Archive pour le Tag 'gauche'

Plan logement Macron : un coup à gauche

Plan logement Macron : un coup à gauche

 

Peut être pour équilibrer le coté assez libéral de sa réforme du code du travail, Macron donne un à gauche en  évoquant quelques perspectives de sa politique logement. Il souhaite porter à 40 000 par an dès 2018 la construction de logements neufs dans le parc que social. Un objectif possible à atteindre mais qui devra être soutenu par l’État compte tenu des capacités de financement  des bailleurs sociaux. Des bailleurs qui doivent à la fois promouvoir la construction de logements neufs mais aussi mettre aux normes notamment d’isolation thermique une  grande partie du parc actuel. Ce développement de parc social constitue sans doute l’outil le plus efficace pour faire baisser les loyers. 7O % des français remplissent les conditions pour accéder aux logements sociaux mais les demandes ne sont satisfaites qu’à hauteur de 20 %. Du coup ce déséquilibre offre demande pousse les loyers du privé à la hausse. Macron veut donc veut accroître la construction de logements neufs dans le parc social en portant à 40 000 par an, dès 2018 et « sur tout le quinquennat », la construction de logements « très sociaux ». Il a aussi souhaité « faire tourner davantage le parc social en faisant entrer beaucoup plus de monde et activer un politique de baisses des prix » des logements sociaux. Troisième volet, Emmanuel Macron veut « libérer » la construction dans le parc libre grâce à « une réduction des exigences des normes environnementales et sociales » pour obtenir « une production massive » de logements neufs en quelques années. « Notre pays en construit trop peu, car notre système est bloqué par la surréglementation », a-t-il estimé. Il faut « diminuer cette réglementation pour la rendre plus pragmatique, y compris sur des normes qui relèvent de très bons sentiments, quelquefois environnementales et sociales ». « Il y aura énormément de (gens) qui s’élèveront contre ça, tous ceux qui ont dit (que) ces normes (sont) sur tout le territoire pour tout le monde »: « On me dira que je ne respecte pas l’environnement, ou parfois le handicap, parfois ceci ou cela. Mais il faut du pragmatisme », car « c’est essentiel pour résoudre le problème du logement », a-t-il estimé. Par ailleurs Macron a détaillé un nouveau dispositif de prise en charge des plus défavorisés, baptisé Logement d’abord, Il s’agit de remplacer les logements d’urgence et les nuitées d’hôtel par des solutions de logements plus pérennes. Ainsi, 50 000 places supplémentaires pérennes doivent être créées, dont 10 000 dans des pensions de famille et 40 000 dans le parc locatif. Elles doivent remplacer des nuitées d’hôtel, qu’il juge inadaptées et « très coûteuses ». Ce volet fera l’objet d’une « mise en œuvre accélérée dans 15 territoires volontaires a expliqué le président.

 

Les Républicains : comme à gauche l’éclatement

Les Républicains : comme à gauche l’éclatement

Deux lignes s’affrontent toujours chez les républicains, d’un côté les historiques,  de l’autre les modernistes qui se veulent constructifs. En gros les proches de Juppé d’un côté et ceux de Sarkozy de l’autre, les libéraux contre les nationalistes. Deux courants à peu près en désaccord sur tout, le rôle de l’État, l’Europe,  les valeurs sociétales. Voire  même sur les alliances internationales. Xavier Bertrand, patron des républicains du Nord,  a même déclaré qu’il n’avait plus rien à faire ensemble. Pas étonnant la droite n’a même pas été qualifiée pour le second tour des présidentielles ;  les sarkozyste ont fusillé par deux fois la candidature de Juppé pourtant presque assuré de la victoire. Le premier acte de démolition de Juppé s’est produit lors de la primaire ensuite lorsqu’après les affaires la question s’est posée de remplacer Fillon, ce à quoi  Sarkozy s’est opposé. Au-delà des querelles de personnes ce sont surtout de visions différentes  qui s’‘opoposent, deux lignes,  deux pratique.  Les Républicains ne se sont  donc jamais remis de leur cinglante défaite à l’élection présidentielle. Le groupe des Républicains « canal historique » d’un côté rejettent toute entente avec le projet d’Emmanuel Macron, les « Constructifs » de l’autre qui se veulent avant tout Macron-compatible.  »Ce sont des traîtres. Ils vont se vendre à Emmanuel Macron après l’avoir pourtant combattu lors des législatives », souffle, amer, un cadre du parti.  »Ils se disent gaullistes mais ils oublient parfois qu’on fait tout ça pour le pays », répliquait vendredi dans le Figaro Thierry Solère, le chef de file des « Constructifs ». Une position qui vaut aujourd’hui à l’organisateur de la primaire de la droite d’être tout bonnement menacé d’exclusion du parti. Deux droites déjà irréconciliables?  »La famille politique est complètement déchirée. Vous vous rendez compte qu’il y a eu des tensions dans nos rangs simplement pour obtenir le rôle de questeur à l’Assemblée nationale. C’est lamentable », regrette un ancien député LR en référence à l’élection de ce poste parlementaire très convoité et censé revenir à l’opposition. Après une longue nuit de débats mercredi au Palais Bourbon, c’est  finalement le « constructif » Thierry Solère qui l’a emporté grâce à l’appui des députés macronistes contre Eric Ciotti. Assez pour mettre le feu aux poudres dans les rangs du parti. « Ce qui est en train de se passer était écrit à l’avance », regrette un ancien parlementaire de droite. Le Congrès pour élire le nouveau chef de la droite est prévu pour l’automne mais aucune candidature ne fait vraiment l’unanimité Laurent Wauquiez par exemple paraît trop marquée à droite et Valérie Pécresse semble manquer d’épaisseur. Xavier Bertrand se tient sans doute à l’affût et finalement on pourrait se rabattre sur François Baroin par ailleurs largement soutenu dans l’opinion et qui a surtout réussi l’exploit de ne pas se mêler aux querelles internes

