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Jean Tirole perd son sang froid et sa rigueur scientifique

Jean Tirole perd son sang froid et sa rigueur scientifique

Le prix Nobel d’économie perd son sang-froid dans une longue tribune -ci-dessous -en forme de pamphlet contre les gilets jaunes. Il mélange habilement des constats évidents, de vraies interrogations, des analyses pertinentes avec des poncifs et des contrevérités. En clair, il prend nettement position en faveur des thèses du pouvoir. Mais de plus,  il conteste l’utilité d’un grand débat et condamne par avance ses dérives possibles. Jean Tirole  s’avance sur les terrains mouvants de la politique vis-à-vis desquels il n’a pas de compétence particulière. Certes il est reconnu pour ses travaux économiques au niveau international mais pas davantage que Piketty qui dit à peu près le contraire.  qui a raison ? Sans doute ni l’un ni l’autre ou partiellement les deux.  il faudrait rappeler aux intéressés que l’économie est loin d’être une science exacte. En outre, il est dangereux s’aventurer dans des poncifs  comme par exemple la taxation du carbone (récemment remises en cause par d’autres prix Nobel leur d’une conférence à dauphine).  Autre exemple celui de la demande de service public qui serait contradictoire avec les exigences budgétaires. Or les Français n’ont jamais demandé nécessairement de services coûteux et la rationalisation des moyens du service public n’est pas contradictoire avec son existence voir même son développement. Jean Tirole  balaye d’un revers de main l’affaire de l’ISF. La vision de Jean Tirole  est uniquement macro-économiques. Or seul une évaluation sectorielle et micro-économique de chaque élément constituant du service public peut permettre de le rendre plus performant et moins coûteux. La tribune de Jean Tirole  est davantage une lettre d’opinion qu’une lettre de scientifiques. Jean Tirole  gagnerait en crédibilité à se limiter à la problématique qu’il connaît plutôt que de s’immiscer sur le terrain  politique. Comme Piketty d’ailleurs, comme la part des économistes, Jean Tirole  devrait montrer davantage de modestie et beaucoup moins de certitudes car jusqu’alors aucune étude économique, aucun modèle n’a jamais prévu les grandes ruptures qu’a connues le monde. D’une certaine manière, la lettre de Jean Tirole  comme les positions de Piketty participent de l’hystérisation du débat en France. Dommage pour des scientifiques ! Chez Piketty 10 comme chez Jean Tirole, il manque un élément essentiel dans la démarche : le doute qui les empêcherait de s’enivrer du parfum de certitudes discutables.

Tribune de Jean Tirole 

« En réaction à l’actuelle révolte des « gilets jaunes » en France, le président Macron a décidé d’organiser  un grand débat national. Au cours des prochains mois, groupes de réflexion au niveau local, consultations sur Internet et conférences citoyennes régionales s’alterneront afin d’évaluer les points de vue de l’opinion publique française sur quatre problématiques : politique environnementale, démocratie et identité, impôts, et organisation de l’Etat.

La démarche initiée par Emmanuel Macron se heurte néanmoins à trois obstacles. Pour commencer, l’opinion publique française est pleine de contradictions. Les « gilets jaunes » souhaitent par exemple moins d’impôts et plus de services publics. Aucune de ces demandes n’est irraisonnable, mais une telle approche budgétaire n’est pas non plus viable dans un pays où  la dépense publique atteint 57 % du PIB, et où le ratio dette/PIB, d’ores et déjà estimé à 100 %,  omet d’inclure d’importants passifs publics hors bilan, tels que les retraites non financées.

La situation est d’autant plus complexe que les Français soutiennent majoritairement non seulement les « gilets jaunes », dont la révolte a débuté par  une rébellion contre la taxe carbone, mais aussi une initiative consistant à attaquer l’Etat français en justice pour son inactivité dans la lutte contre le changement climatique.

L’ISF, totem éternel

Par ailleurs, dans le cadre de leur révolte contre les inégalités, les « gilets jaunes » tendent à se focaliser sur  la baisse de l’impôt sur la fortune décidée par Macron, qui rapportait auparavant 5 milliards d’euros par an – une bagatelle en comparaison avec les 188 milliards générés annuellement par la TVA. Les manifestants se plaignent également des salaires perçus par les hauts responsables gouvernementaux. Or, les « gilets jaunes » ne formulent aucune proposition concrète en réponse à deux facteurs importants d’inégalités en France : l’éducation et l’accès au marché du travail.

