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Parlementaires en Syrie : Hollande savait (Gérard Bapt )

Parlementaires en Syrie : Hollande savait (Gérard Bapt )

 

Dans uen interview au JDD confirme évidemment que tout le monde savait à propos de la délégation de parlementaires chez Assad.

Vendredi, le patron du PS Jean-Christophe Cambadélis a affirmé que « ni l’exécutif, ni le PS, ni l’Assemblée n’était au courant » de votre projet de voyage en Syrie. Confirmez-vous?
C’est faux. Avant mon départ, j’ai prévenu et rencontré les conseillers diplomatiques de quatre autorités : l’Elysée, les ministères des Affaires étrangères, de la Défense et de l’Intérieur. L’information a donc dû être remontée à François Hollande (ce dernier a affirmé, jeudi depuis Manille, ne pas avoir été informé, Ndlr). Par ailleurs, nous avons proposé à de nombreux députés de partir avec nous. La plupart ne pouvait pas pour des raisons d’agenda.

La commission des Affaires étrangères, présidée par Elisabeth Guigou, a-t-elle été informée?
Pas officiellement. Mon assistant a contacté celui d’Elisabeth Guigou, mais de toute façon, nous avions proposé à la majorité des élus de la commission de participer au voyage. Tout le monde, au sein de celle-ci, était en connaissance de cause. Quant à Bruno Le Roux (le patron du groupe PS, Ndlr), je n’ai pas eu le temps de l’informer car il devait alors gérer la loi Macron.

François Hollande, Manuel Valls et Jean-Christophe Cambadélis ont condamné votre initiative, et notamment la rencontre avec Bachar el-Assad…
Avant tout, je tiens à préciser que je n’ai pas rencontré le président syrien, à la différence de mes trois collègues. Il était convenu que je reste à mon hôtel à ce moment. Depuis mercredi soir, de nombreuses informations inexactes circulent.

Qui avez-vous personnellement rencontré sur place?
J’ai visité des camps de réfugiés et des hôpitaux. J’ai rencontré les professeurs et élèves du lycée français de Damas, les autorités religieuses du pays ainsi que des responsables d’associations comme la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge.

Vous n’avez pas rencontré de responsables politiques?
Si, mais pas Bachar el-Assad lui-même. Je me suis entretenu avec le ministre des Affaires étrangères syrien ainsi qu’avec le président de l’Assemblée nationale.

«Damas évoque le chiffre de 2.000 Français dans les rangs de Daech.»

François Hollande et Manuel Valls ont martelé jeudi qu’on ne peut parler avec le régime d’un dictateur, « d’un boucher », a même dit le Premier ministre. Comprenez-vous cette position?
Le Président et le Premier ministre sont dans leur rôle par rapport à la ligne politique qu’ils se sont donnés, par rapport à la ligne morale qu’ils souhaitent tenir. Mais leurs réactions et celles de l’ensemble du personnel politique prouvent qu’il y a beaucoup d’interrogations sur place. Je ne m’attendais pas une telle déferlante de réactions à mon retour.

Quel bilan tirez-vous de votre visite?
Je fais partie de la majorité socialiste. Aussi je partagerai d’abord mes analyses avec les représentants de l’Etat. Mais je peux souligner la gravité de la situation sur place. La souffrance civile est réelle là-bas. Le régime syrien doit résister aux assauts continus de Daech au Nord comme au Sud du pays. Jeudi encore, des centaines de chrétiens ont été enlevés par les islamistes.

Faut-il renouer un lien avec Bachar el-Assad pour lutter contre l’Etat islamique?
Ce n’est pas à moi de le dire, mais à l’exécutif. J’observe seulement des faits. L’armée régulière syrienne lutte chaque jour contre Daech, qui compte, nous a-t-on dit en Syrie, des ressortissants de 83 nationalités. A Damas, les autorités ont évoqué le chiffre de 2.000 Français dans les rangs des terroristes (le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve évoque 1.400 personnes, Ndlr). Si les Kurdes ont réussi à résister à l’Etat islamique à Kobané, ce n’est pas grâce au seul parachutage d’armes américaines. Ce constat fait, je note que plusieurs pays occidentaux ont rouvert leur ambassade à Damas, comme l’Espagne récemment. Et j’ai pu observer que les Américains y sont encore présents. J’ai ainsi croisé Ramsey Clark, ex-ministre de la Justice américain, dans un ascenseur. Ces éléments méritent d’être apportés au débat.




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