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François Fillon à nouveau contesté au sein des Républicains

François Fillon à nouveau contesté au sein des Républicains

 

Il y a une dizaine de jours le député les républicains du Rhône, Georges Fenech,  avait déclaré : «Le résultat des primaires est aujourd’hui caduc ». Après une période de silence le député qui a réuni une vingtaine de parlementaires réitère ses critiques : «Nous avons fait le constat qu’il n’était plus possible de faire campagne sur le terrain et ce constat est partagé à l’unanimité, a confié Georges Fenech à l’issue de la réunion. Nous reconnaissons tous la légitimité que le candidat a tiré de sa victoire à la primaire mais nous ne pouvons pas ignorer que plusieurs éléments imprévisibles se sont produits depuis. C’est pourquoi nous devons faire part à François Fillon de nos plus vives inquiétudes et lui poser la question de savoir ce que nous allons faire maintenant. De savoir quelle est la suite.»  L’ancien magistrat député les Républicains du Rhône met encore les pieds dans le plat pour dénoncer l’attitude hypocrite de l’appareil dirigeant qui soutient encore Fillon. Pour lui, c’est clair : au regard des mensonges et des malversations de Fillon le résultat des primaires de la droite et du centre. À juste titre il considère que l’affaire Fillon ne doit pas être regardée uniquement à travers le prisme juridique mais aussi et surtout à travers le critère étique et moral. On sait que François Fillon a décidé de maintenir sa candidature dans il ne serait pas mis en examen. Le député du Rhône, ancien magistrat, sait parfaitement que le temps juridique n’est pas le temps médiatique ou encore le temps politique. Du coup cette affaire Fillon va traîner des semaines voire des mois. En outre, elle pourrait même hypothéquer son quinquennat pour le cas où Fillon serait élu président de la république. En effet, on voit mal sur quelle légitimité pourrait s’appuyer François Fillon pour imposer aux autres des mesures de rigueur.  François Fillon risque d’entraîner son camp dans la catastrophe. Ceci étant, on voit mal comment des républicains pourraient en quelques semaines organiser de nouvelles primaires. La logique voudrait que François Fillon soit remplacé par Juppé ;  ce que confirme d’ailleurs un sondage qui fait de Juppé le favori en cas de renoncement de Fillon. « La situation [était] très compromise. [...] Je pense que le résultat des primaires est aujourd’hui caduc face à cet événement imprévisible [...] qui se situe non seulement sur le registre judiciaire mais sur le registre éthique et moral » avait  déclaré le député républicain. Il était ainsi devenu le premier député du parti à réclamer le renoncement de François Fillon. Sa qualité de magistrat lui avait  valu d’être désigné secrétaire national de l’ex-UMP chargé de la justice en 2014, par Nicolas Sarkozy, qu’il a d’ailleurs soutenu pour la primaire de la droite et du centre à l’automne 2016. Et si aujourd’hui, il déclare soutenir François Fillon, il demeurera le premier député Les Républicains à avoir élevé la voix pour réclamer son abandon. À la sortie du restaurant, Alain Gest, un autre parlementaire, ne tient pas un autre langage. «Nous avions déjà été convoqués au siège de campagne du candidat, mais aucun échange n’avait pu s’instaurer entre lui et nous, a regretté le député de la Somme. François Fillon a-t-il eu vent de notre petite réunion de ce soir? Je l’ignore….L’équipe mise en place autour du candidat ne se rend pas compte qu’à 17% d’intentions de vote dans les sondages, les gens s’inquiètent et ont des raisons de s’inquiéter. La question est maintenant de savoir ce que l’on peut faire pour sauver la campagne.»

