Archive pour le Tag 'frappes'

Frappes Syrie : Une drôle de micro guerre

Frappes Syrie : Une drôle de micro guerre

Les frappes de la France des Etats-Unis et de la Grande Bretagne ont  fait davantage de bruit dans les médias mondiaux que sur le terrain. En cause, le fait que les preuves de l’utilisation de gaz militaires ne sont pas clairement établies. L’affaire rappelle un peu trop celle de l’Irak supposée détenir des armes nucléaires. En outre, l’initiative a été prise par Trump qui a un besoin urgent de se dépatouiller  du soupçon d’aide russe lors de son élection qui fait l’objet d’une enquête. La vérité c’est que  l’attaque des occidentaux a été plus symbolique que militaire. Pour preuve douze missiles – trois de croisière et neuf Scalp – ont été tirés par l’armée française contre deux sites, la France ayant choisi ses cibles de manière autonome en coordination avec ses alliés, a expliqué le chef d’état-major des Armées, François Lecointre, lors de la même conférence de presse. Cinq frégates – trois frégates multimissions FREMM, une frégate anti-aérienne et une frégate anti-sous-marine – et un pétrolier ravitailleur ont été engagés, une FREMM tirant trois missiles, ainsi que cinq Rafale, quatre Mirage 2000-5, deux Awacs et des ravitailleurs, les Rafale tirant neuf missiles. François Lecointre a précisé que la France n’avait pas participé aux tirs sur le centre de recherche situé près de Damas mais frappé deux autre sites dans la région de Homs : un site de stockage souterrain qu’elle a frappé seule avec sept missiles Scalp qui ont atteint avec “certitude” leur cible et un site d’assemblage visé avec les Américains et les Britanniques, et qui a été détruit Pour la France cela a permis à Macron de s’afficher en chef de guerre pour renforcer uen autorité atteinte par la grogne sociale.  Autour de la table du PC de commandement savamment télévisée, Emmanuel Macron et dix membres de sa garde rapprochée, dont son équipe diplomatique et son chef d’état-major particulier l’amiral Bernard Rogel, étaient présents.

 

Syrie: frappes ou opération de com. ?

Syrie: frappes ou opération de com. ?

 

Pour résumer l’action e la France : deux sites bombardés et 12 missiles tirés ; une action réussie déclare la ministre des armées.  Les frappes menées dans la nuit de vendredi à samedi par la France, les Etats-Unis et le Royaume-Uni contre l’arsenal chimique syrien, sept jours après une attaque chimique imputée au régime de Bachar al Assad, sont légitimes et ont atteint leur objectif, a déclaré samedi la ministre française des Armées. “Compte tenu des informations dont nous disposons, je peux affirmer que la mission est un succès”, a dit Florence Parly lors d’une conférence de presse après un conseil de défense autour du chef de l’Etat, Emmanuel Macron. “Ses objectifs militaires sont atteints et la capacité de la Syrie à concevoir, produire et stocker des armes chimiques a été considérablement amoindrie”, a-t-elle ajouté. “Désormais le temps est à l’action diplomatique et humanitaire”, a conclu Florence Parly, selon qui le Conseil de sécurité de l’Onu doit maintenant prendre le relais. Quelques heures plus tard, alors que tous les avions français étaient revenus de leur mission, Jean-Yves Le Drian a précisé sur BFM TV que de nouvelles frappes n’étaient pas envisagées à ce stade par l’armée française. Pour la France cela à surtout permis de mettre en scène via la télé la présence de Macron en chef de guerre au conseil de défense. Bref la guerre en télé réalité.

