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Brice Lalonde : «la priorité est la réduction des gaz à effet de serre.

Brice Lalonde : «la priorité est la réduction des gaz à effet de serre. 

Brice Lalonde, défend un mix énergétique ou le nucléaire à sa place (par parenthèse, il considère aussi dans une autre interview que le développement des éolienne en France va surtout profiter taux chinois).  Nouveau président de l’association Équilibre des énergies, il entend peser dans les débats de la PPE discutée dans les prochains mois. Interview de l’ancien ministre de l’Environnement. (Interview le Monde)

Vous avez succédé fin janvier à Serge Lepeltier à la présidence d’ Équilibre des énergies. Pourquoi avoir accepté de devenir le président de cette association ? 
En tant qu’ambassadeur français chargé des négociations internationales sur le changement climatique en 2007 et coordonnateur exécutif de la Conférence des Nations unies sur le développement durable Rio+20 de 2010 à 2012, j’ai été amené à travailler énormément avec les entreprises.
Le fait de collaborer avec les entreprises était formateur car elles sont beaucoup plus réactives, capables d’avoir une vision, un budget. J’ai organisé le premier Business and Climate summit en 2015 avant la COP21 justement dans l’idée que sans les entreprises nous arrivions à rien.
Avec elles, on peut réussir à rassurer et mettre dans le coup la sphère politique et les décideurs. Je pense, modestement, avoir réussi à amorcer la pompe du côté des entreprises. Aujourd’hui, j’ai accepté cette présidence car il me semble que les contours de la transition énergétique, un peu floue et contradictoire, doivent être précisés.
Il y a donc un vrai travail à faire avec les entreprises et c’est l’essence même d’ Équilibre des énergies.

Qu’attendez-vous de la PPE, la fameuse Programmation pluriannuelle de l’énergie ? 
J’attends de cette PPE qu’elle serve et qu’elle soit simple. Nous sommes dans une société où le consommateur devient consomm’acteur. Nous avons les compteurs Linky, le digital et ce que certains appellent les 3D, la décentralisation, la décarbonation et la digitalisation.
Dans la vision idéale de ce que la transition énergétique doit apporter, les Français ont non seulement leur mot à dire mais aussi à mener. Actuellement, il me semble qu’il y a une très grande complexité, parfois excessive, dans laquelle les techniciens et les lobbys font leur délice.
Cela aboutit à des décisions qui sont, à mon avis, contraires à l’objectif de la loi. Je pense que si nous devons travailler sur la PPE, il faut simplifier et que le gouvernement nous dise que la priorité est la réduction des gaz à effet de serre. Si vous avez une priorité comme celle là, les autres objectifs s’ordonnent derrière elle. Pour l’heure, vous avez des objectifs qui sont contradictoires ou qui finissent par se contrecarrer. Cela me paraît dommageable.

Dans cette PPE, vous prônez donc un Équilibre des énergies ?! 

Oui, mais un équilibres des énergies décarbonées ! Ou en tout cas à des systèmes énergétiques qui contribuent à la décarbonation. On ne peut pas promouvoir le charbon, sinon il y a un déséquilibre !

La question climatique est au cœur du combat de votre association. C’est un travail de longue haleine. Le combat peut-il être gagné ? 
Nous avons une situation de départ qui est quand même plutôt favorable avec la France qui est un pays avec un système de consommation et de production d’énergie relativement décarboné. Il va falloir cependant travailler la question de nos importations.

Vous avez déclaré que, jeune, vous étiez anti-nucléaire et qu’aujourd’hui vous ne l’étiez plus. C’est à dire que vous êtes pro-nucléaire ? 
Je ne suis pas contre. En France, il y a une litanie anti-nucléaire qui interdit de penser. Si on n’est pas anti-nucléaire, il faut travailler à la transition, à la sécurité des centrales, à la relève, à l’ EPR…  On ne peut s’interdire de mettre les mains dans le cambouis. Le nucléaire a un avantage, c’est qu’il produit extrêmement peu de gaz à effet de serre. C’est par conséquent un atout important qu’il ne faut pas balayer d’un revers de la main.  Le nucléaire rentre d’autant plus naturellement dans le mix énergétique qu’il produit de l’électricité. Et la question de l’électricité est une question très importante puisqu’il semble qu’elle soit le vecteur principal de la transition énergétique.
Elle permet de faire le lien entre le bâtiment, la mobilité et la production décarbonée. Il faut que la PPE cesse clairement de mettre des bâtons dans les roues de l’électricité, je pense notamment au coefficient de conversion. Il faut que les énergies soient en compétition à niveau égal.

A vous écouter, vous allez vouloir peser dans les débats qui vont alimenter la PPE… 

Oui, naturellement. Nous allons essayer de peser sans négliger la dimension européenne. C’est essentiel. Quand vous discutez avec RTE, la question de l’intégration des énergies intermittentes dans le réseau électrique trouve une partie de sa réponse dans la dimension européenne.
À ce jour, il faut dire que la politique énergétique européenne reste relativement boiteuse car nous avons toujours cette difficulté entre l’Allemagne et la France qui ont des mix différents, des conceptions peu convergentes… 

L’Europe de l’énergie n’est donc pas efficace ? 
L’Europe de l’énergie a été surtout pour l’instant de voir comment on pouvait aider les pays baltes et l’Est de l’Europe à avoir du gaz et de l’électricité sans être forcément connectés à la Russie.

