Archive pour le Tag 'gadgets'

Intelligence artificielle : réalités et gadgets (Charles Edouard Bouée)

 

 Dans une tribune des Échos, Charles Edouard Bouée,  président de Roland Berger, fait la part de ce qui relève réellement des avancés en matière d’intelligence artificielle et ce qui relève des gadgets.

«  La septicémie, qui représente une des premières causes de mortalité en milieu hospitalier, pourrait bientôt appartenir au passé. Comment ? Grâce à un algorithme d’intelligence artificielle capable de détecter, une demi-heure avant qu’elle ne survienne, une chute brutale de la pression artérielle très souvent indicatrice d’une infection du sang. Trente minutes suffisent à l’équipe soignante pour intervenir, sauver ainsi des milliers de vies et économiser des milliards de dollars. Une telle avancée est le fruit de la collaboration entre l’expert en intelligence artificielle Antoine Blondeau, fondateur de  Sentient Technologies, et les chercheurs du MIT . On est bien loin du buzz que des entreprises peu scrupuleuses font parfois, en estampillant « IA » des solutions technologiques qui pour certaines n’ont rien à voir avec l’intelligence artificielle, pour attirer les investisseurs et les clients. Après le « green washing », consistant à donner un vernis durable à des produits et des services qui ne le sont pas, l’« AI washing » nous promet monts et merveilles avec des solutions qui ne sont que des gadgets. C’est que derrière le succès actuel du terme « intelligence artificielle » – d’ailleurs choisi un peu par hasard en 1956 par John McCarthy, se cachent des technologies complexes : le « deep learning », qui permet la reconnaissance des objets et des mots, associé au « machine reasoning », qui permet d’élaborer des modèles prédictifs, les deux étant complétés par des algorithmes génétiques et des codes écrits par la machine elle-même. Si bien que le grand public a parfois du mal à comprendre les tenants et les aboutissants. D’où la difficulté à savoir ce qui relève vraiment de l’IA : de nombreux produits ou services qui disent reposer sur de l’intelligence artificielle, ne mobilisent en réalité que des logiciels d’automatisation basiques. Un autre mirage consiste à faire croire, en particulier aux chefs d’entreprises, que l’intelligence artificielle est toujours la réponse la plus adaptée pour accroître l’efficacité d’un processus. C’est loin d’être systématiquement le cas. Ainsi, lorsqu’on cherche une réponse à une question précise, les outils analytiques de Business Intelligence sont souvent plus pertinents. Mais label « IA » attire le chaland… et certains en abusent. Si, comme tous les eldorados, l’intelligence artificielle a ses charlatans, elle a aussi ses magiciens. Antoine Blondeau, Chris Boos, fondateur de la société Arago , Tomaso Poggio du MIT , Yann Le Cun de Facebook AI Research, Sean Tang, fondateur de SenseTime , Jürgen Schmidhuber du laboratoire suisse Idsia, Demis Hassabis de Deepmind … venus de tous les continents, ils travaillent ensemble autant dans les laboratoires, les universités que les entreprises. Ils forment une communauté d’experts capables de faire émerger un nouveau monde, sans bruit, loin des médias. On sait que l’intelligence artificielle sera la rupture technologique, sociale et économique des décennies à venir. Et il est certain que les prochaines licornes seront des entreprises d’intelligence artificielle. Mais la bataille ne se joue pas toujours où on le croit. Ni chez ceux qui en parlent beaucoup, ni forcément chez les GAFA ou leurs cousins chinois, les BAT. Les innovations véritables sont le fait de scientifiques et de techniciens qui n’aiment pas la lumière. Quant à ceux qui bluffent, en prétendant développer des solutions d’IA quand ce n’est pas le cas, ils pourraient bien être pris à leur propre piège. Car après DeepBlue aux échecs et Alphago au jeu de Go, le programme Libratus a envoyé au tapis, en janvier 2017, quatre joueurs de poker professionnels . En nous laissant face à ce constat vertigineux : l’intelligence artificielle sait donc bluffer, et intégrer le bluff des autres à sa propre stratégie ! Il ne lui reste plus qu’à apprendre à démasquer les bluffeurs. ».

Intelligence artificielle : avancées, limites et gadgets (Charles Edouard Bouée)

Intelligence artificielle : avancées, limites et gadgets (Charles Edouard Bouée)

 

Dans une tribune des Échos, Charles Edouard Bouée,  président de Roland Berger, fait la part de ce qui relève réellement des avancés en matière d’intelligence artificielle et ce qui relève des gadgets car surtout destinés à valoriser artificiellement un produits et/ou  à attirer des capitaux.

 

