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Gestion de l’eau : des mesurettes par de Rugy

Gestion de l’eau : des mesurettes   par de Rugy 

Comme pour la prise en charge globale de l’écologie, François de Rugy ministre de l’environnement va se satisfaire de mesurettes  concernant la gestion de l’eau. Un dossier qui ressort curieusement après une période de canicule.

Selon le ministère de la Transition écologique, le débit moyen des cours d’eau français devrait diminuer de 10 à 40% à horizon 2050-2070 comparé à aujourd’hui. Face à la raréfaction attendue de cette précieuse ressource, le gouvernement veut faire baisser les prélèvements de 10% d’ici cinq ans et de 25% d’ici 15 ans, par rapport aux 16 milliards de m3 prélevés annuellement pour l’agriculture et les usages domestiques. L’amalgame entre agriculture et usage domestique témoigne déjà de l’enfumage. En effet, 70 à 80 % de l’eau sont utilisés pour l’agriculture. Mais comme d’habitude dans les solutions on retrouvera l’histoire du lavage des voitures ! Le plus grand scandale dans l’usage de cette ressource précieuse,  c’est l’utilisation d’eau potable aussi bien pour l’agriculture que pour les particuliers (exemple l’utilisation de l’eau potable pour les WC.). Un autre scandale consiste à arroser en pleine chaleur et en plein jour des plantes comme le maïs dont les racines ne reçoivent en fait que de leur de 20 % de l’eau compte tenu de l’évaporation immédiate. Du coup le maïs qui il y a 50 ans était surtout localisé dans le sud-ouest s’est développé partout au détriment des  plantes de substitution beaucoup moins gourmandes en eau. Pour les particuliers la vraie révolution consisterait à mettre en place un double réseau, un réseau pour l’eau potable consommée pour l’alimentation, un réseau pour les autres usages. Les mesures prévues par le ministère pourraient être complétées par une augmentation de la tarification. Une manière de faire rentrer de l’argent dans des collectivités locales en difficultés de financement. Notons qu’on s’attaquera peu à la pollution de l’eau liée notamment aux épandages massifs de produits chimiques de toutes sortes car cela remettrait en cause le modèle industriel de l’agriculture.

Gestion Financière : les Français en retard

Gestion  Financière : les Français en retard

 

Il y a quelques années une enquête menée par l’assureur alliance sur 19 pays européens démontrait qu’en matière de gestion financière les Français se situaient en dernière position. Cette carence semble se confirmer avec une étude réalisée pour la banque de France Une vaste enquête réalisée par l’institut Audirep pour la Banque de France montre que les Français ne sont effectivement pas très au fait de notions assez simples comme l’effet de l’inflation sur le pouvoir d’achat ou le calcul des intérêts pour un placement.

Lucides, les Français ne sont que 17% à considérer qu’ils ont « une connaissance très ou assez élevée sur les questions financières », 51% la jugeant « moyenne ». Interrogés sous forme de quizz, les sondés n’ont été que 43% à répondre correctement à la question sur l’inflation (sous forme de QCM), que 40% sur le calcul d’un taux d’intérêt sur cinq ans, 49% sur la définition d’un crédit renouvelable. Ils sont  39% à penser que « l’argent c’est fait pour être dépensé. » Une aversion au risque forte (seuls 18% sont prêts à risquer une partie de leur argent lorsqu’ils font un placement), moins présente chez les plus jeunes (27%), qui s’avèrent beaucoup plus tentés par les crypto-actifs comme le Bitcoin : 29% des sondés de 18-24 ans ont déclaré croire que c’était « le bon moment » pour investir dans ces actifs – le questionnaire a été réalisé en juin, avant la dégringolade de fin d’année (le Bitcoin a perdu 72% de sa valeur l’an dernier). Ils ne sont que 7% à le penser chez les plus de 45 ans.

Dans ce sondage, 43% des répondants ont le sentiment de ne pas disposer d’informations suffisamment fiables et neutres pour gérer efficacement leur budget et seuls 27% considèrent disposer de sources d’informations utiles et compréhensibles sur les débats économiques.

« Les répondants sont plutôt méfiants à l’égard des institutions financières » selon l’enquête, qui fait ressortir un niveau de « confiance mitigée » vis-à-vis de la banque principale : 45% disent être plutôt confiants, 18% très confiants, soit 63% au total et 57% seulement chez les 25-44 ans.

 

 

Ils ne sont que 29% à penser que « l’argent déposé dans une banque sera en sécurité, même si elle fait faillite » et 30% que les organismes financiers vont le servir « au mieux de [ses] intérêts. »

Gestion des Violences : Macron promet « des décisions fortes »…. en faisant du ski

Gestion des Violences : Macron promet « des décisions fortes »…. en faisant du ski

