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2017 : des débats télé surtout pour le fric de la pub

2017 : des débats télé surtout pour le fric de la  pub

Un débat à 11 candidats  le 4 avril sur BFM et CNews, un autre le 21 avril  sur France 2. Pourquoi d’un coup une telle frénésie de démocratie ? Tout simplement pour engranger d’é normes recettes de pub. En effet, l’audience de la dernière confrontation sur TF1 (11 millions de téléspectateurs) a fait bien des jaloux aussi sur les chaînes privées comme sur les chaînes publiques. Avec une telle participation,  le prix des pages publicitaires s’envole et les chaînes peuvent récupérer sur une seule émission ce qu’elles perçoivent habituellement sur un mois. La motivation démocratique devient donc secondaire. Ici ou là sur d’autres télés et d’autres médias, chacun a organisé sa petite confrontation. Mais sur France 2 c’est le grand cirque assuré. L’audience sera forcément importante car il y aura du spectacle, des coups de gueule, des interpellations, de pseudos colères, des injures aussi. Bref un cocktail susceptible d’attirer un grand nom de téléspectateurs. Un spectacle plus proche du cirque que de la confrontation démocratique. Pour un peu on aurait confié l’animation de l’émission à Michel Drucker ou Patrick Sébastien ! Le premier débat à cinq avait déjà été d’une grande confusion en raison sans doute de la personnalité de candidats plus attachés à débiter leurs pages de pub électorale qu’à éclairer les grands aux enjeux mais surtout en raison de la forme même de la discussion qui contraint chacun à tenter d’exprimer en une minute maxi un thème complexe. D’où la simplification voir la caricature. Exemple quand on a demandé aux candidats de s’exprimer en quelques secondes sur le pouvoir d’achat. Du coup,  chacun y est allé de sa promesse d’augmentation. Il y en avait pour tout le monde : les salariés, les retraités, les indépendants, les chômeurs et les handicapés. Tout cela évidemment sans lien avec l’environnement économique et financier. Pour le dernier débat du 21 avril, le contenu risque d’être encore plus caricatural. Il est déjà difficile d’organiser un débat à 2 d’une bonne tenue. À 5, c’était déjà  un exercice presque impossible et à 11 on va tomber dans le comique pathétique. Peu importe d’ailleurs pour les chaînes ; elles pourront toujours se prévaloir d’une audience exceptionnelle qui va redorer leur blason et surtout encaisser des recettes de pub record. Par contre,  il y aura bien du spectacle car certains petits candidats dont on se demande ce qu’ils font dans une élection présidentielle vont vouloir se singulariser en voulant faire entendre très fort leurs voix. Bref une émission plus proche de the Voice que d’un débat politique. De ce point de vue Macron, Fillon et Mélenchon ont fortement critiqué l’organisation de cette confrontation prévue sur France 2 le 21 avril après celle sur BFM et CNews. Il se pourrait même que les trois intéressés n’y participent pas. Ils auraient raison. On aura déjà un aperçu de cette mascarade démocratique le 4 avril  comment  candidats marginaux comme Cheminade et autres ne pouvant prétendre qu’à recueillir 1 % des voix vont débiter leur élucubrations. Des candidats qui veulent devenir présidents de la république mais déjà bien incapables de se faire élire député ou même maire d’une ville d’une certaine importance.

Fillon ne défend pas son honneur mais son fric

Fillon ne défend  pas son honneur mais son fric

 

Certains s’étonnent encore de l’entêtement de François Fillon à maintenir sa candidature pourtant l’affaire est simple : il s’agit pour lui de sauver sa peau. S’il devait être condamné comme c’est probable pour détournement de fonds publics, il devrait renoncer à son train de vie y compris à son Château. à la déchéance morale s’ajouterait la déchéance matérielle. Grâce à ses petits les accommodements financiers François Fillon pouvait compter sur des revenus variant de 20 000 à 30 000 € par mois, somme nécessaire pour financer le train de vie du Hobereau. En maintenant sa candidature, François Fillon espère soit être élu, soit marchander le report de ses voix de faire enterrer les différentes affaires (salaires fictifs de son épouse, abus de biens sociaux avec l’autre salaire fictif pour un emploi chez son ami milliardaire, trafic d’influence pour l’attribution du plus haut grade de la Légion d’honneur, détournement de frais d’assistants parlementaires au Sénat et trafic d’intérêt avec émoluments reçus du groupe d’assurances AXA).  Dans sa déclaration de patrimoine, Fillon déclare être propriétaire d’une maison dans la Sarthe En réalité, il ne s’agit pas d’une maison, ni d’un manoir, mais bien d’un… château, comme le précise  Le Canard enchaîné. Un Château comprenant au rez de chaussée un hall d’entrée, une grande salle à manger, une cuisine, une arrière-cuisine, une lingerie, une buanderie, un grand salon, une lampe historique, une bibliothèque, 14 chambres, quatre salles de bains sur des terres représentants 14 ha et 3000 m² de bâtiments annexes. Un patrimoine estimé par Fillon lui-même pour une somme de l’ordre de 700 000 € et qui en vaut évidemment au moins 10 fois plus. Il faut ajouter que dès 1993 Fillon a également acheté la ferme proche du château avec 7,2 hectares de terres. Ces champs sont exploités par un couple d’agriculteurs qui verse chaque année un « fermage » à la famille Fillon. Soit « 21 quintaux de blé tendre de qualité saine, loyale et marchande et 218 kilos de viande de boeuf de première qualité ».  Bref le retour à l’ancien régime. On objectera que la sous-estimation du patrimoine n’est pas une spécificité de François Fillon. Depuis que la déclaration de patrimoine est obligatoire nombre de politiques procèdent  de la même manière en donnant des valeurs tout à fait fantaisistes à leurs biens immobiliers. Cette publication du patrimoine de Fillon va lui revenir en pleine figure comme un boomerang car évidemment elle va être épluchée. Faut-il aussi préciser que Fillon possède en outre deux autres maisons. Il est clair que ce n’est pas avec le seul salaire d’un député que François Fillon a pu entretenir de telles propriétés. Forcément le patrimoine des autres candidats va également être ausculté et on ira  sans doute de surprise en surprise notamment pour la fortune de Marine Le Pen qui fait d’ailleurs l’objet d’une enquête judiciaire. Maintenant que la boîte de pandore est ouverte chaque jour ou presque va apporter son lot d’informations sulfureuses sur les pratiques de certains candidats concernant notamment  leurs revenus et leur patrimoine. Jusqu’ici il a existé  une sorte de tolérance curieuse à l’égard des affaires politico- financières. L’affaire Fillon marque la fin de ce temps. Du coup, la porte des révélations va être largement ouverte à l’égard des petites combines du personnel politique. La campagne électorale va surtout traiter des malversations et privilèges des candidats. Bref la campagne court le risque de tomber dans le caniveau. Pour éviter cela, il serait sans doute urgent de procéder à un audit des fortunes et patrimoine de chaque candidat par un organisme indépendant.

