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Sabotage des radars : « les imbéciles des gilets jaunes » (Castaner)

Sabotage des radars : «  les imbéciles des gilets jaunes » (Castaner)

 

On ne peut pas dire que Castaner soit considéré comme un expert en pédagogie voire en courtoisie. En effet,  il a clairement traité les gilets jaunes d’imbéciles les rendant responsable du sabotage des radars. Comme d’habitude K Castaner sort des chiffres d’un chapeau pour justifier son propos “Près de 60% des radars aujourd’hui ont été neutralisés, attaqués, détruits par celles et ceux qui se revendiquent de ce mouvement-là”, a-t-il déclaré à des journalistes en marge de ses vœux de nouvel an à la gendarmerie. Des propos évidemment indignes d’un ministre en général et d’un ministre de l’intérieur en particulier qui confond propagande et maintien de l’ordre. Certes on ne peut sans doute pas nier que certains gilets jaunes se livrent à des actes de neutralisation des radars mais en attribuer la responsabilité totale aux gilets jaunes est à la fois malhonnête et irresponsable. Pour preuve, les français considèrent que le premier responsable des violences est le gouvernement dans un sondage Odoxa à hauteur de 70%.  Le ministre faisait allusion aux radars fixes, au nombre de 2.500 environ sur l’ensemble du territoire. La fronde contre les radars s’est accentuée depuis la réduction l’an dernier de la vitesse maximale autorisée sur certaines routes secondaires, qui a été ramenée de 90 à 80 km/h. Les autorités responsables de la sécurité routière ont constaté un pic des dégradations de radars lors de la mise en œuvre de ces nouvelles limitations de vitesse entre juillet et octobre 2018, puis un nouveau pic en novembre-décembre avec le mouvement des “Gilets jaunes”. En novembre, le nombre d’atteintes aux radars a ainsi dépassé celui de toute l’année 2017 et sur l’ensemble de 2018, ce chiffre a été multiplié par trois par rapport à 2017, dit-on de source proche de ces autorités. Ces dégradations devraient non seulement se traduire par un important manque à gagner pour l’Etat, qui prévoyait d’engranger plus de 1,2 milliard d’euros d’amendes grâce à ces appareils en 2019, mais aussi par une hausse des incivilités sur les routes.

« Gilets jaunes »: 52% des Français encore pour la poursuite

« Gilets jaunes »: 52% des Français encore  pour la poursuite

 

 

Inévitablement, le soutien de l’opinion publique aux gilets jaunes se tasse. D’après un sondage Odoxa 52 % souhaitent que mouvement se poursuive contre 55% la semaine dernière et 66% fin novembre, L’affaiblissement du soutien s’explique par un phénomène d’usure classique dans tous les mouvements sociaux, aussi par le rejet des violences de certains extrémistes.  “Tous les protagonistes du conflit sont jugés responsables des violences commises à l’occasion des manifestations : le gouvernement (70%), mais aussi l’opposition (65%) et même, pour la première fois, les ‘Gilets jaunes’ (63%) eux-mêmes qui en étaient largement exonérés jusque-là”, ajoute Odoxa. Vingt-neuf pour cent des sondés seulement estiment “que l’on peut comprendre” les violences et dégradations commises à l’occasion des manifestations des “Gilets jaunes”, une proportion qui monte à 62% chez les sympathisants de La France insoumise et 46% chez les sympathisants du Rassemblement national.

Gilets jaunes : la manif de trop

Gilets jaunes : la manif de trop

 

Une baisse de 10% de soutien aux gilets jaune qui recueillent cependant encore  60 % d’approbation. Mais la baisse est certaine. Déjà la semaine dernière se posait la question de savoir si ce n’était pas la manif de trop. Certes il y a eu un petit regain de participation mais globalement la tendance depuis le début de la protestation est nettement à la baisse.

Indéniablement la participation des gilets jaunes tend à se  rétrécir pour plusieurs raisons même si la participation de ce samedi est assez nettement en hausse. : 50 000 participants eu lieu de 30 000 les samedis précédents d’après le ministère de l’intérieur. (Des chiffres qu’on peut contester mais qui actent quand même un rebond). D’abord peut-être du fait de l’absence de structuration d’un mouvement qui affiche de nombreuses contradictions mais qui ne parvient pas à les surmonter. Deuxièmement parce que tout mouvement social connaît assez souvent lorsqu’il s’éternise un certain essoufflement. Ne reste alors que les plus radicaux qui durcissent d’autant plus l’action que la participation est plus faible. Mais mécaniquement la mobilisation s’affaiblit encore davantage. Un phénomène qu’on connaît bien dans les organisations syndicales. Il y a aussi un manque de perspective pour l’avenir des gilets jaunes. Pour l’instant, il semble se dégager deux  tendances. Une tendance visant à construire une sorte de mouvement des citoyens, une forme de syndicat destiné à faire émerger les revendications et à faire des propositions. Une autre tendance vise à transformer les gilets jaunes en organisation politique. Deux démarches finalement très opposées. La transformation des gilets jaunes en organisation politique n’est pas sans danger dans la mesure où nécessairement les gilets jaunes pour influencer la politique seront contraints de passer des alliances, des compromis voir des compromissions avec d’autres forces. Bref passer du statut de contestation à celui de gestion. Reste aussi à savoir si le mouvement est en capacité de dégager des responsables à la hauteur de cette ambition politique. Pour l’instant ce n’est pas le cas car tous ceux qui se sont exprimés ont montré leurs limites. Il y a évidemment l’attitude du gouvernement qui n’est pas favorable à la poursuite du mouvement avec notamment des mesures judiciaires qui risquent d’en décourager plusieurs. Cela d’autant plus que les violences certes très minoritaires portent un discrédit sur les gilets jaunes. L’opinion publique pourrait de ce fait progressivement se retourner de ces formes de protestation.  Bref cet acte 9 de la mobilisation pourrait bien être l’un des  derniers sous forme de manifestation même si fondamentalement le mécontentement, la colère vont demeurer et sans doute resurgir sous une forme ou sous une autre à l’occasion de certaines réformes voulues par le gouvernement.

