Archive pour le Tag 'François'

Page 3 sur 5

François Hollande désigné »Homme d’Etat de l’année »» ….un gag ?

François Hollande désigné »Homme d’Etat de l’année »»  ….un gag ?

Peu de grands médias ont repris cette nouvelle : Hollande désigné comme homme d’Etat de l’année par une association internationale à la représentativité improbable. Une fondation créée par un rabbin et qui se dit interconfessionnelle et qui acte sans doute le fait que Hollande n’a pas hésité à combattre l’islamisme radical. Il n’est pas évidemment le seul et la distinction dont il fait l’objet est assez douteuse voire ambigüe.  François Hollande est donc « l’homme d’Etat mondial » de l’année, selon une fondation interconfessionnelle, « The Appeal of Conscience », basée à New York. Le dirigeant français s’est vu décerner ce prix mercredi soir.  Ce prix « honore les dirigeants qui soutiennent la paix et la liberté, par la promotion de la tolérance, la dignité humaine et les droits de l’homme, en défendant ces causes dans leur pays et en travaillant avec d’autres dirigeants mondiaux pour bâtir un avenir meilleur pour tous », a précisé la fondation dans un communiqué. « Le président Hollande sera reconnu pour son leadership dans la sauvegarde de la démocratie et de la liberté dans un moment d’attaques terroristes et pour sa contribution à la stabilité et la sécurité mondiales », ajoute le texte.  Le Premier ministre britannique Davis Cameron s’était vu récompenser l’an dernier. En 2014, ce prix était allé au président mexicain Enrique Peña Nieto. La Fondation « Appeal of Conscience », fondée en 1965 par le rabbin Arthur Schneier.

 

 

Sondage popularité François Hollande toujours plus bas

Sondage popularité François Hollande toujours plus bas

Encore un plus bas historique en matière de popularité pour François Hollande. François Hollande atteint le plus bas niveau jamais enregistré depuis son élection à la présidence de la République avec 16% de confiance (-2), selon un sondage Elabe  pour Les Echos et Radio Classique diffusé jeudi. Une véritable descente aux enfers pour le président qui emmène avec lui Manuel Valls, le premier ministre, de plus en plus coincé entre l’immobilisme de François Hollande et la modernité désormais incarnée par Emmanuel Macon. Une satisfaction cependant sans doute, il paraît difficile que François Hollande puisse encore descendre plus bas. Avec la légère amélioration des indicateurs macro économiques d’une part et le lancement officiel de la campagne électorale, on peut penser que la popularité du chef de l’État va opérer enregistrer un redressement au cours des mois à venir,  certes peut-être pas au point de permettre d’envisager une qualification pour le second tour de 2017 mais cependant à un niveau qui permettra de donner une certaine légitimité à la candidature de gauche de François Hollande lequel compte aussi sur les inévitables déchirements qui risquent de se produire dans le cadre de la primaire Cela d’autant plus qu’on peut penser que le président de la république désormais en campagne va continuer de multiplier les gestes en faveur des couches sociales susceptibles de le soutenir quitte à faire quelques pesanteurs se au perspectives d’équilibrage du budget. En attendant, 80% des personnes interrogées déclarent ne pas faire confiance au chef de l’Etat, près d’un sondé sur deux (49%) allant jusqu’à répondre « pas confiance du tout ». François Hollande entraîne dans sa chute le Premier ministre Manuel Valls qui est lui aussi au plus bas depuis son arrivée à Matignon en avril 2014 avec seulement 20% de confiance. Il perd deux points en un mois. « Cette nouvelle baisse s’avère d’autant plus préoccupante pour l’exécutif qu’elle intervient après une série de bonnes nouvelles sur le front économique », souligne Elabe. Ce sondage a été effectué les 2 et 3 mai auprès d’un échantillon de 1.000 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

(Avec Reuters)

Tafta -François Hollande : non…. « pour l’instant »

Tafta -François Hollande : non…. « pour l’instant »

 

Avec le temps,  la position de François Hollande sur l’accord transatlantique évolue au point même de s’inverser. Favorable au départ à ce nouvel accord sur les échanges économiques entre les États-Unis et l’Europe,  François Hollande a progressivement fait évoluer son point de vue au point maintenant de s’y opposer aujourd’hui « à ce stade » de la discussion. Il est clair que cette  postures de François Hollande et largement liée à la perspective de 2017 et à la volonté de ne pas contrarier le monde agricole qui risque de souffrir de la nouvelle normalisation des échanges sur le plan environnemental et sanitaire. Du coup il est vraisemblable que ce projet ne pourra faire pas faire l’objet d’un accord d’ici la fin de l’année comme le souhaitait Obama mais aussi Merkel voir d’autres pays d’Europe comme l’Italie François Hollande s’est déclaré mardi opposé « à ce stade » à la conclusion d’un traité de libre-échange entre l’Union européenne et les Etats-Unis, une position loin d’être partagée par ses grands partenaires européens, beaucoup plus allants. L’exécutif français a récemment multiplié les déclarations dans ce sens mais le chef de l’Etat n’avait encore jamais formulé un tel « non » à un accord qui pourrait se révéler politiquement périlleux à l’approche de la présidentielle. « A ce stade, la France dit ‘non’ dans l’étape que nous connaissons des négociations commerciales internationales », a-t-il déclaré lors d’un discours prononcé devant un parterre de socialistes. Ce faisant, il a fait écho à son secrétaire d’Etat au commerce extérieur, Matthias Fekl, selon qui un arrêt des discussions Etats-Unis-UE apparaît aujourd’hui comme « l’option la plus probable ». A droite, le TTIP – également appelé Tafta, pour Trans Atlantic Free Trade agreement – ne recueille pas non plus les faveurs de François Fillon, Bruno le Maire ou Nicolas Sarkozy, tous trois candidats réels ou pressentis à la primaire. Ailleurs, les opinions publiques font preuve de méfiance à l’égard d’un éventuel accord, parfois perçu comme un instrument de la domination américaine et/ou une menace pour la sécurité alimentaire et environnementale en Europe. Mais les gouvernements, qui ont confié les négociations à la Commission européenne, penchent pour certains pour le « oui » à un compromis, à même selon eux de doper la croissance en favorisant les échanges entre les deux rives de l’Atlantique. En Allemagne, Angela Merkel y est favorable et, au Royaume-Uni, David Cameron a plusieurs fois apporté son soutien à la poursuite de ces négociations-marathon, entamées en 2013. « Certes, il faut être vigilant », a déclaré mardi le secrétaire d’Etat italien aux Affaires européennes, Sandro Gozi, sur Europe 1. Toutefois, « nous pensons que nous allons augmenter le Produit intérieur brut, les opportunités pour les entreprises italiennes et européennes grâce à cet accord », a ajouté ce collaborateur de Matteo Renzi. « Il faut tout faire pour avancer », a encore estimé Sandro Gozi.

