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Carlos Ghosn libéré aujourd’hui !

Carlos Ghosn libéré aujourd’hui !

Le refus du- tribunal de district de Tokyo ide prolonger la détention de Carlos Ghosn devrait aboutir à la libération rapide de l’intéressé, peut-être aujourd’hui même. Il faut dire que les motifs d’inculpation dissimulaient mal la volonté politique du Japon de rejaponiser Nissan. En clair d’affaiblir Renault. Certes comme de nombreux patrons Carlos Ghosn ne s’est doute pas privé de confondre son portefeuille avec la caisse des entreprises qu’il préside. Mais on l’a surtout accusait au départ de dissimulation n’ont pas une dissimulation fiscale mais une dissimulation dans les rapports officiels concernant Nissan. En fait, il s’agit d’une bataille économique mais aussi politique entre la France et le Japon. L’enjeu est de savoir qui doit diriger Nissan, mais aussi les entreprises dépendantes de l’Alliance, Renault compris. Le Japon est un pays champion du capitalisme mais un capitalisme à caractère très nationaliste pour ne pas dire davantage. On se souvient en effet que pendant longtemps le Japon a occupé le hit Paris parade des pays exportateurs. Il a surtout fondé son développement sur les échanges extérieurs. Aussi sur sa capacité à copier les technologies étrangères américaines européennes (le relais étant pris désormais par la Chine !) Mais le Japon milite pour un libéralisme très ouvert quand cela sert ses intérêts mais très fermé quand il s’agit de capitaux extérieurs. L’exemple plus significatif étend celui du conflit actuel entre Renault et Nissan. Nissan sauvé par Renault mais qui veut aujourd’hui reprendre son indépendance contre toutes les règles capitalistes en vigueur voir même prendre le contrôle de Renault. L’affaire Carlos Ghosn n’est qu’un prétexte pour remettre en cause le poids de Renault chez Nissan et dans l’alliance entre parenthèses mêmes si évidemment Carlos Ghosn est loin d’être dans). Ces deux dossiers ne sont pas évidemment de même nature et de même ampleur. On fait semblant de croire qu’il s’agit d’une affaire personnelle entre les autorités fiscales et Carlos Ghosn alors qu’il s’agit d’une bataille de pouvoir pour savoir qui de la France ou du Japon va maîtriser l’Alliance et les entreprises qui la composent. Ce qui est engagé c’est la déstabilisation de cette alliance est même de Renault par le gouvernement japonais qui a montré une grand rigueur judiciaire à l’égard d’un patron français mais qui a épargné tous les responsables japonais de la catastrophe de Fukushima.  Les pouvoirs publics français seraient bien naïfs de croire que l’affaire Carlos Ghosn se limite à une fausse déclaration de revenus voir à quelques détournements de fonds. En effet il est vraisemblable qu’en prison depuis le 19 novembre, il  va rester pour de nombreuses semaines voir de nombreux mois en tout cas jusqu’à ce qu’il n’ait plus aucune responsabilité dans l’Alliance et les entreprises qui en font partie.  Et surtout  tant qu’un accord n’aura pas été trouvé concernant le pilotage de l’alliance Renault Nissan. Pour résumer Nissan a été sauvé par Renault ne supporte plus d’être sous la coupe du constructeur français et réclame la direction de l’alliance ou bien son indépendance. Sans parler de la possibilité pour Nissan de racheter aussi Renault. Certes Carlos Ghosn n’est pas complètement blanc et  comme de nombreux patrons de multinationales il a eu une certaine tendance à confondre la caisse de l’entreprise avec son portefeuille (de manière officielle  ou officieuse)  Lundi, il sera soumis à une nouvelle épreuve : le bureau des procureurs doit choisir de l’inculper ou non, mais selon le quotidien économique Nikkei et d’autres grands médias japonais, la décision ne fait guère de doute. Carlos Ghosn, affirment-ils, va être poursuivi pour avoir omis de déclarer aux autorités boursières environ 5 milliards de yens (38 millions d’euros) de revenus sur cinq années, de 2010 à 2015. Son bras droit Greg Kelly, arrêté en même temps que lui, devrait aussi être inculpé. Nissan ne sera pas épargné, le parquet jugeant que la responsabilité de l’entreprise est également engagée, car elle est l’entité ayant remis les rapports incriminés aux autorités boursières. Dans cette affaire, les rumeurs, spéculations, scénarios sont nombreux, et la parole officielle rare si ce n’est, au tout début, celle du patron exécutif de Nissan, Hiroto Saikawa, qui a d’emblée lâché son ancien mentor. Les procureurs ont pour l’instant communiqué à minima et la défense de Carlos Ghosn, menée par Motonari Ohtsuru, un ex-procureur spécialiste des grandes affaires financières, ne s’est pas publiquement exprimé. Tout juste sait-on que « le suspect Ghosn », comme l’a rebaptisé la presse nippone, nie toute malversation. « Il est dans un état d’esprit vaillant et combatif », souffle-t-on au siège de Renault, à Boulogne-Billancourt près de Paris, malgré les conditions spartiates de l’établissement où le Franco-libano-brésilien est détenu. Il s’occupe à lire livres et magazines quand il n’est pas interrogé par les enquêteurs. Chez Nissan, la mise à l’écart de Ghosn a comme libéré la parole et les frustrations ont éclaté au grand jour, transpirant dans les médias japonais où « M. Ghosn et l’Etat français (actionnaire de Renault) sont le diable », résume un analyste du secteur, Takaki Nakanishi. On voit là, dit-il, l’opportunité de « re-japoniser » le groupe et de revoir les termes du partenariat. Le dossier juridique est accessoire, ce n’est qu’un prétexte. En effet on ne peut justifier  le maintien prolongé de Carlos Ghosn en prison par la sévérité de la justice japonaise. Rappelons par exemple que dans l’affaire du scandale de Fukushima, aucun responsable japonais climat aucun n’a été inquiété ! en un mois, Renault et l’État français n’ont fait que constater les velléités d’émancipation de Nissan. Le groupe automobile japonais n’a cessé de multiplier les déclarations et les allusions promettant un rééquilibrage de l’Alliance Renault-Nissan. Ce lundi 17 décembre toutefois, Renault a décidé de ne pas rester les bras ballants en faisant capoter la tentative de nomination d’un successeur à Carlos Ghosn à la tête du conseil d’administration de Nissan. Alors que Nissan a constitué une commission de trois personnes pour trouver un successeur, celle-ci a échoué, sous la pression de Renault. Le groupe automobile français exige désormais une assemblée générale des actionnaires (AG). Selon Thierry Bolloré, auteur d’une lettre adressée à Hiroto Saikawa et divulguée par le Wall Street Journal, cette AG permettrait de remettre sur la table des sujets comme celui de la gouvernance et les nominations au conseil d’administration. De son côté, Hiroto Saikawa, la gouvernance doit être prioritaire, tandis que l’AG peut attendre. En réalité, Renault est coincé puisqu’en l’absence de Carlos Ghosn, il perd une voix au conseil d’administration. D’où la nécessité d’une AG afin de récupérer cette troisième voix qui compte tant, sur un conseil composé de 8 personnes seulement.