 

Syrie : frappes symboliques par forcément très heureuses des trois chefs d’Etat affaiblis

Syrie : frappes symboliques par forcément très heureuses des trois  chefs d’Etat affaiblis

 

Ce qui caractérise les frappes sont quelles sont très ponctuelles, très ciblées et émanent de trois pays où les chefs d’Etat ont un besoin urgent de popularité. Le phénomène est assez classique, certains chefs d’Eat choisissent en quelque sorte les terrains extérieurs pour redorer leur blason un peu terni en intérieur. De toute évidence,  cela ne changera pas grand-chose en Syrie. La guerre a été gagnée par Assad, le dictateur, par la Russie, l’Iran et la Turquie. L’occident est exclu du champ politique de cette zone. On peut espérer que l’utilisation gaz militaires sera freinée voire abandonnée ; Rien n’est sûr pas même l’existence de l’utilisation de ces gaz. En outre,  reste à savoir si cette attaque va ou on servir la paix ou le terrorisme. Pour la France déjà largemenet visée par le terrorisme l’intervention n’est pas forcément heureuse et politiquement pas très pertinente. Notons que l’Allemagne toujours très prudente dans ces domaines a refusé d’associer à ses bombardements.  Le président américain qui a un sérieux problème de popularité a présenté sa décision comme une réponse au gazage de la population civile le 7 avril à Douma, dans la banlieue de Damas, un «massacre» qui «n’est pas l’œuvre d’un homme mais le crime d’un monstre». «L’objectif de nos actions ce soir est d’établir une forte dissuasion à la production, à la dissémination et à l’usage d’armes chimiques», a-t-il dit, affirmant que «cette dissuasion est dans l’intérêt vital de la sécurité nationale» américaine. Il a assuré que les trois alliés étaient «prêts à poursuivre leurs actions jusqu’à ce que le régime abandonne son recours à ces agents chimiques prohibés.» La réponse mesurée aux crimes d’Assad correspond aux annonces prudentes d’Emmanuel Macron, mais elle apparaît en deçà des déclarations guerrières de Donald Trump. «Tiens-toi prête Russie!, avait-il tweeté mercredi. Les missiles arrivent, beaux et neufs et ‘intelligents’.» Cet enthousiasme avait paru embarrasser les responsables militaires américains, qui ont mis en garde contre le risque d’escalade avec la Russie lors de plusieurs réunions du cabinet de sécurité. La pondération a finalement prévalu. Reste à savoir si elle atteindra l’objectif de dissuasion.

Frappes en Syrie : encore hypothétiques

Frappes en Syrie : encore hypothétiques

La France menace d’intervenir en Syrie en représailles vis-à-vis de l’utilisation de gaz militaires. Il n’est cependant  pas certain que cette menace soit mise à exécution. D’abord parce qu’il n’y a pas de mandat de l’ONU. En effet ,la Russie a opposé son veto hier  au Conseil de sécurité à un projet de résolution américain prévoyant de créer un mécanisme d’enquête sur le recours aux armes chimiques en Syrie après les attaques de samedi à Douma. Le projet de texte américain – approuvé par 12 voix, deux contre (Russie et Bolivie) et une abstention (Chine) -, proposait la création pour un an d’un nouveau « mécanisme d’enquête indépendant des Nations unies » (Unimi) sur le recours aux armes chimiques en Syrie. Il s’agit du 12e veto russe sur une résolution de l’ONU concernant la Syrie depuis le début de la guerre en 2011.Il faudra donc envisager une  intervention sans mandat de l’ONU. Une décision pleine de risque car en fait c’est le bloc France, Etats-Unis, éventuellement Grande Bretagne,  qui s’affrontera au bloc Syrie, Iran, Russie. On comprend évidemment la réaction vis-à-vis de ces gaz qui rependent la mort et surtout la terreur. Le président français a bien indiqué  que les “lignes rouges” fixées par la France en Syrie – l’accès à l’aide humanitaire et le recours à des armes chimiques – étaient “partagées” par d’autres pays et n’avaient “rien à voir” avec les discussions actuelles au Conseil de sécurité des Nations unies. “Dans ce cadre-là, nous allons poursuivre les échanges d’informations techniques et stratégiques avec nos partenaires, en particulier britanniques et américains, et dans les prochains jours nous annoncerons notre décision”, a-t-il dit lors d’une conférence de presse commune avec le prince héritier saoudien Mohamed ben Salman. Reste à savoir si Un affrontement entre deux blocs ne constitue pas un risque grave pour la paix mondiale. Peut-être ces déclarations guerrières sont –elles surtout destinées à Moscou pour que les russes fassent pression sur Assad.  “En aucun cas les décisions que nous prendrions n’auraient vocation à toucher des alliés du régime ou à s’attaquer à qui que ce soit, mais bien à s’attaquer aux capacités chimiques détenues par le régime, si la décision était prise”, a-t-il ajouté, alors qu’on l’interrogeait sur d’éventuelles représailles envers la Russie et l’Iran, alliés du régime de Bachar al Assad. S’exprimant sur l’appui militaire de la Russie au régime syrien, Emmanuel Macron a accusé la Russie de violation de la résolution 2401 du Conseil de sécurité de l’Onu, qui exige l’arrêt des combats en Syrie. “Il est (…) à nos yeux préoccupant qu’un membre permanent du Conseil de sécurité ait pu procéder à des opérations aériennes en contravention complète avec une résolution des Nations unies qu’il a votée”, a-t-il dit. “C’est grave.” De ce point de vue l’intervention da la France et des Etats- Unis sans mandat de l’Onu pourraiat subir les même critiques.

