Archive pour le Tag 'Gaz'

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Pour un embargo immédiat sur le gaz et le pétrole russes

Pour un  embargo immédiat sur le gaz et le pétrole russes 

Les Européens réunis pour un sommet à Versailles les 10 et 11 mars doivent décider de se passer des énergies vendues par Moscou afin de se montrer solidaires avec les Ukrainiens, estime le candidat écologiste Yannick Jadot  à la présidentielle, dans une tribune au « Monde ».

 

Tribune. 

 

Ce jeudi 10 mars, à Versailles (Yvelines), les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne doivent répondre à l’appel du président ukrainien Volodymyr Zelensky et décider d’un embargo sur le gaz et le pétrole russes. Je l’ai demandé dès le samedi 5 mars en m’adressant aux Françaises et aux Français qui, nombreux, manifestaient leur solidarité avec le peuple ukrainien.

Nous devons le faire et nous le pouvons, en France et dans toute l’Europe, solidairement.

Nous le devons, car cette invasion de l’Ukraine constitue une menace directe pour notre liberté et notre sécurité. Il nous faut, pour faire cesser cette entreprise de destruction et les crimes de guerre commis contre les populations civiles, massifier les sanctions économiques et financières, traquer les fortunes des oligarques chez nous et dans chaque paradis fiscal, équiper militairement la résistance ukrainienne.

L’Europe a, enfin, commencé à répondre présent. Elle doit maintenant montrer sa détermination et sa force en s’attaquant au cœur de la puissance de l’oligarchie russe : le gaz et le pétrole. Au vu de la détermination de Vladimir Poutine à détruire l’Ukraine, les exclure des sanctions n’a plus de sens.

Les exportations de gaz et de pétrole rapportent 700 millions de dollars [environ 637 millions d’euros] par jour à Vladimir Poutine et à sa machine de guerre [c’était le cas dans les vingt-quatre heures suivant la reconnaissance de l’indépendance des Etats séparatistes ukrainiens par le président russe, le 21 février]. Nous devons mettre un terme à cette dépendance de l’Union européenne : son économie sous perfusion d’énergies fossiles la met à la merci du chantage d’un dictateur. Trop de responsables politiques européens y ont succombé. Il nous faut sortir du gaz et du pétrole, et non créer de nouvelles dépendances. Le combat pour notre sécurité est bien, aussi, celui du climat.

Cette épreuve, nous pouvons la surmonter. Rien n’est hors de la portée du peuple français, des peuples européens quand ils luttent pour leur liberté et leur indépendance. Rien n’est hors de portée du génie de nos ouvriers et de nos ouvrières, de nos techniciens, de nos ingénieurs. La transition et la sobriété énergétiques vont constituer une grande aventure humaine.

Nous ferons la démonstration de notre solidarité envers le peuple ukrainien et avec les pays européens les plus dépendants. Nous soutiendrons les Françaises et les Français les plus fragilisés par l’effet des sanctions.

Se libérer du pétrole et du gaz

Se libérer du pétrole et du gaz

 

La flambée des cours des énergies fossiles, entraînée par les sanctions occidentales contre l’invasion russe en Ukraine, doit nous pousser à intensifier les efforts que la lutte contre le réchauffement climatique va nous imposer estime un papier du « Monde » .

 

 

L’invasion russe en Ukraine a provoqué un choc énergétique mondial. La flambée des cours du pétrole et du gaz entraînée par les sanctions occidentales contre l’initiative de Moscou représente une menace pour le pouvoir d’achat des Européens. Mais cette déstabilisation d’une économie encore trop dépendante des énergies fossiles doit nous faire prendre conscience que c’est aussi une opportunité pour accélérer la transition écologique.

De la même façon que la crise pandémique a été un révélateur de nos fragilités sur le plan de nos approvisionnements, l’offensive russe illustre la nécessité urgente de se dégager d’une emprise toxique aussi bien sur le plan environnemental que politique. Le soutien à l’Ukraine aura un prix économique lourd pour les pays européens, qui doit nous pousser à intensifier les efforts que la lutte contre le réchauffement climatique va – bon gré, mal gré – nous imposer.

Le fait que le prix du litre d’essence dépasse les 2 euros ou que les factures de chauffage atteignent des montants prohibitifs ne doit pas être seulement interprété comme un accident conjoncturel, qui se résorbera après quelques mois de fièvre inflationniste. D’abord parce que le conflit risque de durer, surtout parce que cette crise est simplement un avant-goût de ce qui nous attend.

Au-delà du conflit, l’énergie décarbonée coûtera nécessairement plus cher. L’objectif de neutralité carbone en 2050 que s’est fixé l’Union européenne implique une mutation complète de notre économie et de nos modes de vie. Jusqu’à présent, rares sont les dirigeants qui ont le courage de préparer les esprits à cette perspective. Le choc énergétique actuel doit nous inciter à regarder la réalité en face.

Alors que la campagne électorale entre dans sa dernière ligne droite, le réflexe du gouvernement conduit à parer au plus pressé, c’est-à-dire amortir le choc pour les Français qui n’ont pas les moyens d’absorber une telle hausse sur un laps de temps aussi court et pour les entreprises grosses consommatrices d’énergie les plus fragiles. Cet accompagnement est nécessaire, mais très coûteux.

Un plan de « résilience » doit être annoncé dans les prochains jours. L’Etat se dit prêt à débourser au total une vingtaine de milliards d’euros. Cette nouvelle version du « quoi qu’il en coûte » ne sera pas tenable très longtemps. Certains candidats n’hésitent pas à réclamer une baisse des taxes sur l’énergie. Cette décision serait encore plus coûteuse sur le plan budgétaire. Surtout, elle ne ferait que subventionner notre dépendance au pétrole et au gaz, sans chercher à la réduire. De la même façon, la diversification des approvisionnements ou le renoncement à certains efforts de décarbonation sous prétexte d’alléger notre facture énergétique ne peuvent être que des solutions de court terme.

Dans cette période troublée, Emmanuel Macron tente de s’imposer comme le président qui protège face à des adversaires qui font assaut de surenchère pour préserver le pouvoir d’achat. De fait, il manque à ce stade un discours de mobilisation sur le double enjeu qui est devant nous : la solidarité vis-à-vis de l’Ukraine et une transition énergétique à parachever. C’est d’autant plus regrettable que les deux objectifs se rejoignent. Consommer moins d’énergies fossiles conduira à limiter le financement de l’agression russe tout en consolidant les efforts de lutte contre le réchauffement climatique.

Les deux causes font l’objet d’un large consensus dans l’opinion. Le gouvernement doit s’appuyer dessus afin d’inciter les Français à faire des efforts pour anticiper ce virage inéluctable.

Gaz russe : la fin de Nord Stream 2 ?

Gaz russe : la fin  de Nord Stream 2 ?

 

L’Europe est doublement piégée d’une part par sa dépendance au gaz russe, d’autre part par l’embargo maintenant décidé par les États-Unis et dont les conséquences seront surtout importantes en Europe.Normalement le projet Nord stream 2 était prévu pour acheminer en Europe la moitié de la production russe. Un projet auquel se sont toujours opposés les États-Unis qui viennent de mettre un embargo sur le gaz et le pétrole en provenance de Russie » Déjà suspendu par l’Allemagne en guise de première mesure de rétorsion, le projet - d’une valeur estimée à 11 milliards d’euros – est « mort » et ne pourra pas être « ressuscité », a déclaré mardi une responsable américaine.Bien entendu, la conjoncture guerrière peut évoluer avec un retour possible un état de paix. Reste que la dépendance européenne au gaz russe resterait problématique sur le plan géostratégique.

