Archive pour le Tag 'front'

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Sondage : Un Français sur trois d’accord avec le Front national ?

Sondage : Un Français sur trois d’accord avec le  Front national ?

 

D’après un sondage Odoxa,  environ un tiers des Français seraient en accord avec le Front National. Un résultat qui montre la droitisation de l’opinion dans le pays en raison surtout de la crise et du terrorisme. Des chiffres d’adhésion supérieure aux perspectives de voix de Marine Le Pen pour le premier tour des présidentielles (entre 25 et 28 pour cent). Normalement avec une telle adhésion les chances de triompher pour Marine Le Pen devraient être réelles. Cependant il faut faire une distinction entre l’adhésion aux idées d’un parti dans une posture essentiellement protestataire et le soutien qu’on peut lui apporter en tant que futur parti de gouvernement. De ce point de vue le Front National n’apparaît pas très majoritairement comme un parti suffisamment crédible pour gérer le pays pour environ 75 % de l’opinion. Le Front National est le plus souvent ressenti davantage comme syndicat politique que comme un parti de gouvernement.  Un Français sur trois se dit aujourd’hui « souvent d’accord » avec les prises de position du Front national, une proportion en forte progression au cours des dernières années, selon un sondage Odoxa diffusé dans la soirée du 26 avril. Si 33% des personnes interrogées sont « souvent d’accord » avec le FN, une forte majorité des deux tiers, 67%, est d’un avis contraire. En avril 2002, les Français n’étaient que 19% à se dire d’accord avec les positions du FN, après la qualification de Jean-Marie Le Pen pour le second tour de l’élection présidentielle. Si les sympathisants de gauche ne sont que 11% (contre 89%) a être « souvent d’accord » avec le Front national, c’est le cas de 29% des proches de la droite (contre 71%), selon cette enquête réalisée pour iTélé et Paris Match. Près de quatre Français sur dix (38%) estiment par ailleurs que si Marine Le Pen était élue présidente de la République, elle ferait « ni mieux ni moins bien » que François Hollande. Ils sont 40% à penser qu’elle ferait « plutôt moins bien » et 22% qu’elle ferait « plutôt mieux ». 

Un front syndical uni face au projet de loi El Khomri

Un front syndical uni face au projet de loi El Khomri

 

Manuel Valls et la ministre du travail auront réussi grâce à leurs textes précipités à favoriser un front syndical uni, ce qui ne s’était pas produit depuis trois ans. Pourtant les positions des syndicats divergents sur deux nombreux points mais elles convergent surtout concernant l’absence totale de concertation. Du coup dans un premier temps il est possible qu’un front syndical uni se réalise pour protester contre la démarche. Aussi contre le déséquilibre du texte. Des améliorations nécessaires dans le sens d’un rééquilibrage entre flexibilité et sécurité devraient par contre par la suite fissurer l’opposition syndicale. Les syndicats organisent leur riposte au projet de loi El Khomri. Ce mardi, la CFDT, FO, la CFE-CGC et l’Unsa se rendront au siège de la CGT«afin d’échanger sur l’analyse de la situation sociale, économique et politique» de la France. La FSU, Solidaires et les syndicats étudiants (Unef) et lycéens (UNL), également conviés, se joindront à elles. La CFTC ne participera pas en revanche à ce qui est qualifié par la CGT de «réunion de travail» mais qui vise à discuter d’«actions et initiatives communes» contre un texte jugé trop favorable au patronat. Car si FO et la CGT sont opposées à cette réforme du marché du travail, la position de la CFDT est plus nuancée. La centrale dirigée par Laurent Berger est favorable à un des axes forts du projet de loi: la place plus importante accordée aux accords majoritaires signés au sein de l’entreprise. Mais le syndicat réformiste conteste trois mesures: le plafonnement des indemnités prud’homales, le recours aux forfaits jours dans les entreprises de moins de 50 salariés par décision de l’employeur et l’assouplissement du licenciement économique.