Premières frappes britanniques en Syrie

Premières frappes britanniques en Syrie

Le Parlement britannique a donné son feu vert mercredi soir aux frappes en Syrie. Jusque-là, l’armée britannique n’intervenait qu’en Irak. Le débat a duré tout l’après-midi et toute la soirée, et il s’est conclu par un vote sans surprise : 397 voix pour, 223 contre. Le Premier ministre britannique David Cameron obtient donc une majorité très claire pour des raids aériens en Syrie, aux côtés des Américains et des Français. Elle est même un peu supérieure aux estimations. A priori, il y a eu très peu de « rebelles » dans les rangs conservateurs, et au sein de l’opposition, le tiers des députés travaillistes auraient suivi le gouvernement. Leur leader, le pacifiste Jeremy Corbin, s’était pourtant déclaré opposé aux frappes, tout en laissant le choix à ses partisans. Le camouflet de 2013 est oublié. A l’époque, les députés avaient rejeté une action militaire contre le régime de Bachar al-Assad.

La Russie en Syrie : des frappes douteuses

La Russie en Syrie : des frappes douteuses

 

 

 

Il se pourrait bien que les forces russes aient été  manipulées par les services secrets syriens. En effet les premières frappes de la Russie auraient visé une région qui n’est pas contrôlée par l’État islamique mais par des opposants à Bachar al-Assad. Du coup cette éventuelle bavure organisée pourrait retarder la mise en place d’une alliance internationale incluant notamment la Russie Cela pourrait aussi démontrer les ambiguïtés de Poutine quant à la nature de son implication en Syrie. Pour autant pour combattre avec efficacité l’État islamique il faudra bien intégrer les Russes. Une rencontre entre des militaires russes et américains doit se tenir pour clarifier l’ambiguïté des frappes. Les forces russes n’ont pas frappé l’Etat islamique en Syrie, a déclaré mercredi le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, laissant entendre que des positions de l’opposition modérée à Bachar al Assad avaient été visées. »Les forces russes ont frappé en Syrie, c’est désormais public, et curieusement elles n’ont pas frappé Daech », a dit Jean-Yves Le Drian lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale. De source diplomatique française, on soulignait que les groupes d’opposition avaient sans doute été visés. « Si c’est Homs qui se confirme, et il semble que ce soit le cas, ce n’est pas sur Daech qu’ils ont frappé, c’est sans doute sur les groupes d’opposition, ce qui confirme qu’ils sont davantage dans le soutien au régime de Bachar (al Assad) que dans la lutte contre Daech », a-t-on dit. La Russie a dit avoir procédé à une vingtaine de raids aériens contre au moins sept cibles dans les provinces de Homs et Hama. La province de Homs est tenue par les forces de l’opposition et les Occidentaux soupçonnent Moscou de vouloir réhabiliter Bachar al Assad.  Aux Nations unies, lors d’une intervention sur ces frappes et sur la proposition russe de résolution pour combattre l’Etat islamique et ses affiliés, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a posé trois conditions à un travail commun avec la Russie. La première, a-t-il dit, « c’est que les frappes doivent être dirigées contre Daech seulement ». « Il faudra vérifier si les frappes russes respectent cette première condition », a-t-il ajouté, après avoir dit disposer de premières indications montrant que les zones touchées n’étaient « pas contrôlées par Daech ».