La gauche « constructive » pas encore constituée

La gauche « constructive » pas encore constituée

Une réunion destinée à mettre sur pied un groupe de centre gauche à l’assemblée, autour notamment de la présidente du PRG Sylvia Pinel et du député DVG Olivier Falorni, s’est achevée lundi soir sans que les participants ne soient parvenus à un accord, a-t-on appris auprès de plusieurs participants. La réunion a rassemblé plus de quinze députés -le nombre nécessaire pour former un groupe-, selon ces sources. Parmi eux, des représentants du Parti radical de gauche (mais pas du Parti radical valoisien), des députés DVG comme Jérôme Lambert, des députés écologistes comme François-Michel Lambert, des ultramarins, des nationalistes corses, le député PS François Pupponi et même l’ancien candidat à la présidentielle Jean Lassale (DVD). Manuel Valls, qui avait participé jeudi dernier à une première réunion au siège du PRG, n’était pas présent, selon ces sources. Selon un participant, seuls 12 députés se sont engagés pour l’instant à travailler ensemble. Une poignée d’autres (notamment les trois nationalistes corses et un député polynésien) pourraient se décider mardi, a précisé ce député, pour qui il y a « 75% de chances » que le groupe voie le jour. Un autre n’a pas caché la difficulté de la tâche: « Toute la question c’est est-ce qu’on peut donner ce complément de pilier à la majorité présidentielle sans être simplement un groupe technique. Il ne faut pas amalgamer n’importe qui n’importe comment », a-t-il dit.

Nouveau gouvernement : l’économie à droite, la poésie à gauche

Nouveau gouvernement : l’économie à droite, la poésie à gauche

 

Une vision évidemment un peu caricaturale de la composition du gouvernement. Force cependant est de constater que les trois principaux postes stratégiques à savoir le Premier ministre,  le ministre de l’économie et le ministre du budget  viennent de la droite et qu’ils auront en charge le redressement économique notamment la croissance et la gestion des finances. Le centre et la gauche, se déploient sur des ministères davantage sociétaux. D’une certaine manière c’est une garantie de sérieux, mieux vaut en effet confier sa bourse à des experts certes un peu tristounets comme Lemaire qu’à de brillants verbeux de la gauche comme Sapin (l’inventeur de l’inversion de la courbe du chômage !).  Edouard Philippe, ancien rocardien est un proche d’Alain Juppé, Gérald Darmanin, jeune maire de Tourcoing (34 ans) a lui été porte-parole de Nicolas Sarkozy de septembre 2014 à 2015. Il est surtout un proche de Xavier Bertrand, Il est considéré il était considéré comme la valeur montante à droite. Gérald Darmanin est lui issu d’un milieu populaire. Sa mère est femme de ménage, son père exploite un bar. Néanmoins en août 2015, il parlait aussi d’Emmanuel Macron comme  »d’un garçon intelligent qui a compris ce qu’était le problème du pays, c’est-à-dire un Code du travail rigide, une fiscalité trop importante. Et il veut libéraliser l’économie. On ne peut être que d’accord avec ça ».

Sondage : France insoumise mieux représentative de la gauche

Sondage : France insoumise mieux représentative de la gauche  

Selon un sondage Odoxa pour franceinfo, 35% des personnes interrogées placent La France insoumise devant le Parti socialiste (14%) et le mouvement En Marche d’Emmanuel Macron (11%). Quant à Europe-Écologie-Les-Verts, le parti arrive loin derrière (2%) tout comme les formations d’extrême-gauche (1% pour Lutte ouvrière et le Nouveau Parti anticapitaliste). « Logiquement, Jean-Luc Mélenchon domine aussi le palmarès des personnalités qui incarnent le mieux la gauche », note le président d’Odoxa, Gaël Sliman. 45% des Français le préfèrent à Benoît Hamon (14%), Emmanuel Macron (13%), Manuel Valls (12%) ou encore… François Hollande, qui ne récolte que 8%. Cependant Jean-Luc Mélenchon est « déjà en train d’abîmer le socle sur lequel il pourrait ériger sa statue », avertit Gaël Sliman. Entre jeudi 20 avril et lundi 24 avril, c’est-à-dire avant et après le premier tour, il a perdu trois points auprès des Français, six auprès des sympathisants de gauche, et 17 auprès des sympathisants du PS. Jean-Luc Mélenchon paie lourdement son attitude du soir du premier tour où il a sans doute donné aux Français et aux sympathisants de gauche l’image d’un mauvais perdant. Surtout, il a choqué le peuple de gauche en refusant d’appeler clairement à voter contre Marine Le Pen.

*Enquête réalisée en ligne, les 26 et 27 avril 2017, auprès d’un échantillon de 1 003 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Détails par proximité partisane : 231 sympathisants de gauche, 73 sympathisants En Marche !, 166 sympathisants de droite hors FN et 192 du FN.

 

Le clivage droite-gauche est dépassé pour 66% des Français

Le clivage droite-gauche est dépassé pour 66% des Français

 

Selon un sondage Viavoice pour Libération le clivage gauche droite est dépassé. Une manière sans doute de condamner les politiques qui ont été menées au cours des 30 dernières années alternativement par les partis soit de la gauche, soit de la droite. Pas sûr cependant que cette condamnation soit fondée sur les mêmes motifs. En nouveau en effet un nouveau clivage pourrait apparaître entre patriotes ouverts au monde et nationaliste partisan du repli économique mais aussi identitaire. Autrement dit entre progressistes et réactionnaires. En cause sans doute le niveau culturel des intéressés mais aussi le niveau d’intégration dans la modernité et de développement économique. Selon cette enquête,  45% se déclarent  proches des idées « progressistes », et 50% proches des idées « pro-européennes », deux valeurs essentielles dans le positionnement d’Emmanuel Macron tout au long de cette campagne. Pour 66%, le clivage gauche-droite n’est plus pertinent et doit être dépassé, un sentiment partagé par 83% des électeurs d’Emmanuel Macron, et 70% des électeurs de Marine Le Pen. Les valeurs patriotiques (52%) sont aussi fortes dans l’électorat, à l’inverse des idées « nationalistes » (28%). Marine Le Pen voit dans le scrutin une opposition des « patriotes » contre les « mondialistes » et Emmanuel Macron une opposition des « patriotes » contre les « nationalistes » représentés selon lui par la candidate du FN. Si beaucoup parient aujourd’hui sur une large victoire du leader d’En Marche !, seuls 55% des Français estiment que le second tour « est joué d’avance ».

