes. De ce point de vue,  il se serait bon que les gilets jaunes s’approprient un peu mieux la problématique économique. Les derniers résultats de la consommation des ménages sont catastrophiques et signifie un écroulement de la croissance pour la fin de l’année  2018 et l’année 2019. La consommation des ménages en France (2/3 du PIB)  s’est repliée de 0,3% en novembre, sous l’effet d’une baisse de l’alimentaire (-0,5%) et des biens fabriqués (-0,6%), tandis que la progression de la consommation d’énergie a ralenti à 0,7%, a annoncé vendredi l’Insee.  La consommation des biens durables s’est repliée « nettement » de 1,1%, tirée vers le bas par les matériels de transport, tandis que les dépenses d’habillement ont très légèrement diminué (-0,1%). Les instituts économiques de l’État ont mis du temps pour s’apercevoir du net tassement économique de la France en 2018. Ce n’est qu’il y a quelques jours que la Banque de France a enfin convenu que l’objectif de 1,7 % d’augmentation du PIB en 2018 était illusoire. De même que les objectifs de 2019. La perspective de 2018 est ramenée à 1,5 %., celle de 2019 à 1.3%.  Pari perdu donc pour Macron concernant la croissance. Les experts attendaient en début d’année autour de 2,3 % pour la croissance du PIB. Le gouvernement avait retenu 2 % puis a revu à la baisse ses prévisions avec une perspective de 1,7 %. En réalité,  on parviendra péniblement à un niveau de croissance de 1,5 %. Un niveau qui fait redémarrer la hausse du chômage et menace les équilibres financiers déjà fragiles. Résultat quand la croissance se tasse, l’emploi aussi. Selon les dernières données de l’Insee publiées ce mardi 11 décembre, les créations d’emplois s’élèvent seulement à 15.000 sur les trois derniers mois contre 15.900 au trimestre précédent. Une progression insignifiante qui n’est pas de nature à absorber l’évolution démographique. Entre juillet et septembre, l’emploi salarié a augmenté de 15.300 dans ce secteur, soit 0,1% contre 0,2% le trimestre précédent. « Sur un an, ce secteur porte l’essentiel des créations nettes d’emplois salariés : +158.300, soit +1,3%. »L’autre phénomène préoccupant est le recul de l’emploi intérimaire. Or cet emploi constitue or cet emploi constitue un indicateur avancé de la conjoncture D’après des chiffres du service de statistiques du ministère du Travail (Dares), l’emploi temporaire a baissé de 1,2% contre -0,6% au trimestre précédent. Du côté de l’industrie, les créations d’emplois stagnent, voire reculent légèrement dans l’industrie manufacturière (-0,1).  Le secteur de la construction continue de créer des emplois. Les effectifs ont progressé de 0,4% (5.500 postes) comme au trimestre précédent.  »Sur un an, ils augmentent de 2,1%, soit + 29.000 postes. ».

« Gilets jaunes » : Priscillia Ludosky à Macron : le compte n’y est pas

« Gilets jaunes » : Priscillia Ludosky à Macron : le compte n’y est pas  

Emmanuel Macron avait adressé le 20décembre un message écrit Priscillia Ludosky, linitiatrice de la pétition sur le carburant. « Chère Madame, chers tous, vous avez subi de plein fouet la hausse des prix du carburant, et avez décidé de réagir en signant cette pétition. Votre message, je l’ai entendu. Je vous réponds directement : vous avez raison », assurait-il. « Monsieur Le Président, sept mois après avoir lancé cette pétition, je reçois votre réponse et il est bien dommage qu’après tant de temps, elle soit si peu constructive », déclare  Priscillia Ludosky, qui reproche au chef de l’Etat de « ne pas répondre à l’ensemble des questions que pose » sa pétition.

La trentenaire énumère ensuite les « points restés sans réponse », parmi lesquels la taxation du « kérosène utilisé dans l’aérien » ou du « fioul maritime », ou encore les « justificatifs de dépenses des taxes perçues jusqu’à aujourd’hui sur le carburant » que François de Rugy « avait assuré que nous allions recevoir ».