Le magot qui va couler François Fillon

Le magot qui va couler François Fillon

Le trésorier des républicains ne cache pas sa colère car si les primaires ont été organisées par le parti par contre le bénéfice d’environ 9 millions est allé directement dans le micro parti de François Fillon. Une preuve supplémentaire que François Fillon n’est décidément pas indifférent à l’argent. L’usage de micro parti est très répandu, il permet notamment de s’affranchir des règles de transparence de financement des campagnes. Accessoirement il peut permettre des détournements de fonds. Ce que soupçonne d’ailleurs la justice à propos du front national. En cause la valeur de quatre biens immobiliers déclarés pour le père et sa fille, dont deux en commun, mais aussi sur l’acquisition de l’une des résidences, une villa à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) dans laquelle Jean-Marie Le Pen réside avec son épouse Jany. Cette résidence, vendue à la fin des années 1980 par Jany Le Pen, a été rachetée fin 2012 pour un montant d’environ 700.000 euros par Jean-Marie Le Pen et deux de ses filles, Marine et Yann Le Pen, explique une source proche du dossier.  Dans ses investigations, la HATVP a été intriguée par un virement de 600.000 euros de Cotelec, le micro-parti de Jean-Marie Le Pen, sur son compte personnel, raconte la même source. « Dans un délai d’un mois sont intervenus le protocole d’accord pour la vente, le virement puis l’achat de la maison », indique encore cette source. Jean-Marie Le Pen évoque lui un emprunt de 700.000 euros à Cotelec, qui « n’avait rien à voir avec l’achat de la propriété » de Rueil-Malmaison en 2012.  A l’instar de Jeanne pour Marine Le Pen, Cotelec a longtemps été l’instrument permettant à Jean-Marie Le Pen de financer ses campagnes. Si l’argent d’un parti est utilisé à d’autres fins qu’un but politique, cela peut constituer le délit d’abus de confiance. Pour François Fillon on s’interroge au sein même du parti républicain à propos de la mainmise de l’ancien ministre sur les bénéfices réalisés à l’occasion de la primaire. Certes François Fillon a gagné haut la main cette consultation mais ce n’est pas lui qui a supporté les frais de cette organisation.  Nombreux sont les ténors de la droite à phosphorer sur un éventuel plan B pour l’élection présidentielle depuis que des soupçons d’emplois fictifs pèsent sur François Fillon, son épouse Penelope et deux de ses enfants dans le cadre du désormais fameux « PenelopeGate ». Mais le candidat adoubé par la primaire de novembre compte bien s’accrocher, au moins jusqu’à la fin de l’enquête préliminaire ouverte après les révélations du Canard enchaînéEt même si, hypothèse improbable, les ténors Les Républicains (LR) se mettaient rapidement d’accord pour le « débrancher » de force, ils se heurteraient à un obstacle de taille : comment financer la campagne d’un candidat de substitution ? Car sur le plan financier, c’est bel et bien François Fillon qui a la main sur le magot des primaires L’autre manne financière du candidat, ce sont les dons des sympathisants. Or, là aussi, François Fillon a le contrôle

Candidature de François Fillon : le choix entre le renoncement et la déconfiture

Candidature de François Fillon : le choix entre le renoncement et la déconfiture

 