Un enterrement de première classe par Washington qui va dès lors poser la question de l’approvisionnement en gaz de l’Allemagne, dont près de 60% des importations proviennent de la Russie (contre près de 20% pour la France). Le géant russe Gazprom approvisionne aussi l’Italie, la Turquie, la Bulgarie, la Serbie, le Danemark, la Finlande et la Pologne… Et l’Autriche, où ce chiffre grimpe même à 100%. En d’autres termes, l’Europe, qui a recours à Nord Stream 1, est piégée.

Car pour l’heure, le gaz russe est essentiel pour l’Europe. Long de 1.230 kilomètres, le gazoduc devait permettre à la Russie d’exporter 110 milliards de m3 de gaz naturel par an, soit la moitié de ses livraisons à l’Europe.

Le projet a été cofinancé par cinq groupes énergétiques européens, dont Engie (avec OMV, Wintershall Dea, Uniper, Shell). Pour le Français Engie, c’est d’ailleurs potentiellement une perte sèche de 1 milliard d’euros.

Depuis, l’opérateur du gazoduc germano-russe, basé en Suisse, a déposé le bilan et ses 106 employés ont été licenciés.

L’urgence d’alternatives au gaz russe

L’urgence d’alternatives au gaz russe 

 

L’économiste Sophie Méritet passe en revue les possibilités de limiter le recours aux importations de gaz russe, pour conclure à une envolée des prix dans tous les cas de figure.

 

Tribune.

L’Union européenne (UE) peut-elle se passer du gaz russe ? La question est en réalité de comparer les coûts des différentes options qui permettraient d’atteindre un tel objectif.

Depuis les premiers conflits commerciaux en 2006 sur le prix du gaz entre la Russie et son pays de transit l’Ukraine, puis l’annexion de la Crimée en 2014, l’UE avait déjà cherché à réduire ses importations de gaz russe. Mais l’approvisionnement pourrait se réduire encore plus, voire être suspendu, à l’initiative de la Russie ou non, en réponse aux sanctions économiques, ou en raison de l’arrêt ou de la destruction des gazoducs en Ukraine.

Face à ce nouveau risque de pénurie, quelles options s’offrent à l’UE ?

La hausse des importations des autres fournisseurs européens comme la Norvège est peu probable, car ils sont déjà à leur capacité de production maximale. Les transferts entre pays voisins via l’interconnexion des gazoducs pourraient être mis en place en urgence, mais le prix en serait élevé et les quantités limitées car elles dépendraient de l’accord des clients initiaux privés d’une partie de leur commande de gaz.

Lire aussi  Article réservé à nos abonnés Guerre en Ukraine : « Face au diktat russe, il nous faut plus que jamais une diplomatie énergétique commune »

L’accroissement des importations de gaz naturel liquéfié (GNL), qui représentent aujourd’hui un quart des importations européennes, n’est également pas envisageable, car les terminaux ont une capacité disponible limitée, qui ne pourrait pas absorber une offre supplémentaire. Et la plupart des volumes de GNL sont aussi liés à des contrats à long terme, dont les clauses ne peuvent être modifiées.

Quant aux stocks européens, ils sont aujourd’hui au plus bas, entamés par un hiver prolongé en 2020, une demande mondiale croissante et un réapprovisionnement insuffisant. L’Europe ne dispose que d’environ un mois de réserve, auquel s’ajoutent cependant les réserves détenues par les fournisseurs commerciaux. Les Etats-Unis cherchent en outre à constituer des réserves supplémentaires de GNL à destination de l’Europe.

Certes, l’ensemble de ces mesures peut soulager la pénurie à court terme – si celle-ci n’est pas aggravée par des températures basses –, mais ce sera au prix d’une forte augmentation des coûts d’approvisionnement.

La mise en œuvre rapide d’alternatives au gaz est de même un défi. Plusieurs pays européens ont la possibilité d’importer de l’électricité ou d’accroître la production d’électricité sans recourir au gaz, en privilégiant le énergies renouvelables (ENR) set le charbon. Mais ces options ont aussi leurs limites, comme l’intermittence des ENR et les émissions de carbone du charbon.

 

Pour une centrale européenne d’achat de gaz

Pour une centrale européenne d’achat de gaz 

 

L’économiste Christian Stoffaës préconise, dans une tribune au « Monde », de réduire la dépendance des pays de l’Union européenne vis-à-vis du gaz russe en coordonnant l’action des opérateurs privés et des Etats, quitte à s’affranchir du dogme de la libre concurrence.

 

Tribune.

 Les événements en Ukraine viennent de conférer un sens concret à la dépendance énergétique de l’Europe. La menace de couper le gaz, c’est comme la dissuasion nucléaire : on ne peut pas utiliser la bombe, mais elle est là, pesant sur les consciences et sur les comportements.

L’Europe découvre à quel point elle est devenue dépendante du gaz russe, à travers les cris d’alarme des pays de l’Europe centrale et orientale et les réticences de l’Allemagne à mécontenter son puissant fournisseur. Déjà en 2005 et 2009 les conflits gaziers russo-ukrainiens sur le transit du gaz avaient suscité l’inquiétude.

Maintenant que l’Europe a démontré sa capacité à surmonter ses divisions, c’est l’occasion de mettre au débat le projet d’une centrale d’achat de gaz pour répondre à la situation de dissymétrie qui confronte la multiplicité des importateurs au monopole d’exportation de Gazprom, qui, bien plus qu’une simple entreprise géante, est l’incarnation même de l’Etat russe, dont elle reste un des seuls attributs de sa puissance passée, l’instrument majeur de sa politique étrangère et sa principale ressource financière.

Après la première guerre mondiale, les lois de 1928 adoptées sous la IIIe République instaurant un monopole d’Etat sur l’importation de pétrole ont démontré l’efficacité d’une politique dirigiste de sécurité pétrolière.

Dépourvu de gisements sur son territoire métropolitain, l’Etat a su instaurer un régime légal soumettant les importations de pétrole à autorisation. La France, malgré son handicap géologique, a pu ainsi se doter de puissantes entreprises pétrolières et gazières, publiques et privées, qui ont pris toute leur

La réponse appropriée face à un monopole de vente est, en effet, un « monopsone » d’achat, disent les économistes, c’est-à-dire une coordination centralisée des contrats d’achat de gaz autorisant les entreprises gazières européennes à se regrouper pour négocier avec les pays fournisseurs et développer les infrastructures de diversification des routes d’accès.

Une référence utile en droit communautaire est l’agence d’approvisionnement instituée en 1960 par Euratom, l’autre « traité fondateur » de l’Europe, aujourd’hui quelque peu oublié, conclu dans le contexte des inquiétudes sur la sécurité d’approvisionnement nées de la décolonisation, qui attribuait des pouvoirs dirigistes exceptionnels délégués aux opérateurs placés sous le contrôle de l’Agence.

Remplacement du nucléaire allemand par le gaz : l’erreur !

Remplacement du nucléaire allemand par le gaz : l’erreur !