 

LuxLeaks : le procès du fric

LuxLeaks : le procès du fric

 

Un nouveau procès en appel qui d’une certaine manière en creux est le procès du fric. Malheureusement pas celui des multinationales qui ont bénéficié des largesses fiscales du Luxembourg mais de ceux qui l’ont dénoncé. Cerise sur le gâteau l’actuel président de la commission européenne et Jean-Claude Juncker alors Premier ministre  luxembourgeois. Dès lors  il ne faut guère s’étonner que les moyens de la régulation européenne pour lutter contre la fraude fiscale ne soient pas à la hauteur des les enjeux en Europe. Ce procès fait à ce qui ont dénoncé la fraude fiscale constituent un véritable scandale Pour avoir soustrait à leur employeur, PricewaterhouseCoopers (PwC) Luxembourg, des centaines de copies d’accords fiscaux passés entre le cabinet d’audit et le fisc luxembourgeois pour le compte de grandes entreprises, Antoine Deltour et Raphaël Halet avaient écopé le 29 juin respectivement de 12 mois de prison avec sursis et 1500 euros d’amende, et de 9 mois avec sursis et 1000 euros d’amende, pour vol, violation du secret professionnel, accès frauduleux dans un système informatique et blanchiment de documents soustraits. Les deux Français avaient fait appel de la condamnation. Quant au journaliste français Édouard Perrin, 45 ans, qui avait récupéré les documents fiscaux auprès de Deltour et Halet avant de les utiliser dans deux émissions de Cash investigation diffusées sur France 2 en mai 2012 et juin 2013, il avait été acquitté en première instance des charges qui pesaient sur lui, à savoir complicité de divulgation de secrets d’affaires, de violation du secret professionnel et blanchiment d’informations volées.  En première instance, Antoine Deltour et Raphaël Halet avaient dit avoir agi au nom de l’intérêt général et revendiqué le statut de lanceur d’alerte, ce que le tribunal avait bien voulu entendre. «Suite aux révélations Luxleaks, ils ont contribué à une plus grande transparence et équité fiscale. Les deux prévenus ont donc agi dans l’intérêt général et contre des pratiques d’optimisation fiscale moralement douteuses», résume le jugement. Mais si le tribunal a reconnu aux deux Français le statut de «lanceur d’alerte», il a néanmoins constaté que celui-ci ne les protégeait pas, ni en droit national ni en droit européen.  Le 5 novembre 2014, le consortium international de journalistes d’investigation (ICIJ) avait publié sur son site 548 rescrits fiscaux liant l’administration luxembourgeoise à plus de 350 sociétés, ainsi que 16 déclarations fiscales, soustraits respectivement par Antoine Deltour et Raphaël Halet.

Sondage Foot fric Mercato : 80% des Français contre

Sondage Foot fric Mercato : 80% des Français contre

Près de 80 % des Français condamnent les sommes consacrées au transfert des joueurs de foot à l’occasion du mercato. Des sommes de plus en plus démentiel dans le foot fric finalement payées notamment  par le téléspectateur à travers les droits télés et les abonnements aux chaînes spécialisées, aussi par le coût des places qui devient pro puisqu’il faut parfois compter sur un prix de 50 à 100 € pour assister à un match de foot Les effectifs de Ligue 1 sont désormais complets. Le Mercato estival à refermé ses portes avec une dernière journée extrêmement alléchante qui a vu les signatures de Mario Balotteli à Nice notamment. Certains clubs n’ont pas hésité à sortir leur chéquier, notamment outre-Manche où les clubs de Premier League ont dépensé 1,38 milliard d’euros. Des sommes incomprises pour la majorité des Français. Selon 80% d’entre eux, ces sommes ne sont pas justifiées et ne sont pas rentables malgré des retombées économiques indéniables comme les droits télévisuels ou encore la vente de maillots.  Et le constat est encore plus alarmant en Ligue 1 où 58% des Français estiment que le championnat français ne peut pas rivaliser avec les meilleurs championnats européens. Un chiffre qui grimpe à 68% chez les amateurs de football. Ces derniers sont cependant séduits par le mercato du Paris Saint-Germain. Si beaucoup attendaient la signature d’une star pour pallier le départ de Zlatan Ibrahimovic à Manchester United, celle-ci n’a jamais eu lieu.  Cette année, le club de la capitale a misé sur le collectif davantage que sur le côté « bling-bling ». Un changement par rapport aux derniers mercatos, qui a séduit les amateurs de ballon rond. 31%d’entre eux estiment que le PSG a réalisé le meilleur mercato de Ligue 1 avec les arrivées deBen ArfaJeséMeunier et Krychowiak. L’OGC Nice suit à la seconde place (22%) alors que l’AS Monaco complète le podium (18%). L’Olympique lyonnais, qui a réussi à conserver Alexandre Lacazette mais a perdu Samuel Umtiti, décroche la 4e place (8%).  Orphelin de sa star suédoise, le club parisien a remis les clés de l’attaque à Edinson Cavani. L’Uruguayen, souvent décrié, évoluera enfin à son vrai poste après trois saisons passées sur le côté. Sa capacité à marquer autant de buts qu’Ibra est pointé du doigt malgré la confiance que lui accorde son entraîneur Unai Emery. Une assurance partagée par une majorité des amateurs de football puisque 61% d’entre eux estiment que les dirigeants parisiens ont raison de faire confiance au buteur uruguayen. Enfin, les regards devraient très rapidement se tourner vers la Côte d’azur où la signature de Mario Balotelli suscite un intérêt certain. Malgré un pari risqué de la part des dirigeants niçois, cette arrivée donne un attrait au club azuréen et à la Ligue 1. Reste à voir si l’enfant terrible du football italien va pouvoir se relancer en France et ainsi faire vibrer les supporters de l’Allianz Riviera. Une chose est sûre, les amateurs de football sont confiants. Ils sont 69% à estimer que Mario Balotelli est un bon renfort pour l’OGC Nice.