Régionales : le Front national vainqueur, pour la presse étrangère

Régionales : le  Front national vainqueur, pour la presse étrangère

 

Pour la presse étrangère il n’y a pas vraiment de vainqueur à l’issue du second tour des élections régionales. S’il y en avait un ce serait le Front National. Une presse qui constate la montée inexorable du front national, la droitisation de la société française et qui n’exclut plus qu’un jour Marine Le Pen prenne la direction du pays en 2017 tard. Certes on reconnaît le caractère xénophobe du front national mais en même temps on s’interroge sur les facteurs explicatifs économiques qui favorisent la progression du parti extrémiste. Et de ce point de vue la politique économique et sociale des différents gouvernements est pointée du doigt par les observateurs étrangers. Certes, Le Soir lance un « ouf ! » en guise de soulagement. Mais la défaite du FN est néanmoins, « une victoire qui ne dit pas son nom, qui avance masquée ». Car « l’évidence est là », le parti frontiste « connaît une montée inexorable », explique le quotidien. « Le FN, qui se nourrit de peur pour baver de la haine – haine de la différence, haine de l’autre, haine de l’Europe, etc. -, n’a pas dit son dernier mot (…) », prévient le quotidien belge. Le parti de Marine Le Pen bouleverse désormais l’échiquier politique, et redistribue les cartes, laisse entendre The Independant : « Malgré son incapacité à remporter le scrutin, le parti de Marine Le Pen s’est néanmoins imposé au cours de ces deux tours comme une force politique en constante progression qui menace de reléguer le centre-droit (ndlr : les Républicains pour le journal britannique) dans une position de simple parti d’opposition…parmi d’autres ». Le Soir lance un avertissement sur l’ascension des frontistes. Dans l’Hexagone et ailleurs. »Nos sociétés doivent d’urgence s’ébrouer et rassurer. Car la France n’est évidemment pas seule concernée », écrit le journal.   »Le tous contre le FN a fonctionné », titre El Mundo ce lundi matin. Mais le quotidien espagnol se garde bien de crier victoire. Car, bien que le Front national ne gagne aucune région, il consolide sa position et représente « l’une des trois principales forces politiques en France« . Le quotidien avance que la formation de Marine Le Pen se présentera aux élections présidentielles de 2017 comme la victime d’un « vaste complot des deux principaux partis de droite et de gauche ». De l’autre côté de la Manche, Le Guardian estime que le FN a bien été contenu pendant ce scrutin. Mais cette situation n’est que « temporaire car le parti connaît une progression continue ». Pas de cri de joie, pour le quotidien britannique. C’est un scrutin…sans vainqueur, écrit-il. « Les partis de l’establishment ont jusqu’à la dernière minute essayé de déjouer ce qu’ils considèrent comme un parti raciste, xénophobe, islamophobe et très dangereux. » Mais ils ne se sont pas « penchés sérieusement sur les raisons qui ont fait que les électeurs se sont détournés des partis de gouvernement pour affluer vers le FN ». Le Guardian estime que le vote frontiste est désormais appréhendé « comme protestataire mais aussi comme une alternative » par ses électeurs « Front national en France : une élection sans vainqueur » titre ce lundi matin l’édition en ligne de Der Spiegel. « Si le Front National pourrait être arrêté à ce scrutin régional, cela s’explique davantage par le fonctionnement du système électoral que par une volonté du peuple français », écrivait dimanche soir -alors que tous les résultats n’étaient pas encore connus-le quotidien allemand. « Les régions refusent le Front national », écrivait hier soir Le Temps : « Aucune région française ne sera dirigée par le Front national. Bien que porté par une dynamique électorale sans précédent, et crédité dimanche à 21h30 de 28,8% des voix au niveau national à l’issue du second tour, le parti de Marine Le Pen échoue aux portes des treize grandes collectivités territoriales redécoupées en décembre 2014″. « Même majoritaire avec sept régions, le grand perdant de cette élection demeure sans aucun doute Nicolas Sarkozy. Le président des Républicains devait non seulement faire « barrage » au Front national, mais remporter une large majorité. Il n’aura fait ni l’un ni l’autre ».

