Archive pour le Tag 'froid'

Après la pluie, un coup de froid qui pourrait durer

Après la pluie, un coup de froid qui pourrait durer

Dans certaines régions traditionnellement exposées les températures pourraient atteindre -15°. Ailleurs on sera 3 à 5° en-dessous des normales saisonnières. Et ce froid pourrait durer.

endre entre -10 – 15°C, voire -20°C dans le Jura. weyo / stock.adobe.com
Ce froid venu de Russie et de Scandinavie s’annonce intense, indique La Chaîne Météo. Les températures seront entre 3 et 5°C en dessous des normales de saison.

Changement radical des températures. Après plusieurs semaines de relative douceur, le froid arrive dès vendredi 5 janvier sur l’ensemble du pays et s’installe durablement durant le week-end, indique La Chaîne Météo*. Les températures vont graduellement baisser et atteindront leur niveau le plus bas dès le début de la semaine prochaine.
La hausse des températures ne serait pas prévue avant le 15 janvier

La Fed souffle le chaud et le froid

La Fed souffle le chaud et le froid

 

Comme c’était prévisible le patron a soufflé le chaud et le froid à propos d’un changement de politique monétaire. On sait que la dynamique économique américaine peut paraître assez solide, elle est actuellement sur un rythme de 6 %. Pour autant certains signes de faiblesse ont été constatés au cours de l’été du fait en particulier de la quatrième vague épidémique.

Il fallait donc le responsable de la banque fédérale américaine déclarer son soutien à une économie encore en convalescence tout en préparant les esprits à une politique moins accommodante dont il n’a pas précisé le calendrier. Pour l’instant rien ne change mais la banque centrale est prête à diminuer le montant des rachats d’actifs par exemple le moment venu. Pour l’instant les taux d’intérêt restent aussi en l’état.

Ce sera sans doute aussi l’axe stratégique des deux autres banques centrales jusqu’en 2022 tant  que l’économie et l’emploi n’auront pas manifester des signes de redressement significatif et durable.

« Lors de la réunion récente du comité monétaire de juillet, mon opinion, ainsi que celle de la plupart des participants, était que si l’économie évoluait en gros comme on l’anticipe, il pourrait être approprié de commencer à réduire le rythme des achats d’actifs cette année », a déclaré Jerome Powell.

 

Le froid responsable de la pénurie mondiale de plastique

Le froid responsable de la pénurie mondiale de plastique

Christopher M. Matthews, Austen Hufford et Collin Eaton dans le Wall Street Journal expliquent les raisons de la pénurie mondiale.

La vague de froid qui a frappé le Texas en février a provoqué des pannes de courant à grande échelle dans l’Etat et a entraîné la fermeture de sites pétrochimiques. La suspension de leurs activités perturbe les chaînes d’approvisionnement mondiales et entraîne une pénurie des matières premières nécessaires à la fabrication de toutes sortes de produits, des masques médicaux aux smartphones.

Les pannes d’électricité ont paralysé le plus grand complexe pétrochimique du monde, obligeant à mettre à l’arrêt davantage d’usines dans la région du golfe du Mexique que lors de l’ouragan Harvey en 2017. Un mois plus tard, nombre d’entre elles est toujours fermé, et les analystes estiment qu’il pourrait s’écouler encore des mois avant qu’elles ne soient toutes complètement remises en service.

Les prix du polyéthylène, du polypropylène et d’autres composés chimiques utilisés pour la fabrication de pièces automobiles, d’ordinateurs et de nombreux de produits en plastique ont atteint leurs niveaux records depuis des années aux Etats-Unis, en raison de la contraction de l’offre. Les cours du chlorure de polyvinyle, ou PVC, ont par exemple plus que doublé depuis l’été dernier, selon S&P Global Platts.

« Nous ne savions pas qu’autant de produits venaient de la région du golfe du Mexique. Je préviens les gens que ça va être horrible. Il va y avoir une grosse bataille pour se procurer des matériaux »

Selon les entreprises et les analystes, cette situation devrait entraîner des augmentations de coûts et des retards pour les constructeurs automobiles et de logements ainsi que pour d’innombrables autres entreprises. L’impact sera également ressenti, en bout de chaîne, par les consommateurs. Cette chute de l’offre témoigne du coût économique de plus en plus lourd d’une tempête qui a mis à l’arrêt un tiers de la production de gaz naturel au Texas et contraint certains fabricants de puces à réduire leur production, aggravant ainsi la pénurie de semi-conducteurs.

Honda a annoncé mercredi qu’il allait interrompre la production dans la plupart de ses usines automobiles américaines et canadiennes la semaine prochaine, en raison de problèmes liés à ses chaînes d’approvisionnement, qui sont notamment dus aux conséquences des tempêtes hivernales aux Etats-Unis. Toyota a indiqué avoir été récemment informé qu’une pénurie de produits pétrochimiques allait affecter le fonctionnement de ses usines automobiles. Le fabricant de peinture PPG Industries a déclaré qu’un certain nombre de ses fournisseurs était touché par les problèmes survenus au Texas et Container Store Group, un spécialiste des produits de stockage et de rangement, a prévenu que ces pénuries pourraient grever ses marges.

John Schiegg, vice-président en charge de la chaîne d’approvisionnement de David Weekley Homes, un constructeur de maisons basé à Houston, explique que les fournisseurs lui ont annoncé qu’il fallait s’attendre à des pénuries sur nombre de matériaux, des revêtements aux colles en passant par les isolants. Cela se traduira par des retards dans les mises en chantier et de nouvelles augmentations de prix pour les acheteurs de maisons, alors que les prix de l’immobilier ont déjà grimpé dans le contexte actuel de pénurie de logements, précise-t-il.

