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SNCF : les gros sabots de Gattaz

  • SNCF : les gros sabots de Gattaz

Comme d’habitude Gattaz intervient dans un conflit social avec ses gros sabots en interrogeant de manière très hypocrite : «Je ne comprends pas tellement des grèves qui sont des préalables alors qu’on n’a même pas commencé à discuter ou négocier», a-t-il déclaré. Faisant semblant d’ignorer que la plupart des aspects de la réforme ne sont pas négociables comme le changement de statut de l’entreprise, la mise en concurrence, l’abandon des lignes non rentables (TGV comprises), l’ouverture à la concurrence et bien sur le changement de statut. D’ailleurs,  le gouvernemenet parle davantage de concertation que de négociation. Même si la sémantique est en évolution. Bien étendu, Gattaz a raison d’affirmer que la SNCF a besoin d’une réforme, besoin d’être plus rigoureuse en matière de gestion, plus dynamique en matière commerciale, plus efficace en matière d’organisation. Mais la question de la négociation à laquelle il fait allusion est justement la faiblesse récurrente des relations sociales en France. Pas étonnant si France est en tête du palmarès de la conflictualité dans le monde sur longue période. A la différence de l’Allemagne où tout doit être négocié mais surtout avec l’objectif d’aboutir à un compromis. A l’inverse,  en France la plupart du temps la confrontation est brutale, archaïque et d’ordre idéologique. Dun coté, avec un patronat type Gattaz encore sur le modèle du 19eme siècle et de l’autre coté certains syndicats qui se réclament encore du communisme. Bref, deux mondes qui s’ignorent et se méprisent. L’intervention de Gattaz ne fait que mettre de l’huile sur le feu. Il n’ajoute rien de consensuel, rien de nouveau, ne fait que rabâcher l’argumentation d’un gouvernemenet qui a joué au pompier incendiaire en mettant en avant la question du statut pour retourner l’opinion publique contre les cheminots. Cette réforme se caractérise par un manque de connaissance et de préparation de la part du gouvernement. Par exemple sur la question centrale de l’endettement aucune piste crédible n’est avancée. Pire Lemaire vient d’annoncer qu’il commandait 100 rames du nouveau TGV pour renforcer la coopération Siemens-Alstom. Il a juste oublié d’indiquer qui va payer. La même question oubliée pour des décisions des lignes nouvelles et autres investissements et qui aboutit à ces 45 milliards d’endettement. Cette problématique financière ne doit évidemment pas gommer les énormes efforts de gestion et d’organisation que doit faire la SNCF mais cette  approche limitée fausse l’analyse et le débat. Avec une  fausse naïveté Gattaz s’interroge : «   Ces grèves «devraient être un aboutissement de négociations qui ne fonctionnent plus», un «ultime recours», selon lui. «On met la charrue avant les bœufs. C’est cela que je regrette profondément et que je trouve inadapté par rapport à la situation actuelle ». Une situation typique de ce qu’est l’état des relations sociales en France où  en génarale les syndicats ne sont pas associés à la gestion des entreprises m^me s’il existe des exceptions, pire sont souvent considérés comme accessoire voire méprisés.

 

Formation : Comme Gattaz, Berger craint aussi le « big bang »

Formation : Comme Gattaz, Berger craint t aussi  le « big bang »

Comme Gattaz, comme les autres syndicats, Berger, le patron de la CFDT craint le big bang annoncé par la ministre du travail concernant la réorganisation de la formation permanente. Certes Berger défend avec juste raion les nouveaux droits de formation après le compromis avec le patronat mais visiblement il ne veut pas qu’on s’attaque à la tuyauterie qui remettrait en cause les prérogatives des partenaires sociaux et des régions. En cause évidemment,  la véritable cathédrale administrative de l’organisation de la formation qui draine chaque année environ 35 milliards. Une vraie manne dont profitent les superstructures de formation qui se gavent dont bénéficient aussi patronat et syndicats. Notons que cette formation ne profite pas à ceux qui en ont le plus besoin, les moins qualifiées les chômeurs. – La réforme de la formation professionnelle ratera son objectif si elle se concentre trop sur la “tuyauterie”, a prévenu samedi Laurent Berger en appelant le gouvernement à garantir les nouveaux droits fixés dans un accord conclu la semaine dernière par les partenaires sociaux. La ministre du Travail Muriel Pénicaud, qui avait dressé un constat “contrasté” de cet accord, doit présenter lundi ce qu’elle décrit comme un“big bang” de la formation professionnelle “Je dis au gouvernement ‘attention à ce que vous allez faire’”, a déclaré le secrétaire général de la CFDT samedi sur France inter. “Il y a des droits qui ont été créés par cet accord qui a été signé la semaine dernière et ces droits, il faut les garantir pour les travailleurs”, a-t-il ajouté. L’accord sur la formation professionnelle conclu par les partenaires sociaux prévoit notamment un accompagnement renforcé des salariés, un compte personnel de formation (CPF) abondé de 35 heures par année avec un plafond de 400 heures, une révision complète du système de certification d’ici trois ans ainsi qu’une mutualisation des fonds pour les TPE-PME. Muriel Pénicaud a salué les avancées sur les droits des salariés mais a estimé que ce texte ne s’attaquait pas à la complexité de l’architecture du système. Mais Laurent Berger a mis en garde contre une reprise en main de la formation professionnelle par l’Etat aux dépens des partenaires sociaux et des régions. “Attention qu’à vouloir changer la gouvernance de ce système, on ne se mette pas davantage à travailler sur la tuyauterie que sur le réel des gens”, a-t-il dit. “Attention à cette forme de verticalité ‘l’Etat s’occupe de tout et tout ira bien’, non ce n’est pas vrai, on sait que c’est dans les territoires que la question des compétences est la plus pertinente  (…) et pour ça on a besoin d’organisations syndicales et patronales qui se confrontent entre elles”, a-t-il expliqué. La réforme de la formation professionnelle constituera l’un des trois volets, avec celles de l’assurance-chômage et de l’apprentissage, d’un projet de loi que Muriel Pénicaud présentera en conseil des ministres dans la seconde quinzaine d’avril.