Frappes militaires françaises: la Syrie vaut bien une messe ! (Hollande)

La Syrie vaut bien une messe ! (Hollande)

La Syrie vaut bien une messe ou la formule d’Henri IV revisitée par Hollande. Hollande qui avait toujours déclaré qui n’interviendrait pas en Syrie. Mais empêtré dans une politique intérieure contradictoire et inefficace, il tente de refaire le coup de l’homme providentiel sur le théâtre international, en même temps de remonter dans les sondages l. Il s’agit bien de théâtre car ce ne sont pas quelques bombes françaises qui vont changer la situation. Les frappes françaises en Irak ont d’ailleurs montré leurs limites puisque cela n’a pas empêché l’avancée de l’État islamique. Il s’agit pour Hollande de faire une opération de com pour montrer ses muscles et opérer aussi  un virage diplomatique afin d’accepter cette alliance internationale comprenant toutes les parties qu’il refusait jusque-là. Le motif de légitime défense avancée par Paris est évidemment illusoire. La France a donc mené dimanche un premier raid aérien contre des « sanctuaires » de l’Etat islamique en Syrie, détruisant un camp d’entraînement dans l’est du pays, et a annoncé qu’elle poursuivrait son action autant que nécessaire. La France est désormais engagée sur deux fronts contre l’EI : l’Irak, où elle a mené quelque 200 frappes depuis septembre 2014 dans le cadre de l’opération Chammal, et la Syrie, où elle précise agir en autonomie. Paris explique intervenir « en légitime défense », en vertu de l’article 51 de la Charte des Nations unies, contre les « sanctuaires de Daech d’où partent, d’où sont formés ceux qui s’en prennent à la France », selon les mots du Premier ministre Manuel Valls. Le premier objectif visé dimanche matin était un camp d’entraînement au sud de Deir ez-Zor, ville située à 450 kilomètres à l’est de Damas, sur les deux rives de l’Euphrate. Des combats entre islamistes et forces du régime syrien se poursuivaient dans cette localité, où se trouve un aéroport. « Nos forces ont atteint leurs objectifs : le camp a été en totalité détruit », a annoncé François Hollande en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, à New York. François Hollande entend mettre à profit ce tournant militaire pour faire avancer les discussions sur un règlement politique du conflit syrien, après plus de quatre ans d’une guerre qui a fait 240.000 morts. « C’était le bon moment pour envoyer un message », explique une source diplomatique française. « C’était important de frapper pour se mettre à la table des discussions sur la Syrie », ajoute une autre. Bref le virage diplomatique est engagé !

Des frappes aériennes nécessaires en Syrie, (Hollande)

Des frappes aériennes nécessaires en Syrie, (Hollande)