Après la décision de Bruxelles d’inclure le nucléaire et le gaz dans la taxonomie verte, Xavier Moreno Président du Cercle d’Étude Réalités Écologiques et Mix Énergétique (Cérémé), revient sur la politique énergétique allemande en déplorant qu’elle ait sacrifié le climat au nom du dogme antinucléaire.

La Commission européenne classe le gaz dans la taxonomie européenne bien qu’il s’agisse d’une source d’énergie polluante. Cette décision dommageable pour le climat est le résultat de la volonté de l’Allemagne de supprimer progressivement ses centrales nucléaires, le développement des énergies renouvelables intermittentes, comme l’éolien et le solaire, imposant le recours aux énergies fossiles comme le gaz.

La Commission européenne a récemment rendu publique sa décision d’accorder un label vert au gaz et à l’énergie nucléaire, ce qui revient à les classer dans la taxonomie européenne parmi les activités qui contribuent à réduire les émissions de CO2 sans nuire à l’environnement. Une reconnaissance qui est toutefois soumise à des contraintes. Le gaz est uniquement autorisé à venir en remplacement de centrales thermiques davantage polluantes, notamment celles fonctionnant au charbon ou au lignite. Et les centrales nucléaires sont évidemment tenues de se conformer aux normes de sécurité en vigueur en Europe. Plus encore, cette reconnaissance du caractère durable est assortie de limites temporelles car ces activités, à défaut de technologie, seraient nécessaires mais seulement transitoires. Elles sont par conséquent limitées par des échéances qui avaient été fixées, dans le projet initial, à 2030 pour le gaz (sans captage du CO2) et à 2045 pour le nucléaire (pour les générations actuelles de réacteurs qui ne sont pas encore exempts de déchets).

Épargnons-nous les détails techniques complexes de ces conditions et concentrons-nous sur l’évidence : les pays comme l’Allemagne qui ferment leurs centrales nucléaires et annoncent les remplacer par l’éolien ou le solaire trompent le monde. En réalité, ils remplacent le nucléaire par le gaz, temporairement relayé par l’énergie éolienne quand le vent le décide, car il doit y en avoir suffisamment, mais pas beaucoup. Mais aussi par l’énergie solaire en période de plein soleil. Voilà qui explique clairement pourquoi jeudi dernier encore, les Français ont émis 72 g de CO2 par Kwh d’électricité et les Allemands en ont émis 362 g, soit 5 fois plus!

Le grand argument avancé par les Allemands est que nous sommes à la veille de pouvoir capturer le CO2 dans les cheminées des centrales à gaz et de pouvoir remplacer le gaz fossile – le méthane – par de l’hydrogène vert obtenu par électrolyse, avec de l’électricité éolienne ou solaire. C’est pourquoi la Commission européenne avait prévu, dans son projet initial, de durcir les normes d’émission de CO2 tolérées pour les centrales électriques au gaz : à 300g jusqu’en 2029 et à 100g à partir de 2030.

Au terme d’un mois de lobbying intense, l’industrie allemande a fait tomber le masque des illusions : elle a obtenu le report du calendrier des obligations de passage des centrales à gaz au gaz renouvelable à 2035 ! Nous sortons enfin du déni : la sortie du nucléaire impose des centrales à gaz qui ne disposent pas de moyens technologiquement et économiquement viables de réduire leurs émissions de CO2 dans les 20 prochaines années. L’Allemagne sacrifie donc le climat au nom du dogme antinucléaire. Son industrie pâtira durablement des coûts élevés de l’électricité, de la dépendance au gaz russe et des pénalités sur les émissions de CO2.

Il est compréhensible qu’elle ait lutté avec autant d’acharnement contre l’avantage que le nucléaire donnera aux Français. Le masque de l’écologie est tombé. Seules apparaît, outre le ravage pour le climat de l’idéologie anti-nucléaire, la puissance du lobby des énergies renouvelables intermittentes et la volonté de l’Allemagne de faire disparaître l’atout de compétitivité que tirera la France d’une ambitieuse relance de la production d’électricité d’origine nucléaire. Les écologistes français, qui luttent contre leur camp et leur pays, en ralentissant le nucléaire et en poussant l’éolien et le solaire, ont sous les yeux la preuve de leurs illusions. Il est grand temps qu’ils le comprennent.

Le prix du gaz s’envole encore de plus de 50 %

Le prix du gaz s’envole encore de plus de 50 %

La guerre en Ukraine a enflammé les prix sur les plateformes européennes. Sur le marché TTF des Pays-Bas, en début d’après-midi, le prix du mégawattheure (MWh) bondissait de plus de 50%, à 134,70 euros, après avoir grimpé à 138 euros plus tôt dans la journée. Il reste toutefois encore loin des 186 euros atteint en décembre dernier. Sur l’autre plateforme, au Royaume-Uni, le cours a bondi de plus de 30%, pour atteindre leur meilleur niveau depuis deux mois.

La conséquence sera sans doute dans toutes les hypothèses une autre de toutes les énergies qui pourraient alors affecter les croissances d’au moins un point. En cause, la flambée de toutes les énergies responsables déjà d’un peu près la moitié de l’inflation en cours.

Mais nombre d’analystes soulignent qu’il sera impossible de remplacer l’offre russe du jour au lendemain, pointant le problème des implantations des terminaux méthaniers. Un tiers de la capacité d’importation de GNL en Europe se trouve en Espagne et au Portugal, selon les analystes de S&P Global Platts. 24% supplémentaires se trouvent au Royaume-Uni.

Sans aucune structure dédiée au GNL, l’Allemagne est particulièrement exposée, elle qui comptait sur le gazoduc Nord Stream 2, projet reliant directement la Russie à l’Allemagne en contournant l’Ukraine. Le chancelier allemand, Olaf Scholz, a suspendu l’homologation du projet, en rétorsion à l’invasion russe.

Environnement et décarbonation : Berlin qui combattait le nucléaire voulait des exceptions pour le gaz !

Environnement et décarbonation : Berlin qui combattait  le nucléaire voulait des exceptions pour le gaz !

 

Pour schématiser à outrance , l’Allemagne voulait utiliser plus librement le gaz dans le cadre de la lutte pour la décarbonation et voulait mettre des freins au nucléaire français qui lui ne produit pas de carbone ! L’enjeu est d’empêcher la France de devenir une superpuissance en matière d’industrie nucléaire et d’exporter ses technologies. Dans cette guerre,  la question environnementale est secondaire. Finalement un compromis vient d’être passé pour qualifier gaz et nucléaire comme verts pour lutter contre les émissions de carbone.
Un compromis vraiment politique vient d’être réalisé avec la création dans la taxinomie d’une sous-catégorie dédiée d’énergies « de transition », comme proposé par la Commission dans son avant-projet envoyé aux Etats le 31 décembre, sera bien confirmée ce mercredi. Cette solution de compromis a le soutien d’une large majorité d’Etats et ne devrait pas soulever d’opposition majoritaire au Parlement européen. Mais la bataille a fait rage sur les nombreux garde-fous que veut poser l’exécutif européen. Dans un projet de texte diffusé dimanche en interne à la Commission, qui prévoit une entrée en vigueur le 1er janvier 2023 et dont « Les Echos » ont eu copie, ils obtiennent gain de cause sur un point qui était cher aux industriels allemands : gagner du temps avant de devoir remplacer le gaz naturel par du gaz renouvelable ou de l’hydrogène, une des conditions posées à l’intégration dans la taxonomie. 