Alstom : Gattaz dénonce les commandes artificielles

Alstom : Gattaz dénonce les commandes artificielles

 

Cette fois Gattaz a raison (ce n’est pas toujours le cas avec ses déclarations à l’emporte-pièce voire démagogiques comme la création d’un million d’emplois). Faute de politique des transports cohérents et d’articulations avec la politique industrielle, les commandes à Alstom risquent effectivement d’être artificielles en août content de tenue des modes de financement tant du syndicat des transports d’Île-de-France que de la RATP, c’est en faite l’État qui va acheter le matériel dans les entreprises concernées n’ont pas nécessairement besoin C’est une déclaration tranchant avec les propos des politiques, de droite comme de gauche, qu’a faite Pierre Gattaz ce mardi en conférence de presse sur le dossier Alstom. Le président du Medef a mis en garde contre les «commandes artificielles» ne correspondant pas à une demande réelle. Et ce alors que le gouvernement se bat précisément pour faire naître de nouvelles commandes, de la part de la SNCF, de la RATP, du Stif (Syndicat des transports d’Ile-de-France), voire de l’État pour les trains d’équilibre du territoire.

Le raisonnement de Pierre Gattaz est simple: «si on fabrique des locomotives inutiles, tôt au tard cela se traduira par des impôts supplémentaires». De fait, tordre le bras aux entreprises de transport pour qu’elles achètent des locomotives alourdirait leurs coûts. Or ces entreprises sont en partie aidées par l’État. «C’est une comédie, cette histoire de surprise. Je crois savoir qu’Alstom, notamment à Belfort, a tiré la sonnette d’alarme depuis des années», a ajouté Pierre Gattaz. Et de préciser qu’il était «choqué de voir les cris d’orfraies sur le sujet» et ces «jeux de posture». Pour éviter à l’avenir ce genre de crise, le patron des patrons estime que le gouvernement doit tout faire pour «améliorer la compétitivité des entreprises françaises et l’attractivité du pays». Cette position de Pierre Gattaz, très soucieux d’éviter des commandes «forcées», va dans le même sens que celle de Guillaume Pepy, président du directoire de la SNCF. Ce dernier se plaint régulièrement en coulisses de commandes de TGV auprès d’Alstom, qui lui sont imposées par la puissance publique et dont le groupe n’a pas vraiment besoin.

(avec AFP)

Loi travail : « juste quelques points positifs » (Pierre Gattaz)

Loi travail : « juste quelques points positifs » (Pierre Gattaz)

 

Maintenant que la loi travail a été adoptée Pierre Gattaz, le patron du Medef, retrouve quelques vertus au texte définitif. Il convient même que cette loi pourra créer quelques -emplois mais très peu. En réalité personne n’en sait rien,  pas plus le gouvernement que le patron du Medef car ce type de mesure ne peuvent avoir d’effet qu’à moyen et long terme, en outre l’évaluation est toujours difficile.

 

Interview du président du Medef dans le Figaro :

 

 

Les conflits qui ont eu lieu sur la loi travail ne démontrent-ils pas que la France est irréformable?

 

Pierre GATTAZ. - Je ne le pense pas. Si la loi travail a été mal acceptée, c’est parce que le gouvernement n’a pas expliqué ses enjeux. Il est indispensable de dire à nos concitoyens que le monde traverse une période de mutation intense, avec le numérique, la mondialisation, le défi énergétique. Et que la France peut relever ces défis. Il faut passer de la fatalité du constat à la volonté d’action. Mais pour réformer, tout pouvoir politique doit d’abord avoir une vision pour le pays et l’expliquer aux citoyens. Un cap, c’est ce qui manque à la France depuis trente ans. Voilà pourquoi il y a tant de crispations. Au Medef, nous voulons promouvoir l’esprit d’entreprise dans tous les domaines. C’est ce que nous appelons «l’entreprenalisme», qui n’a rien à voir avec l’ultralibéralisme! Nous disons juste qu’il n’y a pas de progrès social durable sans entreprises compétitives. Et qu’une entreprise a besoin de salariés épanouis et avec des compétences renouvelées tout au long de leur vie. Dès la rentrée, nous souhaitons renouer le dialogue avec les syndicats pour discuter de ces sujets. Par ailleurs, en fin d’année, nous proposerons des réformes concrètes, pour alimenter les débats de la présidentielle.

 

La loi El Khomri créera-t-elle de l’emploi?

Non, très peu. Cette loi est une occasion manquée. Avec 10 % de chômage, le marché du travail dysfonctionne en France, et ce n’est pas en faveur des salariés. À Londres, quelqu’un qui en a assez de son entreprise peut la quitter et retrouver un job rapidement… La première version de la loi aurait pu créer de l’emploi mais, passé au moulinet de la folie technico-politicienne, il ne reste plus grand-chose du texte. Juste quelques points positifs: l’article 2 qui renforce la négociation au niveau de l’entreprise, la sécurisation du licenciement économique et les accords offensifs. (…)

Il faut d’autres baisses d’impôts pour les entreprises (Gattaz)

Il faut d’autres baisses d’impôts pour les entreprises (Gattaz)

 

Même si Pierre Gattaz n’incarne pas le dirigeant constructif et positif dont aurait besoin le patronat, il n’empêche qu’il n’a pas tort de réclamer à nouveau une baisse de la fiscalité sur les entreprises. Une fiscalité qui plombe la compétitivité et tue d’emploi entraînant en même temps une dérive des comptes publics notamment des coûts sociaux du chômage. Pierre Gattaz estime que les 40 milliards d’euros de baisses de charges prévues par le pacte de responsabilité, notamment via le crédit d’impôt compétitivité-emploi (CICE), ont certes permis de réduire le coût du travail mais que les résultats ne sont pas encore suffisants. »Le pacte de responsabilité, c’est un premier pas: les entreprises commencent à retrouver des marges et ont créé plus de 100.000 emplois en net l’an passé. Mais cela ne va pas assez loin », déclare-t-il. Selon lui, l’écart de compétitivité fiscale et sociale entre la France et l’Allemagne s’élevait à près de 135 milliards d’euros en 2013. Déduction faite de l’impact du pacte de responsabilité, « les prélèvements pesant sur les entreprises françaises sont encore de plus de 90 milliards supérieurs à ceux de leurs homologues allemandes », souligne-t-il en appelant à « combler cet écart ». « Il ne s’agit pas de réduire leurs impôts et charges de 90 milliards du jour en lendemain ; mais en cinq ans, c’est faisable », poursuit Pierre Gattaz. Pour financer cette nouvelle baisse de prélèvements, le président du Medef suggère une hausse de deux points de la TVA, qui rapporterait 16 milliards d’euros et permettrait d’appliquer une première baisse du coût du travail dès l’an prochain, « pour créer un choc positif après la présidentielle ». A plus longue échéance, il estime que les efforts d’économies sur les dépenses publiques, sans « tailler à la hache » mais « en tirant profit de la révolution numérique et en impliquant davantage les fonctionnaires, en simplifiant », devraient permettre de dégager des montants suffisants, voire de dégager « de la marge pour faire un geste fiscal envers les classes moyennes ». Toujours dans le domaine de la fiscalité des entreprises, Pierre Gattaz déplore la décision de l’exécutif de renoncer à la suppression de la contribution sociale de solidarité des sociétés (C3S), un impôt assis sur le chiffre d’affaires qui sert à financer le régime de protection sociale des travailleurs indépendants. Le pacte de responsabilité prévoyait initialement pour 2017 une baisse d’un point de l’impôt sur les sociétés (IS) et la disparition totale de la C3S. Mais François Hollande a annoncé dans un entretien accordé aux Echos fin juin que la dernière tranche du pacte, d’un montant de cinq milliards d’euros, prendrait la forme d’une augmentation du CICE et d’une baisse de l’IS pour les PME.