Dans tous les cas de figures la candidature de Fillon est plombée.  Le choix est désormais clair : c’est soit le renoncement, soit la déconfiture au premier tour des présidentielles. Le système de défense de l’intéressé ne tient évidemment pas, il est même d’une insignifiance qui désarçonne. En outre chaque jour, s’ajoutent de nouvelles accusations. La semaine dernière la presse avait révélé que Fillon avait rémunéré son époux à hauteur de 500 000 € comme pseudo assistante parlementaire. Hier on a appris qu’en réalité cette rémunération était de 900 000 €. De plus on a aussi appris que Fillon avait détourné du Sénat des sommes normalement allouées aux assistants parlementaires pour une somme de l’ordre de 25 000 €. Il a aussi rémunéré ses enfants pour une somme de 84 000 € en justifiant qu’ils étaient avocats alors  qu’ils n’étaient qu’étudiants. Dernier avatar de cette affaire la découverte de sa société de conseil « 2 F ». Enfin la rémunération d’un emploi fictif dans le journal d’un milliardaire : la revue des deux mondes où Penelope Fillon n’a jamais mis les pieds. Autant d’éléments injustifiables surtout pour celui qui avait pris la posture de l’homme honnête et de la rigueur. L’embarras est tel chez les  républicains que peu de grosses pointures osent prendre sa défense. Dans la coulisse, on évoque désormais clairement renoncement. Certes la procédure juridique pouvant le condamner pour les différents motifs évoqués n’est pas prête d’aboutir. Le temps juridique n’est pas le temps médiatique ou le temps politique. Ceci étant, les dégâts sont déjà faits dans l’opinion publique et un sondage vient de démontrer que 75 % des Français ne croient pas aux explications de Fillon. Du coup sa popularité va encore continuer de se rétrécir comme peau de chagrin. ‘Il risque très rapidement d’être dépassé par Macron. En clair, le risque c’est que les républicains soient disqualifiés dès le premier tour avec des conséquences inévitables sur les législatives qui vont suivre les présidentielles. Les jours de François Fillon sont-donc comptés? La question d’une candidature alternative à la présidentielle se pose désormais avec gravité dans les rangs de la droite et du centre où l’on redoute des répliques sans fin de l’enquête judiciaire en cours. « Au train où vont les choses, je crains qu’il ne faille rapidement déclencher un plan B », lâche dépité un parlementaire Les Républicains à Reuters. Un autre élu LR décrit un climat « surréaliste » : « Personne n’en parle (de l’affaire-NDLR). Personne ne veut bouger parce que le premier qui bouge est mort », témoigne-t-il. « C’est tellement grave qu’on n’ose pas en parler. Personne ne veut officiellement poser la question (d’un retrait) parce que la poser c’est déjà y répondre », ajoute ce député. Un troisième parlementaire avouait mardi que consigne avait été donnée par l’état-major du candidat de « se taire ». « On devient inaudible, vous imaginez une campagne présidentielle au rythme des démentis et des dénégations? », déplore un élu filloniste. Selon un sondage Elabe pour BFM TV publié mardi, plus de trois quarts des Français (76%) ne sont pas convaincus par la défense de François Fillon, qui, s’il refuse de se soumettre au « tribunal médiatique », a livré des éléments dont l’imprécision a accentué les spéculations. Mardi après-midi, le Canard enchaîné a diffusé de nouvelles informations qui révisent à la hausse le montant perçu par Penelope Fillon et deux des enfants du couple, à plus d’un million d’euros. Plusieurs députés ont relayé mardi matin lors de la réunion de groupe les interrogations, les inquiétudes et la colère des électeurs. « Ça a un effet dévastateur sur le terrain. Ce sont les sommes qui choquent. Ça donne le tournis à ceux qui ont le smic ou à peine plus », témoigne un ancien soutien de Nicolas Sarkozy. « Je n’entends pas trop ‘je vais voter FN’, j’entends un peu ‘je vais voter Macron’, mais ils disent surtout qu’ils vont rester chez eux. Il y a un sentiment de sidération, d’écoeurement et de démobilisation terrible », ajoute-t-il. « Je pense que François Fillon doit parler de son programme, même si c’est plus difficilement audible », plaide le député de la Manche Philippe Gosselin, qui soutenait Alain Juppé pour la primaire. « Il y a une fièvre qui aujourd’hui désespère tout le monde, (…) je crois qu’il faut prendre le temps de se poser un peu, sans pour autant évidemment considérer que tout ça n’est que de l’épiphénomène », a-t-il commenté sur BFM TV. « François Fillon est le vainqueur de la primaire, un vainqueur légitime. (…) Le plan B est un plan qu’on n’a pas à envisager à ce stade ». Certains y pensent pourtant, et « y travaillent », lâche un député. Et de déclarer encore à Reuters : « Le plus grand risque c’est un entre-deux : que Fillon ne soit pas assez déstabilisé pour se retirer mais trop pour être qualifié au second tour de la présidentielle ».

L’épouse de François Fillon : inconnue de la vraie assistante parlementaire !

 L’épouse de François Fillon : inconnue de la vraie  assistante parlementaire !