Hollande se réveille un peu et commence à prendre conscience des enjeux du conflit qui se déroule en Syrie. Il y a une semaine lors de sa conférence de presse il avait annoncé des vols de reconnaissance aérienne comme réplique à l’État islamique. L’ampleur des migrations d’une part, les avancées successives de Daech semblent l’avoir enfin convaincu que la première riposte envisagée était bien désuète et inadaptée à la situation. Il a dû prendre aussi connaissance du sondage des Français qui majoritairement se prononcent pour une riposte armée y compris ausol. Il met toutefois encore entre parenthèses la question fondamentale de l’alliance internationale, de sa composition de ces les objectifs et de ses moyens. De toute évidence Hollande comme nombre de chefs d’État occidentaux paraît largement dépassé par les événements. Témoin par exemple le revirement inattendu de nombre de pays de rétablir le contrôle aux frontières pour tenter de gérer des flux incontrôlables. Des frappes aériennes contre les positions de l’Etat islamique en Syrie seront nécessaires, a donc  déclaré François Hollande lundi, une semaine après avoir annoncé l’engagement de l’aviation française. « Nous avons commencé des vols de reconnaissance permettant d’envisager des frappes si c’était nécessaire, et ça sera nécessaire en Syrie », a-t-il dit à la presse en marge d’une rencontre avec son homologue nigérian, Muhammadu Buhari. Le président français a annoncé lundi dernier, lors de sa conférence de presse, que l’aviation française effectuerait ces vols en préalable à d’éventuelles frappes contre des positions de l’Etat islamique. Ces vols ont débuté mardi dernier. Jusqu’alors, la France avait joint ses forces aux interventions de la coalition internationale qui vise l’Etat islamique (Daech) uniquement en Irak. Mais l’ampleur de l’exode syrien vers les pays voisins et l’Europe, qui voit cette dernière tenter de s’entendre sur un vaste plan d’accueil des réfugiés, a incité François Hollande à modifier sa position. Il recevait lundi le nouveau président du Nigeria pour évoquer notamment la lutte contre le groupe islamiste Boko Haram, qui multiplie les attentats dans les pays autour du lac Tchad.

Pour des frappes françaises en Syrie (Juppé)

Pour des frappes françaises en Syrie (Juppé)

 

 

François Hollande va sans doute annoncer aujourd’hui leur de sa conférence de presse une prochaine intervention des forces aériennes françaises en Syrie. Une initiative qu’approuve Alain Juppé. Il s’agit d’une évolution de la politique française qui jusque-là avait limité ses interventions en Irak. La France n’était pas intervenue en Syrie pour éviter toute confusion avec le soutien à Bachar El-Assad. Mais aujourd’hui avec l’afflux des migrants syriens la priorité consiste à lutter contre l’État islamique est en quelque sorte de mettre de côté le rapport de la France Bachar El Assad. De toute manière des frappes aériennes dans les conditions actuelles ont montré leurs limites en Irak, il en sera de même sans doute en Syrie. Ce qui va reposer la question de la consistance de l’alliance internationale, des moyens engagés y compris au sol. D’une manière ou d’une autre il faudra bien accepter une recomposition de cette alliance. L’ancien Premier ministre Alain Juppé s’est donc  dit favorable dimanche à l’extension en territoire syrien des frappes aériennes de l’aviation françaises contre le groupe Etat islamique (EI) mais est hostile à toute intervention au sol. « Aujourd’hui, devant la menace que constitue Daech, il faut étendre ces frappes aériennes », a-t-il dit lors du Grand Rendez-vous Europe 1-Le Monde-i-Télé. « Je suis favorable à l’extension des frappes aériennes qui existent aujourd’hui en Irak dans le cadre d’une coalition en territoire syrien ». Un autre ancien Premier ministre de Jacques Chirac, Jean-Pierre Raffarin, s’est dit lui aussi en faveur de telles frappes. « Je ne suis pas opposé à ce qu’il y ait des cibles aériennes qui soient définies en Syrie », a-t-il dit lors du Grand Jury LCI-RTL-Le Figaro Selon Le Monde, le président François Hollande envisage de telles frappes, que la France limitait jusqu’ici au seul territoire irakien, et devrait l’annoncer lundi lors de sa conférence de presse. « La question est de savoir s’il faut accompagner ces frappes par un déploiement au sol et là, j’y suis tout a fait défavorable », a encore dit Alain Juppé. « Nous risquons, si nous nous engageons dans cette voie, de nous mettre dans un guêpier de même nature que celui que la coalition internationale a connu en Afghanistan ou les Américains avec leurs alliés en Irak », a-t-il ajouté. Il reconnaît toutefois que l’efficacité des seules frappes ariennes est limitée, déclarant : « On le voit bien aujourd’hui en Irak : cela a permis tout juste de stabiliser la situation et pas réellement de faire reculer Daech ». Pour autant, il revient aux pays de la région, y compris la Turquie », « de faire le job » au sol, a-t-il indiqué. « Si nous nous mettons dans ce piège, (…) nous risquons de faire basculer complètement les sunnites (syriens) du côté de Daech », a estimé le maire de Bordeaux. Jean-Pierre Raffarin s’est dit de son côté « très réservé » sur l’hypothèse d’une intervention au sol, estimant que dans le contexte actuel une clarification des relations avec la Russie et l’Iran, « deux acteurs de premier rang » dans la crise syrienne, était un préalable. Des voix se sont élevées au sein de l’opposition, dont celle de l’ancien ministre Bruno Le Maire, pour réclamer le déploiement de troupes au sol pour combattre l’Etat islamique. Un sondage Odoxa publié dimanche par Le Parisien-Aujourd’hui en France fait apparaître qu’une nette majorité des Français (61%) sont favorables à la participation de la France à une intervention militaire contre l’EI en territoire syrien.