Macron : trop à gauche ou trop à droite ?

Macron : trop à gauche ou trop à droite ?

 

De toute évidence, les experts politiques et les éditorialistes sont très désorientés par la candidature de Macon qualifiée par les uns de trop à gauche, par les autres de trop à droite.  il est clair que Macon désarçonne beaucoup de spécialistes habitués à utiliser la grille de lecture conventionnelle de la politique française. En  gros il y aurait ceux qui privilégient  la politique de l’offre et la compétitivité (à droite) et ceux qui font de la redistribution sans s’occuper de la richesse nationale (la gauche). Un clivage aujourd’hui obsolète puisque cette redistribution de nature étatiste est préconisée aussi bien par le candidat du parti socialiste, le frondeur Benoît Hamont, que par Mélenchon ou Marine Le Pen. Macon, lui, veut  dépasser les vieux clivages en se référant certes au libéralisme économique mais sans renoncer à une régulation qui permet une juste redistribution de la richesse nationale. Il s’efforce de concilier la vertu budgétaire, garante de la crédibilité de la France en Europe, et mesures de soutien à l’emploi et la croissance, tout en affichant des objectifs moins spectaculaires que les autres candidats. La réduction de trois points de la part des dépenses publiques dans le PIB, qu’il vise en 2022, soit un effort de 60 milliards d’euros, est loin des 100 milliards d’économie promis par le candidat de la droite, François Fillon. Quant aux 50 milliards d’investissement public promis sur le quinquennat pour moderniser l’économie et l’Etat ou former les Français éloignés de l’emploi, ils n’ont rien à voir avec les dépenses envisagées, à gauche, par le socialiste Benoît Hamon pour financer son revenu universel, ou par Jean-Luc Mélenchon. Il affiche la même prudence en matière de prévisions macro-économiques et fonde son projet sur des hypothèses de croissance oscillant entre 1,4% en 2018 et 1,8% en 2022. Comme François Hollande, dont il a été conseiller, puis ministre, il s’efforce également de concilier compétitivité des entreprises et pouvoir d’achat des ménages, par un mélange de baisses de charges et de réductions d’impôt. Il prolonge ainsi la logique du crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE), qu’il promet de transformer en baisse de charges pérenne, mais aussi de la loi travail, en renforçant le rôle du dialogue social dans les entreprise et les branches ou en plafonnant les indemnités prud’homales pour licenciement abusif. Mais s’il refuse de promettre du sang et des larmes (pas de hausse de TVA, ni d’économies sur les retraites ou la politique familiale, ni de modification des paramètres d’indemnisation du chômage), il s’abstient également d’annoncer des lendemains qui chantent dès les premiers mois de son quinquennat. Il précise ainsi qu’il n’y aura « ni cadeau ni rigueur supplémentaire » cet été, s’il est élu, la mise en oeuvre du plan d’investissement public et de l’exonération de taxe d’habitation étant renvoyée à 2018 pour ne pas aggraver le déficit public. « Le sérieux, ce n’est ni la purge ni les cadeaux (…) Ce n’est pas non plus le côté illusionniste du projet porté, par exemple, par Benoît Hamon », a-t-il dit à la presse. Une analyse que n’est pas loin de partager l’économiste Emmanuel Jessua, directeur des études de l’institut COE-Rexecode pourtant réputé proche du patronat et libéral. »Dans l’ensemble, ses propositions consistent à approfondir et accélérer la politique de l’offre qui a été amorcée sous le quinquennat actuel », a-t-il déclaré à Reuters. « Même s’il y a beaucoup de zones d’ombres à lever, il propose des réformes qui répondent à certains grands défis de l’économie française, tout en évitant un ajustement trop brutal sur la dépense publique », a-t-il ajouté. Dans l’entourage de l’ancien ministre de l’Economie, on admet une « proximité d’inspiration » entre certains pans de son projet et les positions défendues par le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger. « C’est un interlocuteur de Jean Pisani-Ferry et d’Emmanuel Macron », précise-t-on de même source.

Primaire gauche : Hamon, le vainqueur de l’illusion

Primaire gauche : Hamon, le vainqueur de l’illusion

Attitude sado masochiste ou syndrome de Stockholm le parti socialiste a choisi d’aimer la défaite. Au mieux, le vainqueur de la primaire de la gauche peut espérer finir quatrième, au pire cinquième derrière Mélenchon qui comme Hamon promet aussi la lune. De ce point de vue il est intéressant de revenir sur les cinq ou six propositions démagogiques et irresponsables qui ont permis à Amon de triompher il y a d’abord d’abord ce fameux revenu universel qui permet d’assurer un revenu de 600 à1 000 € par mois selon les hypothèses et dans le coût est  de 400 à 700 milliards par an. Il y a aussi ce pronostic et presque cette promesse de la fin du travail qui induit une perspective de civilisation du loisir. Pour ne pas effrayer le contribuable qui évidemment aurait à financer la débauche de promesses, Hamon a trouvé la fameuse martingale fiscale : ce sont les robots qui paieront. Une mesure particulièrement démagogique qui permet de faire l’impasse sur la hausse démentielle des prélèvements obligatoires comme si les robots n’étaient pas encore davantage délocalisables que le travail humain. Bien conscient de la démagogie de ces propositions France Benoît Hamon a déclaré que tout cela n’était pas pour demain,  ni même après-demain mais que l’objectif était de nourrir « un imaginaire puissant. Belle formule littéraire pour qualifier des propos de coiffeur. Du coup pour l’immédiat, Benoît Hamon a promis de nombreuses augmentations notamment de tous les minima sociaux, du SMIC aussi. Il a aussi annoncé des baisses d’impôts. Bref de quoi séduire la gauche de la gauche altermondialiste, crypto communiste et étatiste. Tout cela évidemment en s’affranchissant de toute contrainte des réalités financières et en s’asseyant sur le concept de compétitivité. Avec de telles propositions le parti socialiste prépare un avenir pour rester au moins 20 ans dans l’opposition. De quoi lui donner le temps de comprendre la complexité et l’interaction des facteurs systémiques dans les champs économiques, technologiques, sociaux, environnementaux et sociétaux.  Le triomphe de Benoît Hamon aura un goût amer quand le parti socialiste aura perdu dès 2017 les trois quarts des députés. De nombreux de pays voisins s’inquiètent  à juste titre du niveau du débat politique en France et de ses conséquences. En effet malheureusement Hamon n’est pas le seul marchand d’illusions il y en a aussi et même de plus puissants que lui a l’extrême gauche et à l’extrême droite. En cause sans doute le manque général de connaissance économique des Français.   Pas étonnant, les Français peuvent gober n’importe quelle orientation démagogique. Dernier avatar : le revenu universel. En cause l’incompétence des Français en matière de finances aussi bien en gestion des dépenses personnelles, crédit, épargne notamment trois critère pur juger la culture financière ; résultat de l’étude Allianz en Europe : les Français sont bons derniers.  Dans le détail, seuls 48% des Français ont répondu correctement aux questions liées aux mécanismes basiques de la finance (inflation, taux d’intérêt), et 9% seulement ont été en mesure d’identifier les bonnes réponses lorsqu’ils ont été interrogés sur les concepts relatifs aux risques financiers. Si le risque de longévité lié à l’allongement de l’espérance de vie pose moins de problèmes (62% des personnes sondées ont su choisir le produit financier qui les protège le mieux face à ce risque), les notions de « relation risque/rendement », de « diversification du risque » ou encore de « risque de liquidité » sont bien moins maîtrisées. Ainsi, 6% des participants ont su répondre correctement aux trois scénarios inspirés de la vie réelle tandis qu’un quart d’entre eux n’ont pas été en mesure de donner une bonne réponse en choisissant le bon produit financier. Ces résultats ne sont finalement pas si surprenants. D’après un sondage IFOP réalisé pour le compte du ministère de l’Économie et des Finances en septembre 2016, 85% des Français n’avaient jamais bénéficié d’enseignements d’éducation budgétaire et financière. 43% d’entre eux ont pourtant déjà ressenti au cours de leur vie le besoin de recevoir ce type d’enseignements et 78% souhaitent que l’éducation financière soit enseignée à l’école. Si la France fait figure de mauvaise élève, derrière le Portugal et l’Italie, en matière de culture financière, ce sont les Autrichiens, les Allemands et les Suisses qui s’en sortent le mieux. Prendre des décisions avisées dans ce domaine.

Sondage Primaire gauche : Hamon vainqueur d’un débat soporifique

Sondage Primaire gauche : Hamon vainqueur d’un débat soporifique
Dans un débat à mi-chemin entre le salon de thé des bobos de gauche et le café du commerce, il paraît assez logique que Benoît Amon apparaisse vainqueur. Les protagonistes se sont en effet limité à des généralités dans tous les domaines accumulant poncifs, banalités aussi approximations. Avec parfois des propos particulièrement surréalistes comme le « futur désirable » ou la « promotion d’un imaginaire collectif puissant », sûrement des formules de spécialistes de la com.  qui vendraient des baskets à un   cul-de-jatte.  Pas étonnant,  les intéressés sont des apparatchiks qui n’ont qu’une connaissance assez évasive des réalités économiques, sociales voir sociétales. Par ailleurs ce ne sont pas des intellos susceptibles de théoriser avec un peu de pertinence les problématiques des enjeux complexes actuels. Selon une étude de l’institut Elabe, relayée par BFMTV quelques minutes après la fin du débat téléviséHamon a ainsi été jugé le plus convaincant de  la rencontre, avec 60 % de téléspectateurs acquis à sa cause contre 37 % en faveur de Manuel Valls. Et sur les sympathisants de gauche, ce chiffre prend un point supplémentaire du côté de Benoît Hamon.  Dans le détail, les téléspectateurs ont trouvé le député plus agile sur la question du travail, avec un score de 54 % contre 45 % pour Manuel Valls. Idem sur la question de la laïcité, même si l’écart est plus resserré, 50 % à 48 %. En amont du débat, l’ancien Premier ministre avait pourtant attaqué à plusieurs reprises son rival, l’accusant d’adopter une position « ambiguë » sur la question, alors que lui défend une laïcité protectrice. Manuel Valls remporte  toutefois l’adhésion des téléspectateurs sur la question de la sécurité avec 59 %contre 39 % pour Benoît  Hamon.

Primaire gauche : le choix entre un apparatchik et un apparatchik

Primaire gauche : le choix entre un apparatchik et un apparatchik

 