JO : fric, dopage et combines

JO : fric, dopage et combines

Le spectacle des jeux olympiques est souvent magnifique à condition évidemment d’oublier certaines pratiques des coulisses sportives. En premier lieu, le dopage généralisé et de plus en plus sophistiqué de sorte que  le contrôle a toujours 10 ans de retard sur la pratique des fraudeurs. Un mal qui touche nombre de sports et malheureusement pas seulement le sport professionnel. Mais les JO sont surtout devenus un enjeu géo politique ainsi pour l’attribution des jeux dans des conditions le plus souvent très sulfureuses. En clair, grâce à la corruption de certains membres du comité olympique international. Un comité qui brasse énormément d’argent au point que certains dirigeants confondent la caisse du comité avec leurs propres portefeuilles (pratiques également courantes dans les fédérations internationales) ;  dernières exemple en date le président du Comité olympique européen, l’Irlandais Patrick Hickey, a été arrêté mercredi à son hôtel de Rio de Janeiro dans le cadre d’une enquête sur un trafic de billets pour les Jeux. La police brésilienne dit avoir découvert des éléments mettant en cause cet homme de 71 ans. Il a été conduit à l’hôpital après son interpellation. Le Comité international olympique (CIO) a par la suite annoncé sa suspension temporaire. « A la lumière des développements de ce matin et de sa santé, M. Hickey a pris la décision de se mettre temporairement à l’écart de la présidence du comité olympique irlandais et de toutes ses autres fonctions olympiques (membre du CIO, président du Comité olympique européen, vice-président de l’Association des comités olympiques nationaux) jusqu’à la complète résolution de cette affaire », dit le CIO dans un bref communiqué. « Attendons de voir quelles sont les allégations. Nous avons une confiance totale dans le système. Tout le monde est innocent tant que sa culpabilité n’est pas prouvée », a déclaré Mark Adams, porte-parole du CIO, selon lequel les faits reprochés à Patrick Hickey concernent un millier de billets sur les 6,5 millions proposées pour les Jeux de Rio. L’arrestation du président du Comité olympique européen, qui faisait également partie de la commission de coordination des Jeux de Rio, fait suite à celle la semaine dernière de Kevin Mallon, directeur de la firme THG Sports, soupçonné d’avoir obtenu jusqu’à dix millions de reals (trois millions de dollars) de la revente illégale de billets. Quatre autres membres de la direction de la compagnie font l’objet de mandats d’arrêt émis lundi par la justice brésilienne. On est loin évidemment de la pureté des premiers jeux grecs où les participants étaient tous amateurs. Les participants d’aujourd’hui sont sans doute tous des athlètes exceptionnels mais l’argent les contraints à faire du dopage une  pratique très généralisée.

(Avec Reuters)

Foot fric : 120 millions pour Pogba et 95 millions d’euros pour Higuain

Foot fric : 120 millions pour Pogba et 95 millions d’euros pour Higuain

 

Il est clair que depuis longtemps le transfert des joueurs de foot atteint des sommes démentielles. En cause l’argent qui coule à flots en provenance des droits télévisés (finalement payée par les téléspectateurs) notamment en Angleterre. Accessoirement aussi le prix des places pour assister à un match. (De 30 à 130 € en Angleterre). Il faut aussi ajouter à cela le business sur la revente des joueurs et les recettes des produits dérivés. Ceci étant  le montant des transferts est  condamnable pour des motifs sportifs et éthiques, il peut s’expliquer sur le plan économique. Le montant  correspond un certain nom de critères d’évaluation découlant des retombées attendues L’estimation de la valeur d’un joueur sur le marché des transferts découle de plusieurs critères rationnels. L’Observatoire du football du CIES a ainsi établi un algorithme créé à partir de 1.500 transactions opérées dans les cinq grands championnats européens (Allemagne, Angleterre, Espagne, France et Italie) ces dernières années. Cette méthode de calcul permet d’obtenir une estimation précise pour tel ou tel joueur. Un outil en ligne permet d’effectuer en quelques clics d’effectuer une simulation en renseignant plusieurs données du footballeur. Certaines, plus importantes que d’autres peuvent vite faire monter la facture. C’est justement le cas dans la transaction qui concerne Paul Pogba. Un critère important concerne l’âge du joueur. Plus il est jeune, plus le potentiel de progression d’un joueur est important. A 23 ans, Paul Pogba dispose en théorie d’une grande marge de progression et pourra, en plus, faire l’objet d’une revente dans les années à venir. Tout le contraire d’un joueur âgé de plus de 30 ans, qui offre peu de perspectives de plus-value. Celui-ci peut aussi s’envoler en incorporant le poids marketing de la recrue, ce qu’elle peut apporter en terme de retombées médiatiques et publicitaires pour le club et dans le domaine des produits dérivés où excelle Manchester United (171 millions d’euros de bénéfices l’an dernier selon Forbes). Dans ce secteur qui n’est pas pris en compte par le CIES ou le site transfertmarkt, Paul Pogba fait bel et bien partie du gratin des joueurs européens à fort potentiel. Adidas l’a compris en faisant signer en février dernier au milieu de terrain un contrat en or sur dix ans estimé à quarante millions d’euros. (Avec le Figaro)

 