«  La septicémie, qui représente une des premières causes de mortalité en milieu hospitalier, pourrait bientôt appartenir au passé. Comment ? Grâce à un algorithme d’intelligence artificielle capable de détecter, une demi-heure avant qu’elle ne survienne, une chute brutale de la pression artérielle très souvent indicatrice d’une infection du sang. Trente minutes suffisent à l’équipe soignante pour intervenir, sauver ainsi des milliers de vies et économiser des milliards de dollars. Une telle avancée est le fruit de la collaboration entre l’expert en intelligence artificielle Antoine Blondeau, fondateur de  Sentient Technologies, et les chercheurs du MIT . On est bien loin du buzz que des entreprises peu scrupuleuses font parfois, en estampillant « IA » des solutions technologiques qui pour certaines n’ont rien à voir avec l’intelligence artificielle, pour attirer les investisseurs et les clients. Après le « green washing », consistant à donner un vernis durable à des produits et des services qui ne le sont pas, l’« AI washing » nous promet monts et merveilles avec des solutions qui ne sont que des gadgets. C’est que derrière le succès actuel du terme « intelligence artificielle » – d’ailleurs choisi un peu par hasard en 1956 par John McCarthy, se cachent des technologies complexes : le « deep learning », qui permet la reconnaissance des objets et des mots, associé au « machine reasoning », qui permet d’élaborer des modèles prédictifs, les deux étant complétés par des algorithmes génétiques et des codes écrits par la machine elle-même. Si bien que le grand public a parfois du mal à comprendre les tenants et les aboutissants. D’où la difficulté à savoir ce qui relève vraiment de l’IA : de nombreux produits ou services qui disent reposer sur de l’intelligence artificielle, ne mobilisent en réalité que des logiciels d’automatisation basiques. Un autre mirage consiste à faire croire, en particulier aux chefs d’entreprises, que l’intelligence artificielle est toujours la réponse la plus adaptée pour accroître l’efficacité d’un processus. C’est loin d’être systématiquement le cas. Ainsi, lorsqu’on cherche une réponse à une question précise, les outils analytiques de Business Intelligence sont souvent plus pertinents. Mais label « IA » attire le chaland… et certains en abusent. Si, comme tous les eldorados, l’intelligence artificielle a ses charlatans, elle a aussi ses magiciens. Antoine Blondeau, Chris Boos, fondateur de la société Arago , Tomaso Poggio du MIT , Yann Le Cun de Facebook AI Research, Sean Tang, fondateur de SenseTime , Jürgen Schmidhuber du laboratoire suisse Idsia, Demis Hassabis de Deepmind … venus de tous les continents, ils travaillent ensemble autant dans les laboratoires, les universités que les entreprises. Ils forment une communauté d’experts capables de faire émerger un nouveau monde, sans bruit, loin des médias. On sait que l’intelligence artificielle sera la rupture technologique, sociale et économique des décennies à venir. Et il est certain que les prochaines licornes seront des entreprises d’intelligence artificielle. Mais la bataille ne se joue pas toujours où on le croit. Ni chez ceux qui en parlent beaucoup, ni forcément chez les GAFA ou leurs cousins chinois, les BAT. Les innovations véritables sont le fait de scientifiques et de techniciens qui n’aiment pas la lumière. Quant à ceux qui bluffent, en prétendant développer des solutions d’IA quand ce n’est pas le cas, ils pourraient bien être pris à leur propre piège. Car après DeepBlue aux échecs et Alphago au jeu de Go, le programme Libratus a envoyé au tapis, en janvier 2017, quatre joueurs de poker professionnels . En nous laissant face à ce constat vertigineux : l’intelligence artificielle sait donc bluffer, et intégrer le bluff des autres à sa propre stratégie ! Il ne lui reste plus qu’à apprendre à démasquer les bluffeurs. ».

 

Réforme action publique : surtout des gadgets et la numérisation

Reforme action  publique : surtout des gadgets et la numérisation

Il ne faut pas s’attendre à de grandes révolutions dans les annonces que fera le premier ministre Edouard Philippe pour transformer l‘action publique. Les orientations concerneront surtout la numérisation des tâches. Des mesures justifiés par la nécessité de réaliser des économies qui ne sont pas certaines en tout cas pas à la hauteur des 60 milliards prévus au cours du quinquennat. Le vrai problème en effet,  c’est le champ des missions régaliennes et la manière de les assumer, la numérisation n’intervenant qu’en dernier. En effet tant que les obligations réglementaires numérisées ou pas engendreront toujours des couts considérables en investissement, en fonctionnement notamment en personnel. Jusque-là le président de la république a été très prudent quand à la remise en cause de la cathédrale administrative française dont il est comme beaucoup d’autres dirigeants politiques à la fois le produit et l’acteur. Pour transformer de façon radicale l’étatisme français,  il conviendrait de s’attaquer aux privilèges des grandes écoles et des corps. Une tâche est politiquement dangereuse.  Si on ajoute à la pléthore de fonctionnaires, l’armée mexicaine des élus on aura compris les réticences corporatistes à supprimer des contraintes bureaucratiques qui justifient ces effectifs. Une fois définie le champ de l’intérêt général, il faudrait distinguer les conditions de réalisation des missions de service public. Certaines pouvant être assumées uniquement par le public, d’autres par le public et le privé, d’autres enfin uniquement par le privé. Et là encore, on affronte nécessairement le corporatisme de tout ceux qui soit définisse des règles soit les mettre en pratique et qui en vivent.  Le Premier ministre et le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, s‘exprimeront à 12h30, après un comité interministériel centré sur les questions des ressources humaines, de simplification et de qualité des services publics et du numérique. “L‘ambition n‘est pas d‘ajuster le travail de tel ou tel ministère”, a dit Emmanuel Macron mardi lors de ses vœux aux corps constitués, “mais parfois de repenser en profondeur certaines missions, de les reconsidérer, de savoir les transformer à la racine soit pour y renoncer soit pour les rendre plus efficaces”. La sphère publique doit “assumer les changements profonds que le numérique porte”, a ajouté le président.  Il comptait pour cela notamment réduire les dépenses de l‘Etat de 25 milliards d‘euros pour parvenir à un quasi équilibre de l‘ensemble des comptes publics fin 2022. Il a jugé possible de réduire le nombre total de fonctionnaires d‘environ 120.000 en cinq ans. Sur la seule fonction publique de l‘Etat, une baisse de 50.000 est envisagée. Pour 2018 il y aura des embauches !