Revenons à la PPE. Allez-vous participer à des débats en tant que lobbyiste ? 
Oui, nous sommes des lobbyistes de la décarbonation ! La réalité du système énergétique français, c’est que le pétrole est la source d’énergie la plus importante. Et c’est elle qui est responsable de la majorité des émissions.
Donc, si vous travaillez sur la décarbonation, vous essayez de réduire la consommation de pétrole et d’autres combustions fossiles.

 

Gaz : encore une hausse

Gaz : encore une hausse

 

Après de nombreux produits et surtout de nombreux services, le gaz lui aussi va subir une augmentation qui fait d’ailleurs douter de la pertinence méthodologique de l’observation des prix par l’INSEE. En effet les dépenses contraintes ne cessent d’augmenter tandis que les dépenses ajustables se réduisent de plus en plus dans le budget des ménages. Il s’agit des tarifs réglementés du gaz  qui par ailleurs vont disparaître d’ici 2024. Il faudra s’attendre pour ce type d’énergie à des fluctuations très importantes des prix comme on n’en constate les tarifs non réglementés. Pour le chauffage, on  constate par exemple des évolutions des niveaux tarifaires qui varient du simple au double. On comprend que le prix du gaz doive suivre l’indicateur majeur que constitue les prix du pétrole qui s’envole depuis plusieurs mois. Reste une augmentation de 3 % des tarifs réglementés va encore peser sur le pouvoir d’achat des ménages d’autant qu’il a été décidé de limiter l’augmentation par exemple des pensions de seulement 0,3 % en 2009 et 2020 alors qu’actuellement l’inflation annuelle de croissance de 2,3 %.  Cette majoration de 3% au 1er octobre va concerner un peu moins de 4,5 millions de foyers. Il s’agit de la frange de la population qui est encore abonnée aux tarifs réglementés du gaz.

Les gaz à effet de serre ont atteint un niveau record en 2017

Les gaz à effet de serre ont atteint un niveau record en 2017

En dépit des discours, des grandes négociations mondiales, l’année 2017 aura établi en record pour les effets de serre selon le rapport annuel publié par l’Agence nationale océanique et atmosphérique (NOAA) et la société américaine des météorologistes.

Ce rapport de 300 pages, compilé par plus de 450 scientifiques originaires d’une soixantaine de pays, emploie le mot « anormal » plus d’une douzaine de fois pour décrire des tempêtes, des sécheresses, les températures élevées ou encore la fonte record de la glace dans l’Arctique en 2017. L’année dernière, le taux de concentration des trois gaz à effet de serre les plus dangereux relâchés dans l’atmosphère, dioxyde de carbone, méthane et protoxyde d’azote, a atteint des nouveaux records. Le taux de concentration annuel de dioxyde de carbone à la surface de la Terre a atteint 405 parties par million (ppm), « au plus haut dans l’enregistrement des mesures atmosphériques modernes ». « Le taux de croissance global du CO2 a presque été multiplié par quatre depuis le début des années 1960″, ajoute le document.

Le record de l’année la plus chaude de l’époque moderne a été battu en 2016 mais 2017 n’en est pas loin avec  »des températures bien plus élevées que la moyenne » sur une bonne partie de la planète, souligne le rapport. L’année dernière, des températures record ont été enregistrées en Argentine, en Uruguay, en Espagne et en Bulgarie. Quant au Mexique, il a « battu son record de chaleur pour la quatrième année consécutive ». En 2017, le niveau de la mer a également affiché un record pour la 6ème année consécutive. Le niveau moyen de la mer est désormais plus élevé de 7,7 centimètres qu’en 1993.

Hausse du prix du gaz : en cause les matières premières …..Et les taxes

 Hausse du prix du gaz : en cause les matières premières …..Et les taxes

 

Les tarifs réglementés de vente du gaz, fourni par Engie, vont progresser de 7,45 % au 1er juillet. François Carlier, le délégué général de l’association Consommation logement et cadre de vie (CLCV) dénonce la hausse brutale du gaz (7,45 % au 1er juillet) d’Engie ; une hausse du fait de la montée des prix de l’énergie en général, aussi des taxes.  (Interview France info).  Franceinfo.

 

Pourquoi cette hausse si importante du prix du gaz ?

François Carlier : La matière première gaz ainsi que la matière première pétrole avaient beaucoup baissé en 2013-2014, donc il y a eu des baisses du prix du gaz assez importantes. Là maintenant, les matières premières repartent à la hausse. On est dans un nouveau cycle, et donc cela fait recroître de manière très importante cette année le prix du gaz. On est quand même à un niveau qui reste inférieur à ce que c’était en 2013. Mais là, l’accélération est puissante. D’ailleurs, on peut signaler aussi qu’il y a une forte augmentation des taxes, tant sur le carburant, sur le fioul ou sur le gaz, qui accélère en plus les décisions qu’il y a au niveau des matières premières.

La Commission de régulation de l’énergie recommandait une hausse moins importante de ces tarifs réglementés, mais le gouvernement a accepté plus. Pourquoi ?

C’est un peu curieux. Je pense que la Commission de régulation de l’énergie a fait valoir qu’Engie pouvait faire quelques gains de productivité, quelques efforts en interne, parce que le prix du gaz, ce n’est pas seulement les matières premières, c’est aussi le coût de l’opérateur, donc Engie pouvait faire des efforts. Mais l’État n’a pas retenu cette option. C’est peut-être aussi l’État actionnaire qui avait envie de faire un petit cadeau à Engie, sachant que l’État s’apprêterait à vendre des actions d’Engie. Je pense que là, l’État a peut-être privilégié le fait qu’il était actionnaire, plutôt que le consommateur. Ça, effectivement, c’est regrettable parce qu’on aurait pu un peu quand même tasser cette hausse, comme le disait bien la commission.