  • L’épouse de François Fillon a été rémunérée  comme assistant parlementaire lorsque Fillon était député mais aussi par le successeur de Fillon, Marc Jouhaud, comme député.  Jouhaud devait bien cela à Fillon puisqu’il lui doit sa carrière politique.  En 1992, Jouhaud recruté par François Fillon, alors maire de Sablé-sur-Sarthe, qui en fait son collaborateur à la mairie. C’est le début de la collaboration entre les deux hommes. En 1995, il assiste son mentor devenu président du conseil général de la Sarthe et, en 1998, c’est tout naturellement qu’il suit à Nantes celui qui est devenu président du conseil régional des Pays de la Loire. Il fait son entrée en politique en 2001 en étant élu conseiller municipal de Sablé-sur-Sarthe, sa ville de résidence. Il devient le premier adjoint de Pierre Touchard, le nouveau maire UMP qui assure la succession de François Fillon, parti se faire élire comme conseiller municipal dans la petite commune voisine de Solesmes. Il devient également vice-président de la communauté de communes de Sablé-sur-Sarthe chargé de l’aménagement de l’espace et trésorier du « Pays de la Vallée de la Sarthe ».Le 9 juin 2002, il est élu comme suppléant du député de la 4e circonscription de la SartheFrançois Fillon dont il était l’assistant parlementaire, (avec 55,21 % des voix dès le premier tour) et fait son entrée comme député à l’Assemblée nationale à partir du 19 juillet 2002 à la suite de la nomination de ce dernier au gouvernement. Il siège ainsi au sein du groupe UMP pendant la quasi-totalité de la XIIe législature. À l’Assemblée nationale, il est membre de la commission de la Défense nationale et des Forces armées. Au sein de cette commission, il est membre de la mission de surveillance de l’exécution des crédits de la défense, chargée de veiller à la bonne application de la loi de programmation militaire. Il est également vice-président du groupe d’amitié avec la Slovénie. Pour les élections législatives de 2007, il est à nouveau désigné suppléant de François Fillon dans la 4e circonscription de la Sarthe. Il est réélu le 10 juin 2007, en obtenant 53,40 % des voix dès le premier tour, et est confirmé à son poste de Premier ministre le 19 juin. Marc Jouhaud redevient ainsi député le 20 juillet 2007 à sa place. Il est à nouveau membre du groupe UMP. Le 9 mars 2008, il remporte les élections municipales de Sablé-sur-Sarthe dès le premier tour et le 14 mars, il est élu maire de la commune par le nouveau conseil municipal. On comprend mieux les liens qui unissent Fillon et joue. L’ennui c’est que l’attachée parlementaire officiel Jouhaud  Jeanne Robinson-Behre n’a jamais eu la moindre relation avec l’autre attachée parlementaire qui était supposé être l’épouse de Fillon. Ce qui n’a pas empêché l’épouse de Fillon d’être rémunérée par Jouhaud. François Fillon accusé par ailleurs d’avoir reçu 21 000 euros de fonds publics détournés au Sénat entre 2005 et 2007

Primaire gauche : « seul avec vous » (François Hollande)

Primaire gauche : « seul avec vous » (François Hollande)

Sans doute pour volontairement prendre sa distance avec la primaire de la gauche, François Hollande a décidé de ne pas regarder le débat télévisé. À la place, il s’est rendu au spectacle de Michel Drucker au théâtre des Bouffes parisiens qui s’intitulent « seul avec vous ». Un titre qui résume peut-être la situation de la gauche, celle de François Hollande et le rapport entre les deux. Ce n’est sans doute pas un hasard si Hollande a choisi le jour du débat des primaires pour se rendre à un spectacle théâtral. Depuis le début des primaires, on a observé le peu d’intérêt voir l’indifférence que manifeste le président de la république à l’égard de la compétition de ses successeurs.  François Hollande voudrait dire qu’il considère ces primaires comme anecdotiques qu’il ne s’y prendrait pas autrement. De fait, même si parfois certains débats peuvent paraître intéressants il n’en reste pas moins que l’enjeu politique est assez secondaire puisqu’il ne s’agit pas de concourir sérieusement pour une qualification au second tour des présidentielles mais de préparer le futur congrès du parti socialiste. En outre, on voit mal pour qui pourrait se prononcer François Hollande. Sans doute pas pour le gauchiste Benoît Hamon  et Arnaud Montebourg qui ont tellement critiqué le chef de l’État. Pas davantage pour Manuel Valls qui a imposé le renoncement à François Hollande. Un François Hollande qui retrouve donc la solitude politique mais un peu comme le parti socialiste dont le candidat finira sans doute en quatrième ou cinquième position aux présidentielles. La présence de François Hollande spectacle de Michel Drucker n’est donc pas neutre : le président est certes seul mais eux  aussi. Pour bien enfoncer le clou de son indifférence Hollande a fait savoir qu’il serait également absent pour le dernier débat en visite officielle en Colombie. Une manière supplémentaire de prendre sa distance avec le PS.

