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Elections Européennes : la collusion gilets-jaunes-Tapie- Macron

 Elections Européennes : la collusion gilets-jaunes-Tapie- Macron

 

La récupération politique d’une partie des gilets jaunes par Macron a été grandement facilité par tapie. Tapie très tôt a approuvé la colère des gilets jaunes, ensuite il leur a discrètement conseillé de se structurer en parti politique. Ensuite il leur a même prêté les locaux du journal la Provence dont les propriétaires. Et c’est au cours d’une réunion dans ces locaux qu’a été décidé le principe d’une liste de gilets jaunes aux élections européennes. Deux raisons à l’investissement de Tapie dans cette affaire. D’abord Tapie n’en a pas fini avec les nombreuses affaires qui le concernent et surtout l’affaire du Crédit Lyonnais ou 450 millions sont en jeu et qu’il devrait rembourser. Pour cela, il sollicite à l’extrême toute la procédure. En clair,  il fait traîner l’affaire le plus possible en espérant qu’elle sera enterrée avec la bienveillance de la justice qui malheureusement dans les affaires politico-financières est rarement indifférente aux desiderata du pouvoir en place. Tapie sait  qu’une liste de gilets jaunes arrangera Macron. Tapie en profite aussi une nouvelle fois pour régler ses comptes avec le rassemblement national car c’est vraisemblablement l’organisation qui pâtira le plus de cette liste de gilets jaunes. Dans les semaines et les mois à venir, il serait bien étonnant que la justice se hâte de traiter le dossier Tapi. Notons qu’on a déjà exonéré de responsabilité Christine Lagarde en raison du poste qu’elle occupe au fonds monétaire international. Il faut prévoir qu’on va aussi exonérer son ancien directeur de cabinet Stéphane Richard qui occupe le poste stratégique de président d’Orange. Après avoir usé et abusé des recours procéduriers, Bernard Tapie semblait avoir utilisé toutes ses cartouches judiciaires pour échapper à un procès. Il se pourrait toutefois qu’il sollicite à nouveau la cour de cassation mais comme la dernière décision de justice n’est pas suspensive un procès devrait normalement se dérouler. Bernard Tapie et d’autres personnes impliquées pourraient donc être jugés pour détournement de fonds et escroquerie en bande organisée. Le contentieux dure  depuis plus de 15 ans st la justice a montré plus que de la bienveillance vis-à-vis de cette affaire qui montre notamment les liens entre le système politique et le milieu économique. En attendant les gilets jaunes candidats aux européennes se font manœuvrer. Cela d’autant plus qu’ils choisissent de se présenter au scrutin de l’Europe alors  qu’ils n’ont pratiquement pas évoqué cette question dans leur mouvement ou alors  de manière très simpliste. Dernier élément,  le niveau général de culture politique et sociale des membres de cette liste. Peut-être juste au niveau d’un conseil départemental mais sûrement pas en capacité de s’approprier la problématique complexe de l’Europe. Leur incompétence va éclater au grand jour au premier débat un peu sérieux sur l’Europe.

 

Gilets jaunes : toujours mobilisés

Gilets jaunes : toujours mobilisés

 

On constate sans doute un phénomène d’usure chez les gilets jaunes mais la mobilisation résiste cependant. Lors des deux derniers épisodes,  le ministre de l’intérieur avait fait état d’une participation autour de 80 000, cette fois il n’en a compté que 69 000. Des chiffres évidemment à prendre avec des pincettes car on sait que le ministre Castaner  en tant qu’ancien joueur professionnel de poker fait souvent du bluff. Cet affaiblissement (s’il est réel) pourrait aussi découler des divisions internes. En effet trois rassemblements étaient prévus à Paris en plus évidemment de la toujours très forte mobilisation en province. Pour nourrir ces divisions, il y a évidemment l’annonce par certains d’une liste de deux gilets jaunes aux élections européennes. Une démarche qui va à l’encontre de la volonté de beaucoup qui dénoncent précisément le système. Or entrer dans le système ne constitue pas en soi une remise en cause mais plutôt une acceptation. Notons que cette liste n’est pas complètement neutre puisque favorisée par le pouvoir avec la médiation intéressée de Tapie. Lequel espère peut-être en retour une certaine bienveillance de la justice pour l’affaire des 450 millions qu’il doit restituer, enfin en principe, puisque l’affaire dure depuis deux plus de 15 ans ! On ne peut nier les contradictions internes des gilets jaunes compte tenu des convictions idéologiques des uns et des autres qui vont de l’extrême gauche à l’extrême droite en passant par un apolitisme de type basiste. Il est clair que le grand débat national constitue une entreprise pour étouffer la colère et gagner du temps d’où le refus de la plus grande partie de gilets jaunes d’y participer. D’autant que la manœuvre est totalement dirigée par le gouvernement et Macron lui-même. Certes ce grand débat peut éventuellement être intéressant en ce qu’il permet à chacun de mieux s’approprier les problématiques complexes de notre société actuelle ; reste que le débat est hypothéqué par les suites éventuelles sur laquelle le gouvernement ne s’est nullement engagé sauf à prévoir peut-être un référendum sur des questions qui ne sont pas vraiment prioritaires comme le nombre d’élus. Inversement on voit mal comment le RIC  pourrait constituer une alternative au système politique en place. Il y a sans doute du chemin à faire pour s’orienter vers une cogestion à l’allemande !

 

Européennes : La liste politique condamnée par des gilets jaunes

Européennes : La liste politique condamnée par des gilets jaunes

 

La décision de certains gilets jaunes de présenter une liste aux européennes est fortement critiquée dans le mouvement. Certains parlent même de trahison dans la mesure où cette décision a été prise sans consultation générale. Aussi parce que cette initiative est discrètement soutenue par le gouvernement comme en témoigne des rencontres discrètes des leaders de ce mouvement avec certains ministres. À juste titre,  une grande partie des gilets jaunes estime que le moment n’est pas venu de transformer le mouvement en organisation politique. D’abord sans doute parce que le mouvement n’est pas encore prêt, que des responsables à la hauteur des enjeux n’ont pas encore émergé et qu’il faut encore quatre clarifier la ligne politique qui comprend encore de nombreux contradictions. Reste aussi le problème de fond à savoir s’il est opportun ou non pour un mouvement de type syndical (syndicat des citoyens) de passer  de la contestation à la gestion avec les risques inhérents aux déviances politiques que contestent précisément les gilets jaunes. Un affrontement très sévère s’est produit dans un débat sur France 2 entre la tête de liste des gilets jaunes aux européennes et une autre leader de la région du Nord qui a considéré que cette liste constituée une trahison. Evelyne Liberal, « gilet jaune »du Nord de la France, a  en effet vivement reproché jeudi 24 janvier sur le plateau de « l’Emission politique » à la figure du mouvement Ingrid Levavasseur de mener une liste aux européennes« Je ne voterai pas pour elle, et je lui dit carrément : il faut qu’elle enlève son gilet jaune ! », a lancé la première, reprochant à Ingrid Levavasseur d’avoir voulu « faire le buzz » avec sa liste baptisée Ralliement d’initiative citoyenne (RIC).