 

(Avec Reuters et AFP)

Front national : échec net mais progression des voix

Front national : échec net mais progression des voix

 

Il est clair que le résultat des élections régionales constitue un échec net pour le Front National qui ambitionnait de gagner plusieurs régions ;  de ce point de vue cela démontre à l’évidence que le FN dispose de très peu de réserves de voix même s’il a progressé encore lors du second tour. Globalement la représentativité du FN est suffisante pour qu’on accorde l’importance nécessaire à son rôle de troisième parti au plan national. Une représentativité indiscutable qui doit sérieusement interroger le parti classique à la fois sur le caractère surréaliste de nombre de clivages droite gauche mais surtout sur le contenu de cette politique économique qui ne parvient pas à relancer la croissance, qui favorise donc le développement du chômage et des inégalités. Le chômage constitue en effet le facteur explicatif majeur de la progression du FN. Pourtant ce ne sont pas les propositions du FN qui seraient de nature à améliorer la situation dans ce domaine bien au contraire puisque cela qu’elle conduirait le pays à la ruine économique. Mais pour nombre d’électeurs du FN peu importe,  ils ne votent  pas pour les propositions du Front national dont d’ailleurs ils y ignorent la nature et les conséquences, ils votent  contre les partis classiques de gauche comme de droite. Il convient donc de relativiser l’échec du Front National. Le  Front national a subi un revers  dimanche au second tour des élections régionales où ses candidats, au premier chef Marine Le Pen et Marion Maréchal-Le Pen, se sont heurtés au « front républicain » socialiste qui a profité à la droite dans le Nord, le Sud et le Grand Est. La consécration espérée par la présidente du FN en vue de la présidentielle de 2017 n’est pas advenue : premier dans six régions à l’issue du premier tour, le parti fondé par Jean-Marie Le Pen est nettement distancé au second tour.  Toutefois, à gauche comme à droite, un mois après les attentats du 13 novembre, les responsables politiques ont dit mesurer la progression sans précédent du Front national et ont assuré avoir entendu le message des urnes. La présidente du FN, battue en Nord-Pas-de-Calais-Picardie, s’est réjouie qu’en « triplant » ses conseillers régionaux, son parti devienne « la première force d’opposition ». « Nous sommes bel et bien entrés dans un bipartisme. (…) Maintenant le clivage ne sépare plus gauche et droite, mais les mondialistes et les patriotes », a-t-elle jugé. Les appels à la mobilisation de l’exécutif socialiste ont été entendus puisque la participation a enregistré un bond de quelque huit points (autour de 60%) par rapport au 6 décembre, particulièrement dans les trois régions où Manuel Valls, avait appelé à voter à droite pour faire barrage au FN. Mais encore une fois cet échec du Front National doit être relativisé car l’argument du front républicain ne tiendra pas encore longtemps si les résultats économiques sont aussi décevants dans le mois et les prochaines années à venir.

Régionales : sondages favorables au front républicain mais…..

Régionales : sondages favorables au front républicain mais…..

 

 

Les différents sondages montrent que le front républicain pourrait bien priver le FN de toute région y compris dans des régions clés comme le Nord, le grand Est  et PACA. Cependant rien n’est joué tout ce sera très serré et le résultat final dépendra pour une grande partie de la mobilisation des abstentionnistes du premier tour. De ce point de vue le taux de participation devrait être en progression et cette mobilisation devrait profiter surtout au front républicain. Cependant les écarts constatés dans les différents sondages sont relativement faibles et pour certains se situent même dans la marge d’erreur statistique. La région la plus en danger, c’est-à-dire celle qui pourraient être gagnée par le FN, est sans conteste la région Grand Est en raison du maintien pitoyable de l’ex Jean-Pierre Masseret. Si cette région est la seule à basculer en faveur du FN Jean-Pierre Masseret pourrait devenir le héros pitoyable de cette consultation.  Dans le nord Un sondage BVA pour le groupe La Voix du Nord publié vendredi donne Marine Le Pen battue par Xavier Bertrand (LR) dimanche dans leur face-à-face pour diriger la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie. La liste conduite par le candidat Les Républicains obtiendrait 53% des voix contre 47% à la leader du parti d’extrême droite, selon cette enquête. Cette étude donne le même résultat que le sondage TNS-Sofres rendu public mercredi. Un sondage Odoxa diffusé jeudi tablait sur un succès de Xavier Bertrand par 52% contre 48% En Paca,  La tête de liste LR Christian Estrosi remporterait les élections régionales en Paca au terme d’un scrutin très serré avec 51% des voix contre 49% à Marion Maréchal-Le Pen (FN), selon un dernier sondage BVA publié vendredi. Selon le sondage réalisé pour La Provence, Nice-Matin et Var-Matin, il bénéficierait d’un report de voix de 61% des électeurs ayant voté, au premier tour, pour la liste socialiste conduite par Christophe Castaner, qui s’est retiré pour faire barrage au Front national. 29% des électeurs ayant voté PS s’abstiendraient. 49% des électeurs ayant voté pour la liste EELV Front de gauche reporteraient aussi leurs voix sur Christian Estrosi. L’issue des régionales dans le Grand Est est incertaine, le candidat de la gauche Jean-Pierre Masseret ayant décidé de se maintenir au risque de favoriser le FN Florian Philippot, arrivé dix points devant Philippe Richert (LR-UDI-MoDem) au premier tour. Un sondage Elabe de l’entre-deux tours donne Philippe Richert (LR) en légère avance par rapport au frontiste (43% contre 41%, un écart dans la marge d’erreur). Pour l’Île-de-France , Deux sondages parus dans l’entre deux tours ont donné une fois la candidate de la droite et du centre devant (42% contre 40%) et une autre fois le candidat de la gauche et des écologistes rassemblés – après fusion des trois listes PS, EELV et FG quelques heures après le premier tour – (41,5% contre 41%), soit des écarts correspondant à la marge d’erreur.