(Avec Reuters)

Emploi : Gattaz joue les Cassandre

Emploi : Gattaz joue les Cassandre  

 

 

 

 

Le moins que l’on puisse dire c’est que la politique de communication de Gattaz président  du Medef est pour le moins contradictoire. Il y a encore peu de temps il promettait la création d’un million d’emplois contre des allégements fiscaux dont certains ont été obtenus dans le cadre du CIC.E. et du pacte de responsabilité. Gattaz a ensuite milité pour une modernisation du droit du travail. Loi du travail qu’officiellement il rejette aujourd’hui considérant qu’elle n’apporte pratiquement rien et qu’elle ne créera pas d’emplois. Une position finalement assez proche de celle des frondeurs ou de la CGT. Le président du Medef revient en dans Le Parisien sur les conséquences sur l’emploi du projet de loi Travail. Le patron des patrons douche les espoirs de voir le nombre de demandeurs d’emploi reculer considérablement. Dans un entretien au Parisien de ce jeudi 7 juillet, en affirme que le texte ne créera pas d’emploi. Le gouvernement s’est complètement « loupé dans ce domaine », juge-t-il. Il est aussi irresponsable d’affirmer que cette loi  ne créera pas d’emplois que l’inverse. Il y a d’abord des problèmes méthodologiques liés à l’impossibilité d’évaluer sur la même période une mesure économique (comparaison d’une période avec loi travail et de la même période sans loi travail). Certes la loi travail ne constitue pas sans doute la martingale qui permettra de retrouver croissance et emploi pour plusieurs raisons. D’abord les décrets ne sont pas pour demain car il faudra attendre les dizaines et dizaines de textes d’application qui prendront effet entre 2017 et 2020. Ensuite il faudra aussi évaluer l’impact d’une modification de la décentralisation de la négociation sociale sur le dynamisme d’une entreprise. Un exercice difficile car la dynamique de développement d’une entreprise et souvent liée à plusieurs facteurs explicatifs. On comprend que le Medef souhaite encore davantage d’allégements fiscaux qui plombent la compétitivité mais la dialectique contradictoire du Medef ne contribue guère à une dynamique positive. D’une certaine manière le Medef adapte une stratégie assez comparable à celle de la CGT avec une posture d’opposant systématique. Une stratégie plus adaptée aux années 50 qu’au XXIe siècle. Pas étonnant que nombre d’entreprises surtout de PME ne se retrouve pas trop dans ce discours contradictoire et manichéen. Sans doute aussi une réaction épidermique vis-à-vis du compte de pénibilité juste et légitime mais à peu près impossible à mettre en œuvre au niveau d’une entreprise. De ce point de vue il aurait sans doute été préférable d’en confier la gestion à l’Etat en confiant l’individualisation de la pénibilité à la médecine du travail.

 

La loi Travail : aucun emploi créé ! (Gattaz)

La loi Travail : aucun emploi créé !   (Gattaz)

Encore une fois Gattaz ne fait pas dans la dentelle ;  pour lui, la loi travail ne créera aucun emploi. Finalement une analyse aussi schématique et radicale que chez les organisations syndicales de salariés qui s’opposent aussi à cette loi mais pour d’autres raisons. Une nouvelle réaction simpliste et épidermique de Gattaz qui il n’y a pas si longtemps promettait  la création d’un million d’emplois avec un dispositif du type CICE. Aujourd’hui il déclare avec autant d’aplomb que la loi travail ne pourra produire un seul emploi supplémentaire. Évidemment comme les opposants gauchistes, le très libéral Gattaz n’en sait  rien. De ce point de vue, c’est un peu la même bataille que sur les 35 heures quand ils ont été décidés. De toute manière on ne dispose d’aucune période de référence pour évaluer de manière scientifique les conséquences d’une mesure macro-économique de ce type on peut donc affirmer tout et n’importe quoi. Aussi bien que la loi va créer des milliers et des milliers d’emplois ou que la loi ne créera pas d’emplois voire  en supprimera. C’est le débat à la française caricatural, idéologique. Pas étonnant qu’il soit aussi difficile d’engager des réformes structurelles l en France et de mettre en œuvre une véritable concertation aussi bien entre les partenaires sociaux qu’entre ces derniers et l’État. La loi Travail ne créera aucun emploi et ajoutera de la complexité pour les entreprises, a ainsi déploré jeudi le président du Medef, Pierre Gattaz, après une rencontre avec le Premier ministre, Manuel Valls. Il a d’autre part répété que les entreprises ne pourraient pas appliquer les nouvelles règles sur la pénibilité, ce à quoi Manuel Valls a répondu devant les journalistes qu’ »il n’y aura pas de nouveau délai ». « La mise en oeuvre de la loi, c’est à partir de demain et personne ne peut s’y soustraire », a-t-il ajouté. Le projet de loi Travail, dont l’examen en deuxième lecture commencera le 5 juillet à l’Assemblée nationale, « c’est une loi qui ne servira strictement à rien sur l’emploi, j’en suis désolé, je l’ai dit au Premier ministre comme ça », a dit Pierre Gattaz. « Cette loi ne servira pas à créer d’emplois, elle apportera beaucoup de contraintes (…) je suis très déçu, très pessimiste », a-t-il ajouté. « Tout cela n’est pas normal, tout cela c’est de la complexité supplémentaire, plus personne n’y comprend rien sur le terrain. » Avec toutes les modifications apportées au fil d’un débat parlementaire tendu par l’opposition des frondeurs socialistes et de plusieurs syndicats, « ça va rajouter 300 à 400 pages au Code du travail quand même ! On voulait simplifier ! », a déploré Pierre Gattaz.