D’après le Programme international pour le suivi des acquis des élèves (Pisa), l’écart de performance en matière d’éducation entre les élèves issus de milieux défavorisés et le reste de la population est plus élevé en France que dans n’importe quel autre pays de l’OCDE. En outre, non seulement le taux de chômage en France stagne aux alentours des 10 %, mais son marché du travail à deux vitesses oriente 90 % des nouvelles embauches – notamment les jeunes et les travailleurs peu qualifiés – vers des contrats à courte durée.

Perception erronée

Confronté à des demandes contradictoires, Emmanuel Macron devra par ailleurs affronter des obstacles profondément ancrés dans la perception de l’opinion publique. La manière dont les citoyens français entrevoient les conditions économiques s’inscrit rarement en phase avec la réalité.

Ils voient la France comme un pays particulièrement inégalitaire, dans lequel les plus fortunés ne paieraient pas d’impôts, où les retraités seraient systématiquement pris à la gorge, et où la lutte contre l’évasion fiscale (aussi nécessaire soit-elle) et la réduction des salaires des responsables politiques apporteraient d’importantes ressources. Or, aucune de ces affirmations ne résiste à un examen des statistiques et des comparaisons internationales.

Certes, le gouvernement n’a pas élaboré suffisamment rapidement les mesures de compensation face à l’impact combiné de l’augmentation du prix du pétrole, de celle (programmée) de la taxe carbone et de la suppression des subventions aux véhicules diesel. Pour autant, les Français reprochent au gouvernement les effets de politiques déraisonnables qui remontent à plusieurs décennies, notamment les subventions au diesel (maintenues pendant plus de 20 ans pour soutenir l’industrie automobile française) et les mesures gonflant la rente foncière dans les centre-villes.

Crispation sur le RIC

Le troisième obstacle réside dans la montée des violences. Ces dernières semaines, les menaces se sont amplifiées de la part des « gilets jaunes » à l’encontre des parlementaires, des journalistes, voire d’autres manifestants qui avaient exprimé une volonté de négocier avec le gouvernement.

Le gouvernement Macron se retrouve ainsi pris entre le marteau et l’enclume. Une consultation auprès des citoyens pourrait engendrer encore plus de désordre. Plusieurs siècles d’histoire politique enseignent la prudence face à l’actuel enthousiasme autour d’un  « référendum d’initiative citoyenne ».

En effet, c’est pour de bonnes raisons que la plupart des démocraties ont opté pour un gouvernement représentatif plutôt que pour le gouvernement par référendum. À tout le moins en théorie, les représentants du peuple sont en mesure de consacrer davantage de temps à une réflexion sur les compromis intrinsèques à la prise de décision politique, et ont davantage accès à l’expertise que les citoyens moyens. De même, à la différence des citoyens qui débattent au comptoir des cafés, sur Facebook et sur Twitter, les représentants élus voient leurs arguments soumis à un examen public ainsi qu’à une vérification des faits.

C’est également pour de bonnes raisons que certaines formes de décisions publiques se trouvent confiées à des juges, à des banques centrales ou des autorités réglementaires, tous indépendants du pouvoir politique. Protégés des échéances électorales et des lobbies, ces acteurs sont en mesure de fixer une vision à plus long terme, et de préserver les droits des minorités.

En s’affranchissant de ces garde-fous, les référendums en France risqueraient d’ouvrir la porte à l’abrogation des lois qui autorisent l’avortement, qui ont mis fin à la peine de mort, et qui reconnaissent le mariage homosexuel. Ces consultations pourraient également conduire à toutes sortes de politiques économiques démagogiques – de l’abaissement de l’âge du départ à la retraite aux mesures anti-immigration, voire à un « Frexit » pour la sortie de la zone euro ou de l’Union européenne.

D’un autre côté, si le gouvernement refuse de donner une suite réelle aux consultations civiques, le malaise ira en s’aggravant, les gilets jaunes ayant alors la « confirmation » que les élites n’écoutent pas les citoyens lorsque ceux-ci expriment leurs volontés.

Quels aspects positifs pourraient se dégager de cette démarche de consultation ? Un débat réussi permettrait d’impliquer de nouveau les Français dans la vie politique de leur pays. En France, le processus décisionnel est extrêmement centralisé, les politiques uniformes (malgré les timides tentatives du gouvernement visant à promouvoir l’expérimentation), et la participation civique faible. La réticence des élites à faire confiance aux citoyens, combinée au manque d’engagement et à l’immaturité occasionnelle des citoyens, génère en fin de compte une prophétie autoréalisatrice.