 

Syrie : frappes aériennes de la France ?

Syrie : frappes aériennes de la France ?

Il est possible que la France change de stratégie vis-à-vis de la Syrie. Jusque-là la France était limitée à intervenir par voie aérienne uniquement en Irak et il faut bien dire sans grand résultat. La France pourrait désormais intervenir aussi en Syrie. Elle pourrait même revoir un peu  sa position à l’égard du régime syrien. On mesure bien jusque-là l’inefficacité de la coalition internationale pour lutter contre les avancées de l’État islamique.b. Les pays occidentaux ont pourtant une lourde responsabilité car ils ont déstabilisé les dictatures (Irak, Lybie, Syrie)  mais en laissant le champ libre à l’Etat islamique.On voit mal quel pourrait être l’efficacité de la France seule. Par contre une coalition réelle et élargie aurait sans doute davantage de succès. Encore qu’elle aurait des limites s’il elle se  cantonne aux interventions aériennes. Par ailleurs la grande absente dans le cadre de cette coalition risque d’être encore une fois l’Europe, l’Europe pourtant destinataire des migrants de Syrie ou d’autres  pays déstabilisés par l’État islamique. Mais la position de la France est particulièrement ambiguë elle refuse pour l’instant de s’inscrire dans une coalition internationale en Syrie, refuse aussi toute perspective de discussion ou d’alliance avec Bachar El Assad et n’envisage pas bien entendu d’intervention au sol. Pour résumer c’est un peu la grande pagaille en matière de stratégie militaire vis-à-vis de l’État islamique et on voit mal ce que la France préfère seule. Selon Le Monde, la France envisagerait cependant d’engager des opérations aériennes contre l’Etat islamique (EI) en Syrie, qui pourraient prendre la forme de frappes ou de vols de reconnaissance. « L’exode accéléré des Syriens, l’échec de la coalition (conduite par les Etats-Unis) à faire reculer l’EI en Irak, ou encore le renforcement possible de la présence militaire russe sur le terrain sont en train de bousculer la position française », estime le quotidien daté de samedi. « Notre ligne n’a pas changé et il n’est pas question de participer à la coalition agissant en Syrie », a indiqué samedi à l’AFP un responsable français s’exprimant sous couvert d’anonymat. En revanche, la France pourrait ne plus s’interdire d’intervenir militairement en Syrie « pour des questions de sécurité intérieure » et « en toute indépendance », ont indiqué à l’AFP des responsables français. L’option d’intervenir militairement en Syrie a été un sujet vendredi d’un conseil de défense à l’Elysée.  L’Elysée a  indiqué que François Hollande s’exprimerait lundi sur cette question lors de sa conférence de presse semestrielle.




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