Carlos Ghosn en prison : la naïveté du gouvernement

Carlos Ghosn en prison : la naïveté du gouvernement

Dans l’affaire Ford Aquitaine comme dans l’affaire Carlos Ghosn, le pouvoir politique montre son impuissance. Ces deux dossiers ne sont pas évidemment de même nature et de même ampleur. Pour Ford Aquitaine, le ministre de l’économie et même Macron hier se contentent de dénoncer l’attitude de la direction de Ford. Mais Ford tient bon, ne veut pas de reprise de son entreprise et a engagé un plan social. Pour Renault l’attitude française est encore plus pathétique. On fait semblant de croire qu’il s’agit d’une affaire personnelle entre les autorités fiscales et Carlos Ghosn alors qu’il s’agit d’une bataille de pouvoir pour savoir qui de la France ou du Japon va maîtriser l’alliance et les entreprises qui la composent. Ce qui est engagé c’est la déstabilisation de cette alliance est même de Renault par le gouvernement japonais qui a montré une grand rigueur judiciaire à l’égard d’un patron français mais qui a épargné tous les responsables japonais de la catastrophe de Fukushima.  Les pouvoirs publics français seraient bien naïfs de croire que l’affaire Carlos Ghosn se limite à une fausse déclaration de revenus voir à quelques détournements de fonds. En effet il est vraisemblable qu’en prison depuis le 19 novembre, il  va rester pour de nombreuses semaines voir de nombreux mois et cela tant qu’un accord n’aura pas été trouvé concernant le pilotage de l’alliance Renault Nissan. Pour résumer Nissan a été sauvé par Renault ne supporte plus d’être sous la coupe du constructeur français et réclame la direction de l’alliance ou bien son indépendance. Sans parler de la possibilité pour Nissan de racheter aussi Renault. Certes Carlos Ghosn n’est pas complètement blanc et  comme de nombreux patrons de multinationales il a eu une certaine tendance à confondre la caisse de l’entreprise avec son portefeuille (de manière officielle  ou officieuse)  Lundi, il sera soumis à une nouvelle épreuve : le bureau des procureurs doit choisir de l’inculper ou non, mais selon le quotidien économique Nikkei et d’autres grands médias japonais, la décision ne fait guère de doute. Carlos Ghosn, affirment-ils, va être poursuivi pour avoir omis de déclarer aux autorités boursières environ 5 milliards de yens (38 millions d’euros) de revenus sur cinq années, de 2010 à 2015. Son bras droit Greg Kelly, arrêté en même temps que lui, devrait aussi être inculpé. Nissan ne sera pas épargné, le parquet jugeant que la responsabilité de l’entreprise est également engagée, car elle est l’entité ayant remis les rapports incriminés aux autorités boursières. Dans cette affaire, les rumeurs, spéculations, scénarios sont nombreux, et la parole officielle rare si ce n’est, au tout début, celle du patron exécutif de Nissan, Hiroto Saikawa, qui a d’emblée lâché son ancien mentor.Les procureurs ont pour l’instant communiqué à minima et la défense de Carlos Ghosn, menée par Motonari Ohtsuru, un ex-procureur spécialiste des grandes affaires financières, ne s’est pas publiquement exprimé. Tout juste sait-on que « le suspect Ghosn », comme l’a rebaptisé la presse nippone, nie toute malversation. « Il est dans un état d’esprit vaillant et combatif », souffle-t-on au siège de Renault, à Boulogne-Billancourt près de Paris, malgré les conditions spartiates de l’établissement où le Franco-libano-brésilien est détenu. Il s’occupe à lire livres et magazines quand il n’est pas interrogé par les enquêteurs. Chez Nissan, la mise à l’écart de Ghosn a comme libéré la parole et les frustrations ont éclaté au grand jour, transpirant dans les médias japonais où « M. Ghosn et l’Etat français (actionnaire de Renault) sont le diable », résume un analyste du secteur, Takaki Nakanishi. On voit là, dit-il, l’opportunité de « re-japoniser » le groupe et de revoir les termes du partenariat. Le dossier juridique est accessoire, ce n’est qu’un prétexte. En effet on ne peut justifier  le maintien prolongé de Carlos Ghosn en prison par la sévérité de la justice japonaise. Rappelons par exemple que dans l’affaire du scandale de Fukushima, aucun responsable japonais climat aucun n’a été inquiété !