A la croisée des chemins

Dans ce contexte, il n’est pas surprenant que  la volonté de se sentir « exister » - de participer à l’aventure et de se faire entendre dans les médias – soit devenue une composante palpable de l’expérience des gilets jaunes. Seulement voilà, leur désengagement passé et leur faible compréhension des réalités économiques pourraient prédisposer les citoyens français à formuler des exigences catégorielles, plutôt qu’à soutenir des réformes réalistes.

Une consultation correctement structurée, dans le cadre de laquelle les citoyens français soupèseraient le pour et le contre, recueilleraient des faits objectifs, et redécouvriraient le sentiment de communauté, pourrait se révéler une formidable réussite. Une fois que chacun aurait par exemple admis l’existence d’une irréconciliabilité (en l’absence d’une réforme profonde de l’Etat) entre la réduction des impôts et l’amélioration des services publics, un débat pourrait être mené autour de la manière d’atteindre un équilibre optimal des mesures politiques.

Tous les sujets doivent être mis sur la table. Les Français doivent réfléchir à la vocation de chacun des services publics, à la question de savoir si ces services remplissent leurs objectifs pour un coût raisonnable, et à celle de savoir si de meilleures alternatives sont possibles. C’est ce qu’ont fait les Canadiens et les Scandinaves dans les années 1990, lorsqu’ils se sont eux aussi retrouvés confrontés au dysfonctionnement de leurs services publics, à l’augmentation de leur dette publique, ainsi qu’à un taux de chômage élevé.

La France entre enfin dans un processus consistant à moderniser son économie tout en continuant de protéger ses citoyens. Le pays se trouve néanmoins à une croisée des chemins, et le risque demeure que ses citoyens ne l’entraînent sur la voie de l’intolérance et de la démagogie. »

Jean Tirole est le président honoraire de Toulouse School of Economics. Il a obtenu le prix Nobel d’Economie en 2014. 

Macron : un discours de techno évangéliste froid

Macron : un discours de techno évangéliste froid

 

 

On se demande bien ce qu’ont ont retenu les Français de cette longue allocution de Macron pour les vœux de 2019. Certes le propos était un peu moins long que celui de 2018 mais 16 minutes c’est quand même un peu excessif pour souhaiter bonne année. Surtout pour prononcer un long discours techno, un peu en forme d’auberge espagnole et plein de contradictions. Ainsi finalement quand il accorde trois secondes au grand débat national, c’est pour dire seulement : je vous écrirai ! On sent évidemment que l’affaire, déjà mal partie, est déjà enterrée. Pour preuve, quand il affirme que le peuple s’exprime au moment des élections, point final ! Ce qui renvoie évidemment la démocratie participative aux calendes grecques, référendum y compris. La plus grande, c’est quand Macron  constate la colère des Français et qu’il la récupère comme une adhésion aux  réformes en cours voire comme une demande  d’accélération. Au beau milieu du discours, venant là un peu comme un cheveu sur la soupe, Macron dénonce les excès du capitalisme libéral et du capitalisme ultra financier, voire même la fin ! On se demande bien ce que ce propos vient faire ici à ce moment du discours surtout abordés de manière aussi elliptique. Un propos en plus complètement contradictoire avec les intérêts que défend r. Au total un discours sans doute destiné uniquement aux élites et aux médias et comme toujours avec une tonalité évangéliste mais dénuée de toute émotion, de toute humanisme. En examinant de près le regard de Macron, en pouvait d’ailleurs constater qu’il se tenait très près du texte et qu’il lisait devant les caméras. Même comme comédien, Macron encore des progrès à faire.

Vœux Macron : trop long, trop froid et trop de « je »

Vœux  Macron : trop long, trop froid et trop de « je »

 