Gilets jaunes : L’hystérisation entre bourgeois et gauchistes

Gilets jaunes : L’hystérisation entre bourgeois et gauchistes

 

Indéniablement le mouvement des gilets jaunes a marqué la situation sociale du pays. Ce mouvement reflète les mécontentements et la colère de certaines couches moyennes défavorisées à propos notamment du pouvoir d’achat et de la justice fiscale. Les manifestations qui se tiennent chaque samedi depuis le 17 novembre constituent un marqueur de ce mécontentement. Malheureusement ces manifestations font parallèlement l’objet de violences de la part de certains manipulateurs extrémistes qui profitent de la situation. Ceci étant il convient d  relativiser la participation à ces manifestations dont la dernière a réuni environ 50 000 personnes, peut-être davantage mais bien loin de ce que les syndicats peuvent parfois convoquer. La France subit évidemment certaines conséquences néfastes concernant des commerces mais n’est ni feu ni à sang, ni même arrêtée. Pourtant d’un côté comme de l’autre, on assiste à une forme d’hystérisation de la situation. Côté pouvoirs on donne l’impression que le pays est dans une dans un état d’insurrection et de l’autre on prétend que le pays glisse vers une dictature. Des propos excessifs qui n’ont pour effet que de servir la violence et qui d’une certaine façon sont aussi irresponsables les uns que les autres Sur France Info, Julien Denormandie estime que Jean-Luc Mélenchon «a trahi la République» pour avoir condamné la fermeture de la cagnotte de soutien pour l’ex-boxeur Christophe Dettinger, soupçonné d’avoir agressé deux gendarmes. «Le but de ceux qui veulent interdire cette collecte est de détruire la famille aussi. Honte à eux», avait ainsi tweeté, mardi Jean-Luc Mélenchon. «Ce responsable politique (…) qui insulte les juges, qui appelle au final à casser du flic, parce qu’il soutient ceux qui cassent du flic, au final c’est une trahison républicaine. Les propos de responsables politiques comme Jean-Luc Mélenchon sur ces cagnottes, ils sont scandaleux», a lancé Denormandie.

De son côté, la députée Aurore Bergé, porte-parole des députés LREM, a critiqué l’attitude de Jean-Luc Mélenchon qui «depuis des mois se félicite et se gargarise de ces violences. (…) Quand a-t-il condamné les menaces contre les élus de la République en marche? Quand a-t-il condamné les violences contre les journalistes? Quand a-t-il condamné les violences contre les forces de l’ordre?». Aurore Bergé a par ailleurs annoncé mercredi qu’elle allait signaler à la justice les propos de cadres de LFI incitant selon elle à la violence. «En tant qu’élu de la République, quand on a connaissance de crimes ou de délits, c’est notre devoir, notre responsabilité de les signaler et on a des propos qui aujourd’hui clairement invitent à commettre des délits ou des crimes», a-t-elle expliqué sur France 2 la députée dont «le domicile a été placé sous protection» à la suite de menaces. Une guerre verbale finalement assez traditionnelle entre bourgeois et gauchistes qui ont en commun de verser dans une dialectique excessive et peu responsable.

 

 

Croissance en berne : la faute aux gilets jaunes ! (Véronique Janod, Natixis)

Croissance en berne : la faute aux gilets jaunes ! (Véronique Janod, Natixis)

 

Il fallait s’y attendre les gilets jaunes vont devoir porter le chapeau de la nette diminution de la croissance (qui cependant a débuté au cours du premier semestre 2018 !). Ce que tente de démontrer l‘économiste de Natixis Veronique Janod. Qui reconnaît quand même l’environnement économique international reste très défavorable. (Interview la Tribune)

Quelles sont vos prévisions de croissance pour 2018?

VÉRONIQUE JANOD -  Pour 2018, nos prévisions de croissance sont à 1,5%. Elles ont été révisées mi-décembre à la baisse en raison du mouvement des « Gilets jaunes », qui a pesé progressivement sur l’activité à partir de mi-novembre ramenant nos prévisions à leur niveau antérieur. Pendant longtemps, notre prévision de croissance pour 2018 était à 1,5%.

Mais quand l’activité économique s’est révélée légèrement plus forte qu’attendu au troisième trimestre, notamment grâce aux promotions automobiles qui ont boosté la consommation cet été, nos prévisions avaient été relevées à 1,6%. Car, même en intégrant un contrecoup de la consommation au dernier trimestre, il semblait difficile de ne pas atteindre 0,3% de croissance de la consommation privée compte tenu du ralentissement attendu de l’inflation, du « Black Friday » et des fêtes de fin d’année. C’était sans compter le mouvement des « Gilets jaunes » qui a mis un terme à ces révisions.

Quel peut être l’impact du mouvement des « Gilets jaunes » sur la consommation ?

Désormais, le mouvement a duré assez de temps pour avoir un impact négatif perceptible au niveau macroéconomique sur la consommation privée. Elle devrait croître d’à peine 0,1% au dernier trimestre. Nous n’attendons toutefois pas de recul de la consommation, car les fêtes de Noël sont propices à la consommation et les blocages n’ont débuté que mi-novembre, n’affectant pas la première moitié du trimestre. Depuis les annonces du président de la République le 10 décembre dernier, le mouvement des « Gilets jaunes » s’affaiblit. Les deux derniers samedis du mois de décembre semblent avoir été plus favorables à la consommation. On pourrait donc enregistrer un certain rattrapage sur ces week-ends. In fine sur l’ensemble de l’année, la consommation privée sera en deçà de ce que l’on prévoyait avant le mouvement et devrait être proche de 0,9%.

Quelles sont vos perspectives pour cette nouvelle année ?

Pour 2019, nos prévisions de croissance ont été relevées de 1,4% à 1,8% suite aux annonces de décembre du gouvernement et du président. Si l’impact économique des « Gilets jaunes » est clairement négatif au dernier trimestre 2018, il devrait être positif en 2019. Le ralentissement, tout au long de l’année 2018, résultait en partie de l’affaiblissement du pouvoir d’achat des ménages induit par une forte remontée de l’inflation.

Or les concessions accordées par le gouvernement vont contribuer à réduire l’inflation, qui en parallèle profite déjà de la baisse du prix du pétrole au niveau mondial. La suspension durant toute l’année 2019 des hausses de taxes sur les carburants liées à la composante carbone et à la convergence diesel/essence et la stabilité des tarifs de l’électricité et du gaz jusqu’en juin vont contribuer à faire baisser l’inflation pour l’ensemble des acteurs économiques. Les prix du pétrole ont été très volatils l’année dernière avec une très forte augmentation jusqu’à début octobre suivie d’un effondrement. La stabilisation des prix du pétrole autour de 60 euros le baril contribuera également à faire diminuer l’inflation l’année prochaine. D’après nos prévisions, l’inflation (IPC) diminuera de 2,1% à 1,2% en moyenne en 2019, revenant à son niveau de 2017. Cet affaiblissement de l’inflation devrait jouer en faveur de la consommation.

