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Environnement Une taxe carbone ratatinée aux frontières de l’UE

Environnement-Une taxe  carbone ratatinée  aux frontières de l’UE  

 

Michel Barnier, ancien commissaire européen et candidat au congrès LR, et Jean-Michel Naulot, ancien membre de l’Autorité des marchés financiers, estiment  dans le JDDque le projet d’une taxe carbone ratatinée. (extrait)

 

Notons cependant que cette taxe carbone soutenue par les écolos et autres économistes convertis récemment à l’écologie pourrait bien jouer un rôle de boomerang car les importations taxées du fait du carbone entraîneront nécessairement des mesures de rétorsion des pays exportateurs.( Sans parler de l’effet d’une taxe carbone sur les matières premières incorporées dans les exportations européennes) NDLR

tribune dans le JDD

Le 21 juillet 2020, après la conclusion de l’accord sur l’emprunt européen, Emmanuel ­Macron s’était félicité d’un « ­accord historique ». Il avait également tenté de rassurer les Français en déclarant : « Ce n’est pas le contribuable français qui paiera cette dette. » Quelques mois plus tard, le 16 décembre 2020, le Conseil ­européen et le Parlement ont donné mandat à la Commission de faire des propositions sur trois nouvelles ressources européennes : une taxe carbone aux frontières afin de lutter contre la concurrence déloyale des entreprises fortement émettrices de carbone, une taxe sur les entreprises du secteur numérique, une réforme du marché européen du carbone avec une possible extension à l’aviation et au transport maritime. La feuille de route était claire et vertueuse sur le plan écologique. Les ressources devaient être

entre 5 et 14 milliards par an. Maintenant on ne compte plus que sur 1 milliard à partir de 2026. La taxe carbone aux frontières rapporterait autour de 1 ­milliard d’euros à partir de 2026… Un montant sans rapport avec l’ambition initiale. La taxe numérique a disparu à la demande des États-Unis qui la jugent discriminatoire. Elle serait remplacée par un prélèvement de 15% sur les ressources revenant aux États dans le cadre de l’accord OCDE sur l’impôt des multinationales, un accord qui est encore loin d’être finalisé. Quant à la réforme du marché européen du carbone, dont les recettes sont affectées aux États depuis l’origine, elle consisterait en un prélèvement de 25% sur ces recettes, le marché étant étendu au secteur maritime, au bâtiment et au transport routier. Cette ressource représenterait 12 milliards à partir de 2026.

L’essentiel des ressources nouvelles ne vient donc plus de la taxe aux frontières et de la taxe numérique, des taxes extérieures à l’UE , mais de transferts en provenance des États et de nos concitoyens. De plus, les 15 milliards ainsi récoltés n’iraient que pour moitié au remboursement de l’emprunt en raison d’un transfert, pour le moins inattendu, d’une partie des nouvelles ressources vers le Green Deal.

Les conséquences de ces propositions seraient considérables. Le remboursement de l’emprunt (15 milliards par an) ne serait couvert qu’à moitié. Les prélèvements sur le marché du carbone et sur l’impôt des multinationales priveraient par ailleurs les États de ressources importantes. Enfin, l’élargissement du marché au bâtiment (chauffage) et au transport routier (carburant) provoquerait une levée de boucliers dans un pays comme le nôtre qui a connu les Gilets jaunes et les barrages routiers…

Tout ceci est difficilement acceptable. Au-delà de l’indélicatesse du procédé qui consiste à prendre dans la poche des États et des citoyens à défaut d’un accord sur de nouvelles taxes extérieures, il serait extrêmement grave de renoncer à un projet d’ampleur pour la taxe carbone aux frontières. Si l’on n’avance pas résolument dans cette voie, alors qu’il y a une urgence climatique, nos grands sites industriels vont terriblement souffrir. De quoi accélérer la délocalisation. L’Europe industrielle risque en quelque sorte de mourir guérie. En moins de cinq ans, le prix du carbone sur le marché européen des droits à polluer est en effet passé de 5 euros la tonne à 80 euros!

Les chefs d’État et de gouvernement sont désormais au pied du mur. Ils doivent reprendre la main. La taxe carbone aux frontières est essentielle pour le remboursement de l’emprunt, pour notre compétitivité et pour l’avenir de la planète. On serait tenté d’ajouter : pour la confiance de nos concitoyens dans leurs institutions nationales et européennes. En effet, à quoi bon l’emprunt si, après tant de promesses solennelles, l’ambitieux projet de taxe carbone aux frontières est quasiment abandonné et qu’en plus ce sont nos concitoyens qui règlent la facture? L’accord historique n’aurait alors été qu’un jeu de dupes.