M. Schiegg ajoute que plusieurs fabricants de tuyaux en PVC avaient déclaré peu après la tempête qu’ils ne pourraient pas remplir leurs engagements contractuels. Mais il reconnaît avoir été surpris lorsque d’autres fournisseurs ont signalé des ruptures de stock la semaine dernière.

« Nous ne savions pas qu’autant de produits venaient de la région du golfe du Mexique, poursuit M. Schiegg. Je préviens les gens que ça va être horrible. Il va y avoir une grosse bataille pour se procurer des matériaux. »

Kim Anders, responsable de la chaîne d’approvisionnement chez Premier, une centrale d’achat d’équipements hospitaliers, explique qu’il y avait déjà une pénurie de bacs pour objets piquants, où sont jetées les seringues usagées, en raison de la forte demande liée aux campagnes de vaccination. Les hôpitaux ont donc décidé d’attendre que ces contenants soient pleins avant de les jeter, au lieu de le faire chaque semaine, précise-t-elle.

De nombreuses entreprises chimiques refusent de communiquer sur l’état de leurs usines. Une porte-parole de Dow a indiqué que l’entreprise avait fermé plusieurs sites au Texas et en Louisiane en raison du gel.

« Nous nous attendons à ce que les retombées sur les produits et les filières d’approvisionnement, ainsi que celles subies par d’autres secteurs, créent des conditions d’approvisionnement très tendues sur nos principales chaînes de valeur », a toutefois fait savoir la porte-parole.

Les conséquences de la tempête glaciale au Texas aggravent les problèmes auxquels est confrontée une chaîne d’approvisionnement mondiale lourdement affectée par la pandémie de Covid-19 et qui peine à répondre à la demande depuis un an. Le virus a déclenché une hausse des achats de nombreux biens, les consommateurs restant cloîtrés chez eux, tout en rendant leur production plus difficile, compte tenu du renforcement des consignes sanitaires pour les employés et des exigences de distanciation sociale.

L’année dernière, une saison riche en ouragans le long de la côte américaine du golfe du Mexique avait fortement participé à perturber les marchés. Les prix des matières premières pétrochimiques étaient déjà à leur plus haut niveau depuis des années avant la vague de froid au Texas. Certaines entreprises estiment que ces événements ont pour résultat la plus grave pénurie de matières premières qu’elles aient connue depuis des décennies.

« C’est un désastre total, assure Josh Lee, responsable financier du distributeur de produits chimiques CJ Chemicals, qui estime qu’environ 70 % des produits vendus par son entreprise sont concernés. Nous subissions déjà des pénuries avant la tempête de neige. »

Mike Mallon, directeur commercial chez American Packaging, qui fabrique des emballages souples produits sur des sites situés dans le Wisconsin et à New York, note que la hausse des prix du polypropylène et du polyéthylène est la plus importante et la plus rapide depuis au moins dix ans. Il estime que les cours risquent de ne pas baisser avant le quatrième trimestre, ce qui entraînerait une hausse des tarifs pour les consommateurs.

« Toute hausse imprévue doit être répercutée car les entreprises ne peuvent pas l’absorber », assure M. Mallon.

La côte américaine du golfe du Mexique a connu une vague d’implantations d’usines pétrochimiques au cours des deux dernières décennies, après le boom de la fracturation hydraulique qui a permis d’exploiter de grandes quantités de gaz naturel américain et d’autres sous-produits de combustibles fossiles pouvant être transformés en produits chimiques et en plastiques.

Cet essor a contribué à faire des Etats-Unis l’un des plus grands exportateurs de plastiques et autres produits pétrochimiques au cours de ces dernières années. Mais la tempête hivernale a mis en évidence la grande fragilité de dizaines de sites qui s’étendent de Corpus Christi (Texas) à la Nouvelle-Orléans.

« Ces produits sont utilisés dans tous les domaines, et soudainement tout cela se retrouve en danger, observe Robert Handfield, professeur de gestion de la chaîne d’approvisionnement à l’Université d’Etat de Caroline du Nord. Cela révèle de sérieux problèmes. »

En février, alors que la tempête battait son plein et interrompait la production d’électricité, les usines pétrochimiques ont été contraintes de couper le courant, les régulateurs texans tentant de préserver la capacité résiduelle du réseau. Les usines qui produisaient leur propre électricité ont eu du mal à se procurer du gaz naturel pour les alimenter, avec le gel des puits et l’effondrement de la production gazière au Texas.

La mise à l’arrêt soudaine et imprévue de certaines des plus grandes usines de production du pays est intervenue en l’espace de quelques heures. Au plus fort de ces fermetures forcées, 75 % des capacités de production de polyéthylène étaient hors service, tout comme 62 % de celles de polypropylène et 57 % de celles de PVC, selon S&P Global Platts.

Le manque d’électricité a été aggravé par la pénurie d’eau — dont une grande quantité est nécessaire aux procédés industriels — et d’azote — un composant essentiel utilisé dans les usines pour prévenir les incendies. Le froid glacial a duré plusieurs jours, exposant des millions de mètres de tuyaux et d’équipements métalliques situés en surface à des températures excessivement basses.

« Les conséquences ont été pires qu’avec les plus violents ouragans, même Harvey », observe Kristen Hays, responsable du marché mondial des polymères chez S&P Global Platts.