Intelligence artificielle : gadgets ou progrès (Charles Edouard Bouée)

Intelligence artificielle : gadgets ou progrès (Charles Edouard Bouée) 

Dans uen tribune des Échos, Charles Edouard Bouée,  président de Roland Berger, fait la part de ce qui relève réellement des avancés en matière d’intelligence artificielle et ce qui relève des gadgets.

«  La septicémie, qui représente une des premières causes de mortalité en milieu hospitalier, pourrait bientôt appartenir au passé. Comment ? Grâce à un algorithme d’intelligence artificielle capable de détecter, une demi-heure avant qu’elle ne survienne, une chute brutale de la pression artérielle très souvent indicatrice d’une infection du sang. Trente minutes suffisent à l’équipe soignante pour intervenir, sauver ainsi des milliers de vies et économiser des milliards de dollars. Une telle avancée est le fruit de la collaboration entre l’expert en intelligence artificielle Antoine Blondeau, fondateur de  Sentient Technologies, et les chercheurs du MIT .  On est bien loin du buzz que des entreprises peu scrupuleuses font parfois, en estampillant « IA » des solutions technologiques qui pour certaines n’ont rien à voir avec l’intelligence artificielle, pour attirer les investisseurs et les clients. Après le « green washing », consistant à donner un vernis durable à des produits et des services qui ne le sont pas, l’« AI washing » nous promet monts et merveilles avec des solutions qui ne sont que des gadgets. C’est que derrière le succès actuel du terme « intelligence artificielle » – d’ailleurs choisi un peu par hasard en 1956 par John McCarthy, se cachent des technologies complexes : le « deep learning », qui permet la reconnaissance des objets et des mots, associé au « machine reasoning », qui permet d’élaborer des modèles prédictifs, les deux étant complétés par des algorithmes génétiques et des codes écrits par la machine elle-même. Si bien que le grand public a parfois du mal à comprendre les tenants et les aboutissants. D’où la difficulté à savoir ce qui relève vraiment de l’IA : de nombreux produits ou services qui disent reposer sur de l’intelligence artificielle, ne mobilisent en réalité que des logiciels d’automatisation basiques. Un autre mirage consiste à faire croire, en particulier aux chefs d’entreprises, que l’intelligence artificielle est toujours la réponse la plus adaptée pour accroître l’efficacité d’un processus. C’est loin d’être systématiquement le cas. Ainsi, lorsqu’on cherche une réponse à une question précise, les outils analytiques de Business Intelligence sont souvent plus pertinents. Mais label « IA » attire le chaland… et certains en abusent. Si, comme tous les eldorados, l’intelligence artificielle a ses charlatans, elle a aussi ses magiciens. Antoine Blondeau, Chris Boos, fondateur de la société Arago , Tomaso Poggio du MIT , Yann Le Cun de Facebook AI Research, Sean Tang, fondateur de SenseTime , Jürgen Schmidhuber du laboratoire suisse Idsia, Demis Hassabis de Deepmind … venus de tous les continents, ils travaillent ensemble autant dans les laboratoires, les universités que les entreprises. Ils forment une communauté d’experts capables de faire émerger un nouveau monde, sans bruit, loin des médias. On sait que l’intelligence artificielle sera la rupture technologique, sociale et économique des décennies à venir. Et il est certain que les prochaines licornes seront des entreprises d’intelligence artificielle. Mais la bataille ne se joue pas toujours où on le croit. Ni chez ceux qui en parlent beaucoup, ni forcément chez les GAFA ou leurs cousins chinois, les BAT. Les innovations véritables sont le fait de scientifiques et de techniciens qui n’aiment pas la lumière. Quant à ceux qui bluffent, en prétendant développer des solutions d’IA quand ce n’est pas le cas, ils pourraient bien être pris à leur propre piège. Car après DeepBlue aux échecs et Alphago au jeu de Go, le programme Libratus a envoyé au tapis, en janvier 2017, quatre joueurs de poker professionnels . En nous laissant face à ce constat vertigineux : l’intelligence artificielle sait donc bluffer, et intégrer le bluff des autres à sa propre stratégie ! Il ne lui reste plus qu’à apprendre à démasquer les bluffeurs. ».

Les gadgets de l’ intelligence artificielle (Charles Edouard Bouée)

Les gadgets de l’ intelligence artificielle (Charles Edouard Bouée)  

Dans un tribune des Échos, Charles Edouard Bouée,  président de Roland Berger, fait la part de ce qui relève réellement des avancés en matière d’intelligence artificielle et ce qui relève des gadgets.