Car au-delà de la baisse de l’inflation qui profite à tous, un certain nombre des mesures annoncées le 10 décembre (augmentation de la prime d’activité, défiscalisation de la prime exceptionnelle réservée aux salariés rémunérés en deçà de 3 SMIC, défiscalisation des heures supplémentaires, annulation de la hausse de 1,7 point de CSG pour les retraités percevant moins de 2.000 euros) vise spécifiquement à redonner du pouvoir d’achat aux ménages ayant les plus faibles revenus. In fine, plus de 11 milliards devraient être réalloués aux ménages, avec une volonté marquée du gouvernement de soutenir plus particulièrement les ménages disposant des revenus les plus faibles. Le montant total des mesures est non négligeable et devrait redonner du pouvoir d’achat aux ménages qui ont la plus forte propension à consommer. Conjugué à la baisse de l’inflation, on devrait avoir une importante hausse de la consommation en 2019, qui passerait selon nos prévisions de 0,9% à 2,1% sous réserve que les prix du pétrole restent en deçà de 65 euros le baril en fin d’année.

Au niveau de l’investissement, quelles sont vos prévisions ?

Concernant l’investissement, certaines sociétés ont été affectées par les blocages et les violences. Nous nous attendons donc à un ralentissement un peu plus marqué qu’initialement pressenti de l’investissement des entreprises au T4. L’investissement résidentiel était lui déjà en recul au T3 en rythme trimestriel. Il devrait néanmoins croître autour de 1,6% en moyenne annuelle. L’investissement des administrations publiques devrait également ralentir à 1% en 2018 contre de 1,4% en 2017. La contribution du commerce extérieur à la croissance devrait, quant à elle, être positive, proche de 0,6 point de pourcentage du PIB, les importations ayant nettement plus ralenti que les exportations.

Quels pourraient être les facteurs d’inquiétude qui pourraient peser sur la croissance ?

En 2018, les entreprises ont joué un rôle moteur pour la croissance. Avec la montée en puissance du CICE, des taux de financement relativement bas, les conditions sont restées relativement bonnes en 2018. Si la baisse de l’impôt sur les sociétés prévue en 2019 est en grande partie reportée, les entreprises étant appelées à contribuer à l’effort national pour redonner du pouvoir d’achat aux ménages, la transformation du CICE en baisse pérenne des cotisations sur les bas salaires a été maintenue. Cette mesure est un geste fort en faveur de l’activité des entreprises qui devrait permettre d’améliorer davantage leurs marges.

Par ailleurs les entreprises devraient continuer de profiter de la faiblesse des taux d’intérêt, le relèvement des taux directeurs par la BCE n’étant pas attendu avant décembre 2019. Sous réserve que la trêve de la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine tienne, le cumul exceptionnel de la perception en 2019 du CICE sur l’activité de 2018 et de la baisse pérenne des charges devrait permettre de maintenir la dynamique de l’investissement des entreprises à un niveau proche de celui de 2017.

Si l’environnement financier devait demeurer porteur pour les entreprises, les inquiétudes concernant le marché du travail demeurent, en raison des difficultés persistantes d’adéquation entre les compétences recherchées par les entreprises et celles offertes par les demandeurs d’emploi, le chômage étant désormais proche de son niveau structurel. Le ralentissement de l’emploi n’a pas été initié par le mouvement des « Gilets jaunes ». Il a débuté dès le second trimestre 2018 et s’est accentué depuis.

Comme attendu les effets de la réforme du Code du travail mettent du temps à apparaître et ne sont perceptibles qu’à moyen long terme. Cela provient en partie du fait que les acteurs doivent se l’approprier, mais également du fait que les jugements prud’homaux révèlent les limites du nouveau Code du travail au regard du droit international (convention 158 de l’OIT et charte sociale européenne) remettant en cause l’idée d’un plafond légal du barème des dommages et intérêts dans le cas de licenciement abusif. En théorie, si la croissance en 2019 accélère comme nous l’attendons depuis l’annonce des mesures de décembre, les créations d’emplois devraient se poursuivre et légèrement accélérer.

Mais les problèmes d’appariement entre les qualifications offertes et demandes laissent craindre une dynamique moins favorable. Or les réformes récemment votées en matière de formation professionnelle et d’apprentissage, si elles vont dans le bon sens, ne vont pas apporter de réponses à court terme. La réduction du chômage demeure un véritable défi en France où il demeure bien supérieur au niveau européen. Face à l’impatience croissante en matière d’amélioration du marché du travail, le gouvernement se trouve dans une situation de plus en plus délicate à mesure que le temps passe pour poursuivre des réformes structurelles dans un environnement international qui devrait se dégrader en 2019.

La prolongation du mouvement des « Gilets jaunes » pourrait-elle avoir des répercussions sur le calendrier des réformes ?

Une autre source d’inquiétude est que le mouvement des « Gilets jaunes » a écorné la confiance des investisseurs étrangers en la capacité du gouvernement à réformer et à réduire les déficits et la dette qui va désormais continuer à augmenter ces prochaines années. À l’heure actuelle, avec le grand débat qui doit être lancé et durer jusqu’en mars, certaines réformes vont être reportées à l’instar de la réforme des institutions. La réforme des retraites a été décalée et celle portant sur l’assurance-chômage a été reportée de fin 2018 à début 2019. La vraie question est donc celle des marges de manœuvre du gouvernement pour continuer à réformer.

Au niveau international, Macron était perçu comme un chef d’état capable de réformer sans engendrer de grand mouvement de contestation. Avec les « Gilets jaunes », le pays a connu l’inverse. Une mobilisation relativement modérée, les manifestants n’ayant jamais atteint plus de 300.000 personnes dans toute la France selon le ministère de l’Intérieur, est parvenue à obtenir d’importantes concessions en termes financiers de la part du gouvernement en raison du fort soutien que ce mouvement a su obtenir de l’opinion publique.

Au niveau international, quels sont les principaux facteurs d’inquiétude ?

Contrairement à début 2018, le facteur d’inquiétude principal concerne l’environnement économique international. À l’instar de ses voisins, la France devrait connaître un environnement international nettement moins porteur. Au niveau du commerce extérieur, les sources d’inquiétudes s’accumulent progressivement. Le ralentissement économique en Chine contribue à rendre l’environnement international moins porteur, affectant naturellement la demande adressée à la France. Compte tenu du développement croissant de la Chine, les politiques économiques visant à relancer l’économie chinoise devraient être plus délicates à mener que par le passé, l’environnement international pourrait de ce fait demeurer plus durablement moins porteur.

En parallèle, les tensions commerciales demeurent au niveau international en raison de la guerre commerciale sino-américaine. Pour l’instant le commerce international profite de la trêve démarrée début décembre pour 90 jours mais les incertitudes persistent, le président américain est déjà revenu sur certaines décisions par le passé. En Europe, le Brexit rajoute des incertitudes. Le Royaume-Uni reste un partenaire d’échanges important pour la zone euro et plus particulièrement pour la France. Au-delà, le ralentissement des principaux partenaires commerciaux de la France, notamment l’Allemagne et l’Italie, devrait avoir des répercussions sur l’économie française.