La « gilet jaune » du Nord de la France a également attaqué Ingrid Levavasseur pour avoir eu « le culot » d’avoir baptisé sa liste « RIC », qui évoque le référendum d’initiative citoyenne réclamé par de nombreux militants. « Qu’est-ce que vous allez proposer pour la suite ? Allez-y, proposez ! », lui a rétorqué l’intéressée.

 

Européennes : liste gilets jaunes, l’erreur fatale qui va tuer le mouvement

Européennes : liste gilets jaunes, l’erreur fatale qui va tuer le mouvement

 

Les gilets jaunes viennent sans doute de commettre l’erreur fatale en décidant de se transformer en parti politique avec présentation de candidats aux élections européennes. Ce mouvement appelé RIC (ralliement d’initiative citoyenne)  se présente comme apolitique comme s’il était possible de faire de la politique en déclarant ne pas en faire. La première conséquence de cette politisation d’une partie du mouvement sera de le diviser. Nombre de gilets jaunes ne souhaitaient justement pas cette évolution politique. Ainsi à Marseille des gilets jaunes avaient-ils protesté lorsque se préparait la politisation du mouvement. De nombreuses contradictions traversent les gilets jaunes mais en gros on peut tenter de faire un essai de typologie avec d’un côté les radicaux de type à anarcho gauchiste, des radicaux penchant plutôt à droite, des apolitiques qui refusent justement la transformation du mouvement en parti et des réformistes comme ceux qui veulent se présenter aux européennes. La plus grande partie du mouvement initial est opposée à cette évolution politique. Le mélange des genres est en effet toujours fatal. Les gilets jaunes fondamentalement constituent une sorte de syndicat de citoyens qui veulent à la fois contester la politique actuelle et l’influencer mais non mettre les doigts dans la gestion. En effet la gestion implique toujours des compromis, des alliances voir des compromissions sans parler des déviances personnelles que connaissent tous les partis. Les syndicats qui ont voulu monter sur le terrain politique en ont payé lourdement le prix. La CGT en particulier qui dominait et de loin le paysage syndical a vu son audience se rétrécir du fait de sa proximité avec le parti communiste. C’est  le même sort pour l’extrême gauche politique qui anime le syndicat Sud. On ne peut pas à la fois être en situation de contestation, de contrôle de la vie publique et en même temps se situer dans la gestion. Dernier élément de la fragilité du mouvement des gilets jaunes : l’absence de responsables ayant à la fois les compétences et l’expérience. On le voit bien dans les émissions télévisées, la plupart ne tiennent pas le choc face aux politiques chevronnées, aux journalistes ou aux experts. Le dernier élément qui pourrait tuer définitivement le mouvement des gilets jaunes serait la présentation d’autres listes qui confirmeraient ainsi les contradictions internes. Notons aussi que finalement cette liste est fortement encouragée par le pouvoir pour affaiblir le rassemblement national.«L’idée est que cette liste soit portée par des gens qui ont fait cette mobilisation depuis le début sur les ronds-points, pas des technocrates. On a déjà refusé plusieurs grandes personnalités, assure au Figaro Hayc Shahinyan, autre figure du mouvement qui assurera la fonction de directeur de campagne.  «Il y a beaucoup de positions différentes au sein du mouvement des “gilets jaunes” sur cette question des élections, mais rien qui ne puisse faire l’objet d’un dialogue. À partir du moment où l’on refuse les partis traditionnels, il y avait trois options, détaille le jeune homme. Soit faire la politique de la chaise vide aux européennes, ce qui à terme aurait permis aux partis de faire leur jeu habituel. Soit rejoindre une liste existante, ce qui revient à soutenir un parti. Où, troisième solution, rester indépendant, assumer nos différences pour porter notre message sur le long terme», plaide Hayc Shahinyan, qui verrait bien le «RIC» présenter également des candidats aux prochaines élections locales comme aux législatives.

Baisse de la croissance : la faute aux gilets jaunes ?

Baisse de la croissance : la faute aux gilets jaunes ?

 

Il fallait trouver uen bouc émissaire : les gilets jaunes ! Les gilets jaunes vont donc devoir porter le chapeau de la nette diminution de la croissance (qui cependant a débuté au cours du premier semestre 2018 !). Ce que tente de démontrer le FMI. Un FMI qui reprend les arguments  de Natixis filiale de BPCE contrôlé par l’Etat), bref les arguments du gouvernement.  Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé lundi 21 janvier, à Davos, en Suisse, avoir abaissé légèrement – de 0,1% – la prévision de croissance 2019 pour la France, conséquence de la fronde des « gilets jaunes » qui dure depuis plus de deux mois. Le Fonds a également abaissé la prévision d’expansion pour l’économie mondiale et de la zone euro, avec des baisses encore plus marquées pour l’Allemagne (-0,6 point) et pour l’Italie (-0,4 point). La faute aux gilets jaunes ? En France, nous avons d’ailleurs abaissé légèrement la prévision de croissance, en raison des manifestations des gilets jaunes. Gita Gopinath, cheffe économiste du FMI.  « Ce sont de vraies préoccupations qui doivent être traitées », a-t-elle ajoutée, en réponse à une question sur les risques politiques et, notamment, le mouvement des « gilets jaunes ».  Les gilets jaunes sont supposés être en grande partie responsables de l’écroulement de la croissance. Pourtant  Les instituts économiques de l’État ont mis du temps pour s’apercevoir du net tassement économique de la France en 2018, bien avant le mouvement des gilets jaunes. . Ce n’est qu’il y a quelques jours que la Banque de France a enfin convenu que l’objectif de 1,7 % d’augmentation du PIB en 2018 était illusoire. De même que les objectifs de 2019. La perspective de 2018 est ramenée à 1,5 %., celle de 2019 à 1.3%.  Pari perdu donc pour Macron concernant la croissance. Les experts attendaient en début d’année autour de 2,3 % pour la croissance du PIB. Le gouvernement avait retenu 2 % puis a revu à la baisse ses prévisions avec une perspective de 1,7 %. En réalité,  on parviendra péniblement à un niveau de croissance de 1,5 %. Un niveau qui fait redémarrer la hausse du chômage et menace les équilibres financiers déjà fragiles.  La croissance s’est écoulée à 0,2% au quatrième trimestre. la croissance a été un peu plus soutenue au troisième trimestre par la demande intérieure, avec une consommation des ménages qui s’est redressée de 0,5% – après une rare baisse de 0,1% au 2e trimestre – et un investissement des entreprises qui continue de croître de plus de 4% en glissement annuel. Les achats de logements neufs, reculent ; depuis le début de l’année après son bond de 5,6% en 2017 ; C’est un atterrissage brutal. Ce tassement de la croissance ne peut s’expliquer à lui seul par un environnement international plus morose. En effet la France fait moins bien que la moyenne de l’union européenne. La vérité c’est que Macron s’est trompé de stratégie en assommant la consommation des ménages par une hausse de fiscalité alors que parallèlement il accordait aux  plus nantis et aux entreprises des cadeaux fiscaux sans la moindre contrainte. Résultat quand la croissance se tasse, l’emploi aussi. Selon les données de l’Insee publiées en décembre, les créations d’emplois s’élèvent seulement à 15.000 sur les trois derniers mois contre 15.900 au trimestre précédent. Une progression insignifiante qui n’est pas de nature à absorber l’évolution démographique. Notons que les perspectives sont particulièrement mauvaises partout en Europe y compris en Allemagne qui verrait sa croissance diminuer de 0.6%. La faute aux gilets jaunes ? En fait c’est surtout le commerce qui a été affecté. Les hyper notamment ont perdu 2% de chiffres d’affaires au dernier trimestre mais pas de quoi expliquer la baisse de croissance de 2018.