Pour nombre d’observateurs politiques il n’y a pas grand-chose de commun entre Benoît à mon et Manuel Valls. Il y a pourtant un point commun essentiel : ce sont tous les deux des apparatchiks. C’est-à-dire des oligarques entrés  vers 20 ans en politique comme on entre en religion et qui œuvrent  depuis une trentaine d’années au sein des structures socialisantes. Pas vraiment des perdreaux de l’année pour opérer le renouvellement qu’ils proposent. Bref, des pros de la politique qui n’ont jamais mis les pieds dans le système productif ou dans une entreprise, ce qui ne les empêche pas de parler à tort et à travers des grandes mutations qui s’y opèrent et de la misère des travailleurs. On pourrait objecter que nombre d’intellectuels n’ont pas non plus mis les pieds dans le monde réel du travail et pourtant ils  théorisent sur les restructurations en cours non seulement sur le terrain économique mais aussi social et sociétal. Une différence de taille toutefois Benoît Hamon et Manuel Valls sont loin d’être des intellectuels. Pour deux raisons,  d’abord ils sont peu diplômés puisqu’il dispose seulement d’une vague licence d’histoire. Deuxièmement parce que leur tempérament ne les incite pas au travail de réflexion et de théorisation. En fait ils récitent, l’un comme l’autre, le latin de leur paroisse politique sans savoir d’ailleurs de quoi il parle. Hamon,  lui,  va au plus court ; ne comprenant pas les évolutions structurelles et scientifiques liées au numérique il en déduit que le travail est condamné. Comme il faut bien vivre, on va taxer les robots pour assurer un revenu universel, un raccourci caricatural de paresseux. Manuel Valls, lui, est plus pertinent sur certaines orientations mais reste approximatif. Il a surtout le défaut de confondre démocratie et autoritarisme. De confondre chef de guerre avec responsable de gouvernement. Bref tout le contraire de Rocard auquel il se réfère pourtant. Idéologiquement il est encore plus perdu que Benoît Hamon .témoins,  les contradictions entre sa campagne électorale et sa ligne politique comme Premier ministre. Manuel Valls slalome selon les circonstances entre un positionnement socialiste obsolète, une posture sociale démocrate et une attitude totalement libérale. Le slalom politique vaut aussi pour Hamon qui a commencé comme rocardien avant de devenir gauchiste (une évolution qui avait réussi à Mitterrand).  Pour les deux apparatchiks,  il s’agit surtout de continuer à exister politiquement. Ces professionnels de la politique en vivent depuis une trentaine d’années, on ne peut guère espérer de convictions autres que la conquête du pouvoir pour perpétuer leur situation.

Primaire gauche-Hollande : entre égocentrisme et mépris

Primaire gauche-Hollande : entre égocentrisme et mépris

 

On ne peut qu’être surpris de l’attitude de François Hollande qui a snobé la primaire de la gauche ou plus exactement du parti socialiste. Un parti socialiste dont il a été secrétaire pendant 12 ans et qui lui a permis grâce notamment aux primaires d’accéder à la magistrature suprême. Certes on sait pourquoi François Hollande a renoncé. En raison de ses échecs aussi au fait que Valls l’a poussé dehors. Il y a cependant de quoi être étonné de la part celui qui a vécu de la politique toute sa vie grâce au parti socialiste, qui en a même été le chef pendant longtemps et qui  décide d’ignorer la primaire en cours. Une attitude qui témoigne bien de la psychologie de nombre de responsables socialistes qui considèrent le parti comme un outil pour la promotion politique personnelle. Cela rend comte de la personnalité  de l’intéressé dans l’égocentrisme domine  tout autre caractère. Rappelons-nous par exemple comment il avait congédié Trierweiller (pas un cadeau il est vrai),  par tweet ! Un comportement égocentrique qui met son propre personnage bien au-dessus de toute considération d’intérêt général. Un véritable mépris pour son ancien parti dont il est pourtant aussi responsable du déclin. Hollande ne veut pas se prononcer ni pour le frondeur Hamon qui a pourri sa majorité parlementaire, ni pour Valls qui lui a imposé son renoncement. À la limite, on pourrait sinon admettre au moins comprendre l’attitude de François Hollande. Encore faudrait-il qu’il s’explique sur les raisons de son nom choix. Il aura sans doute l’occasion de s’exprimer mais il n’aura jamais l’humilité et la lucidité de mettre en cause sa propre responsabilité dans le délitement du parti socialiste auquel pourtant il doit tout.

Primaire à gauche : un boulevard pour Macron

 primaire à gauche : un boulevard pour Macron  

 

 

Avec la probable victoire Benoit Hamon à la primaire de la gauche,  c’est un véritable boulevard qui s’ouvre pour Macron. Le positionnement à l’extrême gauche de Benoit Hamon lui permettra d’ouvrir largement son spectre politique des sociaux démocrates, en passant par le centre et le centre droit (en gros des partisans de Valls et Peillon en passant par ceux du modem, et même de l’UDI). Surtout en attirant ceux qui ne veulent plus de ce clivage gauche-droite obsolète qua.  Mais à condition que limage de Macron ne soit pas entamée par le ralliement tardif de nombreux crocodiles socialiste ou du centre. L’homme qui se veut hors système, ni de droite, ni de gauche pourrait alors être paralysé par ces professionnels de la politique.  Le déroulement de cette consultation « renforce une polarisation de la gauche à l’extérieur du Parti socialiste » entre ces deux outsiders, estime le politologue Jérôme Sainte-Marie, président de la société de conseil PollingVox. Jean-Luc Mélenchon ne dit pas autre chose dans un billet publié lundi sur internet : « D’ici quelques jours, l’hémorragie vers Macron va s’amplifier. D’autres viendront vers nous. Ce n’est pas du débauchage, c’est de la clarification », écrit-il. Pour Jérôme Sainte-Marie, analyste politique cet afflux peut cependant se transformer en « victoire à la Pyrrhus » pour Emmanuel Macron en en faisant de facto le candidat de la gauche. « Il sera la voiture-balai de tous les hiérarques socialistes et sera rattrapé par le vieux monde politique », explique cet analyste. « Ça risque d’abîmer son image et surtout de bloquer d’éventuels ralliements et votes de droite en sa faveur. » Un risque dont semble conscients l’ancien ministre de l’Economie. Il a ainsi pris les devants et fixé, dès avant le premier tour de la primaire, les règles qui présideront à la désignation de ses candidats aux élections législatives. Il a également averti qu’il ne conclurait aucun accord d’appareil pour constituer sa majorité. Benoît Hamon est crédité à ce stade dans les sondages sur les intentions de vote de moins de voix au premier tour de la présidentielle que Manuel Valls (7% à 8% contre 9% à 10%). A priori autant de suffrages gagnés pour Emmanuel Macron, qui peut espérer rallier l’essentiel des électeurs potentiels de l’ancien Premier ministre, le 23 avril. « Si Hamon l’emporte, il y aura une grande déperdition vers Macron. Ce sera un big-bang », admet un ministre. La primaire de la gauche pose d’autres problèmes à Jean-Luc Mélenchon. Si elle est remportée par Benoît Hamon, c’est un rival sur une ligne proche de la sienne mais plus jeune qui entrera en lice. « Pour Mélenchon s’est plus embêtant », souligne Jérôme Sainte-Marie. « Beaucoup de gens peuvent se dire qu’ils peuvent avoir le même programme avec Hamon sans les risques. «Mais Mélenchon n’exclut cependant pas une éventuelle désaffection des électeurs potentiels de Benoît Hamon s’il se maintient sous 10% d’intentions de votes : « Le vrai problème que peut avoir Hamon, c’est les gens qui vont se dire : à quoi sert le vote Hamon ? » « Cette primaire est une primaire de perdants », explique à Reuters son porte-parole, Alexis Corbière. « Logiquement, beaucoup de gens attachés au combat social et écologique se retrouveront dans la candidature de Jean-Luc Mélenchon. »