Il y a quelque chose de surréaliste avec cette déclaration de Macron qui promet des décisions fortes après les violences qui ont eu lieu lors de l’acte 18 des gilets jaunes à Paris. Cette  déclaration a en effet été faite alors que Macron avait pris plusieurs jours de vacances pour faire du ski. (Son ministre de l’intérieur étant vu, lui, dans une boite de nuit !).  Or dans le même temps la France a connu ces jours derniers jours d’immenses  manifestations qui témoignent de l’État délétère du pays. Il y a eu la manifestation particulièrement suivie des jeunes vendredi ; et dimanche une autre manifestation, elle aussi très massive pour protester contre les dérèglements climatiques ; enfin le même jour la manifestation des gilets jaunes dont tout le monde savait qu’elle se conclurait par des violences. Et pendant ce temps-là Macron fait du ski.  Une activité qui n’est pas accessible à la plupart des gilets jaunes ! On objectera que le président a bien le droit de se reposer. Peut-être que ce président serait moins fatigué s’il ne se livrait pas à un véritable activisme électoral toute les semaines ; Du pays Revenu prématurément d’un séjour au ski dans les Pyrénées, Emmanuel Macron a affirmé samedi soir vouloir prendre rapidement « des décisions fortes, complémentaires » pour que les violences qui ont émaillé l’acte 18 des Gilets jaunes à Paris  »n’adviennent plus », lors d’un point de situation à la cellule de crise du ministère de l’Intérieur.  »Beaucoup de s’il ne se livrait pas à son activisme électoral avec sa campagne permanente. Il serait sans doute par ailleurs un peu plus lucide et plus pertinent pour les orientations qu’il a à prendre. En outre Macon participe à l’opération d’hystérisation qui discrédite aussi bien certain gilets jaunes que le gouvernement avec des propos décalés.  « Nous avons aujourd’hui des gens qui essayent par tous les moyens (…) d’abîmer la République pour casser, pour détruire au risque de tuer. On l’a encore vu avec l’incendie qui s’est produit ce matin », a souligné Emmanuel Macron, entouré du Premier ministre Edouard Philippe, du ministre de l’Intérieur Christophe Castaner et de Nicole Belloubet, ministre de la Justice. Cette  outrance ne caractérise pas caractérise pas un grand sens des responsabilités et de la mesure. En outre on s’étonne que Macron soit surpris par des violences qui se sont répétées depuis 18 semaines. Bref il serait temps qu’il prenne la mesure de l’enjeu du mécontentement en y répondant et qu’il se mette parallèlement en capacité d’assurer réellement le maintien de l’ordre au lieu d’instrumentaliser le mouvement des gilets jaunes pour mieux le discréditer. Enfin l’amalgame auquel il procède est à la fois inadmissible et grossier Le président de la République à Beauvau a en effet déclaré :
« Ce qui s’est passé sur les Champs n’était pas une manifestation. Tous ceux qui étaient présents en sont complices. » »Je veux qu’on prenne dans les meilleurs délais des décisions fortes pour que cela n’advienne plus. »

 

 

« Renaissance européenne », Macron plus fort pour les campagnes électorales que pour la gestion

« Renaissance européenne », Macron plus fort pour les campagnes électorales  que pour la gestion

Ce qui fait la particularité des présidents français, c’est en général être beaucoup plus fort leur des campagnes électorales que pendant la gestion de leur mandat. C’est vrai en politique intérieure évidemment mais tout autant en politique internationale. Concernant l’Europe Sarkozy, puis Hollande enfin Macron avait promis des changements fondamentaux avant finalement de se coucher devant l’Allemagne complètement imperméable aux propositions françaises. Pire, aujourd’hui l’alliance entre l’Allemagne et la France n’a jamais été empirée ta concernant l’évolution de l’Europe. Merkel fait semblant de consentir quelques mesures tout à fait accessoire car elle est en désaccord sur le fond et en plus dans une situation politique plus précaire que précédemment. Les échecs répétés de Macron pour redynamiser l’Europe ne l’ont pas dissuadé de lancer une série de propositions dont on se demande par qui elle pourrait être soutenue. A moins de trois mois d’élections européennes qu’il juge “décisives”, Emmanuel Macron a dévoilé lundi soir une série de mesures concrètes en faveur d’une “renaissance européenne” et lancé un cri d’”alarme” pour une Europe qui selon lui n’a jamais été autant en danger. Dans une lettre aux “citoyens d’Europe” publiée simultanément dans des quotidiens des 28 Etats membres, du Guardian à El Pais en passant par le Corriere della serra, le chef de l’Etat français adresse une mise en garde contre la tentation du “repli” ou de la “résignation”. “Jamais depuis la Seconde Guerre mondiale, l’Europe n’a été aussi nécessaire et pourtant, jamais l’Europe n’a été autant en danger”, écrit-il, prenant pour exemple la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne programmée dans moins d’un mois. “Le repli nationaliste ne propose rien, c’est un rejet sans projet et ce piège menace toute l’Europe : les exploiteurs de colère, soutenus par les fausses informations, promettent tout et son contraire”, fustige-t-il. “Nous sommes à un moment décisif pour notre continent, un moment où, collectivement, nous devons réinventer politiquement, culturellement, les formes de notre civilisation dans un monde qui se transforme”, ajoute-t-il. “Aussi, résistant aux tentations du repli et des divisions, je vous propose de bâtir ensemble cette Renaissance autour de trois ambitions : la liberté, la protection et le progrès.” Ces ambitions passent notamment par la création d’une agence de protection des démocraties et d’une banque pour le climat, la mise en place d’un salaire minimum européen ou encore l’interdiction en Europe des entreprises “portant atteinte aux intérêts stratégique européens”. (Pour voir l’ensemble des mesures :) .

La taxe carburant : moyen illusoire de gestion de la pollution !

La taxe carburant : moyen illusoire de  gestion de la pollution !