« Les gens pensent qu’il suffit d’appuyer sur un interrupteur. Mais, en réalité, à chaque fois que vous devez arrêter aussi rapidement une grande installation qui fonctionne avec des matières dangereuses, des températures et des pressions extrêmes, vous devez faire attention »

Les dirigeants d’usines ont passé des semaines inspecter leurs installations à la recherche de fuites, un travail laborieux qui a rendu de nombreuses usines inexploitables malgré la restauration du courant. Plus d’une vingtaine de sites sont toujours hors service, selon le décompte le plus récent de S&P Global Platts.

Mettre en route une usine fait partie des opérations les plus dangereuses sur les sites pétrochimiques. En 2005, quinze travailleurs avaient été tués lors du redémarrage d’une raffinerie de BP à Texas City, au Texas, à cause de l’inflammation d’un nuage de gaz.

« Les gens pensent qu’il suffit d’appuyer sur un interrupteur, note Hector Rivero, président du Texas Chemical Council, un groupement industriel. Mais, en réalité, à chaque fois que vous devez arrêter aussi rapidement une grande installation qui fonctionne avec des matières dangereuses, des températures et des pressions extrêmes, vous devez faire attention. »

A la suite de l’ouragan Harvey, le Chemical Safety and Hazard Investigation Board des Etats-Unis avait demandé aux sociétés du secteur pétrochimique d’être mieux préparées aux phénomènes météorologiques extrêmes, toujours plus probables. Les entreprises exposées aux catastrophes dans le golfe du Mexique doivent désormais réévaluer les risques après deux tempêtes dévastatrices en l’espace de cinq ans, détaille Rich Sorkin, directeur général de Jupiter Intelligence, qui analyse les dangers potentiels liés au changement climatique, notamment pour les entreprises de la chimie.

Comme les usines redémarrent lentement, il faudra des mois pour que les stocks se reconstituent, et les prix ne reviendront probablement à la normale qu’en juin, indique Joel Morales, analyste chez IHS Markit.

Jason Keiswetter, président de Petoskey Plastics, qui fabrique des housses de sièges de voiture, des blouses de protection pour le personnel médical et de nombreux autres produits, explique que le coût de ses matières premières a augmenté de près de 150 % par rapport à l’été dernier, car les fournisseurs — qui avaient déjà annoncé des augmentations de prix avant la tempête au Texas — en ont décidé d’autres depuis.

« Ma famille fait ce métier depuis cinquante ans, ajoute-t-il. Nous n’avons jamais vu le coût des matières premières monter en flèche de cette manière. »

(Traduit à partir de la version originale en anglais par Grégoire Arnould)

Macron : »un calculateur froid » (Xavier Bertrand)

Macron : »un calculateur froid » (Xavier Bertrand)

 

Xavier Bertrand explique le piège tendu par Macron dans lequel tombe les républicains-dans une déclaration Figaro.

 

Comment comprenez-vous l’accord électoral qui devait se nouer en Paca? Renaud Muselier s’est-il fait piéger selon vous?

 

Xavier BERTRAND. - Emmanuel Macron est un calculateur froid, un destructeur. Il est parfaitement lucide sur le rejet dont il est l’objet. Il pense que sa seule chance de l’emporter - il se trompe en cela - c’est de n’avoir en face de lui que Marine Le Pen. Pour cela, il lui faut briser la droite. Sous couvert de pseudo-front républicain, c’est ce qui sous-tend cet accord. Il ne s’agit pas de tactique politique. C’est jouer avec le feu sur l’essentiel et au regard de ce dont le chef de l’État est le garant: les valeurs de la République. En instituant Marine Le Pen comme seule opposante, il met en place les conditions objectives de la victoire de l’extrême droite. C’est un danger mortel. C’est pourquoi, dimanche, j’ai sonné l’appel à la résistance en disant à mes amis qu’un tel accord ne pouvait nous conduire qu’au déshonneur et à la défaite.

 

 

Un manque de courant électrique avec la vague de froid ?

Un manque de courant avec la vague de froid ?

 

EDF a attiré l’attention plusieurs fois du gouvernement sur les risques de manque d’électricité cet hiver si les températures devaient fortement descendre. Cela notamment en raison de la fermeture de la centrale de Fessenheim et du fait que certains réacteurs sont encore immobilisés pour des opérations de mise aux normes. Des opérations retardées par l’épidémie de Coronavirus. On pourrait approcher la  consommation de 88 000 MW sachant que la production disponible en France est entre 88.000 et 90.000 et qu’on peut aussi importer de l’électricité jusqu’à 11.000 mégawatts . Notons que ces importations proviennent notamment d’Allemagne et de centrales à charbon.

Dans les périodes de tension, on utilise toutes les ressources des centrales nucléaires et renouvelables, on va chercher l’électricité ailleurs et donc on va utiliser des moyens plus émetteurs de CO2 donc plus polluants : les centrales thermiques, le charbon, le gaz…

 

On va aussi importer de l’électricité de l’étranger, voilà pourquoi c’est important de maitriser notre consommation. D’ailleurs si ça vous intéresse il y a deux sites internet qui permettent de savoir où on est de la consommation électrique en France.

D’abord le site Ecowatt ça c’est vraiment la météo de l’électricité avec une carte de France et on peut voir région par région si on vert, orange ou rouge. Actuellement on est en vert mais selon RTE on devrait passer en orange cette semaine. Et puis il y a un autre site qui est très bien fait qui s’appelle ECO2mix et qui permet de savoir combien on utilise de mégawatts en temps réel et avec quel type d’électricité (nucléaire, hydrolique, charbon, gaz, solaire…)

Bourse: Coup de fièvre prévu avant le coup de froid traditionnel

Coup de fièvre prévu avant le coup de froid traditionnel

Les bourses mondiales ont traditionnellement enregistré un coup de fièvre qui sera suivi tout aussi traditionnellement par un coup de froid après la prise de bénéfice de fin d’année et de début 2021.