(Avec Reuters)

Les blocages de la CGT vont créer du chômage (Gattaz)

Les blocages de la CGT vont créer du chômage (Gattaz)

Comme d’habitude le président du Medef, Pierre Gattaz n’a pas fait dans la dentelle pour condamner l’attitude destructrice de la CGT ;  s’il est clair que certains propos de Gattaz sont excessifs et même inadmissibles, il n’en demeure pas moins que cela traduit un ras-le-bol de nombre de patrons mais aussi d’une grande partie de la population dont l’activité est entravée par des actions irresponsables. Certes la dialectique de Gattaz et outrancière et même injurieuse, en plus sans doute contre-productive, pour autant la chienlit sociale qui s’installe dans le pays pour des motifs d’ailleurs très contradictoires (on se demande pourquoi c’est surtout le secteur public qui est mobilisé !) va porter un rude coup à la croissance et à l’emploi alors que le pays sort  à peine de la crise. Gattaz a raison quand il affirme que les blocages de la CGT vont créer du chômage. Le PIB  risque d’être amputé de 0,1 à 0,3 % et l’emploi de 100 000 à 300 000 postes. Le président du Medef, Pierre Gattaz, se livre donc dans le Monde de mardi à une nouvelle charge contre les syndicalistes opposés au projet de loi Travail, CGT en tête, qu’il accuse de pratiquer la « terreur » et de se comporter comme des « terroristes ». Le patron du Medef parle même de « dictature stalinienne » pour qualifier la décision du syndicat du livre-CGT de bloquer la parution de la plupart des quotidiens jeudi dernier, lors d’une huitième journée de mobilisation. Selon le Syndicat de la presse nationale, la CGT a agi ainsi en guise de représailles au refus de ces journaux de publier une tribune du numéro un du syndicat, Philippe Martinez. Mené par la CGT mais aussi Force ouvrière (FO), le front des opposants au projet de loi porté par Myriam El Khomri a durci ces dernières semaines le mouvement, en multipliant les appels à la grève dans des secteurs stratégiques comme l’énergie, et dans les transports. « Il faut tout faire pour ne pas céder au chantage, aux violences, à l’intimidation, à la terreur. Ce n’est pas ma conception du dialogue social mais c’est visiblement celle de la CGT », juge Pierre Gattaz dans le Monde. « Faire respecter l’Etat de droit, c’est faire en sorte que les minorités qui se comportent un peu comme des voyous, comme des terroristes, ne bloquent pas tout le pays », ajoute-t-il. D’après le président du Medef, « ces blocages, qui sont la plupart du temps illégaux, vont créer du chômage. C’est pourquoi nous demandons le retour de l’Etat de droit. » Pierre Gattaz avait déjà évoqué vendredi dernier des « méthodes de voyous », sans aller aussi loin dans la condamnation des actions menées par la CGT. Dans le Monde, il exhorte à nouveau le gouvernement à ne « surtout pas toucher à cet article 2″, lequel contient la disposition consacrant la primauté des accords d’entreprise, la plus controversée du projet de loi. « Si (l’article 2) disparaissait, nous demanderions le retrait du projet de loi », prévient Pierre Gattaz. Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a qualifié lundi de « scandaleux » les propos du patron du Medef et a même évoqué sur RTL une éventuelle plainte pour diffamation. Lors d’un débat sur la même radio, le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger a jugé ces déclarations « inacceptables », un qualificatif également utilisé par le Parti socialiste dans un communiqué où il demande que le gouvernement les « condamne ».

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(Avec Reuters)

La loi travail ne créera pas d’emplois (Gattaz)

La loi travail ne créera pas d’emplois (Gattaz)

 

Le moins qu’on puisse dire c’est que les représentants des organisations syndicales patronales comme salariés font rarement dans la dentelle à propos de l’évolution des relations sociales dans l’entreprise. Il faut dire que le texte actuel est contesté par de nombreuses parties ;  par les patrons maintenant, par certaines organisations syndicales, par l’UNEF. Mais pour des raisons diamétralement opposées. Côté patronal on souhaite bien davantage de flexibilité. Côté syndical, on s’y s’oppose et on  demande le contraire à savoir le maintien des normes nationales et le refus de toute normalisation à l’échelle des entreprises. Pour soutenir leur prise de position les organisations utilisent des arguments massues. Pour Gattaz,  la loi désormais dans son état actuel ne va créer aucun emploi ; pour les syndicats contestataires, la loi va démolir le modèle social français. Des postures radicales qui démontrent l’état de la négociation en France. De  toute manière il est clair qu’il est impossible de chiffrer les effets  de la loi travail. Avec Rexecode,  L’Institut du patronat avance la création de 50 000 emplois, chiffre tout à fait discutable et approximatif. Ce qui est certain, c’est que  la régulation sociale avec  un code du travail simplifié et modernisé, avec des garanties équilibrées, constitue sans doute un élément positif pour que soient prises en compte les conditions concrètes locales. Un propos sans doute trop nuancé pour Gattaz qui dans une interview fusille la loi.  Le patron des patrons attend donc des députés « qu’ils reviennent à l’esprit de la loi » et qu’ils « prennent leurs responsabilités ». Concrètement, dans l’optique de « déverrouiller le marché du travail » en faisant « baisser la peur des patrons d’embaucher » et la « peur des salariés d’être licenciés », Pierre Gattaz espère la levée de « trois obstacles » présents dans le texte. En premier lieu, il espère la non-surtaxation des CDD : « Ça ne créera pas d’emplois, ça en détruira. Ça fait trente ans qu’on surtaxe le coût du travail. Il faut simplifier et détaxer les contrats de travail, qu’ils soient en CDI ou CDD ». Puis c’est le le compte personnel d’activité (CPA) qui passe dans son viseur : « Il faut que le CPA revienne à sa version initiale, qui est surtout d’intégrer le compte personnel de formation. Pour que nos salariés ne restent pas au chômage longtemps, il faut les former. C’est de l’employabilité ». Enfin, le troisième point de crispation concerne le mandatement syndical. « C’est un casus belli. Nous voulons qu’il soit facultatif », estime-t-il.