Front national : battu dans les trois régions clés

Front national : battu dans trois régions clés

 

Marine Le Pen s’est certainement enflammée en pensant qu’elle allait enlever plusieurs régions notamment celle où il se présente dans le Nord. Certaine de sa victoire,  elle avait même annoncé qu’en tant que présidente de la région « elle allait pourrir chaque jour la vie du gouvernement » un dérapage verbal qui n’est pas sans rappeler celui du père. Même si les scores sont serrés il est possible que le Front National ne gagne aucune région selon plusieurs sondages. Le Front national serait battu dimanche soir dans les trois régions où il est le mieux placé, selon des sondages convergents, mais l’incertitude demeure, tant la marge est étroite avant le second tour des élections régionales. En Nord-Pas-de-Calais-Picardie, Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca) et Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, trois des six régions où le parti d’extrême droite a viré en tête dimanche dernier, les jeux semblent en effet loin d’être faits. Dans le Grand Est, la liste de droite dirigée par Philippe Richert (Les Républicains) recueillerait 43% des suffrages et celle conduite par le vice-président du FN Florian Philippot obtiendrait 41% des voix, selon un sondage Elabe pour Les Echos, Radio Classique et Alila publié jeudi. Mais ces chiffres ne permettent pas de prédire l’issue du scrutin, l’écart qui les sépare étant inférieur à la marge d’erreur, qui s’élève à trois points, ajoute le sondeur. Le socialiste Jean-Pierre Masseret, qui a refusé de se retirer malgré des appels émanant de la direction de son parti, devrait conserver près de la moitié (49%) de ses électeurs du premier tour et bénéficier de l’appoint des deux tiers (68%) d’électeurs ayant voté pour le Front de gauche au premier tour. En Paca, le candidat de la droite Christian Estrosi battrait d’une courte tête Marion Maréchal-Le Pen, selon un sondage Harris Interactive pour M6 publié jeudi. Le maire de Nice obtiendrait 51% des voix grâce à un report sur son nom de la moitié (54%) des électeurs qui ont voté au premier tour pour les listes de gauche qui se sont retirées pour faire barrage au Front national, contre 49% à sa rivale.

Front républicain adopté par le PS dans le Nord, PACA, en Alsace : un acte de courage

Front républicain adopté par le  PS dans le Nord, PACA,  en Alsace : un acte de courage

Une défaite retentissante, sans doute justifié  mais il faut saluer la décision du parti socialiste de se retirer pour le second tour des élections régionales dans le Nord, PACA et en Alsace Lorraine. Un acte de courage d’autant plus méritoire que Sarkozy, lui, a refusé tout retrait de son parti Les Républicains. Certes le parti socialiste espère que certains électeurs adopteront un réflexe plus républicain que celui de Sarkozy. Mais dans les trois  régions concernées, régions très importantes, le parti socialiste a choisi de n’avoir aucun élu. Un choix douloureux mais courageux.  Jean-Christophe Cambadélis a donc annoncé le retrait des listes socialistes au second tour des élections régionales en Nord-Pas-de-Calais-Picardie et Provence-Alpes-Côte-D’azur « pour faire barrage républicain » au Front national.  »Dans les régions à risque Front national où la gauche ne devance pas la droite, le Parti socialiste décide de faire barrage républicain, en particulier en Nord-Pas-de-Calais-Picardie, Provence-Alpes-Côte d’Azur aussi en Alsace-Lorraine. Pendant cinq ans, les socialistes ne siégeront pas dans ces régions », a déclaré Jean-Christophe Cambadélis à l’issue d’un bureau national exceptionnel du PS. Une position à laquelle adhèrent une majorité de Français. Dans le cas où la gauche arriverait en troisième position et le FN en tête au premier tour, 56% des personnes interrogées dans un sondage estiment qu’elle devrait se retirer au profit de la droite au second tour, contre 44% qui pensent qu’elle devrait se maintenir.

Refus du front républicain : encore une erreur stratégique de Sarkozy

Refus du front républicain : encore une erreur stratégique de Sarkozy

Si les résultats des régionales constituent une véritable claque pour le PS,  c’est aussi un résultat décevant pour le parti de Sarkozy.  D’une certaine manière, c’est une défaite de Sarkozy lui-même qui n’est pas parvenu à s’imposer à nouveau sur la scène politique. Un retour raté qui a impacté de façon négative le score de la droite classique. En cause le flou qui caractérise les orientations politiques de Sarkozy depuis son retour. Des orientations avec de nombreuses contradictions et le grand écart permanent entre des positions libérales et les postures extrémistes proches du FN.  Bref un positionnement illisible pour nombre d’électeurs qui ont voté pour lui en 2007 et en 2012.le refus  du front républicain témoigne chez Sarkozy  de son manque de hauteur et même de son manque de vision stratégique y compris pour 2017. Pourtant ce front républicain est  indispensable en 2017 s’il veut battre Marine Le Pen. Refuser aujourd’hui ce front républicain qu’il appellera de ses vœux  en 2017 ajoute encore de la contradiction aux contradictions. En outre il risque de provoquer une crise avec les alliés des Républicains qui militent en faveur du front républicain. Au sein même du parti les Républicains il est vraisemblable que certains condamneront Sarkozy. Le patron du parti centriste, Jean-Christophe Lagarde, a exposé un point de vue très différent de son homologue LR. «Pour nous, c’est très simple: partout où le Front national peut gagner, nous souhaitons le retrait des listes qui arrivent en troisième position. Quelles que soient les listes, c’est un principe qui doit être respecté. Nous avons toujours combattu l’extrême droite et nous souhaitons ce retrait», a-t-il annoncé sur France 2. .  François Bayrou, le président du Modem, allié des Républicains dans 12 régions sur 13, a appelé « au retrait pur et simple » de toute liste arrivée en 3e position au premier tour, pour permettre un « ressaisissement démocratique » face au Front national. 

Front national : un programme économique incohérent (Gattaz)

Front national : un  programme économique incohérent (Gattaz)

Dans un entretien au journal le Parisien le président du Medef considère que le programme économique Front National est incohérent. Et de détailler : « retour de la retraite à 60 ans, augmentation de tous les salaires avec notamment une hausse du Smic de 200 EUR, retour au franc, augmentation des taxes d’importation… » avant de prévenir : « c’est exactement l’inverse de ce qu’il faut faire pour relancer la croissance économique du pays. L’économie a besoin de pragmatisme, de lucidité. »Ce n’est pas un programme économique responsable, poursuit le numéro un du Medef. « Il n’est tourné ni vers l’avenir, ni vers la compétitivité. » Pour ce dernier : « on ne peut pas fermer les frontières. Le monde attend la France et ce n’est pas en nous recroquevillant sur nous-mêmes que nous allons y arriver. Il s’agit de ne pas confondre les problèmes sécuritaires avec les problèmes économiques. » Un programme du FN qui « ressemble à celui de l’extrême gauche » et « je ne suis pas d’accord », assène encore Pierre Gattaz pour qui « extrême droite, extrême gauche, c’est la même chose : Mélenchon-Le Pen, même combat. Concernant le niveau du chômage en France - qui a connu en octobre sa plus forte hausse depuis 2013, avec 42.000 demandeurs d’emploi supplémentaires sans aucune activité -, le patron du Medef lance : « il faut une multimédication. » « Il faut arrêter de prendre de l’aspirine et passer aux antibiotiques et à la cortisone. Il existe des mesures simples à prendre tout de suite : plafonnement des indemnités prud’homales, CDI sécurisé, simplification du travail le dimanche et en soirée », assure Pierre Gattaz. Le Front national est en mesure de remporter au moins deux régions lors du scrutin des élections régionales des 6 et 13 décembre selon une vague de sondages.

Le Front national refuse Nadine Morano

Le Front national refuse Nadine Morano

« Je n’ai aucune raison d’accueillir Nadine Morano qui appartient à un mouvement politique immigrationniste (…), qui a mis en oeuvre le communautarisme en France », a-indiqué marine Le Pen  Nicolas Sarkozy a demandé mercredi l’éviction de Nadine Morano de la campagne pour les régionales de décembre, une sanction qui devrait être entérinée.  Marine Le Pen a fait valoir que les propos de l’ancienne ministre UMP pouvaient être entendus « de manière blessante », notamment par les Français de l’Outre-mer. Le vice-président du FN, Florian Philippot, a utilisé presque les mêmes mots, sur la chaîne parlementaire LCP, pour écarter tout idée d’accueillir Nadine Morano.   »Nous ne considérons pas que la France soit une race, bien évidemment », a-t-il tenu à préciser. Interrogé par Le Parisien sur une éventuelle arrivée de l’ancienne ministre de Nicolas Sarkozy au FN, Florian Philippot avait déjà répondu : « Surtout pas ! » Quand au député apparenté FN Gilbert Collard, il a assuré sur iTELE qu’il n’était pas question que Nadine Morano « vienne se réfugier » au Rassemblement Bleu Marine, créé par Marine Le Pen pour accueillir des personnalités ne souhaitant pas entrer directement au FN.   SuiteA droite, le maire de Bordeaux, candidat à la primaire du parti Les Républicains pour l’élection présidentielle de 2017, Alain Juppé, fait toujours la course en tête (42% des sondés lui souhaitent un avenir important).

Le Front national en examen pour financement illicite

Le Front national en examen pour financement illicite

 

Une mise en examen pour fraude au financement de la campagne de 2012. Une fraude notamment permise par l’existence du micro parti Jeanne proche de Marine Lepen( Des micros partis qui pullulent par ailleurs dans toutes les familles politiques et destinés justement à contourner les règles de financement). Mais en la circonstance on reproche surtout au front national d’avoir vendu des kits de campagne et d’avoir accordé des prêts rémunérateurs à ses candidats alors que les frais de campagne sont remboursés par l’État. Il y a donc aussi suspicion de détournement de fonds publics. Les juges soupçonnent des responsables du parti d’extrême droite, d’une entreprise amie, Riwal, et du micro-parti Jeanne, géré par des proches de Marine Le Pen, d’avoir mis en place un système de surfacturations lors des législatives de 2012 et d’avoir escroqué l’État, qui rembourse les frais de campagne. Riwal et Jeanne ont déjà été mis en examen dans ce dossier, ainsi que six personnes dont le vice-président du FN Jean-François Jalkh. Le Front national a été mis en examen mercredi comme personne morale dans l’enquête sur le financement de ses campagnes électorales de 2012, a annoncé le trésorier du parti, Wallerand de Saint-Just, à l’issue de son audition par les juges. Le parti est mis en examen pour complicité d’escroquerie et recel d’abus de biens sociaux, conformément aux réquisitions du parquet, a précisé à Reuters une source judiciaire. Dénonçant une mise en examen « scandaleuse » et une « espèce de mascarade » à l’approche des élections régionales de décembre, Wallerand de Saint-Just a déclaré à la presse qu’il serait entendu le 21 septembre par la justice comme personne physique, après l’avoir été mercredi comme représentant du FN.  Le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire en avril 2014 pour escroquerie, abus de bien social, complicité et recel de ces délits visant le financement des campagnes électorales du Front national. L’enquête porte sur les liens financiers entre le micro parti Jeanne de la présidente du Front national Marine Le Pen et la société Riwal, qui s’occupe du matériel de campagne du FN. Les juges cherchent à savoir si le FN et « Jeanne » n’ont pas profité de facilités de paiement offertes par la société Riwal dans le cadre de campagnes électorales.