L’Italie soutient les gilets jaunes !

L’Italie soutient les gilets jaunes !

 

D’une certaine manière, c’est un peu un retour de bâton pour Macron. Il y a eu d’abord l’affaire Trump quand Macon a critiqué les États-Unis pour leurs mesures protectionnistes. Du coup Trump ne s’est pas privé de ridiculiser la situation de la France en s’appuyant sur le désordre créé par les gilets jaunes ; maintenant c’est au tour de l’Italie de se retourner contre Macron.  Le président de la république française avait en effet nettement critiqué l’arrivée au pouvoir des forces d’extrême droite et des forces populistes. Il avait également critiqué les dérives budgétaires de ce pays. Du coup « Gilet gialli, non mollate! » : le vice-président du Conseil italien Luigi Di Maio du mouvement cinq étoiles appelle, dans une lettre publiée lundi, les « Gilets jaunes » qui protestent depuis huit samedi consécutifs en France pour plus de pouvoir d’achat et de démocratie participative à « ne rien lâcher ».  Sur le blog du Mouvement cinq étoiles (M5S) qu’il dirige, Luigi Di Maio s’adresse directement aux contestataires français. “Nous suivons depuis l’Italie votre bataille depuis le début (…), nous savons ce qui vous anime et les raisons pour lesquelles vous avez décidé de descendre dans la rue”, écrit-t-il. “C’est le même esprit qui anime le mouvement Cinq étoiles et des milliers d’Italiens depuis le 4 octobre 2009, le jour de notre naissance et depuis nous ne nous sommes jamais arrêtés”, souligne-t-il. “Vous, les Gilets jaunes, ne lâchez rien ! Moins de quatre ans après sa création, et en dépit des insultes et des railleries, le Mouvement cinq étoiles est entré au Parlement, (…) nous sommes au pouvoir et ceux qui nous ont raillé ont disparu aujourd’hui de la scène politique”, ajoute-t-il. “Le Mouvement cinq étoiles est prêt à vous apporter le soutien dont vous avez besoin”, poursuit-il, évoquant notamment la plateforme internet “Rousseau” permettant de connecter élus et militants. A cinq mois des élections européennes, Luigi Di Maio estime qu’une “nouvelle Europe est en train de naître, celle des Gilets jaunes, celle des mouvements, celle de la démocratie directe. C’est une dure bataille que nous pouvons mener ensemble”.

BFM : la cible des gilets jaunes

BFM : la cible des gilets jaunes

 

En signe de protestation, les journalistes de BFM TV ont cessé lundi de suivre les “Gilets jaunes” sur le terrain. Il est clair qu’on doit condamner sans réserve les menaces dont font l’objet les journalistes mêmes si on peut être en désaccord avec une ligne éditoriale. Et pour BFM (comme pour d’autres télés d’info continue) il y a matière à discussion. Pourquoi BFM est-il la cible privilégiée de certains gilets jaunes ? Sans doute d’abord parce que dans le paysage des chaînes de télévision d’info continue BFM est en tête  même si par rapport aux chaînes généralistes l’audience reste assez marginale (autour de 2 % en moyenne). D’une certaine manière, BFM conjugue cependant le pire, aussi le meilleur. Le meilleur quand BFM se livre à  un vrai travail d’approfondissement avec des animateurs et des participants compétents  notamment dans la tranche de soirée. À l’inverse souvent de ce qui se passe sur ce news et LCI où les discussions de bistrot musclées et confuses  font office de débat. France Info de son côté parvient difficilement à faire son trou car la politique éditoriale de la version télé est un peu trop proche de ce qui se fait à la radio. Pour BFM peut surtout saluer le travail de plusieurs animateurs surtout de Ruth Elkrief, aussi de Thierry Arnaud, d’autres encore qui ont le mérite d’animer en connaissant leurs sujets et en évitant d’être partisan. À l’inverse certains animateurs se laissent entraîner par leurs idées préconçues nourries sans doute des discussions de salon. C’est le cas notamment Apolline de Malherbe, qui présente « Et en même temps »  et bien représentative de la gauche caviar et finalement de la bourgeoisie qui ne peut s’empêcher d’intervenir sur le fond malheureusement sans connaître les réalités économiques et sociales. Bref qui respire tellement le 16e arrondissement sur le fond comme sur la forme de ses interventions. D’autres animateurs ne peuvent s’empêcher aussi de prendre parti quand en fait, on leur demande surtout d’animer, de faire progresser le débat afin de contribuer  à une meilleure compréhension des enjeux. Enfin, cette chaîne, comme d’ailleurs les autres, recherche souvent le spectaculaire, l’accessoire et le buzz médiatique au détriment de l’essentiel. Bref les télés d’information continue ont encore des progrès à faire pour conquérir une audience plus large sur des bases plus pertinentes.

« Gilets jaunes »: une nouvelle loi complètement inadaptée

« Gilets jaunes »: une nouvelle loi complètement inadaptée

 

Le gouvernement a choisi de répondre par la voie sécuritaire au mouvement des gilets jaunes Le gouvernement est favorable à l’adoption d’une nouvelle loi pour sanctionner les participants à des manifestations non déclarées, a annoncé lundi soir Edouard Philippe en réponse aux violences qui ont une nouvelle fois émaillé les défilés des “Gilets jaunes” samedi dernier. Le problème c’est qu’une une loi pour être adoptée demande un délai certain. En outre et surtout, il n’est pas du tout certain que ce soit la meilleure réponse ni vis-à-vis des gilets jaunes, ni vis-à-vis des casseurs. Pour les gilets jaunes, le premier ministre lundi soir n’a apporté aucune nouvelle réponse et le vide politique reste entier. Pour l’instant on s’en tient à la perspective très floue du grand débat dont on ne sait pas comment il sera organisé et ce qu’on en fera. Concernant les casseurs une loi qui réprime r les manifestations non déclarées ne présente aucun intérêt dans la mesure où justement ce dernier week-end les manifestations ont bien été déclarées et autorisées ce qui n’a pas empêché les violences. “Il faut préserver la liberté de manifester en France et il faut sanctionner ceux qui veulent enfreindre ce droit à manifester”, a dit le Premier ministre sur TF1. “C’est la raison pour laquelle le gouvernement est favorable à ce que notre loi soit complétée, à ce qu’une loi nouvelle soit adoptée qui permettra de sanctionner ceux qui ne respectent pas cette obligation de déclaration, ceux qui participeraient à des manifestations qui ne sont pas déclarées”. “Ceux qui arrivent aux manifestations cagoulés, aujourd’hui c’est une contravention, demain ça doit être un délit”, a-t-il ajouté, appelant aussi à “faire en sorte que la responsabilité civile des casseurs soit très sérieusement engagée de façon à ce que ce soit les casseurs et pas les contribuables qui payent pour les dommages qui sont causés». Même juridiquement cette proposition visant à considérer comme un délit le port d’une cagoule ne tient pas vraiment la route. Tout cela sent un peu le désarroi et l’amateurisme. Y compris du côté des forces de l’ordre. On comprend mal en effet que 5000 policiers ou gendarmes ne puissent pas canaliser 3000 manifestants dont la plupart pacifistes mais qui comprennent sans doute pas plus de  200 violents