 Il faut toujours du temps aux grands médias réagir aux déclarations des responsables politiques. Cela d’autant plus quand la plupart des journalistes observent  la trêve des confiseurs et ne reprendront réellement leur travail que ce mardi. Il suffit pour s’en persuader d’examiner les Unes des grands médias sur Internet. Elles n’ont pratiquement pas bougé depuis une semaine. Du coup, on se contente de reprendre textuellement les infos des agences. On a quand même remarqué la longueur de la prestation de Macon lors de ses vœux 2018. Une longueur excessive à telle enseigne que Macron a été contraint de faire une deuxième version limitée à deux minutes sur Internet ;  une version par ailleurs nettement plus réussie et plus naturelle. Ce qui a également caractérisé cette allocution, c’est son manque de chaleur. Pas vraiment de quoi s’enthousiasmer avec ce discours cohérent mais relativement froid. Un discours à la mode des responsables de la république en marche souvent pertinent mais manquant sérieusement d’humanité, de simplicité et de vraie empathie. Bref des discours technos. Dernier élément assez insupportables : l’emploi du  je à presque toutes les phrases. Une soixantaine de fois lors de ce discours « j’ai besoin de vous ». Non ce n’est pas Macon qui a besoin des Français, c’est la France qui a besoin de citoyen lucide et motivé pour servir l’intérêt du pays et non celui du président de la république même si les deux peuvent parfois être liés. Macron a une fâcheuse tendance à retomber dans la posture monarchique. Il confond grandeur de la fonction et sacralisation quasi religieuse du pouvoir ;  ce Je  permanent est insupportable. Les Français savent bien que leur président est jeune, compétent, dynamique, une majorité approuve son action même s’ils sont  surtout dans une situation d’attente par rapport aux résultats. Il n’est nul besoin que Macron tombe dans l’inflation égotiste pour souligner des vertus qu’on lui reconnaît.

 

Prospective Météo : L’hiver, il fait froid ! (Etienne Kapikian, ingénieur prévisionniste)

Prospective Météo : L’hiver, il fait froid ! (Etienne Kapikian, ingénieur prévisionniste)

Ce que dit en substance, Etienne Kapikian, ingénieur prévisionniste à Météo France interrogé sur France indo. En résumé l’hiver, il fait froid et il pourrait tomber de la neige même prochainement. Comme disait l’humoriste Pierre Dac, la difficulté en prospective, c’est de prévoir l’avenir ! Extrait de l’interview qui n’apprend pas grand-chose

 

 

Franceinfo : A quoi devons-nous nous attendre la semaine prochaine ?

Etienne Kapikian : On va avoir un léger redoux lundi et mardi, mais un froid polaire maritime, qui vient du nord et qui est chargé en humidité, arrive dans les prochains jours, notamment à partir de jeudi et jusqu’au week-end du 4-5 décembre. Le vent sensible va renforcer la sensation de froid. Les températures seront plutôt des températures proches des moyennes de janvier. Les maximales seront de 2°C sur le plateau de Lens, de 4 à 6°C à Paris, de 6°C à Toulouse, de 7 à 8°C à Bordeaux. Sur le pourtour méditerranéen, on dépassera à peine les 10°C. Par ailleurs, on va avoir des gelées matinales mais pas extrêmes. Les précipitations attendues vont apporter de la neige, même en plaine, dans l’est de la France, mais aussi à Paris ou en Normandie. En revanche, plus on s’approche de la côte Atlantique, notamment à Nantes ou Bordeaux, moins il y a de risques de neige car les températures seront plus douces.

La neige va-t-elle tenir ?

Dans les massifs, la neige devrait tenir de manière durable. En plaine, c’est plus délicat à prévoir. Néanmoins, plus on va vers l’Est, plus la neige risque de tenir au sol, notamment dans des villes comme Nancy et Besançon.

Cette situation est-elle normale pour la saison ?

Ce n’est pas anormal d’avoir un épisode de froid à cette saison. Le 1er décembre, c’est le début de l’hiver météorologique. Par le passé, nous avons d’ailleurs connu des épisodes bien plus froids. C’était le cas en 2010 avec des neiges à la fin du mois de novembre et des gelées sévères. L’épisode avait d’ailleurs duré jusqu’à Noël. L’hiver 1963 fut le plus long, car il s’était installé précocement. Et si on remonte encore plus loin, on a eu un record à Paris le 28 novembre 1890 avec une température de -14°C.

Cette arrivée brutale du froid est-elle l’une des manifestations du changement climatique ?

Non, nous sommes dans un climat où l’on peut avoir des retournements de situations importantes d’une semaine à l’autre sous les influences des différentes masses d’air. Depuis toujours on a eu un climat changeant dans le temps et l’espace.

Le froid est-il parti pour s’installer dans les prochaines semaines ?