Primaire de la gauche : le PS fâché avec les chiffres

Primaire de la gauche : le PS fâché avec les chiffres

Décidément le parti socialiste et culturellement fâché avec les chiffres aussi bien en ce qui concerne sa gestion au gouvernement que lors de ses consultations internes. On sait que le parti socialiste voulait absolument atteindre un chiffre de participation comprise entre 1,5 et 2 millions afin d’afficher une certaine mobilisation. Malheureusement ces chiffres ont été annoncés un peu vite. Après un décompte précis on était loin des 2 millions. Du coup on a rajouté 350 000 votants fictifs pendant la nuit en les répartissant de façon à peu près égale en fonction des scores à chaque candidat.. La haute autorité chargée d’attester du bon fonctionnement du scrutin a dans un premier temps annoncé une participation « entre 1,5 million et 2 millions » de votants. Un chiffre à peu près conforme aux espérances du Parti socialiste mais qui tardait à se confirmer sur le site des résultats. À 10 heures lundi, le site des primaires citoyens publiait de nouveaux résultats avec 1.601.139 votants, sur 95% des bureaux de vote. Problème, les pourcentages affichés pour chaque candidat étaient exactement les mêmes, au centième près, que ceux publiés la veille malgré 350.000 votants supplémentaires. De troublants résultats qui n’ont pas manqué d’interpeller les médias mais également les électeurs. Comment les pourcentages ont-ils pu rester exactement les mêmes malgré 350.000 voix supplémentaires ? Telle est la question sur laquelle s’est penché Le Monde. Ainsi Les Décodeurs ont-ils calculé les différentiels de voix entre dimanche soir et lundi matin. Si Benoît Hamon a vu son chiffre grimper de 127.973 voix et Jean-Luc Bennahmias de 3.563 voix, le site internet révèle qu’en pourcentage, cela représente une augmentation d’environ 28%, à quelques décimales près, pour chaque candidat. Un calcul mis en place afin de ne pas modifier les résultats obtenus dans la soirée.  Contacté par Libération, Christophe Borgel a reconnu certaines erreurs et évoqués des bugs. « Il y a eu un bug, rien de plus. Et c’est un peu de ma faute. Il y avait beaucoup de pression autour du niveau de participation, j’ai demandé à ce que les résultats soient actualisés au plus vite. Et effectivement, on a appliqué au nouveau total de votants les pourcentages de la veille », a-t-il avoué évoquant des « bug sur bug ».

Primaire gauche : une mobilisation molle

Primaire gauche : une mobilisation molle

 

 

La situation est tellement grave au parti socialiste qu’on se réjouit de la mobilisation molle de la première journée des primaires. En réalité le nombre de votants aura tout juste dépassé la moitié de ce qui avait voté Hollande en 2012 est beaucoup moins que la moitié des votants de la primaire de la droite. La participation de la primaire à gauche représente 34 % de la participation de la primaire de droite. Or les sondages prévoient également que le candidat de gauche ne tiendra que de leurs deux 34 % du score du candidat de droite lors du premier tour des présidentielles, soit huit à 9 %. Un taux de participation qui est donc cohérent avec la baisse d’audience du parti socialiste. Pas le Nirvana, mais pas la descente aux enfers non plus. Avec 1.337.820 votants recensés sur 80% des bureaux de vote, le Parti socialiste soutient mal la comparaison avec les 2,6 million de votants qui s’étaient mobilisés pour élire François Hollande en 2011 reste cruelle. Pire encore, celle avec les Républicains et ses quelque 4,4 millions de sympathisants qui sont venus plébisciter François Fillon en novembre dernier. «Tout cela est normal. À l’époque, nous étions dans l’opposition, et donc en dynamique. Cette fois, c’est l’inverse. Nous sommes dans la majorité et ce sont eux qui se sont emparés de cette dynamique…», explique un candidat en privé.

Primaire gauche : Macron le vrai vainqueur

Primaire gauche : Macron le vrai vainqueur

D’après un sondage Elabe pour BFM, Benoît Hamon sortirait vainqueur du troisième débat de la primaire du PS. En réalité, il obtient à peu près le même score que Montebourg si l’on tient compte de la marge d’erreur de ce genre de statistiques qui se situent entre un et quatre %. En effet si Benoît Hamon ou Arnaud Montebourg devaient  triompher de cette primaire, cela offrirait un vrai boulevard à Emmanuel Macron. En effet, ces deux candidats socialistes sont crédités de l’ordre de 7 % des voix au premier tour des présidentielles, soit trois fois moins que Macron. Un Macron dont la dynamique devrait encore s’amplifier si les candidats les plus gauchistes devaient représenter le parti socialiste. En outre, le scénario d’un éclatement du parti socialiste deviendrait de plus en plus crédible. D’un côté il y aurait les plus altermondialistes utopistes finalement assez proches de Mélenchon et de l’autre les sociaux démocrates proches de Macron. D’un certain point de vue, le débat pour sa troisième séance aura encore tourné autour du surréaliste revenu universel. Revenu universel qui résout la question du chômage avec la disparition du travail. Benoît Hamon attaqué sur ce point par nombre de ses concurrents n’a cependant pas lâché son point de vue. Il tient sa martingale pour se faire élire même s’il convient maintenant qu’elle est irréalisable dans les 5à 10 ans voire au-delà. En effet Hamon  garde l’idée mais sa proposition se réduit maintenant à un relèvement du RSA applicable aussi aux jeunes. Benoît Hamon, été jugé le plus convaincant par 29% des téléspectateurs, devant Arnaud Montebourg (28%) et Manuel Valls (21%). Sa percée est encore plus nette auprès des sympathisants du PS, qui sont 34% à l’avoir plébiscité. Le problème c’est que les sympathisants du PS ne représentent plus grand-chose sur l’échiquier politique. De ce point de vue le troisième débat comme le second devrait faire aussi un flop chez les téléspectateurs de plus en plus persuadés que cette confrontation interne devient anecdotique en prévision des présidentielles puisqu’en tout état de cause le vainqueur arrivera en cinquième position lors du premier tour. 