Accord de Lafarge avec l’État islamique pour faire du fric

Accord de Lafarge avec l’État islamique pour faire du fric

Pour les multinationales l’argent n’a pas d’odeur, la preuve le groupe Lafarge s’est arrangé avec l’État islamique pour continuer de faire tourner son usine de ciment en Syrie. Ce n’est évidemment pas la première multinationale qui négocie avec des dictatures ou des terroristes pour faire leur business. En général c’est le recours aux pots-de-vin distribués aux décideurs locaux qui fait  office d’huile  dans les rouages du processus de décision. Le groupe Lafarge aurait, selon le journal Le Monde, négocié avec le groupe État islamique (EI) pour que sa cimenterie de Jalabiya en Syrie continue de produire entre 2013 et 2014. Le cimentier français Lafarge, qui a fusionné l’année dernière avec le suisse Holcim pour devenir le numéro un mondial, aurait trouvé des arrangements avec le groupe terroriste État islamique (EI ou Daech) afin que la production de la cimenterie syrienne de Jalabiyeh (située à 160 kilomètres au nord d’Alep) puisse continuer. Entre 2013 et 2014, lorsque l’EI contrôlait la région, Lafarge aurait, selon Le Monde, payé au prix fort le passage de ses camions tant pour l’approvisionnement du site d’une capacité annuelle de 3 millions de tonnes que pour la circulation du ciment. Lafarge a acheté la cimenterie en 2007 pour 600 millions d’euros au groupe égyptien Eurascom. C’est le plus gros investissement étranger en Syrie hors secteur pétrolier. Trois ans plus tard, en 2010, le site entre en production et a à peine le temps de trouver sa vitesse de croisière de 10.000 tonnes par jour que la guerre éclate en 2011. Deux ans plus tard, l’État islamique s’impose dans la région. En 2013, la production de la cimenterie baisse progressivement alors que le prix des sacs de 50 kg de ciment double. En 2014, l’EI prend possession du site, contraignant Lafarge à stopper sa production. Selon Le Monde, Lafarge aurait, au nom d’un certain pragmatisme économique, trouvé un terrain d’entente avec l’EI afin que le personnel puisse continuer de se rendre à la cimenterie entre juin 2013 et mars 2014. Des courriels envoyés par la direction de Lafarge en Syrie, publiés en partie par le site syrien proche de l’opposition Zaman Al-Wasl (auquel Le Monde se réfère), révèlent les arrangements de Lafarge avec le groupe djihadiste pour pouvoir poursuivre la production jusqu’au 19 septembre 2014. Le Monde souligne que pour ses approvisionnements, le groupe français passait par des intermédiaires et des négociants qui commercialisaient le pétrole raffiné par l’EI, contre rétribution. Pour preuve, le quotidien évoque un «laissez-passer estampillé du tampon de l’EI et visé par le directeur des finances de la wilaya (région) d’Alep, daté du 11 septembre 2014».

(Avec le monde)

 

Fric foot Fifa : 80 millions d’enrichissement personnel

Fric foot Fifa : 80 millions d’enrichissement personnel

 

Comme on le sait la Fifa brasse des milliards chaque année ; du coup, la tentation est grande pour les dirigeants de se sucrer  au passage d’autant que la gestion est complètement opaque et le statut juridique très douteux. La Fifa en effet est gérée  par une association dont le siège est en Suisse ; comme d’ailleurs la quasi-totalité des organisations internationales du sport toutes  gérées par des associations (type loi 1901 en France) et basées soit en Suisse soit à Monaco. C’est dans ces conditions que Joseph Blatter, ex-président de la Fifa, Jérôme Valcke et Markus Kattner, ses ex-lieutenants, se sont partagés 80 millions de dollars « dans un effort coordonné d’enrichissement personnel » à travers contrats et compensations, au cours des 5 dernières années, a indiqué vendredi la Fifa. La fédération internationale de football, basée à Zurich, a indiqué avoir livré ces informations à la justice suisse et va les partager avec la justice américaine. « Certains contrats contiennent des dispositions qui semblent violer le droit suisse », expose encore la Fifa au sujet des avenants et systèmes de bonus de ses trois anciens dirigeants. « Il apparaît un effort coordonné par trois anciens hauts responsables de la Fifa pour s’enrichir par des augmentations annuelles des salaires, des primes liées à la Coupe du monde et d’autres avenants pour un total de 80 millions de dollars sur les cinq dernières années », a exposé la Fifa. Les contrats de l’ex-président de la Fifa, Joseph Blatter, et de ses ex-lieutenants Jérôme Valcke et Markus Kattner, ont été remis aux enquêteurs suisses lors d’une perquisition au siège de la Fédération internationale à Zurich, a indiqué vendredi le Bureau du Procureur. Et la Fifa de donner des exemples. Le 30 avril 2011, Jérôme Valcke (secrétaire général) et Markus Kattner (secrétaire général adjoint) « ont reçu des prolongations de contrat de 8,5 ans jusqu’en 2019″ avec « des primes de départ généreuses leur garantissant le paiement intégral, jusqu’à 17,8 millions de dollars et 9,9 millions de dollars respectivement, dans le cas où leur emploi avec la Fifa s’arrêtait, si Joseph Blatter n’était pas réélu ». Le 1 décembre 2010, MM. Blatter, Valcke et Kattner « reçoivent 23,4 millions de dollars de primes spéciales pour la Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud », qui sont « octroyées rétroactivement – quatre mois après la fin de la Coupe du monde – et apparemment sans une disposition du contrat sous-jacent stipulant ces primes ».

(Avec AFP)

LuxLeaks : le procès du fric des multinationales contre des lanceurs d’alerte

LuxLeaks : le procès du fric des multinationales contre des lanceurs d’alerte

Il est évidemment un peu surréaliste que les lanceurs d’alerte du scandale LuxLeaks se retrouvent sous la menace d’une sanction pouvant aller jusqu’à 10 ans de prison. Le moins qu’on pouvait espérer après cette énorme affaire d’optimisation fiscale de multinationales au Luxembourg,  c’était la discrétion. Une discrétion qu’on peut d’ailleurs observer dans les grands médias qui rendent compte assez discrètement de cette immense opération de détournement fiscal. Opération fiscale qui se déroulait d’ailleurs notamment lorsque Jean-Claude Juncker dirigeait alors  le gouvernement et qu’alors qu’officiait  également l’actuel commissaire à la concurrence d’origine luxembourgeoise. Une telle inversion de culpabilité se comprend aussi avec le vote récent du Parlement européen pour protéger le secret des affaires. Et plomber aussi les velléités des lanceurs d’alerte. Les eurodéputés français, ont voté dans leur grande majorité la directive sur le secret des affaires.  (55 pour, 10 contre, 3 abstentions). Officiellement cette directive a pour objet de protéger contre l’espionnage industriel qui constitue évidemment un risque indéniable pour les entreprises. Mais le secret concernera tout le reste y compris notamment  les dimensions commerciales et financières. Après l’affaire Panama Papers le calendrier européen tombe bien mal dans la mesure où la directive ne participe guère de la transparence et constitue même un sérieux obstacle pour les lanceurs de d’alerte et les journalistes. Curieux que la plupart des députés européens français se soit retrouvée sur ce concept de secret qui montre sans doute une certaine consanguinité entre la finance et le système politique, sans parler de  certains parlementaires qui ne souhaitent pas particulièrement que les médias mettent le nez  dans la gestion de leur fortune.  Si elle vise à protéger les entreprises contre le vol, la directive définit aussi ce qu’est une divulgation « licite » d’un secret des affaires, telle qu’une découverte indépendante ou par étude ou démontage d’un produit obtenu légalement. « L’idée ce n’est pas de verrouiller et d’empêcher la circulation des connaissances », a assuré Constance Le Grip, eurodéputée Les Républicains et rapporteur du projet de directive, lors d’une conférence de presse. Deux anciens collaborateurs de PricewaterhouseCoopers (PwC) et un journaliste français seront jugés à partir du 26 avril au Luxembourg pour la divulgation des données à l’origine du LuxLeaks (révélation d’accords secrets privilégiés entre le fisc luxembourgeois et des multinationales). Ce procès ne serait, selon Constance Le Grip, plus possible sous le régime de la directive. Une pétition lancée par une cinquantaine d’associations et de syndicats de journalistes jugeant « trop large » la définition du secret des affaires et appelant au rejet de la directive, a recueilli 140.000 signatures mais la Fédération européenne des journalistes a jugé positivement les garanties apportées par la dernière version du texte. « Le vice originel de cette directive, c’est que le secret est la règle, la communication l’exception », a estimé Pascal Durand, eurodéputé Vert, lors d’un point de presse.