 

 

Nourri au même catéchisme d’une discipline qui n’est pas une science très exacte, la plus grande partie des économistes souscrivent à la gestion des émissions polluante de manière privilégiée par la fiscalité. Ainsi par exemple, la fameuse taxe de carbone qui doit tout résoudre. Comme si la fiscalité intégrée dans les prix de marché constituait le seul moyen de régulation. Notons au passage que lorsque les cours du baril  et la fiscalité sont hauts les profits des pétroliers sont les plus importants. En fait, c’est la monétarisation des nuisances que professent les économistes qui estiment efficace d’imposer la rareté par le niveau des prix. Une approche qui par ailleurs évacue les questions d’inégalité sociale. Sur certains sujets sociétaux, le marché et la fiscalité ne sauraient être les seuls moyens de réguler. Prenons par exemple la question de la drogue ou des armes. Deux problèmes qui ne sauraient être régulés par la fiscalité et les prix. Or la pollution par le transport est un sujet sociétal La régulation pour certains sujets sociétaux doit passer aussi et surtout par une politique de normes et une politique industrielle d’offre. Or on continue d’autoriser notamment dans les zones sensibles l’utilisation de véhicules complètement surdimensionnés concernant aussi bien la motorisation que le poids ou la dimension. Évidemment pour ne pas contrarier les intérêts des pétroliers, des constructeurs automobiles aussi des Etats qui prennent leur manne fiscale. il faut aussi reconnaitre que la France  est caractérisée par une pathologie fiscale récurrente qui repose sur le fait que chaque problème peut être réglé par une  taxe .

La taxe comme moyen de gestion de la pollution !

La taxe comme moyen de gestion de la pollution !

 

 

Nourri au même catéchisme d’une discipline qui n’est pas une science très exacte, la plus grande partie des économistes souscrivent à la gestion des émissions polluante de manière privilégiée par la fiscalité. Ainsi par exemple, la fameuse taxe de carbone qui doit tout résoudre. Comme si la fiscalité intégrée dans les prix de marché constituait le seul moyen de régulation. Notons au passage que lorsque les cours et la fiscalité sont hauts les profits des pétroliers sont les plus importants. En fait, c’est la monétarisation des nuisances que professent les économistes qui estiment efficace d’imposer la rareté par le niveau des prix. Une approche qui par ailleurs évacue les questions d’inégalité sociale. Sur certains sujets sociétaux, le marché et la fiscalité ne sauraient être les seuls moyens de réguler. Prenons par exemple la question de la drogue ou des armes. Deux problèmes qui ne sauraient être régulés par la fiscalité et les prix. La régulation pour certains sujets sociétaux doit passer aussi et surtout par une politique de normes. Or on continue d’autoriser notamment dans les zones sensibles l’utilisation de véhicules complètement surdimensionnés concernant aussi bien la motorisation que le poids ou la dimension. Évidemment pour ne pas contrarier les intérêts des pétroliers, des constructeurs automobiles aussi des Etats qui prennent leur manne fiscale.

Gestion de l’eau : des vœux pieux

Gestion de l’eau : des vœux pieux

 

Comme à chaque période de sécheresse, le gouvernement propose des mesures anecdotiques pour tenter de préserver cette ressource naturelle. Exemples : ne lus laver les voitures ou éviter les fuites des canalisations. La vraie question est évidemment ailleurs par exemple pourquoi autant d’utilisation d’eau dans l’agriculture intensive notamment de maïs dans des régions ou la pluviosité est inadaptée, pourquoi utiliser de l’eau potable pour des fonctions qui n’en ont pas besoin. Pourquoi le modèle productiviste industriel ou agricole utilise-t-il  autant d’eau ? bien d’autres questions encore. Il est clair que les périodes de sécheresse vont se multiplier à l’avenir et que ce ne sont pas quelques mesures anecdotiques qui permettront une gestion rationnelle de cette ressource naturelle. La France vit en ce moment une période de sécheresse qui a forcé 82 départements à prendre des arrêtés préfectoraux de restriction d’usage de l’eau. Parmi eux, 30 ont imposé l’arrêt des prélèvements d’eau non prioritaires, comme le lavage de voitures, l’arrosage de jardins ou le remplissage de piscines. « Cette situation exceptionnelle pourrait devenir commune à partir de 2050 en raison du dérèglement climatique, » indique le ministre de l’écologie et de l’agriculture.  Selon eux, des « actions concrètes » doivent être mises en œuvre de façon à « encourager la sobriété des usages et réguler en amont la ressources, grâce notamment à l’innovation ». Ils proposent d’ »engager les citoyens, les entreprises ainsi que les administrations (…) dans des démarches d’économies d’eau », de poursuivre les investissements pour « accentuer la maintenance des réseaux afin de réduire au maximum les fuites dans les canalisations » ou encore de « développer une agriculture plus économe ». Les ministres souhaitent également « réaliser, là où c’est utile et durable, des projets de stockage hivernal de l’eau afin d’éviter les prélèvements en période sèche. » Nicolas Hulot propose d’élaborer un deuxième plan national d’adaptation au changement climatique d’ici la fin de 2017, le dernier portant sur la période 2011-2016. Pour Stéphane Travert, « cela passe par une approche globale: une agriculture moins gourmande en eau et une optimisation de la ressource ». De bonnes intentions, comme d’habitude, mais pas de remise en cause du modèle de production industriel.