Carlos Ghosn : en prison jusqu’à un accord sur l’Alliance Renault-Nissan

Carlos Ghosn : en prison jusqu’à un accord sur l’Alliance Renault-Nissan

Les pouvoirs publics français seraient bien naïfs de croire que l’affaire Carlos Ghosn se limite à une fausse déclaration de revenus voir à quelques détournements de fonds. En effet il est vraisemblable qu’en prison depuis le 19 novembre, il  va rester pour de nombreuses semaines voir de nombreux mois et cela tant qu’un accord n’aura pas été trouvé concernant le pilotage de l’alliance Renault Nissan. Pour résumer Nissan a été sauvé par Renault ne supporte plus d’être sous la coupe du constructeur français et réclame la direction de l’alliance ou bien son indépendance. Sans parler de la possibilité pour Nissan de racheter aussi Renault. Certes Carlos Ghosn n’est pas complètement blanc et  comme de nombreux patrons de multinationales il a eu une certaine tendance à confondre la caisse de l’entreprise avec son portefeuille (de manière officielle  ou officieuse)  Lundi, il sera soumis à une nouvelle épreuve : le bureau des procureurs doit choisir de l’inculper ou non, mais selon le quotidien économique Nikkei et d’autres grands médias japonais, la décision ne fait guère de doute. Carlos Ghosn, affirment-ils, va être poursuivi pour avoir omis de déclarer aux autorités boursières environ 5 milliards de yens (38 millions d’euros) de revenus sur cinq années, de 2010 à 2015. Son bras droit Greg Kelly, arrêté en même temps que lui, devrait aussi être inculpé. Nissan ne sera pas épargné, le parquet jugeant que la responsabilité de l’entreprise est également engagée, car elle est l’entité ayant remis les rapports incriminés aux autorités boursières. Dans cette affaire, les rumeurs, spéculations, scénarios sont nombreux, et la parole officielle rare si ce n’est, au tout début, celle du patron exécutif de Nissan, Hiroto Saikawa, qui a d’emblée lâché son ancien mentor.

Les procureurs ont pour l’instant communiqué à minima et la défense de Carlos Ghosn, menée par Motonari Ohtsuru, un ex-procureur spécialiste des grandes affaires financières, ne s’est pas publiquement exprimé. Tout juste sait-on que « le suspect Ghosn », comme l’a rebaptisé la presse nippone, nie toute malversation. « Il est dans un état d’esprit vaillant et combatif », souffle-t-on au siège de Renault, à Boulogne-Billancourt près de Paris, malgré les conditions spartiates de l’établissement où le Franco-libano-brésilien est détenu. Il s’occupe à lire livres et magazines quand il n’est pas interrogé par les enquêteurs.

Chez Nissan, la mise à l’écart de Ghosn a comme libéré la parole et les frustrations ont éclaté au grand jour, transpirant dans les médias japonais où « M. Ghosn et l’Etat français (actionnaire de Renault) sont le diable », résume un analyste du secteur, Takaki Nakanishi. On voit là, dit-il, l’opportunité de « re-japoniser » le groupe et de revoir les termes du partenariat. Le dossier juridique est accessoire, ce n’est qu’un prétexte. En effet on ne peut justifier  le maintien prolongé de Carlos Ghosn en prison par la sévérité de la justice japonaise. Rappelons par exemple que dans l’affaire du scandale de Fukushima, aucun responsable japonais climat aucun n’a été inquiété !

Carlos Ghosn, en prison pour des mois ?

Carlos Ghosn, en prison pour des mois ?

Ce qui pourrait arriver tant que la France et le Japon ne se seront pas  d’accord sur la répartition des pouvoirs au sein de Renault, Nissan et Mitsubishi. Carlos Ghosn a sans doute commis quelques infractions mais le véritable enjeu c’est lutte de pouvoir des deux Etats pour contrôler l’alliance et ses composantes. Du coup Nissan n’est pas parvenu mardi à désigner un candidat à la présidence de son conseil d’administration pour remplacer Carlos Ghosn, arrêté le 19 novembre au Japon pour malversations financières présumées, a-t-on appris de source proche du dossier. Carlos Ghosn pourrait rester en détention jusqu’à la fin de l’année car le parquet de Tokyo a l’intention de formuler une nouvelle accusation contre l’ancien président de Nissan concernant la sous-évaluation présumée de ses revenus, a rapporté le quotidien Sankei. Le quotidien Sankei, sans identifier ses sources, a rapporté mardi que le parquet avait l’intention de procéder le 10 décembre à une nouvelle mise en détention de Carlos Ghosn – et de Greg Kelly – pour avoir minimisé d’environ quatre milliards de yens sa rémunération entre 2015 et 2017. Si la justice autorise une détention sans inculpation d’une durée maximale dans ce deuxième volet, Carlos Ghosn et Greg Kelly resteraient incarcérés jusqu’au 30 décembre. Au Japon, un suspect peut être maintenu en détention pendant 10 jours, période qui peut être renouvelée pour 10 jours supplémentaires si un juge l’autorise à la demande du parquet. A l’issue de cette période, le parquet doit inculper formellement le suspect ou le libérer. Celui-ci peut cependant faire l’objet d’une nouvelle arrestation dans la foulée, ce qui a pour effet d’ouvrir une nouvelle procédure de maintien en détention. Le processus peut être répété et des suspects se trouvent ainsi parfois derrière les barreaux pendant des mois sans être inculpé et sans possibilité de libération sous caution.

Nissan- Carlos Ghosn : « un coup d’État des dirigeants japonais ! »,

Nissan- Carlos Ghosn : « un coup d’État des dirigeants  japonais ! »,

Il semble se confirmer que Carlos Ghosn ait été victime d’un coup d’Etat de la part de la direction japonaise de Nissan avec le concours bienveillant des autorités locales.  Carlos Ghosn n’est evidemmenet pas une oie blanche (comme beaucoup de grands patrons, c’est un champion de optimisation fiscale qui au surplus ne se prive pas de confondre ses propres deniers avec ceux de l’entreprise) mais c’est un exceptionnel chef d’entreprise qui après avoir sauvé Renault, a sauvé Nissan et créé le premier groupe mondial de l’automobile. Europe 1 apporte la conviction sur ces faits de Philippe Riès qui a dirigé le bureau de l’AFP au Japon, où il a vécu pendant dix ans  »Nous sommes en face d’un coup d’État ! »,  »Le voile commence à se déchirer et les masques vont tomber. » Riès se réfère notamment aux dernières révélations du Financial Times, selon lesquelles le patron de Renault et président du conseil d’administration de Nissan préparait une fusion entre Renault et Nissan, contre la volonté du conseil d’administration de Nissan. Ces éléments confirment sa première « impression » en voyant la « très étrange conférence de presse convoquée par Nissan pour charger Carlos Ghosn dans des conditions inouïes », très peu de temps après son arrestation. L’enjeu de ce que Philippe Riès qualifie de « coup d’État organisé par les managers japonais » est, d’après lui, « l’équilibre des pouvoirs au sein de l’Alliance Renault-Nissan ». « La responsabilité de l’État français est très lourdement engagée ». Philippe Riès tient par ailleurs à souligner « la responsabilité de l’État français, très mauvais actionnaire de Renault (à hauteur de 15% du capital de l’entreprise, ndlr) », qu’il analyse comme étant « très lourdement engagée » : « Ils ont bloqué les différentes propositions de réorganisation de l’Alliance qui auraient dû être faites il y a quatre ou cinq ans. ». Le problème c’est que Macron entretenait des liens conflictuels  avec Ghosn !