Est-il encore rentable de se chauffer au gaz ?

Comme il y a eu quand même de fortes baisses parce que la matière première avait beaucoup baissé, le chauffage au gaz reste globalement compétitif. C’est plus compétitif que l’électricité, et comme système de chauffage, ça reste globalement assez peu cher. Les autres énergies sont plus chères. Surtout que les chauffages de type au fioul subissent aussi les hausses du prix du baril. De la même façon, l’électricité est de toute façon plus chère que le gaz, historiquement. Donc le gaz reste une solution compétitive. Mais ce n’est pas une raison pour faire trop croître le prix. Et là, c’est vrai que la décision de l’État est quand même assez lourde, surtout si on rajoute le fait qu’il augmente beaucoup les taxes. J’insiste sur ce fait parce que c’est ce qui est très problématique, en ce moment, sur le pouvoir d’achat et l’énergie.

Il y a eu des hausses en mai, en juin, en juillet. Faut-il s’attendre à d’autres hausses ?

Cela va dépendre du coût des matières premières. Généralement, il y a des hausses qui interviennent au début de l’hiver sur le gaz parce que le prix de la matière première gaz, de façon mécanique, remonte l’hiver puisqu’il y a plus de consommation. Et donc, malheureusement, je pense qu’il faut s’attendre à de nouvelles hausses. C’est d’ailleurs bien pour cette raison qu’avec toutes ces hausses du gaz et du pétrole avec le carburant, nous estimons que l’État devrait arrêter d’augmenter les taxes sur l’énergie, comme il le fait beaucoup ces dernières années.

Gaz: augmentation de 7,45% au 1er juillet

Gaz: augmentation de 7,45% au 1er juillet

 

Pas vraiment étonnant que la consommation s’essouffle avec la croissance car les hausses de dépenses contraintes ne cessent de progresser. Après le carburant, c’est le tour des tarifs réglementés du gaz. Les tarifs réglementés de vente du gaz appliqués par Engie à moins de 5 millions de clients vont augmenter de 7,45% en moyenne au 1er juillet, reflétant une hausse des cours sur les marchés, a annoncé vendredi le gouvernement. Ils progresseront de « 7,45% TTC pour un client moyen chauffé au gaz », a indiqué à l’AFP le ministère de la Transition écologique et solidaire.

Hausse gaz et électricité ?

Hausse gaz et électricité ?

Il se pourrait bien que l’année 2018 soit celle d’un processus de hausse significative du gaz et de l’électricité. En cause,  le manque de rentabilité d’Engie et surtout d’EDF. Ces hausses pourraient être facilitées par la montée des prix du pétrole mais une montée des prix qui va aussi contaminer le gaz voire l’électricité. Pour le gaz, c’est déjà décidé. Pour l’électricité,  on pourrait s’orienter comme c’est prévu depuis longtemps vers une tendance de croissance des tarifs de leur de 2,5 % par an. Ce que préconise la commission de régulation de l’énergie. Qui a recommandé d’augmenter en moyenne de 0,8% les tarifs réglementés de vente d’électricité appliqués à environ 27 millions de consommateurs, du fait d’évolutions récentes d’éléments entrant dans la composition de ces tarifs. Les tarifs réglementés de l’électricité, appliqués par EDF ont déjà augmenté de 1,7% le 1er août 2017, dans le cadre de la révision annuelle de ces tarifs. Le gouvernement a trois mois pour s’y opposer. Les tarifs réglementés du gaz naturel, appliqués par Engie à plusieurs millions de clients en France, augmenteront en moyenne de 1,3% en février, afin de compenser une hausse des coûts, selon une délibération de la Commission de régulation de l’énergie (CRE) publiée dimanche. « Par rapport au barème en vigueur, applicable depuis le 1er janvier 2018, cette proposition répercute l’évolution du coût d’approvisionnement d’Engie depuis cette date, estimée par le fournisseur à +0,7 euro/MWh », indique le journal officiel, selon lequel « cette évolution se traduit par une hausse de +1,3% du tarif moyen ».

 

Gaz à effet de serre : hausse en 2016

Gaz à effet de serre : hausse en 2016

 

Les gaz à effet de serre ont augmenté en France. En cause, le fait surtout que les réacteurs nucléaires ont été moins disponibles.. Une réalité que devra prendre en compte Hulot qui veut pourtant supprimer 15 réacteurs d’ici 2030 ! Alors que les énergies alternatives pourront combler ces suppressions. Le pays a alors dépassé de 3,6% l‘objectif de 447 millions de tonnes en équivalent CO2, qui figure dans la stratégie nationale bas-carbone adoptée en 2015 dans le cadre de la loi de transition énergétique. Les émissions de gaz à effet de serre ont augmenté deux années de suite, en 2015 et 2016, alors même qu‘elles sont censées décroître chaque année. Soulignant cette inversion de tendance, le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, a déclaré lundi qu‘il ne fallait “pas avoir un regard prétentieux”. “Nous avons nous-mêmes nos propres contradictions”, a-t-il ajouté lors de la présentation de ses vœux à la presse. L’écart entre les chiffres de la feuille de route et ceux constatés en 2016 est particulièrement marqué dans le domaine des transports – les émissions sont supérieures de 6% aux objectifs -, dans celui du bâtiment (+11%) et dans une moindre mesure celui de l‘agriculture (+3%).  La France doit se donner d‘ici à la fin 2018 une nouvelle trajectoire de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Gaz : hausse de 7%