 

François Chérèque: un artisan du nouveau syndicalisme

 

François Chérèque: un artisan du nouveau syndicalisme

 

L’annonce du décès de François Chérèque donne l’occasion de souligner que les derniers responsables de la CFDT ont été particulièrement critiqués du fait de leur positionnement résolument réformiste. Ainsi Nicole Notat d’abord, François Chérèque ensuite, Laurent Berger actuel secrétaire général de la CFDT ont souvent fait l’objet de critiques injustifiées de la part d’autres syndicats crypto communistes, anarchos ou corpos. (avant ces responsables il faut citer Jacques Chéréque, le père de Jacques, secrétaire condédéral  qui avec dautres a amorcé le virage réformiste de la CFDT dans les annéeés 80 ).  Dernier exemple en date celui de la loi travail qui sans doute à terme montrera aussi son efficacité à la fois pour renforcer la compétitivité et pour réanimer le dialogue social au plan des entreprises. Mais il aura fallu du temps pour reconnaître la pertinence du positionnement de la CFDT, son courage aussi. Ainsi il est vraisemblable que la CFDT sera récompensée de ses efforts de lucidité et de détermination en devenant en 2017 la première organisation syndicale. Un tournant évidemment dans le paysage syndical français dont la culture contestataire pas principe a toujours constitué l’essentiel de la ligne stratégique. La CFDT a fait preuve d’une grande lucidité contre la plupart des autres organisations pour commencer à s’attaquer au financement de la protection sociale notamment celle du chômage ou des retraites et dernièrement cette réforme fondamentale de la loi travail. Sur de nombreux dossiers il conviendra d’amplifier les réformes car le financement de la protection sociale est très menacé. Deux conceptions du syndicalisme vont certainement encore s’affronter. Celle qui fait des avantages acquis un préalable, un tabou qui s’oppose à toute évolution quitte  a ne protéger que ceux qui ont un emploi. De l’autre une conception qui tente d’articuler la problématique sociale et la problématique économique. De ce point de vue la loi qui va permettre de décentraliser le dialogue social au niveau de l’entreprise notamment sur le temps de travail risque aussi de contribuer à opérer une modification du rapport de force entre les organisations qui développent des stratégies étatistes figées et les organisations réformistes qui militent pour la transformation des relations sociales en tenant compte des réalités économiques mais aussi aux évolutions sociologiques des salariés. L’hommage quasi unanime rendu à François Chérèque est d’autant plus justifié qu’il a permis le départ des gauchistes vers sud, organisation corpo marxiste. Cette clarification a rendu possible la définition d’une ligne stratégique plus claire et plus efficace. «Le syndicalisme perd une grande figure, la CFDT un responsable déterminant et moi un ami très cher», a immédiatement réagi Laurent Berger, qui a rendu hommage à «l’homme exceptionnel d’engagement et d’humanité» qu’était son prédécesseur, pendant 10 ans (2002-2012), à la tête de la centrale syndicale réformiste. . Un syndicaliste droit et honnête qui faisait ce qu’il disait, n’était aucunement adepte -pratiques pourtant très répandues dans le syndicalisme- du double discours et du coup bas, et avait la franchise chevillée au corps. Tous les journalistes sociaux, qui ont eu l’honneur et le plaisir de le côtoyer pendant et après son règne à la CFDT, le confirmeront. Tout comme ils pourront aussi témoigner des colères mémorables qui allaient de pair avec son franc-parler… François Chérèque était plus qu’un syndicaliste. C’était un vrai homme engagé à gauche qui combattait avec force tous les types de conservatisme, d’injustice et d’extrémisme. Un «ours», comme il se définissait lui-même, fervent partisan du compromis et capable de passer des «deals» avec un gouvernement de droit si c’était dans l’intérêt des salariés

« EDF : danger de mort » (François de Rugy)

« EDF : danger de mort » (François de Rugy)

 

 

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Le propos de François de Rugy, candidat écologiste à la primaire organisée par le PS est sans doute excessif mais l’analyse des finances d’EDF parait quand même pertinente. Témoins l’action qui  valait 32 € en 2005 et qui est passée sous la barre des 10 € ;  en cause, la prolongation de la durée de vie des centrales  pour un de  coût de 100 milliards d’euros sur 15 ans. , la dette de 40 milliards, les 25 à 50 milliards du site d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure en Moselle enfin un besoin de financement de 200 milliards à terme pour le renouvellement du parc nucléaire. Sans parler des coûts de démantèlement.  