(Avec Reuters)

Sondage popularité François Hollande : la chute continue

Sondage popularité François Hollande : la chute continue

Selon les sondages en valeur absolue la popularité de François Hollande varie de 13 à 19 %. Reste une constante dans tous les sondages, Hollande ne cesse de s’enfoncer ainsi selon BVA la cote de popularité de François Hollande a encore chuté en avril, à 19% (-2 points en un mois), tandis que celle de Manuel Valls a légèrement remonté à 30% (+2), selon un sondage BVA pour Orange et iTELE publié samedi 30 avril. Quatre Français sur cinq (80%, +1 point) ont exprimé une « mauvaise opinion » du président de la République (50% de « très mauvaise opinion » et 30% de « plutôt mauvaise opinion »), 69% (-2 points) du Premier ministre (30% « très mauvaise », 39% « plutôt mauvaise »).   Avec 19% de « bonnes opinions » (17% « plutôt bonne » et 2% « très bonne »), la popularité du chef de l’État « est inférieure de 11 points au score le plus bas atteint par Nicolas Sarkozy durant la période 2007-2012 (en février et avril 2011) », note l’institut. François Hollande retrouve le niveau le plus bas atteint dans ce baromètre en septembre 2014, après les départs du gouvernement d’Arnaud MontebourgBenoît HamonAurélie Filippetti. Quant à Manuel Valls, BVA juge qu’il est « un peu tôt pour affirmer qu’il a réussi à amorcer un réel mouvement d’amélioration ».  Un sondé sur deux (50%, inchangé) juge par ailleurs qu’Alain Juppé (LR), candidat à la primaire à droite, devrait avoir « davantage d’influence dans la vie politique ». Deuxième, le ministre de l’Économie Emmanuel Macron, dont la cote d’influence progresse de 4 points à 48%. Autre candidat à la primaire à droite, Bruno Le Maire (LR) arrive troisième, avec 36% (+1), devant François Bayrou (MoDem) à 33% (-1), puis François Fillon (LR) à 31% (+1).  L’ancien président de la République et actuel patron des Républicains, Nicolas Sarkozy est 22e (19%, -3). La présidente du FN, Marine Le Pen, apparaît à la 10e place (26%, – 2). Le cofondateur du Parti de Gauche, Jean-Luc Mélenchon se classe 21e (20%, -1), l’écologiste Cécile Duflot 28e (12%, -1).

(Avec RTL)

François Hollande futur président en Allemagne. … et Merkel présidente en France

Automobile le low-cost le vent en poupe

Il est clair que les voitures pas chères sont à la mode et qu’elle constitue le créneau privilégié de développement de l’industrie automobile. Un phénomène de plus e en plus intégrée par toutes les marques. Premier facteur explicatif évidemment la crise avec le blocage relatif des salaires pensions et autres revenus. Faute de visibilité concernant l’avenir on limite donc l’investissement des ménages dans ce domaine. Second élément important la démystification de l’automobile comme symbole de la réussite sociale. Il y a d’ailleurs longtemps que les couches aisées ont rompu avec ce symbole mais progressivement dans l’ensemble de la population s’installe de plus en plus solidement l’idée que l’automobile doit être réduite à ce qu’elle est,  c’est-à-dire un moyen de transport pour se déplacer d’un point@un.b. Le reste est donc superfétatoire,  inutile et ruineux. Dernière considération les interrogations concernant le véhicule électrique qui risque de se généraliser et rendre caduque le classique moteur à explo et à pollution. Dacia  ainsi vu ses  immatriculations bondir dans l’Hexagone de 16,8% sur les trois premiers mois de 2016 à 28.600 unités – soit un rythme deux fois plus rapide que le marché total – et même de 19,6% sur le seul mois de mars. Dacia représente 20% des ventes totales du groupe Renault en France. Citroën va ainsi commercialiser début avril en France, en Italie, en Belgique, puis en juin outre-Rhin, sa C-Elysée, une voiture à bas coûts lancée fin 2012 dans les pays émergents où elle était restée cantonnée jusqu’ici. Un lancement en toute discrétion d’ailleurs, sans aucun communiqué de presse ni publicité, comme si la firme aux chevrons en avait honte.  Cette petite C3 simplifiée, austère, très peu glamour avec sa carrosserie à quatre portes et coffre séparé, est vendue à un tarif canon de 13.450 euros (version à essence de 82 chevaux). Une offre alléchante pour les familles avec peu de moyens qui achètent généralement des modèles d’occasion. Point fort : un grand espace à bord dans la catégorie,  pour 6.500 euros de moins qu’une berline compacte Citroën C4…. mais 5.500 de plus qu’une Dacia Logan de base, il est vrai plus petite! Produite depuis 2012 à Vigo (Espagne) et 2013 à Wuhan (Chine), la C-Elysée  est d’ores et déjà la Citroën la plus vendue dans l’ex-Empire du milieu, en Turquie ou en Algérie.  Il s’en est écoulé 117.000 dans le monde  l’an dernier, soit 10% des ventes totales de la marque. Et ce n’est pas fini. Fiat s’y met aussi. Avec une « grande » Tipo produite en Turquie, à 11.990 euros seulement (prix de lancement), garantie trois ans ou 100.000 kilomètres. Encore mieux que la C-Elysée de Citroën pour plus d’espace intérieur. A ce tarif, on a droit à un moteur 1,4 litre de 95 chevaux et un équipement de premier plan (climatisation, vitres électriques à l’avant…). Un break arrivera à la rentrée pour compléter la gamme. Les véhicules à bas coûts « représentent une tendance de fond, pour compenser le fait que les (autres) voitures deviennent globalement de plus en plus chères », affirme Hadi Zablit, spécialiste auto du Boston Consulting Group. Alors que les voitures, de plus en plus sophistiquées, se renchérissent effectivement, le créneau s’élargit pour des véhicules fonctionnels, simples, capables d’emmener une famille sur la route, sans coûteux gadgets futiles. Ces acheteurs contraints financièrement se moquent des apparences. « En Europe, beaucoup de gens souhaitent consacrer un budget moindre. C’est un choix économique rationnel », précise Marc Suss, directeur du programme voitures d’entrée de gamme de Renault.

Hollande, en tête des sondages, devant Merkel. En Allemagne

François Hollande futur président en Allemagne. … et  Merkel présidente en France

Curieux mais François Hollande est relativement bien apprécié par les étrangers au-delà des frontière s en termes de popularité,  il devance même Angela Merkel en Allemagne pourtant en France François Hollande est englué dans une popularité  qui ne dépasse pas 15 à 18 %. À l’inverse entre la Merkel bénéficie d’un soutien de près de 70 % des Français. De là à penser qu’Angela Merkel pourrait devenir la présidente de la France et Hollande le président de l’Allemagne il y a sans doute un pas difficile à  affranchir ; dommage  car avec Angela Merkel présidente  en France on serait enfin où va le pays même si certaines orientations peuvent être contestées mais au moins c’est clair  Selon l’institut Odoxa réalisé dans les 5 plus grands pays européens, François Hollande, en Allemagne, est plus populaire qu’Angela Merkel en personne: 56% d’opinions positives pour lui, 51% pour elle Au même moment, une écrasante majorité de Français ronronnent devant « Angie » ; ils aiment cette mère prospère, cette mère « Tape dur », capable d’ouvrir ses bras de pâtissière aux réfugiés, que nous préférons voir chez elle plutôt que chez nous. Ainsi, 68% des Français portent un jugement positif sur le compte d’Angela Merkel ; ils ne sont que 18% à juger positivement Hollande. 50 points d’écart, rien que ça! Certes, la Chancelière a cher payé chez elle sa politique d’immigration massive. La chute sondagière et de popularité est si forte que les allemands lui préfèrent désormais le président bleu blanc rouge, d’ailleurs majoritairement apprécié à l’extérieur des frontières de l’hexagone.