Arrestation de Ghosn : un coup monté par le Japon pour racheter Renault ?

Arrestation de Ghosn : un coup monté par le Japon pour racheter Renault ?

Selon trois sources au fait du dossier, les investigations du groupe japonais sur des malversations présumées de son président se sont en effet élargies pour inclure la structure néerlandaise Renault-Nissan BV, qui supervise les activités de l’alliance, signe que Nissan pourrait chercher de nouveau à réduire l’influence de son actionnaire français sur leur partenariat automobile. En clair,  Nissan cherche à se libérer de Renault voire même à racheter l’entreprise française qui l’a sauvée de la faillite.  Les grands médias se sont contentés au départ de superficiel pour expliquer l’arrestation de Carlos Ghosn  au Japon. Certes la fraude fiscale et l’abus de biens sociaux sont sans doute avérés mais il y a derrière cette affaire bien d’autres enjeux. En effet, s’il fallait arrêter tous les dirigeants français étrangers responsables « d’évitement » fiscal et d’abus de biens sociaux, les prisons seraient pleines. Il y a autre chose derrière cette affaire En effet il y a longtemps que Nissan, sauvé en son temps par Renault veut reprendre son indépendance. Par ailleurs l’État français lui-même (et Macron particulier)  n’est pas mécontent sans doute d’enfoncer  ce  président de Renault jugé trop puissant .Renault avec Carlos Ghosn a sauvé Nissan de la faillite mais aujourd’hui Nissan est en bonne santé financière et la marque japonaise et même plus puissante que Renault. D’où ses velléités de quitter la maison mère. L’Alliance entre Nissan, Renault et Mitsubishi -, a permis au groupe de devenir le premier acteur  Mais la prise de contrôle de Nissan par un constructeur français en 1999 a été vécue comme une véritable humiliation», nous raconte un ancien collaborateur de Carlos Ghosn. « Nissan rêve de reprendre son indépendance », confirme un ancien de Renault très au fait du contexte dans lequel a été fondée l’Alliance en 1999. Certains estiment m^me que Nissan pourrait racheter Renault. Il est pour le moins curieux que ce soit le directeur japonais de Nissan qui dénoncé son président. Comme par hasard Mitsubishi demande aussi la même chose. Malheureusement pour lui Carlos Ghosn s’est fait de nombreux ennemis en France aussi, à cause de son salaire, des tricheries sur les émissions polluantes mais surtout en raison de son pouvoir quasi monarchique sur le groupe. Du coup, on risque d’avoir une convergence d’intérêts contradictoires pour abattre Carlos Ghosn y compris en France où les stratégies industrielles un peu de mal à être comprise y compris dans le gouvernement de Macron. Certes Carlos Ghosn a dirigé son groupe de manières presque tyranniques mais il a fait de Renault, entreprise menacée dans son existence lors de sa prise de fonction, le premier groupe mondial. On peut contester les méthodes de l’intéressé mais force est de reconnaître que c’est un exceptionnel capitaine d’industrie et qu’on doit réfléchir à deux fois avant de l’enfoncer car c’est Renault et la France même qui risquent d’être les dindons de la farce.

 

Carlos Ghosn– Renault-Nissan : un règlement de comptes entre le France et le Japon

 Carlos Ghosn– Renault-Nissan : un règlement de comptes entre le France et le Japon

Les grands médias se contentent évidemment de superficiel pour expliquer l’arrestation de Carlos Ghosn  au Japon. Certes la fraude fiscale et l’abus de biens sociaux sont sans doute avérés mais il y a derrière cette affaire bien d’autres enjeux. En effet, s’il fallait arrêter tous les dirigeants français étrangers responsables « d’évitement » fiscal et d’abus de biens sociaux, les prisons seraient pleines. Il y a autre chose derrière cette affaire En effet il y a longtemps que Nissan, sauvé en son temps par Renault veut reprendre son indépendance. Par ailleurs l’État français lui-même (et Macron particulier)  n’est pas mécontent sans doute d’enfoncer  ce  président de Renault jugé trop puissant .Renault avec Carlos Ghosn a sauvé Nissan de la faillite mais aujourd’hui Nissan est en bonne santé financière et la marque japonaise et même plus puissante que Renault. D’où ses velléités de quitter la maison mère. L’Alliance entre Nissan, Renault et Mitsubishi -, a permis au groupe de devenir le premier acteur  Mais la prise de contrôle de Nissan par un constructeur français en 1999 a été vécue comme une véritable humiliation», nous raconte un ancien collaborateur de Carlos Ghosn. « Nissan rêve de reprendre son indépendance », confirme un ancien de Renault très au fait du contexte dans lequel a été fondée l’Alliance en 1999. Il est pour le moins curieux que ce soit le directeur japonais de Nissan qui dénoncé son président. Comme par hasard Mitsubishi demande aussi la même chose. Malheureusement pour lui Carlos Ghosn s’est fait de nombreux ennemis en France aussi, à cause de son salaire, des tricheries sur les émissions polluantes mais surtout en raison de son pouvoir quasi monarchique sur le groupe. Du coup, on risque d’avoir une convergence d’intérêts contradictoires pour abattre Carlos Ghosn y compris en France où les stratégies industrielles un peu de mal à être comprise y compris dans le gouvernement de Macron. Certes Carlos Ghosn a dirigé son groupe de manières presque tyranniques mais il a fait de Renault, entreprise menacée dans son existence lors de sa prise de fonction, le premier groupe mondial. On peut contester les méthodes de l’intéressé mais force est de reconnaître que c’est un exceptionnel capitaine d’industrie et qu’on doit réfléchir à deux fois avant de l’enfoncer car c’est Renault et la France même qui risquent d’être les dindons de la farce