Il y a des éléments objectifs pour expliquer la hausse comme l’adoption du nouveau plan de soutien économique des États-Unis, l’accord commercial sur le brexit et le déploiement d’une campagne de vaccination contre le Coronavirus.

Reste qu’à part la Chine à la croissance insolente, la plupart des autres pays devront enregistrer une récession en 2020 qui ne sera pas rattrapée totalement par la croissance de 2021. En outre on est loin de la maîtrise sanitaire qui n’interviendra pas avant des mois et peut-être même avant la fin 2021.

Un autre coup de froid se produira avec les annonces successives des résultats ciel économiques et financiers des entreprises et des Etats lors du premier semestre 2021

Jean Tirole perd son sang froid et sa rigueur scientifique

Jean Tirole perd son sang froid et sa rigueur scientifique

Le prix Nobel d’économie perd son sang-froid dans une longue tribune -ci-dessous -en forme de pamphlet contre les gilets jaunes. Il mélange habilement des constats évidents, de vraies interrogations, des analyses pertinentes avec des poncifs et des contrevérités. En clair, il prend nettement position en faveur des thèses du pouvoir. Mais de plus,  il conteste l’utilité d’un grand débat et condamne par avance ses dérives possibles. Jean Tirole  s’avance sur les terrains mouvants de la politique vis-à-vis desquels il n’a pas de compétence particulière. Certes il est reconnu pour ses travaux économiques au niveau international mais pas davantage que Piketty qui dit à peu près le contraire.  qui a raison ? Sans doute ni l’un ni l’autre ou partiellement les deux.  il faudrait rappeler aux intéressés que l’économie est loin d’être une science exacte. En outre, il est dangereux s’aventurer dans des poncifs  comme par exemple la taxation du carbone (récemment remises en cause par d’autres prix Nobel leur d’une conférence à dauphine).  Autre exemple celui de la demande de service public qui serait contradictoire avec les exigences budgétaires. Or les Français n’ont jamais demandé nécessairement de services coûteux et la rationalisation des moyens du service public n’est pas contradictoire avec son existence voir même son développement. Jean Tirole  balaye d’un revers de main l’affaire de l’ISF. La vision de Jean Tirole  est uniquement macro-économiques. Or seul une évaluation sectorielle et micro-économique de chaque élément constituant du service public peut permettre de le rendre plus performant et moins coûteux. La tribune de Jean Tirole  est davantage une lettre d’opinion qu’une lettre de scientifiques. Jean Tirole  gagnerait en crédibilité à se limiter à la problématique qu’il connaît plutôt que de s’immiscer sur le terrain  politique. Comme Piketty d’ailleurs, comme la part des économistes, Jean Tirole  devrait montrer davantage de modestie et beaucoup moins de certitudes car jusqu’alors aucune étude économique, aucun modèle n’a jamais prévu les grandes ruptures qu’a connues le monde. D’une certaine manière, la lettre de Jean Tirole  comme les positions de Piketty participent de l’hystérisation du débat en France. Dommage pour des scientifiques ! Chez Piketty 10 comme chez Jean Tirole, il manque un élément essentiel dans la démarche : le doute qui les empêcherait de s’enivrer du parfum de certitudes discutables.

Tribune de Jean Tirole 

« En réaction à l’actuelle révolte des « gilets jaunes » en France, le président Macron a décidé d’organiser  un grand débat national. Au cours des prochains mois, groupes de réflexion au niveau local, consultations sur Internet et conférences citoyennes régionales s’alterneront afin d’évaluer les points de vue de l’opinion publique française sur quatre problématiques : politique environnementale, démocratie et identité, impôts, et organisation de l’Etat.

La démarche initiée par Emmanuel Macron se heurte néanmoins à trois obstacles. Pour commencer, l’opinion publique française est pleine de contradictions. Les « gilets jaunes » souhaitent par exemple moins d’impôts et plus de services publics. Aucune de ces demandes n’est irraisonnable, mais une telle approche budgétaire n’est pas non plus viable dans un pays où  la dépense publique atteint 57 % du PIB, et où le ratio dette/PIB, d’ores et déjà estimé à 100 %,  omet d’inclure d’importants passifs publics hors bilan, tels que les retraites non financées.

La situation est d’autant plus complexe que les Français soutiennent majoritairement non seulement les « gilets jaunes », dont la révolte a débuté par  une rébellion contre la taxe carbone, mais aussi une initiative consistant à attaquer l’Etat français en justice pour son inactivité dans la lutte contre le changement climatique.

L’ISF, totem éternel

Par ailleurs, dans le cadre de leur révolte contre les inégalités, les « gilets jaunes » tendent à se focaliser sur  la baisse de l’impôt sur la fortune décidée par Macron, qui rapportait auparavant 5 milliards d’euros par an – une bagatelle en comparaison avec les 188 milliards générés annuellement par la TVA. Les manifestants se plaignent également des salaires perçus par les hauts responsables gouvernementaux. Or, les « gilets jaunes » ne formulent aucune proposition concrète en réponse à deux facteurs importants d’inégalités en France : l’éducation et l’accès au marché du travail.