Primaire à gauche: les Allemands doivent payer la dette de la France ! (Hamon)

Primaire à gauche: les Allemands doivent payer la dette de la France ! (Hamon)

Décidément Benoît Hamon est sans conteste le champion des martingales pour plaire à son camp. Ainsi après le revenu universel, la légalisation du cannabis, il propose tout simplement que les Allemands payent la date de la France. Il ne le dit pas en ces termes mais il propose de mutualiser les dettes souveraines de l’union européenne, ce qui revient exactement au même point  “La question centrale dans l’Union européenne est de savoir de quelle manière nous sommes les uns et les autres cautions mutuelles de nos dettes nationales respectives. Débat extrêmement difficile à avoir avec l’Allemagne”, a déclaré l’ex-ministre de l’Éducation nationale. Et de mélanger la dette financière et la dette environnementale. Justement une confusion totale que redoute l’Allemagne. Finalement une solution franco française qui plaît nécessairement puisqu’on propose que le fardeau de la dette (2200 milliards d’euros qui représentent 33 000 € par habitant) soit transféré pour l’essentiel sur l’Allemagne. Une telle proposition est de nature à renforcer le sentiment des Allemands sur l’irresponsabilité totale des Français et constitue aussi un risque d’éclatement de l’union européenne. La question est évidemment plus complexe que veut bien expliquer Benoît Hamon ; en outre, la priorité est sans doute de faire converger les politiques économiques et en particulier de relancer l’investissement et derrière la croissance. Ultérieurement il sera nécessaire de se mettre d’accord sur une convergence budgétaire réaliste mais respectée. Après cette intégration économique, budgétaire on pourra parler de mutualisation des nouvelles dettes mais certainement pas des anciennes. Ou alors la France revendique le statut de la Grèce. Il faudra d’autres propositions que celle de Benoît Hamon pour convaincre du sérieux et de la détermination de la France à se moderniser. Cela autrement qu’avec des martingales  illusoires.

Primaire gauche : Valls battu

Primaire gauche : Valls battu

Selon un  sondage BVA- Orange-presse régionale-Salesforce, réalisé entre les 13 et 16,  Manuel Valls serait en tête avec 34% des intentions de vote mais il perd dix points depuis le mois de novembre.   Mais Valls serait battu au second tour. Benoit Hamon recueillerait 27% des suffrages (plus du double qu’au mois de novembre), soit un point de plus que Arnaud Montebourg. Loin derrière ces trois hommes, on trouve Vincent Peillon avec 7% des suffrages. Malgré ses forts appuis au sein du PS, il ne décolle pas. Ensuite, suivent Sylvia Pinel (3%), François de Rugy (2%) et Jean-Luc Benhamias (1%). Au second tour, Benoit Hamon comme Arnaud Montebourg gagnerait la primaire avec 52% des suffrages contre 48% à Manuel Valls. Un sondage qui montre que les résultats du parti socialiste risquent d’être catastrophiques pour les présidentielles puisque Arnaud Montebourg ou Benoît Amand ne recueillerait que de 4 à 6 % lors du premier tour des présidentielles. Pas étonnant si d’ores et déjà se pose la question du ralliement à Macron qui va disposer d’un véritable boulevard face à Benoît Amand ou Arnaud Montebourg. Un ralliement incontournable au second tour comme le propose déjà Jean-Marc Ayrault ministre des affaires étrangères mais une question qui pourrait se poser dès le premier tour s’il se confirme que le candidat du parti socialiste n’obtiendrait dans les sondages que de l’ordre de 5 % et Macron entre 20 et 25 %.

Primaire gauche : « seul avec vous » (François Hollande)

Primaire gauche : « seul avec vous » (François Hollande)

Sans doute pour volontairement prendre sa distance avec la primaire de la gauche, François Hollande a décidé de ne pas regarder le débat télévisé. À la place, il s’est rendu au spectacle de Michel Drucker au théâtre des Bouffes parisiens qui s’intitulent « seul avec vous ». Un titre qui résume peut-être la situation de la gauche, celle de François Hollande et le rapport entre les deux. Ce n’est sans doute pas un hasard si Hollande a choisi le jour du débat des primaires pour se rendre à un spectacle théâtral. Depuis le début des primaires, on a observé le peu d’intérêt voir l’indifférence que manifeste le président de la république à l’égard de la compétition de ses successeurs.  François Hollande voudrait dire qu’il considère ces primaires comme anecdotiques qu’il ne s’y prendrait pas autrement. De fait, même si parfois certains débats peuvent paraître intéressants il n’en reste pas moins que l’enjeu politique est assez secondaire puisqu’il ne s’agit pas de concourir sérieusement pour une qualification au second tour des présidentielles mais de préparer le futur congrès du parti socialiste. En outre, on voit mal pour qui pourrait se prononcer François Hollande. Sans doute pas pour le gauchiste Benoît Hamon  et Arnaud Montebourg qui ont tellement critiqué le chef de l’État. Pas davantage pour Manuel Valls qui a imposé le renoncement à François Hollande. Un François Hollande qui retrouve donc la solitude politique mais un peu comme le parti socialiste dont le candidat finira sans doute en quatrième ou cinquième position aux présidentielles. La présence de François Hollande spectacle de Michel Drucker n’est donc pas neutre : le président est certes seul mais eux  aussi. Pour bien enfoncer le clou de son indifférence Hollande a fait savoir qu’il serait également absent pour le dernier débat en visite officielle en Colombie. Une manière supplémentaire de prendre sa distance avec le PS.