 

Croissance 2019 en chute : la faute aux gilets jaunes ? (FMI)

Croissance 2019 en chute : la faute aux gilets jaunes  ? (FMI)

 

Les gilets jaunes vont devoir porter le chapeau de la nette diminution de la croissance (qui cependant a débuté au cours du premier semestre 2018 !). Ce que tente de démontrer le FMI. Un FMI qui reprend les arguments  de Natixis filiale de BPCE contrôlé par l’Etat), bref les arguments du gouvernement.  Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé lundi 21 janvier, à Davos, en Suisse, avoir abaissé légèrement – de 0,1% – la prévision de croissance 2019 pour la France, conséquence de la fronde des « gilets jaunes » qui dure depuis plus de deux mois. Le Fonds a également abaissé la prévision d’expansion pour l’économie mondiale et de la zone euro, avec des baisses encore plus marquées pour l’Allemagne (-0,6 point) et pour l’Italie (-0,4 point). La faute aux gilets jaunes ? En France, nous avons d’ailleurs abaissé légèrement la prévision de croissance, en raison des manifestations des gilets jaunes. Gita Gopinath, cheffe économiste du FMIAFP

« Ce sont de vraies préoccupations qui doivent être traitées », a-t-elle ajoutée, en réponse à une question sur les risques politiques et, notamment, le mouvement des « gilets jaunes ».

Véronique Janod., économiste chez Netaxis développer exactement les mêmes arguments tout en reconnaissant qu’en fait la responsabilité incombait à la dégradation de l’environnement international et la dégradation depuis début 2018. . Qui reconnaît quand même l’environnement économique international reste très défavorable. (Interview de VÉRONIQUE JANOD dans   la Tribune)

 

Quelles sont vos prévisions de croissance pour 2018?

 

VÉRONIQUE JANOD -  Pour 2018, nos prévisions de croissance sont à 1,5%. Elles ont été révisées mi-décembre à la baisse en raison du mouvement des « Gilets jaunes », qui a pesé progressivement sur l’activité à partir de mi-novembre ramenant nos prévisions à leur niveau antérieur. Pendant longtemps, notre prévision de croissance pour 2018 était à 1,5%.

Quel peut être l’impact du mouvement des « Gilets jaunes » sur la consommation ?

Désormais, le mouvement a duré assez de temps pour avoir un impact négatif perceptible au niveau macroéconomique sur la consommation privée. Elle devrait croître d’à peine 0,1% au dernier trimestre.

Quelles sont vos perspectives pour cette nouvelle année ?

Pour 2019, nos prévisions de croissance ont été relevées de 1,4% à 1,8% (la plupart des experts ne prévoient que 1.3% !) Suite aux annonces de décembre du gouvernement et du président. …. SMIC, défiscalisation des heures supplémentaires, annulation de la hausse de 1,7 point de CSG pour les retraités percevant moins de 2.000 euros) visent spécifiquement à redonner du pouvoir d’achat aux ménages ayant les plus faibles revenus. In fine, plus de 11 milliards devraient être réalloués aux ménages, avec une volonté marquée du gouvernement de soutenir plus particulièrement les ménages disposant des revenus les plus faibles. Le montant total des mesures est non négligeable et devrait redonner du pouvoir d’achat aux ménages qui ont la plus forte propension à consommer. Conjugué à la baisse de l’inflation, on devrait avoir une importante hausse de la consommation en 2019, qui passerait selon nos prévisions de 0,9% à 2,1% sous réserve que les prix du pétrole restent en deçà de 65 euros le baril en fin d’année.

Au niveau de l’investissement, quelles sont vos prévisions ?

Quels pourraient être les facteurs d’inquiétude qui pourraient peser sur la croissance ?

En 2018, les entreprises ont joué un rôle moteur pour la croissance. Avec la montée en puissance du CICE, des taux de financement relativement bas, les conditions sont restées relativement bonnes en 2018. Si la baisse de l’impôt sur les sociétés prévue en 2019 est en grande partie reportée, les entreprises étant appelées à contribuer à l’effort national pour redonner du pouvoir d’achat aux ménages, la transformation du CICE en baisse pérenne des cotisations sur les bas salaires a été maintenue. Cette mesure est un geste fort en faveur de l’activité des entreprises qui devrait permettre d’améliorer davantage leurs marges…… Le ralentissement de l’emploi n’a pas été initié par le mouvement des « Gilets jaunes ». Il a débuté dès le second trimestre 2018 et s’est accentué depuis.

Comme attendu les effets de la réforme du Code du travail mettent du temps à apparaître et ne sont perceptibles qu’à moyen long terme. Cela provient en partie du fait que les acteurs doivent se l’approprier, mais également du fait que les jugements prud’homaux révèlent les limites du nouveau Code du travail au regard du droit international (convention 158 de l’OIT et charte sociale européenne) remettant en cause l’idée d’un plafond légal du barème des dommages et intérêts dans le cas de licenciement abusif. En théorie, si la croissance en 2019 accélère comme nous l’attendons depuis l’annonce des mesures de décembre, les créations d’emplois devraient se poursuivre et légèrement accélérer.

…… Face à l’impatience croissante en matière d’amélioration du marché du travail, le gouvernement se trouve dans une situation de plus en plus délicate à mesure que le temps passe pour poursuivre des réformes structurelles dans un environnement international qui devrait se dégrader en 2019.

La prolongation du mouvement des « Gilets jaunes » pourrait-elle avoir des répercussions sur le calendrier des réformes ?