«  La septicémie, qui représente une des premières causes de mortalité en milieu hospitalier, pourrait bientôt appartenir au passé. Comment ? Grâce à un algorithme d’intelligence artificielle capable de détecter, une demi-heure avant qu’elle ne survienne, une chute brutale de la pression artérielle très souvent indicatrice d’une infection du sang. Trente minutes suffisent à l’équipe soignante pour intervenir, sauver ainsi des milliers de vies et économiser des milliards de dollars. Une telle avancée est le fruit de la collaboration entre l’expert en intelligence artificielle Antoine Blondeau, fondateur de  Sentient Technologies, et les chercheurs du MIT .  On est bien loin du buzz que des entreprises peu scrupuleuses font parfois, en estampillant « IA » des solutions technologiques qui pour certaines n’ont rien à voir avec l’intelligence artificielle, pour attirer les investisseurs et les clients. Après le « green washing », consistant à donner un vernis durable à des produits et des services qui ne le sont pas, l’« AI washing » nous promet monts et merveilles avec des solutions qui ne sont que des gadgets. C’est que derrière le succès actuel du terme « intelligence artificielle » – d’ailleurs choisi un peu par hasard en 1956 par John McCarthy, se cachent des technologies complexes : le « deep learning », qui permet la reconnaissance des objets et des mots, associé au « machine reasoning », qui permet d’élaborer des modèles prédictifs, les deux étant complétés par des algorithmes génétiques et des codes écrits par la machine elle-même. Si bien que le grand public a parfois du mal à comprendre les tenants et les aboutissants. D’où la difficulté à savoir ce qui relève vraiment de l’IA : de nombreux produits ou services qui disent reposer sur de l’intelligence artificielle, ne mobilisent en réalité que des logiciels d’automatisation basiques. Un autre mirage consiste à faire croire, en particulier aux chefs d’entreprises, que l’intelligence artificielle est toujours la réponse la plus adaptée pour accroître l’efficacité d’un processus. C’est loin d’être systématiquement le cas. Ainsi, lorsqu’on cherche une réponse à une question précise, les outils analytiques de Business Intelligence sont souvent plus pertinents. Mais label « IA » attire le chaland… et certains en abusent. Si, comme tous les eldorados, l’intelligence artificielle a ses charlatans, elle a aussi ses magiciens. Antoine Blondeau, Chris Boos, fondateur de la société Arago , Tomaso Poggio du MIT , Yann Le Cun de Facebook AI Research, Sean Tang, fondateur de SenseTime , Jürgen Schmidhuber du laboratoire suisse Idsia, Demis Hassabis de Deepmind … venus de tous les continents, ils travaillent ensemble autant dans les laboratoires, les universités que les entreprises. Ils forment une communauté d’experts capables de faire émerger un nouveau monde, sans bruit, loin des médias. On sait que l’intelligence artificielle sera la rupture technologique, sociale et économique des décennies à venir. Et il est certain que les prochaines licornes seront des entreprises d’intelligence artificielle. Mais la bataille ne se joue pas toujours où on le croit. Ni chez ceux qui en parlent beaucoup, ni forcément chez les GAFA ou leurs cousins chinois, les BAT. Les innovations véritables sont le fait de scientifiques et de techniciens qui n’aiment pas la lumière. Quant à ceux qui bluffent, en prétendant développer des solutions d’IA quand ce n’est pas le cas, ils pourraient bien être pris à leur propre piège. Car après DeepBlue aux échecs et Alphago au jeu de Go, le programme Libratus a envoyé au tapis, en janvier 2017, quatre joueurs de poker professionnels . En nous laissant face à ce constat vertigineux : l’intelligence artificielle sait donc bluffer, et intégrer le bluff des autres à sa propre stratégie ! Il ne lui reste plus qu’à apprendre à démasquer les bluffeurs. ».

 

oitures de plus en plus chères à cause des gadgets

Voitures de plus en plus chères à cause des gadgets

 

En francs constants les voitures ont rarement été aussi chères puisque le prix moyen est de plus de 22 000euros. En cause la mode et surtout les gadgets. Il y a d’abord la mode des SUV dont le coût est supérieur à un modèle classique équivalent. Aussi la multiplication de gadgets électroniques et informatiques dont certains améliorent  la performance des automobiles mais dont la moitié au moins sont complètement inutiles et ne sont là que pour justifier l’augmentation des prix. Débarrassé  de ces gadgets inutiles, le prix des voitures serait sans doute réduit de 30 à 50 %. Sans parler des coûts supplémentaires d’entretien que génèrent les équipements inutiles que nombre de petits garages parviennent  difficilement à réparer. Plus de 22 000 euros, c’est le prix moyen d’une voiture neuve en France au deuxième trimestre 2016, selon le baromètre établi par le comparateur Kidioui. En trois mois, ce prix moyen progresse de 3,1%, soit 668 euros par voiture. C’est le troisième trimestre consécutif de hausse. Par rapport au troisième trimestre 2015, les Français dépensent 1500 euros de plus, soit plus de 7%, pour acheter leur voiture neuve. Pour autant, la remise moyenne accordée par les concessionnaires entre le prix catalogue et le prix réellement payé par les acheteurs reste quasiment identique. Au deuxième trimestre 2016, elle s’établit à 22,89% du prix officiel, alors qu’elle était de 22,85% lors du trimestre précédent. La plupart des constructeurs parviennent donc, comme ils le clament, à vendre des versions mieux équipées et plus haut de gamme de leur voiture, même s’ils font toujours les mêmes efforts commerciaux. Le succès grandissant des SUV – ils représentent 27% des ventes sur les cinq premiers mois de l’année 2016, contre 25% sur la même période de l’année 2015 – représente également une explication. Le prix de ce type de véhicule est en effet plus important que la berline de catégorie équivalente. Le montant des remises est différent d’un constructeur à l’autre. Les trois français qui détiennent les plus grosses parts de marché font le plus d’efforts commerciaux. Les remises sont plus importantes chez Renault (30,6%), devant Citroën (26,1%) et Peugeot (24,5%). En revanche, Dacia, la marque «low-cost» de Renault, confirme que son modèle économique est bien de réduire au maximum les rabais. Les Dacia sont vendues avec un discount de seulement 8,2% par rapport au prix catalogue. Les autres constructeurs généralistes, comme Volkswagen, Fiat ou Nissan, affichent des remises très similaires, entre 19,5% et 21,3%.