D’après le Programme international pour le suivi des acquis des élèves (Pisa), l’écart de performance en matière d’éducation entre les élèves issus de milieux défavorisés et le reste de la population est plus élevé en France que dans n’importe quel autre pays de l’OCDE. En outre, non seulement le taux de chômage en France stagne aux alentours des 10 %, mais son marché du travail à deux vitesses oriente 90 % des nouvelles embauches – notamment les jeunes et les travailleurs peu qualifiés – vers des contrats à courte durée.

Perception erronée

Confronté à des demandes contradictoires, Emmanuel Macron devra par ailleurs affronter des obstacles profondément ancrés dans la perception de l’opinion publique. La manière dont les citoyens français entrevoient les conditions économiques s’inscrit rarement en phase avec la réalité.

Ils voient la France comme un pays particulièrement inégalitaire, dans lequel les plus fortunés ne paieraient pas d’impôts, où les retraités seraient systématiquement pris à la gorge, et où la lutte contre l’évasion fiscale (aussi nécessaire soit-elle) et la réduction des salaires des responsables politiques apporteraient d’importantes ressources. Or, aucune de ces affirmations ne résiste à un examen des statistiques et des comparaisons internationales.

Certes, le gouvernement n’a pas élaboré suffisamment rapidement les mesures de compensation face à l’impact combiné de l’augmentation du prix du pétrole, de celle (programmée) de la taxe carbone et de la suppression des subventions aux véhicules diesel. Pour autant, les Français reprochent au gouvernement les effets de politiques déraisonnables qui remontent à plusieurs décennies, notamment les subventions au diesel (maintenues pendant plus de 20 ans pour soutenir l’industrie automobile française) et les mesures gonflant la rente foncière dans les centre-villes.

Crispation sur le RIC

Le troisième obstacle réside dans la montée des violences. Ces dernières semaines, les menaces se sont amplifiées de la part des « gilets jaunes » à l’encontre des parlementaires, des journalistes, voire d’autres manifestants qui avaient exprimé une volonté de négocier avec le gouvernement.

Le gouvernement Macron se retrouve ainsi pris entre le marteau et l’enclume. Une consultation auprès des citoyens pourrait engendrer encore plus de désordre. Plusieurs siècles d’histoire politique enseignent la prudence face à l’actuel enthousiasme autour d’un  « référendum d’initiative citoyenne ».

En effet, c’est pour de bonnes raisons que la plupart des démocraties ont opté pour un gouvernement représentatif plutôt que pour le gouvernement par référendum. À tout le moins en théorie, les représentants du peuple sont en mesure de consacrer davantage de temps à une réflexion sur les compromis intrinsèques à la prise de décision politique, et ont davantage accès à l’expertise que les citoyens moyens. De même, à la différence des citoyens qui débattent au comptoir des cafés, sur Facebook et sur Twitter, les représentants élus voient leurs arguments soumis à un examen public ainsi qu’à une vérification des faits.

C’est également pour de bonnes raisons que certaines formes de décisions publiques se trouvent confiées à des juges, à des banques centrales ou des autorités réglementaires, tous indépendants du pouvoir politique. Protégés des échéances électorales et des lobbies, ces acteurs sont en mesure de fixer une vision à plus long terme, et de préserver les droits des minorités.

En s’affranchissant de ces garde-fous, les référendums en France risqueraient d’ouvrir la porte à l’abrogation des lois qui autorisent l’avortement, qui ont mis fin à la peine de mort, et qui reconnaissent le mariage homosexuel. Ces consultations pourraient également conduire à toutes sortes de politiques économiques démagogiques – de l’abaissement de l’âge du départ à la retraite aux mesures anti-immigration, voire à un « Frexit » pour la sortie de la zone euro ou de l’Union européenne.

D’un autre côté, si le gouvernement refuse de donner une suite réelle aux consultations civiques, le malaise ira en s’aggravant, les gilets jaunes ayant alors la « confirmation » que les élites n’écoutent pas les citoyens lorsque ceux-ci expriment leurs volontés.

Quels aspects positifs pourraient se dégager de cette démarche de consultation ? Un débat réussi permettrait d’impliquer de nouveau les Français dans la vie politique de leur pays. En France, le processus décisionnel est extrêmement centralisé, les politiques uniformes (malgré les timides tentatives du gouvernement visant à promouvoir l’expérimentation), et la participation civique faible. La réticence des élites à faire confiance aux citoyens, combinée au manque d’engagement et à l’immaturité occasionnelle des citoyens, génère en fin de compte une prophétie autoréalisatrice.

A la croisée des chemins

Dans ce contexte, il n’est pas surprenant que  la volonté de se sentir « exister » - de participer à l’aventure et de se faire entendre dans les médias – soit devenue une composante palpable de l’expérience des gilets jaunes. Seulement voilà, leur désengagement passé et leur faible compréhension des réalités économiques pourraient prédisposer les citoyens français à formuler des exigences catégorielles, plutôt qu’à soutenir des réformes réalistes.

Une consultation correctement structurée, dans le cadre de laquelle les citoyens français soupèseraient le pour et le contre, recueilleraient des faits objectifs, et redécouvriraient le sentiment de communauté, pourrait se révéler une formidable réussite. Une fois que chacun aurait par exemple admis l’existence d’une irréconciliabilité (en l’absence d’une réforme profonde de l’Etat) entre la réduction des impôts et l’amélioration des services publics, un débat pourrait être mené autour de la manière d’atteindre un équilibre optimal des mesures politiques.