Une autre source d’inquiétude est que le mouvement des « Gilets jaunes » a écorné la confiance des investisseurs étrangers en la capacité du gouvernement à réformer et à réduire les déficits et la dette qui va désormais continuer à augmenter ces prochaines années. À l’heure actuelle, avec le grand débat qui doit être lancé et durer jusqu’en mars, certaines réformes vont être reportées à l’instar de la réforme des institutions. La réforme des retraites a été décalée et celle portant sur l’assurance-chômage a été reportée de fin 2018 à début 2019. La vraie question est donc celle des marges de manœuvre du gouvernement pour continuer à réformer.

Au niveau international, quels sont les principaux facteurs d’inquiétude ?

Contrairement à début 2018, le facteur d’inquiétude principal concerne l’environnement économique international. À l’instar de ses voisins, la France devrait connaître un environnement international nettement moins porteur. Au niveau du commerce extérieur, les sources d’inquiétudes s’accumulent progressivement. Le ralentissement économique en Chine contribue à rendre l’environnement international moins porteur, affectant naturellement la demande adressée à la France. Compte tenu du développement croissant de la Chine, les politiques économiques visant à relancer l’économie chinoise devraient être plus délicates à mener que par le passé, l’environnement international pourrait de ce fait demeurer plus durablement moins porteur.

En parallèle, les tensions commerciales demeurent au niveau international en raison de la guerre commerciale sino-américaine. Pour l’instant le commerce international profite de la trêve démarrée début décembre pour 90 jours mais les incertitudes persistent, le président américain est déjà revenu sur certaines décisions par le passé. En Europe, le Brexit rajoute des incertitudes. Le Royaume-Uni reste un partenaire d’échanges important pour la zone euro et plus particulièrement pour la France. Au-delà, le ralentissement des principaux partenaires commerciaux de la France, notamment l’Allemagne et l’Italie, devrait avoir des répercussions sur l’économie française.

 

PARTICIPATION GILETS JAUNES : EN BAISSE OU MAINTIEN !

 PARTICIPATION GILETS JAUNES : EN BAISSE OU MAINTIEN !

En baisse pour Reuters et autres médias très proches pouvoir (comme la Tribune). En effet l’agence de presse fournisseur  attitré des médias titre que la participation était en retrait par rapport au samedi précédent en reprenant les chiffres du ministère de l’intérieur de 27 000 participants à 14 heures. En fait après le même ministère la participation pour la journée aurait atteint 80 4000 personnes soit sans doute de l’ordre de 100 000. Première observation,  on pourrait conseiller le journaliste de ne pas finir leur article à midi et d’attendre la fin de journée. Deuxième observation on note une nette évolution des lignes éditoriales de grands médias pour la plupart liés aux milieux financiers qui s’inquiètent de la dégradation de la situation politique, économique et social du pays et militent en fait pour la fin de la mobilisation. Il est clair que cette mobilisation ne contribue pas à améliorer le moral aussi bien des ménages que des entreprises. Mais la situation sociale ne se réglera pas avec des tentatives pour étouffer le mécontentement et la colère mais avec une politique caractérisée par davantage de justice signale fiscale et sociale. Les médias et les sociétés de journalistes se plaignent de leurs rapports conflictuels avec les gilets jaunes. Ils ont raison lorsque ces rapports prennent la forme de violences. Par contre, ils ne peuvent éviter la critique relative à leur objectivité. Presque tous les grands médias sont au service des intérêts financiers qui n’ont pas racheté la Presse et autres sites informatiques, pas  pour des motifs de profits,  mais pour influencer l’opinion. Un constat malheureusement incontournable aussi bien pour la presse de droite que pour la presse de gauche sauf exception rare. Même chose évidemment pour les chaînes télévisées qui ménagent le pouvoir quand elles sont publiques ou qui servent la soupe aux intérêts financiers quand elles sont privées

La violence qui discrédite et manipule les gilets jaunes

La violence qui discrédite et manipule les gilets jaunes

 

Force est de constater que la participation aux manifestations successives des gilets jaunes voit sa participation se réduire tendanciellement par rapport au premier mouvement. De l’ordre de 100 000 personnes ont manifesté en France le samedi 12 janvier. Une participation qui n’est pas négligeable mais qui est loin des premiers scores et de ceux des manifestations syndicales. Comme la participation se restreint elle concerne surtout les plus engagés mais aussi les plus radicaux, avec aussi des extrémistes de gauche et de droite. Cette violence discrédite lourdement un mouvement composé au départ de citoyens très  mécontents mais respectueux de l’ordre public. C’est un peu le phénomène classique lors des mouvements syndicaux. Plus les grèves durent,  plus le nombre de grévistes diminue et plus les mots d’ordre se montrent  radicaux. Et c’est cette radicalité croissante qui décourage les derniers participants jusqu’à ce que la grève finisse d’elles-mêmes de manière assez pitoyable et sans résultat. Ce qui risque d’arriver aux gilets jaunes s’ils continuent  de se laisser mener par des agitateurs extrémistes aussi par quelques leaders à l’ego surdimensionné qui en fait cherche surtout un espace dans la vie politique française pour finir comme nombre de politiques d’abord dans le compromis puis la compromission. Il suffit par exemple d’observer comment un leader de 68, Cohn-Bendit, a évolué, passant de la posture de révolutionnaire à anarcho libertaire à celle de soutien à la politique ultra libérale de Macron. Dans 50 ans, certains leaders radicaux des gilets jaunes se retrouveront sans doute au Sénat ! Les gilets jaunes auraient intérêt à se méfier de ces déviances politiciennes et personnelles s’ils veulent continuer d’exister.

« Gilets jaunes »: le gouvernement pour l’évaluation quand ça l’arrange

« Gilets jaunes »: le gouvernement pour l’évaluation quand ça l’arrange

 

Pour deux mesures symboliques au cœur de la colère des gilets jaunes le gouvernement argumente en proposant l’évaluation aussi bien pour l’impôt sur la fortune que pour la limitation de vitesse à 80 km. Pourquoi pas,  la méthodologie semble bonne mais elle est valable pour l’ensemble de la politique. Par exemple pour les 40 milliards accordés cette année au titre du crédit impôt compétitivité emploi dont personne n’est incapacité de dire qu’elle a été exactement son influence précisément sur la compétitivité et sur l’emploi. Même le conseil d’analyse économique aujourd’hui commence à douter de l’efficacité d’une mesure générale qui ne tient pas compte des spécificités des branches et des entreprises, ni du caractère de concurrence internationale de l’activité (la Poste en a bénéficié !).Lors d’un échange marathon de plus de 6h30 mardi avec quelque 650 maires normands dans l’Eure, Emmanuel Macron a semblé ouvrir la voie, sous conditions, à de possibles aménagements à la limitation de la vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires. Défendue par le Premier ministre Edouard Philippe, cette mesure fortement contestée, parfois même par des membres du gouvernement dont l’ex-ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, est entrée en vigueur le 1er juillet 2018 et doit faire l’objet d’un premier bilan en 2020. “Il y a des propositions qui ont été faites par le gouvernement, il y a une bronca, est-ce qu’il faut tout arrêter ? Franchement non”, a dit Emmanuel Macron. “Est-ce qu’on peut faire quelque chose qui soit mieux accepté et plus intelligent? Sans doute oui». SUR la question de l’ISF et de sa transformation contestée en impôt sur la fortune immobilière (IFI) – promesse de campagne d’Emmanuel Macron -, le chef de l’Etat a dit “qu’il y avait une bonne règle démocratique, c’était : quand on a été élu sur un programme appliquer le programme sur lequel on a été élu”.