Priscillia Ludosky liste ensuite des propositions élaborées par des « gilets jaunes » sur le pouvoir d’achat. A commencer par la « baisse sérieuse de toutes les taxes et impôts sur les produits de première nécessité », la  »baisse significative de toutes les rentes, salaires, privilèges et retraites courantes et futures des élus et hauts fonctionnaires », et aussi, la mise en place d’un référendum d’initiative citoyenne, le RIC.

 

 

« Gilets jaunes » : face à une « colère juste »…..l’ordre injuste (Macron)

« Gilets jaunes » : face à une « colère juste »…..l’ordre injuste  (Macron)

 

 

Pour le pouvoir et pour Macron en particulier, la récréation est finie pour les gilets jaunes. C’est le retour à l’ordre. Certes Macron continue son acte de contrition en considérant que la colère des gilets jaunes est juste et même en donnant raison à l’initiatrice de la pétition concernant la fiscalité sur le carburant. De toute évidence le ton a changé chez Macron mais l’invitation au retour à l’ordre ne doit pas faire illusion. Certes il s’agit de condamner légitimement les violences mais ce dont parle Macron c’est surtout de retour à l’ordre économique et social injuste. Cet ordre dont il est le représentant. Évidemment Macron se trompe une nouvelle fois car le compte n’y est pas contrairement à ce qu’il affirme. Lors d’une conférence de presse au côté du président tchadien Idriss Déby, le président de la République a défendu « une réponse pleinement assumée, que j’ai voulue, à ce que j’ai considéré être la demande juste, la colère juste du peuple français« ... « Notre pays a besoin de ça, il a besoin de concorde, d’unité d’un engagement sincère pour des causes collectives fortes et il faut apaiser les divisions », a-t-il poursuivi. Sur la question sociale pour la majorité des Français, le problème du pouvoir d’achat n’a pas été réglé, par exemple la prime exceptionnelle ne touchera que de l’ordre de 10 % des salariés et la prime de travail du smicard ne sera touchée que par la moitié des intéressés. Au-delà se pose bien d’autres questions sociales. Des questions économiques aussi car la stratégie de Macron a tué la croissance depuis le début de l’année du fait de la pression fiscale. Enfin plus largement sont en cause des questions démocratiques car il est clair que ni Macron ni les petits députés en marche qui sorte des instituts politiques ne sont représentatifs de la sociologie française. On objectera que c’est aussi dans d’autres partis mais là chez Macron les députés  sont clairement presque tous des CSP plus. Des CSP plus qui consciemment ou inconsciemment sont au service d’une économie financiarisée à l’échelle internationale et qui croient naïvement à l’efficacité d’un principe du ruissellement qui n’a d’ailleurs jamais été théorisé par aucun économiste.

Gilets jaunes: perte de 25% de chiffre d’affaires dans le commerce ?

Gilets jaunes: perte de 25% de chiffre d’affaires dans le commerce ?