Renault : Carlos Ghosn voudrait bien virer l’Etat

Renault : Carlos Ghosn voudrait bien virer l’Etat

Carlos Ghosn  est sans nul doute  un très grand patron, il a sur faire de Renault, entreprise en difficulté, l’un des premiers constructeurs mondiaux  grâce aussi à l’alliance Nissan Mitsubishi et autres. Il a une qualité et un défaut son opiniâtreté. Il déjà tenté  de virer L’Etat de Renault, il semble vouloir récidiver puisque Nissan voudrait reprendre les 15% que déteint l’Etat dans Renault. Autant dire que l’Etat perdrait tout influence sur le groupe : Sur Renault bien sûr mais aussi sur Nissan et sur l’Alliance en général ? Dans le montage juridique actuelle Carlos Ghosn  a réussi, ce  ne n’est donc pas un obstacle au développement. L’intention de Carlos Ghosn  est de faire d’Alliance un groupe autonome qui pourrait par ailleurs tomber dans les mains de capitaux internationaux et qu’il pourraiat ainsi diriger en toute liberté. Carlos Ghosn  est très entêté, il n’a semble t-il toujours pas digérer la contrainte de l’Etat sur ses rémunérations et sur le contrôle de SA société. Compte tenu de l’enjeu, l’Alliance sera bientôt le constructeur mondial numéro un, il est peu vraisemblable que L’Etat lâche ses parts. Pour justifier son point de vue.  Carlos Ghosn explique que  Renault et Nissan ont engagé des discussions sur un renforcement de leur alliance qui pourrait déboucher sur le rachat par le constructeur japonais de l’essentiel de la part de 15% détenue par l’Etat français dans le capital de Renault.  Les deux groupes discutent avec des représentants de l’Etat des propositions du PDG de l’alliance Renault-Nissan, Carlos Ghosn, qui se traduiraient par une perte d’influence de Paris sur Renault et par le fait que le constructeur automobile français renonce à contrôler Nissan, selon trois sources proches du dossier. Ce projet se heurte toutefois encore à des obstacles importants – en raison notamment de son extrême sensibilité politique en France – et n’a pas obtenu à ce stade l’approbation du gouvernement et du chef de l’Etat Emmanuel Macron, ont-elles ajouté. Une source au ministère de l’Economie et des Finances a de son côté indiqué : “On dément totalement que l’Etat français soit prêt à revendre ses parts à Nissan.”

Renault : départ de Ghosn, la grosse bêtise

Renault : départ de Ghosn, la grosse bêtise  

 

Il est maintenant probable que Carlos Ghosn,  sera prochainement remplacé puisque son mandat s’achève en mai 2018. Un départ qui est aussi souhaité par l’intéressé. Pas étonnant car ce grand patron en dépit de ses réussites tout à fait exceptionnelles  n’a cessé d’être querellé par les différents pouvoirs politiques. D’une certaine façon, laisser filer Carlos Ghosn,  constitue une erreur monumentale car il n’est pas certain que son successeur fasse preuve du même charisme et des mêmes compétences pour gérer cette entreprise aussi stratégique. Quand Carlos Ghosn, a prit Renault la société était dans un état lamentable et il a réussi à en faire pratiquement le numéro un mondial grâce à la modernisation de Renault et à sa  stratégie d’alliance. A 63 ans Carlos Ghosn,  est encore suffisamment jeune pour diriger encore le groupe de ce point de vue la mode du jaunissement et du dégagisme dans les différentes structures politiques économiques et sociétales n’est pas forcément un gage d’efficacité. Certes les jeunes générations doivent prendre leur place mais ce n’est pas une raison pour écarter des responsables encore en pleine possession de leurs moyens. De ce point de vue, il faudra bien prendre en compte un jour l’allongement considérable de la vie. L’âge limite pour assurer certaines actions constitue une idiotie car ce qui est à prendre en compte ce sont les capacités mentales, physiques et psychologiques dés intéressés. On objectera que Carlos Ghosn,  avait parfois des méthodes un peu radicales  (y compris pour sa rémunération) qui  pouvaient prêter à controverse reste qu’il n’y a pas de grands patrons français qui ont été capables de prendre une entreprise nationale en pleine dérive pour en faire ensuite un numéro un mondial performant. Il faut quand même espérer que Carlos gone conservera la présidence de l‘alliance Renault-Nissan récemment élargie à Mitsubishi. Renault a donc lancé le processus de sélection d‘un successeur au PDG Carlos Ghosn, dont le mandat s‘achève en mai prochain, et mandaté des chasseurs de tête qui ont commencé à auditionner les candidats éventuels, rapporte mercredi le quotidien Les Echos sur son site internet. Selon le journal, le dauphin de Carlos Ghosn, 63 ans, devrait être désigné au conseil d‘administration en février prochain, pour que les actionnaires puissent se prononcer lors de la prochaine assemblée générale du constructeur automobile, programmée le 15 juin, et dont les résolutions doivent être publiées en avril. Reuters a rapporté début juin que le PDG de Renault, qui a cédé cette année la direction opérationnelle de Nissan pour n‘en conserver que la présidence, était aussi à la recherche d‘un nouveau responsable opérationnel pour l‘alliance afin de préparer sa propre succession. Des sources avaient alors indiqué que plusieurs hauts dirigeants de Renault et de Nissan avaient posé leur candidature dans le cadre d‘un processus de recrutement interne, notamment l‘espagnol Jose Munoz, directeur délégué à la Performance de Nissan, le japonais Yasuhiro Yamauchi, directeur délégué à la compétitivité du groupe nippon, l‘allemand Stefan Mueller, homologue de Jose Munoz chez Renault, et le français Thierry Bolloré, homologue de Yasuhiro Yamauchi dans le groupe au losange.

