Archive pour le Tag 'gazoduc'

Allemagne : le successeur de Merkel , Armin Laschet , défend le gazoduc Nord stream

Allemagne : le successeur de Merkel , Armin Laschet , défend  le gazoduc Nord stream

 

 

 

Pour le remplaçant probable de Merkel pas question d’abandonner le gazoduc Nord stream qui permet d’acheminer le gaz de Russie jusqu’en Europe. L’intéressé se réfère clairement au principe de la realpolitik cher à l’Allemagne qui fait  souvent privilégier ses intérêts commerciaux par rapport aux valeurs démocratiques et à la solidarité européenne.

Il en est du projet de gaz avec la Russie comme il en est du projet d’accord des investissements réciproques entre la Chine et l’Allemagne. Un accord de principe poussé par l’Allemagne, accepté par l’union européenne mais contesté par la France qui a dû se coucher. Il en sera d’ailleurs de même sûrement pour l’accord Mercosur même si pour la forme la France manifeste encore quelques réticences sociale et environnementale.

Laschet, qui a remporté le mois dernier une élection à la direction des démocrates-chrétiens (CDU) de la chancelière Angela Merkel, a déclaré que les valeurs et les intérêts étaient importants dans la diplomatie. Et maintenant près du pouvoir l’intéressait envoie la démocratie à une préoccupation secondaire.

«les slogans moralisateurs et nationaux de bien-être ne sont pas de la politique étrangère», a déclaré Laschet, premier ministre de l’État allemand de Rhénanie du Nord-Westphalie, dans une interview centrée sur la compréhension de ses opinions peu connues sur les affaires internationales.

L’élection de Laschet à la présidence de la CDU fait de lui le favori pour succéder à la chancelière de Merkel, qui, après 15 ans de mandat, a déclaré qu’elle ne briguerait pas un cinquième mandat après les élections de septembre.

Interrogé directement sur la question de savoir si l’Allemagne devrait changer de cap et renoncer au gazoduc Nord Stream 2, Laschet a répondu: «Pendant 50 ans, même en cette période agressive de la guerre froide, l’Allemagne a acheté du gaz à l’Union soviétique, maintenant à la Russie. Le gouvernement allemand suit la bonne voie. »

L’Allemagne fait face à une pression croissante pour répudier Nord Stream 2 à propos de l’affaire Navalny: chez elle, de la part des écologistes Verts – partenaires potentiels de la coalition pour la CDU de Laschet – et à l’étranger des États-Unis et d’une grande partie de l’Europe.

Laschet a souligné qu’il avait critiqué l’attaque contre Navalny et son emprisonnement, et a également soutenu les sanctions de l’Union européenne contre la Russie au sujet de la crise ukrainienne.

«Nous devons garantir les intérêts géopolitiques de l’Ukraine et sécuriser notre approvisionnement énergétique grâce à ce projet du secteur privé», a-t-il déclaré à propos de Nord Stream 2.

Le projet, qui devrait être lancé cette année, a divisé l’UE, certains membres affirmant qu’il sapera l’Ukraine, État de transit de gaz traditionnel, et renforcera la dépendance énergétique de l’UE à l’égard de la Russie.

Les Verts écologistes allemands, le partenaire de coalition le plus probable pour la CDU et son parti jumeau bavarois après les élections de septembre, ont augmenté leur opposition au gazoduc à la suite de l’affaire Navalny.

Russie: stopper le gazoduc Nord Stream 2

Russie:  stopper  le gazoduc Nord Stream 2

 

Dans un éditorial, le Monde propose de stoppé le gazoduc qui doit permettre l’exportation du gaz russe dans l’union européenne du fait de la répression scandaleuse dont fait l’objet l’opposant naval ni.

Editorial du « Monde ». Les ministres des affaires étrangères des Vingt-Sept, réunis lundi 25 janvier, vont évoquer un sujet familier : les sanctions contre la Russie. Depuis la décision du président Vladimir Poutine, en 2014, d’annexer la Crimée et d’appuyer militairement les groupes prorusses dans l’est de l’Ukraine, l’Union européenne est régulièrement confrontée au défi de la gestion de ses relations avec cet imposant et menaçant voisin.

Les tentatives de dialogue, comme celle qu’a essayée le président Emmanuel Macron en 2019, s’étant révélées vaines, l’UE en est réduite à brandir l’arme des sanctions à chaque nouvelle incartade russe. Une batterie de sanctions économiques prises en riposte à la crise ukrainienne est reconduite tous les six mois depuis six ans, à l’unanimité des Etats membres. D’autres, plus limitées, ont été prises en 2019 après l’empoisonnement au Royaume-Uni de l’ex-agent double Sergueï Skripal au Novitchok, arme chimique interdite par le droit international, puis de nouveau en octobre 2020, à la suite de la tentative d’assassinat sur l’opposant Alexeï Navalny, à l’aide de la même substance.

Rien de tout cela n’a produit de résultat politique, même si les sanctions ont affaibli l’économie russe. La répression s’est même durcie, la société civile de plus en plus bridée. A l’étranger, des dizaines de milliers de civils sont morts sous les bombes d’avions russes en Syrie, des mercenaires expédiés de Russie sèment le trouble en Libye et en Afrique. En Biélorussie, l’autocrate Loukachenko ne résiste à six mois de contestation populaire que grâce à l’appui de Moscou.

« Dérive autoritaire très inquiétante » de Moscou

Ce qui s’est passé en Russie depuis le 20 août, date de l’empoisonnement d’Alexeï Navalny, change la donne. Le refus de Moscou d’ouvrir une enquête, l’arrestation de l’opposant le 17 janvier, à son retour d’Allemagne, le durcissement de la législation répressive en décembre, la gestion des manifestations du 23 janvier exigent une attitude plus ferme de l’UE. Cela peut être des sanctions mieux ciblées, visant des responsables russes plus proches du centre de décision ou des riches oligarques qui ont acquis des biens et placé leur argent dans les pays de l’UE.

Il existe d’autres leviers, et notamment celui du gazoduc Nord Stream 2, projet de 10 milliards d’euros, achevé à 90 %, qui doit doubler les capacités d’acheminement de gaz russe vers l’Allemagne. Ce levier, c’est à Berlin de l’actionner, comme l’a diplomatiquement souligné dimanche le ministre français des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, après avoir dénoncé la « dérive autoritaire très inquiétante » de Moscou. Moins diplomate, le Parlement européen a demandé jeudi l’arrêt immédiat du gazoduc à une majorité écrasante.

La chancelière Angela Merkel s’y refuse. Cette position, cependant, est de moins en moins tenable, pas plus que n’est justifiable le maintien de l’ex-chancelier Gerhard Schröder à la présidence de Nord Stream 2, propriété du géant russe Gazprom. Nord Stream 2 est aussi une pomme de discorde ente Berlin et Washington, qui frappe de sanctions extraterritoriales les entreprises européennes participantes. Mme Merkel s’est dite prête à en parler avec le président Joe Biden.

Levée des sanctions américaines contre arrêt des travaux : c’est une issue possible. Mais, d’une manière ou d’une autre, l’UE ne peut plus se soustraire à un sérieux réexamen de sa politique à l’égard de la Russie et de ses voisins, qui passera par un alignement de ses actes sur les valeurs que les Européens affirment défendre.




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