 

« On a accumulé les dettes et (on) a devant nous un mur d’investissements (…) à 100 milliards d’euros, si l’on veut prolonger les centrales nucléaires. Donc moi je propose au contraire que ces 100 milliards d’euros, on les investisse dans le développement des énergies renouvelables », a expliqué le député de Loire-Atlantique, qui vise dans son programme d’arriver à 100% d’énergie renouvelable d’ici à 2050.   Il faut donc dire aux salariés d’EDF, oui on va fermer les centrales, on ne va pas vous mentir, on va le faire ensemble, vous serez tous reconvertis, vous serez tous gardés au sein de l’entreprise EDF », a-t-il ajouté.  Selon François de Rugy, « c’est d’ailleurs en faisant ce virage qu’on sauvera EDF, sans quoi (l’entreprise) risque de mourir à cause des boulets financiers qu’elle a aux pieds à cause du nucléaire ».       François de Rugy a aussi estimé que la fermeture de la centrale de Fessenheim, une promesse de campagne de François Hollande, était « tout à fait possible » d’ici la fin du quinquennat. « Il est encore temps de le faire avant la fin du mandat », a-t-il déclaré.

21 ministres de François Hollande ne soutiennent pas Valls

21 ministres de François Hollande ne soutiennent pas Valls

 

 

Certains ministres de François Hollande ont déclaré leur soutien à l’ancien premier ministre mais nombre s’interrogent  encore. Parmi eux il y a ceux qui sont franchement hostiles à Manuel Valls notamment Ségolène Royal qui pourrait même soutenir Emmanuel Macon. Mais il y a aussi des très proches de François Hollande qui considère que Manuel Valls a tué la candidature de l’actuel président de la république. Du coup il se pourrait qu’ils annoncent leur préférence pour Peillon qui par ailleurs a assuré qu’il défendrait le bilan de François Hollande. Enfin il y a ce qui n’ont pas encore accepté le renoncement du président de la république et qui en cas d’échec de Valls la primaire de la gauche soit très bien que François Hollande revienne sur sa décision de ne pas solliciter les suffrages des électeurs en 2017. Bref il y a du règlement de compte dans l’ère. Par, Stéphane Le Foll a préféré lui adressé un tacle et ne s’est pas prononcé sur son favori. Le porte-parole du gouvernement a déclaré que « l’enjeu n’est pas l’avenir du 49.3. Le pire des pièges serait de ne penser qu’à la primaire (…) Certains candidats ne pensent qu’au leadership du PS l’année prochaine. Ils font une erreur colossale. L’enjeu est la présidentielle de l’année prochaine». Il reste 21 ministres à convaincre. Les regardes sont braqués sur le ministre de l’Agriculture, ami de François Hollande. Le porte-parole du gouvernement est agacé de voir que des vallsistes annoncent leur ralliement par médias interposés. Son choix serait un signal fort et pourrait entraîner le soutien d’André Vallini, un autre proche du président de la République. Manuel Valls pourra-t-il compter sur le soutien de Marisol Touraine ? La ministre de la Santé avait pris ses distances avec lui, l’été dernier, sur le burkini. Aucune chance qu’elle ne se tourne vers Arnaud Montebourg ou Benoît Hamon. Elle pourrait aller vers Vincent Peillon et serait la première ministre d’importance à ne pas soutenir l’ancien premier ministre. Quant à Ségolène Royal, rien n’est officiel, mais la ministre de l’Écologie n’est pas indifférente à Emmanuel Macron. En fonction des sondages et s’il se confirme que Macon est nettement en tête des candidats de gauche, il se pourrait bien que François Hollande fasse un geste en faveur de son ancien ministre des finances. On voit mal en effet François Hollande soutenir Montebourg ou à mon qui vont sans doute démolir son bilan lors de la primaire de la gauche. Le président actuel de la république pourrait ne soutenir aucun candidat de la primaire de la gauche si Valls n’en sort pas vainqueur. Il vient d’ailleurs d’adresser un signal négatif à Vincent Peillon. Le Canard Enchaîné révèle que le Président s’est déclaré « étonné » de la candidature de Vincent Peillon à la primaire de la gauche, qui se tiendra les 22 et 29 janvier 2017. Une réaction adjointe d’un commentaire acerbe, écrit le volatile, puisque François Hollande juge que « Peillon n’est pas préparé » et note une « légèreté absolue » pour le député européen, qui se réclame « de l’éthique ». La remarque de François Hollande est d’autant plus surprenante que l’ancien ministre de l’Éducation nationale fait valoir qu’il compte défendre le bilan de l’actuel locataire de l’Élysée.  »Il veut incarner le centre du Parti socialiste, mais, s’il attaque Valls, ça ne va pas être facile pour lui de défendre mon bilan », aurait déclaré le chef de l’État.