Rémunération de Ghosn (Renault) Ça va chauffer en AG

Rémunération de Ghosn (Renault) Ça va chauffer en  AG

Carlos Ghosn faiat sans doute une  énorme bêtise en créant les conditions d’un affrontement avec l’assemblée générale des actionnaires de Renault à propos de sa rémunération.  54% des détenteurs de titres. À l’AG avaient  refusé sa rémunération en 2016. Le conseil d’administration était passé outre, suscitant des critiques du patronat et du ministre de l’Economie de l’époque, Emmanuel Macron. Le gouvernement avait alors renforcé l’arsenal législatif sur la gouvernance des sociétés. Le gouvernement précédent et en particulier Emmanuel Macron s’était aussi  opposé à l’augmentation de rémunération du patron de Renault Nissan. Un nouveau conflit encore plus important pourrait naitre  avec le montage financier qui va permettre de faire croire encore davantage les bonus des dirigeants du groupe Renault. Cela d’autant plus qu’il s’agit d’un montage financier très sulfureux créé aux Pays-Bas les précisément pour contourner la législation actuelle. D’une certaine manière, Carlos Ghosn, certes très brillant dirigeant mais un peu entêté, joue avec le feu. À ce petit jeu le gouvernement pourrait rechercher des moyens de le pousser vers la sortie. D’ores et déjà on envisage de lui coller un adjoint en vue de préparer un éventuel départ.  Les banquiers de l’alliance Renault-Nissan ont en effet élaboré un projet permettant de verser des millions d’euros de bonus annuels supplémentaires au PDG Carlos Ghosn et à d’autres dirigeants via une société de service créée spécialement pour l’occasion, selon des documents vus par Reuters.  Bercy a confirmé que les représentants de l’Etat voteraient, cette année encore, contre la rémunération de Carlos Ghosn, jugée excessive. Le premier actionnaire de Renault est en effet l’Etat (19,74%), suivi de Nissan (15%), qui ne dispose pas de droits de vote. Daimler contrôle 3,1% des actions de Renault et les salariés de l’entreprise 2,09%, le reste étant surtout aux mains d’investisseurs institutionnels. Certains des autres actionnaires pourraient être hérissés par des informations publiées cette semaine selon lesquelles l’alliance Renault-Nissan réfléchirait à un système de bonus supplémentaires pour ses dirigeants, dont Carlos Ghosn, à travers une société dédiée aux Pays-Bas. Renault-Nissan a assuré que cette révélation n’était « pas fondée sur des informations fournies par l’alliance ou ses entreprises membres, et (qu’)aucune décision de ce genre n’a été prise ». La rémunération totale de Carlos Ghosn en 2016 a atteint 15,4 millions d’euros une fois pris en compte son salaire de PDG chez Nissan, ce qui fait de lui le patron le mieux payé du CAC 40, selon le cabinet de conseil Proxinvest. L’actuel mandat chez Renault de Carlos Ghosn, 63 ans, expire à l’assemblée générale 2018.

 

Gouvernement-Renault- : gros conflit à prévoir avec Carlos Ghosn


Gouvernement-Renault- : gros conflit à prévoir avec Carlos
Ghosn

 

 

Le gouvernement précédent et en particulier Emmanuel Macron s’était opposé à l’augmentation de rémunération du patron de Renault Nissan. Un nouveau conflit encore plus important pourrait naitre  avec le montage financier qui va permettre de faire croire encore davantage les bonus des dirigeants du groupe Renault. Cela d’autant plus qu’il s’agit d’un montage financier très sulfureux créé aux Pays-Bas les précisément pour contourner la législation actuelle. D’une certaine manière, Carlos Ghosn, certes très brillant dirigeant mais un peu entêté, joue avec le feu. À ce petit jeu le gouvernement pourrait rechercher des moyens de le pousser vers la sortie. D’ores et déjà on envisage de lui coller un adjoint en vue de préparer un éventuel départ.  Les banquiers de l’alliance Renault-Nissan ont en effet élaboré un projet permettant de verser des millions d’euros de bonus annuels supplémentaires au PDG Carlos Ghosn et à d’autres dirigeants via une société de service créée spécialement pour l’occasion, selon des documents vus par Reuters. La proposition préliminaire prévoit que Renault, Nissan et maintenant aussi Mitsubishi versent à la société enregistrée aux Pays-Bas une portion des nouvelles synergies dégagées grâce à l’alliance. Celles-ci devraient atteindre 5,5 milliards d’euros l’an prochain, un nouveau record après 4,3 milliards en 2016. Les fonds transférés sous la forme de bonus en numéraire et en titres serviraient à « encourager les dirigeants à poursuivre les opportunités de synergies », selon une présentation d’Ardea Partners, société de banque d’investissement conseillant Carlos Ghosn sur les questions d’intégration accrue de l’alliance. Catherine Loubier, porte-parole de l’alliance, a déclaré : « Cet article n’est pas basé sur une information fournie par l’alliance ou les entreprises qui en sont membres, et aucune décision de cette sorte n’a été prise. » L’Etat français, principal actionnaire de Renault, s’oppose régulièrement au PDG Carlos Ghosn sur sa rémunération. A l’assemblée générale de 2016, le PDG a sauvé sa rémunération de 7,2 millions d’euros malgré un vote sanction des actionnaires, dont l’Etat. En ajoutant le salaire versé par Nissan, la rémunération de Carlos Ghosn atteint 15,6 millions d’euros, faisant de lui le troisième patron le mieux payé des dirigeants du CAC 40. Les actionnaires de Renault auront à nouveau l’occasion de se prononcer sur la rémunération du PDG cette semaine lors de l’assemblée générale annuelle du groupe. Le « say on pay » reste consultatif sur le montant de rémunération de l’exercice écoulé, mais devient contraignant sur la politique de rémunération à venir. L’Etat et Carlos Ghosn se sont également affrontés en 2015 sur la question des droits de vote doubles. En février, le PDG de Renault-Nissan a déclaré que son principal actionnaire, qui détient actuellement près de 20% du capital, ne laisserait pas les deux partenaires de l’alliance aller jusqu’à une fusion. Le projet de bonus de l’alliance vise à encourager Renault et son partenaire japonais, dont il détient 44%, à opérer davantage comme une seule et même entité sans aller jusqu’à modifier la structure capitalistique. Il aboutirait à créer une nouvelle strate de rémunération des dirigeants qui échapperait à la supervision des actionnaires. Elle viendrait s’ajouter aux systèmes de bonus existants chez Renault, Nissan et Mitsubishi, dont Nissan a pris l’an dernier une participation de contrôle de 34%.