Le mouvement des gilets jaunes aura  moins été l’occasion pour la secrétaire d’État à l’Économie, Agnès Pannier-Runacher, de rappeler qu’elle existe. D’après elle, après un calcul de coin de table sûrement effectuée dans un bistrot, elle considère que le commerce a perdu un quart de son site d’affaires ! L’objectif est clair faire endosser la baisse de croissance observée depuis le début de l’année parler gilets jaunes.  En matière de chiffre d’affaires »  On est plutôt sur une moyenne de moins 25 %, mais avec de très grands écarts », a-t-elle indiqué. Selon Agnès Pannier-Runacher, certains commerçants ont subi des baisses de ventes de – 40 % à – 70 %, notamment « ceux qui ont été amenés à fermer le rideau certains samedis de ces dernières semaines ». Les plus touchés seraient les commerçants dont les biens sont périssables. On ne peut nier que le mouvement des gilets jaunes a eu  un impact négatif sur certains commerces près desquels se déroulaient des manifestations. Mais contrairement à ce qu’affirme la sous ministre de l’économie, ce ne sont pas les commerces de bien périssables ont été le plus touchés  mais surtout les autres. Les déclarations de la ministre qui cherche à exister sont évidemment excessives et ridicules. Pour preuve les évaluations de l’institut Nielsen qui indique que  les perturbations liées au mouvement des « Gilets jaunes » ont coûté 1% de chiffre d’affaires à la grande distribution au cours des cinq dernières semaines, la forte baisse des ventes dans le non alimentaire ayant été compensée par la bonne tenue de l’alimentaire,  Les blocages des manifestants ayant rendu difficile l’accès aux magasins, les consommateurs se sont adaptés, choisissant de faire leurs courses durant la semaine, privilégiant les magasins de proximité, plus accessibles, ou le “drive”, ces points de retrait des courses effectuées sur internet. Au total, hors essence, les ventes du secteur ont reculé de 160 millions d’euros sur cinq semaines par rapport à la même période 2017. “Les consommateurs ont privilégié l’essentiel, à savoir l’alimentaire et les produits d’hygiène beauté”, souligne Emmanuel Fournet, directeur “Insight distribution” chez Nielsen. A l’inverse, le non alimentaire – surtout présent dans les grands hypermarchés – n’a pas bénéficié du report vers d’autres jours de la semaine, ajoute-t-il. Les grands hypermarchés sont donc les principales victimes des perturbations liées au mouvement de protestation. Parmi les distributeurs, ce sont Carrefour, Leclerc, Auchan et Intermarché qui sont les plus exposés à ce modèle de magasins, qui pèse moins dans le chiffre d’affaires de Casino en France ou de Système U. Au total, sur cinq semaines, les ventes de produits alimentaires ont progressé de 0,3%, tandis qu’elles ont chuté de 7,3% dans le non alimentaire (multimédia, bazar ou textile).

 

Gilets jaunes : changement des lignes éditoriales

Gilets jaunes : changement des lignes éditoriales

 

 

Jusque-là les gilets jaunes ont bénéficié d’un soutien bienveillant des grands médias mêmes si c’était souvent avec une certaine condescendance. Un soutien d’une certaine manière un peu contraint par l’audience dans la mesure où l’opinion publique approuvait  le mouvement des gilets jaunes à hauteur de 70 %. Depuis samedi dernier toutefois, on assiste à un net  changement de la tonalité des lignes éditoriales. Un changement qui se caractérise par un focus sur les violences et les mots d’ordre de certains manifestants d’extrême droite. On y ajoute aussi les conséquences de ce mouvement sur l’évolution de l’activité économique. Bref l’intelligentsia commence à être agacée par ce populo qui non seulement revendique sur le plan social mais se mêle aussi de réforme démocratique. Les gilets jaunes qui défilent sur les plateaux sont souvent mis à la question, ils ont bien du mal à se dépêtrer des attaques des représentants de l’élite. Cela d’autant plus qu’ils n’ont guère d’expérience médiatique, sociale ou politique. Dans les jours à venir il est vraisemblable que les lignes éditoriales vont encore se durcir pour tenter de discréditer un mouvement qui évidemment s’effrite avec le temps et surtout durant la trêve des confiseurs. Les gilets jaunes s’ils veulent perpétuer leur mouvement auraient intérêt à se structurer rapidement sur une ligne idéologique un peu claire qui d’une part condamne sans équivoque les violences, d’autre part qui dénonce les propos racistes. Certes e ces propos racistes sont le plus souvent le fait d’extrémistes qui instrumentalisent  à leur profit la colère sociale des délais jaunes, cependant la condamnation de ces excès est insuffisante pour éviter le procès en populisme des gilets jaunes. En outre il serait sans doute aussi utile de  ne pas revendiquer l’exclusivité de la représentation du peuple français. Certes les gilets  jaunes représentent indiscutablement des couches moyennes et populaires mais pas toutes. D’autres qui approuvent la colère sociale ne se retrouvent pas forcément dans les gilets jaunes qui mettent dans le même sac toutes les organisations intermédiaires comme si la pureté et la représentativité ne pouvait découler que des ronds-points occupés. En clair, il faudra une plus grande cohérence idéologique, une structuration, une tarification des revendications y compris sur le RIC enfin un peu de réalisme sur la représentativité. Aujourd’hui ,le mouvement est encore soutenu par environ 70 % de la population mais les moyens d’action commencent à être de plus en plus contestés et seulement 20 % de la population se considère comme gilets jaunes. Ce mouvement doit développer doit évoluer qualitativement s’il ne veut pas sombrer dans les contradictions du populisme. Et pour prendre un exemple concret la plupart  des porte-paroles actuels du mouvement des gilets jaunes ne sont pas à la hauteur des enjeux. Là aussi il faut un peu de réalisme quand on se laisse embarquer sur les plateaux de télé ou dans les ministères.