Gaz : hausse de 7%

 

Pour le gaz aux tarifs réglementés (TRV), le tarif augmentera le 1er janvier de 2,3 % en moyenne. Cette hausse variera selon l’utilisation que l’on en a. Dans le même temps, la taxe (TICGN) qui pèse pour environ un tiers de la facture monte, elle, de 43 %, passant de 5,88 euros le méga-wattheure à 8,45 euros. La hausse correspond au renforcement de la taxe carbone qui pèse sur les énergies fossiles. Au total, la facture flambe de 6,9 % en moyenne. Tous les utilisateurs du gaz ne seront cependant pas pénalisés de la même manière, car une partie d’entre eux (près de 3 millions) ont opté pour un contrat au tarif concurrentiel avec Engie. D’autres (3 autres millions) ont choisi un concurrent: Sowee, Total Spring, Direct Énergie, EkWateur, Eni… Ils ne seront pas affectés par la hausse du TRV, l’évolution de leur tarif étant prévue contractuellement avec chacun. Ils ne subiront donc que la hausse de la TICGN. Les tarifs réglementés du gaz évoluent selon les indices des marchés de gros qui impactent à plus de 80 % les coûts d’approvisionnement d’Engie. Ils sont en hausse depuis un trimestre, mais ont perdu 12,3 % en trois ans.

 

 

Pollution- Gaz à effet de serre : l’objectif de COP 21 illusoire d’ici 2040

Alors que Cop 21 a prévu de limiter la température à 1,5° il est plus vraisemblable qu’on attendra le double soit 3°. Pour atteindre l’objectif illusoire de Cop 21 il faudrait dès maintenant -compte tenu des délais d’adaptation- décider de n’utiliser que 20 % des les énergies fossiles (à l’origine de 80 % des émissions polluantes). En effet l’organisme américain EIA  (L’Energy Information Administration, agence américaine indépendante rattachée au ministère américain de l’Energie). estime que les émissions de gaz à effet de serre vont encore augmenter d’un tiers d’ici 2040. Cette évaluation ne tient que très partiellement compte de l’engagement des Etats, reconnait l’EIA. L’organisme a eu du mal à évaluer l’apport réel des contributions nationales à l’effort commun de réduction. Ces engagements varient en effet énormément entre réduction réelle des émissions de CO2, volonté d’atteindre un pic d’émissions à plus ou moins long terme, prise en compte des puits de carbone comme les forêts, etc. Mais malgré ces restrictions, l’EIA parie pour une croissance continue des émissions qui rend illusoire l’objectif de limiter les températures à 1,5°C pour arriver plutôt à 3°C. Dans le détail, les Américains estiment que la part de la consommation des énergies fossiles va reculer de 82% en 2012 à 78% en 2040 devant la poussée des énergies renouvelables. Les changements d’utilisation des énergies fossiles devraient également permettre de réduire l’intensité carbone (c’est à dire les émissions de CO2 par bien produit). La part du charbon –le plus polluant- va descendre de 28% en 2012 à 22% en 2040 et celle du fuel de 33 à 30% tandis que la part du gaz montera de 23 à 26%. La quantité d’énergie pour fabriquer un bien (ou efficacité énergétique), devrait baisser de 0,4% par an. Des progrès qui sont insuffisants vis-à-vis de la hausse de la consommation de biens et des besoins des pays en voie de développement. Car le message principal de l’administration américaine, c’est que la part des émissions des 34 pays les plus riches membres du club de l’OCDE diminue face à la croissance des pays émergents. Dans un rapport que l’OCDE vient a publié à la demande du G7 , cette tendance est confirmée par l’utilisation des matières premières dans le monde. Si les pays les plus développés voient leur consommation stagner, celle des pays émergents continue de suivre la courbe du PIB mondial.

 

Peillon, le philosophe qui dérape en comparant les chambres à gaz aux ralliements à Macron

Peillon, le philosophe qui dérape en comparant les chambres à gaz aux ralliements à Macron

 

On se demande ce qui a  pu se passer dans la tête du philosophe socialiste Vincent Peillon quand il a comparé la réalité des chambres à gaz avec la réalité des ralliements à Macron. Cette comparaison indigne autant que saugrenue témoigne non seulement de la fébrilité dans le camp de Benoît Hamon mais révèle aussi et surtout le climat de haine qui caractérise certains socialistes déçus évidemment de la fuite de nombreux responsables en direction du mouvement en marche. Les dernières défections notamment de Bertrand Delanoë et de Bartolone constituent à cet égard une sérieuse épine dans le pied du parti socialiste. Une dialectique typique des courants d’extrême gauche qui de ce point de vue utilise les mêmes moyens que l’extrême droite. C’est-à-dire la caricature et l’insulte. Vincent Peillon se demande sur quelle majorité va s’appuyer Macron s’il est élu du fait du rassemblement composite de son mouvement. Il pourrait aussi s’interroger sur la majorité sur laquelle pourrait s’appuyer le parti socialiste dans le cas improbable où Benoît mon serait élu : sur les gauchistes en même temps que sur les réformateurs ? Deux courants qui ne partagent  à peu  près rien comme valeur et dont  les contradictions ont éclaté au grand jour quand la synthèse molle de François Hollande a volé en éclats Le porte-parole d’Emmanuel Macron a donc demandé vendredi la mise à l’écart de Vincent Peillon de l’équipe de campagne de Benoît Hamon après des propos jugés « inqualifiables » évoquant les chambres à gaz des camps de concentration nazis. Cet épisode s’ajoute au duel à distance engagé entre le candidat socialiste à l’élection présidentielle et le fondateur du mouvement non partisan En Marche!, accusé par Benoît Hamon de favoriser la montée du Front national. « Il semblerait qu’il y ait des gens de l’UMP et du PS qui se mettent ensemble », a déclaré Vincent Peillon sur France info. « Vous savez, il y a quelque chose heureusement de têtu dans l’Histoire, c’est comme ça qu’on sait qu’il y a eu des chambres à gaz, et qu’on ne peut pas le nier, il y a aujourd’hui des gens de l’UMP, il me semble (l’ex-ministre RPR Jean-Paul) Delevoye, il y a des gens du PS, il me semble (l’ancien maire PS de Paris Bertrand) Delanoë… », a dit l’ancien ministre de l’Education nationale. « Je suis sur des faits ». Benjamin Griveaux, porte-parole d’En Marche !, dénonce dans un communiqué un « dérapage inqualifiable » et demande « la mise à l’écart définitive » de Vincent Peillon de la campagne présidentielle de Benoît Hamon. De toute évidence de tels propos disqualifient politiquement Vincent Peillon par ailleurs député européen qui sait surtout singulariser par un absentéisme récurrent (comme le FN)  dans l’assemblée où il était censé représenter  la France.

