Archive pour le Tag 'Gâchis'

Charcutage administratif et intercommunalité: le grand gâchis

 Charcutage administratif et intercommunalité: le grand gâchis  

 

Sous l’impulsion de la gauche, on a procédé un nouveau charcutage des zones administratives et politiques. Cette réforme a consisté d’un côté à regrouper dans la même commune nombre d’agglomérations. Du coup, on se retrouve avec des villes à dominante rurale de 20 km de large. Parallèlement on a mis en place ce qu’on appelle l’intercommunalité, c’est-à-dire la coopération entre les villes y compris regroupées: les fameuses communautés d’agglomération qui en fait  ont rajouté une strate administrative et politique à un dispositif déjà excessif. Dans les faits,  les grandes communes ont conservé presque les mêmes prérogatives et surtout les mêmes moyens. Par contre pour ces nouvelles communautés interurbaines, on a forcément créé des superstructures, des budgets et des effectifs qui font doublon. Du coup ,on se retrouve avec cinq étages:  la commune proprement dite (éventuellement regroupée) ensuite l’intercommunalité, puis le département enfin la région sans oublier l’État ,toujours omnipotent avec ses préfets et ses administrations. Bien entendu on serait bien incapable de dire quel est le lien entre cette réforme administrative  et le développement économique. Ce n’était d’ailleurs pas l’objet. Théoriquement,  l’objectif était de réaliser des économies. Au lieu de cela, on a réalisé surtout des dépenses comme l’a souligné la Cour des Comptes. Notons que ces fameuse intercommunalité peuvent parfois se déployer sur 40 ou 50 km sans aucune affinité réelle sur le plan économique, social ou encore culturel.

Bref au total un joli gâchis financier et une étagère supplémentaire pour freiner l’innovation et le dynamisme.  Aux élections municipales, les électeurs ne glisseront qu’un bulletin dans l’urne. Mais, dans les 6442 communes de plus de 1000 habitants, le bulletin comportera donc  deux listes: une pour désigner les conseillers municipaux, l’autre pour désigner les conseillers communautaires – choisis parmi les membres de la première liste. Dans les communes de moins de 1000 h., le maire et certains de ses adjoints seront en même temps conseillers communautaires.

La quasi-totalité des villes françaises est en effet regroupée en intercommunalités, c’est-à-dire en regroupement de communes – 42 en moyenne nationale – exerçant en commun un certain nombre de compétences (voirie, eau, déchets, développement économique, plans d’urbanisme, logement,…).

Au fil des décennies et des lois, ces compétences se sont élargies, et le budget de ces structures est également devenu significatif. Le budget total des 1255 intercommunalités est en effet d’environ 50 milliards d’euros, soit la moitié du budget total des près de 34.968.

intercommunalité: le grand gâchis financier

intercommunalité: le grand gâchis financier

 

Sous l’impulsion de la gauche, on a procédé un nouveau charcutage des zones administratives et politiques. Cette réforme a consisté d’un côté à regrouper dans la même commune nombre d’agglomérations. Du coup, on se retrouve avec des villes à dominante rurale de 20 km de large. Parallèlement on a mis en place ce qu’on appelle l’intercommunalité, c’est-à-dire la coopération entre les villes y compris regroupées: les fameuses communautés d’agglomération qui en fait  ont rajouté une strate administrative et politique à un dispositif déjà excessif. Dans les faits,  les grandes communes ont conservé presque les mêmes prérogatives et surtout les mêmes moyens. Par contre pour ces nouvelles communautés interurbaines, on a forcément créé des superstructures, des budgets et des effectifs qui font doublon. Du coup ,on se retrouve avec cinq étages:  la commune proprement dite (éventuellement regroupée) ensuite l’intercommunalité, puis le département enfin la région sans oublier l’État ,toujours omnipotent avec ses préfets et ses administrations. Bien entendu on serait bien incapable de dire quel est le lien entre cette réforme administrative  et le développement économique. Ce n’était d’ailleurs pas l’objet. Théoriquement,  l’objectif était de réaliser des économies. Au lieu de cela, on a réalisé surtout des dépenses comme l’a souligné la Cour des Comptes. Notons que ces fameuse intercommunalité peuvent parfois se déployer sur 40 ou 50 km sans aucune affinité réelle sur le plan économique, social ou encore culturel.

Bref au total un joli gâchis financier et une étagère supplémentaire pour freiner l’innovation et le dynamisme.  Aux élections municipales, les électeurs ne glisseront qu’un bulletin dans l’urne. Mais, dans les 6442 communes de plus de 1000 habitants, le bulletin comportera donc  deux listes: une pour désigner les conseillers municipaux, l’autre pour désigner les conseillers communautaires – choisis parmi les membres de la première liste. Dans les communes de moins de 1000 h., le maire et certains de ses adjoints seront en même temps conseillers communautaires.

La quasi-totalité des villes françaises est en effet regroupée en intercommunalités, c’est-à-dire en regroupement de communes – 42 en moyenne nationale – exerçant en commun un certain nombre de compétences (voirie, eau, déchets, développement économique, plans d’urbanisme, logement,…).

Au fil des décennies et des lois, ces compétences se sont élargies, et le budget de ces structures est également devenu significatif. Le budget total des 1255 intercommunalités est en effet d’environ 50 milliards d’euros, soit la moitié du budget total des près de 34.968.

« Le gâchis des 35 heures « (Rose-Marie Van Lerberghe)

« Le  gâchis des  35 heures « (Rose-Marie Van Lerberghe)

Dans une tribune au Monde , Rose-Marie Van Lerberghe, explique comment l’idée des 35 heures a abouti à un véritable gâchis du d’une application obligatoire ne tenant pas compte des réalités sectorielles et géographiques. L’intéressé aurait pu ajouter que l’idée de la CFDT au départ été de promouvoir les 35 heures mais non compensées financièrement. La réglementation brutale a fait perdre d’un coup 10 % de compétitivité à la France dans l’industrie en particulier ne s’est jamais remise , sans parler surtout de la culture RTT qui s’est installée un peu partout et même chez les cadres. Faudrait aussi ajouter la dimension politique. La gauche a sa grande surprise a en effet gagné les élections. Faute de programme, la gauche a bêtement repris l’idée de la CFDT avec Aubry à la manœuvre laquelle en plus était au départ contre la mesure !

 

 

Tribune. Les 35 heures, quel gâchis ! Au départ, j’étais plutôt favorable à une réduction du temps de travail (RTT) négociée, permettant une remise à plat de l’organisation, une meilleure utilisation de l’appareil productif ou une meilleure adaptation aux exigences des clients. Dix ans passés dans le groupe Danone avaient forgé cette conviction. Le PDG Antoine Riboud avait mis en place le premier les 32 heures et la cinquième équipe dans les verreries. Sensible aux problèmes d’emploi, il avait demandé, au début des années 1990, à ses équipes d’étudier la possibilité d’une RTT couplée à une meilleure utilisation des machines.

Dans un univers industriel où la masse salariale représentait à peine 20 % des coûts, cette démarche combinait l’économique et le social. Les études chiffrées au sein du groupe avaient suscité l’enthousiasme, mais Antoine Riboud, au moment de préparer sa succession, a renoncé à ce projet pour ne pas inquiéter les investisseurs.

Arrivée ensuite à la tête de la DGEFP [Délégation à l’emploi et à la formation professionnelle], j’ai trouvé de jeunes énarques brillants qui étaient des militants de la RTT. Nous avons accompagné avec enthousiasme les entreprises qui négociaient un « de Robien », du nom de cette loi qui accordait une aide de l’Etat aux entreprises ayant conclu un accord favorable à l’emploi.

Arrivent alors les élections législatives de 1997. Au programme [du socialiste] Lionel Jospin figurent les 35 heures. J’ai été très associée à la préparation de la grande conférence du 10 octobre 1997, au terme de laquelle Jean Gandois, patron du CNPF [ancêtre du Medef], déclara : « J’ai été trahi. » Trahi par qui ?

Trahi par Martine Aubry, qui avait été sa collaboratrice pendant deux ans chez Pechiney ? Celle-ci avait déclaré son opposition à la RTT comme solution aux problèmes d’emploi en 1991, au Zénith, devant des militants de la CFDT. Arrivée à la tête du grand ministère des affaires sociales, elle semblait ne pas avoir changé d’avis et faisait volontiers part, en privé, de son hostilité à cette mesure que Dominique Strauss-Kahn avait inscrite dans le programme du socialiste Lionel Jospin. Jean Gandois a donc pu croire qu’il échapperait à une « loi couperet ».

Trahi par Nicole Notat [alors secrétaire générale de la CFDT] ? Longtemps, en effet, semblait se dessiner un scénario qui avait l’aval du CNPF et de la CFDT, avec une période de simple incitation, la loi n’intervenant éventuellement qu’au terme d’une période de deux ans en cas de succès insuffisant. Mais Nicole Notat, quelques jours avant la conférence, persuadée que le gouvernement voulait absolument une loi, l’avait elle-même réclamée pour ne pas paraître en retrait. »

 

Municipales et Intercommunalité: le grand gâchis financier et administratif

Municipales et Intercommunalité: le grand gâchis financier et administratif

 

On parle évidemment surtout des grandes villes à propos des municipales. Mais ce scrutin concerne aussi d’autres enjeux géographiques en particulier l’intercommunalité. Il y a bien sûr le statut des métropoles mais aussi celui des plus petites communes regroupées dans les communautés de communes (ou agglos). Des intercommunalité qui le plus souvent se sont installées comme une superstructure supplémentaires entre une ville et les communes regroupées. Finalement, en général on trouve deux  étages de gestion. La commune qui a conservé évidemment sa superstructure et l’organisation communautaire.

 

Comme lors  des phases de décentralisation depuis les fameuses réformes Defferre, la première initiative des intercommunalités a été de s’équiper en locaux, en personnel et en capacité financière. Dans le même temps, rien n’a changé ou presque dans chacune des communes regroupées. Un véritable gâchis financier avec en plus en général n’ont pas une rationalisation des services mais plutôt une dégradation avec une augmentation des coûts et des tarifs. Il est clair qu’il aurait fallu en installant l’intercommunalité faire sauter une strate. Le plus souvent on a maintenant la commune, ensuite l’intercommunalité, ensuite le département puis la région et évidemment l’État. C’est-à-dire 5 couches administratives, le moyen le plus efficace pour  stériliser toute initiative et pour accroître les prélèvements obligatoires. Le pire c’est que comme pour les phases de décentralisation précédente, les superstructures se focalisent sur tout sauf sur l’essentiel à savoir le développement et l’emploi. Bien sûr elle font semblant mais le pouvoir est encore dans le main du préfet, c’est-à-dire de l’État.

Dans les 6442 communes de plus de 1000 habitants, le vote concernera deux listes: une pour désigner les conseillers municipaux, l’autre pour désigner les conseillers communautaires – choisis parmi les membres de la première liste. Dans les communes de moins de 1000 h., le maire et certains de ses adjoints seront en même temps conseillers communautaires.

La quasi-totalité des villes françaises est en effet regroupée en intercommunalités, c’est-à-dire en regroupement de communes – 42 en moyenne nationale – exerçant en commun un certain nombre de compétences (voirie, eau, déchets, développement économique, plans d’urbanisme, logement,…).

Au fil des décennies et des lois, ces compétences se sont élargies, et le budget de ces structures est également devenu significatif. Le budget total des 1255 intercommunalités est en effet d’environ 50 milliards d’euros, soit la moitié du budget total des près de 34.968. Des sommes faramineuses gérées de manière souvent irresponsable en tout cas non pertinente et en plus dans l’intérêt des petites baronnies qui se partagent le gâteau: » tu me laisses lancer mon grand projet de stade  et en échange je t’accorderai une subvention pour ta salle des sports ou la réfection de tes trottoirs. » Avec souvent des collusions entre intérêts publics et intérêts privés.

Réforme des retraites, « formidable gâchis » (Antoine Bozio), maître de conférences à l’EHESS

Réforme des retraites, « formidable gâchis » (Antoine Bozio), maître de conférences à l’EHESS

Selon l’économiste Antoine Bozio, qui a participé à la réflexion du gouvernement  dans une tribune au « Monde », malgré l’annonce de quelques mesures visant à réduire les inégalités, les craintes des opposants à la réforme d’une réduction des droits à la retraite sont validées.

«  Le 11 décembre, le premier ministre présentait devant le Conseil économique, social et environnemental (CESE) les modalités de mise en place de la grande réforme des retraites. On attendait des clarifications sur les objectifs de la réforme : est-ce que l’objectif est la baisse des dépenses de retraite, comme les opposants à la réforme le craignent, ou est-ce que l’objectif est la mise en place d’un régime universel visant à donner plus de garanties des droits à la retraite et réduire les inégalités de retraite ?

La première partie du discours a consisté à énoncer les grands principes et objectifs de la réforme. Avec un ton d’apaisement, le premier ministre a rejeté toute volonté de stigmatisation des uns ou des autres, répété qu’il n’y avait pas d’agenda caché. Il a affirmé nettement la garantie « incontestable » de la valeur du point, et « l’indexation progressive sur les salaires ». Enchaînant sur l’objectif de justice sociale, il a détaillé les mesures de solidarité comprises dans le nouveau système, de la pension minimale aux points pour une période de chômage, de maladie, et aux droits pour les enfants. L’objectif de réduction des inégalités de retraite semblait enfin assumé, avec un système qui vise à renforcer « la redistribution au profit des plus modestes » et corriger « les inégalités de pensions entre les femmes et les hommes ». Sur la gouvernance, il confirme également l’orientation vers une gouvernance par les partenaires sociaux. A ce stade, l’auditeur pourrait penser que le gouvernement a décidé d’apaiser et de clarifier l’objectif profondément social porté par la mise en place d’un régime universel.

L’objectif est ainsi assumé de réduire la dépense de retraite

Mais c’est ensuite que vient l’annonce la plus importante du discours. Le premier ministre annonce le report de la mise en place de la réforme aux générations nées après 1975, et donc à 2037 pour la première pension liquidée en partie avec les règles du nouveau système. La réforme systémique étant repoussée de douze ans, le premier ministre annonce ensuite une autre réforme, prévue pour s’étaler entre 2022 et 2027. Il s’agit de la mise en place, dans le système actuel, d’un nouveau paramètre remplaçant l’âge du taux plein, un nouvel âge pivot. Cet âge pivot devrait être mis en place progressivement pour atteindre 64 ans en 2027. Il impliquerait un malus en cas de départ plus précoce et un bonus en cas de départ plus tardif. Cette réforme paramétrique vise ainsi à augmenter l’âge du taux plein à 64 ans plus rapidement que ce qui était prévu dans la législation actuelle, qui prévoyait l’augmentation de l’âge moyen de départ à 64 ans vers 2037. » Aototal d’après intéressé, une présentation en forme de gâchis ».

 

Gilets jaunes: le grand gâchis social et démocratique

Gilets jaunes: le grand gâchis social et démocratique

 

Rarement la France aura connu une protestation d’une telle ampleur notamment quant à sa durée mais rarement un mouvement se sera terminé dans une telle confusion au point qu’on peut parler de gâchis social et surtout démocratique. De ce point de vue, le refus des pouvoirs publics d’envisager une médiation sociale tout autant que l’aversion des gilets jaunes à désigner une représentation officielle auront contribué à faire durer la chienlit. Le mouvement des gilets jaunes restera forcément dans l’histoire compte tenu de l’ampleur et de sa durée. À l’échelle du temps cependant, il se réduira à une sorte de jacquerie qui s’est auto détruite elle-même. La responsabilité en incombe sans doute à des leaders gauchistes, anarchistes et populistes incapables de structurer  un mouvement national et donc aussi de surmonter les contradictions des revendications qui ont glissé sur le terrain politique. Des contradictions idéologiques de  leaders transformés du jour au lendemain en dirigeant d’un grand mouvement national et qui derrière leur radicalité tenaient des propos du café du commerce. Des leaders autoproclamés qui ont rapidement montré leurs limites, leurs connaissances et leurs compétences sociales. De leur côté, les pouvoirs publics n’ont rien fait à temps pour tenir compte à temps  des mécontentements incontestables. Au contraire, ils ont refusé en permanence la médiation par les corps intermédiaires et ne s’en sont tirés car que par la pirouette du grand débat dont on serait bien en peine de tirer des conclusions puisque la synthèse n’a même jamais été réalisée. La décomposition du mouvement  a grandement été facilitée par l’intrusion de casseurs qui ont répandu la peur chez les manifestants comme dans l’opinion publique. Cela a abouti à un grand gâchis et la plupart des participants de départ se sont retirés de l’action. Pour l’anniversaire moins de 30 000 personnes ont été  mobilisés et la scène a surtout été occupé par  de jeunes casseurs qui ont porté sans doute le coup définitif et fatal aux gilets jaunes.   Même si le mouvement des gilets jaunes est pratiquement mort, le mécontentement demeure y compris avec ses contradictions et les pouvoirs publics n’ont pas manifesté de réelle volonté d’ouvrir le dialogue  sur les grands enjeux du moment. Le moment est peut-être venu d’organiser ce Grenelle social car le mécontentement pourrait se réveiller sous d’autres formes plus ou moins contrôlables.

 

Gilets jaunes: le grand gâchis

Gilets jaunes: le grand gâchis

 

Le mouvement des gilets jaunes restera forcément dans l’histoire compte tenu de l’ampleur de son début de sa durée. À l’échelle du temps cependant, il se réduira à une sorte de jacquerie qui s’est auto détruite elle-même. La responsabilité en incombe sans doute à des leaders gauchistes, anarchistes et populistes incapables de structurer  un mouvement national et donc aussi de surmonter les contradictions des revendications qui ont glissé sur le terrain politique. Des contradictions idéologiques de  leaders transformés du jour au lendemain en dirigeant d’un grand mouvement national et qui derrière leur radicalité tenaient des propos du café du commerce. Des leaders autoproclamés qui ont rapidement montré leurs limites, leurs connaissances et leurs compétences sociales. De leur côté, les pouvoirs publics n’ont rien fait à temps pour tenir compte à temps  des mécontentements incontestables. Au contraire, ils ont refusé en permanence la médiation par les corps intermédiaires et ne s’en sont tirés car que par la pirouette du grand débat dont on serait bien en peine de tirer des conclusions puisque la synthèse n’a même jamais été réalisée. La décomposition du mouvement  a grandement été facilitée par l’intrusion de casseurs qui ont répandu la peur chez les manifestants comme dans l’opinion publique. Cela a abouti à un grand gâchis et la plupart des participants de départ se sont retirés de l’action. Pour l’anniversaire moins de 30 000 personnes ont été  mobilisés et la scène a surtout été occupé par  de jeunes casseurs qui ont porté sans doute le coup définitif et fatal aux gilets jaunes.   Même si le mouvement des gilets jaunes est pratiquement mort, le mécontentement demeure y compris avec ses contradictions et les pouvoirs publics n’ont pas manifesté de réelle volonté d’ouvrir le dialogue  sur les grands enjeux du moment.

Air France, le PDG dénonce le gâchis et la responsabilité du SNPL

 

Le PDG d’Air France n’a sans doute pas montré une grande pertinence en liant son sort au référendum organisé par la direction. D’une certaine manière, il s’est pris au piège lui-même alors que la mobilisation enregistrait uen baisse notoire. Du coup, désormais libéré du poids de son mandat, il met les pieds dans le plat et accuse clairement le SNPL d’être responsable de la dégradation des relations sociales à Air France, l’ancien président dénonce l’outrance et l’irresponsabilité d’un syndicat qui croit être propriétaire d’une société qui certes s’est redressée récemment mais demeure très fragile. Pour preuve de ce gâchis, Air France a perdu son président, sa valeur boursière à diminué d’environ 50% depuis le début de l’année et on parle d’une scission avec KLM ; De quoi réjouir tous les concurrents d’Air France.

 

 La lettre de Jean-Marc Janaillac,

« Depuis le début du conflit, en cohérence avec la ligne de conduite que j’ai fixée à mon arrivée, j’ai choisi de ne pas commenter les prises de parole des représentants de vos syndicats. Mais dans les circonstances présentes, je ne peux laisser passer certaines affirmations. En effet, le dernier tract du bureau du SNPL du 6 mai, intitulé « bilan des 3 et 4 mai et perspectives », m’a une fois de plus stupéfié.

Je ne reviendrai pas sur la déformation, pour ne pas dire la désinformation, des chiffres de grévistes, les chiffres sont disponibles, ni sur les affirmations qui laissent entendre qu’Air France-KLM serait « une entreprise parfaitement saine économiquement et (…) capable d’assumer à la fois les pertes associées à ce conflit et le rattrapage de l’inflation ».

En revanche, je me dois de réagir face à l’idée que le Gouvernement serait le réel dirigeant d’Air France, son Président n’étant qu’une « marionnette », et son DRH l’exécuteur des directives de l’Etat. Comment ne pas être consterné devant cette vision ridicule, et insultante pour moi, qui témoigne avant tout d’une totale méconnaissance du fonctionnement de notre compagnie ?

Non, en juin 2016 ce n’est pas l’Etat qui m’a « ordonné » de proposer un gel des mesures et un arrêt de la grève en attendant de définir une stratégie. C’était déjà une décision personnelle, prise sans que l’Etat n’ait été consulté. Il n’y a eu d’ailleurs aucune négociation, ni protocole de sortie : c’était une proposition unilatérale à prendre ou à laisser.

Non, le 20 avril 2018, ce n’est pas l’Etat qui m’a demandé de lancer une consultation de l’ensemble des salariés d’Air France sur le projet d’accord salarial. C’est une décision que j’ai prise, parce qu’elle me semblait la seule voie pour mettre fin au conflit en cours, et dont j’assume pleinement les conséquences, comme je l’avais annoncé.

Non, ce n’est pas l’Etat qui définit ni la stratégie ni les actions du Groupe Air France-KLM. Il est un actionnaire important, mais minoritaire, et de nombreuses décisions ont été prises contre son avis.

Le Président que je suis encore pour quelques jours définit les orientations stratégiques du Groupe, qu’il partage avec le Conseil d’administration, qui les valide. Il prend, avec le Directeur général, les grandes décisions qui engagent l’avenir d’Air France. C’est typiquement le cas pour le conflit en cours, car l’impact des revendications serait dramatique pour la compagnie. Comme je l’ai déjà expliqué, je n’ai pas directement conduit les négociations, ce n’est pas mon rôle, mais j’en ai fixé le mandat et suivi l’aboutissement dans un projet d’accord que je considère être le meilleur possible. C’est aussi simple que cela, et toute autre interprétation de la répartition des rôles est un mensonge.

Formation professionnelle : la fin du gâchis ?

Fin du gâchis ?

 

 

Jusque là  la formation n’a subi qu’une réformette. Cette fois la reforme de la ministre du travail constitue un vrai big bang. Le plus grand scandale c’était  sans doute que sur les 32 milliards annuels autour d’un milliard seulement est réservé à la formation des chômeurs. Pourtant une étude a démontré qu’un chômeur sur deux retrouvait un emploi après une formation. En cause évidemment la bureaucratie des structures tant de collecte que de formation, aussi de nombreuses formation bidon qui nourrissent une myriade d’organismes. La cour des comptes a souligné à de nombreuses reprises l’opacité du système et les gâchis. Ce que confirmaient de études qui  dressaient un bilan en demi-teinte des avancées réalisées par la loi du 5 mars 2014 sur la formation professionnelle. Dans une étude de L’Institut Montaigne, les auteurs d’une étude, Marc Ferracci et Bertrand Martinot indiquaient  «si la loi met en place des dispositifs pertinents tels que le compte personnel de formation (CPF) ou la fin de l’obligation fiscale de dépenser pour la formation professionnelle», les résultats mettront du temps à se faire sentir. Ils ne «permettront pas de faire de la formation un outil efficace de sécurisation des parcours accessible au plus grand nombre», indiquent-ils. Et les deux auteurs de prévenir l’exécutif et les partenaires sociaux qu’ «une réforme plus ambitieuse de la formation professionnelle sera nécessaire en France (…) qui devrait viser à mettre en relation directement les individus avec les prestataires».  Les insuffisances de la formation professionnelle en France, dont le budget global s’élève pourtant à 32 milliards d’euros, sont bien connues. Elles sont persistantes malgré quatre réformes réalisées ces dix dernières années (en incluant celle de 2014): inégalités d’accès aux formations selon le niveau de qualification ; système trop administré et rigide entièrement aux mains des organismes de formation ; absence de certification de la qualité des formations et des prestataires ; faible efficacité des dépenses de formation en termes de retour à l’emploi ou de productivité.  «Une réforme plus ambitieuse de la formation professionnelle sera nécessaire en France (…) qui devrait viser à mettre en relation directement les individus avec les prestataires»  Selon Bertrand Martinot et Marc Ferracci, la loi du 5 mars 2014 ne remet pas en cause l’architecture globale du système et son caractère administré. Ainsi les Opca (les collecteurs des financements des entreprises) «vont continuer à allouer une grande partie des ressources sur la base de critères peu lisibles». L’étude émet par ailleurs des doutes sur l’efficacité de la réforme pour la formation des chômeurs, traditionnels parents pauvres des dispositifs. «Au total, l’impact réel de la réforme sur les ressources consacrées à la formation des chômeurs est assez incertain», jugent Marc Ferracci et Bertrand Martinot.  «La soutenabilité financière du compte personnel de formation est largement sujette à caution»  Quant au CPF, qui présente le grand intérêt de suivre l’individu tout au long de sa carrière professionnelle, y compris en cas de passage par la case chômage, il possède une grosse lacune: son système de financement. «Dans la configuration prévue, ce dispositif risque de rester un coquille vide, faute d’abondement suffisant», tranche en effet l’institut Montaigne. La loi prévoit qu’un actif peut cumuler, en neuf ans, jusqu’à 150 heures sur son CPF, pour suivre des formations certifiantes ou qualifiantes. Or, ce crédit est insuffisant pour permettre l’accès à ce type de formations. Des financements complémentaires sont donc inévitables (Pôle emploi, Unedic, Etat, régions pour les chômeurs ; entreprises et salariés eux-mêmes pour les actifs en poste). Pour l’Institut Montaigne, «la soutenabilité financière du CPF est largement sujette à caution», alors même que ce dispositif est la pierre angulaire de la nouvelle loi.

Collectivités locales : le grand gâchis tabou

Collectivités locales : le grand gâchis tabou

 

 

 

Plusieurs rapports de la cour des comptes ont souligné  les gâchis financiers des collectivités locales, un sujet presque tabou puisque les maires sont très populaires ; pourtant les projets pharaoniques, les superstructures,  les dépenses de fonctionnement, les sureffectifs plombent la gestion (et le contribuable) ; Peu de communes y échappent, même les plus petites. Pourquoi se priver il suffit pour les investissements de solliciter les aides, subventions et emprunts (payés plus tard par le contribuable) ou pour les dépenses de fonctionnement tout de suite d’augmenter la fiscalité. La  gestion des collectivités jugée trop dispendieuse à l’ère de la réduction des déficits et trop peu suivie par le parlement à la différence des autres branches des finances publiques (Etat et comptes sociaux).  Les  sages de la rue Cambon jugent assez sévèrement l’évolution des dépenses des 50 000 entités juridiques rangées sous le vocable collectivités locales en France. Elles génèrent 160 000 comptabilités différentes chaque année représentant environ 20% de la dépense publique, 1100 milliards d’euros annuels. Pour la Cour des comptes qui passera désormais chaque année au scalpel les finances des collectivités, ces 50 000 administrations locales vivent au-dessus de leurs moyens. Leurs dépenses de fonctionnement, c’est-à-dire notamment de personnel, ont progressé nettement plus que leurs recettes C’est surtout le cas au niveau intercommunal, particulièrement visé. Car la généralisation de ces communautés de communes mutualisant de plus en plus de services (eau, ordures, transports en commun, etc.) n’a pas ou trop peu abouti aux économies d’échelle escomptées. La carte des dépenses de personnel des collectivités locale rapportée au nombre d’habitants de chaque département montre d’ailleurs que ceux de l’arc méditerranéen figurent généralement parmi les plus dépensiers de l’hexagone, même s’il s’agit de données globales et non détaillées et que d’autres départements comme le Rhône, la Vienne ou la Somme sont eux aussi parmi les plus dépensiers. L’inflation des dépenses de personnel est en partie imputable à des mesures prises au niveau national comme la hausse du Smic ou l’inflation des normes. Mais elles n’expliquent qu’environ 40% de la hausse de 2012. Plus de la moitié de l’accroissement de la masse salariale relève de décisions locales comme les embauches, les avancements ou l’attribution de primes. Les collectivités qui ne peuvent s’endetter que pour investir (elles réalisent près de 70% de l’investissement public) ne contribuent que pour environ 10%  à la dette publique pour un total de 173 milliards d’euros. Mais le tableau est en partie trompeur, D’abord parce que si les collectivités sont aussi peu endettées, c’est parce que l’Etat s’endette également pour leur verser une centaine de milliards de dotations par an, dont 75 en concours financiers. Ensuite parce que les collectivités ont également augmenté leurs impôts locaux de manière à pouvoir financer leurs dépenses, hors transferts de compétences de l’Etat. La Cour des comptes a demandé à plusieurs reprises aux collectivités de freiner les dépenses, les administrations sont multiples mais le contribuable unique.

 

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Loi Travail : promulguée mais quel gâchis

Loi Travail : promulguée mais quel  gâchis

 

La loi travail a été définitivement a été promulguée au Journal officiel mais quel gâchis  politique, syndical et économique. Gâchis politique car  d’une certaine manière la simplification du droit du travail a été instrumentalisée par les deux candidats potentiels à la succession de François Hollande comme leader  de la gauche. Certes cette simplification était nécessaire mais pas d’une manière aussi brutale, aussi bâclée. En outre la réforme du marché du travail ne saurait constituer le seul remède miracle pour la reprise de l’emploi en France. Bien d’autres éléments sont à prendre en compte et sans doute en priorité le niveau de la fiscalité et les procédures bureaucratiques. Mais l’enjeu pour Manuel Valls n’est sans doute pas essentiellement économique et social mais politique. A  gauche on fait déjà le pari que  François Hollande  a déjà  perdu pour 2017. Une course est engagée entre Macron et Valls pour décrocher le titre de premier réformiste de France. Une lutte fratricide car elle a conduit Emmanuel Valls à écarter Macron de la présentation des lois de modernisation économique et sociale au profit d’une part de Myriam El Khomri  d’autre part de Michel sapin. C’est cette rivalité qui explique grandement la brutalité de la démarche et le côté bancal au départ du projet de loi. Deuxième gâchis, syndical celui là,  avec d’un coté des syndicats  archaïques et gauchistes qui se réfugient dans la contestation, de l’autre des syndicats réformistes qui ont du mal à se faire entendre. Un gâchis largement orchestré par Manuel Valls qui a fait l’impasse sur la concertation qui devait précéder le projet de loi. Un projet heureusement largement rééquilibré grâce en particulier à la CFDT. Globalement l’image du syndicalisme ne sort pas grandi de cette opération même si à long terme la CFDT devrait tirer profit de son attitude responsable et constructive. Gâchis économique enfin car la multiplication des manifestations, blocage et autres grèves ont porté un coup supplémentaire à l’image déjà bien affectée du pays. Pas vraiment de quoi rassurer les investisseurs sur la capacité de la France à engager des réformes structurelles partagées.

OM-Foot Démission de Bielsa : « Un gâchis incroyable », (Jean-Claude Dassier)

OM-Foot Démission de Bielsa : « Un gâchis incroyable », (Jean-Claude Dassier)

Jean-Claude Dassier ancien président de l’OM  qui a été viré par Labrune (actuellement président)  se dit  surpris de la situation du club après le départ de Bielsa. Il ne devrait pourtant pas être surpris car il connaît depuis longtemps le fonctionnement du club et son environnement. Ce club a toujours été mal géré.  En dépit de l’engouement exceptionnel de ces supporters. Car l’OM est la ville du foot par excellence en France. Pourtant les luttes internes et des gâchis financiers ont largement affaibli le club. Il y a d’abord le problème de la gouvernance. Avec un actionnaire qui ne souhaite pas se débarrasser du club mais pour autant ne souhaite pas non plus investir. En cause aussi la mauvaise gestion financière. Du coup l’OM est   régulièrement contraint de se débarrasser de ses meilleurs joueurs pour faire de la trésorerie. Ce fut encore le cas en fin de saison dernière. La composition actuelle n’aurait certainement pas permis à Bielsa de faire des miracles cette année. C’est l’une des causes de son départ. D’autant qu’il ne peut s’entendre avec le président Labrune jugé par beaucoup comme incompétents tant sur le plan du football que de la gestion. Spécialiste aussi des coups tordus et qui a déjà évincé, Dassier, Pape Diouf, Anigo maintenant Bielsa. Dernier avatar en date la modification des contrats de Bielsa pourtant accouchait au forceps. Bien entendu comme Bielsa est parti on tentera de lui faire porter le chapeau. Il y aurait beaucoup de ménage à faire au sein de l’OM. D’abord il lui faudrait un actionnaire réellement désireux de gagner des titres enfin des dirigeants compétents à la fois en matière de gestion et de recrutement enfin un entraîneur à la dimension de Bielsa. Jean-Claude Dassier, l’ancien président de l’Olympique de Marseille a fait part de son « sentiment de gâchis incroyable et de ridicule » concernant la démission de Marcelo Bielsa, annoncée à l’issue du match perdu contre Caen (0-1) lors de la 1ere journée de Ligue 1. Pour celui qui a dirigé le club de 2009 à 2011, cette décision spectaculaire est mûrement réfléchie : « Ou Bielsa est complètement fou, ce que je ne crois pas même s’il a un tempérament très fort et qu’il ne se laisse pas marcher sur les pieds. Ou ce n’est pas une crise de folie. Et je ne vois pas en quoi ça le serait« . Par conséquent, Jean-Claude Dassier s’interroge sur le contenu de la fameuse réunion du mercredi 5 août évoquée par Marcelo Bielsa dans sa lettre de démission. C’est cette fameuse entrevue, sans le président Vincent Labrune mais avec le directeur général du club et l’avocat mandaté par la propriétaire Margarita Louis-Dreyfus, qui a provoqué la démission de l’Argentin, mécontent de voir des termes de son nouveau contrat être modifiés alors qu’un accord avait été trouvé. D’ailleurs, l’ancien patron de l’OM estime que l’actionnaire majoritaire russe pourrait être la principale responsable de ce coup de théâtre. « Quand vous modifiez un contrat à la dernière minute, vous prenez un risque. Le résultat, on le connaît. Je trouve ça inattendu, comme si Margarita Louis-Dreyfus avait considéré que le contrat proposé par Vincent Labrune n’était pas convenable à ses yeux. C’est peut-être ça », analyse Jean-Claude Dassier qui qualifie de « pipeau » le communiqué publié par l’OM. « On essaie de faire passer Bielsa pour un fou dangereux. C’est une bataille de communication », ajoute-t-il.

Capitale des régions : un immense gâchis financier

Capitale des régions : un immense gâchis financier

Contrairement à l’objectif initial la réforme territoriale va se traduire par un immense gâchis financier. Il y aura en effet coexistence entre les nouvelles régions et des départements qui devaient être supprimés. En outre pour ne pas mécontenter les uns et les autres lorsque les capitales régionales sont contestées on maintiendra les mêmes effectifs administratifs dans les capitales destituées. Normalement de nouvelles attributions seront de la responsabilité des régions ce qui va engendrer une augmentation des superstructures administratives sans pour autant réduire celle des départements. Le gouvernement a donc annoncé vendredi ses choix pour la redistribution des capitales des 13 nouvelles grandes régions françaises et de leurs sièges administratifs, un sujet hautement sensible pour les élus locaux et les populations. Les gagnants sont Strasbourg, Bordeaux, Dijon, Lille, Lyon, Rouen et Toulouse pour les nouvelles régions issues de fusions, qui s’ajoutent à Paris, Marseille, Rennes, Nantes, Ajaccio et Orléans, dont la zone géographique de juridiction ne varie pas. Il n’y aura plus l’an prochain dans chacune des 13 régions métropolitaines (au lieu de 22) qu’un seul préfet de région, un recteur de région académique et un directeur général d’agence régionale de santé (ARS). « Au 1er janvier 2016, la nouvelle France des territoires sera pleinement effective avec 13 grandes régions métropolitaines mieux à même de peser, d’agir pour le développement économique et la cohésion des territoires », a dit Manuel Valls à la presse, à l’issue du conseil des ministres. Il a cependant précisé que les chefs-lieux des régions fusionnées, hormis Strasbourg, ne seraient définitivement fixées que le 1er octobre 2016, après avis des conseils régionaux issus des élections de décembre prochain.

Radio France : trop de gâchis financiers ( Cour des comptes)

Radio France : trop de gâchis financiers ( Cour des comptes)

Des gâchis financiers partout, ce que dénonce  la cour des comptes. Il y a évidemment la réfection du bureau du PDG à 100 000 euros environ, aussi son contrat d’un million avec une société de communication dédiée à la gestion de son  » image personnelle », enfin le dérapage de la rénovation de l’immeuble de Radio France qui passe de 250 millions à 500. Il ya surtout des sureffectifs et des salaires de cadres démentiels : en moyenne autour de 5000 euros. En outre le déficit serait de l’ordre de 50 millions sur un budget de 6000 millions financé à 90% par le contribuable  y ceux nombreux qui n’écoute jamais radios France. D’un certain point de vue, la grève actuelle de radio France est à la fois suicidaire et complètement irresponsable. D’abord personne ou presque ne parle de cette grève qui ne gène pas grand monde compte tenu de innombrables autres sources d’information, ensuite cette grève permet de mettre en lumière les gaspillages de fonds publics. Dernier scandale pendant cette grève Radio France est presque muette alors qu’il n’y a que 10% de grévistes à paris ! Un curieuse conception d’un service public dont par ailleurs on pourraiat se passer.  La Cour des comptes préconise la fusion des rédactions de Radio France et invite le groupe public à corriger des « défaillances » de gestion qui ne sont « pas acceptables » face à une situation financière critique. L’institution rend public mercredi un rapport sévère sur Radio France, pressé de « réviser en profondeur ses modes de fonctionnement », alors que l’avenir du groupe est au cœur d’une grève qui entrera dans son 14e jour consécutif. Le quotidien Les Echos ayant dévoilé une partie de ses préconisations, la Cour des comptes livre mardi dans un communiqué ses 18 pistes de réforme, notamment « la mutualisation dans le domaine de l’information et la création d’une rédaction unique », ainsi que la fusion des deux orchestres symphoniques du groupe. Le président de Radio France, Mathieu Gallet, fragilisé par des révélations sur les frais de rénovation de son bureau, notamment, doit présenter d’ici dix jours un plan stratégique dont les syndicats redoutent qu’il aboutisse à des suppressions de postes. Dans un courriel adressé mardi aux personnels de Radio France, Mathieu Gallet souligne que « la fusion des rédactions ne correspond pas à [s]a vision du pluralisme de l’information et de la complémentarité des antennes de Radio France ». Le plan stratégique, qui devrait être remis « dans les tout prochains jours », orientera les décisions du gouvernement dans le cadre du contrat d’objectifs et de moyens 2015-2019 pour un groupe public qui prévoit un déficit de 21,3 millions d’euros cette année.  En février, Les Echos rapportaient qu’un document de travail interne au groupe tablait sur un déficit de 50 millions d’euros en 2019 si rien n’était fait d’ici là pour rétablir les comptes de la Maison Ronde, dont le budget de rénovation a dérapé. Selon la Cour des Comptes, le chantier engagé en 2004 pour 262 millions d’euros devrait coûter plus du double (575 millions). « Radio France devra en tout état de cause réaliser un effort très significatif d’économies structurelles, impliquant d’importantes mesures de réorganisation », souligne l’instance. Sa gestion « souffre de défaillances qui ne sont pas acceptables pour une entreprise de cette taille et doivent donc être corrigées », ajoute-t-elle. Elle invite Radio France à s’inspirer de la mutation de la BBC en Grande-Bretagne ou de la RTBF en Belgique. Le Syndicat national des journalistes (SNJ), qui n’est pas associé au mouvement de grève actuel, appelle à un arrêt de travail massif vendredi.

 

Radio France : le gâchis financier

Radio France : le gâchis financier

 

Radio France encore en grève, une sorte de rituel mode SNCF. Un groupe de radio financé à 90% par la redevance avec des sureffectifs partout. Un budget de plus de 600 millions dont 90% pour la masse salariale. Une réfection  du siège qui a couté 500 millions, la réfection du bureau du patron qui a couté 100 000 euros. Sauf exception ( France culture, radio classique, France info parfois) des programmes aussi insipides que ceux des radios privées. Comme tout le monde on se contente de reprendre les dépêches d’agences, du gouvernement ou des lobbys, le plus souvent sans commentaire ou analyse. . On attend avec impatience le rapport de la cour des comptes qui sortira en avril, ce devrait être gratiné. Pourquoi un groupe de radios d’Etat aussi important aujourd’hui ? Quand on peut écouter des dizaines et des dizaines de radios privées, lire des centaines de sites internet . Malgré tout un déficit de 50 millions ! Surréaliste, un exemple du gâchis financier de l’Etat qui intervient dans un champ qui n’est pas particulièrement régalien sauf pour diffuser la voix de son maître. Avec des syndicats corpos qui scient la branche sur laquelle ils sont assis.  Et un président qui n’a pas honte : Le groupe public se retrouve en effet dans une impasse financière. En début de semaine, comme l’a indiqué « Le Monde », son président Mathieu Gallet a tiré la sonnette d’alarme dans une lettre adressée aux cadres du groupe. Il y évoque une « situation financière très préoccupante » alors que Radio France négocie actuellement avec sa tutelle son nouveau contrat d’objectifs et de moyens (COM), dont la durée (2015-2019) couvre celle du mandat de son président.  Nommé par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) en février, Mathieu Gallet a pris ses fonctions en mai. En octobre, il avait alerté son conseil d’administration sur un déficit d’exploitation anticipé pour 2014 de l’ordre de 5 millions d’euros. Deux mois plus tard, il met le sujet sur la place publique. « Radio France n’a plus les moyens de continuer à fonctionner comme par le passé avec un financement public en baisse régulière comme elle le connaît depuis ces dernières années, explique-t-il aux « Echos ». Le groupe ne peut plus économiser grand chose, et la marge de manœuvre sur ses ressources propres, qui représentent 10% de son budget, est faible».  Ben voyons et c’est à peu près la même  chose dans nombre de services dépendant de l’Etat, ce qui aboutit à une fiscalité au record mondial qui tue la compétitivité et l’initiative. Au chômage de masse aussi. Pour radio France, comme pour les autres services de l’Etat il serait temps de ne pas confondre taches régalienns, entreprises publiques et statuts du personnel. Il est plus urgent pour Radio France comme pour les autres entreprise publiques de recentrer l’action de l’Etat sur le management  des tâches réellement régaliennes et non d’  intervenir comme opérateurs là ou d’autres peuvent faire mieux, et moins cher ( par recours à la délagtion de service public ou par transfert au privé). Autre exemple très proche de radio France, France télévision , 10 000 salariés !! . France télévision qui comme radio France vit essentiellement d’une  redevance imposée à tous y compris à ceux qui n’écoute pas les radios publiques ou ne regarde pas les télés publiques. 

Taxes sur l’apprentissage : le grand gâchis

Taxes  sur l’apprentissage : le grand gâchis

Il en est des taxes destinées à l’apprentissage comme des taxes relatives à la formation permanente, c’est le grand gâchis financier. Patrons, syndicats, superstructures se partagent ce fromage de plus de 30 milliards par an (notons que 3% seulement sont consacrés aux chômeurs !!) ;  dans une note du  Conseil d’Analyse Economique, organisme indépendant chargé de conseiller directement le Premier ministre, on apprend qu’environ 40% des taxes ne servent as ‘ apprentissage. Ce document, auquel a contribué Jean Tirole avant de décrocher son prix Nobel d’Economie, et piloté par deux spécialistes de l’emploi en France – Pierre Cahuc et Marc Ferracci – démonte le système français d’apprentissage dans son financement, sa gestion et son offre de formations. En clair : notre système ne répond pas aux besoins des jeunes et des entreprises !  Les auteurs de la note parlent d’une gouvernance opaque : trop d’intervenants aux actions mal coordonnées. Ils constatent que la taxe d’apprentissage ne finance pas que l’apprentissage. En 2010, 38 % de la taxe d’apprentissage ont été affectés à l’enseignement professionnel et technologique hors apprentissage , à travers le système du « hors quota ». Les entreprises peuvent en effet allouer certains fonds à des organismes de leur choix sans véritable contrôle… de l’argent part vers les syndicats pour des tâches qui mériteraient d’être bien identifiées… enfin, en dépit du quasi-doublement des effectifs d’apprentis en France depuis 1992 et de la forte progression des moyens financiers (+50% entre 2000 et 2012 ; environ 30 milliards d’euros par an avec la formation professionnelle), ce sont les diplômés de l’enseignement supérieur qui en profitent le plus. Refondre l’intégralité du système pour le rendre plus simple et plus transparent, afin d’inciter les différents acteurs à développer l’apprentissage pour les jeunes peu ou pas qualifiés, dont la proportion ne cesse de croître dans les chiffres du chômage. Ils proposent de moduler les aides selon les niveaux de formation et constatent que le rôle central joué par l’Education nationale bloque l’évolution du système

Ecotaxe : un gâchis de 839 millions

Ecotaxe : un gâchis de 839 millions

 

 

Exit l’écotaxe mais il faudra régler une indemnité de 830 millions à Ecomouv. Il aurait été trop simple de relever la fiscalité sur le carburant ! ( ce qu’on va faire en definitive) Les boîtiers installés dans les poids lourds seront repris par Ecomouv’, tandis que les portiques installés sur le réseau routier français appartiennent à l’Etat, qui étudie une réaffectation possible de ce matériel. Toutefois «Ecomouv’ a toujours la possibilité de partir en contentieux» contre l’Etat à l’avenir, car les 839 millions d’euros ne sont «qu’une partie des dédommagements» face au manque à gagner sur l’exploitation de l’écotaxe initialement prévue dans le contrat d’Ecomouv, qui était de «2,5 milliards d’euros» au total, a prévenu Olivier Kamiri.  La société privée avait annoncé le 9 décembre la cessation de son activité et le licenciement de ses quelque 200 salariés à la suite de la décision de l’Etat le 30 octobre de résilier son contrat avec l’entreprise. Quelque 150 salariés d’Ecomouv’ sont basés à Metz, où la société avait installé son centre opérationnel. Grâce à cet accord, «Ecomouv’ va être un peu moins exsangue» financièrement, aussi la société devrait «provisionner davantage d’argent pour le plan social, donc on espère que le PSE sera correct», a ajouté mercredi Olivier Kamiri. Mais l’Etat n’aurait pas l’intention d’aller au-delà des obligations légales, déplore-t-il, indiquant n’avoir «aucune nouvelle de l’Etat», alors que fin novembre lors d’un déplacement en Lorraine, François Hollande avait reçu les syndicats d’Ecomouv’ à Metz et leur avait promis un soutien, notamment une garantie d’un an de salaire.

Écomouv’: un exemple des gâchis financiers de l’Etat

Écomouv’: un exemple des gâchis financiers de l’Etat

Avec le suppresion de l’écotaxe, il faut maintenait indemniser Ecomouv pour les portiques inutilisés et la logistique mise en en place. Un bel exemple de gâchis financier de l’Etat dont le cout est proche d’un milliard ; En fait une cathédrale administrative construite par des technocrates incompétents (20% de la taxe devait aller au concessionnaire !) Il aurait suffi d’augmenter le prix du gasoil pour les transporteurs et de manière progressive pour amortir le choc) et de contrôler autrement plus sérieusement les véhicule étrangers. Évidemment c’était trop simple. Ce qui finalemenet va être amorcé au premier janvier 2015.En effet, au 1er janvier 2015, le prix du gazole va grimper de près de 5 centimes, de manière mécanique, après l’introduction de nouvelles taxes. Dans un cas, l’État a décidé de relever la taxe intérieure sur la consommation de produits énergétiques (TICPE) de 2 centimes, dans l’autre, la taxe carbone pour les automobilistes, destinée à pallier la suppression de l’écotaxe va entrer en vigueur, les pouvoirs publics devraient  régler en une seule fois, fin février, une indemnité de 839 millions d’euros prévue dans l’engagement signé en juin entre l’État et la société. Mais le gouvernement veut rendre la note plus acceptable pour l’opinion publique. Il va demander à étaler sur dix ans une partie de l’indemnité (à peu près 300 millions d’euros).  «Le montage financier, qui consiste en partie en une cession de créances Dailly autorise ce paiement étalé», explique un proche du dossier. Cet arrangement serait très profitable pour Ségolène Royal: elle pourrait dire que cette rupture ne lui coûte pas les 839 millions prévus mais moins de 600 millions… sans insister sur les 30 millions à payer les neuf années suivantes. Écomouv’ ne s’opposera pas à ce tour de passe-passe si l’État s’engage en contrepartie à régler l’intégralité de l’indemnité. La société, filiale de l’italien Autostrade, se montre accommodante car cela ne lui coûte rien. La partie de la dette qui peut être étalée est due directement aux banquiers, pas à elle. Par ailleurs, l’État souhaiterait aussi réduire la note globale en vendant les portiques à Écomouv’. Sur ce sujet, la filiale d’Austrade ne veut pas transiger et racheter le moindre portique. On se demande d’ailleurs pour quoi faire ?

 

Grandes distribution : Un rayon « zéro-gâchis » à moitié prix

Grande  distribution : Un rayon « zéro-gâchis »

 

 

Un récent reportage télévisé a mis en valeur les énormes gâchis en matière alimentation mais la responsabilité est très partagée entre les producteurs, les distributeurs et les consommateurs. Des consommateurs en particulier qui ne veulent que des produits bien calibrés, bien lisses, bien colorés au détriment de la qualité. Du coup, tout le monde jette ceux qui produisent ceux qui stockent, ceux qui vendent.. Il faut donc saluer cette initiative de zéro gâchis dans la grande distribution. Là, dans un rayon spécial décoré en vert avec un panneau « zéro-gâchis », vous trouvez rassemblés tous les produits bientôt périmés : une salade, des manchons de poulet, une tarte au framboise, qui sont vendus moitié prix. Une trentaine de grandes surfaces (Leclerc, Carrefour, Système U…) proposent ce rayon pour l’instant en France. Le concept de baisser les prix quand un produit est bientôt invendable, existe partout. Mais en général, ces produits sont éparpillés dans tous les rayons, pas forcément très visibles. Les grandes surfaces n’aiment pas trop les mettre en valeur quand il s’agit de poulet un peu vieux ou de poireaux qui commence à ramollir. Quand ils étaient étudiants, les trois Bretons à l’origine de ce concept traquaient ces produits, car ils n’avaient beaucoup d’argent. C’est ce qui leur a donné l’idée de les réunir dans un même rayon. Ils ont convaincu les responsables de supermarchés qu’ils pouvaient y trouver un avantage : mettre en avant le fait qu’ils contribuent à lutter contre le gaspillage, mais aussi faire des économies.  Jeter des produits périmés à un coût. Il faut les acheminer dans un incinérateur à la décharge. Grâce à ce nouveau rayon, le nombre d’invendus chute de 90%. Sur le site internet zéro-gâchis, vous avez la liste des magasins et même tous les matins la liste des produits qui sont proposés, avec les prix.

 

Dossier médical personnalisé (DMP): gâchis financier

Dossier médical personnalisé (DMP): gâchis financier

Les pouvoirs publics n’ont décidemment pas de chance avec l’informatisation des procédures. Après le ratage du logiciel Louvois de paie des militaires, remisé au placard en novembre après 500 millions d’euros de dépenses, c’est le dossier médical personnalisé (DMP), sorte de carnet de santé numérique de la sécurité sociale, qui fait de nouveau parler de lui. Selon un document interne du Conseil national de la qualité et de la coordination des soins révélé, samedi 4 janvier, par Le Parisien/Aujourd’hui en France, « 500 millions d’euros ont été versés depuis 2004″ pour mettre en place ce dossier pour une efficacité plus que limitée :  seuls 418.011 DMP ont été ouverts pour cinq millions de prévus ! Dans un rapport de 2013, la Cour des comptes avait déjà critiqué le pilotage « défaillant » par l’Etat du développement du DMP. Les magistrats avançaient alors la somme de 210 millions d’euros mobilisés par l’Assurance-maladie pour mettre en place ce DMP. Selon le député PS Gérard Bapt, rapporteur du budget de la Sécu, cité par le journal, avec les dépenses liées à la mise en place du DMP dans les hôpitaux et le coût de la formation des personnels, « on peut très bien atteindre le milliards d’euros! ».  Créé en 2004 par Philippe Douste-Blazy, alors ministre de la Santé du gouvernement Raffarin afin, entre autres, d’éviter la multiplication des examens et des consultations, le DMP a été relancé en 2008 par Roselyne Bachelot qui occupait le même poste.  Le DMP est actuellement géré par l’Agence des systèmes d’information partagé de santé (Asip), créée spécifiquement pour l’occasion. En attendant de redéfinir une nouvelle stratégie, le gouvernement a été contraint de prolonger d’un an le contrat liant l’Asip à la société prestataires, Santeos, soit 7 millions d’euros supplémentaires pour l’année 2014, avance le quotidien.  Le DMP  » seconde génération » que prépare le ministère des Affaires sociales pourrait être géré directement par l’Assurance-maladie

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