 

(Avec RTL)

Pas de Goncourt pour Pierre Gattaz !

Pas de Goncourt pour Pierre Gattaz !

Il semble bien que Pierre Gattaz n’aura pas le Goncourt avec son livre la France de tous les possibles. En tout cas il n’a pas reçu un accueil enthousiaste auprès du lectorat puisque le canard enchaîné affirme que seulement 25 exemplaires ont été vendus alors que son éditeur chiffre à 200 les ventes, ce qui ne constitue pas en soi un vrai succès de librairie.  Il faut dire que d’après la critique cet ouvrage n’apporte pas vraiment de nouveau quant à la vision du patron du Medef qui ressort sans surprise les facteurs explicatifs du manque de performance de l’économie, s’en prend surtout à l’Etat et encense les entrepreneurs. Un livre écrit comme souvent à plusieurs mains avec des analyses pertinentes mais aussi des poncifs et des excès. On y retrouve le cahier revendicatif du Medef et la patte du patron de l’organisation patronale sorte de Krasucki de droite aussi charismatique qu’un notaire de province en colère.  il faudra bien d’autres  livres pour redorer la crédibilité d’une organisation patronale elle aussi comme beaucoup de syndicats de salariés engluée dans une culture protestataire, montrer aussi un peu plus d’exemplarité en matière de revenus.   »Selon les remontées des libraires via [l'institut de statistiques] GFK, entre 100 et 150 exemplaires de l’ouvrage ont déjà été vendus sur les 1.602 mis en vente. » Et la responsable éditoriale, Alizé Rivière, de poursuivre : « De plus, Pierre Gattaz en a vendu au moins 25 lors du Salon du livre à Paris et près de 80 lors d’une séance de dédicaces au Vesinet début avril. »  Au total, le patron du Medef aurait donc vendu au moins… 200 exemplaires, selon son éditeur. Un chiffre qui reste faible malgré le nombre de plateaux de télévision et de studio radio que parcourt Pierre Gattaz pour faire la promotion de son livre. C’est la quatrième livre du patron des patrons, il y dénonce  »les marchands de malheur », comprendre la CGT et FO, accusés d’immobilisme et déroule son raisonnement sur les atouts de l’Hexagone. Selon lui, la France peut devenir « la terre de tous les possibles » et « un pays attractif aux yeux de la planète ». A condition qu’elle se réconcilie avec l’entreprise, le gout du travail et le capital. Visiblement, les lecteurs ne semblent, eux, pas réconciliés avec Pierre Gattaz.

Sondage Medef: Gattaz, un mauvais président pour 73% des Français

Sondage Medef: Gattaz, un mauvais président pour 73% des Français

Un sondage  pas très  étonnant qui montre que près les trois quarts des Français ont une mauvaise opinion de Pierre Gattaz, président du Medef. Pas surprenant dans la mesure où Gattaz s’est installé dans la contestation systématique un peu à l’image d’ailleurs de la CGT mais côté patronal. Du coup, la France présente une sorte de caricature de  concertation avec deux formes de radicalisation ;  celle de la CGT et autres syndicats d’extrême-gauche qui préconisent la lutte pour la lutte sans se préoccuper de résultats,  de l’autre le Medef tout aussi radical et archaïque dans sa volonté d’exiger toujours plus des salariés, de l’État mais sans contreparties. À plusieurs points de vue la personnalité du patron de la CGT et celle du Medef se ressemblent dans la psychorigidité. Des responsables qui ont en commun  de schématiser l’analyse, de privilégier la démagogie et surtout de ne rien concéder aux partenaires. Bref bonne une piètre image des syndicats. Certes le phénomène n’est pas nouveau au Medef, globalement le patronat français un retard d’au moins 50 ans en matière de gestion du dialogue social, il est largement responsable de l’État d’indigence du syndicalisme des salariés dans la mesure où la concertation se réduit le plus souvent à des questions complètement accessoires. On est loin   évidemment de la cogestion à l’allemande. De ce point de vue parmi les réformes structurelles à entreprendre la réforme des relations sociales présentent en France un caractère dramatique Plus de sept Français sur dix ont donc une mauvaise opinion de Pierre Gattaz, selon un sondage Odoxa pour iTELE publié vendredi, et réalisé après l’ultimatum lancé par le président du Medef au gouvernement à propos de la loi Travail. «73% des Français expriment une mauvaise opinion (du) président du Medef, soit un niveau équivalent à celui enregistré il y a deux ans», note Odoxa. Dans le détail, 25% des personnes interrogées ont une opinion «très mauvaise» du dirigeant de l’organisation patronale, 48% «plutôt mauvaise», 24% «plutôt bonne» et 2% «très bonne». «Toutes les catégories de la population ont une mauvaise image à une exception près, les sympathisants de droite hors FN», qui sont «55% à exprimer une bonne opinion» de Pierre Gattaz, souligne Odoxa. «Les CSP+ – catégorie qui comprend les dirigeants d’entreprise – sont quasiment aussi peu enthousiastes (77% de mauvaises opinions) que les CSP- (82% de mauvaises opinions)», note aussi l’institut. Mardi, Pierre Gattaz a menacé de se retirer de la négociation de l’assurance chômage si «rien ne bouge rapidement» sur le projet de loi Travail, un texte qu’il soutenait dans sa version initiale, avant de le fustiger au vu des modifications apportées par le gouvernement. Au niveau de l’organisation patronale dans son ensemble, 70% de Français estiment que le Medef défend davantage les grandes que les petites entreprises, 61% pensent qu’il ne comprend pas les problèmes des salariés. Seulement 37% le trouvent force de propositions et 25% ouvert au dialogue, un score en chute de 16 points par rapport à il y a deux ans.