Une taxe carbone aux frontières de l’UE ratatinée

Une taxe  carbone aux frontières de l’UE ratatinée  

 

Michel Barnier, ancien commissaire européen et candidat au congrès LR, et Jean-Michel Naulot, ancien membre de l’Autorité des marchés financiers, estiment  dans le JDDque le projet d’une taxe carbone ratatinée.(extrait)

 

Notons cependant que cette taxe carbone soutenue par les écolos et autres économistes convertis récemment à l’écologie pourrait bien jouer un rôle de boomerang car les importations taxées du fait du carbone entraîneront nécessairement des mesures de rétorsion des pays exportateurs.( Sans parler de l’effet d’une taxe carbone sur les matières premières incorporées dans les exportations européennes) NDLR

tribune dans le JDD

Le 21 juillet 2020, après la conclusion de l’accord sur l’emprunt européen, Emmanuel ­Macron s’était félicité d’un « ­accord historique ». Il avait également tenté de rassurer les Français en déclarant : « Ce n’est pas le contribuable français qui paiera cette dette. » Quelques mois plus tard, le 16 décembre 2020, le Conseil ­européen et le Parlement ont donné mandat à la Commission de faire des propositions sur trois nouvelles ressources européennes : une taxe carbone aux frontières afin de lutter contre la concurrence déloyale des entreprises fortement émettrices de carbone, une taxe sur les entreprises du secteur numérique, une réforme du marché européen du carbone avec une possible extension à l’aviation et au transport maritime. La feuille de route était claire et vertueuse sur le plan écologique. Les ressources devaient être

entre 5 et 14 milliards par an. Maintenant on ne compte plus que sur 1 milliard à partir de 2026. La taxe carbone aux frontières rapporterait autour de 1 ­milliard d’euros à partir de 2026… Un montant sans rapport avec l’ambition initiale. La taxe numérique a disparu à la demande des États-Unis qui la jugent discriminatoire. Elle serait remplacée par un prélèvement de 15% sur les ressources revenant aux États dans le cadre de l’accord OCDE sur l’impôt des multinationales, un accord qui est encore loin d’être finalisé. Quant à la réforme du marché européen du carbone, dont les recettes sont affectées aux États depuis l’origine, elle consisterait en un prélèvement de 25% sur ces recettes, le marché étant étendu au secteur maritime, au bâtiment et au transport routier. Cette ressource représenterait 12 milliards à partir de 2026.

L’essentiel des ressources nouvelles ne vient donc plus de la taxe aux frontières et de la taxe numérique, des taxes extérieures à l’UE , mais de transferts en provenance des États et de nos concitoyens. De plus, les 15 milliards ainsi récoltés n’iraient que pour moitié au remboursement de l’emprunt en raison d’un transfert, pour le moins inattendu, d’une partie des nouvelles ressources vers le Green Deal.

Les conséquences de ces propositions seraient considérables. Le remboursement de l’emprunt (15 milliards par an) ne serait couvert qu’à moitié. Les prélèvements sur le marché du carbone et sur l’impôt des multinationales priveraient par ailleurs les États de ressources importantes. Enfin, l’élargissement du marché au bâtiment (chauffage) et au transport routier (carburant) provoquerait une levée de boucliers dans un pays comme le nôtre qui a connu les Gilets jaunes et les barrages routiers…

Tout ceci est difficilement acceptable. Au-delà de l’indélicatesse du procédé qui consiste à prendre dans la poche des États et des citoyens à défaut d’un accord sur de nouvelles taxes extérieures, il serait extrêmement grave de renoncer à un projet d’ampleur pour la taxe carbone aux frontières. Si l’on n’avance pas résolument dans cette voie, alors qu’il y a une urgence climatique, nos grands sites industriels vont terriblement souffrir. De quoi accélérer la délocalisation. L’Europe industrielle risque en quelque sorte de mourir guérie. En moins de cinq ans, le prix du carbone sur le marché européen des droits à polluer est en effet passé de 5 euros la tonne à 80 euros!