Dans nos projections sur les dix prochains jours, on ne devrait pas avoir de redoux significatif. La première décade de décembre devrait donc être froide, mais on peut très bien avoir une fin décembre plus douce. D’ailleurs, les prévisions saisonnières, même si elles sont à prendre avec des pincettes, prévoyaient un trimestre novembre-décembre-janvier dans l’ensemble doux

Informations météo: en hiver, il fait froid ! « 

Informations météo: en hiver, il fait froid ! « 

Ce qu’indique fort justement Philippe Métayer, prévisionniste à Météo France, pour franceinfo. Habitué depuis plusieurs années aux hivers relativement doux on avait oublié que la froidure pouvait sévir pendant la mauvaise saison.

Franceinfo : La vague de froid qui touche le nord de la France est-elle exceptionnellement longue ?

Philippe Métayer : Il s’agit plus d’un pic que d’une vague, puisque le phénomène doit durer environ deux jours avant qu’un redoux n’arrive. Une vague, à l’inverse, dure plusieurs semaines. Du point de vue de la durée, ce n’est donc pas du tout exceptionnel.

A titre d’exemple, lors de l’hiver le plus rigoureux du siècle dernier, en 1962-1963, les températures avaient été en-dessous des normales de saison de la fin du mois de novembre jusqu’à la fin du mois de mars ! Cela n’avait donc rien à voir avec le pic attendu ce week-end. Je me souviens aussi de l’hiver 2005-2006. Il ne faisait pas forcément très froid, mais en dehors de périodes de redoux de quelques jours, on était là encore, entre novembre et mars, constamment sous les normales saisonnières.

Et en termes de températures, ce pic est-il hors norme ?

Non. Même si, dans l’Est, on pourrait atteindre les -15°C, ce genre de températures est relativement courant. En 2011, les habitants de la région rémoise ont ainsi eu droit à des températures allant de -10 à -15°C. En remontant plusieurs décennies en arrière, on peut trouver des valeurs bien plus importantes. En 1985, à Paris, le mercure est descendu jusqu’à -17°C ! Il ne faut pas s’attendre à ce que des records de froid soient battus ce week-end, car dès demain, le temps se radoucira par le nord-ouest. L’épisode qui a commencé est court, intense, mais pas exceptionnel.

A quoi peut-on s’attendre dans les prochains jours ?

Dès dimanche, on restera en dessous des normales saisonnières, mais les températures seront moins rudes. La semaine prochaine, on reviendra à un temps plus habituel pour la saison. Mais attention, l’hiver ne fait que commencer ! On peut s’attendre à des périodes de froid assez marquées en février ou en mars, même si, en général, les périodes les plus froides sont regroupées entre le 15 décembre et le 15 février. Tout cela sera conditionné par les phénomènes venus du pôle Nord ou de Russie. A l’heure actuelle, on attend jusqu’à -20°C dans certains pays d’Europe centrale. Mais heureusement, cela ne se dirige pas vers la France.

Coup de froid sur l’économie mondiale

Coup de froid sur l’économie mondiale

 

Les bourses qui dévissent, le baril de pétrole sous  les 60 dollars, l’industrie manufacturière en croissance zéro en Europe (et même encore en baisse en France en décembre), en recul auusi en Chine, le rouble qui perd 45%de sa valeur en an, la déflation au Japon qui menace  autant de mauvaises nouvelles pour l’économie. D’autant que les pays émergents ne prennent pas le relai ; seuls les Etats-Unis résistent bien pour le moment, bien soutenus par la FED. En Europe, on tergiverse ;  en faiat Draghi (BCE) est paralysé par l’Allemagne qui s’oppose toujours à des rachats d’obligations souveraines qui viendraient alléger les contraintes budgétaires. Du coup c’est l’attentisme général. Obama avait déjà prévenu (comme le FMI), les Etats Unis ne peuvent à eux seuls soutenir la croissance mondiale. Concernant les bourses, i faut bien étendu prendre en considération que la période est à la prise de bénéfices, pour autant l’attentisme risque d’être encore de rigueur comte tenu des interrogations sur la croissance de 2015. En France ce n’est plus seulement l’attentisme mais la paralysie et pour de longs mois. D’une certaine manière le quinquennat de Hollande est terminé. Ce dernier oriente d’ailleurs ses discours  sur le terrain des valeurs délaissant l’économie. On est déjà entré dans la problématique des élections de 2017. En attendant, il faudra digérer le succès du FN aux élections départementales (le FN est prévu nettement en tête). Pas de quoi remobiliser le gouvernement  autour de la relance et des réformes  par peur des rections corporatistes, peur  aussi de Bruxelles qui menace toujours de sanction pour non respect de règle budgétaires. La croissance mondiale est handicapée par une méfiance de ceux qui manquent de pouvoir d’achat mais tout autant par ceux qui pourraient consommer davantage mais qui ne le font pas par crainte  de l’avenir. Cela vaut pour les ménages (consommation) comme pour les entreprises (investissements).