PSA–Salaire de Carlos Tavares : Pierre Gattaz à côté de ses pompes justifie l’augmentation

PSA–Salaire de Carlos Tavares : Pierre Gattaz à côté de ses pompes justifie l’augmentation

 

Il n’est pas étonnant que le débat social n’avance pas en France avec un responsable comme Pierre Gattaz qui justifie le doublement du salaire de Carlos Tavares,  président de PSA. Une telle de déclaration est évidemment de nature à plomber un peu plus les rapports détestables entre le Medef et les organisations syndicales de salariés. Comment peut-on en effet justifier le doublement d’un patron certes bon gestionnaire mais grâce aussi à la suppression de 17 000 emplois. D’une certaine manière, Gattaz  fait une nouvelle fois dans la provocation et finalement torpille le débat social apaisé dont  le pays aurait pourtant bien besoin pour se moderniser. Le patron de PSA Peugeot Citroën va percevoir l’équivalent de 5,24 millions d’euros pour l’année 2015. En un an, il a donc doublé son salaire. Bien sûr, cette décision a suscité de vives réactions, deux ans après la prise en main de l’entreprise par Carlos Tavares et la mise en place de son plan de sauvetage baptisé « Back in . The race ».  Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, dénonce notamment une somme qui n’est « pas légitime » et qui perturbe la « cohésion sociale » d’une entreprise. Sans surprise, Pierre Gattaz, le président du Medef, a une réaction totalement inverse. Mardi 29 mars sur France Info, il a « félicité Carlos Tavares du redressement de PSA qu’il a fait. Sa rémunération est celle de la réussite. »  »Cette société était en grande difficulté il y a quelques années. En dix-huit mois, il a redressé un fleuron de l’industrie française », ajoute-t-il mais Pierre Gattaz oublie sans doute de préciser que le redressement n’a été possible qu’au prix de milliers de licenciements et grâce au soutien massif de l’État (8 à 900 millions).

 

Front national : un programme économique incohérent (Gattaz)

Front national : un  programme économique incohérent (Gattaz)

Dans un entretien au journal le Parisien le président du Medef considère que le programme économique Front National est incohérent. Et de détailler : « retour de la retraite à 60 ans, augmentation de tous les salaires avec notamment une hausse du Smic de 200 EUR, retour au franc, augmentation des taxes d’importation… » avant de prévenir : « c’est exactement l’inverse de ce qu’il faut faire pour relancer la croissance économique du pays. L’économie a besoin de pragmatisme, de lucidité. »Ce n’est pas un programme économique responsable, poursuit le numéro un du Medef. « Il n’est tourné ni vers l’avenir, ni vers la compétitivité. » Pour ce dernier : « on ne peut pas fermer les frontières. Le monde attend la France et ce n’est pas en nous recroquevillant sur nous-mêmes que nous allons y arriver. Il s’agit de ne pas confondre les problèmes sécuritaires avec les problèmes économiques. » Un programme du FN qui « ressemble à celui de l’extrême gauche » et « je ne suis pas d’accord », assène encore Pierre Gattaz pour qui « extrême droite, extrême gauche, c’est la même chose : Mélenchon-Le Pen, même combat. Concernant le niveau du chômage en France - qui a connu en octobre sa plus forte hausse depuis 2013, avec 42.000 demandeurs d’emploi supplémentaires sans aucune activité -, le patron du Medef lance : « il faut une multimédication. » « Il faut arrêter de prendre de l’aspirine et passer aux antibiotiques et à la cortisone. Il existe des mesures simples à prendre tout de suite : plafonnement des indemnités prud’homales, CDI sécurisé, simplification du travail le dimanche et en soirée », assure Pierre Gattaz. Le Front national est en mesure de remporter au moins deux régions lors du scrutin des élections régionales des 6 et 13 décembre selon une vague de sondages.

Gattaz : le bla-bla habituel

Gattaz : le bla-bla habituel

 

Pas très mobilisateur ce discours de Gattaz  lors de l’ouverture de l’université d’été du Medef. On sent que Gattaz ménage le gouvernement notamment pour qu’on ne porte pas atteinte au pacte dit de responsabilité. Gattaz réitère sa demande de baisse des dépenses publiques mais sans véritable conviction, ni mêmes proposition. Si l’action du gouvernement n’est effectivement pas à la hauteur des enjeux, le propos  de Gattaz apparaît bien de intemporel et ne semble pas prendre en compte l’urgence du moment avec notamment la dégradation de l’environnement international. Gattaz ne parle même pas de la nécessité du redressement industriel alors  que depuis deux mois des mois cette industrie ne cesse de reculer mettant en particulier en difficulté nombre de PME sous-traitantes. Alors qu’il y a une urgence à ré industrialiser la France. De toute évidence Gattaz comme le gouvernement sous-estime l’ampleur, la nature et la durée de la crise amplifiée par la situation chinoise. François Hollande et Manuel Valls doivent avoir le courage de réformer la France « dans les six à neuf mois », avant que la campagne présidentielle bloque tout ou que la prochaine tempête économique frappe, a déclaré mollement mercredi Pierre Gattaz. En ouvrant l’université d’été du Medef, le président de la première organisation patronale française a reconnu que « les choses se font aujourd’hui un petit peu » avec la baisse des prélèvements organisée par le Crédit d’impôt compétitivité emploi et le Pacte de responsabilité, dont Manuel Valls vient de confirmer l’ampleur. « Mais il faut aller beaucoup plus vite », a-t-il ajouté devant les chefs d’entreprise, désignant deux urgences : assouplir la législation du travail en donnant la prééminence à l’accord d’entreprise et baisser les dépenses publiques, seule garantie d’une véritable baisse de la fiscalité. « Nous attendons des décisions fortes, courageuses d’ici la fin de l’année, idéalement avec les partenaires sociaux (…). Si on ne peut pas le faire avec eux, j’attends que le gouvernement prenne ses responsabilités », a-t-il ensuite dit lors d’un point de presse. « Le courage du chef, c’est d’y aller. »  Pierre Gattaz espère que le futur rapport de Jean-Denis Combrexelle sur la place de la négociation collective permettra d’établir cette prééminence de l’accord d’entreprise sur la loi, ce qui permettra selon lui d’alléger ensuite le Code du travail. « J’espère que Manuel Valls et son gouvernement auront le courage de faire les réformes sur le Code du travail qui est le fléau numéro un des patrons français », avait-il expliqué mercredi sur Europe 1 avant l’ouverture de l’université d’été. Si le ralentissement de l’économie chinoise s’aggrave et provoque une baisse de la croissance mondiale, « si le bateau France n’est pas réparé correctement, on risque de rentrer dans une autre tempête qui risque d’être très grave pour le pays », a-t-il dit lors du point de presse.