François Fillon : pas le candidat du consensus

François Fillon : pas le candidat du consensus

 

 

 

Par opposition sans doute pas Alain Juppé François Fillon indique qu’il n’est surtout pas le candidat du consensus. Il cherche évidemment à se singulariser coincé qu’il est entre la candidature de Juppé et celle de Sarkozy. Du coup François Fillon surjoue dans un rôle qui ne correspond pas trop à son personnage. Il déclare même vouloir casser la baraque.  François Fillon, qui assure avoir encore toutes ses chances en vue de la primaire de la droite pour 2017 malgré des sondages défavorables, a tenu samedi un discours offensif durant lequel il s’est dit prêt à « casser la baraque ». François Fillon aura un peu de mal à convaincre de ce radicalisme nouveau d’autant qu’il traîne comme Sarkozy cinq ans de gestion où il n’a pas vraiment convaincu de sa volonté de réforme. Avec moins de 10% des intentions de vote, l’ancien Premier ministre figure à la quatrième place des dernières enquêtes, à quelques points de Bruno Le Maire et loin derrière et Alain Juppé et Nicolas Sarkozy, lequel n’a pas encore dit s’il briguerait l’investiture de son camp pour la prochaine présidentielle. « Je ne suis pas le candidat de la revanche, je ne suis pas celui du consensus », a-t-il dit lors d’une réunion publique à Paris, évoquant l’ex-président, battu par François Hollande en 2012, et le maire de Bordeaux, aujourd’hui favori. François Fillon a encore tenté de discréditer ses deux concurrents en estimant que les électeurs « ne voudront pas rééditer le match de 2012″. « Et il faudra davantage que des postures tranquilles pour les convaincre », a ajouté l’ancien chef du gouvernement, sans citer Alain Juppé, qui assume un profil proche du centre et évite de susciter la controverse.  D’après un sondage BVA pour Orange et iTELE paru samedi, 37% des Français et 57% des seuls sympathisants de droite lui font confiance – un score inférieur à ceux d’Alain Juppé et de Bruno Le Maire mais supérieur à celui de tous les autres prétendants. (Avec Reuters)

Accord avec la Turquie des migrants : François Hollande se réveille !

Accord avec la Turquie des migrants :  François Hollande se réveille !

Il était temps que François Hollande se réveille à propos du projet d’accord avec la Turquie notamment en affirmant qu’il refuserait de faire des concessions demandées par les Turcs. En particulier en matière de demande de visas pour les Turcs et de droits de l’homme. Le premier scandale c’est de faire confiance à un pays dont la politique et la philosophie sont particulièrement ambigües vis-à-vis de l’État islamique sans parler du caractère antidémocratique du régime. Comment peut-on imaginer que le contrôle des frontières de l’Europe pourrait être assuré par un pays extérieur aussi peu sûr. Deuxième scandale celui qui consiste à penser que la Turquie pourra retenir chez elle les migrants et même accueillir ceux  qu’on va lui réexpédier ? D’autant que la Turquie demande la suppression des visas pour les turcs qui veulent se rendre en Europe. Comment distinguer un turc d’un syrien qui voudra voyager dans l’union européenne ? Il y a enfin le marchandage, celui qui consiste à donner de l’argent à la Turquie pour jouer le garde-chiourme de l’Europe. Enfin accéder à la demande de la Turquie d’entrer  dans l’union européenne relève de l’irresponsabilité la plus totale. Plusieurs ministres de l’Intérieur de l’UE réunis jeudi à Bruxelles ont donc  exprimé des réserves sur la suppression des visas pour les citoyens turcs, un des éléments clefs du projet d’accord entre l’Union et la Turquie sur les migrants. « Il est hautement contestable que la Turquie, qui prend le contrôle d’un journal qui critique son gouvernement, puisse présenter trois jours plus tard une liste de souhaits et qu’elle soit récompensée par des discussions portant sur une libéralisation des visas », a souligné la ministre autrichienne de l’Intérieur, Johanna Mikl-Leitner. « Je me demande si l’Union européenne n’est pas en train de jeter ses valeurs par-dessus bord », a-t-elle ajouté à son arrivée à Bruxelles, ajoutant qu’elle allait plaider en faveur de l’inclusion d’une clause d’annulation dans le texte final. Des ministres ont également fait part de leurs doutes vis-à-vis d’autres éléments du projet d’accord, expliquant que les migrants pourraient tenter d’emprunter de nouvelles routes pour entrer dans l’Union. Le texte, en l’état, prévoit en effet de « renvoyer tous les migrants en situation irrégulière qui partent de la Turquie pour gagner les îles grecques » et, en échange, de « procéder, pour chaque Syrien réadmis par la Turquie au départ des îles grecques, à la réinstallation d’un autre Syrien de la Turquie vers les États membres de l’UE ». Les ministres de l’Intérieur discuteront en outre du projet de création d’une garde-frontières et d’une garde-côtes européenne que le bloc espère pouvoir déployer à la fin de l’été pour améliorer la protection de ses frontières extérieures. Sans doute une piste beaucoup plus sérieuse -à condition d’y mettre les moyens- plutôt que de confier le contrôle des frontières à un pays aussi peu sûr que la Turquie.

 

Crise agricole : l’agroécologie comme perspective (François Houllier, PDG de l’Inra)

Crise agricole : l’agroécologie comme perspective  (François Houllier, PDG de l’Inra , Institut national de la recherche agronomique).

 

L’agroécologie vise à “produire autrement”, d’une manière qui soit à la fois performante économiquement, environnementalement et socialement, en s’appuyant autant que possible sur les mécanismes naturels, concernant notamment la vie des sols. Le défi est de rompre avec certains excès des modes d’agriculture antérieurs tout en répondant aux besoins qui sont considérables, tant en quantité qu’en qualité. L’agriculture doit être en effet capable de produire plus de nourritures et de biomasses, parce qu’il y a à la fois plus de monde à nourrir et plus de débouchés à fournir (chimie, substituts au carbone). L’agroécologie ambitionne de produire mieux en utilisant moins d’intrants chimiques, moins d’antibiotiques pour l’élevage, moins d’engrais et de pesticides et plus de systèmes verts. L’agroécologie a aussi une dimension sociale, tant il est vrai que l’agriculture est un métier difficile où on ne compte pas son temps. Elle a pour objectif d’atteindre simultanément toutes ces formes de performance. La dimension écologique est primordiale en préconisant une agriculture plus proche de fonctionnement naturel.

Au sortir de la Seconde guerre mondiale, l’enjeu était d’assurer la sécurité alimentaire nationale avec comme mot d’ordre l’autosuffisance, et comme impératif d’accroître les rendements. Cette agriculture reposait sur un modèle familial organisé autour d’un chef d’exploitation, avec éventuellement deux frères formant un GAEC [Groupement agricole d’exploitation en commun], sur des surfaces autour d’une cinquantaine d’hectares, une taille n’ayant rien à voir avec le modèle d’élevage à l’échelle industrielle pratiqué en Australie ou en Amérique du Nord. Parallèlement, l’agriculture s’est intensifiée avec l’utilisation croissante d’intrants chimiques, de produits phytosanitaires, d’engrais et le recours à la génétique des plantes. C’est ainsi que le rendement du blé en France a été multiplié par cinq entre les années 50 et aujourd’hui. Une fois l’autosuffisance atteinte, l’objectif a été dans les années 70 et 80 une “agro-alimentation” visant la transformation des produits agricoles grâce à des industries agroalimentaires visant une valeur ajoutée. Un objectif couplé avec celui de l’exportation.