Affaire Lagarde : « François Bayrou, un abruti » ! (Bernard Tapie) !

Affaire Lagarde : « François Bayrou, un abruti » !  (Bernard Tapie) !

 

Plus c’est gros plus ça passe, la devise sans doute de Bernard Tapie qui vient de traiter Bayrou d’abruti. François Bayrou qui a critiqué la décision de la cour de justice de la république qui s’est montrée particulièrement clémente vis-à-vis de Christine Lagarde reconnue coupable mais non sanctionnée en raison notamment de sa personnalité internationale. Un déni de justice qui réjouit l’inénarrable Bernard Tapie qui ne peut s’empêcher de faire parler de lui dans les médias et qui une nouvelle fois annonce même son attention de tout mettre sur la table. En même temps François Bernard Tapie dédouane une nouvelle fois Sarkozy qui d’après lui ne serait être pas impliqué dans cette affaire. Une affaire qui a pourtant a nécessité 17 réunions à l’Élysée y compris en présence de Bernard Tapie. Un dossier politico- financier que Bernard Tapie a déjà fait durer pendant 20 ans et  qui pourrait bien durer tout autant. François Bayrou a toujours eu une position très tranchée, à l’égard de l’arbitrage qui avait été rendu entre Bernard Tapie et l’ancienne banque publique Crédit Lyonnais, qui avait accordé plus de 400 millions d’euros à l’homme d’affaires. Alors que la Cour de Justice de la République a rendu aujourd’hui sa décision à l’égard de l’ancienne ministre de l’Économie et des Finances Christine Lagarde, déclarée coupable de « négligence » mais dispensée de peine, Bernard Tapie a réagi aux propos du maire de Pau.  Ce dernier avait pointé la responsabilité du gouvernement de l’époque, dirigé par François Fillon, pour cet arbitrage. Pour Bernard Tapie, cette affaire est un acharnement.  »Je suis en train de voir cet abruti de Bayrou, qui est en train de raconter des trucs, mais c’est tellement dément ! Il est en train de pérorer sur les responsabilités du président de la République ! [...] Je veux bien être en face des juges, mais qu’on soit l’enjeu politique depuis maintenant 2012, je ne le supporte pas », s’est-il énervé au micro de RTL.

Sondage Primaire à droite : Fillon 65 %, Juppé 35 %

Sondage Primaire à droite :  Fillon 65 %, Juppé 35 %

Selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et France Inter, publié mardi 22 novembre Fillon arrive largement en tête des intentions de vote pour le second tour de la primaire à droite, qui se tiendra dimanche. François Fillon réunirait 65% des suffrages, contre 35% pour Alain Juppé. Si ce sondage tient compte des résultats du premier tour, il n’intègre pas en revanche les consignes de vote des candidats battus, et notamment celle de Nicolas Sarkozy, qui s’est prononcé en faveur de son ancien Premier ministre. Les électeurs ayant voté pour l’ancien président seraient d’ailleurs 85% à se reporter sur François Fillon, contre 15% sur Alain Juppé. Si les partisans de Nathalie Kosciusko-Morizet se répartissent équitablement entre les deux prétendants, ceux de Bruno Le Maire se reporteraient aux trois quarts sur François Fillon. Quant eux électeurs centristes, ils ne départagent pas vraiment les deux candidats : 49% d’entre eux donneraient leur suffrage à François Fillon et 51% à Alain Juppé. Les électeurs se déclarant de droite, sans être des sympathisants du Front national, optent eux massivement pour François Fillon à 74%. Le sondage met également en lumière un handicap majeur pour Alain Juppé. En votant pour lui, 45% des électeurs déclarent avoir voulu faire barrage à Nicolas Sarkozy, alors que 86% des électeurs de François Fillon disent avoir voté avant tout par adhésion.