Gilets jaunes : le piège de la personnalisation

Gilets jaunes : le piège de la personnalisation

 

 

Les gilets jaunes comme les autres organisations notamment politiques auront du mal à éviter le piège de la personnalisation. Ainsi certaines personnalités qui ont eu un jour la gloire éphémère des médias se croient-ils investis pour se transformer en porte-parole voir en leader. Faute de structuration et de vraie vie démocratique, certaines personnes sont susceptibles d’être influencées voire manipulées soit par l’extrême gauche, soit par l’extrême droite, soit encore par le pouvoir. On objectera que des tentatives de structuration sont en cours mais elles s’opposent sur un point fondamental : faut-il transformer le mouvement en syndicat de citoyens ou en organisation politique. Or, ce qui pourrait affaiblir voire faire éclater les  gilets jaunes c’est l’objectif même du mouvement. On a vu par exemple ce week-end à Marseille « une coordination « gilets jaune mouvement » se réunir avec un objectif  de transformation en parti politique. Une perspective contestée pendent la m^me réunion par une centaine d’autres gilets jaunes qui ne veulent surtout pas mettre les doigts dans la politique. Du coup, la coordination « gilets jaune mouvement » a dû se rabattre sur un objectif de coordination et de recueil des revendications mais n’abandonne pas l’idée de présenter des listes aux européennes. Une autre personnalité

Jacline Mouraud va lancer un nouveau parti politique baptisé « Les Émergents », selon Le Figaroce lundi 7 janvier.

« Encore plus depuis ce qui s’est passé samedi [les violences survenues lors de l'acte 8], j’ai beaucoup de demandes pour m’aider à créer le parti », assure à France Info celle qui s’est fait connaître en dénonçant la hausse du prix des carburants avant de porter des revendications plus larges.

Cette hypnothérapeute et agent de sécurité incendie (pour les « fins de mois difficiles ») est à l’origine d’une vidéo virale sur la « traque aux automobilistes ». ; Une personnalité très contestée par certains gilets jaunes pour son adhésion un peu rapide aux propositions du pouvoir. . Pour l’instant, il semble se dégager deux  tendances. Une tendance visant à construire une sorte de mouvement des citoyens, une forme de syndicat destiné à faire émerger les revendications et à faire des propositions. Une autre tendance vise à transformer les gilets jaunes en organisation politique. Deux démarches finalement très opposées. Pour schématiser une mouvance à caractère surtout sociale, une autre à caractère plutôt politique. La transformation des gilets jaunes en organisation politique n’est pas sans danger dans la mesure où nécessairement les gilets jaunes pour influencer la politique seront contraints de passer des alliances, des compromis voir des compromissions avec d’autres forces (sans parler d’éventuelles dérives personnelles). Bref passer du statut de contestation à celui de gestion. Reste aussi à savoir si le mouvement est en capacité de dégager des responsables à la hauteur de cette ambition politique. Pour l’instant ce n’est pas le cas car tous ceux qui se sont exprimés ont montré leurs limites. La plupart des leaders affichent  en effet leur inexpérience sociale aussi leur insuffisance de maîtrise de la problématique socio-économique globale voire sociétale. Pour preuve la difficulté déjà à organiser la vie démocratique au sein du mouvement. Les gilets échapperont difficilement aux clivages politiques mais aussi aux querelles d’Ego.

Gilets jaunes : syndicat de citoyens ou parti politique ? La question qui pourrait faire éclater le mouvement

Gilets jaunes : syndicat de citoyens ou parti politique ? La question qui pourrait faire  éclater le mouvement

Au-delà de la participation, ce qui pourrait affaiblir voire faire éclater les  gilets jaunes c’est l’objectif même du mouvement. On a vu par exemple ce week-end à Marseille « une coordination « gilets jaune mouvement » se réunir avec un objectif  de transformation en parti politique. Une perspective contestée par une centaine d’autres gilets jaunes qui ne veulent surtout pas mettre les doigts dans la politique. Du coup, la coordination « gilets jaune mouvement » a dû se rabattre sur un objectif de coordination et de recueil des revendications. Pour l’instant, il semble se dégager deux  tendances. Une tendance visant à construire une sorte de mouvement des citoyens, une forme de syndicat destiné à faire émerger les revendications et à faire des propositions. Une autre tendance vise à transformer les gilets jaunes en organisation politique. Deux démarches finalement très opposées. Pour schématiser une mouvance à caractère surtout sociale, une autre à caractère plutôt politique. La transformation des gilets jaunes en organisation politique n’est pas sans danger dans la mesure où nécessairement les gilets jaunes pour influencer la politique seront contraints de passer des alliances, des compromis voir des compromissions avec d’autres forces (sans parler d’éventuelles dérives personnelles). Bref passer du statut de contestation à celui de gestion. Reste aussi à savoir si le mouvement est en capacité de dégager des responsables à la hauteur de cette ambition politique. Pour l’instant ce n’est pas le cas car tous ceux qui se sont exprimés ont montré leurs limites. La plupart des leaders affichent  en effet leur inexpérience sociale aussi leur insuffisance de maîtrise de la problématique socio-économique globale voire sociétale.  Il y a évidemment l’attitude du gouvernement qui n’est pas favorable à la poursuite du mouvement avec notamment des mesures judiciaires qui risquent d’en décourager plusieurs. Cela d’autant plus que les violences certes très minoritaires portent un discrédit sur les gilets jaunes. L’opinion publique pourrait de ce fait progressivement se retourner de ces formes de protestation.  Bref cet acte 8 de la mobilisation pourrait bien être l’un des  derniers sous forme de manifestation même si fondamentalement le mécontentement, la colère vont demeurer et sans doute resurgir sous une forme ou sous une autre à l’occasion de certaines réformes voulues par le gouvernement.

« Gilets jaunes » : l’abrogation du mariage pour tous en tête !!!

« Gilets jaunes » : l’abrogation du mariage pour tous en tête !!!