Puis petit à petit, dans le courant des années 90, les questions liées à l’environnement ont commencé à émerger, la politique agricole commune (PAC) commençant même à se verdir. C’est l’époque où des surfaces ont même été mises en jachère pour réguler les stocks et les excédents. Au début des années 2000, le thème du développement durable a surgi – un peu moins en France qu’ailleurs –, annonciateur du thème de l’agroécologie autour duquel s’opère aujourd’hui une sorte de cristallisation. Parallèlement, la crise alimentaire en 2008-2009, qui a été l’une des raisons des révolutions dans le monde arabe, a fait revenir brutalement sur le devant le thème de la sécurité alimentaire à l’échelle du monde à l’horizon 2025. Face à la demande étrangère – les pays d’Afrique du Nord vont être dépendants à 50 % des importations pour leur nourriture –, imaginer que l’agriculture française ne produirait que pour la France est tout simplement inconcevable. Cela relève aussi d’une forme de solidarité.

On doit comprendre la question de l’intensité de notre agriculture par rapport à nos besoins propres, mais aussi par rapport aux besoins du monde. Et si l’on peut imaginer préférable de relocaliser les activités agricoles au plus près des consommateurs, il y a néanmoins dans le monde des zones structurellement et durablement déficitaires, et d’autres structurellement et durablement excédentaires. Et il faut les faire se rencontrer. Tous les produits n’ont certes pas une vocation exportatrice, et il y a des produits dont on peut avoir besoin, y compris pour assurer une forme de souveraineté, par exemple sur les protéines. Le “produire autrement”, “plus et mieux” donne précisément les moyens de concilier tous les tenants de la problématique

La problématique des sols, support essentiel de l’agriculture, est cruciale. L’usage de produits de synthèse et la simplification des systèmes de culture ont amené à une perte de biodiversité des sols. La biodiversité n’a pas une vertu en soi, mais il se trouve qu’elle a aussi un intérêt pour la production dans le moyen et long terme. Or en matière de connaissance des sols, nous sommes en pleine révolution scientifique, à l’instar des progrès que l’on fait dans la connaissance des micro-organismes de notre tube digestif. L’utilisation intensive des sols fait perdre à ces derniers de la matière organique, se traduisant d’une part par une perte de fertilité, et d’autre part par des émissions croissantes de gaz à effet de serre, notamment de CO2. Or la question est désormais posée : les sols ne peuvent-ils pas être un lieu de stockage du carbone plutôt que d’émission ? Un enjeu décisif à l’heure de la COP 21 et de la lutte contre le réchauffement climatique.

Le deuxième enjeu est de continuer l’amélioration génétique pour pouvoir maintenir des rendements dans un contexte climatique qui évolue, voire pour les accroître dans les régions du monde où ils sont trop faibles. Il s’agit aussi d’obtenir des variétés plus efficaces ayant de bonnes propriétés, notamment des teneurs élevées en protéines pour le blé par exemple. Une révolution scientifique est en cours, notamment en génomie des plantes, permettant d’accélérer la création de nouvelles variétés sans faire appel nécessairement à des biotechnologies de rupture – qui ne sont pas acceptées par la société – mais en jouant de l’effet de levier biotechnologique. Troisième enjeu d’ordre sanitaire, la prophylaxie des maladies et des parasites émergents ou ré-émergents, avec un effort mis en particulier sur leur détection précoce grâce aux outils moléculaires. Réduire le recours aux produits phytopharmaceutiques et aux pesticides passe par le recours à plus de molécules naturelles et ce que l’on appelle la “lutte” biologique.

Ce que l’on observe sur le blé est instructif. Après des hausses de rendement spectaculaires, jusqu’a +20 % en rythme annuel, on observe depuis le milieu des années 90 une stagnation de ces rendements. Les progrès génétiques continuent, mais ces progrès sont pour moitié effacés par des événements liés au changement climatique et pour l’autre moitié par un changement de pratiques agricoles, comme par exemple la simplification des rotations des cultures. À force de faire du blé sans mettre par exemple des légumineuses capables de fixer l’azote de l’air, les sols se sont appauvris… Or le blé est un produit emblématique du “produire plus et mieux”. Comment fabriquer en quantité un blé ayant une teneur en protéines plus élevée tout en utilisant moins d’engrais ? La réponse tient en partie dans la rotation des cultures qui est une composante du “produire autrement”.

Cette idée de rotation est essentielle en agroécologie. En diversifiant les cultures, par exemple en alternant le blé avec des protéagineux, les besoins en engrais chimiques ou de synthèse diminuent, et les émissions de gaz à effet de serre reculent, ce qui est du point de vue environnemental bénéfique. Et du point de vue économique aussi. Mais encore faut-il trouver un débouché pour les protéagineux, que ce soit en alimentation animale ou humaine. Or les protéagineux ont eu tendance à diminuer dans les assolements parce que leur production n’a pas été assez soutenue, notamment par la PAC. Un contresens, alors qu’il faut au contraire les valoriser.

Les productions animales connaissent une situation particulière. La consommation est stable ou en décroissance en Europe, mais elle croît dans le monde. D’où inévitablement la question posée des débouchés, qui sont à l’exportation. Le secteur de l’élevage vit une crise conjoncturelle sur un fond de problèmes structurels de compétitivité. Dans ce contexte, quid des objectifs de type agroécologie ? 18 % des émissions de gaz à effet de serre viennent de l’agriculture, et principalement du monde animal. La prise de conscience de cette réalité est en train de s’opérer chez les éleveurs qui sont prêts à emboîter le pas, pour peu que l’on propose des solutions pour être plus économes en production de gaz.

Deuxième problématique : remettre plus d’herbes dans les élevages, sachant que les élevages adossés à des prairies ont de meilleurs bilans environnementaux, mais aussi économiques, car moins dépendants des variations de coût de l’alimentation animale. La bonne réponse en termes agroécologiques est de recoupler la culture ou la prairie avec l’élevage. La spécialisation dans le temps n’est pas une bonne pratique en termes de durabilité environnementale. Cette problématique du recouplage, que l’on appelle parfois le bouclage du cycle, relève de l’agroécologie.

 

(Interview dans le Nouvel Economiste)

Déchéance de nationalité : quand François Hollande va-t-il enfin faire son travail de président ?

Déchéance de nationalité : quand François Hollande va-t-il enfin faire son travail de président ?

Pour tout dire, ce qui caractérise actuellement le débat sur la déchéance de nationalité c’est à la fois l’incompréhension et la pagaille la plus totale. Incompréhension évidemment de l’opinion publique qui ne comprend plus rien aux multiples versions de la modification constitutionnelle. On ne sait toujours pas si cette déchéance de nationalité concernera uniquement les binationaux ou tous les Français, c’est au moins la cinquième fois que le gouvernement change sa formulation. En fait c’est le flou complet  à gauche comme à droite. La troupe des frondeurs grossit et un quart des députés socialistes pourrait bien ne pas voter la proposition de François Hollande. Même chose à droite où cette question a permis de faire émerger un groupe de frondeurs dont Fillon tente de prendre la tête. Non pas tellement à propos de la question de la déchéance mais pour nuire à Sarkozy et dans la perspective de la primaire bref comme aurait dit De Gaulle : c’est la chienlit dans les partis politiques. On attendrait donc que François Hollande fasse enfin son travail et qu’il tape sur la table. Il serait temps qu’ils réunissent les principaux leaders des formations politiques pour les contraindre à se prononcer clairement. Ou bien François Hollande doit se décider à organiser un référendum sur la question si les divisions politiciennes empêchent tout accord au congrès. Au lieu de cela Le gouvernement a bidouillé avec les exigences du plus grand nombre, à gauche comme à droite, pour s’assurer du vote d’au moins 555 parlementaires, seuil minimum requis au Congrès pour modifier la Constitution.