Dans le nouveau texte, la contrainte est toujours d’avoir complété la transition en 2035, mais les objectifs intermédiaires initialement prévus dès 2026 (au moins 30 % de gaz renouvelable ou peu carboné), puis pour 2030 (au moins 55 %), ont disparu.

Dit autrement, Berlin et l’industrie du gaz verraient s’éloigner les contraintes et concessions les plus immédiates. Les autres points saillants de l’avant-projet pour encadrer le gaz seront toutefois bien maintenus : les nouvelles centrales à gaz devront obtenir leur permis de construire avant 2030, ne pas émettre plus de 270 g de CO2/kWh et venir remplacer des infrastructures existantes plus polluantes (charbon).L es critères imposés au secteur nucléaire pour être éligible ne devraient, eux, pas évoluer.  Et les équilibres penchent contraires en faveur de l’Allemagne et du gaz alors que paradoxalement le nucléaire n’aimait pas de carbone ! Bref davantage une bataille économique environnementale.

Pour être éligibles, les projets devront toujours avoir obtenu un permis de construire avant 2040 pour les modifications d’installations, et avant 2045 pour les nouveaux réacteurs. « Les dates sont trop proches » et « entraveront la prolongation de la durée de vie des réacteurs actuels, pourtant indispensable pour faire face au doublement des besoins en électricité liés à la décarbonation », ont alerté Bernard Accoyer, président de l’association Patrimoine nucléaire et climat, et Louis Gallois, coprésident de La Fabrique de l’industrie, dans une tribune aux « Echos » le 11 janvier.

L’exigence de recourir à partir de 2025 à des combustibles de type ATF (« accident tolerant fuel ») est aussi dénoncée par la Société française de l’énergie nucléaire (Sfen), qui trouve la notion trop floue juridiquement et rappelle que de tels combustibles sont à peine naissants. Les pronucléaires voudraient, à l’instar des progaz, voir eux aussi sauter cette contrainte à court terme. Ils ne vont, selon nos informations, obtenir sur ce point qu’un petit geste, avec une potentielle rediscussion en 2025 si la technologie idoine n’est alors pas prête.

Décarbonation : Berlin qui combattait le nucléaire voulait des exceptions pour le gaz !

Décarbonation : Berlin qui combattait  le nucléaire voulait des exceptions pour le gaz !

 

Pour schématiser à outrance , l’Allemagne voulait utiliser plus librement le gaz dans le cadre de la lutte pour la décarbonation et voulait mettre des freins au nucléaire français qui lui ne produit pas de carbone ! L’enjeu est d’empêcher la France de devenir une superpuissance en matière d’industrie nucléaire et d’exporter ses technologies. Dans cette guerre,  la question environnementale est secondaire. Finalement un compromis vient d’être passé pour qualifier gaz et nucléaire comme verts pour lutter contre les émissions de carboneUn compromis vraiment politique vient d’être réalisé avec la création dans la taxinomie d’une sous-catégorie dédiée d’énergies « de transition », comme proposé par la Commission dans son avant-projet envoyé aux Etats le 31 décembre, sera bien confirmée ce mercredi. Cette solution de compromis a le soutien d’une large majorité d’Etats et ne devrait pas soulever d’opposition majoritaire au Parlement européen. Mais la bataille a fait rage sur les nombreux garde-fous que veut poser l’exécutif européen. Dans un projet de texte diffusé dimanche en interne à la Commission, qui prévoit une entrée en vigueur le 1er janvier 2023 et dont « Les Echos » ont eu copie, ils obtiennent gain de cause sur un point qui était cher aux industriels allemands : gagner du temps avant de devoir remplacer le gaz naturel par du gaz renouvelable ou de l’hydrogène, une des conditions posées à l’intégration dans la taxonomie.

Dans le nouveau texte, la contrainte est toujours d’avoir complété la transition en 2035, mais les objectifs intermédiaires initialement prévus dès 2026 (au moins 30 % de gaz renouvelable ou peu carboné), puis pour 2030 (au moins 55 %), ont disparu.

Dit autrement, Berlin et l’industrie du gaz verraient s’éloigner les contraintes et concessions les plus immédiates. Les autres points saillants de l’avant-projet pour encadrer le gaz seront toutefois bien maintenus : les nouvelles centrales à gaz devront obtenir leur permis de construire avant 2030, ne pas émettre plus de 270 g de CO2/kWh et venir remplacer des infrastructures existantes plus polluantes (charbon).L es critères imposés au secteur nucléaire pour être éligible ne devraient, eux, pas évoluer.  Et les équilibres penchent contraires en faveur de l’Allemagne et du gaz alors que paradoxalement le nucléaire n’aimait pas de carbone ! Bref davantage une bataille économique environnementale.

Pour être éligibles, les projets devront toujours avoir obtenu un permis de construire avant 2040 pour les modifications d’installations, et avant 2045 pour les nouveaux réacteurs. « Les dates sont trop proches » et « entraveront la prolongation de la durée de vie des réacteurs actuels, pourtant indispensable pour faire face au doublement des besoins en électricité liés à la décarbonation », ont alerté Bernard Accoyer, président de l’association Patrimoine nucléaire et climat, et Louis Gallois, coprésident de La Fabrique de l’industrie, dans une tribune aux « Echos » le 11 janvier.

L’exigence de recourir à partir de 2025 à des combustibles de type ATF (« accident tolerant fuel ») est aussi dénoncée par la Société française de l’énergie nucléaire (Sfen), qui trouve la notion trop floue juridiquement et rappelle que de tels combustibles sont à peine naissants. Les pronucléaires voudraient, à l’instar des progaz, voir eux aussi sauter cette contrainte à court terme. Ils ne vont, selon nos informations, obtenir sur ce point qu’un petit geste, avec une potentielle rediscussion en 2025 si la technologie idoine n’est alors pas prête.

 

Union économique : nucléaire et gaz labellisés verts !

Union économique : nucléaire et gaz labellisés verts !

 

Ce n’est pas tellement sur des critères environnementaux relatifs aux émissions de carbone que le nucléaire et le gaz viennent d’être labellisés verts par les autorités européennes. Il s’agit plutôt d’un compromis qui pour l’instant met fin à la guerre entre la France qui défend le nucléaire et l’Allemagne qui défend le gaz russe.

Du coup il s’agit surtout d’un compromis surtout politique. Notons en effet que le nucléaire ne produit aucune émission de carbone mais que les Allemands ( et d’autres) voulaient exclure le nucléaire de la labellisation verte européenne (taxinomie).  Les commissaires européens ont fini par approuver ce mercredi, via un acte délégué, l’inclusion de l’atome civil et du gaz dans les investissements « verts » de l’Union européenne. Un graal pour les deux filières en question et pour les pays qui les défendent, ceux-ci ayant fait pression pendant de longs mois afin que ces activités intègrent la précieuse liste, aux côtés des énergies renouvelables.

Et pour cause, cette classification ne sera pas que symbolique : concrètement, elle servira à flécher les financements privés vers les activités reconnues « durables », mais aussi, in fine, les futures subventions publiques. Et ce, par la mise en place une grille d’analyse harmonisée à destination des investisseurs européens, de manière à clarifier l’impact des fonds qu’ils placent auprès des entreprises, de plus en plus pris en compte par les agences de notation financière. D’ici à la prochaine décennie, ce sont donc des centaines de milliards d’euros à lever sur les marchés qui sont en jeu.