C’est ce qui résulte de la   consultation en ligne lancée par le Conseil économique, social et environnemental (Cese). La preuve sans doute que la consultation a été noyautée par certains mouvements extrémistes notamment la « manif pour tous ». la revendication qui a recueilli le plus de votes est l’abrogation de la loi Taubira sur le mariage homosexuel, avec 5 897 votes. Sur 6000 contributions !   Dans les contributions les plus votées, figurent également des textes pour demander « la fin des subventions dans l’éolien »,  »le retour à l’universalité des allocations familiales »,  »la prise en compte du vote blanc » ou  »la création d’un référendum d’initiative citoyenne ». Bref des résultats fortement teintés de la pensée d’extrême droite. Tandis que sans doute aussi la preuve que les consultations par voie d’Internet  peuvent n’aître guerre représentative et ne concernait que les militants les plus engagés voir les plus radicaux. Certes pour le grand débat national on propose la tenue de réunions d’initiative locale mais on peut légitimement s’interroger comment organiser une consultation démocratique en quelques semaines sur des sujets aussi importants que le service public, la démocratie, la fiscalité et l’organisation de l’État. Les débats très rares risquent d’être très confus et finalement tout cela pourra se réduire à des dépôts de cahiers de doléances qu’on ne sera pas vraiment comment traiter compte de tenue de leurs contradictions et de leur simplisme.

Les « Gilets jaunes » : reprise de mobilisation

Les « Gilets jaunes » : reprise de mobilisation

S’il est évident que la mobilisation s’était assez nettement affaibli pendant la trêve des confiseurs, force est de constater qu’elle s’est un peu réveillé ce samedi avec une participation totale en France d’après les chiffres officiels de 50 000 personnes au lieu de 30 000 les week-ends précédents. On peut évidemment discuter ces chiffres qui sont ceux du ministère de l’intérieur et de Castaner  qui a l’art de faire des additions sulfureuses comptant parfois jusqu’à l’unité le nombre de gilets jaunes ! Si on se fie  aux manifestations de province, la participation réelle a sans doute été deux à trois fois plus importante. Ceci étant,  c’est moins que lors des  premiers épisodes et les rassemblements se caractérisent par une certaine radicalité des slogans, aussi une certaine contradiction. Certains se limitent à des questions de pouvoir d’achat et de justice sociale quand d’autres avancent des revendications plus sociétales voire politiques réclamant notamment un changement  de gouvernement ou de nouvelles élections législatives voir même une nouvelle constitution. Sans doute le résultat d’une composition assez hétéroclite des gilets jaunes non seulement sur le plan socioprofessionnel mais aussi sur le plan des orientations idéologiques. Pour faire court, la mouvance gilets jaunes se partage notamment entre ceux qui sont partisans de se transformer en sortes de syndicats des citoyens et ceux qui sont partisans de se transformer en force politique  y compris avec présentation de listes lors des élections. Si cette contradiction n’est pas levée, c’est sans doute sur ce point pourrait un jour se disloquer le mouvement.

 

Gilets jaunes acte 8 samedi : stop ou encore ? .

Gilets jaunes acte 8 samedi : stop ou encore ?

 

Indéniablement la participation des gilets jaunes tend à se  rétrécir pour plusieurs raisons même si la participation de ce samedi est assez nettement en hausse. : 50 000 participants eu lieu de 30 000 les samedis précédents d’après le ministère de l’intérieur. (Des chiffres qu’on peut contester mais qui actent quand même un rebond). D’abord peut-être du fait de l’absence de structuration d’un mouvement qui affiche de nombreuses contradictions mais qui ne parvient pas à les surmonter. Deuxièmement parce que tout mouvement social connaît assez souvent lorsqu’il s’éternise un certain essoufflement. Ne reste alors que les plus radicaux qui durcissent d’autant plus l’action que la participation est plus faible. Mais mécaniquement la mobilisation s’affaiblit encore davantage. Un phénomène qu’on connaît bien dans les organisations syndicales. Il y a aussi un manque de perspective pour l’avenir des gilets jaunes. Pour l’instant, il semble se dégager deux  tendances. Une tendance visant à construire une sorte de mouvement des citoyens, une forme de syndicat destiné à faire émerger les revendications et à faire des propositions. Une autre tendance vise à transformer les gilets jaunes en organisation politique. Deux démarches finalement très opposées. La transformation des gilets jaunes en organisation politique n’est pas sans danger dans la mesure où nécessairement les gilets jaunes pour influencer la politique seront contraints de passer des alliances, des compromis voir des compromissions avec d’autres forces. Bref passer du statut de contestation à celui de gestion. Reste aussi à savoir si le mouvement est en capacité de dégager des responsables à la hauteur de cette ambition politique. Pour l’instant ce n’est pas le cas car tous ceux qui se sont exprimés ont montré leurs limites. Il y a évidemment l’attitude du gouvernement qui n’est pas favorable à la poursuite du mouvement avec notamment des mesures judiciaires qui risquent d’en décourager plusieurs. Cela d’autant plus que les violences certes très minoritaires portent un discrédit sur les gilets jaunes. L’opinion publique pourraiat de ce fait progressivement se retourner de ces formes de protestation.  Bref cet acte 8 de la mobilisation pourrait bien être l’un des  derniers sous forme de manifestation même si fondamentalement le mécontentement, la colère vont demeurer et sans doute resurgir sous une forme ou sous une autre à l’occasion de certaines réformes voulues par le gouvernement.

Gilets jaunes acte 8 samedi : dernière manif ?

Gilets jaunes acte 8 samedi : dernière manif ?

 

Indéniablement la participation des gilets jaunes tend à se  rétrécir pour plusieurs raisons. D’abord peut-être du fait de l’absence de structuration d’un mouvement qui affiche de nombreuses contradictions mais qui ne parvient pas à les surmonter. Deuxièmement parce que tout mouvement social connaît assez souvent lorsqu’il s’éternise un certain essoufflement. Ne reste alors que les plus radicaux qui durcissent d’autant plus l’action que la participation est plus faible. Mais mécaniquement la mobilisation s’affaiblit encore davantage. Un phénomène qu’on connaît bien dans les organisations syndicales. Il y a aussi un manque de perspective pour l’avenir des gilets jaunes. Pour l’instant, il semble se dégager deux  tendances. Une tendance visant à construire une sorte de mouvement des citoyens, une forme de syndicat destiné à faire émerger les revendications et à faire des propositions. Une autre tendance vise à transformer les gilets jaunes en organisation politique. Deux démarches finalement très opposées. La transformation des gilets jaunes en n’organisation politique n’est pas sans danger dans la mesure où nécessairement les gilets jaunes pour influencer la politique seront contraints de passer des alliances, des compromis voir des compromissions avec d’autres forces. Bref passer du statut de contestation à celui de gestion. Reste aussi à savoir si le mouvement est en capacité de dégager des responsables à la hauteur de cette ambition politique. Pour l’instant ce n’est pas le cas car tous ceux qui se sont exprimés ont montré leurs limites.Il y a évidemment l’attitude du gouvernement qui n’est pas favorable à la poursuite du mouvement avec notamment des mesures judiciaires qui risquent d’en décourager plusieurs. Bref cet acte 8 de la mobilisation pourrait bien être le dernier forme de manifestation même si fondamentalement le mécontentement, la colère vont demeurer et sans doute resurgir sous une forme ou sous une autre à l’occasion de certaines réformes voulues par le gouvernement.