Impôt-prélèvement à la source : mauvaise idée (Gattaz)

Impôt-prélèvement à la source : mauvaise idée (Gattaz)

 

 

Gattaz n’a pas tort, le seul prélèvement à la source est une  mauvaise idée qui va compliquer la vie des entreprises et finalement aussi se traduire à terme par une augmentation de la fiscalité ( donc une diminution des salaires nets versés dont les patrons porteront le chapeau).  Mesure phare annoncée lors du Congrès de Poitiers,    Face à la proposition du prélèvement fiscal à la source, qui selon le ministre des Finances Michel Sapin sera engagé au cours de l’année 2016, Pierre Gattaz estime préférable de « simplifier la fiscalité » avec la suppression de certaines niches fiscales et l’abaissement des taux d’imposition.  En apparence ce serait une  bonne réforme et ce serait même souhaité par les Français. Principal argument cela étale dans le temps le poids des prélèvements, second argument cela évite d’être imposé sur des revenus de référence passés alors que les revenus présents peuvent avoir diminué. Des arguments pertinents. Mais cette retenue à la source présente aussi de nombreux inconvénients. Cela n’aurait d’intérêt que dans le cadre d’une  grande réforme fiscale ( en intégrant notamment la CSG ce qui élargirait l’assiette.). Or cette opération complexe ne pourra être effectuée avant 2017.. Le danger c’est qu’on en profit pour augmenter discrètement l’impôt en le rendant plus indolore. Le danger c’est que cette réforme ne constitue en fait qu’un gadget et se limite à un prélèvement mensuel sans réforme fiscale. Une  réforme inutile puisque près de 70% des imposables sont déjà mensualisés. Bref une  réforme à la mode Hollande, une  reforme molle.

Pierre Gattaz : de 1 millions d’emplois …..à 12

Pierre Gattaz : de 1 millions d’emplois …..à 12

 

Pierre Gattaz cherche 12 candidats pour 12 emplois  dans son usine du Jura. On est loin des 1 million d’emplois qu’il avait promis au nom du MEDEF pour la France ! En fait un slogan dépourvu de tout sens qui ne pouvait engager que ceux qui pouvaient y croire. La preuve, le chômage ne cesse de s’aggraver. La faute évidemment à l’absence de croissance, à de carnets de commandes insuffisamment garnis et derrière à une fiscalité et une bureaucratie qui tuent la compétitivité et l’emploi. De toute manière le slogan était ridicule. Démagogique aussi. Annoncer uen tel chiffre de création d’emplois n’a aucun sens économique. Et cela au contraire discrédite  les arguments économiques et fiscaux du patronat. On se demande par ailleurs pourquoi Gattaz a rendu public son besoin de 12 candidats dans le Jura. Pour accréditer la thèse que nombre d’emplois ne sont pas pourvus en France ? Ce qui est faux car selon des chiffres très approximatifs il y aurait que de l’ordre de 250 000 emplois non pourvus ( sur 5 millions officiels de chômeurs)  ceste à dire le flux classique dû à la mobilité. L’exemple du Jura est vraiment mal choisi car si les candidats manquent dans le Jura c’est que les personnels qualifiés préfèrent travailler en Suisse où ils sont payés le double.   Portant toujours son pin’s « 1 million d’emplois » au revers de sa veste, le président du Medef ne craint pas le ridicule. Pierre Gattaz cherche donc toujours 12 personnes, des régleurs et opérateurs, pour son usine du Jura.   »Les meilleurs décolleteurs sont partis en Suisse », déplore-t-il naïvement . Gattaz indique par ailleurs que son entreprise pourrait utiliser la mesure fiscale du gouvernement visant à alléger la facture fiscale sur les investissements. Et il versera « deux à trois mois d’intéressement » à ses salariés cette année.

Négociation Medef-syndicats : Parisot contre Gattaz

Négociation Medef-syndicats : Parisot contre Gattaz

 

Parisot ex patronne du MEDEF tacle Gattaz sur les contraintes qui viseraient les petites entreprises en matière de représentation du personnel. Le MEDEF est en effet prêt à faire des concessions aux syndicats dans ce domaine mais pas la CGPME (qui représente les petites et moyennes entreprises).  «L’avenir de l’emploi en France dépend des petites entreprises, les moins de 5 salariés, les moins de 10 salariés 1/2», a tout d’abord mis en haleine l’ex-égérie du patronat dans un premier message. Avant, sept minutes plus tard, de porter l’estocade fatale. «Elles sont des milliers à prévoir d’embaucher: mais si on crée un système de représentation de leurs salariés, elles ne le feront pas 2/2.» Pierre Gattaz n’est pas fondamentalement en désaccord avec elle mais doit conclure une négociation sensible sous la pression de la présidence de la République et a dû céder aux exigences des syndicats pour trouver un point d’atterrissage. Les TPE sont des milliers à prévoir d’embaucher : mais si on crée un système de représentation de leurs salariés, elles ne le feront pas». Il est clair que la problématique des très grandes entreprises (que représente le Medef)  est différente de celle des très petites qui ne disposent pas d’infrastructures pour gérer la multitude de règlements qui s’imposent à tous. Dans certains cas il est vrai que certaines petites entreprises prennent des libertés avec la réglementation sociale. Faut-il pour autant alourdir les contraintes à toutes les petites entreprise, un secteur qui effectivement lui embauche à la différence des très grandes qui ont tendance à délocaliser.

ISF : comme Gattaz Sarkozy veut la suppression…. curieux !

ISF : comme Gattaz Sarkozy veut la suppression…. curieux !

 

Sarkozy rejoint Gattaz dans le sulfureux amalgame entre la suppression de l’ISF et l’a amélioration de la compétitivité de l’économie. Comme Gattaz il mélange tout et dévoile les intérêts qu’il sert. Il est curieux que Sarkozy soit auusi timide sur la question des 35 heures et aussi volontariste sur la suppresion de l’ISF. Comme si l’ISF était la première question économique du pays et des PME qui créent l’emploie. . A  cet égard l’entretien d’une confusion entre la sphère financière et la sphère de l’économie réelle n’est  sans doute pas un hasard. Cette confusion nuit cependant à une compréhension des facteurs explicatifs de la crise et embrouille complètement les propositions politiques. Nicolas Sarkozy, candidat à la présidence de l’UMP, se dit donc favorable à la suppression de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), dans une interview à paraître ce mercredi dans Le Figaro. « Je ne souhaite pas que la France quitte l’Union européenne ou la zone euro, donc oui, je pense qu’il faut supprimer l’ISF qui n’existe nulle part ailleurs en Europe », explique l’ex-chef de l’Etat. Selon lui, « il faut désidéologiser le débat fiscal français ». « La seule question est de savoir si l’on opte pour une fiscalité pragmatique qui nous permettra de lutter à armes égales avec les autres, notamment nos voisins européens », précise-t-il. Environ 300.000 personnes sont assujetties en France à l’ISF, dont le président du Medef, Pierre Gattaz, a récemment demandé la suppression.

 

Emploi : les contradictions de Gattaz ( Medef)

Emploi : les contradictions de Gattaz

 

Très contradictoire (et maladroit aussi) le patron du MEDEF qui ce matin lors de son intreview à France info  arborerait encore son pin’s « 1 million d’emplois » et qui dans le même temps affirme que le Medef n’a pas un bouton pour déclencher la création d’emploi. Gattaz a raison quand il affirme que c’est la compétitivité retrouvée qui permettra de retrouver la compétitivité et de regarnir les carnets de commandes. Il a encore raison quant à la complexité du compte pénibilité, nouvelle cathédrale administrative imposée aux entreprises mais qui devrait être prise en charge par la sécu. Par contre il a tort de militer pour la suppresion de l’impôt sur la fortune car il mélange la sphère financière et l’économie réelle. Gattaz est à la limite du champ politique et de ce point de vue les PME qui sont les vraies créatrices d’emplois en France (les multinationales, elles,  délocalisent) ont bien du mal à se reconnaitre dans les contradictions du patron du Medef.  Pierre Gattaz est en effet arrivé à France Info, mercredi matin, avec un pin’s un peu particulier accroché au revers de sa veste. Sur celui-ci, on peut lire « Un million d’emplois« , soit l’engagement d’embauches du Medef en contrepartie du pacte de responsabilité et du CICE. Le président du Medef l’affirme d’emblée : « Tout ce que je fais, c’est pour l’emploi et la croissance du pays« . C’est pourquoi il n’est absolument pas en phase avec la politique gouvernementale : « Il y a urgence à prendre de vraies mesures [...] L’embauche est une conséquence d’un terreau de compétitivité retrouvée« . Conséquence : « Nous avons applaudi au discours de Manuel Valls, ‘j’aime l’entreprise’, mais il faut des mesures en cohérence avec ces beaux discours« . Dans le viseur de Pierre Gattaz, le compte pénibilité, un « flagrant délit de complexité » selon lui. Du coup « nous demandons un moratoire au minimum de cette disposition« , qui aboutira in fine à la suppression tant réclamée par le Medef. Le patron des patrons n’a pas de mots assez durs pour qualifier ce dispositif « anti-compétitif, anti-économique« . En martelant son discours, Pierre Gattaz a une certitude : « Les entreprises s’engagent, c’est le gouvernement qui ne s’engage pas« . Sur les 35 heures, « nous avons proposé que chaque entreprise puisse négocier avec ses salariés« . Sur l’ISF, dont il vient de réclamer la suppression, « c’est un poison qui détruit l’entreprise« . Du côté du Medef, « on n’a pas un bouton sur lequel on va appuyer pour créer de l’emploi

 

Sondage emploi : Gattaz ment pour 81% des Français

Sondage emploi : Gattaz ment  pour 81% des Français

 

Les positions de Gattaz, patron du Medef, ne semblent guère appréciées par les Français. Sa dernière gaffe relative à la suppression de l’ISF a du d’ailleurs lui couter cher ; Il l’avait en effet justifié par le soutien aux PME comme si c’était la première préoccupation de PME dont certains patrons parviennent à peine à se verser un salaire de cadre. Le patron du Medef a sans doute confondu les intérêts de l’économie réelle et ceux de la sphère financière. Gattaz pratique en fait la provocation en ajoutant permanence des exigences sans tenir ses propres engagements. Notamment la promesse illusoire de créer  1 million d’emplois, un slogan éculé depuis des années. Les promesses chiffrées tant du gouvernement que du patronat n’engagent que ceux qui veulent bien y croire ! Du coup les demandes patronales justifiées celles là comme la simplification ou les allégements fiscaux s’en trouvent discréditées auprès de Français. Les diverses propositions de Pierre Gattaz ne suscitent donc pas l’adhésion des Français. Ainsi, la suppression de l’Impôt de solidarité sur la fortune (ISF), réclamée par le président du Medef, est rejetée par 68% d’entre eux, selon un sondage Odoxa pour i-Télé. La tendance est d’ailleurs la même parmi les bénéficiaires de hauts revenus (54% contre une suppression) et les sympathisants de droite (56% hostiles à une disparition de l’ISF). Le dirigeant de l’organisation patronale réclame régulièrement la suppression de cet impôt touchant les revenus les plus élevés, y voyant un frein à l’investissement en France. Il n’a d’ailleurs pas manqué de le rappeler lundi 17 novembre, à l’occasion de la Conférence annuelle des entrepreneurs, organisée au ministère de l’Economie et des Finances à Paris.  Emmanuel Macron, le patron de Bercy, avait alors réagi en évoquant une « provocation ». Autre point sur lequel Pierre Gattaz semble être en délicatesse avec l’opinion publique: le pacte de responsabilité. 81% des Français jugent ainsi que le « patron des patrons » ne respecte pas les engagements de ce projet, qui doit voir les entreprises investir et embaucher en échange de baisses de charges. Ni les sympathisants de droite (73% jugent que Pierre Gattaz ne respecte pas ses engagements), ni les chefs d’entreprises et les indépendants (63% dans cette catégorie) ne sont plus indulgents, à en croire cette enquête.  Le Pacte de responsabilité et de solidarité, plan économique phare du président François Hollande, prévoit un coup de pouce de 40 milliards d’euros aux entreprises sous la forme de baisses d’impôts et de charges. En contrepartie de ce dispositif, les entreprises sont censées investir et embaucher.

 

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