 

Les gilets jaunes responsables de l’écroulement de la croissance ?

Les gilets jaunes responsables de l’écroulement de la croissance ?

 

 

C’était inévitable, on va faire retomber la responsabilité de l’écroulement de la croissance sur le dos des gilets jaunes. Et certains comme la sous ministre à l’économie ne se prive d’utiliser la  caricature en considérant que les gilets jaunes ont fait diminuer le chiffre  d’affaires du commerce de 25 % ! En effet le pouvoir va avoir les plus grandes difficultés à expliquer son échec total en matière de croissance. Il faudra trouver des boucs émissaires, sans doute le contexte international mais en France les gilets jaunes. De ce point de vue,  il se serait bon que les gilets jaunes s’approprient un peu mieux la problématique économique. Les derniers résultats de la consommation des ménages sont catastrophiques et signifie un écroulement de la croissance pour la fin de l’année  2018 et l’année 2019. La consommation des ménages en France (2/3 du PIB)  s’est repliée de 0,3% en novembre, sous l’effet d’une baisse de l’alimentaire (-0,5%) et des biens fabriqués (-0,6%), tandis que la progression de la consommation d’énergie a ralenti à 0,7%, a annoncé vendredi l’Insee.  La consommation des biens durables s’est repliée « nettement » de 1,1%, tirée vers le bas par les matériels de transport, tandis que les dépenses d’habillement ont très légèrement diminué (-0,1%). Les instituts économiques de l’État ont mis du temps pour s’apercevoir du net tassement économique de la France en 2018. Ce n’est qu’il y a quelques jours que la Banque de France a enfin convenu que l’objectif de 1,7 % d’augmentation du PIB en 2018 était illusoire. De même que les objectifs de 2019. La perspective de 2018 est ramenée à 1,5 %., celle de 2019 à 1.3%.  Pari perdu donc pour Macron concernant la croissance. Les experts attendaient en début d’année autour de 2,3 % pour la croissance du PIB. Le gouvernement avait retenu 2 % puis a revu à la baisse ses prévisions avec une perspective de 1,7 %. En réalité,  on parviendra péniblement à un niveau de croissance de 1,5 %. Un niveau qui fait redémarrer la hausse du chômage et menace les équilibres financiers déjà fragiles. Résultat quand la croissance se tasse, l’emploi aussi. Selon les dernières données de l’Insee publiées ce mardi 11 décembre, les créations d’emplois s’élèvent seulement à 15.000 sur les trois derniers mois contre 15.900 au trimestre précédent. Une progression insignifiante qui n’est pas de nature à absorber l’évolution démographique. Entre juillet et septembre, l’emploi salarié a augmenté de 15.300 dans ce secteur, soit 0,1% contre 0,2% le trimestre précédent. « Sur un an, ce secteur porte l’essentiel des créations nettes d’emplois salariés : +158.300, soit +1,3%. »L’autre phénomène préoccupant est le recul de l’emploi intérimaire. Or cet emploi constitue or cet emploi constitue un indicateur avancé de la conjoncture D’après des chiffres du service de statistiques du ministère du Travail (Dares), l’emploi temporaire a baissé de 1,2% contre -0,6% au trimestre précédent. Du côté de l’industrie, les créations d’emplois stagnent, voire reculent légèrement dans l’industrie manufacturière (-0,1).  Le secteur de la construction continue de créer des emplois. Les effectifs ont progressé de 0,4% (5.500 postes) comme au trimestre précédent.  »Sur un an, ils augmentent de 2,1%, soit + 29.000 postes. ».