François Bayrou : contre la réforme de l’orthographe

François Bayrou : contre la réforme de l’orthographe

François Bayrou déclare son opposition à la réforme de d’orthographe pour la raison simple qu’elle s’attaque à des questions anecdotiques et non à l’essentiel à savoir la nécessité d’un minimum de maîtrise du français par les collégiens. (Interview de François Bayrou au JDD)

Ognon, nénufar, disparition d’accents circonflexes : une réforme facultative de l’orthographe, adoptée par le Conseil supérieur de la langue française il y a 26 ans, approuvée à l’époque par l’Académie française, mais passée largement inaperçue, sera généralisée dans les manuels scolaires du primaire à la rentrée 2016.  Une application qui soulève une vague de protestations… Dans le JDD, François Bayrou, maire de Pau, président du Modem et ancien ministre de l’Education nationale (1993-1997) exprime sa colère contre cette réforme. Extraits de sa tribune.

« Le gouvernement voudrait que j’écrive à sa convenance. Je continuerai à écrire à la mienne. Et il me restera suffisamment d’arguments grammaticaux qui me feront souvenir que l’accent circonflexe est la trace d’un « s » d’autrefois, effacé dans la prononciation, mais présent dans l’histoire du mot : le maître fut un master après avoir été un magister. Et honni soit qui mal y pense.

[…]

Il y aura cependant des conséquences. Il y aura ceux qui sauront, ceux qui se reconnaîtront au circonflexe, ou au trait d’union : autrement dit une orthographe pour les uns, les initiés, et une orthographe pour les autres. Une discrimination de plus. D’autant que personne ne pourra déclarer fautive l’orthographe traditionnelle. Leur pouvoir ne va pas jusque là.

[…]

Ajoutons que prétendre que ces simplifications imposées facilitent en quoi que ce soit l’acquisition de l’orthographe par les élèves est une plaisanterie de garçon de bains. Ce n’est pas l’orthographe de nénuphar qui est un problème au collège, c’est l’accord du sujet avec le verbe, au pluriel le s ou le x pour les noms, et le nt pour les verbes, et la conjugaison simple. Non pas le recherché ou le complexe, mais l’élémentaire. On ne facilitera pas le travail des enseignants de français ou des professeurs des écoles en introduisant dans les esprits des élèves l’idée que ces règles qu’ils essaient de transmettre sont discutables et d’un autre temps. »

La politique de François Hollande n’est pas de gauche pour 65 % (sondage)

La politique de François Hollande n’est pas de gauche pour 65 % (sondage)

C’est ce que penseraient les Français dans un sondage réalisé par Elabe pour BFM. Un sondage toutefois à prendre avec des pincettes tellement le concept de gauche est flou aujourd’hui. S’agit-il de l’idéologie de Mélenchon, de Besancenot, de Montebourg, des frondeurs, de la majorité du parti socialiste de Valls ou de Macron. ? La vérité c’est que la gauche est complètement dans le potage en matière de ligne idéologique, de vision et de programme. Dès lors les sensibilités de gauche vont des marxistes purs et durs jusqu’au social libéralisme en passant par les sociaux démocrates, les libertaires et autres défenseurs des droits de l’homme. . La vérité c’est sans doute que la politique de François Hollande n’est ni de gauche ni de droite on pourrait surtout la qualifier de politique approximative qui navigue au gré du vent. Dans le sondage dès la réalisée pour BFM en tout cas 65 % des interrogés considère que la politique de François Hollande n’est pas de gauche. À la question : « Diriez-vous que François Hollande et Manuel Valls mènent une politique de gauche? » seuls 6% des sondés ont répondu « oui, tout à fait » sur les 34% de Français à répondre « oui ». Les choix de l’exécutif semblent diviser son électorat puisqu’ils ne sont que 37% des sympathisants de gauche à trouver que l’action politique mise en place est réellement de gauche. C’est presque autant que parmi ceux de la droite et du centre (38%).  Ce premier constat est encore plus marqué quand on observe les dissensions entre les membres des partis de gauche. Ainsi, une petite majorité (53%) des sympathisants du Parti socialiste juge la politique menée par l’exécutif comme étant de gauche, mais ils ne sont que 17% des sympathisants du Front de Gauche et d’Europe Ecologie-Les Verts à partager cet avis. En revanche, l’étude révèle aussi que les actions menées par l’exécutif pour l’éducation et la famille sont majoritairement considérées à gauche pour 70% des personnes interrogées. Dans les domaines de la famille comme de l’immigration, 64% pensent que François Hollande et Manuel Valls « mènent plutôt une politique de gauche » et dans celui des affaires sociales 58%.  La politique fiscale (impôts, taxes), ainsi que la politique conduite pour lutter contre le terrorisme sont par contre considérées « de droite » par respectivement 52% et 54% des Français interrogés.  Au final, les sympathisants de gauche considèrent de gauche la politique menée trois des huit domaines testés dans ce sondage : l’école et d’éducation (68%) et la politique familiale (63%). Concernant l’immigration, ils ne sont plus qu’une petite majorité (52%) à considérer que l’exécutif mène une « politique de gauche » (contre 48% de droite). Mais pour ce qui concerne la fiscalité, l’économie et l’emploi, une forte majorité considère que l’action de l’exécutif est ancrée à droite (64% pour la fiscalité et 67% pour l’économie et l’emploi).


Sondage popularité : rechute de François Hollande

 

 

L’effet attentats est complètement retombé pour Hollande qui replonge  à 24 % d’opinions favorables. Selon une enquête IFOP réalisée pour le JDD, trois quarts (75 %) des personnes interrogées se disent mécontents de l’action du chef de l’Etat, contre 73 % le mois précédent. Elles sont 24 % à se dire satisfaites, contre 27 % un mois auparavant. De son côté, la cote du chef du gouvernement atteint quant à elle 60 % de mécontents (contre 62 % en décembre) et 39 % de satisfaits (contre 38 %). Un autre sondage réalisé par  BVA pour Orange et télé publié samedi donne des résultats voisins. 25% des Français disent faire confiance au chef de l’Etat, soit cinq points de moins qu’il y a un mois et 8 de moins qu’en novembre. Sa cote avait bondi de huit points juste après les attentats du 13 novembre. « Alors qu’en fin d’année, François Hollande pouvait espérer capitaliser sur le succès de la COP21, la défaite moins importante que redoutée aux régionales et une image restaurée d’autorité et de leadership après la gestion des attentats, il voit au contraire son image se détériorer », note BVA. « Les multiples revirements du débat sur la déchéance de nationalité ne sont sans doute pas étrangers à ces résultats. Certaines annonces dans le domaine de l’emploi comme le plafonnement des indemnités chômage (…) ont peut-être également déplu à une partie des sympathisants de gauche », chez qui François Hollande perd sept points, ajoute l’institut. Dans le même temps, 39% des personnes interrogées, un niveau inchangé, disent faire confiance au Premier ministre, Manuel Valls, même si cette stabilité masque une forte baisse (-10 points) chez les sympathisants de gauche.  Le jugement des Français sur la politique de l’exécutif est toujours aussi sévère, 23% des personnes interrogées (-4 points) considérant qu’elle est juste et 14% (-3 points) efficace. La cote d’influence des autres personnalités politiques est en baisse quasi générale. L’ancien Premier ministre Alain Juppé perd ainsi huit points, bien qu’il arrive toujours en tête, 49% des Français souhaitant le voir exercer davantage d’influence dans le futur. Mais, avec un score de 73% (inchangé) auprès des sympathisants de droite, il creuse l’écart par rapport à ses principaux rivaux pour la primaire en vue de la présidentielle de 2017. Bruno Le Maire perd quatre points (à 54%), François Fillon huit points (49%) et Nicolas Sarkozy quatre points (39%). Chez les seuls sympathisants Les Républicains, le maire de Bordeaux fait aussi la course en tête, avec 73% (+8 points) devant Nicolas Sarkozy (64%, +2 points) et François Fillon (59%, -3 points).