Poitou-Charentes : la Cour des Comptes dénonce la gestion de Ségolène Royal

Poitou-Charentes : la Cour des Comptes dénonce la gestion de Ségolène Royal

 

 

Le nouveau président de région se demande si Ségolène Royal a fréquenté la même école que lui pour lire et compter. Il s’appuie sur des conclusions de la chambre régionale des comptes qui condamnent la gestion de Ségolène Royal lorsqu’elle était présidente de Poitou-Charentes. La cour met en cause la nature de l’endettement, ses modalités, son affectation même si elle ne relève pas de véritable insincérité. En bref, Ségolène Royal a laissé une facture d’impayés de 132 millions.  Le conseil régional de la Nouvelle Aquitaine a examiné lundi le rapport définitif de la CRC portant sur les finances des trois territoires englobés dans la région actuelle, à savoir l’Aquitaine, le Limousin et Poitou-Charentes. Dès février dernier, le président de la nouvelle entité, Alain Rousset, avait révélé que l’ancien exécutif avait laissé pour 132 millions d’euros d’impayés – 62 millions en investissement et 70 millions en fonctionnement. Des chiffres confirmés en avril par un audit du cabinet Ernst&Young, dont Ségolène Royal avait dénoncé les conclusions. Le rapport publié lundi parle, pour Poitou-Charentes, d’ »une politique plus risquée » en comparaison avec les deux autres ex-régions examinées, et évoque « un certain nombre de produits sensibles ou très sensibles, souscrits avant 2010. » Il relève une capacité de désendettement qui « s’est particulièrement dégradée en 2015 pour atteindre 19 années en fin d’exercice. » La Chambre relève ainsi que 41% de la dette de Poitou-Charentes est constituée d’emprunts dits sensibles souscrits avant 2010. La CRC chiffre à 111,6 millions d’euros les retards de paiement en précisant que « l’importance des reports de charges a mis en difficulté de nombreux créanciers de l’ancienne Poitou-Charentes, mais cette situation a pu être réglée par la nouvelle région au cours du premier semestre 2016. »

Orange bank, la banque mobile pour faire baisser les frais de gestion ?

Orange bank, la banque mobile pour faire baisser les frais de gestion ?

 

La banque orange sera-t-elle susceptible de faire diminuer de manière significative les frais de gestion payée par le client. Des frais qui dérapent et qui représentent en moyenne autour de 200 €   Selon une  étude portant sur 158 banques en France métropolitaine, 196 tarifs et 382 packages, avec 190,50 euros de frais bancaires en moyenne, les Français devraient payer cette année 2,3 % de plus que l’année dernière. Dans le détail et en moyenne, un jeune de 22 ans devrait payer 47,90 euros de frais bancaires en 2016 (+1,6 %), contre 157,40 euros pour un client moyen (+4,4 %) et 182,60 euros pour un cadre supérieur (+2,9 %).  Cette hausse des tarifs signe le retour aux frais élevés de 2013 (191 euros). En cause ? Les frais de tenue de compte donc. Augmentés, ils font d’ailleurs leur entrée dans 13 nouvelles banques (Société générale, Crédit mutuel et BNP Paribas, notamment) et concerneront donc cette année 83 % des Français, contre 57 % l’an dernier. Entre les agios pour découvert (qui restent stables dans la plupart des établissements bancaires), les frais de tenus de compte ou encore les frais liés aux abonnements Internet et aux cartes à débit différé, 102 banques coûtent plus cher au final (ce qui concerne environ 70 % des Français). Mais, résume Le Parisien, si ces dernières augmentent leurs frais en moyenne de plus de 4 euros, 16 gardent les mêmes tarifs et 40 les baissent avec un recul moyen de 5,60 euros. Le PDG d’Orange, Stéphane Richard, entièrement mobile pourra créer un choc dans le milieu bancaire. Il évalue à trois 4 millions les clients potentiels pour Orange banquent : « La prise d’une participation majoritaire dans Groupama Banque permet au Groupe de poursuivre sa stratégie de diversification dans les services financiers mobiles par la création d’Orange Bank. Ce partenariat avec Groupama, étape essentielle pour Orange, donnera naissance à une offre bancaire innovante et 100% mobile répondant aux nouvelles attentes des clients : simplicité, transparence et personnalisation. » L’ambition de ce vrai-faux nouvel entrant est « à terme plus de 2 millions de clients. » Groupama Banque en comptait déjà un peu plus de 538.000 à fin décembre 2015. L’arrivée d’Orange, avec ses 29 millions de clients mobiles et près de 11 millions de clients haut débit fixe en France, sa force de frappe marketing et son vaste réseau de distribution est prise au sérieux par les acteurs établis du secteur bancaire où l’opérateur historique se fait fort de se comporter en innovateur « disrupteur ».

SFR : la gestion à la hache

SFR : la gestion à la hache

 

 

 

