Archive pour le Tag 'fusillé'

En promettant encore des années de sacrifice Valls fusille Hollande

En promettant encore des années de sacrifice Valls fusille Hollande

 

 

Il ne faut pas s’y tromper derrière le loyalisme apparent de Valls vis-à-vis de Hollande, il y a déjà la posture du futur candidat pour 2022. En fait Valls avec sa déclaration promettant encore des années de sacrifice fusille Hollande. Cela signifie que les efforts actuels n’ont pas porté leurs fruits, qu’il faudra en faire d’autres et qu’il n’y a rien à attendre d’ici 2017. Comme la plupart des chroniqueurs des grands médias sont en vacances, on s’est contenté ici ou là de reprendre sans commentaire des propos de Valls pourtant bien ambigus. Les efforts devront même aller au-delà des2 ou3 années qui viennent déclare-t-il. En fait Valls a délibérément pris la posture d’un Clémenceau d’opérette (en réalité il n’a fait qu’appliquer la politique de Hollande), il veut laisser dans l’opinion une image d’autorité, de lucidité et de courage. Et pour cela n’hésite pas en creux à fusiller Hollande. Valls sait que Ni Hollande, ni la gauche ne pourra obtenir la victoire ne 2017. Il sait aussi que le successeur de Hollande deviendra également assez vite impopulaire compte tenu des réformes à engager. Tout cela n’est pas faux mais c’est l’opportunité d’une telle déclaration qui peut nourrir de sérieuses suspicions quant à sa fidélité à Hollande. Il parait de plus en plus en plus vraisemblable qu’après la débâcle électorale aux départementales et aux régionales, il faudra changer de Premier Ministre. Et Valls  en tire des conséquences en matière de gestion de son image. Manuel Valls prévient que la France devra faire des efforts pendant des années pour être plus forte.  Valls : « Je ne veux pas dire aux Français que d’ici deux à trois ans nous en aurons fini avec les sacrifices », déclare le Premier ministre né à Barcelone au journal conservateur qui le présente comme « l’Espagnol qui veut changer la France ».   »Nous devons faire des efforts pendant des années pour que la France soit plus forte, pour que ses entreprises soient plus compétitives et pour que son secteur public soit plus efficace, avec moins de coûts et moins d’impôts », explique-t-il dans une interview longue de trois pages. Manuel Valls dit espérer un retour de la croissance dans les prochains mois, et « qu’avec plus de croissance, il y aura bien sûr plus de travail et qu’on pourra augmenter les salaires ». « Mais l’effort pour parvenir à un État plus efficace, plus stratégique mais avec moins de coûts, devra continuer. Si d’ici deux ou trois ans nous avons plus de croissance et nous cessons nos efforts pour réduire la dépense publique, nous perdrons ce que nous aurons acquis ». Une évidence économique mais politiquement  s qui paraît bien suspecte !

Hollande fusille la réforme fiscale d’Ayrault

Hollande fusille la réforme fiscale d’Ayrault

 

 

Ayrault avait réussi son coup de communication pour sauver sa place en annonçant sa grande réforme fiscale mais progressivement Hollande la fusille. D’abord en déclarant quelle durerait au moins 5 ans. Alors qu’Ayrault voulait l’appliquer en 2045. Ensuite en Guyane hier  en annonçant que certains impôts essentiels pour lui ne seraient pas touchés (notamment l’impôt sur le revenu). Dès lors, le champ des reforme se réduit et pourrait tout simplement aboutir à une augmentation de la CSG et à quelques suppressions de niches fiscales il y a de la marge, il en existe environ 500) !). Une preuve supplémentaire qu’Ayrault ne survivra pas au-delà des élections de 2014 mais aussi que Hollande veut réformer sans réformer. Première condition posée par le président : la grande réforme des impôts ne pourra pas concerner les mesures fiscales mises en œuvre depuis 2012. Jeudi, à Brasilia, il a ainsi confirmé à des patrons que le Crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) et le Crédit d’impôt recherche (CIR) ne seraient pas modifiés, au nom de la « stabilité ». Vendredi, il ajoutait à cette liste les modifications apportées depuis son élection à l’impôt sur le revenu, à l’impôt sur la fortune et au régime des successions, ainsi que la taxe à 75%, la contribution écologique, les mesures sur les revenus du capital et plus-values immobilières. De quoi réduire considérablement le champ de la « remise à plat », expression qu’on préfère à l’Elysée. « Tout ce qu’on a fait depuis 2012 est sanctuarisé. On ne va pas défaire ou refaire tout ce qu’on a fait », justifie Hollande, qui avait décrété fin août une « pause fiscale ». Que reste-t-il, dès lors, à réformer ? Là encore, le président se fait directif. Côté ménages, l’Elysée évoque les niches fiscales et un éventuel élargissement de l’assiette de la CSG (contribution sociale généralisée) en fonction des revenus. Et côté entreprises, une possible refonte de l’impôt sur les sociétés, un nettoyage du maquis des 150 prélèvements sur les entreprises, ou le casse-tête de la réforme du financement de l’assurance-maladie. Des dossiers certes conséquents, mais sans commune mesure avec le big-bang initial de Matignon. Le 20 novembre, déjà, Hollande avait émis un bémol sur le calendrier en indiquant que la réforme fiscale prendrait « le temps du quinquennat ». Deux jours plus tôt, Ayrault avait parlé de mesures dès le budget 2015. Reste les deux grandes questions : la fusion de l’impôt sur le revenu et de la CSG, et le prélèvement à la source. Sur ces deux points, le président se montre très prudent. « Ca peut se faire, mais ça ne rapporte pas d’argent », confiait-il à l’automne. La peur aussi d’une remontée du ralbol fiscal !

 

Montebourg : fusillé politiquement avec Florange

Montebourg : fusillé politiquement avec Florange

 

Il fallait s’y attendre, ce poste de redressement productif n’a pas été crée pour rien, uniquement par cadenasser le bouillant Montebourg ; en réalité il n’a jamais eu de pouvoir. C’est d’abord un règlement de comptes politiques. Si Montebourg avait réussi son opération temporaire de nationalisation, il serait sorti très grandi de l’épreuve et aurait pu faire alors de l’ombre à Ayrault lui aussi très discrédité dans les sondages. Montebourg a désormais tout le monde contre lui, les salariés de Florange et plus généralement les syndicats qui ne croient plus dans ses promesses de sauveur de l’industrie. Il a contre lui le gouvernement mais aussi l’opinion publique qui ne peut comprendre qu’il reste au gouvernement après ce désaveu. La seule solution honorable pour lui serait en effet de démissionner au lieu de continuer à se discréditer. Le ministre du redressement productif avait fait de Florange, le dossier emblématique de sa mission au sein du gouvernement. Il n’avait pas hésité à tenir des propos volontaristes et particulièrement forts envers Lakshmi Mittal et à défendre l’idée d’une nationalisation du site. Il avait aussi annoncé haut et fort un repreneur «patriote»
Jean-Marc Ayrault, a eu beau dire qu’il n’a pas ménagé sa peine pour chercher toutes les solutions possibles contribuant ainsi «à créer un rapport de force favorable à la conclusion de l’accord», le Premier ministre n’en a pas moins désavoué son ministre en retenant une toute autre solution que celle qu’il défendait. Au gouvernement, on ne sait péquet-être pas traiter les problèmes économiques mais on sait gérer les conflits politiques en fusillant un adversaire  peu trop remuant. C’est la politique à la française, à gauche comme à droite.




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