“Ça me semble être de bonne hygiène démocratique”, a dit Benjamin Griveaux, rappelant que la loi de Finances votée en décembre 2017 “comprend un élément d’évaluation réalisée par des parlementaires de tous bords et des experts”. Ce comité doit remettre un premier rapport d’évaluation à l’automne. A la question de savoir si l’exécutif pourrait rétablir l’ISF si une majorité de Français le réclamaient, Benjamin Griveaux a refusé “de présager à la mi-janvier des résultats du grand débat national” qui seront rendus avant la fin mars.“Attendons les résultats de ces débats, je suis certain que la question sera abordée (…) mais il est important de rappeler qu’il y a une légitimité dans ce pays qui est liée à la démocratie représentative, qu’il y a eu des élections, que rien n’a été caché dans le projet politique du président”, a-t-il dit. “Qu’il faille enrichir la démocratie représentative par ce travail de débat, de co-construction, pendant l’exercice d’un quinquennat (….) bien sûr mais ça ne peut pas être détricoté en permanence ce que vous avez fait moins de 12 mois avant sans même avoir pu l’évaluer”. Encore une fois le concept  d’évaluation à la fois scientifique et démocratique ne saurait concerner seulement deux mesures mais l’ensemble d’une politique qui jusque-là n’a pas démontré son efficacité ni sur le plan de la croissance, ni sur le plan de l’emploi, ni sur le plan le plan du le rétablissement des équilibres financiers.

« Gilets jaunes » et l’ISF « c’est de la pipe », (assure Macron)

 

 

 

L’évangéliste Macron est un champion de la rhétorique manipulatrice. Pour preuve, il utilise le montant de l’impôt sur la fortune pour prouver que ce moyen est inadapté à l’amélioration de la situation même d’un seul gilet jaune. Là il devra quand même refaire son addition puisque le produit de l’ISF été de l’ordre de près de 4 milliards ; ’il n’y a de quoi satisfaire faire la totalité des gilets jaunes mais quand même de quelques-uns. Le procédé qu’utilise Macron est déplorable. C’est la méthode de l’amalgame entre deux sujets qui ont peu à  avoir entre eux. La situation sociale dégradée que dénoncent les gilets jaunes met en jeux des sommes plus  importants que l’ISF mais ce n’est pas le sujet. Pour l’ISF, ce qui est en cause c’est le symbole d’une politique fiscale qui est au service des plus défavorisés. Évidemment il n’y a pas que l’ISF à mettre en sujet mais la totalité de la politique fiscale. Par ailleurs il y a bien d’autres sujets que dénoncent les gilets jaunes : la politique économique, l’aménagement du territoire, la justice sociale, la démocratie autant de thèmes qui n’ont pas grand-chose à voir avec l’ISF même si ce sujet est important puisqu’il introduit la problématique de la justice fiscale.  Penser qu’en rétablissant pleinement l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), « la situation d’un seul ‘gilet jaune‘ s’améliorera, c’est de la pipe », a pourtant déclaré Emmanuel Macron mardi lors de l’ouverture du « grand débat national » devant des élus de l’Eure. « Il ne faut pas raconter des craques : ce n’est pas parce qu’on remettra l’ISF comme il était il y a un an et demi que la situation d’un seul ‘gilet jaune’ s’améliorera. Ça, c’est de la pipe », a déclaré le chef de l’Etat. « Ce que je sais, c’est que si je le faisais demain, les quelques-uns qui étaient en train de revenir et de créer de l’emploi diraient : ‘on a compris, celui-là il est comme les autres, dès qu’il y a un coup de grisou, lui, il remballe ses idées et il est reparti. Non ! Non ! », s’est exclamé Emmanuel Macron. 

«Gilets jaunes»: Éric Drouet contesté

«Gilets jaunes»:  Éric Drouet contesté

 

 

La rupture semble consommée entre les durs des gilets jaunes et ceux qui refusent le radicalisme et  l’affrontement, Priscillia Ludosky, l’une des principales figures des « gilets jaunes« , a annoncé qu’elle ne travaillait plus avec Eric Drouet, une autre figure du mouvement. Les divergences entre les différentes mouvances des gilets jaunes ne sont pas nouvelles. Pour schématiser,  on pourrait dire qu’il y a une mouvance très réformiste qui souhaiterait même l’arrêt des manifestations. À l’inverse il y a une tendance très politisée gauchiste que représente notamment Éric Drouet qui veut en découdre avec le pouvoir et se transformer en organisation politique. Enfin un courant intermédiaire sur des bases revendicatives sociales mais moins radicale sur les formes d’action. Plusieurs tendances pourraient présenter une liste aux européennes. Précisément, c’est sans doute cette transformation en organisation politique qui tuera le mouvement des gilets  jaunes. Pour preuve chaque fois qu’un mouvement social à caractère plutôt syndical s’est immiscé dans la politique il en a lourdement payé le prix. La confusion entre le rôle de contestation et de gestion n’est pas possible. De toute manière, les gilets jaunes ne peuvent pas attendre grand-chose de la métamorphose politique. Au mieux 10 à 15 % dans l’opinion publique. Ce qui les cantonnera dans une position stérile ou au contraire dans les compromis avec d’autres formations, compromis qui pourrait être sulfureux. Il y a aussi le risque de déviation personnelle. De ce point de vue on sent bien Qu’Eric Drouet veut jouer le e rôle de leader des gilets jaunes alors que visiblement comme d’ailleurs la plupart de ses collègues, il n’a pas les capacités culturelles, sociales et politiques pour diriger un tel mouvement. Notons qu’outre ces grandes différences, se surajoutent  des influences très contradictoires d’organisation politique incompatible qui vont des insoumis au rassemblement national en passant par le courant anarchiste et l’extrême droite dure.  « Depuis des semaines (témoignages à l’appui) nous subissons son (ndlr: celui d’Eric Drouet) comportement, nous recevons ses menaces et aujourd’hui je suis personnellement attaquée et ça je ne l’accepte pas » poursuit-elle sur sa page Facebook personnelle. Cette annonce marque une scission majeure parmi les figures du mouvement lancé à la mi-novembre. Eric Drouet a répondu dans l’après-midi en publiant une vidéo d’un peu plus de cinq minutes dans laquelle il explique « avoir été obligé de nier les déclarations faites au nom de la France en colère (ndlr: le groupe facebook qu’il a crée) ». »Certaines déclarations sont collées à mon nom [...] comme la manifestation de Bourges. Manifestation non déclarée que je ne peux pas du tout justifier en mon nom car c’est pas moi qui l’ai faite » poursuit-il . En parlant des différents membres du mouvement, il explique qu’ils ont décidé de « continuer chacun de notre côté » et qu’il est impossible « d’être forcément tous d’accord sur tout ce qu’on fait ».

 

«Gilets jaunes»: rebond de la participation

 «Gilets jaunes»: rebond de la participation

 

Indéniablement, l’acte neuf des gilets jaunes à enregistré un rebond de participation avec près de 100 000 manifestants pour toute la France soit à peu près le double que le week-end dernier. (Chiffres officiels forcément sous estimés). À signaler surtout que les violences ont été nettement moins nombreuses. À Paris on a compté autour de 10 000 participants. À Bourges de l’ordre de 7000 personnes ont répondu à l’appel d’une mouvance des gilets jaunes. Ceci étant, si la mobilisation est réelle, elle  est quand même très intérieure à celle des manifestations de syndicats. En effet en général on considère lorsque le total des manifestants appelés par les syndicats sont moins de 200 000 que la mobilisation n’est pas réussie. Mais pour les gilets jaunes, ce qui compte c’est moins le nombre de personnes dans la rue que le soutien populaire. Au début, l’action des gilets jaunes recevait le soutien de 70 % de l’opinion. Progressivement ce soutien s’effrite pour tomber à environ 52 % d’après le dernier sondage. C’est sans doute la bataille de l’opinion qui décidera de l’avenir d’un mouvement. Il est clair que le gouvernement a une sérieuse épine dans le pied avec cette protestation, inversement le mouvement des gilets jaunes n’est pas assuré de son avenir compte tenu des ambiguïtés qu’il porte. La principale ambiguïté réside dans le fait que certains veulent transformer les gilets  jaunes en mouvement de citoyens essentiellement sur le terrain social alors que d’autres sont  visiblement plus politisés et veulent y compris présenter des candidats aux élections. Cette perspective risque de tuer à terme les gilets jaunes. D’une part parce qu’il y a plusieurs tendances, des tendances anarcho- gauchiste et des tendances d’extrême droite auxquelles s’ajoutent des querelles d’ego entre les responsables. Le référendum citoyen semble constituer un masque qui cache ces divergences. Le référendum d’initiative citoyenne est davantage par ailleurs une réponse politique que sociale. Une réponse par ailleurs très partielle car on ne dirige pas un pays à coups de référendums d’autant qu’en général en France cette méthode de consultation est souvent détournée de son objet. Bref la France vit sans doute une crise sociale mais aussi politique car ni côté pouvoirs, ni du côté des gilets jaunes ne se dessinent des pistes de sortie crédibles.

 

 

«Gilets jaunes»: rebond de la participation

 «Gilets jaunes»: rebond de la participation

 

Indéniablement, l’acte neuf des gilets jaunes à enregistré un rebond de participation avec près de 100 000 manifestants pour toute la France soit à peu près le double que le week-end dernier. (Chiffres officiels forcément sous estimés). À signaler surtout que les violences ont été nettement moins nombreuses. À Paris on a compté autour de 10 000 participants. À Bourges de l’ordre de 7000 personnes ont répondu à l’appel d’une mouvance des gilets jaunes. Ceci étant, si la mobilisation est réelle, elle  est quand même très intérieure à celle des manifestations de syndicats. En effet en général on considère lorsque le total des manifestants appelés par les syndicats sont moins de 200 000 que la mobilisation n’est pas réussie. Mais pour les gilets jaunes, ce qui compte c’est moins le nombre de personnes dans la rue que le soutien populaire. Au début, l’action des gilets jaunes recevait le soutien de 70 % de l’opinion. Progressivement ce soutien s’effrite pour tomber à environ 52 % d’après le dernier sondage. C’est sans doute la bataille de l’opinion qui décidera de l’avenir d’un mouvement. Il est clair que le gouvernement a une sérieuse épine dans le pied avec cette protestation, inversement le mouvement des gilets jaunes n’est pas assuré de son avenir compte tenu des ambiguïtés qu’il porte. La principale ambiguïté réside dans le fait que certains veulent transformer les gilets  jaunes en mouvement de citoyens essentiellement sur le terrain social alors que d’autres sont  visiblement plus politisés et veulent y compris présenter des candidats aux élections. Cette perspective risque de tuer à terme les gilets jaunes. D’une part parce qu’il y a plusieurs tendances, des tendances anarcho- gauchiste et des tendances d’extrême droite auxquelles s’ajoutent des querelles d’ego entre les responsables. Le référendum citoyen semble constituer un masque qui cache ces divergences. Le référendum d’initiative citoyenne est davantage par ailleurs une réponse politique que sociale. Une réponse par ailleurs très partielle car on ne dirige pas un pays à coups de référendums d’autant qu’en général en France cette méthode de consultation est souvent détournée de son objet. Bref la France vit sans doute une crise sociale mais aussi politique car ni côté pouvoirs, ni du côté des gilets jaunes ne se dessinent des pistes de sortie crédibles.

 

Bernard-Henri Lévy : le dandy businessman philosophe « La génuflexion devant les gilets jaunes finit par devenir grotesque »

Bernard-Henri Lévy : le dandy businessman philosophe « La génuflexion devant les gilets jaunes finit par devenir grotesque »

 

Le ridicule ne tue pas même les pseudos philosophes surtout occupées de développer leur business et la pensée dominante plutôt que les travaux théoriques. Le très médiatique Bernard Henri Lévy à la chemise parfaitement blanche savamment débraillée livre sa dernière réflexion. Finalement il a peut-être raison car il est maintenant à la tête d’une très solide fortune qu’il faut sans doute protéger pour éviter qu’elles ne soient déstabilisées par ces gueux de gilets jaunes. On s’étonne parfois de la coupure entre les élites et le peuple (au sens des couches populaires) ; il y a vraiment de quoi quand certains au demeurant à prétention philosophique sont les auteurs de telles sorties aussi injustes et idiotes. Une déclaration sans doute pas nourrie de travaux philosophiques alimentée par ce  qui se dit dans quelques salons parisiens.

Le 5 mars prochain, Bernard Henri-Lévy sera sur la scène du théâtre Parenti, à Milan, pour un monologue où il appellera à une refondation de l’Europe. Le début d’une tournée qui le mènera dans 22 villes du continent. Une façon, pour lui, de combattre le populisme qui, en France comme chez nos voisins, menace selon lui le fondement même de nos démocraties. Entretien.