Patrick Drahi ne fait pas dans la dentelle pour assainir SFR puisqu’il prévoit de supprimer 5000 emplois sur 14 000. Certes on peut comprendre que les chefs d’entreprise adaptent les moyens de production au marché mais dans le cas présent il s’agit d’une méthode à la hache. Une méthode qui découle directement des conditions d’acquisition. En effet Patrick Drahi  engagé dans une boulimie de rachats est endetté à hauteur d’environ 50 milliards. Jusque-là il a bénéficié du soutien des banques mais s’il doit prouver que ces acquisitions sont rentables. Or dans un marché à quatre opérateurs les marges sont très faiblardes. Du coup pas d’autres solutions que de tailler dans les effectifs (aussi dans les conditions de rémunération des fournisseurs). Quand il avait racheté SFR, Patrick Drahi avait promis zéro licenciement pendant les trois ans suivant le rachat de l’entreprise par Numericable. A l’issue de cette échéance, le patron de SFR, Patrick Drahi, a indiqué allait tailler dans les effectifs.  »On a donné une garantie sur l’emploi de trois ans donc il reste encore un an. Aujourd’hui on est dans une situation où les gens savent que la garantie s’arrête dans un an. C’est un peu comme chez Darty quand vous avez une garantie de trois ans. Au bout de trois ans la machine à laver tombe en panne on fait comment ? On paie. Ils savent qu’on est en sureffectifs », a déclaré à des journalistes à New York, le magnat français des télécoms et des médias. Cette « garantie sur l’emploi a rendu les choses compliquées et créé des tensions », a ajouté Patrick Drahi qui la juge « inopportune ».  »On est quand même dans une situation en France où tous nos concurrents ont licencié à tour de bras et nous on a pris une garantie sur trois ans à un moment où on vend à 1 euro par mois des abonnements. Les nombreuses mesures d’économies engagées par Patrick Drahi depuis sa prise de contrôle de SFR en 2014 pour 13 milliards d’euros ont été dénoncées par les syndicats qui affirment qu’elles ont entraîné une dégradation de l’ambiance aussi bien au sein de l’entreprise que chez les fournisseurs. A compter de juillet 2017, il prévoit de supprimer un tiers de ses troupes, soit 5.000 postes, avec l’objectif de ramener le groupe à 9.000 collaborateurs. Si la manœuvre pourrait lui permettre d’économiser environ 300 millions d’euros par an, elle pourrait néanmoins dégrader un outil industriel déjà, pour beaucoup, en surrégime. Chez SFR, ces coupes d’effectifs sont devenues la priorité des priorités. Il faut dire que l’échec du rachat de Bouygues Telecom par Orange au mois d’avril a mis un terme à la perspective d’une consolidation du secteur. Après des années de guerre des prix, les industriels misaient largement dessus pour rehausser les prix et doper leurs bénéfices. Or dans ce marché à quatre, SFR est aujourd’hui en mauvaise posture. Après avoir perdu plus d’un million de clients l’an dernier, il a bouclé un premier trimestre 2016 préoccupant, marqué par une perte de 41 millions d’euros contre un bénéfice de 743 millions à la même période un an plus tôt. Chez les analystes financiers, la perplexité règne. « Bien sûr, un tel plan social aiderait le groupe à atteindre son objectif de marge à long terme de 45%, souligne Agathe Martin. Mais cela ne contribue pas à rassurer le marché sur la capacité du groupe à se redresser. » Pourquoi ? Parce que qu’à ses yeux, cette réduction d’effectif constitue « un pari important sur l’augmentation de la productivité des salariés restants »… Un autre analyste, lui, n’est guère plus optimiste : « De mon point de vue, ces réductions d’effectifs connues à l’avance sont une mauvaise nouvelle. La priorité doit être le retour à une dynamique commerciale au moins stabilisée, ce qui nécessite des équipes commerciales, réseaux et support motivées et pas amoindries. » Il se pourrait toutefois que le patron de SFR vise à rentabiliser très rapidement, donc brutalement,  l’entreprise en vue de la revendre et ainsi de se désendetter.

L’école de l’ENA en déficit : un curieux exemple de bonne gestion !

L’école de l’ENA en déficit : un curieux exemple de bonne gestion !
. On peut s’étonner que l’école de l’élite française se retrouve dans une situation financière particulièrement délicate avec une aggravation de son déficit ; certes une situation due à une réduction de la part de financement consacré par l’État mais sans doute aussi à un coût de fonctionnement difficile à comprendre. Finalement la formation de chaque élève coûte la modique somme de 167 000 €. On compte par ailleurs 135 fonctionnaires pour assurer le fonctionnement d’une école qui comprend 90 élèves (dont la scolarité est de deux ans) sans parler évidemment des nombreux intervenants extérieurs. La moindre des choses c’est qu’on aurait pu espérer qu’on anticipe la dérive financière et qu’on propose des mesures de rigueur, celles précisément que souhaitent ensuite les énarques pour l’ensemble de la population lorsqu’ils sont en poste. Une note en tout cas salée pour ceux qui en définitive n’apprennent pas grand-chose hormis essentiellement t le droit administratif (et la langue de bois) qui permet de multiplier lois, décrets, circulaires, arrêtés et qui fait de la France l’un des pays les plus bureaucratiques au monde (11 000 lois, plus de 100 000 décrets sans parler de la pluie de circulaire et autres décisions administratives). Une note confidentielle de la direction de l’école nationale d’administration, révélée par le site acteurspublics.fr, état d’un “déficit chronique” et d’une “forte tension sur la trésorerie” dans les prochains mois. Dans ce document d’une vingtaine de pages, rédigé à la demande des administrateurs de l’école et qui leur a été communiqué en février 2016, la direction de l’ENA s’inquiétait des déficits chroniques, depuis quatre ans, de la plus prestigieuses des grandes écoles françaises. En 2014, selon son rapport annuel disponible, son déficit était de 472.000 euros. En 2015, selon cette note, il se serait nettement aggravé atteignant 1,83 million d’euros. L’accumulation de ces déficits a sérieusement rogné les marges de manœuvre de l’école qui, si rien n’est fait, ferait « naître une forte tension sur la trésorerie dès 2018 et sans doute dès mars 2017, si l’État traîne les pieds pour verser sa subvention », selon le site spécialisé. La cause principale de ce trou budgétaire tiendrait précisément à la réduction de la part de la subvention étatique dans le budget de l’ENA et dont dépend la bonne tenue de ses finances. En 2014, celle-ci s’est élevée à 32 millions d’euros. Elle n’a représenté que 77% des recettes totales de l’école, contre 83% en 2006. Les ressources propres de l’ENA se sont donc élevées la même année à 23%. L’école tente notamment de développer son activité internationale (formation et missions à l’étranger…) mais le procédé a ses limites. Mais le plus inquiétant pour les finances de l’ENA provient du fait que la subvention étatique ne couvrirait plus totalement les salaires, ceux des fonctionnaires de l’école et ceux des élèves. Or, ces rémunérations augmentent mécaniquement du fait des mesures d’avancement et d’ancienneté bénéficiant aux fonctionnaires employés par l’école : ils étaient 135 fin 2014 pour 46 contractuels. La note met aussi en avant le coût de la double localisation de l’école à Paris et à Strasbourg. Considéré comme la « principale charge de fonctionnement », ce double site a un coût annuel de 1,17 millions d’euros pour l’école. Les pistes d’économies suggérées dans le document, au cas où cette situation de déficit perdurerait, vont de la réduction du nombre d’élèves (90 aujourd’hui) ou à une scolarité réduite de six mois. Cette scolarité a un coût : pour les élèves passant deux années à l’ENA, la durée totale de formation d’un futur haut fonctionnaire revient à plus de 167.000 euros. Mais, les énarques ont-ils encore suffisamment la cote dans l’opinion publique pour l’État leur accorde une rallonge budgétaire ?