 

Service civique : François Chérèque pas favorable à sa généralisation

Service civique : François Chérèque pas favorable à sa généralisation

François Chérèque le président actuel de l’agence du service civique n’est pas favorable à la généralisation de ce service considérant qu’on ne peut imposer par la contrainte l’adhésion aux valeurs républicaines. Une réaction qui pour le moins mérite débat dans la mesure où cette obligation est incontournable pour prétendre faire parti de la communauté française. Pour résumer encore plus brutalement : il n’y a pas d’autre choix,  s’intégrer ou  partir. Une problématique encore taboue ou qu’on aborde sur la pointe  des pieds pour ne pas heurter les susceptibilités de nombreux bobos. Le service civique pourrait constituer un des éléments incontournables pour réellement être admis dans la communauté du pays. De même que l’adhésion à la carte aux valeurs républicaines n’est pas admissible on comprend mal que la contrainte du service civique ne s’exerce que sur certains, ceux qui en ont envie ! La généralisation du service civique évoquée par Hollande ne recueille pas l’adhésion de Chérèque en raison aussi  de réactions possibles d’une partie de la jeunesse. Un argumentaire qui témoigne pour le moins du concept de république molle qui caractérise aujourd’hui le pays aussi du caractère très flou de la finalité du service civique (Interview le FIGARO)°

 

Le service civique est un dispositif relativement récent. Quel est votre bilan auprès des jeunes?

Oui, nous sommes même victimes de notre succès puisque nous n’arrivons pas à répondre à toutes les demandes des jeunes. En 2015, nous avons eu environ 60.000 missions, contre 35.000 en 2014 mais malgré cette progression nous avons toujours une mission pour quatre demandes.

Comment expliquez-vous cet engouement?

Nous avons réalisé deux études en octobre qui montre que nous jouissons d’une grande notoriété et d’une bonne image auprès des jeunes: 96% des 16 à 25 ans connaissent le service civique et 54% sont intéressés pour faire une mission. On constate que les jeunes ont envie de s’investir dans ce contexte post-attentats comme on a pu le constater aussi pour le service militaire ou la Croix Rouge. Plus de 462.000 jeunes se sont inscrits sur le site du Service Civique depuis sa création en 2010, dont près de 150.000 pour la seule année 2015.

Lorsque François Hollande a évoqué une « généralisation » du service civique, il a ravivé le débat sur le service civique obligatoire. Quelle est votre position sur ce sujet?

Je suis favorable au renforcement mais contre l’obligation Par ailleurs, il y a un côté punitif à vouloir le rendre obligatoire alors qu’au contraire, un service civique peut favoriser ensuite une embauche dans une entreprise. Je l’ai dit à François Hollande et je suis content qu’il m’ait écouté. Pour moi, il y avait un risque que les jeunes descendent dans la rue si le service civique devenait obligatoire.

L’enjeu pour arriver à l’objectif de 350.000 jeunes en service civique par an sera donc de trouver davantage de missions. Comment allez-vous vous y prendre? 

Près de 90% des missions sont réalisées actuellement auprès du monde associatif. Pour monter en puissance, en 2015, suite à la volonté déjà affirmée de François Hollande d’augmenter le nombre de missions, nous avons lancé de nouveaux grands programmes ministériels plus ambitieux. L’Education nationale, qui a recruté 5.000 jeunes en 2015, va ainsi faire passer ce chiffre à 15.000 cette année et 37.000 en 2017. Il y aura également 10.000 missions dans la Culture en 2016, contre 6.000 en 2015. Nous venons de signer avec le ministère des Affaires sociales. 17.000 missions vont être proposées en 2016, 25.000 en 2017. En parallèle, nous travaillons de plus en plus avec les grandes fédérations sportives. Mais nous avons encore du chemin à faire avec les collectivités territoriales et les établissements hospitaliers. Elles ne connaissent pas assez le dispositif et considèrent les contraintes d’encadrement et de tutorat trop lourdes. Par ailleurs, nous n’avions pas jusqu’à présent les moyens pour démarcher ni pour proposer plus de missions. Nous allons désormais pouvoir le faire.

Concernant les jeunes, je souhaiterai quand même qu’il y ait davantage de jeunes salariés qui fassent un service civique car c’est un frein actuellement. Nous avons peu de volontaires qui ont un CAP ou BEP car ils s’insèrent directement sur le marché du travail. Il faut réfléchir à un dispositif avec les entreprises qui facilite la prise d’un congé pour réaliser une mission.

Le collectif Génération précaire estime que la montée en puissance du service civique va accentuer la précarisation de la jeunesse et détruire des emplois salariés. Que leur répondez-vous? 

Il ne faut surtout pas transformer le service civique en dispositif d’insertion professionnelle. C’est d’abord un engagement citoyen, un don de soi, même si derrière c’est aussi une expérience que l’on va pouvoir valoriser pour décrocher un emploi. En ce sens, je ne suis pas favorable à une augmentation de l’indemnisation (573 euros par mois ndlr) car, même si les jeunes y sont favorables, elle alimenterait le discours sur l’effet de substitution à l’emploi. Ceci étant dit, je ne suis pas naïf. Mais je tiens à faire remarquer que le chômage des jeunes baisse depuis un an et que nous avons doublé le nombre d’inscrits. Il n’y a donc pas forcément de corrélation.

Le service civique a été créé en 2010 sous le gouvernement Fillon par Martin Hirsch alors Haut-commissaire aux solidarités actives. Il s’agit d’un engagement volontaire au service de l’intérêt général ouvert à tous les jeunes de 16 à 25 ans, sans aucune condition de diplôme. Il s’effectue sur une période de 6 à 12 mois en France ou à l’étranger. Les missions ont trait à la solidarité, l’éducation, l’environnement ou encore le sport et la culture. Chaque mission est indemnisée 573 euros par mois.

Montée de l’extrême droite, pourquoi ? (François Lafond)

Montée de l’extrême droite, pourquoi ? (François Lafond)

 

Interview de François Lafond, directeur général du think-tank européen EuropaNova. (Interview  de Challenges)

 

Les bons scores obtenus par le Front National aux régionales s’inscrivent-ils dans une montée générale des extrêmes droites en Europe?