La facture de gaz (et du reste) va augmenter

La facture de gaz (et du reste) va augmenter

Alors qu’on ne prévoit qu’une inflation officielle de moins de 1 % en 2017, dans le même temps on va enregistrer nombre d’augmentations de dépenses contraintes. Dernier exemple en date celui de  la facture de gaz va augmenter de 5%, voire un petit peu plus. En cause la remontée des prix du pétrole mais aussi la hausse de la fiscalité : application de la taxe TICGN (taxe intérieure de consommation sur le gaz naturel) – ou contribution climat énergie (taxe carbone). D’autres hausses du même type sont prévues concernant les assurances par exemple qui seraient justifiées par un dérapage lié aux risque naturels et pour l’automobile au renchérissement du coût des les accidents. De  Nombreux d’abonnement augmentent : également l’eau, l’électricité, le ramassage des ordures ménagères. Il faut aussi ajouter les impôts locaux. Au total des dépenses contraintes qui vont peser sur le budget des ménages et qui au total vont faire dériver l’augmentation des prix bien au-delà des 1 % si on prend en compte la déformation structurelle de la consommation des ménages et de leurs dépenses. Un décalage entre l’inflation officielle mesurée par l’INSEE et l’inflation constatée par les ménages notamment les plus défavorisés qui consacrent la totalité de leurs revenus aux dépenses courantes et contraintes. De ce point de vue,  l’indice moyen qui mesure l’inflation en France se révèle relativement obsolète. Pour être pertinent il devrait prendre en compte chacune des catégories socio professionnelles, la structure de leurs dépenses, la composition familiale et la localisation géographique. La sous-estimation chronique de l’inflation à évidemment pour objet de freiner l’augmentation des salaires et pensions. Mais cette sous-estimation a des effets relativement pervers sur le pouvoir d’achat, sur la croissance et le chômage. En effet plus de la moitié du PIB  est imputable à la consommation des ménages et le quasi blocage des salaires et pensions participent à la mollesse de la croissance française qui au mieux atteindra 1,2 % en 2016 et encore moins en 2017 puisqu’il n’est prévu qu’1%.

 

Gaz de schiste : interdiction des importations

Gaz de schiste : interdiction des  importations

L’interdiction des importations de gaz de schiste posent de sérieuses interrogations. Certes elle serait cohérente avec l’interdiction de l’exploitation de ce gaz en France. Pour autant il faudrait modifier la législation européenne mais aussi française ; en outre le gaz de schiste représente environ 40 % des les approvisionnements aussi bien d’EDF que de Engie (il est moins cher !). En outre il sera bien difficile de distinguer ce qui est du gaz de schiste et ce qui est du gaz conventionnel car il s’agit de la même molécule d’où la difficulté de contrôler réellement la nature des importations de gaz. Le gouvernement est plus que jamais mobilisé contre le gaz de schiste. Alors que toute exploration est interdite en France, un autre front s’ouvre contre les importations en provenance des États-Unis. Engie et EDF recevront leurs premières cargaisons, respectivement en 2018 et 2019. Dans les deux cas, la fourniture porte sur plusieurs années, et Ségolène Royal, la ministre de l’Environnement et de l’Énergie, est vent debout contre ces contrats d’approvisionnement. Mardi, lors de la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, elle a indiqué qu’elle allait «examiner juridiquement la façon dont nous pouvons interdire l’importation de gaz de schiste et, en tout état de cause, ces entreprises (EDF et Engie, NDLR) devront s’orienter vers d’autres marchés pour n’importer que des gaz d’origine conventionnelle». La ministre de l’Énergie est d’autant plus décidée à imposer ses vues que l’État détient 85 % d’EDF et 33 % d’Engie. «Puisque la France interdit la fracturation hydraulique pour des raisons de protection de l’environnement, j’ai interrogé ces deux entreprises sur les raisons pour lesquelles elles n’avaient pas été vigilantes», lors de la négociation de ces contrats, a indiqué Ségolène Royal. La fracturation est pour le moment la seule technologie utilisée pour l’extraction de gaz de schiste. Les défenseurs de l’environnement ne cessent de pointer les dangers qu’elle fait peser sur les nappes phréatiques. Ni EDF ni Engie n’ont réagi officiellement. Et pour cause. Leurs contrats d’approvisionnement portent sur des cargaisons constituées à 40 % de gaz de schiste dit «non conventionnel » et à 60 % de… gaz conventionnel. Si les modes d’extraction sont différents, c’est, dans les deux cas, la même molécule de méthane. Une fois les deux gaz mélangés dans un navire méthanier, il est impossible de séparer le bon grain de l’ivraie.