Canal + supprimé : ou la gestion mode coup de pied au cul de Bolloré !

Canal + supprimé : ou la gestion mode coup de pied au cul de Bolloré !

 

Comme d’habitude le capitaine d’industrie ne fait pas dans la dentelle et menace tout simplement de supprimer Canal+ si les résultats commerciaux et financiers ne s’améliorent pas. Une mise en demeure s’adresse également d’ailleurs à la chaîne d’information I télé. Pas sûr que mangement  à la hussarde qui a réussi au groupe Bolloré notamment en Afrique ou il réalise l’essentiel de ses profits soit très adapté à la gestion du secteur des médias. Après avoir nettoyé le Grand journal, Bolloré s’était aussi récemment attaqué au Petit journal  le Petit journal qui pourrait être réduit voire disparaître en cause sans doute la ligne éditoriale considérée comme un peu trop impertinente et cela y compris au plan international où Bolloré compte de nombreux intérêts. Pourtant le Petit journal bénéficie d’une forte audience. Le nettoyage opéré par Bolloré se traduit cependant par une baisse notoire du nombre d’abonnés, une baisse qui s’est accélérée depuis son arrivée et la mise au pas de la chaîne ;  environ 250 000 abonnés ont été perdus sur un an. Cette fois la menace est plus globale puisse qu’elle vise toutes les chaînes de Canal+. A l’occasion de l’Assemblée générale de Vivendi ce jeudi, Vincent Bolloré, le président de son conseil de surveillance, a prévenu qu’il n’était pas interdit d’imaginer une fermeture de la chaîne cryptée française Canal+ si ses pertes n’étaient pas jugulées. En revanche, le groupe a levé une ambiguïté afin de se donner plus de chance d’obtenir le feu vert de l’Autorité de la concurrence pour son accord d’exclusivité avec BeIN Sports. On pourra toujours s’abonner aux chaînes sportives du groupe qatari séparément même s’il y a accord, a expliqué Stéphane Roussel, DG en charge de l’opérationnel chez Vivendi. Le retour à l’équilibre de Canal en France dépendra en grande partie de l’accord avec BeIN. La confirmation que l’exclusivité ne serait pas totale, sûrement sous la pression de l’Autorité de la concurrence et des concurrents de Canal dans la télé, risque d’inquiéter les investisseurs. « On pourra continuer à s’abonner à BeIN en solo mais ce sera Canal quand même qui enverra la facture aux clients, a précisé Stéphane Roussel en marge de l’AG.

(Avec Reuters)

Cour des comptes : un inventaire à la Prévert de la gestion des finances publiques .

Cour des  comptes : un inventaire à la Prévert de la gestion des finances publiques

 

 

 

Comme chaque année, la Cour des Comptes sort son rapport général sur la gestion des finances publiques (seule une partie de ce rapport est publique, on se demande pourquoi !). Un rapport qui n’apporte pas grand chose de nouveau et qui traite de sujets assez disparates. De ce point de vue, les rapports sectoriels de la Cour des Comptes sont beaucoup plus intéressants que le rapport général. La Cour des Comptes insiste sur le dérapage possible des finances publiques et comme d’habitude met en évidence que les recettes sont sans doute surestimées (comme la croissance) , qu’à l’ inverse les dépenses sont sous-estimées. Du coup,  la Cour des Comptes confirme que la France ne respectera pas les critères budgétaires, ce qui ne constitue pas vraiment un scoop. On aborde ensuite en vrac l’échec du contrat de génération qui devait concerner 100 000 intéressés potentiels alors qu’on n’en comptera à peine 50 000 d’ici 2017. La Cour des Comptes évoque aussi la question du coût de l’entretien du parc nucléaire et l’impasse financière dans laquelle se trouve EDF. Une analyse très partielle qui n’aborde pas la question de l’enfouissement des déchets du nucléaire et du renouvellement à terme du parc, soit un enjeu de l’ordre de 300 milliards en incluant la modernisation du parc actuel. La Cour des Comptes constate aussi qu’il reste des efforts à faire en matière de lutte contre la fraude fiscale. Bizarrement, on s’attaque aussi au fonctionnement de la Poste et des postiers alors que ces derniers ont sans doute une productivité très au-dessus des salariés des autres entreprises du secteur public. Autres sujets traités, la fraude dans les services de transport en Île-de-France, la question du recyclage des déchets et du tri, le coût du logiciel de gestion des salaires des militaires, les dépenses des théâtres nationaux, l’institut du cheval français et une piste de ski !  Si la Cour des Comptes veut rendre utile son rapport elle aurait sans doute intérêt à resserrer un peu les thématiques traitées. Dernière question, non traitée celle-là, celle du coût  de la Cour des Comptes : 200 millions, une paille ! Là aussi on pourrait s’interroger pour savoir s’il ne serait pas plus efficaces de recourir à des audits privés tant pour des motifs de coût  que pour des raisons de compétence. (La Cour des Comptes est essentiellement composée d’anciens élèves de l’ENA).