La France entre dans sa neuvième semaine de crise dite des « gilets jaunes ». Depuis le début, vous vous êtes montré très critique sur ce mouvement. Pourquoi ? BHL : Parce que c’est un vrai mouvement social. Mais animé par des passions tristes, mortifères, nihilistes. Ca a été souvent le cas, vous savez, dans l’Histoire contemporaine… Le reste est à l’avenant une réflexion de vieux bourgeois, vieux beau qui utilise son masque philosophique pour protéger ses intérêts et ceux de son milieu. Ce qui ne signifie pas évidemment que les gilets jaunes aient  raisons sur tout mais les propos de BHL  relèvent de la caricature de pseudo intellectuel nanti. Il faut choisir : faire de la philosophie du business : ce n’est pas tout à fait la même activité !

Un mouvement gilets jaunes en Grande-Bretagne et au Canada

Un mouvement gilets jaunes en Grande-Bretagne et au Canada

 

Il semblerait que le mouvement gilets jaune constitue une matière exportation puisque dans plusieurs pays d’Europe déjà des manifestations se sont produites avec le fameux symbole. Désormais le phénomène atteint aussi la Grande-Bretagne et le Canada. Dans ces deux pays des manifestations sont prévues pour le week-end prochain. Le dénominateur commun de ces manifestations set un mécontentement vis-à-vis de la justice sociale et de l’austérité budgétaire mais prend aussi en compte des revendications sociétales.  Grande-Bretagne Le mouvement anti-austérité People’s Assembly appelle à une « manifestation nationale » samedi à Londres, exhortant les participants à revêtir un « gilet jaune », reprenant le symbole utilisé dans les manifestations qui secouent la France depuis deux mois. Cette organisation classée à gauche appelle également à des rassemblements dans d’autres villes du Royaume-Uni la semaine prochaine. Elle réclame l’organisation d’élections législatives anticipées pour évincer le Parti conservateur, au pouvoir depuis 2010.  Au Canada plusieurs groupes de gilets jaunes, ou « yellow vests » en anglais, ont été formés ces derniers jours au Canada sur Facebook, l’un d’eux comptant plus de 100.000 membres, avec des propos virulents portés contre Justin Trudeau, tant pour la taxe carbone que son gouvernement vient d’imposer que pour sa défense du multiculturalisme et de l’immigration.

Sébastien Lecornu constesté sur le terrain perd ses nerfs face à des «gilets jaunes»

Sébastien Lecornu constesté sur le terrain perd ses nerfs face à des «gilets jaunes»

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On peut se demander si certains dans le gouvernement ne manifestent pas trop souvent une tendance à perdre leurs nerfs. On l’a vu d’abord avec le président de la république qui en plusieurs circonstances a utilisé des expressions inadéquates, provocatrices voire injurieuses. C’est vrai aussi du ministre de l’intérieur Castaner, coutumier du fait et qui vient de traiter les gilets jaunes d’imbéciles leur attribuant la neutralisation des radars. C’est vrai aussi de Griveaux,  le porte-parole du gouvernement, lui aussi habitué d’utiliser des formules à l’emporte-pièce, méprisantes et également injurieuses (se souvenir notamment de la peste brune pour  qualifier les gilets jaunes) cette fois c’est le jeune ministre Sébastien Lecornu,   chargé des Collectivités territoriales, qui perd les pédales et son sang-froid.il    a été interpellé dans les rues de L’Argentière-la-Bessée (Hautes-Alpes) par une quinzaine de manifestants. Le ton est rapidement monté. Pas étonnant ce jeune ministre qui n’a pratiquement jamais travaillé en dehors de la politique   qui fera sans doute une très longue carrière avant de finir au Sénat le moment venu car il entretient  avec les réalités sociales q des relations approximatives. Il est vrai que les propos des gilets jaunes n’étaient pas forcément très pertinents pour autant un ministre doit savoir montrer une certaine maîtrise face à des excès de langage qui se nourrissent surtout de l’injustice sociale. Une «gilet jaune» dénonçait face à lui la présence de «CRS matraqueurs, gazeurs, frappeurs, tueurs» «embauchés par le président». «Je suis désolé madame, je ne vous laisserai pas dire que les CRS sont des tueurs», l’a rapidement coupé le ministre. Agacé, Sébastien Lecornu rappelle qu’il s’agissait «de la même police et des mêmes gendarmes de la République» qui étaient «applaudis après les attentats», citant notamment le colonel Beltrame tué lors des attentats de Trèbes en mars 2018. Sébastien le cornu procède par un amalgame assez douteux car si on peut se féliciter de l’action des forces de l’ordre contre les terroristes cela n’interdit pas de critiquer ces mêmes forces de l’ordre vis-à-vis de la répression de certaines manifestations, étant entendu que des gilets jaunes sont aussi manipulés par des extrémistes pour rendre le climat très tendu avec parfois des violences.

Sabotage des radars : « les imbéciles des gilets jaunes » (Castaner)

Sabotage des radars : «  les imbéciles des gilets jaunes » (Castaner)

 

On ne peut pas dire que Castaner soit considéré comme un expert en pédagogie voire en courtoisie. En effet,  il a clairement traité les gilets jaunes d’imbéciles les rendant responsable du sabotage des radars. Comme d’habitude K Castaner sort des chiffres d’un chapeau pour justifier son propos “Près de 60% des radars aujourd’hui ont été neutralisés, attaqués, détruits par celles et ceux qui se revendiquent de ce mouvement-là”, a-t-il déclaré à des journalistes en marge de ses vœux de nouvel an à la gendarmerie. Des propos évidemment indignes d’un ministre en général et d’un ministre de l’intérieur en particulier qui confond propagande et maintien de l’ordre. Certes on ne peut sans doute pas nier que certains gilets jaunes se livrent à des actes de neutralisation des radars mais en attribuer la responsabilité totale aux gilets jaunes est à la fois malhonnête et irresponsable. Pour preuve, les français considèrent que le premier responsable des violences est le gouvernement dans un sondage Odoxa à hauteur de 70%.  Le ministre faisait allusion aux radars fixes, au nombre de 2.500 environ sur l’ensemble du territoire. La fronde contre les radars s’est accentuée depuis la réduction l’an dernier de la vitesse maximale autorisée sur certaines routes secondaires, qui a été ramenée de 90 à 80 km/h. Les autorités responsables de la sécurité routière ont constaté un pic des dégradations de radars lors de la mise en œuvre de ces nouvelles limitations de vitesse entre juillet et octobre 2018, puis un nouveau pic en novembre-décembre avec le mouvement des “Gilets jaunes”. En novembre, le nombre d’atteintes aux radars a ainsi dépassé celui de toute l’année 2017 et sur l’ensemble de 2018, ce chiffre a été multiplié par trois par rapport à 2017, dit-on de source proche de ces autorités. Ces dégradations devraient non seulement se traduire par un important manque à gagner pour l’Etat, qui prévoyait d’engranger plus de 1,2 milliard d’euros d’amendes grâce à ces appareils en 2019, mais aussi par une hausse des incivilités sur les routes.