Ghosn futur patron de Mitsubishi et numéro un mondial ?

Ghosn futur  patron de Mitsubishi et numéro un mondial ?

journal Nikkei affirme que l’actuel PDG de Nissan et Renault allait aussi devenir celui de Mitsubishi Motors. Du coup le groupe pourrait devenir numéro un mondial. Grâce au japonais Mitsubishi, le groupe Renault pourrait dépasser la barre des 10 millions de véhicules écoulés chaque année. Lors d’une interview donnée au journal Les Echos dans le cadre du Mondial de l’Automobile de Paris, Carlos Ghosn a déclaré : « Notre future alliance dépasserait les dix millions de voitures au niveau mondial. L’objectif d’intégrer le Top 3 mondial serait atteint. La place de numéro un mondial n’est pas une priorité. Mais sur le fond, c’est tout à fait atteignable… En 2016 et 2017, cela se jouerait à quelques milliers de voitures« .
(Avec AFP)

Salaires : Macron fait les gros yeux à Carlos Ghosn

Salaires : Macron fait les gros yeux à Carlos Ghosn

 

 

 

Sur la forme Emmanuel Macron semble s’engager dans un  conflit vis-à-vis de Carlos Ghosn concernant l’augmentation de son salaire chez Renault. Mais lorsqu’on n’y regarde de plus près on peut observer que la menace du ministre de l’économie largement, rapportée dans les grands médias, demeure de pure forme. En effet il n’est pas demandé au patron de Renault de renoncer à la croissance de ses revenus mais de réfléchir pour les revenus à venir portant sur 2016. D’une certaine manière Emmanuel Macron ne remet donc pas en cause la croissance du salaire octroyé par le conseil d’administration contre l’avis de l’assemblée générale et invite seulement à une réflexion faute de quoi le gouvernement pourrait éventuellement légiférer concernant les entreprises où l’État conserve de fortes participations.  En effet Emmanuel Macron a seulement demandé mardi au PDG de Renault Carlos Ghosn de prendre ses responsabilités sur sa rémunération à compter de cette année, après le passage en force du conseil d’administration du constructeur automobile concernant l’exercice 2015. Le ministre de l’Economie a menacé de légiférer sur ce sujet s’il n’était pas entendu. Alors que l’assemblée générale de Renault avait voté vendredi à 54% contre la rémunération de 7,2 millions d’euros de Carlos Ghosn pour 2015, le conseil d’administration l’a confirmée juste après. « Suite à ce vote de l’assemblée générale de Renault, il y a un dysfonctionnement en matière de gouvernance », a dit Emmanuel Macron lors de la séance des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale. « Et donc ce que nous demandons très clairement, c’est d’une part que M. Ghosn prenne ses responsabilités dès à présent pour que, sur sa rémunération de 2016, les conséquences soient tirées de ce vote, (et) c’est que le conseil d’administration de Renault se réunisse à nouveau pour tirer les conséquences de ce vote », a-t-il ajouté. « Lors du dernier conseil, seuls les représentants des salariés et de l’Etat se sont prononcés contre. Nous devons en tirer les conséquences dans les prochaines semaines sans quoi nous serions conduits à légiférer », a poursuivi le ministre. Le président du Medef Pierre Gattaz s’était dit lundi « très surpris » de la décision du conseil d’administration de Renault. « Je suis un peu choqué que l’on ait entériné aussi vite des conditions de rémunération », avait-il dit sur BFM en rappelant le code Afep-Medef. (Avec Reuters)

Carlos Ghosn (Renault) sauve son salaire, ouf !

Carlos Ghosn  (Renault) sauve son salaire, ouf !

 

Le patron de Renault est sans doute un excellent manager mais l’exemplarité et la modestie  ne sont pas ses qualité premières avec sa rémunération qui a dépassé les 7 millions en 2015, coup les actionnaires ont majoritairement voté contre. Heureusement les membres du conseil d’administration qui se tiennent  tous par la barbichette ont rectifié le tir et confirmé la rémunération de Carlos Ghosn. Cette divergence entre les actionnaires et le conseil d’administration n’est pas étonnante dans la mesure où la plupart des membres du conseil d’administration sont eux aussi des patrons attachés à leurs privilèges Le PDG de Renault, Carlos Ghosn, a donc  sauvé vendredi sa rémunération, malgré un vote sanction de l’assemblée générale des actionnaires, dont l’Etat français. Les actionnaires ont voté à 54% contre cette rémunération, qui a atteint 7,2 millions d’euros pour l’exercice 2015. Ce montant intègre un salaire fixe de 1,23 million d’euros, une part variable de 1,78 million et 4,18 millions sous forme de stock-options et de bonus différés. L’Etat actionnaire à 19,74% a voté contre la résolution fixant cette rémunération comme il l’avait fait en conseil d’administration, a fait savoir le ministère de l’Economie. « Depuis 2012, le gouvernement a tenu une position constante, appelant à la modération des rémunérations des dirigeants d’entreprise, à commencer par les entreprises à participation publique », a rappelé Bercy à Reuters. Mais le conseil d’administration, qui s’est réuni après l’assemblée générale en l’absence de Carlos Ghosn, a confirmé les rémunérations du PDG « contre l’avis des représentants de l’Etat », a-t-on ajouté de même source. Dans un communiqué publié à l’issue de sa réunion, le conseil a cependant précisé qu’il avait chargé le comité des rémunérations d’examiner « les évolutions utiles » en la matière pour 2016 et les années suivantes. Lors de l’assemblée générale, Pierre-Henri Leroy, le fondateur de Proxinvest, société de conseil aux actionnaires, a ouvertement critiqué la rémunération de Carlos Ghosn. « C’est inacceptable. Ce manque à l’exemplarité est inacceptable », a-t-il déclaré à l’adresse du PDG. « Vous avez d’immenses qualités mais celle-là vous ne l’avez pas. » Carlos Ghosn a répondu que sa rémunération relevait de la compétence du conseil d’administration de Renault. « Le conseil ne décide pas sur la base d’un caprice, il a délégation de votre part », a dit le PDG. « C’est le conseil qui juge des personnes qu’il souhaite pour diriger l’entreprise, c’est le conseil qui juge si la façon dont le PDG est payé est conforme à ses efforts, ses talents. »