 

Les gilets jaunes vont porter le chapeau du ralentissement économique ?

 Les gilets jaunes vont porter le chapeau du ralentissement économique ?

Il fallait s’y attendre, on va faire porter le chapeau du ralentissement économique aux gilets jaunes comme l’indique d’ailleurs le Figaro. C’est évidemment oublier le fameux trou d’air du début de l’année avec des progressions du Pib.de  02 %. Ce n’est qu’au troisième trimestre qu’on a connu un redressement de 0, 4 %. Certes le mouvement des gilets jaunes a sans doute eu une influence sur le commerce de détail voir sur la logistique de certaines productions. On ne serait pour autant leur imputer les mauvais résultats de 2018.

 

On ne connaît pas encore les résultats économiques de décembre et du quatrième trimestre. Mais ils devraient se révéler assez catastrophiques. Il se pourrait bien que la zone euro s’approche de la stagnation en ce début d’année 2019. De ce point de vue, les mouvements boursiers ne font sans doute qu’anticiper la tendance nettement baissière de l’activité.  Preuve du net ralentissement économique mondial, l’activité recule aussi en Chine concernant les exportations et le secteur manufacturier. À l’inverse, les services rebondissent mais pas autant sans doute pour compenser les reculs ailleurs L’activité dans le secteur manufacturier chinois s’est en effet contractée en décembre pour la première fois depuis plus de deux ans, du fait d’un ralentissement de la demande qui souligne les difficultés que rencontre l’économie chinoise dans le contexte de guerre commerciale avec les États-Unis. L’indice PMI manufacturier officiel, élaboré par la société d’information économique IHS Markit (*), est tombé à 49,4 en décembre, sous le seuil qui sépare contraction et expansion de l’activité, montrent les résultats publiés lundi des enquêtes réalisées par les pouvoirs publics chinois auprès des directeurs d’achats. Il s’agit de sa première contraction depuis juillet 2016 et le PMI le plus faible depuis février 2016 (49). Les analystes interrogés par Reuters anticipaient une contraction mais attendaient un indice PMI de 49,9. D’après les données du Bureau national chinois de la statistique, l’indice des commandes à l’exportation a été ramené à 46,6 contre 47,0 en novembre, reflétant une baisse de la demande extérieure pour le septième mois consécutif.  En Europe, l’évolution est conforme à la baisse tendancielle du moral des entreprises mais aussi des ménages.

 

En  zone euro, l’indice Markit PMI manufacturier a reculé en décembre pour le cinquième mois consécutif, à 51,4 contre 51,8 en novembre, un chiffre conforme à l’estimation « flash » publiée le 14 décembre et tout juste supérieur au niveau de 50 qui marque la frontière entre croissance et contraction. Les enquêtes montrent que l’Italie est restée en zone de contraction où elle a été rejointe par la France. En Allemagne comme en Espagne, la croissance du secteur manufacturier a ralenti. En Allemagne, l’’indice PMI pour le secteur manufacturier, est tombé à un plus bas de 33 mois, à 51,5 le mois dernier contre 51,8 en novembre, se rapprochant du seuil des 50 qui sépare une contraction d’une croissance de l’activité. En France en décembre pour la première fois depuis septembre 2016, on constate une  forte baisse de la production selon la version définitive de l’enquête d’IHS Markit publiée mercredi. Globalement en zone euro,  les entrées de commandes ont baissé en décembre à un rythme sans précédent depuis quatre ans, les commandes en souffrance ont reculé pour le quatrième mois d’affilée et les embauches ont été modestes. Dans ce contexte, le degré d’optimisme des entreprises est tombé à son plus bas niveau depuis six ans.

Soutien gilets jaunes : les pauvres pour, les classes aisées contre

Soutien gilets jaunes : les pauvres pour, les classes aisées contre

D’après un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo  et Le Figaro, le soutien au mouvement des gilets jaunes est encore majoritaire à hauteur de 55 % mais cela cache une opposition assez nette entre les catégories pauvres et les classes supérieures. Pour schématiser entre les urbains aisés qui bénéficient de la mondialisation et les Français des zones périphériques faiblement rémunérées, mal formés et de plus en plus privé de services publics. Le mouvement est soutenu par près des deux tiers des ouvriers (64%), à l’inverse, les deux tiers des cadres (66%) souhaitent que le mouvement cesse.

La poursuite du mouvement est appréciée différemment selon le niveau de revenus des personnes interrogées. Près des trois quarts des Français les plus modestes (72%) souhaitent qu’il perdure, alors que près des deux tiers des Français les plus aisés (61%) veulent que le mouvement s’arrête. Même si les Français sont moins nombreux à soutenir les « gilets jaunes », ils continuent de partager une partie de leurs revendications. Ainsi, le pouvoir d’achat est la principale préoccupation des Français pour 2019, selon le sondage Odoxa-Dentsu Consulting. Augmenter le pouvoir d’achat est le souhait numéro un de 54% des sondés. La lutte contre le chômage est citée par 32% personnes interrogées.   Ce rapport s’est totalement inversé par rapport à l’enquête Odoxa publiée le 1er janvier 2015. La baisse du chômage était la priorité pour 59% des Français, soit 27 points de plus que cette année. Quant à la préoccupation sur le pouvoir d’achat, elle n’avait la faveur que de 41% des sondés. La lutte contre le chômage, préoccupation majeure des décennies passées, est désormais la quatrième priorité des Français. Les deuxième et troisième attentes citées par les personnes interrogées sont la lutte contre la pauvreté (45% de citations, plus 12 points en quatre ans) et la baisse du niveau des impôts et des taxes (41% de citations, plus un point en quatre ans). Ces préoccupations, mises en exergue depuis le début du mouvement des « gilets jaunes », supplantent désormais les sujets plus régaliens et sociétaux que sont la sécurité et la délinquance (29%, contre 34% en 2015) et la lutte contre l’immigration clandestine (26%, contre 30% en 2015). À noter enfin que l’amélioration de la protection de l’environnement est citée par 24% des Français. C’est sept points de plus qu’il y a quatre ans (17%).