Partout en Europe, il y a un rejet des partis traditionnels de gouvernement et de la mondialisation. L’intégration européenne du fait de sa complexité est perçue comme une contrainte imposée aux Etats. On voit donc une montée des partis antisystème, qui n’ont pas encore exercé le pouvoir. Mais cela ne se traduit pas partout par un vote à l’extrême droite. L’extrême gauche tire aussi son épingle du jeu, que ce soit Syriza en Grèce ou Podemos en Espagne. Au Royaume-Uni, le UKip milite pour l’indépendance vis-à-vis de l’Europe mais ne se considère pas comme un parti d’extrême droite semblable au FN. Le point commun de ces partis est de lutter contre la mondialisation et de reprendre de la souveraineté. Leurs programmes économiques sont d’ailleurs assez proches, qu’ils se situent à gauche ou à droite.

Comment expliquer qu’en France ce soit l’extrême droite qui profite de la situation et pas chez nos voisins?

Il y a des raisons historiques qui font que l’Espagne, le Portugal ou la Grèce n’ont pas basculé à l’extrême droite. Ces pays restent traumatisés par les dictatures de droite des années 1970. De même, le parti anti-européen a eu du mal à percer en Allemagne car il est difficile d’aller à l’extrême droite depuis la seconde guerre mondiale. En France, le parti communiste a déjà été au pouvoir dans les années 1980 et 1990 avec le parti socialiste et a perdu sa capacité à constituer une alternative. Il y aussi un phénomène de rajeunissement propre à l’extrême droite française: si Jean-Marie Le Pen était resté au Front National, le parti n’aurait pas fait le même score. Désormais, le FN est dirigé par sa fille Marine et a la plus jeune députée de France avec sa nièce Marion Maréchal-Le Pen. A l’inverse, les partis traditionnels n’ont pas su faire de place aux jeunes et aux femmes. Ainsi, Jean-Pierre Masseret, le candidat socialiste dans l’Est, a 71 ans et apparaît comme celui qui ne veut pas lâcher son poste.

Comment les partis traditionnels peuvent-ils reprendre la main?

En fait, on n’a pas fait assez d’Europe, les Etats membres ne sont pas allés au bout de la logique qu’ils souhaitaient instaurer. On a fait l’euro mais cela ne marche pas s’il n’y a pas de coordination fiscale et budgétaire. On a fait l’espace Schengen mais on n’a pas renforcé les frontières extérieures de l’Union, comme cela était prévu, notamment en Italie et en Grèce. Les dirigeants ont souvent tendance à rejeter la faute sur l’Europe mais ce sont les Etats-membres et le Conseil qui prennent les décisions. En France, le Quai d’Orsay et Bercy doivent accepter d’aller vers davantage de régulation supranationale, de transférer des pouvoirs à une démocratie européenne qui fonctionnerait mieux. Un seul Etat ne pourra pas apporter de réponse pertinente sur des sujets comme le terrorisme ou l’environnement.

François Hollande enterre la réforme du code du travail

François Hollande enterre la réforme du   code du travail

Finalement il y aura bien une réforme du code  du travail mais sur des crottes de chat. Hollnde évacue en effet le contrat de travail, le SMIC et le temps de travail légal. François Hollande a réitéré jeudi à Nancy sa volonté de poursuivre les réformes jusqu’à la fin de son mandat, dont celle du code du travail qu’il veut mener mais sans trop y toucher grâce à   »un socle de droits ». Les grandes orientations de la réforme, qui portera aussi sur le compte personnel d’activité, seront dévoilés mercredi par le Premier ministre Manuel Valls et par la ministre du travail Myriam El Khomri. Le projet de loi sera présenté dès le début de l’année prochaine, a précisé le président de la République dans un discours devant les élus de Meurthe-et-Moselle réunis au siège du conseil départemental, à Nancy. « Nous allons garder un socle de droits : contrat de travail, Smic, durée légale du travail, mais offrir aux partenaires sociaux, dans les entreprise et dans les branches professionnelles, une liberté pour décider, pour négocier, pour avancer », a-t-il affirmé en ajoutant une phrase aussi  incompréhensible qu’ambigüe : Il n’y a « rien à craindre puisque la protection des droits est assurée mais tout à imaginer dès lors que devons adapter les entreprises à la nature de leur activité, à la concurrence » Le chef de l’Etat s’est félicité de voir apparaître « les premiers résultats » d’un redémarrage économique avec « une croissance en hausse depuis 2013″, un coût du travail faisant jeu égal avec l’Allemagne selon lui et un chômage en recul de 0,7% septembre. « J’entends réformer jusqu’au dernier jour de mon mandat », a dit François Hollande, attribuant aux réformes déjà menées, dont les baisses de charges en faveur des entreprises, ce début d’embellie.

 

« Le système mondial actuel est insoutenable », selon le pape François

« Le système mondial actuel est insoutenable », selon le pape François 

Le pape François a accordé un long entretien à Paris Match, qui lui consacre une dizaine de pages jeudi. Le souverain pontife y fait une critique en règle du système capitaliste actuel. Pour lui, « le capitalisme et le profit ne sont pas diaboliques si on ne les transforme pas en idoles. Ils ne le sont pas s’ils restent des instruments ». En revanche, insiste-t-il, « si l’argent et le profit à tout prix deviennent des fétiches qu’on adore, si l’avidité est à la base de notre système social et économique, alors nos sociétés courent à la ruine ». Pour lui, « les hommes et la création tout entière ne doivent pas être au service de l’argent : les conséquences de ce qui est en train d’arriver sont sous les yeux de tous! ».  »L’humanité doit renoncer à idolâtrer l’argent et doit replacer au centre la personne humaine, sa dignité, le bien commun, le futur des générations qui peupleront la Terre après nous », insiste-t-il auprès de la journaliste Caroline Pigozzi. Evoquant les conflits actuels, notamment en Syrie et en Irak, il appelle à agir « face à l’urgence » sans oublier de s’attaquer aux « causes ». « Demandons-nous pourquoi tant de guerres et tant de violences (…) N’oublions pas non plus l’hypocrisie de ces puissants de la terre qui parlent de paix mais qui, en sous-main, vendent des armes », fustige-t-il, appelant à « construire des modèles de développement économique qui placent au centre l’être humain et non l’argent ». Très engagé depuis le début de son pontificat dans la lutte en faveur de l’environnement, François espère que la conférence des Nations unies sur le climat prévue à Paris en décembre,   »pourra contribuer à des choix concrets, partagés et visant, pour le bien commun, le long terme ».  « Le chrétien est enclin au réalisme, non au catastrophisme. Néanmoins, justement pour cela, nous ne pouvons nous cacher une évidence : le système mondial actuel est insoutenable », estime le pape. « Notre maison commune est polluée, elle ne cesse de se détériorer. On a besoin de l’engagement de tous. Nous devons protéger l’homme de sa propre destruction », avertit François.