Décarbonation :Berlin qui combat le nucléaire veut des exceptions pour le gaz !

Décarbonation : Berlin qui combat le nucléaire veut des exceptions pour le gaz !

 

Pour schématiser à outrance , l’Allemagne veut utiliser plus librement le gaz dans le cadre de la lutte pour lz décarbonation et veut mettre des freins au nucléaire français qui lui ne produit pas de carbone !L’enjeu est d’empêcher la France de devenir une superpuissance en matière d’industrie nucléaire et d’exporter ses technologies. Dans cette guerre la question environnementale est secondaire. 

Un Compromis vraiment politique avec la création dans la taxinomie d’une sous-catégorie dédiée d’énergies « de transition », comme proposé par la Commission dans son avant-projet envoyé aux Etats le 31 décembre, sera bien confirmée ce mercredi. Cette solution de compromis a le soutien d’une large majorité d’Etats et ne devrait pas soulever d’opposition majoritaire au Parlement européen. Mais la bataille a fait rage sur les nombreux garde-fous que veut poser l’exécutif européen. Dans un projet de texte diffusé dimanche en interne à la Commission, qui prévoit une entrée en vigueur le 1er janvier 2023 et dont « Les Echos » ont eu copie, ils obtiennent gain de cause sur un point qui était cher aux industriels allemands : gagner du temps avant de devoir remplacer le gaz naturel par du gaz renouvelable ou de l’hydrogène, une des conditions posées à l’intégration dans la taxonomie.

Dans le nouveau texte, la contrainte est toujours d’avoir complété la transition en 2035, mais les objectifs intermédiaires initialement prévus dès 2026 (au moins 30 % de gaz renouvelable ou peu carboné), puis pour 2030 (au moins 55 %), ont disparu.

Dit autrement, Berlin et l’industrie du gaz verraient s’éloigner les contraintes et concessions les plus immédiates. Les autres points saillants de l’avant-projet pour encadrer le gaz seront toutefois bien maintenus : les nouvelles centrales à gaz devront obtenir leur permis de construire avant 2030, ne pas émettre plus de 270 g de CO2/kWh et venir remplacer des infrastructures existantes plus polluantes (charbon).L es critères imposés au secteur nucléaire pour être éligible ne devraient, eux, pas évoluer.  Et les équilibres penchent contraires en faveur de l’Allemagne et du gaz alors que paradoxalement le nucléaire n’aimait pas de carbone ! Bref davantage une bataille économique environnementale.

Pour être éligibles, les projets devront toujours avoir obtenu un permis de construire avant 2040 pour les modifications d’installations, et avant 2045 pour les nouveaux réacteurs. « Les dates sont trop proches » et « entraveront la prolongation de la durée de vie des réacteurs actuels, pourtant indispensable pour faire face au doublement des besoins en électricité liés à la décarbonation », ont alerté Bernard Accoyer, président de l’association Patrimoine nucléaire et climat, et Louis Gallois, coprésident de La Fabrique de l’industrie, dans une tribune aux « Echos » le 11 janvier.

L’exigence de recourir à partir de 2025 à des combustibles de type ATF (« accident tolerant fuel ») est aussi dénoncée par la Société française de l’énergie nucléaire (Sfen), qui trouve la notion trop floue juridiquement et rappelle que de tels combustibles sont à peine naissants. Les pronucléaires voudraient, à l’instar des progaz, voir eux aussi sauter cette contrainte à court terme. Ils ne vont, selon nos informations, obtenir sur ce point qu’un petit geste, avec une potentielle rediscussion en 2025 si la technologie idoine n’est alors pas prête.

UE : report encore sur les investissements « verts » du nucléaire et du gaz

UE : report encore sur les investissements « verts » du nucléaire et du gaz

 

Un nouveau report jusqu’au 21 janvier de la consultation lancée par l’union européenne pour qualifier les investissements verts y compris le nucléaire et le gaz. En fait une prolongation qui correspond à une situation politique pleine de contradictions. Des pays du Nord en effet s’opposent notamment à la reconnaissance du nucléaire pouvant bénéficier du label vert. L’inclusion du nucléaire et du gaz dans la liste des investissements verts découlait en réalité d’un compromis entre la France qui pousse le nucléaire et l’Allemagne qui a un besoin urgent de gaz russe.

Cet accord politique donne lieu à des remous au sein même de l’alliance politique allemande qui comprend des libéraux, des écolos et des sociaux-démocrates. On voit mal cependant comment la France et d’autres favorables au nucléaire pourraient accepter que le gaz russe bénéficie du label vert tandis que le nucléaire serait rejeté. Ce serait une incongruité y compris sur le plan écologique puisque le nucléaire ne rejette pas pratiquement de carbone contrairement au gaz. La Commission européenne a donc annoncé lundi avoir repoussé la date butoir avant laquelle les experts doivent se prononcer sur sa proposition intégrant le gaz naturel et l’énergie nucléaire dans la catégorie des investissements dits « verts ».

Cette classification, ou « taxonomie pour une finance durable », vise à mieux orienter les capitaux vers des activités durables dans l’ensemble de l’Union européenne, afin de contribuer à l’objectif européen d’atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050.

Bruxelles a déclaré lundi que ses experts auraient jusqu’au 21 janvier pour faire part de leurs observations sur le projet. Ils avaient initialement jusqu’au 12 janvier pour se prononcer.

« Nous avons repoussé la date limite d’une semaine afin de donner un peu plus de temps aux experts pour faire part de leurs observations », a dit Eric Mamer, porte-parole de l’exécutif européen, lors d’une conférence de presse.

Quand les experts auront rendu leur avis, Bruxelles dévoilera son projet définitif, lequel ne devra pas ensuite être bloqué par une majorité qualifiée de pays de l’UE ou par le Parlement européen dans un délai de quatre mois pour entrer en vigueur.

Energie- Label « vert » européen pour le gaz et le nucléaire: Un accord très politique

Energie- Label « vert » européen pour le gaz et le nucléaire: Un accord très politique

C ‘est au terme d’un accord très politique que Bruxelles s’est enfin mis d’accord pour considérer que le gaz et le nucléaire pourrait bénéficier du label vert européen. On sait évidemment que la France poussait la technique nucléaire qui assure près de 70 % de la fourniture d’électricité en France. Par ailleurs, la France compte sur ses compétences techniques pour développer la filière nucléaire à l’étranger ; une perspective qui ne plaît pas particulièrement à l’Allemagne. À l’inverse l’Allemagne poussait, elle, le gaz qui en fait va  prendre la succession bien sûr des centrales nucléaires mais aussi des centrales à charbon qui leur ont succédé et même des énergies alternatives trop peu performantes.D’un point de vue géopolitique, l’Allemagne se fragilise vis-à-vis la Russie. L’Allemagne avait donc besoin de la bénédiction française vis-à-vis de son foie énergétique. Le document fixe les critères permettant de classer comme « durables » les investissements dans les centrales nucléaires ou à gaz pour la production d’électricité. L’objectif est d’orienter les investissements privés vers les activités contribuant à la réduction de CO2. Le projet s’inscrit dans l’objectif de neutralité carbone de l’Union européenne en 2050.

La proposition de texte, débattue depuis des mois et encore provisoire, a été envoyée aux Etats membres le 31 décembre, peu avant minuit, d’après plusieurs sources contactées par l’AFP.

La Commission « a commencé des consultations hier (vendredi) sur un projet de texte » permettant d’inclure « certaines activités de gaz et de nucléaire » dans sa taxonomie verte, a confirmé l’exécutif européen dans un communiqué.

 Le document fixe les critères permettant de classer comme « durables » les investissements dans les centrales nucléaires ou à gaz pour la production d’électricité, avec pour objectif d’orienter les investissements privés vers les activités contribuant à la réduction des gaz à effet de serre. Le projet s’inscrit dans l’objectif de neutralité carbone de l’Union européenne en 2050.

La proposition de Bruxelles, consultée par l’AFP, fixe des conditions à l’inclusion du nucléaire et du gaz, notamment une limitation dans le temps. Pour la construction de nouvelles centrales atomiques, les projets devront avoir obtenu un permis de construire avant 2045. Concernant les travaux permettant de prolonger la durée de vie des centrales existantes, ils devront avoir été autorisés avant 2040.

Des garanties en matière de traitement des déchets et de démantèlement des installations nucléaires en fin de vie sont également exigées. Concernant le gaz, qualifié de « source d’énergie de transition », les investissements seront reconnus « durables » pour des centrales émettant peu de CO2. La Commission a fixé des seuils drastiques : moins de 100 g de CO2 par kWh, un seuil inatteignable avec les technologies actuelles selon des experts.

Cependant, une période de transition est prévue. Les centrales obtenant leur permis de construire avant le 31 décembre 2030, verront ce seuil relevé à 270 g de CO2 par kWh à condition de remplacer des infrastructures existantes beaucoup plus polluantes et de répondre à une série de critères.

Les Etats membres et des experts consultés par la Commission ont désormais environ deux semaines pour réclamer des modifications à ce document. La publication du texte final est attendue à la mi-janvier.

L’Allemagne ferme son nucléaire pour le gaz russe !

L’Allemagne ferme son nucléaire pour le gaz russe !

 

Officiellement la décision de l’Allemagne de fermer trois de ses six dernières centrales nucléaires correspond à la volonté de recourir de façon presque systématique aux énergies renouvelables.
Le problème est que cette décision n’a pas grand-chose à voir avec l’environnement puisque l’Allemagne va surtout avoir recours au gaz russe, une énergie qui n’est pas totalement neutre ! Sans parler évidemment de la dépendance géostratégique à la Russie.

Notons les contradictions habituelles de l’Allemagne avec un discours très vert et qui avait décidé il y a déjà plusieurs années de fermer ses centrales nucléaires pour les remplacer par des centrales à charbon !

Les six centrales nucléaires ont contribué à environ 12 % de la production d’électricité en Allemagne en 2021, selon les chiffres préliminaires de la BDEW. La part des énergies renouvelables était de près de 41 % dans le pays, le charbon représentant un peu moins de 28 % et le gaz environ 15 %. L’Allemagne souhaite que les énergies renouvelables couvrent 80 % de la demande d’électricité d’ici à 2030, en développant les infrastructures liées aux énergies éolienne et solaire.Le problème c’est que le gaz va prendre une part de plus en plus importante éloignant d’autant plus la perspective d’un recours significatif aux énergies renouvelables.

Label « vert » européen pour le gaz et le nucléaire

Label « vert » européen pour le gaz et le nucléaire

C ‘est au terme d’un accord très politique que Bruxelles s’est enfin mis d’accord pour considérer que le gaz et le nucléaire pourrait bénéficier du label vert européen. On sait évidemment que la France poussait la technique nucléaire qui assure près de 70 % de la fourniture d’électricité en France. À l’inverse l’Allemagne poussait, elle, le gaz qui en fait va  prendre la succession bien sûr des centrales nucléaires mais aussi des centrales à charbon qui leur ont succédé et même des énergies alternatives trop peu performantes. Le document fixe les critères permettant de classer comme « durables » les investissements dans les centrales nucléaires ou à gaz pour la production d’électricité. L’objectif est d’orienter les investissements privés vers les activités contribuant à la réduction de CO2. Le projet s’inscrit dans l’objectif de neutralité carbone de l’Union européenne en 2050.

La proposition de texte, débattue depuis des mois et encore provisoire, a été envoyée aux Etats membres le 31 décembre, peu avant minuit, d’après plusieurs sources contactées par l’AFP.

La Commission « a commencé des consultations hier (vendredi) sur un projet de texte » permettant d’inclure « certaines activités de gaz et de nucléaire » dans sa taxonomie verte, a confirmé l’exécutif européen dans un communiqué.

 Le document fixe les critères permettant de classer comme « durables » les investissements dans les centrales nucléaires ou à gaz pour la production d’électricité, avec pour objectif d’orienter les investissements privés vers les activités contribuant à la réduction des gaz à effet de serre. Le projet s’inscrit dans l’objectif de neutralité carbone de l’Union européenne en 2050.

La proposition de Bruxelles, consultée par l’AFP, fixe des conditions à l’inclusion du nucléaire et du gaz, notamment une limitation dans le temps. Pour la construction de nouvelles centrales atomiques, les projets devront avoir obtenu un permis de construire avant 2045. Concernant les travaux permettant de prolonger la durée de vie des centrales existantes, ils devront avoir été autorisés avant 2040.

Des garanties en matière de traitement des déchets et de démantèlement des installations nucléaires en fin de vie sont également exigées. Concernant le gaz, qualifié de « source d’énergie de transition », les investissements seront reconnus « durables » pour des centrales émettant peu de CO2. La Commission a fixé des seuils drastiques : moins de 100 g de CO2 par kWh, un seuil inatteignable avec les technologies actuelles selon des experts.

Cependant, une période de transition est prévue. Les centrales obtenant leur permis de construire avant le 31 décembre 2030, verront ce seuil relevé à 270 g de CO2 par kWh à condition de remplacer des infrastructures existantes beaucoup plus polluantes et de répondre à une série de critères.

Les Etats membres et des experts consultés par la Commission ont désormais environ deux semaines pour réclamer des modifications à ce document. La publication du texte final est attendue à la mi-janvier.

L’envolée des prix du gaz et de l’électricité, pourquoi ?

L’envolée des prix du gaz et de l’électricité, pourquoi ?

 

 

Un papier de France Info explique pourquoi actuellement des records sont battus pour les prix du gaz qui entraîne par ailleurs ceux de l’électricité. (extrait)

 

 

Le prix du gaz a atteint des sommets en Europe, mardi 21 décembre, pour culminer à 175 euros le mégawattheure (MWh). Soit une hausse de 400% sur les six derniers mois. L’électricité aussi a vu ses prix gonfler, pour atteindre un pic à 442 euros/MWh le 20 décembre en France, du jamais vu depuis 2009. Si

1Pourquoi les prix de l’énergie s’envolent-ils depuis plusieurs mois ?

Les causes de cette hausse sont multiples et sont en partie liées à la pandémie de Covid-19. « Avec le développement des vaccins, l’économie mondiale a connu une reprise inédite, en Asie et en Europe notamment », explique à franceinfo Nicolas Goldberg, spécialiste du secteur de l’énergie pour le cabinet Colombus Consulting.

 

. A cela se sont ajoutées des tensions géopolitiques avec la Russie, principal fournisseur de gaz des pays européens, au sujet de nouveaux gazoducs et face à l’escalade militaire à l’est de l’Ukraine« La Russie vend son gaz pour l’argent, mais surtout pour tisser des relations et défendre ses intérêts auprès d’autres pays », analyse Nicolas Goldberg. En décidant des volumes exportés, « Vladimir Poutine souffle littéralement le chaud et le froid sur le marché du gaz européen ».

 

Essentiel pour l’industrie lourde, le gaz est aussi largement utilisé en Europe pour produire du courant, d’où la hausse des prix de l’électricité. L’apport des énergies renouvelables, comme l’éolien, est particulièrement faible en cette fin d’année, pour des raisons essentiellement météorologiques, comme l’absence de vent.

2La situation peut-elle encore de se dégrader ?

Oui, d’après les pouvoirs publics et de nombreux experts du secteur. Fin septembre, la Commission de régulation de l’énergie prévoyait déjà « un maintien des prix (du gaz) très élevés jusqu’à la fin de l’hiver »« Deux facteurs seront à surveiller de très près : la reprise économique et les conditions météorologiques, liste Nicolas Goldberg. Rien que pour les températures, une chute de 1 °C provoque une augmentation de la consommation nationale équivalente à un (réacteur) EPR et demi. C’est tout sauf négligeable. »

3Comment cela se répercute-t-il en France ?

Cet hiver, la situation est particulièrement critique dans l’Hexagone, où de nombreux réacteurs nucléaires sont par ailleurs indisponibles pour cause de visite décennale ou par mesure de précaution. Plus d’un tiers du parc nucléaire est actuellement concerné, ce qui force la France à se tourner vers les centrales thermiques et à solliciter ses voisins. « 

4Faut-il craindre un black-out pendant l’hiver ?

 

Pour soulager le réseau, il est possible de baisser la tension générale, une mesure  »transparente », car peu intrusive, qui n’a jamais été prise en France. Ou d’actionner un dernier levier d’urgence : le délestage tournant, c’est-à-dire couper pendant deux heures l’électricité de dizaines de milliers de foyers. « Cela avait déjà été évoqué l’an dernier, mais je n’y croyais pas, confie Nicolas Goldberg. Aujourd’hui, c’est du domaine du possible, mais j’espère vraiment qu’on n’y aura pas recours. La dernière fois que ça a eu lieu à grande échelle, c’était il y a plus de quarante ans. »

Energie: l’envol des prix du gaz et de l’électricité, pourquoi ?

Energie: l’envol des prix du gaz et de l’électricité, pourquoi ?

 

 

Un papier de France Info explique pourquoi actuellement des records sont battus pour les prix du gaz qui entraîne par ailleurs ceux de l’électricité. (extrait)

 

 

Le prix du gaz a atteint des sommets en Europe, mardi 21 décembre, pour culminer à 175 euros le mégawattheure (MWh). Soit une hausse de 400% sur les six derniers mois. L’électricité aussi a vu ses prix gonfler, pour atteindre un pic à 442 euros/MWh le 20 décembre en France, du jamais vu depuis 2009. Si

1Pourquoi les prix de l’énergie s’envolent-ils depuis plusieurs mois ?

Les causes de cette hausse sont multiples et sont en partie liées à la pandémie de Covid-19. « Avec le développement des vaccins, l’économie mondiale a connu une reprise inédite, en Asie et en Europe notamment », explique à franceinfo Nicolas Goldberg, spécialiste du secteur de l’énergie pour le cabinet Colombus Consulting.

 

. A cela se sont ajoutées des tensions géopolitiques avec la Russie, principal fournisseur de gaz des pays européens, au sujet de nouveaux gazoducs et face à l’escalade militaire à l’est de l’Ukraine« La Russie vend son gaz pour l’argent, mais surtout pour tisser des relations et défendre ses intérêts auprès d’autres pays », analyse Nicolas Goldberg. En décidant des volumes exportés, « Vladimir Poutine souffle littéralement le chaud et le froid sur le marché du gaz européen ».

 

Essentiel pour l’industrie lourde, le gaz est aussi largement utilisé en Europe pour produire du courant, d’où la hausse des prix de l’électricité. L’apport des énergies renouvelables, comme l’éolien, est particulièrement faible en cette fin d’année, pour des raisons essentiellement météorologiques, comme l’absence de vent.

2La situation peut-elle encore de se dégrader ?

Oui, d’après les pouvoirs publics et de nombreux experts du secteur. Fin septembre, la Commission de régulation de l’énergie prévoyait déjà « un maintien des prix (du gaz) très élevés jusqu’à la fin de l’hiver »« Deux facteurs seront à surveiller de très près : la reprise économique et les conditions météorologiques, liste Nicolas Goldberg. Rien que pour les températures, une chute de 1 °C provoque une augmentation de la consommation nationale équivalente à un (réacteur) EPR et demi. C’est tout sauf négligeable. »

3Comment cela se répercute-t-il en France ?

Cet hiver, la situation est particulièrement critique dans l’Hexagone, où de nombreux réacteurs nucléaires sont par ailleurs indisponibles pour cause de visite décennale ou par mesure de précaution. Plus d’un tiers du parc nucléaire est actuellement concerné, ce qui force la France à se tourner vers les centrales thermiques et à solliciter ses voisins. « 

4Faut-il craindre un black-out pendant l’hiver ?

 

Pour soulager le réseau, il est possible de baisser la tension générale, une mesure  »transparente », car peu intrusive, qui n’a jamais été prise en France. Ou d’actionner un dernier levier d’urgence : le délestage tournant, c’est-à-dire couper pendant deux heures l’électricité de dizaines de milliers de foyers. « Cela avait déjà été évoqué l’an dernier, mais je n’y croyais pas, confie Nicolas Goldberg. Aujourd’hui, c’est du domaine du possible, mais j’espère vraiment qu’on n’y aura pas recours. La dernière fois que ça a eu lieu à grande échelle, c’était il y a plus de quarante ans. »

Ukraine: parfum de gaz et de guerre

Ukraine: parfum  de gaz et de guerre

 

Un article de Jean-Michel Bezat évoque dans le Monde les liens entre les risques de guerre en Ukraine et la question du gaz russe (extrait) 

 

La Russie fournit un tiers du gaz de l’Union européenne, ce qui la place en position de force. Mais c’est oublier que le président russe, Vladimir Poutine, n’a pas toutes les cartes en main.

 

 

L’Europe entre dans l’hiver, et la question n’est plus de savoir si elle aura du gaz pour se chauffer et faire tourner les usines, mais à quel prix. Il s’est enflammé ces dernières semaines et coûte six fois plus cher qu’il y a un an. La facture des particuliers et des industriels sera lourde en 2022. Le fonctionnement du marché européen s’y prête, le contexte économique aussi : la demande est forte en cette saison, l’activité reste soutenue malgré la menace du variant Omicron du SARS-CoV-2, les stockages affichent un niveau très bas (63 %) et l’arrêt inattendu de centrales nucléaires françaises accroît les tensions.

S’il n’y avait que cela… Les cours du gaz, et par extension ceux de l’électricité, évoluent aussi sur fond de bruits de bottes russes aux frontières orientales de l’Ukraine. La Russie fournit un tiers du gaz de l’Union européenne (UE). Cette part, supérieure à celle de la Norvège et de l’Algérie réunies, met Vladimir Poutine en position de force pour tirer un double bénéfice, financier et politique, de la situation. Le président russe joue depuis des mois de ce pouvoir de marché en demandant à Gazprom de ne pas exporter plus que prévu par ses contrats avec les clients européens.