Les gilets jaunes responsables aussi de la météo maussade ?

 

Maintenant il faut s’attendre à une pluie d’accusations de tous les maux pour les gilets jaunes car les lignes éditoriales  sont en train de changer nettement. Pas étonnant car les grands médias sont à peu près tenu par les grands financiers (médias de gauche y compris). Les gilets jaunes vont être accusés de la dégradation de l’activité économique puisque la croissance malheureusement s’écroule et cela depuis le début de l’année. Ils seront aussi tenus responsables de la baisse de confiance constatée autant chez les ménages que c chez les chefs d’entreprise. Une confiance qui est surtout affectée par la détérioration de l’environnement international, les incertitudes en Europe et les erreurs de stratégie économique de Macron. Il n’y a pas si longtemps Lemaire , ministre des finances déclarait que les gilets jaunes allaient générer une perte de croissance de 0,1 % sur le quatrième trimestre. Il n’est cependant pas impossible qu’on leur colle sur le dos une baisse de 0,5 % pour l’ensemble de l’année, histoire de masquer la baisse tendancielle du PIB. Pour peu, on pourrait aussi leur impliquer la responsabilité d’une météo relativement maussade. Quand on veut tuer son chien on dit qu’il a la rage. Les gilets jaunes feraient bien de préparer à l’inversion en cours des lignes éditoriales. Ce qui implique notamment de se structurer, de clarifier leur ligne idéologique et leurs priorités, enfin de muscler un peu leur rhétorique qui demeure un peu trop simpliste. Les gilets jaunes pourront toujours se défendre de n’être pas responsables d’une météo détestable par contre il pourrait être responsable d’une dérive populiste s’ils s’en tiennent toujours à des discours aussi peu construits ; les gilets jaunes ont fait émerger une colère et des besoins, reste à les transformer en demandes revendicatives cohérentes.

La Banque centrale allemande se mêle des gilets jaunes

La Banque centrale allemande se mêle des gilets jaunes

 

On imagine difficilement la Banque de France critiquer la politique économique de l’Allemagne. Pourtant la banque centrale allemande ne se prive pas de donner des leçons de gestion à la France. Le président de la banque fédérale d’Allemagne critique en effet les mesures décidées par le gouvernement français dans le cadre du mouvement des gilets jaunes. Une critique pas forcément très opportune et très intelligente quand cela concerne un pays ami. En outre l’orthodoxie allemande n’est pas forcément non plus très appréciée en Allemagne où la montée de l’extrême droite est également très inquiétante « Le président Macron veut continuer son cours des réformes, c’est une bonne nouvelle », mais « dans l’ensemble, cela devrait être conçu de manière à être conforme aux règles budgétaires européennes convenues d’un commun accord », a déclaré le banquier central allemand au journal « Welt am Sonntag ». « Respecter le plafond de 3% » de déficit et « réduire le déficit structurel de manière appropriée » seraient la bonne voie à prendre surtout que « l’économie française se porte bien » et que « la dette reste très élevée », selon Jens Weidmann. La position du patron de la « Buba » tranche avec le soutien affiché mi-décembre par la chancelière allemande Angela Merkel au président français pour juguler la crise des « gilets jaunes », tout en laissant la Commission européenne rappeler les règles budgétaires aux mauvais élèves. L’orthodoxie budgétaire qui peut se comprendre quand la croissance est satisfaisante est par contre critiquable quand en fait la croissance devient dangereusement faible. De ce point de vue, le manque de flexibilité dans la gestion monétaire constitue certainement le plus grave danger pour l’avenir de l’Europe car nombre d’européens  n’admettent plus des règles inadaptées au contexte et qui au demeurant ne font qu’enfoncer l’Europe.

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