Front national : « dérive chevènementiste» (Julien Rochedy)

Front national : «  dérive chevènementiste» (Julien Rochedy)

Au FN deux lignes pourraient bien s’affronter un jour avec d’un coté les positions soutenues par Jean Marie Lepen ( extrême droite classique), de l’autre celle soutenues par Philippot ( chevènementiste). Comme en témoigne la prise de position de l’ancien responsable des jeunes du FN, Julien Rochedy, ancien patron du Front national de la jeunesse (FNJ :  «Au moment même où la droite était à terre, nous n’avons fait que du chevènementisme. On n’a parlé qu’à la gauche, on n’a envoyé aucun signal à cet électorat, dans les domaines économiques, sociétaux», regrette celui qui est devenu directeur national du FNJ à la rentrée 2012. «Une bonne partie de ce peuple de droite était susceptible de rejoindre Marine (…), une candidate brillante, charismatique et efficace. Avec un discours mieux senti, elle aurait pu attirer cet électorat», affirme M. Rochedy, rejoignant ainsi des critiques d’un certain nombre de cadres envers la ligne officielle du FN.  «Je suis inquiet pour l’avenir du « Front » par rapport à cette droite qui se reconstitue. Je ne fais pas dans le cocorico, par rapport aux cadres du Front sûrs et certains d’être au second tour en 2017», poursuit-il. M. Rochedy critique longuement le bras droit de Marine Le Pen, Florian Philippot. Certes, «il incarne quelque chose de très efficace, une aile gauche du FN, anti-mondialiste, antilibérale, anti-UE, plutôt libérale sur le plan sociétal. Cette aile doit exister au sein du FN». «Mais le problème est que ce courant de gauche devient exclusif au sein du FN», critique-t-il, avant de s’en prendre aux «positionnements ringards» du vice-président du FN, qui voudrait «retrouver la France des années 80», et à son entourage.

Le Canada rejoint le front anti islamique

Le canada  rejoint le front anti islamique

 

Avec une extrême lenteur mais sûrement le front anti islamique se renforce avec le Canada ; Avec lenteur car les djihadistes continuent de progresser en particulier près de la frontière turque. Des turques, théoriquement dans la coalition anti djihadistes mais qui ne bougent pas et semblent régler des comptes avec les kurdes.  Les députés canadiens ont donc approuvé mardi l’envoi par le gouvernement canadien d’avions de chasse en Irak dans le cadre de la participation du Canada aux frappes aériennes dirigées par les Etats-Unis contre l’Etat islamique. L’autorisation, obtenue par 157 voix pour et 134 contre, a été accordée pour une durée de six mois. Le vote ne faisait pas de doute, le gouvernement conservateur disposant d’une majorité à la Chambre des communes.  Mais les deux principaux partis d’opposition avaient appelé à voter contre, estimant que le Premier ministre Stephen Harper n’avait pas donné suffisamment de précisions et risquait d’entraîner le pays dans une guerre longue. Stephen Harper a promis que le Canada ne déploierait pas de troupes au sol contre l’EI. Il a fait valoir que si l’organisation djihadiste n’était pas arrêtée, elle pourrait organiser des attentats dans le monde entier, y compris au Canada. Le groupe américain SITE, qui suit l’activité des groupes islamistes sur internet, a fait savoir mardi qu’un combattant appartenant vraisemblablement à l’EI avait appelé sur Twitter à l’organisation d’attentats au Canada. SITE indique que l’homme s’appelle Abou Khalid Al Canadi (Abou Khalid le Canadien), un patronyme qui laisse supposer que l’homme est Canadien.

 

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