 

(Avec Reuters)

 

La révolution technologique : surtout des gadgets !

La révolution technologique : surtout des gadgets !

 

 

Sur un grand média on nous annonce uen nouvelle étape de la révolution technologique via le tout numérique. Evidemment le numérique constitue un élément fondamental de la transformation des processus de production et de distribution mais  c’est aussi un marché pour attirer les gogos et pour vendre des gadgets.

 

Extrait :

« En attendant la voiture qui s’arrête toute seule au feu rouge et les volets qui s’abaissent quand vous fermez les paupières, voici quelques nouveautés qui vont bientôt faire une entrée fracassante dans votre foyer. Une filière en plein essor, dans laquelle les Français excellent. Le pommeau de douche qui vous indique en temps réel votre consommation d’eau, la poubelle dotée de capteurs qui évalue le niveau remplissage, le variateur de lumière sans fil et sans pile… Tous ces objets de demain ont un point commun : ce sont des objets connectés Made in France. Cette douche par exemple informe son utilisateur via un signal lumineux : bleu, on a déjà consommé 40 litres d’eau, rouge clignotant il est temps de fermer le robinet ! Ou cet interrupteur allie lui aussi écologie et économie : c’est en tournant le variateur que l’on fabrique l’énergie qui permet d’allumer ou d’éteindre la lumière. Finies piles et fils ! Avec les poubelles connectées à des plateformes de ramassages d’ordure, les villes peuvent désormais prévoir des collectes  que lorsque les poubelles sont vraiment remplies. »

A quand un signal lumineux pour signaler le bug dans le cerveau d’un journaliste ?

« Choc de simplification » : surtout des gadgets

«  Choc de simplification » : surtout des gadgets

 

 

92 nouvelles mesures du gouverrnement  qui s’ajoutent aux 375 déjà annoncées mai en fait surtout des gadgets. Pour essentiel il s’agit de substituer le support informatique au support papier. Par contre on s’attaque rarement la suppression pure et simple de la contrainte administrative. En cause évidemment l’armada administrative qui tient à conserver son objet, ses vannages et ses emplois. Or tant que ces fonctionnaires inutiles n’auront pas été supprimés , la bureaucratie va se perpétuer sur papier ou sur informatique. Des exemples de gadgets :

  • Dès septembre, vous pourrez vous inscrire à Pôle emploi directement sur le web. Fini donc les minutes, voire les heures passées à remplir votre dossier administratif. Fini la galère pour vous informer sur une procédure judiciaire ou comprendre comment marche l’aide juridictionnelle : vous trouverez tout sur un site dédié d’ici la fin de l’année.

 

  • Envolé le stress de l’attente du facteur après le passage du permis de conduire : dès la fin juin, vous pourrez voir votre résultat en ligne et en cas de réussite, télécharger un permis provisoire sur votre Smartphone (à ne pas dégainer au volant…) Vous pourrez aussi contester une amende radar en ligne.

 

  • Si vous êtes fonctionnaire : toutes vos fiches de paie seront consultables en ligne sur un espace sécurisé bien sûr. Une phase d’expérimentation commencera en 2016.

 

  • Sur Internet, vous pourrez aussi entre autres : faire une demande de bourse scolaire, faire une demande de procuration et demander votre attestation fiscale sur le site de l’Agirc-Arrco, les caisses de retraites complémentaires.

Si vous êtes demandeur d’emploi, en cas d’arrêt maladie…Dès la fin de l’année, vous ferez votre déclaration à Pôle emploi qui la  transmettra directement à votre caisse d’assurance maladie.

 

  • Si vous êtes locataire d’un logement social et souhaitez bénéficier d’une aide au logement, elle sera transmise automatiquement à la CAF par votre bailleur.

 

  • Une dizaine de ces mesures visent spécifiquement les personnes handicapées. Dès 2017, une carte unique mobilité inclusion remplacera la carte  de stationnement et  la carte de priorité  dans les transports.
  • L’obtention de l’allocation adulte handicapé sera aussi simplifiée. Et si vous êtes invalides à plus de 50%, son renouvellement sera fait tous les 5 ans, au lieu de deux.
  • Enfin les décisions de l’administration, parfois rédigées dans un langage nébuleux, devront être « faciles à lire et à comprendre ».

Bien sûr, tout ça n’est pas seulement là pour nous aider. L’objectif de toutes ces mesures, c’est aussi pour le gouvernement de faire des économies. Jusqu’à 11 milliards d’euros d’ici la fin du quinquennat.
 

Immobilier: les pistes du gouvernement…. des gadgets

Immobilier: les pistes du gouvernement…. des gadgets

 

 