Consommation des ménages : légère hausse en novembre à cause du froid

Consommation des ménages : légère hausse en novembre à cause du froid

Une petite hausse pas très significative, pas suffisante en tout ca pour redresser la croissance Selon l’Insee, ce 24 décembre, les dépenses en biens et en énergie des Français ont augmenté de 1,4% au mois de novembre, après une baisse de 0,2% en octobre, révisée à 0,1% ce mardi.   L’augmentation des dépenses en énergie est la première responsable de cette hausse, précise l’institut. Elles ont cru de 7,5% le mois dernier, du fait de températures inférieures aux normales saisonnières. Les dépenses en carburant, elles, diminuent.  Les dépenses en biens fabriqués continuent également leur progression entamée en juin. Hors biens durables tels que des automobiles ou des équipements pour la maison, les ménages ont acheté davantage de vêtements et cuirs, principal facteur de hausse ave +0,5%.  En revanche, la consommation de produits alimentaire se tasse de 0,6% en novembre, après une progression de 1,5% en octobre. La baisse des ventes de tabac l’explique en partie.  L’institut de la statistique publie également ses statistiques sur la conjoncture au troisième trimestre. L’acquis de croissance du produit intérieur brut (PIB) pour 2014 reste estimé à +0,1 %, en dépit d’un repli sur le trimestre, de 0,1%. Au deuxième trimestre, il avait progressé de 0,6%.  Les exportations ont recommencé à chuter, de 1,3% après avoir augmenté de 1,9% le trimestre précédent, alors que la progression des importations décélère légèrement, à +0,9% après +1,5%. Si bien que ni le commerce extérieur, ni la consommation des ménages, revue à +0,1%, ne participent à la croissance.  Le pouvoir d’achat des ménages s’est par ailleurs infléchi au troisième trimestre 2013, notamment en raison de la baisse des salaires dans les entreprises et de la hausse des impôts.

Météo : pluie et froid jusqu’en juin

Météo : pluie et froid jusqu’en juin

« C’est tout à fait inhabituel » assure le météorologiste de RTL Louis Bodin au sujet de la météo maussade de ces derniers jours. Pour écrire son dernier livre intitulé Guide de voyage météo, il explique qu’il est « remonté jusqu’à plus d’un an en arrière pour comprendre pourquoi » la France est traversée par une vague de pluie et de froid depuis plusieurs jours, alors que le mois de juin approche. « Depuis le début de l’année, le pays n’a reçu que « 50% de son ensoleillement normal, annonce Louis Bodin , notamment dans la moitié Nord ». C’est pour cela que ce mauvais a un impact encore plus fort sur le moral des Français : ils manquent de lumière.  La neige avait fait un retour inattendu au mois de mars, provoquant une certaine pagaille dans le pays, pas préparé à un tel événement. Et comme si ce n’était pas suffisant, les précipitations sont « plutôt abondantes, de 20 à 30% supérieures aux moyennes » saisonnières.  En témoignent les récentes inondations à Dijon et à Troyes, les fortes pluies dans le Gard, placé en vigilance orange ce week-end de Pentecôte, ou bien encore les averses qui se sont invitées au Festival de Cannes.  Quant aux températures, elles sont « entre 0,5 et 1 degré en dessous de la normale », ce qui n’est pas excessif mais « ça finit par peser quand cela s’étale sur une longue période », explique Louis Bodin.  Ces dérèglements seraient dus à un « talweg », autrement dit une vallée dépressionnaire ou un creux dépressionnaire. D’ordinaire, le mauvais temps est amené par de simples dépressions. Ici, le phénomène « qui descend du pôle » explique Louis Bodin, est global et concerne l’ensemble (ou presque) du pays voir même de l’Europe de l’Ouest.  Et le talweg (que l’on trouve également orthographié thalweg, ndlr) n’est pas annonciateur de bonnes nouvelles. Ces creux dépressionnaires conservent l’alimentation en air froid.  Ainsi, tant que le phénomène restera au-dessus de nos têtes, les choses ne s’amélioreront pas. C’est pour cette raison qu’il faudra attendre le début du mois de juin pour que le soleil pointe le bout de son nez. Sauf quelques exceptions locales près, les douze prochains jours seront encore marqués par le froid et la pluie.

 




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