Un projet cristallise les tensions avec les Vingt-Sept, qui se disent prêts à faire payer un « prix énorme » à la Russie en cas d’agression de l’Ukraine : Nord Stream 2, un pipeline à 10 milliards d’euros financé par Gazprom (50 %) et cinq groupes européens d’énergie, dont le français Engie. Long de 1 230 kilomètres, il doit acheminer le gaz russe jusqu’en Allemagne en passant sous la mer Baltique, évitant ainsi des pays de l’ex-bloc soviétique (Ukraine, Pologne, pays baltes) devenus membres de l’UE ou attirés dans l’orbite occidentale.

Ce corridor énergétique, achevé en septembre, peut livrer 55 milliards de m3 de gaz par an, près des deux tiers de la consommation allemande. Sa mise en service a été suspendue outre-Rhin par l’autorité de régulation de l’énergie pour non-conformité au droit européen. Elle attendra l’été au mieux, et sera peut-être reportée sine die par l’Europe en cas d’escalade militaire – y compris avec l’appui politique de Berlin. Une telle décision de la nouvelle coalition trancherait sur la position d’Angela Merkel, qui avait soutenu bec et ongles Nord Stream 2 face aux pressions de Donald Trump et de plusieurs pays d’Europe de l’Est.

Joe Biden a finalement donné son feu vert au lancement du pipeline en dérogeant aux sanctions « dans l’intérêt des Etats-Unis ». Il admet désormais être allé trop vite en besogne, puisque son blocage est désormais présenté à Washington (et à Bruxelles) comme une réponse prioritaire à tout aventurisme russe. Avec quelles chances de succès ? Jusqu’à présent, le gel d’avoirs, les listes noires d’homme d’affaires et de banques, l’interdiction de recourir au dollar ou l’embargo sur des équipements pétroliers décidés à la suite de l’annexion de la Crimée en 2014 ont handicapé la Russie, sans la mettre à genoux.

Ukraine: odeur de gaz et de guerre

Ukraine: odeur de gaz et de guerre

 

Un article de Jean-Michel Bezat évoque dans le Monde les liens entre les risques de guerre en Ukraine et la question du gaz russe (extrait) 

 

La Russie fournit un tiers du gaz de l’Union européenne, ce qui la place en position de force. Mais c’est oublier que le président russe, Vladimir Poutine, n’a pas toutes les cartes en main.

 

 

L’Europe entre dans l’hiver, et la question n’est plus de savoir si elle aura du gaz pour se chauffer et faire tourner les usines, mais à quel prix. Il s’est enflammé ces dernières semaines et coûte six fois plus cher qu’il y a un an. La facture des particuliers et des industriels sera lourde en 2022. Le fonctionnement du marché européen s’y prête, le contexte économique aussi : la demande est forte en cette saison, l’activité reste soutenue malgré la menace du variant Omicron du SARS-CoV-2, les stockages affichent un niveau très bas (63 %) et l’arrêt inattendu de centrales nucléaires françaises accroît les tensions.

S’il n’y avait que cela… Les cours du gaz, et par extension ceux de l’électricité, évoluent aussi sur fond de bruits de bottes russes aux frontières orientales de l’Ukraine. La Russie fournit un tiers du gaz de l’Union européenne (UE). Cette part, supérieure à celle de la Norvège et de l’Algérie réunies, met Vladimir Poutine en position de force pour tirer un double bénéfice, financier et politique, de la situation. Le président russe joue depuis des mois de ce pouvoir de marché en demandant à Gazprom de ne pas exporter plus que prévu par ses contrats avec les clients européens.

Un projet cristallise les tensions avec les Vingt-Sept, qui se disent prêts à faire payer un « prix énorme » à la Russie en cas d’agression de l’Ukraine : Nord Stream 2, un pipeline à 10 milliards d’euros financé par Gazprom (50 %) et cinq groupes européens d’énergie, dont le français Engie. Long de 1 230 kilomètres, il doit acheminer le gaz russe jusqu’en Allemagne en passant sous la mer Baltique, évitant ainsi des pays de l’ex-bloc soviétique (Ukraine, Pologne, pays baltes) devenus membres de l’UE ou attirés dans l’orbite occidentale.

Ce corridor énergétique, achevé en septembre, peut livrer 55 milliards de m3 de gaz par an, près des deux tiers de la consommation allemande. Sa mise en service a été suspendue outre-Rhin par l’autorité de régulation de l’énergie pour non-conformité au droit européen. Elle attendra l’été au mieux, et sera peut-être reportée sine die par l’Europe en cas d’escalade militaire – y compris avec l’appui politique de Berlin. Une telle décision de la nouvelle coalition trancherait sur la position d’Angela Merkel, qui avait soutenu bec et ongles Nord Stream 2 face aux pressions de Donald Trump et de plusieurs pays d’Europe de l’Est.

Joe Biden a finalement donné son feu vert au lancement du pipeline en dérogeant aux sanctions « dans l’intérêt des Etats-Unis ». Il admet désormais être allé trop vite en besogne, puisque son blocage est désormais présenté à Washington (et à Bruxelles) comme une réponse prioritaire à tout aventurisme russe. Avec quelles chances de succès ? Jusqu’à présent, le gel d’avoirs, les listes noires d’homme d’affaires et de banques, l’interdiction de recourir au dollar ou l’embargo sur des équipements pétroliers décidés à la suite de l’annexion de la Crimée en 2014 ont handicapé la Russie, sans la mettre à genoux.

Conflits Ukraine : l’Europe menace le gaz russe

Conflit Ukraine : l’Europe menace le gaz russe 

 

 

Il est clair que le gaz russe constitue désormais une arme économique mais aussi géopolitique pour régler les conflits avec la Russie. En effet désormais l’union économique n’exclut de bloquer le le gaz russe à destination de l’Europe et en particulier de l’Allemagne en cas de dégradation de nature conflictuelle des relations entre la Russie et l’Ukraine. Même l’Allemagne a dû consentir à se plier à la menace européenne. Il est très important que la Russie comprenne qu’une attaque contre l’Ukraine aura un coût économique très élevé pour elle », a souligné le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell.

Parmi les ministres les plus déterminés à agir contre la Russie figure Gabrielius Landsbergis, chef de la diplomatie lituanienne. « Les sanctions sur la table sont économiques et financières. Elles devront être sans précédent, car la dissuasion est le meilleur moyen d’empêcher une guerre. Nous devons être prêts et forts dans notre réplique, car la Russie s’est préparée pour un conflit », a-t-il averti.

La ministre allemande Annalena Baerbock, dont c’était la première réunion bruxelloise depuis l’entrée en fonction du gouvernement Scholz, a souligné que la « souveraineté de l’Ukraine ne saurait être remise en question ». Sur la question de savoir si le pipeline Nordstream 2 entre la Russie et l’Allemagne pourrait servir de levier dans le rapport de force avec Moscou, elle a temporisé et renvoyé à ses déclarations antérieures. Dimanche, elle a révélé sur la chaîne ZDF que les Etats-Unis et le gouvernement sortant d’Angela Merkel ont convenu qu’en cas de nouvelle escalade, ce gazoduc ne pourrait entrer en service.

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