Come d’habitude le gouvernement va se satisfaire de gadgets pour faire face à la crise catastrophique que subit le logement. 250 000 logements neufs devraient en effet être construits au lieu des 500  000 promis par Hollande. La question centrale, c’est le prix de la construction et donc la solvabilité des acquéreurs surtout des primo-accédants. La solution pourrait passer par la location du foncier (comme dans certains pays,  sur 100 ans par exemple) ou la vente du patrimoine foncier public en priorité pour le logement ainsi que par l’ allongement de la durée des pr^st jusqu’à 40 ans (là encore comme dans d’autres pays) et par une fiscalité nettement plus avantageuses. Le Premier ministre Manuel Valls en personne annoncera vendredi 29 août son plan de relance de l’immobilier. Certaines pistes sont d’ores et déjà évoquées mais pour certaines elles relèvent surtout du gadget. .  Tout d’abord, il est question d’autoriser ceux qui achètent grâce au dispositif Duflot à louer à leur famille. Concrètement, ces propriétaires auront le droit de louer leurs biens à leurs parents ou leurs enfants. Une piste qui pourrait notamment rendre service aux étudiants, qui peinent à trouver un logement, et qui en loueraient ainsi un directement auprès de leurs parents.  Le gouvernement prévoirait en outre un allègement de la fiscalité sur les terrains à bâtir. L’idée serait de rendre plus vite disponible ces terrains. Tout l’inverse de ce qui a cours aujourd’hui, où plus vous attendez pour vendre, moins vous payez d’impôts sur la plus-value.  Ensuite, le gouvernement voudrait réduire les normes de construction de 10% afin de relancer les mises en chantier.  Du côté de la fiscalité, le dispositif Duflot qui permet, sous conditions, une réduction d’impôt lors d’un achat immobilier pourrait être changée. Ce dispositif pourrait évoluer vers une version encore plus avantageuse fiscalement.  

 

Immobilier -Logement: plan de sauvetage de Valls, surtout des gadgets

Immobilier -Logement: plan de sauvetage de Valls, surtout des gadgets

 

 

Le logement connait une crise sans précédant aussi bien le logement neuf qu’ancien. Du coup Valls lance un plan de sauvetage ; En fait surtout des gadgets car la vraie question est celle de la solvabilité des candidats à l’accession de logements  et du coût d’acquisition trop important, avec en plus les inquiétudes crées par la loi Duflot. En face du risque de nouvelle bulle immobilière ce plan apparaît dérisoire.  La faute à la loi Duflot? Manuel Valls ne va pas jusqu’à dire cela. Mais pour relancer la construction de logements neufs, totalement sinistrée depuis des mois, le Premier ministre annonce ce mercredi 25 juin une série de mesures destinées à donner un coup de fouet au secteur. Il les développe dans une interview au Parisien/Aujourd’hui en France.    »Il s’est créé un climat de crainte autour de la loi Alur », lance-t-il. Il ne s’agit pas d’un « détricotage mais d’une application réaliste, pragmatique et vigilante » de la loi Duflot précise-t-il en introduction. « Le marché est déprimé. Il n’y a eu que 330.000 mises en chantier en 2013 alors qu’il en aurait fallu 500.000″, constate Manuel Valls.  Première annonce, le gouvernement envisage de « favoriser l’accession à la propriété en élargissant l’accès au prêt à taux zéro ». « Ces prêts seront disponibles auprès des banques en octobre 2014″, précise-t-il. Le remboursement commencera au bout de 7 ans et non plus 5 ans.  Par ailleurs, le prêt à taux zéro (PTZ), « normalement réservé à l’acquisition d’un logement neuf, sera élargi à l’achat d’un logement ancien dans certains centre-bourgs en zone rurale, sous réserve d’y réaliser des travaux », ajoute Manuel Valls.   Il s’engage également à réduire les normes de construction: « la multiplication des normes décourage et freine la construction ». « Cinquante mesures de simplification vont donc être mises en œuvre dès l’automne ».  En revanche, le gouvernement ne veut pas revenir sur l’un des points essentiels et très contesté de la loi Duflot: l’encadrement des loyers. « C’est une mesure sociale importante (…) mais il faut le faire de façon transparente et prévisible ». Mais sans donner davantage de détails.  Le gouvernement va aussi mettre en place un nouveau dispositif afin d’encourager fiscalement « les propriétaires qui font l’effort de loger plus longtemps des locataires avec un loyer plafonné ». Plus généralement, le gouvernement va  » développer l’investissement locatif dans les villes où les loyers sont chers ». Mais là aussi, il ne donne pas davantage de détails.
 Enfin, la garantie universelle des loyers (GUL), autre mesure forte de la loi Alur, n’est pas officiellement abandonnée. « Le principe est généreux mais il a un coût trop important ». Et d’ajouter: « nous travaillons donc à l’ajuster pour qu’elle bénéficie à ceux qui en ont le plus besoin: les jeunes ».

 

Transition énergie transport : des gadgets

Transition énergie transport : des gadgets

 

On s’attendait à une grande réforme et pour l’essentiel on aboutit à des promesses ou à des gadgets. C’est le cas des transports où pour résumer : on va installer des prises l’électriques pour les voitures. On fait l’impasse sur la politique des transports sur la fiscalité, la tarification, la coordination des modes, le concept automobile. Des automobiles encore bien trop lourdes, trop chères, trop polluantes, trop énergétivores, trop encombrantes. Sans parler de la politique européenne complètement absente et qui favorise le tout camion  des pays de l’Est (low cost). .Pas question de s’attaquer sérieusement à la voiture !  Rouler propre? C’est possible, répond Ségolène Royal, dont le projet de loi prévoit l’implantation de 7 millions de points de charge pour les véhicules électriques d’ici 2030. En attendant, à l’été 2014, 10.000 points de recharge ouverts au public seront opérationnels. Une prime de conversion pour l’achat d’un véhicule électrique en cas de mise au rebut d’un véhicule diesel est également prévue: une subvention qui, sous certaines conditions, pourra grimper jusqu’à 10.000 euros. Cet effort en faveur de la mobilité électrique ne concerne pas seulement les ménages: l’État et ses établissements publics devront renouveler leur flotte avec des véhicules électriques; une nouvelle voiture sur deux devra être électrique, insiste le projet de loi.

 

Choc de simplification : quelques mesures et des gadgets

Choc de simplification : quelques mesures et des gadgets

 

Il y aura quelques mesures intéressantes (feuille de paye, marchés publics) et beaucoup de gadgets. En effet pas de simplification tant que subsisteront des administrations inutiles qui ont besoin de justifier leur objet social par des règlements et des contrôles. Ce ne sont pas les procédures qu’il faut supprimer en premier mais ceux qui les élaborent et les rendent obligatoires. En outre ce travail n’est pas à la hauteur de l’enjeu, il faut certes de mesures de portée générale mais le même travail doit être entrepris dans tous les ministères, tous les secteurs, à tous les niveaux géographiques. . Conseil de simplification, qui doit annoncer ce lundi 50 nouvelles mesures pour simplifier la vie des entreprises. Ce deuxième acte du pacte de responsabilité a pour vocation de redonner de l’air aux entreprises asphyxiées par la paperasserie et portera essentiellement sur la fiscalité et le contrôle de production de normes. À l’origine de ce «choc de simplification» voulu par François Hollande: Thierry Mandon, porte-parole des députés socialistes et Guillaume Poitrinal, chef d’entreprise, qui coprésident le Conseil de simplification. Chargés d’une mission sur la simplification de la vie des entreprises, ils avaient rendu une première copie fin 2013, qui avait orienté le premier train de mesures décidées en janvier. Ils ont achevé le 8 avril un second rapport dont les préconisations devraient être quasi intégralement reprises dans les mesures annoncées aujourd’hui. Si ces mesures ne devraient rien coûter à l’État, elles pourraient constituer une manne financière source de croissance pour les entreprises. L’OCDE estime en effet que le système administratif français, trop complexe, leur coûte presque 60 milliards d’euros par an. Les nouvelles mesures annoncées aujourd’hui devraient permettre de récupérer et réinjecter cet argent dans l’écosystème. Une promesse de Manuel Valls qui avait évoqué dans son discours de politique générale la nécessité de «simplifier les procédures» des entreprises pour «libérer les énergies et embaucher». Parmi les nouvelles mesures qui devraient être annoncées: la simplification des appels d’offres publics, la réduction du nombre de statuts des entreprises individuelles mais surtout la tant attendue simplification de la fiche de paie. Un projet auquel les gouvernements précédents avaient renoncé à s’attaquer tant ce serpent de mer vieux de plusieurs décennies apparaît complexe. Cette mesure sera pourtant complémentaire de la simplification comptable annoncée en janvier. Les entreprises de moins de 10 salariés avaient ainsi été exonérées de l’obligation d’établir une annexe comptable et de publier leurs comptes, tandis que celles de 50 salariés avaient obtenu un bilan simplifié. De premières expérimentations pour simplifier les déclarations de salaires avaient également été décidées. L’ensemble des mesures devrait être mis en œuvre au 1er janvier 2015

 

Hollande et de la simplification administrative : des gadgets

Hollande et  de la simplification administrative : des gadgets

Finalement la fameuse simplification administrative promise par Hollande va déboucher sur des gadgets. En cause ces milliers de fonctionnaires aux problèmes existentiels qui pour justifier leur objet social ne cessent  d’alimenter les procédures et les contrôles. Il faudrait un travail d’une autre ampleur et dans chaque ministère pour supprimer des contraintes fiscales, statistiques, sociales, techniques ou encore environnementales notamment. Personne ne contrôle plus la bureaucratie française qui se reproduit elle-même. Tant qu’il y aura 2.2 millions de fonctionnaires d’Etat, la machine à produire des règlements, circulaires, décrets etc. va continuer de fonctionner. Une bureaucratie française qui se développe d’autant plus que Bruxelles fonctionne sur le même modèle ajoutant ainsi une bureaucratie à une autre. Il faut bien trouver des débouchés aux diplômés de l’ENA et de sciences-po notamment. Lesquels ensuite s’entourent de sous directeurs, de chef de services, de chef de bureau et de troupes administratives. Exemple des gadgets qui vont sortir du chapeau (même si leur suppression n’est pas sans intérêt). Est-il nécessaire qu’un boulanger déclare à la préfecture ses dates de vacances? Qu’une enquête «faune et flore» bloque la construction d’une route pendant deux ans? Qu’il faille plus de dix ans entre la fermeture et la réouverture de la Samaritaine à Paris? Qu’un patron d’une toute petite entreprise doive faire appel à un expert-comptable pour faire quelques fiches de paye? (forcément compte tenu de la complexité de la réglementation sociales NDLR) Qu’il faille déposer en cinq exemplaires les statuts de création d’une entreprise? Toutes ces questions, le député PS Thierry Mandon et le chef d’entreprise Guillaume Poitrinal (ex-Unibail) les ont déposées vendredi sur le bureau du chef de l’État. Chargés d’une mission sur la simplification de la vie des entreprises après un premier train de mesures arrêtées en janvier 2014, tous deux étaient reçus par François Hollande pour faire le point sur l’avancement de leurs travaux. Sauf surprise de dernière minute, Guillaume Poitrinal et Thierry Mandon rendront leurs propositions finales le 8 avril. Une cinquantaine de mesures, de fond et de détail. L’idée est que «la quasi-totalité soit mise en œuvre au 1er janvier 2015», explique le député PS qui a déjà remis un rapport complet sur le sujet à Bercy en août. Les groupes de travail, organisés par thèmes, se penchent actuellement sur trois types de dispositions: des mesures de réorganisation du système législatif ou normatif pour en réduire la complexité, des dispositions transversales touchant de nombreuses entreprises et des mesures plus symboliques. Symboliques mais qui font gagner du temps. «De quart d’heure en quart d’heure, on perd des points de PIB», souligne le participant d’un de ces groupes. «Hier c’étaient les grandes entreprises qui mangeaient les grosses, demain ce seront les rapides qui mangeront les lentes», aime répéter à l’envi Guillaume Poitrinal. Parmi les mesures qui devraient être proposées: une simplification des procédures d’appels d’offres publics, la réduction du nombre de statuts des entreprises individuelles ou encore la simplification de la fiche de paie, un projet de plus longue haleine et surtout un serpent de mer vieux de plusieurs décennies. Mandon et Poitrinal devraient également préconiser la création, comme en Grande-Bretagne, d’un comité d’entrepreneurs qui évaluerait toutes les nouvelles mesures touchant les entreprises.

 

Attractivité : des investisseurs peu convaincus par les gadgets de Hollande

Attractivité : des investisseurs peu convaincus par les gadgets de Hollande

Le constat est là 77% d’investissements étrangers en moins en France en 2012 et une grande inquiétude sur l’instabilité fiscale et réglementaire pour l’avenir ; il y avait donc du travail pour Hollande pour convaincre les patrons étrangers lors du conseil d’attractivité (un nouveau machin !).  Hollande s’est exprimé  devant une trentaine de grands patrons étrangers (Volvo, Bosch, Siemens, Samsung, Intel, Nestlé ou General Electric) mais aussi de responsables de fonds d’investissement koweïtien, qatari et chinois réunis sous les ors de l’Elysée pour un « Conseil stratégique de l’attractivité ».  Le chef de l’Etat, qui leur a donné rendez-vous dans six mois pour « juger » de ses réformes, a promis une nouvelle fois « d’harmoniser » la fiscalité française sur les entreprises avec celles de ses « principaux voisins européens » et notamment celle de l’Allemagne « à l’horizon 2020″.  Mais les attentes de ces investisseurs à l’égard de la France pourraient être plus immédiates, avec une taxe à 75% sur les plus hauts revenus qui a fait figure d’épouvantail et un impôt sur les sociétés qui pourra atteindre cette année un taux record en Europe de 38%.  Vantant les mérites de son « pacte de responsabilité » qui doit se traduire par des créations d’emplois en échange d’un allègement du coût du travail, François Hollande a cependant souligné qu’il devait conduire aussi à davantage de « visibilité sur la trajectoire fiscale » des entreprises.  Dès à présent, le chef de l’Etat a annoncé ou confirmé toute une série de mesures techniques comme la fusion de l’Agence française des investissements internationaux (AFII) et d’UbiFrance, organisme chargé de la promotion des entreprises françaises à l’étranger, des aides à l’implantation de start-ups étrangères ou une simplification administrative et douanière.  François Hollande a également confirmé la création d’un « passeport talent » pour « mieux recevoir les innovateurs et les créateurs » et promis des délais d’obtention de visas pour les hommes d’affaires « réduits à 48 heures » contre plusieurs semaines aujourd’hui.  La France, a-t-il souligné, n’a « pas peur » des investissements étrangers et « pas peur de s’ouvrir au monde », elle n’entend pas « se protéger », considérant « même que la mobilité des investissements –français à l’étranger, étrangers en France– fait partie de la réussite d’un pays ».  Cet appel, a encore insisté François Hollande, vaut tout particulièrement pour les investisseurs issus des pays émergents qui, a-t-il déploré, ne représenteront encore « que 10% des décisions d’investissements » étrangers cette année en France.   »La première condition si on veut attirer (les capitaux), c’est d’être séduisant », relève-t-on dans l’entourage du chef de l’Etat. Mais encore faut-il les convaincre de cette mutation du « site France ».   »La France est très chère », a réagi sur le perron de l’Elysée Victoria Mars, présidente du conseil d’administration de la célèbre marque américaine de barres chocolatées, évoquant un coût de travail élevé tout en se disant « confiante » dans l’amélioration du climat des affaires dans l’Hexagone.  De son côté, Ernst Lemberger, président de la société d’investissement autrichienne Ventana, a salué un gouvernement français qui a « vraiment pris la mesure de ce qui est à faire pour redresser la capacité productive » de la France, mais il attend désormais des mesures « concrètes ».  Quant à Anand Mahindra, patron du groupe industriel indien du même nom, il a lancé dans un sourire: « La France pourrait devenir le nouveau marché émergent du monde ».  Récemment encore, le cabinet Ernst and Young déplorait qu’elle émette plutôt des « signaux défensifs voire répulsifs qui préoccupent entrepreneurs et décideurs », quand l’Allemagne et le Royaume-Uni, au contraire, sont « mieux ancrés dans la mondialisation, jugés plus flexibles et plus compétitifs ».  Pour preuve: dans un appel publié le 19 décembre par le quotidien économique Les Echos, plus de 50 dirigeants de filiales étrangères installées en France (Coca-Cola, GE, Siemens, HP, Adecco…) avaient fait part de leurs difficultés croissantes à convaincre leurs maisons mères d’investir en France.  Conséquence, selon la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (CNUCED): les investissements directs étrangers se sont effondrés de 77% en France l’an dernier alors qu’ils ont quintuplé vers l’Allemagne.

 




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