François Fillon : « pour des statistiques ethniques »

 

François Fillon : « pour des statistiques ethniques »

 

Il est clair que la proposition de François Fillon dans ce domaine comme dans d’autres vise surtout à se démarquer de Sarkozy en vue des primaires de  2017 : il prend donc un positionnement politique très à droite. Pour autant on ne peut évacuer la question des statistiques ethniques d’un revers de main car la politique d’intégration constitue globalement un véritable échec notamment dans les banlieues. De ce point de vue la réaction négative des Français vis-à-vis des réfugiés de Syrie et d’ailleurs est largement hypothéqué par cet échec de l’intégration de population d’origine étrangère déjà présente en France « Si on veut vraiment piloter la politique d’immigration comme je le préconise, [...] il faut avoir la possibilité de savoir qui on accueille, ce que ces personnes deviennent, comment elles s’intègrent« . Pour savoir « quelle est la réalité du peuplement de notre pays [...], il faut des statistiques ethniques », a-t-il ajouté en insistant ensuite sur l’importance de faire sauter ce tabou. « Sinon, on restera dans le non-dit, le refus de la réalité. C’est cela qui est en train de faire monter la colère de nos concitoyens. François Fillon a alors assuré que ses propositions sur l’immigration étaient aujourd’hui reprises pour une large part par Les Républicains.  »80% des propositions qui ont été faites cette semaine par Nicolas Sarkozy » lors de sa « journée de travail » consacrée à l’immigration « sont dans le document que j’ai rendu public il y a un an sur l’immigration », a-t-il lâché au passage. Les statistiques ethniques ne sont pas autorisées en France et constituent un sujet sensible depuis de nombreuses années. Elles permettent de connaître le nombre et les origines des étrangers ou des personnes d’origines étrangères résidant dans l’Hexagone.  Le Conseil constitutionnel avait censuré en 2007 une mesure sur ces statistiques ethniques contenue dans le projet de loi sur l’immigration de Brice Hortefeux, en rappelant notamment que la Constitution établit « l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion ». En février dernier, le président François Hollande avait évoqué l’idée de statistiques ethniques en jugeant que ce débat « n’apporterait rien ». Son Premier ministre Manuel Valls avait toutefois relancé le débat en évoquant, après les attentats de janvier, un « apartheid territorial, social et ethnique » plombant les quartiers sensibles. En mars, Manuel Valls s’était également dit « prêt à avancer » sur une « réflexion » à ce propos, « dans un cadre constitutionnel ». 

François Rebsamen se reclasse à Dijon

François Rebsamen se reclasse à Dijon

Il y a plusieurs raisons au départ de Rebsamen comme ministre du travail. Première raison on l’a un peu poussé vers la sortie pour faire respecter le non-cumul des mandats par les membres du gouvernement. Seconde raison Rebsamen  amène est bien conscient du peu de chances qu’à la gauche de gagner les élections 2017 et se reclasse  afin d’éviter d’avoir à pointer à pôle emploi. D’autant qu’il sait très bien que Pôle  emploi est bien incapable de fournir la moindre offre à la plupart des chômeurs. De ce point de vue en tant que ministre du travail François Rebsamen  à échoué comme ses prédécesseurs. L’éventuelle inversion  de la courbe du chômage sera en effet tout à fait relative dans la mesure le chômage a augmenté de 500 000 depuis le début du quinquennat de Hollande, au  mieux d’ici 2017 on ne pourra enregistrer qui que quelques dizaines de milliers de créations nettes d’emplois. Le ministre du Travail, François Rebsamen, estime qu’il ne pourra pas cumuler durant plus d’un mois cette fonction avec celle de maire de Dijon, qu’il devrait retrouver lundi, et envisage de démissionner au plus tard le 9 septembre. »Je remettrai ma décision à François Hollande en septembre », déclare le ministre du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social au Journal du Dimanche. « Le mercredi 9 septembre. Cela fera moins d’un mois. Je ne m’imagine pas aller plus loin », ajoute-t-il. François Rebsamen a annoncé fin juillet qu’il briguerait la mairie de Dijon, qu’il a dirigée de 2001 à 2014 et où il doit succéder au socialiste Alain Millot, mort le 27 juillet. Le conseil municipal se réunit lundi. Entré au gouvernement de Manuel Valls en avril 2014, François Rebsamen n’a pas réussi à endiguer la progression du chômage. Il a fait adopter en juillet sa loi sur le dialogue social, censée simplifier la vie des entreprises en matière de consultations et négociations.

« François Rebsamen a fait un travail extraordinaire », (Le Guen), éloge funèbre ?

« François Rebsamen a fait un travail extraordinaire », (Le Guen),   éloge funèbre ?  

Couac  au gouvernement : Rebsamen le ministre du travail va-t-il rester ou partir.  En fait il aimerait bien demeurer ministre du travail tout en occupant le poste de maire de Dijon. Ce cumul contrevient aux règles de la majorité actuelle. Du coup pour l’encourager à partir, Jean-Marie Le Guen , secrétaire d’État pour les relations avec le Parlement, procède déjà à un éloge quasi funèbre en déclarant que « Rebsamen  a fait un travail extraordinaire » (En bricolant les statistiques du chômage ? ndlr)  L’ancien élu dijonnais (2011-2014) pourrait retrouver son fief de Bourgogne après le décès d’Alain Millot, lundi 27 juillet. L’actuel ministre du Travail a officialisé sa candidature, jeudi 30 juillet.   Une annonce entraînant une certaine cacophonie. S’il a exclu de quitter le gouvernement en cas de victoire, l’Élysée et Matignon ont assuré le contraire. Invité de RTL, Jean-Marie Le Guen confirme que l’actuel membre du gouvernement devra quitter son poste. « Il allait bientôt obtenir des résultats mais les situations de la vie amènent à faire des choix. Il y a des règles et des réalités humaines« , précise le secrétaire d’État aux Relations avec le Parlement.
Jean-Marie Le Guen tient de même à rendre hommage à l’engagement de François Rebsamen. « Il a fait un travail tout à fait extraordinaire dans des conditions forcément difficiles. La bataille pour l’emploi est une bataille difficile. C’est parce qu’il va avoir des résultats qu’il se sentait engagé », déclare-t-il, réfutant un échec de la part du ministre du Travail malgré une courbe du chômage qui tarde à s’inverser.

 

 

Présidentielle 2017 : François Bayrou l’outsider

Présidentielle 2017 : François Bayrou l’outsider

 

Bayrou a raison c’est l’outsider ou plutôt pas nécessairement celui qui va gagner mais qui pourrait bien faire perdre Sarkozy. Et d’une  certaine manière favoriser le duel final Hollande –Le Pen et rendre possible la réélection de Hollande. François Bayrou se place déjà dans la course à l’élection présidentielle de 2017. Dans un entretien à Valeurs Actuelles, publié ce jeudi 16 juillet, le président du Modem explique que « si je considère que c’est mon devoir, je ne me déroberai pas ». Il ajoute plus tard : « Hollande, Marine Le Pen ou Sarkozy : dans les trois cas, au second tour, c’est jouable. Je suis l’un des quatre qui peuvent gagner ».  Candidat en 2002, 2007 et 2012, François Bayrou estime néanmoins qu’il ne doit pas être perçu comme quelqu’un d’obsédé par l’Élysée : « Président de la République n’a jamais été un rêve pour moi, vous croyez que j’ignore la dose de malheur qui s’y attache ? ». Mais il ajoute aussi ne pas pouvoir se « retrouver devant la table du vote du premier tour, sans avoir un bulletin à glisser dans l’urne ». François Bayrou façonne son image en se comparant à Charles de Gaulle. « De lui aussi, on a dit qu’il était seul », note-t-il. Quant à ses concurrents, le président du Modem reste un soutien d’Alain Juppé qui est candidat à la primaire Les Républicains. Malgré cela, il rappelle qu’il avait prévenu l’ancien ministre « que la primaire était un piège et qu’il ne devait pas y participer (…) Je serai sincèrement ravi que Juppé soit élu », affirme-t-il. 

12345



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol