Archive pour le Tag 'fuite'

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Déficits des collectivités territoriales : la fuite en avant

Déficits des collectivités territoriales : la fuite en avant

C’est l’explosion des déficits des collectivités. En cause,  la course aux investissements le plus souvent inutiles, parfois démentiels et trop onéreux. Cette fuite en avant avec la réduction de la dotation aux collectivités locales se traduira dès 2015 par une augmentation de la fiscalité locale. La progression de la masse salariale et le recours aux emprunts dans les collectivités territoriales ont fait exploser leur déficit l’an dernier, selon un rapport cité par le Journal du Dimanche. Le déficit des communes, départements et régions est ainsi passé de 3,7 milliards d’euros en 2012 à 9,2 milliards en 2013, soit environ 10% du déficit public, selon ce rapport, remis d’après le JDD aux ministères des Finances et de l’Intérieur. Le texte pointe l’augmentation de la masse salariale et le recours à l’emprunt pour poursuivre les investissements malgré les baisses des dotations de l’Etat. En 2013, la masse salariale des collectivités territoriales a progressé de 3,1% et les dépenses d’investissement des communes ont augmenté de 8,1%, « un taux jamais égalé depuis 2009″, selon l’hebdomadaire.  Ce rapport doit être rendu public fin octobre, ajoute le JDD. « Nous voyons que ces collectivités locales ont vu leurs frais de fonctionnement augmenter au cours de ces dernières années, alors que l’Etat, lui, faisait des efforts pour maîtriser son fonctionnement », a déclaré dimanche le ministre des Finances, Michel Sapin, sans confirmer l’existence de ce rapport. « Je suis persuadé, sans que ce soit une cure d’austérité pour ces collectivités territoriales, qu’il est possible de faire des économies de fonctionnement », a-t-il ajouté lors de l’émission Le Grand Rendez-Vous Europe 1-i>TELE-Le Monde. Une baisse de 3,7 milliards d’euros des dotations de l’Etat est prévue en 2015, sur les 21 milliards d’euros d’économies prévus l’an prochain pour l’ensemble de la dépense publique. Cette mesure pourrait provoquer une coupe de 20% dans les ressources du bloc communal, où le rapport pronostique les plus grandes marges d’économies, selon le JDD.

 

Arthur : fuite fiscale en Belgique

Arthur : fuite fiscale en Belgique

Les fuites fiscales continuent, cette fois c’est Artur, l’animateur de télé. Une démarche qui évidemment n’est pas très citoyenne –surtout pour un personnage public- mais qu’on peut comprendre comte tenu du matraquage fiscal. « On peut se demander si nous avons attiré qui que ce soit, ou si des mesures prises en France ont peut être eu l’effet inverse », a réagi mercredi Armand de Decker, le maire de d’Uccle, la ville où s’est récemment installé Arthur. « Trop d’impôt tue l’impôt », a estimé l’édile Belge au micro de RTL, déclarant qu’il « comprend la polémique », suscitée par l’arrivé de l’animateur français dans sa commune. « J’ai été ministre des Finances pendant 12 ans, a raconté Armand de Decker, et quand j’ai entendu que l’on envisageait de taxer certains revenus à 75%, notre réaction en Belgique n’a pas été de dire que l’on allait faire la même chose. » À Uccle, où s’est exilé Arthur, ils sont 12.000 Français sur les 82.000 habitants, a affirmé le bourgmestre et sénateur belge. Selon lui, « le rythme a commencé [à s'accélérer] au moment de l’élection présidentielle dernière », c’est à dire avec l’élection de François Hollande. « À partir de ce moment là, il y a eu une véritable accélération des arrivées, assure-t-il. Avant cela, ils étaient entre 6.000 et 7.000. »

 

ndage- Hollande : fuite des électeurs pas non plus convaincus par Sarkozy

Sondage-  Hollande : fuite des électeurs pas non plus convaincus par Sarkozy

 

 Dans un sondage CSA pour « Nice-Matin », un électeur sur trois ayant voté pour François Hollande au second tour ne referait pas ce choix. François Hollande s’est-il coupé d’une partie de son électorat ? En partie, si l’on en croit les récents sondages de popularité ou la dernière enquête CSA (1) publiée ce lundi 5 mai dans Nice-Matin. A la question : « Si le second tour de l’élection présidentielle opposant François Hollande à Nicolas Sarkozy avait lieu dimanche prochain, voteriez-vous à nouveau pour François Hollande ? », 35% des électeurs de François Hollande au second tour affirment qu’ils ne referaient pas le même choix. Dans ces déçus, 16% déclarent même qu’ils ne le feraient « certainement pas ». 19%, moins catégorique, expliquent qu’ils ne le feraient « probablement pas ». Ce reniement est particulièrement marqué chez les électeurs qui n’avaient pas voté pour le chef de l’État au premier tour : 41% des électeurs de Jean-Luc Mélenchon et 44% de ceux de François Bayrou ne se reporteraient plus sur François Hollande.   Ce choix reste cependant très « minoritaire » au sein de sa base socialiste : deux électeurs sur trois de François Hollande au premier tour renouvelleraient leur vote en sa faveur. 44% affirment même le faire avec certitude. L’institut CSA précise par ailleurs que 58% des Français estiment que Nicolas Sarkozy n’aurait pas fait mieux que son successeur à l’Élysée.

 

Russie: chute de l’économie et fuite de capitaux

Russie: chute de  l’économie et fuite de capitaux

 

Depuis plusieurs années l’économie va mal en Russie mais avec la crise de l’Ukraine, elle se dégrade au point sans doute d’être en récession en 2014. Le ministre des Finances Anton Silouanov  a  lui même estimé mardi que la croissance de l’économie risquait d’être nulle en 2014 en raison des troubles « géopolitiques » liés à la crise en Ukraine. »Les conditions, dans lesquelles nous devons travailler en 2014, sont les plus difficiles depuis la crise de 2008-2009″, a lancé Anton Silouanov. La Russie avait été frappée de plein fouet à cette époque par la crise économique et avait enregistré en 2009 une chute de près de 8% de son PIB. Pour 2014, « la hausse du PIB est estimée au niveau déjà bas de 0,5%. Mais elle va peut-être être proche de zéro », a-t-il estimé. Avant lui, analystes et observateurs avaient déjà à plusieurs reprises brandi la menace d’une récession.  Dans un récent rapport, la Banque mondiale a notamment averti que l’économie russe risquait de passer dans le rouge et de se contracter de 1,8% dès cette année si la crise autour de l’Ukraine s’aggravait.   »La croissance est derrière nous. 2013 était la dernière année. En 2014, ce sera la récession », a renchéri à l’AFP l’analyste Igor Nikolaev, directeur de l’institut FBK.  Ces dernières années, la Russie a vu son économie ralentir fortement : la croissance est passée de 4,3% en 2011 à 3,4% en 2012 puis 1,3% en 2013, alors que selon de nombreux experts le modèle actuel, reposant sur les prix élevés des hydrocarbures, s’essouffle.  Mais le phénomène s’est aggravé en mars en raison de la confrontation avec les pays occidentaux qui a suivi l’annexion de la Crimée, et l’adoption de premières sanctions.  La semaine dernière, le gouvernement russe a révisé à la baisse sa prévision de croissance pour 2014 l’établissant entre 0,5% et 1,1%, contre 2,5% auparavant, ajoutant que le tableau pourrait être encore plus sombre en cas de sévères sanctions occidentales.  Pour l’instant, les sanctions américaines et européennes ciblent surtout des personnalités russes et ukrainiennes pro-russes. Mais l’Occident ne cesse d’agiter la menace de sanctions pénalisant directement l’économie.  Mardi, le Premier ministre russe Dmitri Medvedev, qui a reconnu que la situation économique ne cessait de « se détériorer », a accusé des « forces extérieures » d’être en partie responsables des difficultés rencontrées, dans une allusion non voilée aux Occidentaux.   »Nos difficultés sont (…) dans une certaine mesure, bien sûr liées aux tentatives de certaines forces de nous entraîner dans une crise artificielle », a-t-il dit.  La semaine dernière, le gouvernement a revu de façon spectaculaire à la hausse sa prévision pour 2014 concernant les fuites de capitaux, qui se sont accélérées en raison de la crise ukrainienne et de la menace de sanctions économiques contre Moscou, à 100 milliards de dollars contre 25 milliards auparavant.  Selon la banque centrale, ces fuites de capitaux, mal endémique de l’économie russe, ont doublé au premier trimestre en un an et atteint 50,6 milliards de dollars, tandis que les investissements étrangers ont été divisés par trois.  M. Silouanov a directement lié ces importantes fuites de capitaux à la situation « géopolitique ».  Le ministre a dès lors directement mis en garde M. Medvedev, l’appelant à être vigilant en ce qui concerne la gestion du budget, notamment en Crimée.  La Russie s’est engagée à investir massivement dans la péninsule, et à augmenter les salaires et les retraites des habitants.  Mais selon M. Silouanov, nombre d’annonces ont été faites à la va-vite « sans analyser les véritables besoins de la Crimée ».   »Une telle approche n’est pas acceptable », a-t-il souligné, usant d’un ton critique rare pour un responsable russe.  Pour les analystes, la Crimée pourrait d’ailleurs s’avérer un fardeau économique pour la Russie.   »Même s’il n’y a pas d’escalade du conflit et que tout reste comme maintenant : la situation économique russe va se détériorer », a estimé M. Nikolaïev.  Selon lui, les dépenses vers la Crimée vont « avoir un impact sérieux » sur l’économie russe car non seulement ce sont d’ »énormes dépenses imprévues », mais en outre elles ne constituent pas les investissements « les plus efficaces en termes de stimulation de l’économie ».

 

Fuite de capitaux en Russie

Fuite de capitaux  en Russie

En 2013, la fuite des capitaux avait atteint 63 milliards de dollars sur l’ensemble de l’exercice fiscal. La banque centrale avait dans un premier temps annoncé mardi un montant de 50,6 milliards de dollars avant d’y ajouter près de 13 milliards de dollars correspondant à des transactions réalisées entre des banques et elle-même, une mesure considérée comme plus juste par les économistes. Cette accélération coïncide avec la chute des investissements, la très nette détérioration du climat des affaires et la franche révision à la baisse des prévisions de croissance dans la foulée de l’annexion de la Crimée par la Russie. « Bien sûr, c’est le conflit avec l’Ukraine et les incertitudes sur une intervention (militaire) potentielle dans l’est de l’Ukraine qui ont provoqué des fuites de cette ampleur », a déclaré Alexei Deviatov, économiste d’Uralsib. Natalia Orlova, économiste d’Alfa Bank, a toutefois souligné que la crise ukrainienne n’était qu’un facteur de la fuite des capitaux, déjà élevée avant même que la menace russe sur la Crimée se précise. En janvier déjà, l’investissement des entreprises russes avait diminué de 7% par rapport à janvier 2013, avant de ralentir encore de 3,5% en février, ce qui illustre une désaffection des investisseurs. « Dans l’ensemble, la fuite nette des capitaux reflète une inquiétude généralisée sur la stabilité financière mais elle reflète également la diminution des mesures incitatives à l’investissement dans de grands projets par les entreprises russes », a dit Natalia Orlova. Vladimir Poutine a réclamé une amélioration « sensible » du climat des affaires, « à un rythme accéléré », mais de précédentes incantations du même type n’ont guère produit d’effets.

 

Ukraine: devant la fuite des capitaux la Russie se calme

Ukraine: devant la fuite des capitaux la Russie se calme

 

70 milliards de fuite de capitaux officiellement (en fait de l’ordre de 100 milliards) et une croissance atone ont semble-t-il un peu calmé les velléités russes de poursuivre pour l’instant leur extension géographique en Ukraine. Certes La Russie campe sur sa position concernant l’annexion de la Crimée mais elle a légèrement changé de ton face à la menace de nouvelles sanctions brandies par les Occidentaux qui ont entériné lundi l’annulation du sommet du G8 prévu en juin à Sotchi. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a d’abord accueilli par un haussement d’épaules la décision des pays du G7 de se retrouver entre eux, sans la Russie, lors d’un sommet à Bruxelles en lieu et place du rendez-vous offert par Vladimir Poutine sur les bords de la mer Noire. Dans un second temps, le Kremlin a ajusté mardi matin sa position et expliqué par la voix de son porte-parole, Dmitri Peskov, que Moscou restait prêt à avoir des « contacts à tous les niveaux, y compris au niveau le plus élevé ». Le Premier ministre britannique David Cameron a indiqué que les Occidentaux refusaient la mise sous tutelle de la Crimée et qu’ils étaient prêts à imposer des sanctions renforcées contre certains secteurs de l’économie russe si Vladimir Poutine tentait d’avancer à nouveau ses pions en Ukraine. « Il y a une position qui est de considérer le statu quo comme inacceptable, et il y a une autre position très forte selon laquelle toute nouvelle action dans l’est de l’Ukraine serait beaucoup plus grave et conduirait à des sanctions bien plus importantes », a dit David Cameron après la réunion des dirigeants du G7 à La Haye. Le géant russe du gaz Gazprom et le pétrolier Rosneft ont pour l’instant échappé aux sanctions occidentales grâce notamment à l’influence des autorités britanniques, soucieuses de protéger un accord bilatéral dans le domaine énergétique datant de plus de dix ans. Toutefois, le vice-ministre russe de l’Economie Andreï Klepatch a reconnu que 70 milliards de dollars avaient fui la Russie au cours du premier trimestre 2014 et cette fuite des investisseurs a ranimé le spectre d’une récession.

 

Epargne : les Français fuient les actions et les obligations

Epargne : Les Français fuient les actions et les obligations

L actions et les obligations détenues en direct occupent désormais une place marginale dans le patrimoine des ménages. Elles ne pèsent plus que 2 % contre 4 % en 1995, selon IODS (Insead OEE Data Services), un cabinet qui analyse l’épargne financière des Européens. «Les épargnants ont été échaudés par les différentes crises boursières et il n’y a plus d’opérations de privatisations», explique Didier Davydoff, directeur général d’IODS. L’augmentation des dividendes, qui ont été multipliés par 2,6 entre 1995 et 2012, n’a pas réussi à fidéliser les actionnaires. Pour les mêmes raisons, les épargnants ont aussi délaissé les OPCVM (actions, obligations). Leur poids dans les patrimoines a carrément été divisé par deux, passant de 15 % en 1995 à seulement 7 % aujourd’hui. L’épargne bancaire, autrement dit les livrets, les comptes à terme et les dépôts, s’en sortent mieux (- 10 % depuis 1995). Au fil des ans, l’assurance-vie est devenue prépondérante dans le patrimoine financier des ménages: son poids a doublé entre 1995 et 2012, pour atteindre fin septembre 40 % du patrimoine (contre 21 % en 1996). Fait plus surprenant, la part des actions non cotées a elle aussi doublé dans les portefeuilles, passant de 8 % à 15 %. «Notamment parce que davantage de personnes créent une entreprise», explique Didier Davydoff. L’épargne financière (hors immobilier) a rapporté 3,9 % net de frais de gestion en moyenne par an entre 1996 et fin septembre 2012. Et 2,6 % à 2,7 % après impôt, soit bien plus que l’inflation (1,6 %) selon IODS. «Ce qui est honorable», souligne Georges Pauget, président d’IODS. Mais, sur une période plus courte, la performance est nettement moins florissante: entre début 2000 et aujourd’hui, les placements financiers n’ont rapporté que 2,6 % par an en moyenne (soit environ 1,90 % après impôt) alors que l’inflation atteignait à 1,8 %. Traditionnellement, plus fourmis que cigales, les Français ont toujours un bas de laine important (le taux d’épargne avoisine 16 % des revenus). Anticipant des baisses de revenus et des hausses d’impôts, les épargnants devraient rester prudents. Les Français consacrent une partie de plus en plus faible de leurs revenus aux placements financiers. «Les liquidités sont moins abondantes car les ménages ont moins de plus-values immobilières à réinvestir et parce que leurs revenus baissent», souligne Didier Davydoff.

 

 

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