« Sarkozy, la pire gestion financière de 2007 à 2012 » (Thierry Breton)

« Sarkozy, la pire gestion financière de 2007 à 2012 » (Thierry Breton)

Thierry Breton l’ancien ministre de l’économie de Sarkozy fusille la gestion financière de l’ancien président de la république pendant la période de 2007 à 2012. Encore un proche de Sarkozy qui s’éloigne mais cette fois qui condamne la politique laxiste de l’ancien chef d’État. Pour résumer Thierry Breton constate que la France a pratiquement doublé son endettement en 10 ans  pour atteindre à peu près 100 % du PIB soit environ 2000 milliards. En cinq ans Sarkozy a fait grossir cette date de 600 milliards hypothéquant encore pendant longtemps la solvabilité de la France liée main et pallier les points liés aux marchés financiers. « On a eu une gestion de la crise entre 2007 et 2012 qui a été l’une des plus mauvaise de tous les pays européens. On a augmenté la dette de la France de 600 milliards d’euros. On a décroché totalement par rapport à l’Allemagne », a lancé l’ancien président du conseil d’administration d’Orange   »C’est la Cour des comptes qui le dit. Sur les 600 milliards de dettes supplémentaires qui ont été créés, 200 milliards sont dus à la crise, 400 milliards par une très mauvaise gestion », a enfoncé Thierry Breton. Un argument déjà développé par les journalistes du Point et de Marianne Mélanie Delattre et Emmanuel Lévy dans leur livre Un quinquennat à 500 milliards. Ces derniers estimaient que la part de la crise dans le dérapage des finances publiques de la France était réduite, et que c’est bien le manque de rigueur économique de Nicolas Sarkozy qui avait fait s’envoler la dette publique. Thierry Breton a regretté l’absence de réaction de Nicolas Sarkozy à l’époque face à l’envolée des dépenses publiques.  »Je l’ai dit tout de suite. Je l’ai dit en permanence, je l’ai dit immédiatement parce que j’ai vu à ce moment là ce décrochage par rapport à l’Allemagne qui, aujourd’hui, est tragique », a-t-il indiqué.

Areva : suppression 2.700 emplois… une petite erreur de gestion

 

Le plan de licenciement se confirme chez Areva avec 2700 suppressions en France sur 4000 qui ont été prévus. Une opération qui va couter encore cher  aux salariés et au contribuable ; Il a fallu  recapitaliser Areva ; finalement payer les erreurs de gestion de l’ancienne patronne parvenue à la tête d’Areva grâce à son  passage dans les cabinets ministériels et surtout son rôle de sherpa auprès de Mitterrand. Contrairement à Kerviel, elle, elle ne sera pas inquiétée (elle a même touché une indemnité de 1.5 millions pour sa gestion désastreuse !) et on la voit encore pérorer sur la politique énergétique !   Le groupe nucléaire public avait  une perte de 4,8 milliards d’euros en 2014et  a lancé un plan de sauvetage incluant un milliard d’euros d’économies sur trois ans et jusqu’à 6.000 suppressions de postes.  Selon des estimations d’analystes et des sources au fait du dossier, les besoins d’Areva s’élèvent à un niveau compris entre 5 et 7 milliards d’euros d’ici à fin 2017. Du coup il faut auusi compter la dépense nécessaire d’EDF pour reprendre ne grande partie d’Areva (2.7 milliards). EDF et Areva devraient en effet sceller fin 2016 la cession de 51% du capital d’Areva NP, la division qui regroupe les activités réacteurs du groupe nucléaire, à l’électricien public pour un montant de 2,7 milliards d’euros.  « Areva NP deviendra une filiale à 51% d’EDF et nous aurons une stratégie unique, un pilotage des nouveaux produits, des services, dans le domaine des réacteurs », a ajouté le patron d’EDF. Interrogé sur les conséquences en termes d’emplois, Jean-Bernard Lévy s’est voulu rassurant : « EDF va faire en sorte que nous maintenions des compétences dans la durée. »Il n’empêche qu’il y aura quand même 27OO suppressions d’emplis chez Areva.  En mai dernier, Areva avait annoncé son intention de supprimer entre 5.000 et 6.000 postes au niveau mondial sur trois ans, dont 3.000 à 4.000 en France, dans le cadre d’un plan de compétitivité et de mesures d’économies à hauteur d’un milliard d’euros à l’horizon 2017.