 

(Avec Reuters)

 

Fric -Fifa : 3,28 millions pour Sepp Blatter en 2015

Fric -Fifa : 3,28 millions pour Sepp Blatter en 2015

Opération transparence pour la Fifa qui brasse des milliards chaque année mais une transparence progressive est très limitée. En effet si on connaît maintenant le salaire Blatter  en 2015 par contre aucune  information concernant le nouveau président qui vient d’être élu ! C’est la première fois que la Fifa dévoile le salaire de son ancien président. Sepp Blatter a touché en moyenne 270.000 euros par mois en 2015. La Fifa semble être entrée dans une nouvelle ère : celle d’une organisation un peu plus transparente. Elle a dévoilé ce jeudi pour la première fois la rémunération de son ex-président, Sepp Blatter, mais seulement sur une année. Il a gagné 3,28 millions d’euros en 2015. Le Suisse est en ce moment à la retraite forcée, depuis sa suspension pour six ans de toute activité liée au football.  Dans le même temps la Fifa a reconnu avoir perdu 107,7 millions d’euros l’an dernier. C’est son premier déficit depuis 2002, la conséquence financière des différents scandales de corruption.  Mais l’opération transparence a ses limites : on ne connaît pas le salaire de Gianni Infantino, le successeur de Sepp Blatter. 

Fifa fric foot : Blatter blanchi ?, pas Platini !

Fifa fric foot : Blatter blanchi ?, pas  Platini !

Le paradoxe c’est que Blatter pourrait être innocenté au bénéfice de l’âge alors que Platini lui pourrait être condamné pour la raison essentielle qu’il peut être un candidat dangereux pour tous les prétendants à la présidence de la FIFA. Bref la commission dite d’éthique de la FIFA marche sur la tête et cela depuis longtemps. On se demande quand mettra un terme à cette pantalonnade. Blatter Terre s’est entourée des services de Platini pour conforter sa place à la tête de la FIFA mais c’est Platini qui risque de payer les pots cassés peut-être aussi par négligence administrative et juridique. Il faut bien comprendre qu’aujourd’hui Blatter ne représente plus de danger pour les candidats potentiels à la direction de la FIFA, d’où  peut-être cette bienveillance dont il va bénéficier. Les deux hommes sont mis en cause après le virement de 1,8 million d’euros à Michel Platini. Sepp Blatter, président démissionnaire de la Fifa, est auditionné ce jeudi. Michel Platini, lui, ne se présentera pas devant la commission d’éthique vendredi, estimant que la sanction est déjà acquise.  Dans sa communication, Sepp Blatter reste le patron, toujours avec une pointe d’humour et de malice. Lorsqu’on lui demande comment il occupe ses  journées, il répond à Libération : « Je suis un homme hautement informé : je pourrais aller dans les jeux télévisés. C’est vrai qu’on fout Julien Lepers dehors ? » Il le confirme lui-même, il est suspendu, pas muet. L’ancien patron du football mondial ne se prive pas pour dire ce qu’il pense, allant jusqu’à comparer ce procès à ceux de l’Inquisition. De toute façon, qu’il soit innocenté, suspendu deux ans ou à vie, ça ne changera pas grand chose. Sepp Blatter aura 80 ans en mars 2016 et il a loupé sa sortie. Il rêvait du prix Nobel de la paix en organisant une Coupe du monde aux Etats-Unis et une autre en Russie, des matchs de bienfaisance entre Israël et Palestine. Aujourd’hui, il est surtout  le symbole d’un système au bord de l’effondrement. Cette fameuse commission devant laquelle le Suisse plaide sa bonne foi ce jeudi, il l’a lui-même créée. Alors même si ses adversaires assurent que c’était justement pour enterrer les dossiers gênants, il lui est difficile aujourd’hui de ne pas l’affronter. Et puis, ça lui permet d’avoir l’attitude opposée à celle de son meilleur ennemi, alors pourquoi s’en priver ? De son côté, Michel Platini a en effet opté ouvertement pour le boycott.  Après ses huit heures d’auditions, Sepp Blatter, par la voix de son porte-parole a affirmé attendre « une décision en sa faveur » de la part de cette commission.  »Cette enquête devrait se refermer et la suspension devrait être levée », peut-on lire dans ce court texte.

FIFA fric foot : Platini boycotte le comité d’éthique

FIFA fric foot : Platini boycotte le comité d’éthique 

Platini a évidemment en raison de boycotter la commission d’éthique de la FIFA puisque son sort est scellé déjà depuis longtemps. En effet le porte-parole de ce comité dit d’éthique a déclaré dans la presse que Michel Platini serait suspendu pendant plusieurs années. Dès lors  on ne voit pas l’intérêt pour Platini de présenter sa défense puisque la sentence est déjà rendue. En fait la mise à l’écart de Platini correspond à la stratégie d’un grand nombre de responsables de la FIFA d’écarter ce dernier àfin de maintenir une chape de plomb sur les nombreuses affaires de corruption et de conflit d’intérêts dont se sont rendus comptes coupables nombres de dirigeants de la FIFA ( 16 sont aujourd’hui impliqués et 150 opérations financières font l’objet d’une enquête en Suisse). Platini a sans doute été un peu naïf, voir à peut-être commis des imprudences mais sa suspension pendant plusieurs années de toute responsabilité dans les instances internationales du foot relève d’un règlement de compte. D’autant qu’au sein du comité d’éthique plusieurs soutiennent d’autres candidats que Michel Platini voir même se présentent eux-mêmes. Michel Platini a donc annoncé qu’il ne se présentera à son audition devant la commission d’éthique de la FIFA qui rendra son verdict lundi concernant l’avenir de l’ancien international français. Michel Platini a décidé de boycotter son audition prévue vendredi à Zurich devant la justice interne de la FIFA, « dès lors que le verdict a déjà été annoncé dans la presse par un des porte-parole » au « mépris de la présomption d’innocence », ont indiqué ses avocats dans un communiqué transmis mercredi à l’AFP. La radiation à vie du monde du foot a été requise contre Michel Platini pour ce fameux paiement controversé de 1,8 million d’euros en 2011 - sans contrat écrit –  par Sepp Blatter, président démissionnaire de la FIFA qui sera lui entendu jeudi. Le verdict de la justice interne de la FIFA est attendu à partir de lundi. « Par cette décision (boycotter son audition, ndlr), Michel Platini entend signifier sa plus profonde indignation face à une procédure qu’il considère comme uniquement politique et visant à l’empêcher de se présenter à la présidence de la FIFA », poursuivent ses conseils. 