 

Primaire gauche: toujours les mêmes clivages

Primaire gauche: toujours les mêmes clivages

Nucléaire, cannabis, réfugiés, Europe, austérité des sujets qui ont divisé les candidats de la primaire de la gauche à peu près en désaccord complet sur ces questions mais plus à l’aise sur l’école et la laïcité. Un débat en tout cas moins ennuyeux que le précédent avec des les échanges plus vifs. Mais un débat qui reste quand même anecdotique tellement les perspectives de victoire pour se qualifier pour les élections présidentielles sont hypothétiques voire nulles. Finalement, les clivages au sein du parti socialiste sont les mêmes depuis une dizaine d’années voir bien davantage. Pour schématiser à outrance, il y a d’un côté les altermondialistes libertaires avec Hamon notamment et de l’autre des sociaux libéraux qui se positionnent en gestionnaire. Bref d’un côté des gauchistes qui n’ont pas tort surtout mais dont les positions paraissent très utopiques et souvent illusoires,  de l’autre un courant qui se positionne comme un parti de gouvernement tenant compte des réalités mais en contradiction avec l’idéologie affichée. Bref un clivage qui finalement a été tranché mais à l’extérieur du parti socialiste d’un côté par Mélenchon à l’extrême gauche, de l’autre par Macron au centre.  Le premier débat avait été assez ennuyeux mais il avait quand même dégagé trois candidats possible pour la victoire : Valls, Montebourg et Benoît à mon point ce second débat a confirmé la domination assez nette de ses leaders par rapport aux autres. Cependant entre rien n’est joué car si une nouvelle fois Montebourg semble avoir la préférence de l’ensemble des téléspectateurs par compte pour les partisans de la gauche il semblerait que Benoît à mon figure en tête. Cependant les écarts sont très faibles surtout si l’on tient compte du billet statistique avec la marge d’erreur possible. L’un des trois déjà cités pourra l’emporter. Reste à savoir si ces les candidats qui sera ensuite le plus en capacité d’une part de rassembler les socialistes d’autre part de rassembler le maximum de sympathisants de gauche. Rien n’est certain dans ce domaine et même à droite on en fait la démonstration. Si Fillon a indiscutablement  remporté la primaire de droite,  par contre, il peine à se montrer rassembleur et les critiques concernant sa radicalité ne manque pas à l’intérieur de son camp aussi bien chez les partisans de Juppé que chez ceux de Sarkozy. Si Benoît Hamon devait l’emporter pour la primaire de la gauche, on pourrait connaître le même phénomène avec des critiques acerbes des représentants des sociaux démocrates et des sociaux libéraux. Avec au bout des incertitudes sérieuses sur les scores finaux des candidats : Fillon pouvant ne pas se qualifier au second tour des présidentielles et Benoist Hamon, lui, pouvant marginaliser complètement le parti socialiste.

Primaire gauche Nucléaire : pas de fusion mais plutôt confusion

Primaire gauche Nucléaire : pas de fusion mais plutôt confusion

 

L’accord est à peu près unanime chez les candidats de la primaire de gauche pour sortir du nucléaire, la seule question est quand ? 2025,2050 ou encore à la saint-glinglin. Finalement une confusion qui reflète assez bien les contradictions du gouvernement de François Hollande. Benoît Hamon veut allait très vite dans ce domaine mais Arnaud Montebourg demeure prudent et Valls encore davantage. Dans tous leurs programmes, il est pourtant question d’accélérer la sortie du nucléaire. Une ambition complexe, quand on sait qu’en France le nucléaire représente les trois quarts de la production d’électricité. Des contradictions qu’on retrouve entre les annonces du gouvernement et sa politique énergétique réelle. En effet on peut considérer que la transition énergétique et la COP 21 ont été  mises au rancard après la publication du décret de programmation.  La France devait faire passer la part du nucléaire dans la production électrique de 75 % en a 50 % en 2025. Il n’en sera rien puisque seul a été  décidé l’arrêt de deux réacteurs de Fessenheim d’ici 2018. Un arrêt qui n’aura sans doute pas lieu avec le retour probable de la droite. En réalité, le ministère de l’environnement renvoie les décisions après 2017 c’est-à-dire entre 2019 et 2023. On est donc loin de l’objectif qui aurait dû conduire à la fermeture d’une vingtaine de réacteurs d’ici 2025.  Hormis  la confirmation de la publication cette année du décret d’abrogation de l’autorisation d’exploiter des deux réacteurs de la centrale de Fessenheim, le document de programmation reste très vague sur la mise en œuvre pratique de cet objectif, renvoyée à l’après-élection présidentielle de 2017. La fermeture de Fessenheim interviendra au cours de la première période de la PPE, c’est-à-dire 2016-2018, lit-on dans le volet relatif à l’offre d’énergie. Mais ce volet fixe une fourchette très large de réduction de la production annuelle d’électricité d’origine nucléaire, « entre 10 TWh et 65 TWh » à l’horizon 2023. « Cette réduction sera le résultat de la fermeture de la centrale de Fessenheim et de plusieurs paramètres qui seront connus au fur et à mesure des visites décennales conduites par l’Autorité de sûreté nucléaire », lit-on dans ce document. Ces paramètres sont la baisse de la disponibilité des réacteurs en fonction des travaux de maintenance et de sûreté, des fermetures et des prolongations de réacteurs, ainsi que de l’évolution de la consommation et des exportations d’électricité et du rythme de développement des énergies renouvelables. En tout état de cause, précise la PPE, les décisions de fermeture de réacteurs, hors Fessenheim, ou de prolongation de l’activité de certains d’entre eux, n’interviendront que dans la deuxième phase, en 2019-2023.  En clair quand la droite sera au pouvoir. Or la droite ne fermera pas de centrale. Du coup on a retrouvé chez les candidats les contradictions que porte le gouvernement avec notamment la question de savoir dans quel temps les énergies renouvelables pourraient suppléer le nucléaire.

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