Cette enquête Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro a été réalisée par internet les 2 et 3 janvier 2019, sur un échantillon de 1 004 Français représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Télé d’info continue : le tribunal des gilets jaunes

Télé d’info continue : le tribunal des gilets jaunes

 

 

Maintenant que la mobilisation s’est nettement affaiblie, c’est le règlement de comptes avec les gilets jaunes qui avaient osé mettre en question l’ordre établi. D’une certaine manière les nantis prennent leur revanche. Pour preuve la justice politique qui s’est attaquée à l’un des gilets jaunes, Eric Drouet,  évidemment pour faire peur à tous les autres. La technique du bouc émissaire en vigueur depuis l’origine des temps mais remise à la mode dans la start-up nation de Macron. Il faut dire que l’intelligentsia a eu très peur de cette colère craignant même une insurrection. On n’en était pourtant loin puisque les intéressés réclamaient surtout d’être écoutés. Dans les révolutions la revendication est rarement d’être écoutée ! Il y a surtout cette revendication des gilets jaunes à représenter une partie du peuple qui n’est pas supportable car cela remet en cause les prérogatives de l’intermédiation  politique, médiatique ou intellectuelle. Du coup, les émissions de télé d’info continue se transforment en sorte de tribunal avec cinq ou six accusateurs et un pauvre gilet jaune soumis à la question qui subit les attaques de toutes parts y compris d’ailleurs assez souvent des animateurs eux-mêmes. Les représentants de gilets jaunes se trouvent forcément en situation particulièrement délicate d’une part parce qu’on ne peut nier certaines des contradictions du mouvement, d’autre part parce que ces représentants n’ont guère d’expérience sociale ou politique. Ils maîtrisent mal la dialectique qu’on pratique dans les sphères parisiennes et plus généralement maîtrisent d’ailleurs mal les problématiques économiques, sociales voir sociétales. On se demande même ce qu’ils viennent faire dans de telles galères. Peut-être un avant-goût de ce qui les attend quand certains gilets jaunes vont franchir le Rubicon et s’aventurer dangereusement dans les terres inconnues de la politique. Il y a en tout cas quelque chose de pathétique quand les experts dénient aux gilets jaunes le droit de représenter le peuple voir même une partie quand eux-mêmes ne sont que les serviteurs des intérêts financiers dominants.

 

Gilets jaunes : un phénomène d’usure sur fond de contradictions

Gilets jaunes : un phénomène d’usure sur fond de contradictions

 

De toute évidence, le mouvement des gilets jaunes connaît un phénomène d’usure classique. Indiscutablement la mobilisation diminue cela d’autant plus qu’il n’y a pas actuellement de perspectives claires pour l’avenir de ce mouvement. Le mouvement est en effet très partagé entre ce qui veulent demeurer une force de contestation sociale citoyenne et ceux qui veulent se  transformer en mouvement politique en particulier à l’occasion des européennes. Deux visions finalement assez opposées ; dans un cas ; il s’agit de créer une sorte de syndicat de citoyens et dans l’autre de créer un parti politique avec tous les risques que cela suppose en termes de compromis voire de compromission. Selon un sondage OpinionWay, les Français eux mêmes restent partagés sur la suite du mouvement des « gilets jaunes ». Si 61% le soutiennent, 50% souhaitent qu’il cesse désormais et 49% veulent qu’il continue. L’hypothèse d’une initiative à venir divise également les sondés. Ainsi, 32% préconisent une dissolution de l’Assemblée nationale, 24% un « référendum sur la transition écologique », 7% un changement de Premier ministre, et 36% ne suggèrent aucune de ces mesures. Les sondés sont enfin un quart seulement (27%) à juger que l’attitude du président depuis le début du mouvement qui ébranle sa présidence a été « à la hauteur », contre 72% qui sont d’un avis contraire.

* Enquête réalisée en ligne les 31 décembre 2018 et 1er janvier 2019, après les vœux d’Emmanuel Macron, auprès de 1 005 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 1,5 à 3 points.

 

« Gilets jaunes » : avis partagé sur le grand débat

« Gilets jaunes » : avis partagé sur le  grand débat

Selon un sondage Harris interactive pour RTL et M6, publié mercredi 2 janvier, un Français sur deux seulement pense que le gouvernement tiendra compte du grand débat.  Pour 47% en revanche, il n’en tiendra  »pas du tout «compte.

Près d’un Français sur deux également (47%) serait favorable à ce que les « gilets jaunes » présentent une liste aux élections européennes de mai 2019. Un souhait nettement majoritaire chez les sympathisants de La France insoumise et du PCF (64%), du Rassemblement national (58%) et du PS (56%).Par ailleurs, les Français interrogés se disent très majoritairement favorables à des Référendums d’initiative citoyenne (RIC) pour proposer une loi (80%), en abroger une (72%) ou mettre fin au mandat d’un élu (63%). Le RIC est réclamé par de nombreux « gilets jaunes ».

 

Brocante politique: Philippot récupère la marque Gilets jaunes

Brocante politique: Philippot récupère la marque Gilets jaunes

Plus putassier  que Florian Philippot tu meurs !  Faute de pouvoir réellement faire décoller son mouvement l’intéressé veut récupérer la marque gilets jaune et la déposer auprès de l’institut national de la propriété industrielle. D’une manière générale, les gilets jaunes sont très courtisés par tous les partis. Il y a d’abord le parti du président qui ne serait pas mécontent d’une liste gilets jaune qui viendrait amputer celle du rassemblement national. À droite, à gauche et aux extrêmes, on va sans doute voir des gilets jaunes en bonne position pour être élus au européenne. Il y aura aussi sans doute une liste gilets jaune autonome voir plusieurs. Cette récupération relève de la brocante politique. Une manière peut-être aussi de banaliser le mouvement aussi de l’étouffer pour éviter que le mouvement gilets jaune ne vienne faire par trop concurrence aux partis classiques établis. Pour Philippot l’opération relève du sauvetage que son parti est crédité de seulement 1 % aux européennes  Comme l’affirme Joffrey Bollée, le proche collaborateur de Florian Philippot chargé de mener à bien l’initiative. «C’est une précaution dans la perspective des européennes. Notre programme étant 100% compatibles avec les revendications des “gilets jaunes”, nous pourrions monter une liste “Les Gilets Jaunes” ou “Avec les Gilets Jaunes”». Une vingtaine de demandes auraient même été adressées à l’Inpi. Parmi elles, on retrouve les noms de «Liste gilets jaunes Élections européennes de 2019», «Fiers d’être gilets jaunes», «Je suis gilet jaune» ou encore «Gilet jaune ou Gil et John». L’Inpi doit désormais examiner les conditions de validité «intrinsèques» de la marque, comme son caractère distinctif, licite, non trompeur et non contraire à l’ordre public. Il faut ensuite compter un délai «de quatre à cinq mois» avant que la marque ne soit enregistrée. Le projet de Florian Philippot pour les européennes pourrait donc se concrétiser… après le scrutin.

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