Tous les sujets doivent être mis sur la table. Les Français doivent réfléchir à la vocation de chacun des services publics, à la question de savoir si ces services remplissent leurs objectifs pour un coût raisonnable, et à celle de savoir si de meilleures alternatives sont possibles. C’est ce qu’ont fait les Canadiens et les Scandinaves dans les années 1990, lorsqu’ils se sont eux aussi retrouvés confrontés au dysfonctionnement de leurs services publics, à l’augmentation de leur dette publique, ainsi qu’à un taux de chômage élevé.

La France entre enfin dans un processus consistant à moderniser son économie tout en continuant de protéger ses citoyens. Le pays se trouve néanmoins à une croisée des chemins, et le risque demeure que ses citoyens ne l’entraînent sur la voie de l’intolérance et de la démagogie. »

Jean Tirole est le président honoraire de Toulouse School of Economics. Il a obtenu le prix Nobel d’Economie en 2014. 

Macron : un discours de techno évangéliste froid

Macron : un discours de techno évangéliste froid

 

 

On se demande bien ce qu’ont ont retenu les Français de cette longue allocution de Macron pour les vœux de 2019. Certes le propos était un peu moins long que celui de 2018 mais 16 minutes c’est quand même un peu excessif pour souhaiter bonne année. Surtout pour prononcer un long discours techno, un peu en forme d’auberge espagnole et plein de contradictions. Ainsi finalement quand il accorde trois secondes au grand débat national, c’est pour dire seulement : je vous écrirai ! On sent évidemment que l’affaire, déjà mal partie, est déjà enterrée. Pour preuve, quand il affirme que le peuple s’exprime au moment des élections, point final ! Ce qui renvoie évidemment la démocratie participative aux calendes grecques, référendum y compris. La plus grande, c’est quand Macron  constate la colère des Français et qu’il la récupère comme une adhésion aux  réformes en cours voire comme une demande  d’accélération. Au beau milieu du discours, venant là un peu comme un cheveu sur la soupe, Macron dénonce les excès du capitalisme libéral et du capitalisme ultra financier, voire même la fin ! On se demande bien ce que ce propos vient faire ici à ce moment du discours surtout abordés de manière aussi elliptique. Un propos en plus complètement contradictoire avec les intérêts que défend r. Au total un discours sans doute destiné uniquement aux élites et aux médias et comme toujours avec une tonalité évangéliste mais dénuée de toute émotion, de toute humanisme. En examinant de près le regard de Macron, en pouvait d’ailleurs constater qu’il se tenait très près du texte et qu’il lisait devant les caméras. Même comme comédien, Macron encore des progrès à faire.

Vœux Macron : trop long, trop froid et trop de « je »

Vœux  Macron : trop long, trop froid et trop de « je »

 

 Il faut toujours du temps aux grands médias réagir aux déclarations des responsables politiques. Cela d’autant plus quand la plupart des journalistes observent  la trêve des confiseurs et ne reprendront réellement leur travail que ce mardi. Il suffit pour s’en persuader d’examiner les Unes des grands médias sur Internet. Elles n’ont pratiquement pas bougé depuis une semaine. Du coup, on se contente de reprendre textuellement les infos des agences. On a quand même remarqué la longueur de la prestation de Macon lors de ses vœux 2018. Une longueur excessive à telle enseigne que Macron a été contraint de faire une deuxième version limitée à deux minutes sur Internet ;  une version par ailleurs nettement plus réussie et plus naturelle. Ce qui a également caractérisé cette allocution, c’est son manque de chaleur. Pas vraiment de quoi s’enthousiasmer avec ce discours cohérent mais relativement froid. Un discours à la mode des responsables de la république en marche souvent pertinent mais manquant sérieusement d’humanité, de simplicité et de vraie empathie. Bref des discours technos. Dernier élément assez insupportables : l’emploi du  je à presque toutes les phrases. Une soixantaine de fois lors de ce discours « j’ai besoin de vous ». Non ce n’est pas Macon qui a besoin des Français, c’est la France qui a besoin de citoyen lucide et motivé pour servir l’intérêt du pays et non celui du président de la république même si les deux peuvent parfois être liés. Macron a une fâcheuse tendance à retomber dans la posture monarchique. Il confond grandeur de la fonction et sacralisation quasi religieuse du pouvoir ;  ce Je  permanent est insupportable. Les Français savent bien que leur président est jeune, compétent, dynamique, une majorité approuve son action même s’ils sont  surtout dans une situation d’attente par rapport aux résultats. Il n’est nul besoin que Macron tombe dans l’inflation égotiste pour souligner des vertus qu’on lui reconnaît.

 

Prospective Météo : L’hiver, il fait froid ! (Etienne Kapikian, ingénieur prévisionniste)

Prospective Météo : L’hiver, il fait froid ! (Etienne Kapikian, ingénieur prévisionniste)

Ce que dit en substance, Etienne Kapikian, ingénieur prévisionniste à Météo France interrogé sur France indo. En résumé l’hiver, il fait froid et il pourrait tomber de la neige même prochainement. Comme disait l’humoriste Pierre Dac, la difficulté en prospective, c’est de prévoir l’avenir ! Extrait de l’interview qui n’apprend pas grand-chose

 

 

Franceinfo : A quoi devons-nous nous attendre la semaine prochaine ?

Etienne Kapikian : On va avoir un léger redoux lundi et mardi, mais un froid polaire maritime, qui vient du nord et qui est chargé en humidité, arrive dans les prochains jours, notamment à partir de jeudi et jusqu’au week-end du 4-5 décembre. Le vent sensible va renforcer la sensation de froid. Les températures seront plutôt des températures proches des moyennes de janvier. Les maximales seront de 2°C sur le plateau de Lens, de 4 à 6°C à Paris, de 6°C à Toulouse, de 7 à 8°C à Bordeaux. Sur le pourtour méditerranéen, on dépassera à peine les 10°C. Par ailleurs, on va avoir des gelées matinales mais pas extrêmes. Les précipitations attendues vont apporter de la neige, même en plaine, dans l’est de la France, mais aussi à Paris ou en Normandie. En revanche, plus on s’approche de la côte Atlantique, notamment à Nantes ou Bordeaux, moins il y a de risques de neige car les températures seront plus douces.

La neige va-t-elle tenir ?

Dans les massifs, la neige devrait tenir de manière durable. En plaine, c’est plus délicat à prévoir. Néanmoins, plus on va vers l’Est, plus la neige risque de tenir au sol, notamment dans des villes comme Nancy et Besançon.

Cette situation est-elle normale pour la saison ?

Ce n’est pas anormal d’avoir un épisode de froid à cette saison. Le 1er décembre, c’est le début de l’hiver météorologique. Par le passé, nous avons d’ailleurs connu des épisodes bien plus froids. C’était le cas en 2010 avec des neiges à la fin du mois de novembre et des gelées sévères. L’épisode avait d’ailleurs duré jusqu’à Noël. L’hiver 1963 fut le plus long, car il s’était installé précocement. Et si on remonte encore plus loin, on a eu un record à Paris le 28 novembre 1890 avec une température de -14°C.

Cette arrivée brutale du froid est-elle l’une des manifestations du changement climatique ?

Non, nous sommes dans un climat où l’on peut avoir des retournements de situations importantes d’une semaine à l’autre sous les influences des différentes masses d’air. Depuis toujours on a eu un climat changeant dans le temps et l’espace.

Le froid est-il parti pour s’installer dans les prochaines semaines ?

Dans nos projections sur les dix prochains jours, on ne devrait pas avoir de redoux significatif. La première décade de décembre devrait donc être froide, mais on peut très bien avoir une fin décembre plus douce. D’ailleurs, les prévisions saisonnières, même si elles sont à prendre avec des pincettes, prévoyaient un trimestre novembre-décembre-janvier dans l’ensemble doux

Informations météo: en hiver, il fait froid ! « 

Informations météo: en hiver, il fait froid ! « 

Ce qu’indique fort justement Philippe Métayer, prévisionniste à Météo France, pour franceinfo. Habitué depuis plusieurs années aux hivers relativement doux on avait oublié que la froidure pouvait sévir pendant la mauvaise saison.

Franceinfo : La vague de froid qui touche le nord de la France est-elle exceptionnellement longue ?

Philippe Métayer : Il s’agit plus d’un pic que d’une vague, puisque le phénomène doit durer environ deux jours avant qu’un redoux n’arrive. Une vague, à l’inverse, dure plusieurs semaines. Du point de vue de la durée, ce n’est donc pas du tout exceptionnel.

A titre d’exemple, lors de l’hiver le plus rigoureux du siècle dernier, en 1962-1963, les températures avaient été en-dessous des normales de saison de la fin du mois de novembre jusqu’à la fin du mois de mars ! Cela n’avait donc rien à voir avec le pic attendu ce week-end. Je me souviens aussi de l’hiver 2005-2006. Il ne faisait pas forcément très froid, mais en dehors de périodes de redoux de quelques jours, on était là encore, entre novembre et mars, constamment sous les normales saisonnières.

Et en termes de températures, ce pic est-il hors norme ?

Non. Même si, dans l’Est, on pourrait atteindre les -15°C, ce genre de températures est relativement courant. En 2011, les habitants de la région rémoise ont ainsi eu droit à des températures allant de -10 à -15°C. En remontant plusieurs décennies en arrière, on peut trouver des valeurs bien plus importantes. En 1985, à Paris, le mercure est descendu jusqu’à -17°C ! Il ne faut pas s’attendre à ce que des records de froid soient battus ce week-end, car dès demain, le temps se radoucira par le nord-ouest. L’épisode qui a commencé est court, intense, mais pas exceptionnel.

A quoi peut-on s’attendre dans les prochains jours ?

Dès dimanche, on restera en dessous des normales saisonnières, mais les températures seront moins rudes. La semaine prochaine, on reviendra à un temps plus habituel pour la saison. Mais attention, l’hiver ne fait que commencer ! On peut s’attendre à des périodes de froid assez marquées en février ou en mars, même si, en général, les périodes les plus froides sont regroupées entre le 15 décembre et le 15 février. Tout cela sera conditionné par les phénomènes venus du pôle Nord ou de Russie. A l’heure actuelle, on attend jusqu’à -20°C dans certains pays d’Europe centrale. Mais heureusement, cela ne se dirige pas vers la France.