Les chefs d’État et de gouvernement sont désormais au pied du mur. Ils doivent reprendre la main. La taxe carbone aux frontières est essentielle pour le remboursement de l’emprunt, pour notre compétitivité et pour l’avenir de la planète. On serait tenté d’ajouter : pour la confiance de nos concitoyens dans leurs institutions nationales et européennes. En effet, à quoi bon l’emprunt si, après tant de promesses solennelles, l’ambitieux projet de taxe carbone aux frontières est quasiment abandonné et qu’en plus ce sont nos concitoyens qui règlent la facture? L’accord historique n’aurait alors été qu’un jeu de dupes.

Michel Barnier pour une taxe carbone aux frontières de l’Europe

Michel Barnier pour une taxe carbone aux frontières de l’Europe

 

 

 

Michel Barnier, l’ex-négociateur du Brexit candidat à la primaire de la droite pour la présidentielle de 2022, se dit favorable à l’instauration d’une taxe carbone aux frontières de l’Union européenne, dans une tribune au Journal du Dimanche. Le problème c’est qu’il aurait pu davantage faire avancer ce dossier quand il était commissaire européen bien davantage que comme candidat à la candidature en 2022 où il a peu de chances.

 

«Une taxe carbone aux frontières de l’Union est absolument indispensable, non seulement pour des raisons financières, mais parce qu’elle permettra de rétablir une concurrence équitable entre l’Europe, qui taxe désormais lourdement le carbone, et des partenaires commerciaux qui ne le taxent pas, ou si peu», estime l’ancien ministre de Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy.

La taxe carbone aux frontières de l’UE

La  taxe carbone aux frontières de l’UE

 

Gerassimos Thomas, Directeur Général à la Fiscalité et à l’Union douanière évoque les conditions de mise en œuvre de la taxe carbone aux frontières de l’union économique (dans la Tribune, extrait)

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L’Europe assume déjà le rôle de fer de lance du combat climatique. Nous nous sommes fixé l’objectif juridiquement contraignant de devenir le premier continent à atteindre la neutralité climatique d’ici 2050 et de réduire les émissions de gaz à effet de serre de l’UE d’au moins 55% à l’horizon 2030. Les dirigeants des 27 États membres ont inscrit cet engagement dans la loi afin de rendre tout retour en arrière impossible. Il reste que la lutte contre le changement climatique planétaire exige une action à l’échelle mondiale. Si nos partenaires ne se joignent pas à nos efforts, le projet de l’UE est condamné à n’être qu’un travail de Sisyphe.

Le 14 juillet dernier, la Commission européenne a présenté un ensemble de mesures visant à concrétiser le pacte vert pour l’Europe et à transformer l’économie de l’UE afin qu’elle puisse réaliser ses ambitions climatiques, une proposition audacieuse qui se caractérise par une approche globale du changement climatique. Ces mesures prévoient notamment des réformes en matière d’énergie, d’échange de quotas d’émission, d’utilisation des sols et de taxation, toutes cohérentes et complémentaires entre elles. La Présidence Française du Conseil de l’Union européenne qui débute cet hiver aura un rôle décisif pour faire avancer ces négociations et portera, j’en suis sûr, au plus haut ces initiatives européennes.

Le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF) fait partie de cet ensemble de mesures. Son objectif est double :

  • réduire le risque de fuite de carbone pour l’industrie européenne;
  • éviter une augmentation des émissions mondiales liée au remplacement des produits européens par des importations à plus forte intensité de carbone, ou à la délocalisation de production de l’UE vers l’étranger à mesure que nos exigences en matière d’émissions deviennent plus strictes.

Les producteurs des pays tiers devront payer le même prix que les entreprises de l’UE pour leurs émissions de carbone et seront traitées de la même manière que celles-ci.

Mais surtout, ce mécanisme incitera les producteurs des pays tiers à adopter des processus de production économes en émission de carbone et leurs gouvernements à mettre en place des législations plus ambitieuses. Son fonctionnement prendra en effet en compte les émissions réelles de chaque producteur des pays tiers et le prix payé par chacun reflétera toute réduction des émissions associées à la production. Ce système récompensera les efforts déployés par les entreprises pour réduire leur empreinte carbone. Tout prix du carbone payé à l’étranger sera aussi entièrement déduit, ce qui incitera les Etats tiers à mettre en place des taxes carbone ou des mécanismes de marché de facturation du carbone utilisé.