Renault: l’Etat impose sa position à Carlos Ghosn

Renault: l’Etat impose sa position à Carlos Ghosn

Finalement c’ est l’Etat qui a gagné en imposant sa position à Carlos Ghosn. Les détenteurs d’action de plus de deux ans auront donc un  droit de  vote double. Reste à savoir si c’est une bonne chose que l’Etat soit monté de 15 à 20% au capital de Renault. Renault est en effet une  entreprise bien gérée qui n’a pas besoin de l’Etat. A l’inverse l’Etat ferait mieux de se préoccuper de sociétés nationalisées  ( ou dans lesquelles elles détient une grande partie  du capital) dont la gestion est calamiteuse. Cependant  l’idée générale du droit au double vote est intéressante car elle permet de limiter l’influence de l’actionnariat à caractère éphémère  et spéculatif, elle peut être utile à la définition de stratégie de long terme. Mais en l’ occurrence Renault actuellement n’a nullement besoin de l’Etatt pour bien gérer son développement et sa compétitivité . Les détenteurs de titres du groupe au Losange, réunis à Paris, ont voté à 60,53% en faveur d’une résolution soutenant le principe « une action, une voix », mais une majorité qualifiée des deux tiers était requise par la loi pour qu’elle soit adoptée. Le taux de participation était de 72,45%, soit sept points de plus qu’en 2014. Le PDG de Renault, Carlos Ghosn, qui rejetait le dispositif des votes doubles, n’a pas fait de commentaire à l’énoncé du résultat du vote, se contentant d’en prendre acte. Le gouvernement sort donc victorieux de l’épreuve de force engagée depuis trois semaines avec le constructeur automobile pour lui imposer les dispositions de la « loi Florange », visant à récompenser l’actionnariat à long terme et à décourager les spéculateurs. Cette loi, promulguée en mars 2014, stipule que tout actionnaire, y compris l’Etat, se voit automatiquement attribuer un droit de vote double à l’issue d’une période de deux ans de détention continue des titres. Seule l’assemblée générale des actionnaires pouvait empêcher l’application de ces dispositions en votant une résolution, en l’occurrence la 12e.     Dans le cas de Renault, le gouvernement avait sorti une botte secrète pour repousser la 12e résolution: augmenter sa part dans le capital de 15 à 19,74%, via un rachat d’actions pour un montant situé entre 814 et 1.232 millions d’euros. Le groupe Renault avait réaffirmé sa position jeudi peu avant l’ouverture de l’assemblée générale et concédé que le vote n’irait sans doute pas dans son sens. Toutefois, « cela ne change pas l’analyse de fond faite par la très large majorité du conseil d’administration », a-t-il dit dans un communiqué. Le 16 avril, le conseil s’était séparé sur une déclaration de soutien à la 12e résolution. Le groupe automobile japonais Nissan, partenaire de Renault, avait également appuyé cette position à l’issue d’une réunion de son état-major.

Carlos Ghosn, PDG de Renault-Nissan, rémunération totale de 11,2 millions d’euros

Carlos Ghosn, PDG de Renault-Nissan, rémunération totale de 11,2 millions d’euros

Carlos Ghosn, PDG de Renault-Nissan, va toucher pour 2012 une rémunération totale de 11,2 millions d’euros environ au titre de ses fonctions à la tête des deux constructeurs automobiles, a-t-on appris mardi au cours de l’assemblée générale de Renault. Selon le document de référence distribué à cette occasion, Carlos Ghosn s’est vu octroyer chez Renault, pour l’année écoulée, un salaire fixe de 1,23 million d’euros et une rémunération variable de 1,01 million, le versement du solde de 430 millions d’euros (30% de la somme) étant repoussé au terme de l’accord de compétitivité négocié avec les syndicats du groupe en France. S’y ajoute côté Nissan un salaire de 987 millions de yens sur l’année fiscale close le 31 mars 2013, soit 8,93 millions d’euros au taux de change en vigueur à la clôture de l’exercice. Pour 2013, le conseil d’administration de Renault a proposé de maintenir le salaire fixe de Carlos Ghosn à 1,23 million d’euros mais de relever le plafond de sa rémunération variable « à titre exceptionnel, dans l’hypothèse où la totalité des critères de performance seraient dépassés. » Le salaire variable pourrait alors monter jusqu’à 180% de la part fixe, contre un plafond de 150% fixé pour l’année précédente.

 

Renault : Ghosn accepte un effort sur son salaire

Renault : Ghosn accepte un effort sur son salaire

Le PDG de Renault, Carlos Ghosn, a proposé « le report de 30% de sa part variable de l’année 2012 au 31 décembre 2016″ si un accord de compétitivité est signé en France, a annoncé jeudi le constructeur automobile français, confirmant une information des Echos. Le paiement de cette somme sera conditionné « à l’exécution, par Renault, de l’ensemble de ses engagements dans le cadre de l’accord », c’est-à-dire de ne pas fermer d’usine en France, de leur assurer un certain volume de fabrication et de ne pas faire de plan social. En 2011, la part variable de son salaire était de 1,59 million d’euros et la part fixe 1,23 million. Le conseil d’administration de Renault a accepté cette proposition.  Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg a estimé que ce report n’était « pas suffisant » pour permettre de finaliser l’accord de compétitivité négocié par le constructeur. « Ca va aider mais ce n’est pas suffisant (…) L’essentiel, c’est d’abord la politique de localisation industrielle de Renault », a déclaré M. Montebourg sur Europe 1. « C’est sur ce terrain-là que nous attendons les évolutions structurelles et manifestes de Carlos Ghosn », a-t-il ajouté en rappelant le souhait du gouvernement « que Renault relocalise sur le sol industriel français la production d’un grand nombre de ses véhicules ».

 

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