« Gilets jaunes »: 52% des Français encore pour la poursuite

« Gilets jaunes »: 52% des Français encore  pour la poursuite

 

 

Inévitablement, le soutien de l’opinion publique aux gilets jaunes se tasse. D’après un sondage Odoxa 52 % souhaitent que mouvement se poursuive contre 55% la semaine dernière et 66% fin novembre, L’affaiblissement du soutien s’explique par un phénomène d’usure classique dans tous les mouvements sociaux, aussi par le rejet des violences de certains extrémistes.  “Tous les protagonistes du conflit sont jugés responsables des violences commises à l’occasion des manifestations : le gouvernement (70%), mais aussi l’opposition (65%) et même, pour la première fois, les ‘Gilets jaunes’ (63%) eux-mêmes qui en étaient largement exonérés jusque-là”, ajoute Odoxa. Vingt-neuf pour cent des sondés seulement estiment “que l’on peut comprendre” les violences et dégradations commises à l’occasion des manifestations des “Gilets jaunes”, une proportion qui monte à 62% chez les sympathisants de La France insoumise et 46% chez les sympathisants du Rassemblement national.

Gilets jaunes : la manif de trop

Gilets jaunes : la manif de trop

 

Une baisse de 10% de soutien aux gilets jaune qui recueillent cependant encore  60 % d’approbation. Mais la baisse est certaine. Déjà la semaine dernière se posait la question de savoir si ce n’était pas la manif de trop. Certes il y a eu un petit regain de participation mais globalement la tendance depuis le début de la protestation est nettement à la baisse.

Indéniablement la participation des gilets jaunes tend à se  rétrécir pour plusieurs raisons même si la participation de ce samedi est assez nettement en hausse. : 50 000 participants eu lieu de 30 000 les samedis précédents d’après le ministère de l’intérieur. (Des chiffres qu’on peut contester mais qui actent quand même un rebond). D’abord peut-être du fait de l’absence de structuration d’un mouvement qui affiche de nombreuses contradictions mais qui ne parvient pas à les surmonter. Deuxièmement parce que tout mouvement social connaît assez souvent lorsqu’il s’éternise un certain essoufflement. Ne reste alors que les plus radicaux qui durcissent d’autant plus l’action que la participation est plus faible. Mais mécaniquement la mobilisation s’affaiblit encore davantage. Un phénomène qu’on connaît bien dans les organisations syndicales. Il y a aussi un manque de perspective pour l’avenir des gilets jaunes. Pour l’instant, il semble se dégager deux  tendances. Une tendance visant à construire une sorte de mouvement des citoyens, une forme de syndicat destiné à faire émerger les revendications et à faire des propositions. Une autre tendance vise à transformer les gilets jaunes en organisation politique. Deux démarches finalement très opposées. La transformation des gilets jaunes en organisation politique n’est pas sans danger dans la mesure où nécessairement les gilets jaunes pour influencer la politique seront contraints de passer des alliances, des compromis voir des compromissions avec d’autres forces. Bref passer du statut de contestation à celui de gestion. Reste aussi à savoir si le mouvement est en capacité de dégager des responsables à la hauteur de cette ambition politique. Pour l’instant ce n’est pas le cas car tous ceux qui se sont exprimés ont montré leurs limites. Il y a évidemment l’attitude du gouvernement qui n’est pas favorable à la poursuite du mouvement avec notamment des mesures judiciaires qui risquent d’en décourager plusieurs. Cela d’autant plus que les violences certes très minoritaires portent un discrédit sur les gilets jaunes. L’opinion publique pourrait de ce fait progressivement se retourner de ces formes de protestation.  Bref cet acte 9 de la mobilisation pourrait bien être l’un des  derniers sous forme de manifestation même si fondamentalement le mécontentement, la colère vont demeurer et sans doute resurgir sous une forme ou sous une autre à l’occasion de certaines réformes voulues par le gouvernement.

Gilets jaunes : L’hystérisation entre bourgeois et gauchistes

Gilets jaunes : L’hystérisation entre bourgeois et gauchistes

 

Indéniablement le mouvement des gilets jaunes a marqué la situation sociale du pays. Ce mouvement reflète les mécontentements et la colère de certaines couches moyennes défavorisées à propos notamment du pouvoir d’achat et de la justice fiscale. Les manifestations qui se tiennent chaque samedi depuis le 17 novembre constituent un marqueur de ce mécontentement. Malheureusement ces manifestations font parallèlement l’objet de violences de la part de certains manipulateurs extrémistes qui profitent de la situation. Ceci étant il convient d  relativiser la participation à ces manifestations dont la dernière a réuni environ 50 000 personnes, peut-être davantage mais bien loin de ce que les syndicats peuvent parfois convoquer. La France subit évidemment certaines conséquences néfastes concernant des commerces mais n’est ni feu ni à sang, ni même arrêtée. Pourtant d’un côté comme de l’autre, on assiste à une forme d’hystérisation de la situation. Côté pouvoirs on donne l’impression que le pays est dans une dans un état d’insurrection et de l’autre on prétend que le pays glisse vers une dictature. Des propos excessifs qui n’ont pour effet que de servir la violence et qui d’une certaine façon sont aussi irresponsables les uns que les autres Sur France Info, Julien Denormandie estime que Jean-Luc Mélenchon «a trahi la République» pour avoir condamné la fermeture de la cagnotte de soutien pour l’ex-boxeur Christophe Dettinger, soupçonné d’avoir agressé deux gendarmes. «Le but de ceux qui veulent interdire cette collecte est de détruire la famille aussi. Honte à eux», avait ainsi tweeté, mardi Jean-Luc Mélenchon. «Ce responsable politique (…) qui insulte les juges, qui appelle au final à casser du flic, parce qu’il soutient ceux qui cassent du flic, au final c’est une trahison républicaine. Les propos de responsables politiques comme Jean-Luc Mélenchon sur ces cagnottes, ils sont scandaleux», a lancé Denormandie.

De son côté, la députée Aurore Bergé, porte-parole des députés LREM, a critiqué l’attitude de Jean-Luc Mélenchon qui «depuis des mois se félicite et se gargarise de ces violences. (…) Quand a-t-il condamné les menaces contre les élus de la République en marche? Quand a-t-il condamné les violences contre les journalistes? Quand a-t-il condamné les violences contre les forces de l’ordre?». Aurore Bergé a par ailleurs annoncé mercredi qu’elle allait signaler à la justice les propos de cadres de LFI incitant selon elle à la violence. «En tant qu’élu de la République, quand on a connaissance de crimes ou de délits, c’est notre devoir, notre responsabilité de les signaler et on a des propos qui aujourd’hui clairement invitent à commettre des délits ou des crimes», a-t-elle expliqué sur France 2 la députée dont «le domicile a été placé sous protection» à la suite de menaces. Une guerre verbale finalement assez traditionnelle entre bourgeois et gauchistes qui ont en commun de verser dans une dialectique excessive et peu responsable.

 

 

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