Pour l’UE, la compatibilité du mécanisme avec les règles du commerce international revêt une importance capitale. Nous avons tout mis en œuvre pour concevoir un mécanisme qui respecte strictement les règles de l’OMC. Il sera donc appliqué de manière équitable, sans discrimination arbitraire envers les producteurs de pays tiers ni restriction injustifiée des échanges commerciaux.

Le mécanisme s’appliquera dans un premier temps à un nombre limité de produits – ciment, fer, acier, aluminium, engrais et électricité, c’est-à-dire les secteurs responsables de 45% des émissions de CO2 de l’ensemble des secteurs exposés au risque de fuite de carbone. Les importations concernées représentent 1,5% du total des importations françaises. Le champ sectoriel du mécanisme est amené à augmenter: l’instrument a été conçu de façon à pouvoir être facilement étendu à d’autres produits dès 2030.

Compte tenu de la difficulté à mesurer les émissions réelles pour chaque produit et chaque producteur, le mécanisme n’entrera pas en vigueur immédiatement. Une période transitoire de trois ans débutera en 2023, au cours de laquelle les importateurs devront seulement déclarer les émissions attribuables à leurs produits et n’auront pas encore à s’acquitter d’un ajustement financier. Nous réexaminerons le mécanisme en 2025 et le paiement des charges d’ajustement sera progressivement mis en place à partir de 2026 jusqu’en 2035. Cette phase de transition combinée à la mise en œuvre progressive sur une période de 10 ans garantit aux entreprises et aux autorités une visibilité de long terme, qui leur permettra de se préparer et de planifier les investissements nécessaires.

La hausse des prix du carbone est aujourd’hui une réalité qu’il nous faut accepter. Il est fondamental que l’industrie européenne adhère à l’objectif climatique de réduction des émissions de 55% et que les entreprises s’adaptent. Loin d’être une mission impossible, le pacte vert offre au contraire d’immenses possibilités économiques et commerciales.

Les émissions de gaz à effet de serre de l’UE ont diminué de 24% entre 1990 et 2019, alors que l’économie a connu une croissance d’environ 60% sur la même période. Les entreprises ont d’ailleurs réduit leurs émissions plus rapidement que prévu ces dernières années, ce qui montre qu’elles ont déjà entamé leur transition.

La réforme et l’extension du système d’échange de quotas d’émission (SEQE) associées au MACF sont les outils qui aideront l’industrie à atteindre ces nouveaux objectifs ambitieux. L’allocation de quotas à titre gratuit sera progressivement supprimée, afin de nous permettre de respecter notre engagement. Le Fonds pour l’innovation financera de nouveaux investissements de l’industrie dans des technologies à faibles émissions, soutenant ainsi la transition. En outre, la facilité européenne pour la reprise et la résilience garantit des investissements verts sans précédent dans les États membres, qui profiteront à toutes les entreprises de l’UE.

La tarification du carbone comme instrument

L’intérêt particulier du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières réside dans le fait qu’il s’agit d’un instrument basé sur le marché. Il permet au secteur privé d’organiser « l’écologisation » de ses processus de la manière la plus adaptée à ses modèles économiques et à son environnement d’investissement. Parallèlement, la politique de partenariat international de l’UE consacre des ressources considérables au changement climatique afin de garantir aux producteurs des pays moins avancés un financement adéquat et le temps nécessaire pour réaliser les investissements qui leur permettront de rattraper leur retard sur les producteurs des pays développés. Pour les cinq secteurs de la première vague, les flux commerciaux avec les producteurs des pays moins avancés sont minimes. Pour les rares d’entre eux qui jouent un rôle important dans l’économie de ces pays, un effort d’assistance coordonné est actuellement mis en place par l’UE afin que l’impact global soit positif.

Environnement-Taxe carbone aux frontières: Des limites qui relativisent son intérêt

Environnement-Taxe carbone aux frontières: Des limites qui relativisent son intérêt  

 

L’économiste Uri Dadush juge, dans une tribune au « Monde », la taxe carbone européenne contestable face aux règles de l’OMC et aux principes de l’accord de Paris.(Extrait)

 

Tribune.    L’Union européenne (UE) a annoncé le 14 juillet une proposition de taxe carbone à ses frontières, qui devrait renchérir les importations de produits fortement émetteurs (acier, aluminium, ciment, électricité et engrais). Cette même taxe est déjà appliquée au sein de l’UE, qui veut désormais l’imposer aux fabricants étrangers. En soi, le projet part d’une bonne intention. Il n’est pas motivé par le protectionnisme, mais par des préoccupations climatiques on ne peut plus justifiées. Seul problème : si ce « mécanisme d’ajustement carbone aux frontières » (CBAM) est adopté en l’état, il risque de faire plus de mal que de bien. Pour trois raisons. La première, c’est qu’il repose sur l’hypothèse fausse d’une « fuite » de carbone – autrement dit, d’une tendance de la production à forte intensité d’émissions à se déplacer vers des pays moins réglementés. Or, bien des recherches montrent que la décision pour une industrie polluante de se délocaliser ou d’investir à l’étranger répond à de nombreux facteurs, parmi lesquels la réglementation environnementale n’est pas déterminante.

Une exposition générale au risque climatique

 

L’idée même du risque de « fuite » de carbone doit être relativisée, comme le montrent les chiffres de l’UE elle-même. Les recettes du permis carbone appliqué depuis 2005 dans le cadre du système d’échange de quotas d’émission (SEQE), qui revient à une taxe implicite sur les émissions des gros émetteurs, ont atteint leur plus haut niveau en 2019. Soit 15 milliards d’euros, le prix moyen du carbone ayant atteint 20 euros par tonne. Or, ces 15 milliards ne représentent que 0,5 % de la valeur ajoutée des secteurs affectés. Et encore… L’estimation reste haute, la sidérurgie et l’aluminium ayant bénéficié de quotas gratuits. Second point faible de la taxe carbone de l’UE : elle s’écarte du principe des « responsabilités différenciées » de l’accord de Paris sur le climat. Ce traité international, entré en vigueur en novembre 2016, vise à limiter le réchauffement climatique à moins de 2 degrés Celsius à l’horizon 2030, par rapport aux niveaux préindustriels.   Tous les pays sont exposés au risque climatique, sachant que les pays pauvres sont généralement les plus vulnérables et les moins à même de s’adapter. D’où le principe des « responsabilités différenciées », qui reflète aussi les émissions plus faibles par habitant des pays pauvres, et le fait qu’ils auront tendance à en émettre davantage à mesure que leurs revenus augmenteront.

Taxe carbone aux frontières: Des limites qui relativisent son intérêt

Taxe carbone aux frontières: Des limites qui relativisent son intérêt

 

L’économiste Uri Dadush juge, dans une tribune au « Monde », la taxe carbone européenne contestable face aux règles de l’OMC et aux principes de l’accord de Paris.(Extrait)

 

Tribune. 

 

L’Union européenne (UE) a annoncé le 14 juillet une proposition de taxe carbone à ses frontières, qui devrait renchérir les importations de produits fortement émetteurs (acier, aluminium, ciment, électricité et engrais). Cette même taxe est déjà appliquée au sein de l’UE, qui veut désormais l’imposer aux fabricants étrangers.

En soi, le projet part d’une bonne intention. Il n’est pas motivé par le protectionnisme, mais par des préoccupations climatiques on ne peut plus justifiées. Seul problème : si ce « mécanisme d’ajustement carbone aux frontières » (CBAM) est adopté en l’état, il risque de faire plus de mal que de bien. Pour trois raisons.

La première, c’est qu’il repose sur l’hypothèse fausse d’une « fuite » de carbone – autrement dit, d’une tendance de la production à forte intensité d’émissions à se déplacer vers des pays moins réglementés. Or, bien des recherches montrent que la décision pour une industrie polluante de se délocaliser ou d’investir à l’étranger répond à de nombreux facteurs, parmi lesquels la réglementation environnementale n’est pas déterminante.

Une exposition générale au risque climatique

L’idée même du risque de « fuite » de carbone doit être relativisée, comme le montrent les chiffres de l’UE elle-même. Les recettes du permis carbone appliqué depuis 2005 dans le cadre du système d’échange de quotas d’émission (SEQE), qui revient à une taxe implicite sur les émissions des gros émetteurs, ont atteint leur plus haut niveau en 2019. Soit 15 milliards d’euros, le prix moyen du carbone ayant atteint 20 euros par tonne. Or, ces 15 milliards ne représentent que 0,5 % de la valeur ajoutée des secteurs affectés. Et encore… L’estimation reste haute, la sidérurgie et l’aluminium ayant bénéficié de quotas gratuits.

Second point faible de la taxe carbone de l’UE : elle s’écarte du principe des « responsabilités différenciées » de l’accord de Paris sur le climat. Ce traité international, entré en vigueur en novembre 2016, vise à limiter le réchauffement climatique à moins de 2 degrés Celsius à l’horizon 2030, par rapport aux niveaux préindustriels.

 

Tous les pays sont exposés au risque climatique, sachant que les pays pauvres sont généralement les plus vulnérables et les moins à même de s’adapter. D’où le principe des « responsabilités différenciées », qui reflète aussi les émissions plus faibles par habitant des pays pauvres, et le fait qu’ils auront tendance à en émettre davantage à mesure que leurs revenus augmenteront.

On attend quoi pour fermer les frontières ?

On attend quoi pour fermer les frontières ?

La Belgique exceptée, la plupart des pays tourne autour du pot pour réduire la mobilité internationale. Ici ou là, on exige des certificats de tests qui ne sont guère pertinents tellement il est facile de s’en procurer même sans contrôle réel. La mesure véritablement efficace serait la fermeture des frontières pendant une période donnée sauf pour des déplacements vraiment essentiels. Au lieu de cela au nom de la liberté de circulation le virus se promène avec les voyageurs et traverse tranquillement les frontières.

Le contrôle aux frontières?«C’est ridicule», estimées en avril 2017 le candidat Macron, avec ironie: «On va mettre un planton à chaque mètre carré de la frontière que nous avons avec tous les pays membres de l’Union européenne?» En moins de quatre ans, le président s’est résolu à changer de discours, bousculé par deux événements successifs. Un changement toutefois partiel puisqu’on se contente de vérifier si les passagers ont été testés. La présence de certificats de tests va être maintenant généralisée au plan européen.

 

Mais cela ne remettra pas en cause les principes de mobilité entre les pays de l’union européenne. Or on sait bien que certains pays européens sont particulièrement laxistes en matière de respect des règles.

États-Unis : Trump veut rouvrir les frontières le 26 janvier ; Biden décide l’inverse !

États-Unis : Trump veut rouvrir les frontières le 26 janvier ; Biden décide l’inverse !

Il est vraiment temps que la transition s’opère entre Trump  et Biden pour ne pas ajouter de la confusion à la confusion dans tous les domaines. Ainsi Trump vient-il d’annoncer qu’il allait rouvrir la frontière américaine aux voyageurs en provenance de l’espace Schengen, du Royaume-Uni, de l’Irlande et du Brésil – à compter du 26 janvier, date à partir de laquelle il sera obligatoire de présenter un test négatif avant d’être accepté sur le territoire, a confirmé la Maison Blanche lundi 18 janvier.

Mais un démenti de l’équipe du président élu Joe Biden, qui prendra ses fonctions les 20 janvier, est rapidement venu doucher les espoirs des voyageurs des deux côtés de l’Atlantique. «Avec la pandémie qui s’aggrave, et des variants plus contagieux qui émergent à travers le monde, ce n’est pas le moment de lever les restrictions sur les voyages internationaux», a déclaré, sur son compte Twitter, Jen Psaki, qui doit officiellement prendre mercredi ses fonctions de porte-parole du nouveau président démocrate.

À noter les mêmes divergences entre les deux hommes sur le nouveau plan d’aide social et économique. Trump s’est toujours montré réticent au point de bloquer les négociations entre républicains et démocrates. Biden, lui, vient d’annoncer un plan nouveau de 19 000 milliards.

Fermeture des frontières : la France tergiverse

Fermeture des frontières : la France tergiverse

 

Comme d’habitude, la France tergiverse à propos des mesures très restrictives relatives aux frontières. Toujours écartelée entre l’intérêt national et la cohérence européenne, la France recule l’échéance tandis que nombre de pays qui l’entourent se barricadent de plus en plus. La Grande-Bretagne par exemple où  la situation paraît hors contrôle. On objectera que la Grande-Bretagne ne fait plus parti de l’union économique. Pourtant pour Arnaud Fontanet, membre du conseil scientifique : « Ce n’est pas à nous, conseil scientifique, de décider,. Mais on le met sur la table, c’est évident. » Le conseil s’affirme aussi préoccupé par le mutant sud-africain. Samedi, après la détection d’un cas à Mayotte, les autorités ont décidé que les déplacements entre l’île, la métropole et la Réunion ne seraient autorisés, pendant quinze jours, que pour « motifs impérieux ».

 

Lors de la première vague, la France avait fermé sa frontière avec l’Allemagne. Avec la Grande-Bretagne, le bouclage a été bref avant les fêtes, mais a causé des difficultés d’approvisionnement qui ont provoqué l’arrêt de l’usine Toyota de Valenciennes.

 

Cette fois, alors que le variant britannique galope en Irlande, la France n’exige pas encore de tests PCR pour les passagers en provenance de ce pays. Elle menace simplement ! Alors que l’Irlande elle exige des tests pour les arrivants.

 

 La vérité c’est que les arrivants en France notamment par voie aérienne pénètrent très librement dans le pays.  pour preuve, les contrôles étaient à peu près insignifiants au cours des fêtes ( sans doute un effet des congés de fin d’année des fonctionnaires chargés de les effectuer !).

 

 

Coronavirus Allemagne : contrôles aux frontières

Coronavirus Allemagne : contrôles aux frontières  

L’Allemagne qui entend maintenir les mesures très restrictives jusqu’en avril entend aussi renforcer les contrôles aux frontières

« Si nous ne parvenons pas à arrêter ce virus britannique, nous aurons 10 fois plus de cas d’ici à Pâques. Nous avons besoin de huit à dix semaines supplémentaires de mesures strictes », a déclaré Angela Merkel, selon des propos rapportés par Bild.

« Merkel a déclaré que les huit à 10 semaines à venir seraient très difficiles si la variante britannique se propageait en Allemagne », en en référence à une augmentation par 10 du nombre d’infections en Irlande liée au variant du coronavirus.

L’Allemagne a décidé le 5 janvier de prolonger et de durcir jusqu’à la fin du mois les mesures de confinement en vigueur dans le pays par crainte que le nouveau variant de coronavirus découvert en Angleterre, jugé plus contagieux, ne mette à genoux son système de santé.

L’Institut Robert Koch (RKI) pour les maladies infectieuses a fait état mardi de 12.802 nouveaux cas de contamination en Allemagne, tandis que le nombre de morts depuis le début de l’épidémie a augmenté de 891 à 41.577.

Ski : contrôles aux frontières !!!

Ski : contrôles aux frontières !!!

 

La France se convertit très tardivement à l’idée de la fermeture des frontières. Non pas cette fois pour empêcher l’arrivée d’éventuels contaminés mais pour empêcher des skieurs français de pratiquer leur sport à l’étranger . De toute façon, une idée légalement très discutable et par ailleurs difficilement applicable. Comment en effet distinguer les voyageurs qui franchissent les frontières pour d’autres motifs que le ski et ceux qui se rendent ou reviennent des stations de montagne. il faudra aussi identifier ceux qui ont réellement skier et les autres.

 

“L’idée, c’est d’empêcher les Français d’aller se contaminer dans les stations” de Suisse ou d’Espagne, a déclaré le Premier ministre sur RMC et BFM, en rappelant que les remontées mécaniques des stations françaises resteraient fermées pour les fêtes de fin d’année.

“On va instaurer (…) ce qu’on appelle une quarantaine, c’est-à-dire qu’on fera des contrôles aléatoires à la frontière et que le préfet pourra instaurer la mise en quarantaine de sept jours”, a-t-il ajouté.

Canada : frontières fermées qu’au 21 janvier

Canada : frontières fermées qu’au 21 janvier

Le Canada continu d’employer des mesures draconiennes pour lutter contre le Coronavirus d’importation. Le Canada a en effet annoncé dimanche 30 novembre une nouvelle prolongation, jusqu’au 21 janvier 2021, de la fermeture de ses frontières aux étrangers dont la présence n’est pas jugée essentielle.

Depuis mars dernier, les voyageurs arrivant au Canada, qu’ils soient Canadiens ou non, sont soumis à une quarantaine obligatoire de quatorze jours afin d’éviter la propagation du coronavirus.

De son côté, la frontière du Canada avec les États-Unis reste fermée jusqu’au 21 décembre, dans le cadre d’un accord bilatéral séparé avec Washington. Seuls sont autorisés le commerce des biens et marchandises et les voyages considérés comme essentiels. Cette fermeture de la plus longue frontière terrestre au monde a été décidée en mars et elle pourrait être prolongée après le 21 décembre, a indiqué le gouvernement canadien dans un communiqué.

Frontières françaises : un doublement ridicule des effectifs de contrôle

Frontières françaises : un doublement ridicule des effectifs de contrôle

 

Encore un effet d’annonce avec ce doublement- des effectifs des forces de l’ordre françaises aux frontières, qui passeront à 4.800 hommes et femmes, douaniers ou policiers pour lutter contre l’immigration clandestine et la “menace terroriste”.

En effet en quelques années on a supprimé par exemple 6000 douaniers et une centaine ont encore été supprimée en 2019. Bref, on ne rétablit même pas les forces nécessaires contrôlées les frontières. On est même très loin du compte. En outre, tant  que la législation n’aura pas évolué on voit mal comment les forces de l’ordre  et les douaniers pourraient s’opposer à la mobilité dans l’espace Schengen y compris de ceux qui sont en situation irrégulière.

Ramené à l’échelle d’un département le renforcement représente environ 60 personnes. Il y en effet 40 départements sans parler de l’outre-mer qui peuvent constituer des points d’accès au pays. Il faudrait sans doute 10 ou 20  fois plus d’effectifs qu’annoncé et une modification juridique pour réellement s’attaquer à l’immigration clandestine notamment de candidats aux terrorisme.

“Nous avons donc ainsi décidé de doubler les forces qui seront déployées aux frontières, dans le cadre de ce contrôle, ce qui veut dire que nous passerons de 2.400 à 4.800 policiers gendarmes, militaires et CRS, qui seront mobilisés pour lutter contre l’immigration clandestine”, a-t-il poursuivi, plaidant en outre pour une réforme en profondeur de l’espace Schengen.

“Je suis favorable , et je porterai en ce sens les premières propositions au Conseil (européen) de décembre, à ce que nous refondions en profondeur Schengen pour en repenser l’organisation, pour intensifier notre protection commune avec une véritable police aux frontières extérieures.” Un vœu pieux évidemment quand on sait qu’un pays comme l’Italie constitue l’accès privilégié de l’immigration. Une Italie complètement submergée, délaissée par le rap et les autres pays et qui ouvre grandes ouvertes les vannes de l’accès à l’ensemble de l’Europe.

“Les attentats que la France a connu, que l’Autriche a connu il y a quelques jours à Vienne, nous montrent que le risque terroriste est partout, que les réseaux sont mondialisés, que les terroristes s’organisent aujourd’hui de manière mondiale à travers internet et les réseaux sociaux, mais également en envoyant des agents au travers des frontières”, déclaré le président de la république qui prend encore une mesure anecdotique.

Frontières de plus en plus fermées aux touristes français

Frontières de plus en plus fermées aux touristes français

 

La France est de plus en plus considérée par les pays étrangers comme une zone à risque et des mesures sont prises pour fermer les frontières aux  touristes français. Des touristes qui doivent souvent lorsqu’ils peuvent effectuer le voyage être soumis à des tests de stage et où soumettre à une forme de quarantaine

La France n’est pas le seul pays concerné comme zones à risques; par ailleurs chaque pays prend des mesures qui ne sont pas très coordonnées. Du coup, l’Allemagne, qui occupe la présidence tournante de l’Union européenne, a indiqué lundi 31 août vouloir harmoniser les restrictions de voyage au sein de l’UE. La durée de la quarantaine obligatoire (10 à 14 jours), la validité des tests de dépistage (de 48 à 96 heures avant l’arrivée) ainsi que la définition d’une «zone à risque» diffèrent en effet d’un pays à l’autre.

Coronavirus Canada : les frontières fermées

Coronavirus Canada : les frontières fermées

Sans doute une des mesures les plus efficaces, celle de la fermeture temporaire mais quasi totale des frontières choisies notamment par le Canada. Le Canada va en effet prolonger jusqu’au 30 septembre la fermeture de ses frontières internationales aux étrangers, à l’exception notamment de certains Américains, afin d’éviter la propagation du coronavirus, a annoncé vendredi 28 août le gouvernement. Depuis mars dernier, les voyageurs arrivant au Canada, qu’ils soient Canadiens ou non, sont soumis à une quarantaine obligatoire de 14 jours. Les ressortissants étrangers qui présentent des symptômes du Covid-19 se voient quant à eux interdire l’entrée au Canada.

 

 

 

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