 

(Avec le Figaro)

 

Tarifs du gaz : baisse de 3,5% au 1er avril

Tarifs du gaz : baisse de 3,5% au 1er avril

Les tarifs réglementés du gaz, appliqués par Engie (ex-GDF Suez) à 6,4 millions de consommateurs, baisseront d’environ 3,5% en moyenne le 1er avril. Cela représente le septième mois consécutif de baisse pour ces tarifs hors taxe, qui s’étaient déjà repliés de 3,22% en mars, dans un contexte de chute des prix du pétrole. Les tarifs réglementés du gaz n’incluent pas encore les diverses taxes, mais comprennent les coûts d’approvisionnement d’Engie. Ils sont révisés mensuellement, selon une formule qui prend en compte les prix du gaz sur le marché de gros et le cours du baril de pétrole. La baisse attendue d’environ 3,5% constitue une moyenne, car l’évolution est différente pour les foyers se chauffant au gaz, pour ceux qui n’utilisent le gaz que pour la cuisson et pour ceux qui en ont un double usage cuisson et chauffage. Depuis l’ouverture du marché de l’énergie à la concurrence, les 10,6 millions de consommateurs français abonnés au gaz ont le choix entre les tarifs réglementés de l’ancien monopole et les prix de marché, proposés tant par Engie que par ses concurrents (EDF, Direct Energie, Eni, Lampiris, etc.). S’ils subsistent pour les particuliers, les tarifs réglementés ont été totalement supprimés au 1er janvier pour les clients professionnels du gaz naturel et de l’électricité, qui ont dû obligatoirement souscrire une offre à prix libre.

(AFP)

Pétrole-gaz : la fin des permis de recherche en France

Pétrole-gaz : la fin des permis de recherche en France

La ministre de l’Écologie a annoncé que plus aucune demande de permis de recherches d’hydrocarbures conventionnels ne serait accordée en France.  « Puisqu’il faut réduire la part des énergies fossiles, pourquoi continuer à donner des autorisations de recherches d’hydrocarbures conventionnels ? S’est interrogée la ministre devant l’hémicycle. Dans le cadre de la loi de transition énergétique, promulguée en août 2015, Ségolène Royal entend ainsi « inciter les groupes industriels qui s’engagent dans ce type d’activité à réorienter leurs investissements vers la production d’énergies renouvelables ou vers la production de l’efficacité énergétique ».  Selon des données publiées par le site du ministère de l’Écologie et de l’Énergie, la France comptait, au 1er juillet 2015, 54 permis de recherches actifs et quelque 130 demandes de permis en cours. La loi de transition énergétique prévoit une réduction de la consommation énergétique finale de 50% en 2050, par rapport à 2012, et une réduction de la consommation primaire des énergies fossiles de 30% en 2030.

Bilan gaz à effet de serre obligatoire dans les entreprises et collectivités au 1er janvier 2016

Bilan gaz à effet de  serre obligatoire  dans les entreprises et collectivités au 1er janvier 2016

 

Les entreprises et les administrations publiques pourront bientôt encourir jusqu’à 1.500 euros d’amende si elles manquent à leur obligation de réaliser un bilan de leurs émissions de gaz à effet de serre, selon une ordonnance parue samedi 26 décembre au Journal officiel, qui entrera en vigueur au 1er janvier 2016. « La mise en place d’un dispositif de sanction a pour objectif d’inciter les entreprises, les collectivités territoriales et les établissements publics à réaliser leur bilan d’émission de gaz à effet de serre aux échéances prévues par la réglementation », explique le texte Les entreprises de plus de 500 salariés, les établissements publics employant plus de 250 personnes, l’État, les régions, les départements et les collectivités territoriales de plus de 50.000 habitants sont en effet tenues de réaliser un bilan d’émission de gaz à effet de serre (GES). Ces bilans doivent être accompagnés, sauf pour les collectivités territoriales, d’un plan d’action visant à réduire ces émissions. La première échéance pour la réalisation de ces bilans était fixée au 31 décembre 2012. Cependant, selon un rapport accompagnant cette ordonnance, au 30 juin 2014 « seules 52% des personnes concernées avaient satisfait à cette obligation » - 56% des entreprises, 60% des collectivités et 39% des établissements publics. Une sanction n’excédant pas 1.500 euros « serait suffisante pour augmenter de façon significative le nombre d’assujettis répondant à l’obligation », selon le texte. Ainsi désormais, en cas de manquement constaté, après avoir mis « en demeure l’auteur de ce manquement de satisfaire à son obligation dans un délai qu’il détermine », le préfet peut ordonner, en cas d’inaction à l’expiration de ce délai, le paiement de l’amende. « Le préfet peut en outre décider de rendre publique cette sanction », précise un décret publié en même temps que l’ordonnance. Les bilans devront désormais être renouvelés tous les quatre ans et non plus tous les trois ans pour les entreprises de plus de 500 salariés, afin de s’aligner sur la périodicité des audits énergétiques. Les informations recueillies pourront être exploitées par l’administration pour « vérifier la conformité vis-à-vis de l’obligation de réalisation de bilans d’émission de gaz à effet de serre et d’audit énergétique », ainsi qu’« à des fins d’études statistiques ». La loi sur la transition énergétique adoptée par la France en juillet a fixé l’objectif de diviser par deux la consommation totale d’énergie d’ici à 2050. Elle prévoit aussi de diviser par quatre les émissions de gaz à effet de serre à la même date.