Foot fric : 133 transactions douteuses reprochées à la mafia de la FIFA

Foot fric : 133 transactions douteuses reprochées à la mafia de la FIFA

 

 

il se confirme de jour en jour que la FIFA constitue une véritable mafia qui a permis à la plupart de ses dirigeants anciens comme actuels  de se livrer jusqu’à maintenant en toute impunité à des actes de corruption ou de conflits d’intérêts.  dans ces conditions on ne peut douter que de la probité du fameux comité d’éthique de la FIFA en charge d’examiner la candidature de Platini. D’une certaine manière c’est un peu comme si tribunal de la mafia jugeait  lui-même la mafia. La justice américaine enquête maintenant sur des flux financiers douteux via des banques. Selon le Financial Times, les procureurs menaceraient de sanctionner les banques qui refusent de transmettre des informations sur des activités suspectes autour de comptes bancaires liés à la FIFA. Agissant sur une demande d’assistance légale émanant des Etats-Unis, les autorités judiciaires suisses ont accepté de partager avec les procureurs américains des informations concernant cinq cas, a dit un porte-parole de l’Office fédéral de la justice (OFJ) de Berne. Les noms des banques concernées n’ont pas été rendus publics. Mais les actes d’inculpation du département américain de la Justice mentionnent au moins deux banques de Zurich, Julius Baer et la filiale suisse de l’établissement israélien Hapoalim BM. De leur côté, UBS et Credit Suisse ont annoncé avoir reçu des requêtes officielles relatives à leurs relations bancaires avec des personnes physiques et morales liées à la FIFA et fait savoir qu’elles coopéraient.

(‘Avec Reuters)

FN-Le Pen : machine à fric

FN-Le Pen : machine à fric

Une formidable machine à cash qui aurait tourné à plein régime sur le dos des contribuables pendant des années. Le soupçon des enquêteurs : cette machine aurait pour but de gonfler les frais de campagne des candidats afin de toucher un remboursement maximum de l’Etat et empocher la différence avec la complicité d’un prestataire. Le 1er décembre, des élus FN du Nord en rébellion ont fait de nouvelles révélations sur les dépenses liées aux élections départementales 2015. « Le kit obligatoire incluait 1.400 euros de frais d’expert-comptable des comptes de campagne alors qu’un comptable local me le faisait pour 600 euros », relève Jean-Luc François Laurent, conseiller municipal à Valenciennes. « Le parti m’a obligé à acheter 200 affiches alors que je n’en ai utilisé qu’une soixantaine », renchérit Francis Boudrenghien, élu à Anzin. Les tarifs surélevés et les prestations surdimensionnées sont deux des techniques dans le viseur de la justice. Selon nos informations, l’enquête  a progressé: lors de sa campagne présidentielle de 2012, Marine Le Pen a acheté les documents de sa propagande officielle – affiches, professions de foi, bulletins de vote – pour quelque 2,43 millions d’euros à la société de communication Riwal. Or, celle-ci a ensuite sous-traité la réalisation effective des documents pour un coût de seulement… 630 000 euros. Soit une marge de 1,8 million d’euros ! Contacté le 8 décembre, l’avocat de la société Riwal assure que la facture n’incluait toutefois pas l’achat du papier effectué directement par l’agence, mais reconnaît que la marge avoisinait les 50 %. « C’est peut-être légal mais c’est une forme d’arnaque à l’article R-39 du code électoral qui encadre les subventions publiques, grince un des imprimeurs. D’habitude, les candidats flèchent directement les remboursements de l’Etat vers les imprimeurs sans permettre à un intermédiaire d’engranger de juteux profits. » Mais pour Marine Le Pen, la société Riwal n’est pas exactement un prestataire comme les autres. Dirigée par un de ses proches, l’ancien leader du GUD Frédéric Chatillon, cette agence de communication a mis en 2012 des locaux et certains de ses salariés à la disposition du micro-parti Jeanne, l’association qui récolte depuis 2010 des fonds pour la présidente du FN. Certaines années, Riwal a même payé les experts chargés de la comptabilité de Jeanne. Une confusion des moyens entre une entreprise et un parti formellement interdite par l’article 11-4 de la loi de 1988 sur le financement de la vie politique. Mieux, en 2012, l’agence de communication a accordé 8,6 millions d’euros de crédits fournisseurs au micro-parti Jeanne pour l’aider à financer la campagne de quelque 520 candidats FN aux élections législatives. Avec une mécanique bien huilée. Chaque candidat achetait un kit de campagne pour 16.650 euros (affiches, tracts, sites internet, etc.) et souscrivait dans la foulée un emprunt à 6,5 % auprès du micro-parti Jeanne pour le financer. Sur le papier, Jeanne jouait les banquiers auprès des candidats. Dans les faits, c’est Riwal qui fournissait le kit et accordait un crédit fournisseur à Jeanne… Après l’élection, au moment de toucher les remboursements de l’Etat, tout le monde y gagnait. En gonflant ses tarifs – ceux des sites internet ont bondi de 125 % entre les élections cantonales et législatives ! -, la société Riwal dégageait de confortables marges. Quant au micro-parti Jeanne, il touchait les intérêts pour des prêts dont il n’avait pas réellement assumé la charge dans ses comptes. Une manne de 360 000 euros en 2012 sur les 556 000 euros réclamés à l’Etat. « Une première dans l’histoire des affaires de financement politique, pointe un habitué du contrôle des comptes de campagne. On reproche habituellement aux partis de masquer les aides aux candidats plutôt que de récupérer de l’argent sur leurs frais de campagne. » Mis en examen en tant que parti pour complicité d’escroquerie en septembre, le Front national est soupçonné d’avoir aussi profité du système. En 2013, la prospère société Riwal a financé l’achat et la livraison de 44 duplicopieurs et 2 photocopieurs pour les fédérations locales du FN et les bureaux de Marine Le Pen. Et ce sans réclamer de paiement… Ce n’est qu’en 2015 lorsque les enquêteurs ont mis leur nez dans les comptes qu’une facture de 192 000 euros a été ressortie des tiroirs au nom de Gwenloc. Une société intermédiaire de location créée en 2014 et gérée par Gorete Varandas, actuelle candidate FN dans le Val-de-Marne… Dans une étonnante inversion des rôles, le Front national s’est aussi transformé ponctuellement en sous-traitant de l’agence Riwal. Le parti a perçu 412 000 euros pour l’impression d’une série spécifique de tracts destinés aux candidats aux législatives de 2012. Un travail ultra-rémunérateur puisque la réalisation n’aurait en réalité coûté que… 83 000 euros au Front. Autant d’opérations qui font planer de lourds soupçons sur les finances du FN et de sa présidente. Contactés, les responsables du Front national et du micro-parti Jeanne ont renvoyé Challenges vers l’avocat de la société Riwal.

(Article lu dans Challenge)

FOOT-FRIC FIFA : Platini innocenté ?

FOOT-FRIC  FIFA : Platini innocenté ?

 

D’après le JDD Platini pourrait justifier de sa rémunération par la FIFA car cette dernière était connue de tous depuis longtemps et faisait donc l’objet d’un quasi contrat. Reste cependant à savoir pourquoi  le versement a été aussi tardif ou alors Platini est bien tombé dans le piège tendu par Blatter. De toute manière cette affaire est  confuse, elle dégage un parfum de mafia ; La plupart des dirigeants  de la FIFA ont mis les doigts dans le pot de confiture (16 responsables sont pour l’instant impliqués) ; le plus simple serait de dissoudre cette organisation mafieuse et de lui substituer une institution au caractère juridique plus stable et plus transparent. Le rapport qui pourrait dédouaner Platini fait 23 pages. En apparence anodines. Mais une ligne pourrait bel et bien sauver Michel Platini des soupçons de corruption qui pourraient lui valoir un bannissement à vie de la Fifa. « Cette pièce vient démontrer, contrairement à la thèse sur laquelle repose toute l’accusation, que le contrat de Michel Platini avec la Fifa n’avait aucun caractère occulte, et que de nombreuses personnes, y compris à l’UEFA et à la Fifa en avaient connaissance dès 1998″, confirme l’un des avocats de Michel Platini. Effectivement, selon le document en possession du JDD, tout le bureau exécutif de l’UEFA en 1998, et parmi eux trois membres de la Fifa, savaient dès 1998 que le salaire de Platini à la Fifa était d’un million de francs suisses annuels.

Foot fric : pour Blatter Platini est innocent !

Foot fric : pour Blatter   Platini est innocent !

 

Après avoir enfoncé Platini, notamment à propos de l’attribution de la coupe du monde au Qatar, Blatter  défend maintenant Platini. Un curieux renversement de posture, peut-être pour se protéger pour le cas où  Platini deviendrait président de la FIFA. Une FIFA aujourd’hui engluée dans des manœuvres mafieuses qui veut surtout éviter d’avoir à rendre des comptes à la justice. Beaucoup à la FIFA impliqués dans des affaires de corruption ne souhaitent pas que Platini prenne la direction de l’organisation internationale. Il faut dire que Platini n’est pas non plus complètement irréprochable même s’il apparaît pour l’instant comme le candidat le plus crédible et le plus compétent en remplacement de Blatter.  Dans cet entretien diffusé dans son intégralité mercredi 25 novembre, le Suisse est revenu sur les soupçons sur les 1,8 million d’euros versés par la FIFA à Michel Platini en 2011 pour des travaux effectués entre 1999 et 2002.  »Il y a un contrat (…), même dans les règlements de la FIFA c’est marqué, un contrat peut se faire soit par écrit soit oralement, c’est un contrat oral, un contrat de travail » explique Sepp Blatter à la journaliste. Le 16 octobre dernier, il parlait de « gentleman’s agreement » entre eux deux.  À la question de savoir si l’ancien numéro 10 de l’équipe de France et de la Juventus ferait un bon président de la FIFA, Sepp Blatter a répondu « oui ». « S’il revient, il sera élu », a-t-il affirmé. La candidature de l’ancien champion de football est pourtant loin d’être acquise, car elle ne sera pas étudiée avant le 5 janvier prochain, date à laquelle sa suspension expire. Or le scrutin se déroule le 26 février. Après avoir vu son appel rejeté par le comité de la FIFA, plus d’un mois après qu’il l’ait déposé, Michel Platini a saisi vendredi le Tribunal arbitral du sport de Lausanne. Dès le lendemain, la commission d’éthique annonçait avoir requis des sanctions contre ce dernier et Sepp Blatter. 

 

Athlétisme -fric- magouille : la mafia des organisations sportives internationales

Athlétisme -fric- magouille : la mafia des organisations sportives internationales

 

L’athlétisme est à la une de la corruption après d’autres fédérations (comme le FIFA -foot). Cette fois ce sont des membres de la fédération internationale qui monnayaient  leur services pour étouffer des contrôles positifs de dopage. Tout le  monde se servait ou presque y compris l’ancien président de la fédération Une urgence donc : dissoudre la Fifa et les autres organisations  sportives internationales  où fric et magouille régulent les décisions. Après la FIFA, c’est à la fédération d’athlétisme d’être mise en, cause. L’ex-patron de la fédération internationale (IAAF), Lamine Diack, a été mis en examen pour corruption par deux juges françaises.  Curieusement peu de responsables politiques français ou  étrangers réclament la dissolution des ces fédérations   qui brassent  des millions, autorisent toutes les corruptions et justifient  l’opacité de leur  gestion par leur  statut d’association (équivalent du statut d’association de la loi 1901 en France.). La plupart ont en effet un statut aussi sulfureux que celui de la FIFA ou du CIO avec en plus presque toujours un siège en Suisse quelquefois à Monaco (Athlétisme) pour des raisons de magouillage  fiscal et d’absence de contrôle. Du coup,  c’est toute l’organisation sportive qui est en cause car elle est soumise à toutes les pressions à toutes les corruptions (voir encore l’implication du président de l’union internationale cycliste dans le scandale de dopage d’Armstrong). Le sport a grand besoin d’assainir son organisation et pour cela de se doter de base juridique officielle, contrôlable et démocratique.

 

Sport-fric- magouille : l’ancien président de la fédération internationale d’athlétisme inculpé

Sport-fric- magouille : l’ancien président de la fédération internationale d’athlétisme  inculpé

 

Une urgence : dissoudre la Fifa et les autres organisations  sportives internationales  où fric et magouille régulent les décisions. Après la FIFA, c’est à la fédération d’athlétisme d’être mise en, cause. L’ex-patron de la fédération internationale (IAAF), Lamine Diack, a été mis en examen pour corruption par deux juges françaises. Agé de 82 ans, le Sénégalais Lamine Diack, qui a laissé son poste cet été au Britannique Sebastian Coe, a été mis en examen pour corruption passive et blanchiment aggravé, a indiqué mercredi une source judiciaire qui confirmait une information d’iTélé. Placé sous contrôle judiciaire, il a été laissé libre. Son conseiller juridique, l’avocat Habib Cissé, 44 ans, a également été mis en examen par deux juges financiers parisiens, uniquement pour corruption passive, a précisé la source. Ni Lamine Diack ni Habib Cissé n’avaient réagi mercredi à la mi-journée. Un médecin, Gabriel Dollé, qui était en charge de la lutte antidopage à la fédération jusque fin 2014, était mercredi en garde à vue à Nice. Mais cette enquête judiciaire française, lancée cet été, ne fait que débuter et d’autres auditions devraient avoir lieu. Elle a commencé en août quand le parquet national financier a reçu un signalement de l’Agence mondiale antidopage (AMA). Curieusement peu de responsables politiques français ou  étrangers réclament la dissolution des ces fédérations   qui brassent  des millions, autorisent toutes les corruptions et justifient  l’opacité de leur  gestion par leur  statut d’association (équivalent du statut d’association de la loi 1901 en France.). La plupart ont en effet un statut aussi sulfureux que celui de la FIFA ou du CIO avec en plus presque toujours un siège en Suisse quelquefois à Monaco ( Atlétisme) pour des raisons de laxisme fiscal et d’absence de contrôle. Du coup,  c’est toute l’organisation sportive qui est en cause car elle est soumise à toutes les pressions à toutes les corruptions (voir encore l’implication du président de l’union internationale cycliste dans le scandale de dopage d’Armstrong). Le sport a grand besoin d’assainir son organisation et pour cela de se doter de base juridique officielle, contrôlable et démocratique.

Scandale fric-foot- FIFA: le Brésilien Marin extradé vers les Etats-Unis

Scandale fric-foot-  FIFA: le Brésilien Marin extradé vers les Etats-Unis

Et encore un qui pris la main dans le sac qui va sans doute finir en prison, un de plus pour la FIFA dont une dizaine de dirigeants sont déjà impliqués. Cette fois c’est l’ancien président de la fédération brésilienne : Marin.  A la suite d’une enquête du FBI, il est poursuivi par la justice américaine dans le cadre d’une affaire de corruption au sein des hautes instances du football international. José Maria Marin, 83 ans, a été remis à Zurich à deux policiers américains qui l’ont conduit à un avion en partance pour New York, a précisé un porte-parole du département fédéral de justice et police. Il a comparu mercredi matin devant un tribunal fédéral à Brooklyn et plaidé non coupable. Marin fait partie des sept responsables de la FIFA, la fédération internationale de football, arrêtés fin mai dans leur hôtel de Zurich à la demande de la justice américaine qui les soupçonne d’avoir touché plusieurs millions de dollars de dessous-de-table et de commissions depuis le début des années 1990, lors de l’attribution de droits de marketing pour plusieurs Copa America et pour la Copa do Brasil de 2013 et 2022.

FOOT FRIC-Présidence FIFA : un diplomate français dans les pattes de Platini

FOOT FRIC-Présidence FIFA : un diplomate  français dans les pattes de Platini

 

Cette fois c’est un ancien diplomate français qui présente sa candidature. Comme si déjà, on imaginait au gouvernement que la candidature de Platini a du plomb dans l’aile. Il faut dire que ce dernier s’est un peu embourbé dans ses explications maladroites concernant le versement de 2 millions dix ans après des prestations effectuées à la demande verbale de Blatter. D’une certaine manière il a aussi été piégé. Pas certain non plus que Platini ait la carrure pour administrer une grosse usine comme la FIFA où les relations financières et diplomatiques exigent un certain sens du management. De ce point de vue on ne peut pas dire que L’UEFA ait été exemplaire. Car en Europe c’est le royaume du foot fric. Platini comme les autres s’est montré incapable de réguler les dérives financières notamment concernant le salaire des joueurs (autour de 500 000 euros par mois dans les grands clubs), une folie évidemment. Jérôme Champagne, né le 15 juin 1958 à Paris, est un diplomate français de 1983 à 1998, dirigeant de la FIFA de 1999 à 2010, et consultant en football international. Conseiller diplomatique et chef du protocole du comité français d’organisation de la Coupe du monde 1998, il rejoint ensuite la FIFA où il exerce successivement les fonctions de conseiller international du Président (1999-2002), secrétaire général adjoint (2002-2005), délégué du Président (2005-2007) et enfin directeur des relations internationales (2007-2010) durant le mandat du président Sepp Blatter. Il quitte la FIFA en 2010 et devient commissaire football du Festival mondial des arts nègres à Dakar (2010) puis conseiller de la Fédération de Palestine de football (PFA) et du Comité olympique de Palestine (POC), de la Fédération du Kosovo de football, de la Fédération de Chypre du Nord de football (CTFA) et enfin du club congolais de football Tout Puissant Mazembe de Lubumbashi (infos tirées de Wikipédia). Après Michel Platini, le prince jordanien Ali et l’ancien capitaine de Trinité-et-Tobago David Nakhid, Jérôme Champagne est donc le 4e candidat déclaré à la présidence de la Fédération internationale de football.   »C’est la FIFA qu’il faut sauver car son rôle de gouvernance et de redistribution, plus que jamais indispensable, est aujourd’hui en grave danger. Il s’agit bien évidemment aussi d’en restaurer la crédibilité et de la préparer pour affronter les défis du monde en évolution. C’est la Coupe du Monde qu’il faut protéger car elle est ce grand moment de communion planétaire durant laquelle se marient fierté de nos couleurs et amitié entre les peuples. C’est la vision d’un football universel et solidaire donnant sa chance à chacun d’entre nous qu’il faut préserver aujourd´hui » explique Jérôme Champagne dans sa déclaration de candidature postée sur Tweeter.

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