Hôpitaux : une gestion à la « marseillaise »

Hôpitaux : une gestion à la « marseillaise »

 

A Marseille rien ne se passe comme ailleurs y compris dans les hôpitaux à la gestion calamiteuse. Gestion « archaïque », « système clientéliste », finances « inquiétantes », « privilèges » accordés au syndicat majoritaire : l’Igas a publié mardi 28 octobre un rapport accablant sur la situation de l’Assistance publique – Hôpitaux de Marseille, l’AP-HM. « L’inertie qui a caractérisé l’établissement pendant des années et la prégnance du poids politique et d’organisations syndicales fortes sont des freins réels à la restauration d’un fonctionnement normal de l’établissement », résument les auteurs. « La bonne distance entre la mairie et les instances de l’AP-HM n’est toujours pas trouvée », constate le rapport de l’Inspection générale des affaires sociales, commandé en mars 2013 par Marisol Touraine. « Il doit être mis un terme au système clientéliste qui a longtemps prévalu », intime l’Igas, qui développe : « Un grand nombre de recrutements de personnels non qualifiés est intervenu pendant de nombreuses années sur recommandations d’élus. Un certain nombre de ces agents, qui se considèrent ‘protégés’ posent des problèmes en raison de leur comportement irrespectueux voire menaçant vis-à-vis des cadres de proximité. » L’Igas cible également les « privilèges » accordés au syndicat majoritaire Force ouvrière : « Il convient de mettre fin à la situation réservée à une organisation syndicale (…) fût-elle majoritaire, et de la considérer comme les autres, sans privilège d’information et en évitant de lui laisser son rôle traditionnel de ‘conseil’ en recrutement. » Par ailleurs, l’Igas juge « inquiétante » la situation financière de l’AP-HM, « très fortement endettée » à cause notamment « d’une politique d’investissement ambitieuse et coûteuse ». La dette de l’AP-HM a atteint un milliard d’euros fin 2012 et « l’objectif de retour à l’équilibre est toujours repoussé », déplore l’Igas. Le rapport est aussi cinglant concernant l’organisation de l’établissement. « Des activités sont gérées de manière archaïque », assène l’Igas, qui cite notamment la gestion « sous forme papier » des archives « sans cohérence entre les différents sites » de l’AP-HM.

 

Kerviel : la victime idéale pour masquer les erreurs de gestion des patrons de banques

Kerviel : la victime idéale pour masquer les erreurs de gestion des patrons de banques

 

Kerviel devrait donc aller en prion ce samedi et pour trois ans. Au motif qu’il a fait perdre 5 milliards à la Société générale. Question cependant combien ont fait gagner les traders à ces banques depuis des années (et jusqu’au krach,). Combien en font-ils encore gagner aujourd’hui puisque la spéculation repend de plus belle et que la France a renoncé à faire une vraie loi séparant activités de dépôts et activités spéculatives. Kerviel a fauté c’est évident mais dans le cadre d’un système qui existait et qui existe toujours. En fait il s’agissait de trouver le coupable idéal de la crise financière en France. U n petit trader, en vérité pas très futé et psychologiquement pas très d’aplomb. Cela pour éviter d’avoir à faire le procès de s patrons de banques qui ont failli mais sont parti eux avec de retraites chapeaux, des indemnités et des retraites plus que confortables. Kerviel a un défaut majeur, il n’est ni énarque, ni polytechnicien la mafia qui truste les postes politiques ou économiques en France et qui cul et chemise avec la justice n’est jamais inquiétée. Généreuse cette justice dans sa splendide (et ridicule) indépendance a gracié kerviel en ne lui réclamant pas les 5 milliards auxquels il avait été condamné. Une condamnation financière qui touchait à la mascarade. D’après cette justice auusi désuète que partisane la Société Générale aurait aussi des responsabilités, tu parles ! bien entendu kerviel n’est pas un prolo, un exploité mais c’es quand même une victime et la justice demeure une justice de classe pour protéger la mafia qui dirige le pays.

PSA Varin : la sanction surtout d’une gestion

 

PSA Varin : la sanction surtout d’une gestion

 

Il est clair que si l’affaire de la prime de départ de 21 million de Varin est surtout la conséquence d’une gestion désastreuse de PSA. La faute à Varin bien sûr mais aussi à PSA et à ses actionnaires. PSA s’est isolée et a volontairement  refusé toute forme d’alliance avec un constructeur à dimension mondiale. L’objectif était de garder le contrôle de l’entreprise. Pour faire passer cette stratégie on a largement arrosé les actionnaires de dividendes au détriment des investissements d’avenir et des alliances stratégiques. Des alliances stratégiques qui étaient et demeurent  pourtant essentielles dans un marché déprimé et dans une période également caractérisée par une modification des rapports du consommateur à la voiture. PSA est d’autant plus fragile qu’elle est centrée sur le créneau de marché le plus concurrentiel à savoir le moyen et bas de gamme. Un créneau pas très rémunérateur. Il est clair que la découverte de cette prime de départ (en fait une retraite complémentaire) ne pouvait que choquer au moment où PSA ferme des sites de production, réduit ses effectifs et demande laide de l’Etat.  Les parachutes dorés sous toutes leurs formes apparaissent d’autant moins acceptables quand on licencie et qu’on demande des efforts aux salariés. Au delà se pose aussi le niveau socialement acceptable de la rémunération des patrons y compris de ceux qui réussissent. Si les résultats économiques et financiers méritent d’être récompensés, ils doivent cependant se situer dans des limites justifiées par l’environnement de crise et un certain équilibre social. L’argument de l’atteinte à l’attractivité de la France paraît assez fallacieux car les candidats potentiels à la direction d’entreprises comme PSA  ne manquent pas. L’affaire Varin est un coup dur pour l’image des patrons. Le français était en train de se réconcilier avec  l’entreprise en reconnaissant notamment le surcoût des charges sociales en France. C’est un mauvais coup aussi pour la très grosse majorité des patrons, les PME et les PTE, qui bien souvent ont des revenus bien inférieurs aux cadres des très grandes sociétés.




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