 

Baisse du gaz : 0.7% pour la cuisson !

Baisse du gaz : 0.7% pour la cuisson !

 

Un énorme cadeau pour ceux qui utilisent le gaz, en effet les tarifs vont diminuer de 07 % pour la cuisson. Une diminution difficile à percevoir puisque dans le même temps la taxe intérieure sur le gaz passera de 2,64 euros à 4,34 MWh. L’évolution des tarifs réglementés du gaz obéit un savant calcul et à une sulfureuse méthodologie que les consommateurs ont bien du mal à comprendre. Certes sur un an les tarifs ont diminué de l’ordre de 10 % mais il faut bien prendre en compte que les cours du pétrole (sur lesquels s’aligne à peu près le gaz) ont perdu la moitié de leur valeur depuis mi 2014. Notons aussi la subtile distinction en concernant le gaz destiné uniquement à la cuisson et de gaz utilisé aussi pour le chauffage. Comprenne qui pourra ! De toute manière cette énergie sera bientôt aussi affectée d’une nouvelle taxe, dite  taxe carbone( comme toutes les énergies polluantes)  et cette fiscalisation masquera encore un peu plus la pseudo transparence des prix En janvier prochain, ils diminueront de 2,1% pour les foyers se chauffant au gaz, de 0,7% de ceux qui utilisent le gaz pour la cuisson, et de 1,3% pour ceux qui ont un double usage cuisson et eau chaude. Les tarifs réglementés du gaz consistent en un prix de détail, qui n’inclut pas encore les diverses taxes, mais comprend les coûts d’approvisionnement d’Engie. Ils sont révisés mensuellement. Cependant, il est important de noter que la taxe intérieure de consommation sur le gaz naturel augmentera de 2,64 euros par mégawatheure à 4,34 euros/MWh le 1er janvier. Par ailleurs, les tarifs réglementés disparaîtront complètement au 1er janvier pour les clients professionnels du gaz naturel et de l’électricité, qui devront obligatoirement souscrire une offre à prix libre. Dans le gaz, ces tarifs ont déjà été supprimés pour les plus gros consommateurs (plus de 200 MWh par an) et ils le seront le mois prochains pour 108.000 sites professionnels dont la consommation annuelle est supérieure à 30 MWh. Mais au 21 décembre, environ 33.600 d’entre eux n’avaient pas encore basculé en offre de marché, a indiqué la CRE dans un communiqué distinct.

Nouvelle usine à gaz : la prime d’activité

Nouvelle usine à gaz : la prime d’activité

Encore une nouvelle usine à gaz destinée à partir de l’année prochaine à remplacer la prime pour l’emploi et les parties activité du RSA. Cette prime est versée sous condition de ressources aux salariés modestes. Mais les conditions d’allocation sont tellement complexes que Marisol Touraine a décidé de mettre à disposition des éventuels bénéficiaires un simulateur à fin de calculer cette prime. Une prime qui sera gérée par la caisse d’allocations familiales et la Mutualité sociale agricole notamment. Un dispositif complexe qui succède à d’autres dispositifs tout aussi complexes. La  preuve, c’est qu’au ministère on pense que seulement la moitié des ménages la réclameront. Il aurait sans doute été plus simple soit d’exonérer d’autant certaines charges sociales sur le salaire soit encore de procéder à une augmentation forfaitaire des allocations familiales pour les bas salaires. La prime d’activité était l’une des mesures majeures de la loi sur le dialogue social votée en juillet. A partir de ce mardi, un simulateur permet aux bénéficiaires potentiels de vérifier s’ils peuvent prétendre à ce nouveau dispositif d’aide aux salariés à revenus modestes entrant en vigueur au 1er janvier 2016. Disponible sur les sites www.caf.fr et www.msa.fr (Mutualité sociale agricole), ce simulateur donne également la possibilité de calculer le montant de ce complément de revenu versé chaque mois, à partir du 5 février 2016. Dans le même temps, deux décrets d’application ont été publiés mardi 22 décembre au Journal officiel précisant les règles d’éligibilité et de calcul, mais aussi la gestion de la Prime d’activité ainsi que son contrôle. Destinée, souligne le ministère des Affaires sociales, à « donner plus de pouvoir d’achat aux travailleurs modestes« , cette prime remplace la prime pour l’emploi (PPE) et la partie « activité » du revenu de solidarité active (RSA). Elle est versée sous conditions de ressources, aux travailleurs modestes (moins de 1.500 euros nets par mois pour un célibataire) d’au moins 18 ans. Dans le détail, le ministère indique, par exemple, qu’un célibataire sans enfant dont le salaire mensuel est de 1.300 euros nets par mois, sans autres ressources, percevra une Prime d’activité de 97 euros par mois. Un couple avec deux enfants dont les revenus mensuels sont au Smic (1.135 euros nets par mois) percevra une prime d’environ 243 euros par mois. Contrairement au RSA activité, les jeunes actifs de 18 à 25 ans y auront droit dans les mêmes conditions que les autres actifs. Étudiants et apprentis seront également éligibles s’ils justifient, dans le trimestre concerné, de revenus d’activité suffisants (au moins égal à 893,25 euros/mois). Pour en bénéficier, il suffira d’effectuer une demande sur les sites www.caf.fr et www.msa.fr à partir du 6 janvier. Aucun formulaire papier, aucun justificatif ne sera nécessaire. En outre, les caisses d’allocations familiales ont prévu un accompagnement pour ceux qui ne peuvent se connecter à internet. Quelque 4 millions de foyers, soit 5,6 millions de personnes, pourront en bénéficier, dont un million de jeunes, précise le ministère. Pour 2016, le gouvernement a prévu que la moitié des ménages éligibles demanderait cette prime et programmé une enveloppe de 3,95 milliards d’euros, précise-t-on au ministère. Elle sera versée par la Mutualité sociale agricole (MSA) et les Caisses d’allocations familiales (CAF). Ce taux de recours de 50% serait cependant supérieur à celui du RSA « activité ». Les actuels bénéficiaires du RSA qui travaillent bénéficieront automatiquement de la Prime d’activité.