Coup de froid sur l’économie mondiale

Coup de froid sur l’économie mondiale

 

Les bourses qui dévissent, le baril de pétrole sous  les 60 dollars, l’industrie manufacturière en croissance zéro en Europe (et même encore en baisse en France en décembre), en recul auusi en Chine, le rouble qui perd 45%de sa valeur en an, la déflation au Japon qui menace  autant de mauvaises nouvelles pour l’économie. D’autant que les pays émergents ne prennent pas le relai ; seuls les Etats-Unis résistent bien pour le moment, bien soutenus par la FED. En Europe, on tergiverse ;  en faiat Draghi (BCE) est paralysé par l’Allemagne qui s’oppose toujours à des rachats d’obligations souveraines qui viendraient alléger les contraintes budgétaires. Du coup c’est l’attentisme général. Obama avait déjà prévenu (comme le FMI), les Etats Unis ne peuvent à eux seuls soutenir la croissance mondiale. Concernant les bourses, i faut bien étendu prendre en considération que la période est à la prise de bénéfices, pour autant l’attentisme risque d’être encore de rigueur comte tenu des interrogations sur la croissance de 2015. En France ce n’est plus seulement l’attentisme mais la paralysie et pour de longs mois. D’une certaine manière le quinquennat de Hollande est terminé. Ce dernier oriente d’ailleurs ses discours  sur le terrain des valeurs délaissant l’économie. On est déjà entré dans la problématique des élections de 2017. En attendant, il faudra digérer le succès du FN aux élections départementales (le FN est prévu nettement en tête). Pas de quoi remobiliser le gouvernement  autour de la relance et des réformes  par peur des rections corporatistes, peur  aussi de Bruxelles qui menace toujours de sanction pour non respect de règle budgétaires. La croissance mondiale est handicapée par une méfiance de ceux qui manquent de pouvoir d’achat mais tout autant par ceux qui pourraient consommer davantage mais qui ne le font pas par crainte  de l’avenir. Cela vaut pour les ménages (consommation) comme pour les entreprises (investissements).

Consommation des ménages : légère hausse en novembre à cause du froid

Consommation des ménages : légère hausse en novembre à cause du froid

Une petite hausse pas très significative, pas suffisante en tout ca pour redresser la croissance Selon l’Insee, ce 24 décembre, les dépenses en biens et en énergie des Français ont augmenté de 1,4% au mois de novembre, après une baisse de 0,2% en octobre, révisée à 0,1% ce mardi.   L’augmentation des dépenses en énergie est la première responsable de cette hausse, précise l’institut. Elles ont cru de 7,5% le mois dernier, du fait de températures inférieures aux normales saisonnières. Les dépenses en carburant, elles, diminuent.  Les dépenses en biens fabriqués continuent également leur progression entamée en juin. Hors biens durables tels que des automobiles ou des équipements pour la maison, les ménages ont acheté davantage de vêtements et cuirs, principal facteur de hausse ave +0,5%.  En revanche, la consommation de produits alimentaire se tasse de 0,6% en novembre, après une progression de 1,5% en octobre. La baisse des ventes de tabac l’explique en partie.  L’institut de la statistique publie également ses statistiques sur la conjoncture au troisième trimestre. L’acquis de croissance du produit intérieur brut (PIB) pour 2014 reste estimé à +0,1 %, en dépit d’un repli sur le trimestre, de 0,1%. Au deuxième trimestre, il avait progressé de 0,6%.  Les exportations ont recommencé à chuter, de 1,3% après avoir augmenté de 1,9% le trimestre précédent, alors que la progression des importations décélère légèrement, à +0,9% après +1,5%. Si bien que ni le commerce extérieur, ni la consommation des ménages, revue à +0,1%, ne participent à la croissance.  Le pouvoir d’achat des ménages s’est par ailleurs infléchi au troisième trimestre 2013, notamment en raison de la baisse des salaires dans les entreprises et de la hausse des impôts.

Météo : pluie et froid jusqu’en juin

Météo : pluie et froid jusqu’en juin

« C’est tout à fait inhabituel » assure le météorologiste de RTL Louis Bodin au sujet de la météo maussade de ces derniers jours. Pour écrire son dernier livre intitulé Guide de voyage météo, il explique qu’il est « remonté jusqu’à plus d’un an en arrière pour comprendre pourquoi » la France est traversée par une vague de pluie et de froid depuis plusieurs jours, alors que le mois de juin approche. « Depuis le début de l’année, le pays n’a reçu que « 50% de son ensoleillement normal, annonce Louis Bodin , notamment dans la moitié Nord ». C’est pour cela que ce mauvais a un impact encore plus fort sur le moral des Français : ils manquent de lumière.  La neige avait fait un retour inattendu au mois de mars, provoquant une certaine pagaille dans le pays, pas préparé à un tel événement. Et comme si ce n’était pas suffisant, les précipitations sont « plutôt abondantes, de 20 à 30% supérieures aux moyennes » saisonnières.  En témoignent les récentes inondations à Dijon et à Troyes, les fortes pluies dans le Gard, placé en vigilance orange ce week-end de Pentecôte, ou bien encore les averses qui se sont invitées au Festival de Cannes.  Quant aux températures, elles sont « entre 0,5 et 1 degré en dessous de la normale », ce qui n’est pas excessif mais « ça finit par peser quand cela s’étale sur une longue période », explique Louis Bodin.  Ces dérèglements seraient dus à un « talweg », autrement dit une vallée dépressionnaire ou un creux dépressionnaire. D’ordinaire, le mauvais temps est amené par de simples dépressions. Ici, le phénomène « qui descend du pôle » explique Louis Bodin, est global et concerne l’ensemble (ou presque) du pays voir même de l’Europe de l’Ouest.  Et le talweg (que l’on trouve également orthographié thalweg, ndlr) n’est pas annonciateur de bonnes nouvelles. Ces creux dépressionnaires conservent l’alimentation en air froid.  Ainsi, tant que le phénomène restera au-dessus de nos têtes, les choses ne s’amélioreront pas. C’est pour cette raison qu’il faudra attendre le début du mois de juin pour que le soleil pointe le bout de son nez. Sauf quelques exceptions locales près, les douze prochains jours seront encore marqués par le froid et la pluie.

 




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