Popularité « Hollande, au niveau du gaz de schiste »(Sarkozy)

Popularité « Hollande, au niveau du gaz de schiste »(Sarkozy)

Pour Sarkozy c’est un bon mot sans doute, un peu facile mais qui correspond bien à la réalité politique de Hollande « Ne vous préoccupez pas trop de François Hollande. C’est fini. Pas une personne ne peut penser qu’ils (les socialistes au pouvoir, ndlr) sont rattrapables. (André) Santini (élu UDI des Hauts-de-Seine) disaient qu’ils avaient tellement chuté qu’ils allaient trouver du pétrole. François Hollande, lui, est au niveau du gaz de schiste », a ironisé Nicolas Sarkozy.  »L’alternance ne repose que sur nos épaules », a-t-il insisté, rendant hommage à Valérie Pécresse, candidate de la droite et du centre à la présidence de l’Ile-de-France. « Elle m’épate dans sa façon de faire campagne. » Il a de nouveau critiqué Marine Le Pen, présidente du FN, en affirmant qu’ »elle s’est aperçue il y a un mois que son père était infréquentable. Nous, ça fait 30 ans qu’on le sait ». « Il faut éviter (lors des régionales de décembre) le drame de l’élection d’un représentant du FN avec lequel nous n’avons rien à voir », a-t-il insisté.  »Vous êtes les bienvenus chez Les Républicains si vous aimez la France, vous croyez en la France, si vous parlez français, vous aimez la culture française, le mode de vie français. Vous êtes les bienvenus quelle que soit votre couleur de peau, votre origine, votre religion, votre vote lors des dernières élections », a également affirmé l’ancien chef de l’Etat. Il faisait allusion, sans citer son nom, à Nadine Morano, à l’origine d’une polémique en raison de ses propos sur la France, « pays de race blanche ».  »Nous aurons un projet fort qui jamais ne débordera les lignes des Républicains », a-t-il promis.

 

 

Lien:

  • site poèmes-chansons-théâtre de l’auteur

 

Gaz à effet de serre : des plan très insuffisants

Gaz à effet de serre : des  plan très  insuffisants

Selon le Climate Action Tracker (CAT) mis en place par quatre groupes de recherche européens (Climate Analytics, Ecofys, NewClimate Institute et Potsdam Institute for Climate Impact Research), les plans qui doivent  êter adoptés  dans le cadre de Cop 21 , s’ils sont mis en oeuvre, limiteront la hausse des températures à 2,7 degrés Celsius au-dessus des températures de l’époque antérieure à la révolution industrielle à l’horizon 2100, contre une hausse de 3,1°C estimée en décembre dernier. Mais ce chiffre est donc clairement au-dessus d’une hausse de 2°C que les gouvernements ont acceptés comme seuil au-delà duquel la Terre se trouverait confrontée à diverses catastrophes (sécheresses, inondations et hausse du niveau des mers, etc). « Nous sommes sous les trois degrés pour la première fois », a commenté Bill Hare de Climate Analytics, qui fait partie du CAT. « Nous sommes loin de là où nous devons être, mais c’est un signe que le processus peut marcher. » Il précise que la principale contribution provient du plan présenté en juin par Pékin, qui prévoit un pic de ses émissions liées au gaz carbonique, au pétrole et au gaz naturel aux alentours de 2030. Selon Frank Melum, de Thomson Reuters Point Carbon, tous les émetteurs comptant pour plus d’un pour cent du total des émissions se sont conformés à la date limite du 1er octobre, à l’exception de l’Inde, de l’Iran et de l’Arabie saoudite.

La taxe sur l’électricité étendue au gaz et au carburant

La taxe sur l’électricité étendue au gaz et au carburant

 

 

La réserve sémantique des fiscalistes est insondable. Ils pourront donc trouver un nouveau nom à la taxe nouvelle qui pèsera sur le gaz et le carburant. La taxe intitulée contribution au service public de l’électricité devrait donc changer de nom et être applicable au gaz et aux carburants. L’objectif affiché serait de faire diminuer le prix de l’électricité ; cependant le produit global de ce nouveau prélèvement sera vraisemblablement supérieur à l’ancienne taxe. Pour habiller l’augmentation de cette fiscalité on utilisera le prétexte des rejets de carbone. Une sorte de coup de peinture verte pour légitimer la création d’un nouvel impôt. Citant des sources proches du ministère de l’Ecologie, le journal indique que cette taxe, (contribution au service public de l’électricité, CSPE) prélevée auprès des consommateurs, « pourrait être réformée à la rentrée lors du projet de loi de finances pour 2016″.  »L’objectif est d’élargir son champ aux énergies carbonées, c’est-à-dire le gaz et les carburants, alors que seule l’électricité est mise à contribution aujourd’hui », écrit le JDD.

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