François Bayrou : se présenter en 2017 ou disparaître

François Bayrou : se présenter en 2017 ou disparaître

On sait que François Bayrou avait apporté son soutien sans réserve à Alain Juppé précisément parce que ce dernier proposait  de rassembler la droite mais aussi le centre dans le cadre d’une stratégie réaliste et modérée. Depuis la victoire de François Fillon la donne change dans la mesure où ce dernier ne peut prétendre représenter le centre. Avec ses positions radicales tant sur le plan économique que sociétal François Fillon laisse le champ libre à l’électorat centriste. Un électorat qui pourrait rejoindre Emmanuel Macron qui risque de mordre à la fois sur le centre-droit et le centre gauche. Du coup François Bayrou s’interroge pour savoir s’il doit ou non se représenter. S’il renonce, il risque de faire disparaître son mouvement au profit de Macron. Par ailleurs il ne peut évidemment se rallier à François Fillon même s’il entretient avec l’intéressé de bonnes relations. Fillon est en effet du point de vue des centristes trop impliqués dans le système sarkozyste. Sil se rallie à Fillon Bayrou se discrédite. François Bayrou, soutien d’Alain Juppé, n’exclut donc pas de se présenter à la présidentielle en cas de défaite du maire de Bordeaux face à François Fillon au second tour de la primaire de la droite dimanche, croit savoir Le Figaro. « J’ai l’intention de faire mûrir un projet plus dynamisant pour le pays, plus juste et plus social que celui qui est proposé aujourd’hui », a déclaré le président du Modem selon l’édition de mardi du quotidien.  Le programme de l’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy ne correspond pas forcément à la ligne défendue par François Bayrou, qui pourrait donc se présenter si François Fillon était le candidat de la droite à la présidentielle.

Macron tue la candidature de François Hollande

 

 

 

Dans le meilleur scénario le total de la gauche extrême compris ne peut dépasser 40 % en 2017. Le candidat socialiste se trouve maintenant coincé entre Mélenchon et Macron crédité chacun selon les sondages de 10 à 15 % des voix. Du coup le candidat socialiste pourrait n’obtenir qu’autour de 10 %, peut-être moins surtout s’il s’agit de François Hollande. Autant dire que la déclaration de Macron tue la candidature de l’actuel président de la république et hypothèque gravement celle de Manuel Valls. Le candidat officiel du parti socialiste pourrait en effet se retrouver en quatrième ou cinquième position au premier tour des élections présidentielles. Le plus grave sans doute sera la conséquence sur les élections législatives qui suivront. Jusque-là le parti socialiste pouvait encore espérer sauver environ 80 postes de députés sur les 250 qu’il détient actuellement. Cependant avec la venue de Macron la donne change. En effet certains candidats de Macron pourront soit être élus,  soient empêcher le candidat du PS de l’être. Du coup la représentation du parti socialiste pourrait se réduire à une cinquantaine. Dès lors, on comprend mieux la colère de certains dirigeants du parti se socialiste et Manuel Valls lequel n’a pas hésité à condamner Macron. . Invité sur France 2, mercredi 16 novembre, quelques heures après sa déclaration de candidature à l’élection présidentielle, Emmanuel Macron s’est pourtant montré ferme sur ses intentions. « Ce n’est en aucun cas une décision qui est provisoire, oui, c’est une décision irrévocable », a-t-il déclaré. « Quand on prend ce type de décision, avec ce qu’elle comporte de gravité (…) c’est une décision qui est mûrement réfléchie », a expliqué l’ancien conseiller de François Hollande et ancien ministre de l’Economie. Le fondateur du mouvement En marche ! a assuré que sa démarche n’était « en aucun cas une candidature de ralliement à qui que ce soit ». « Si j’avais voulu me rallier, je n’aurais pas fait depuis plusieurs mois les choix qui ont été les miens », notamment son départ du gouvernement fin août, a ajouté Emmanuel Macron.

Présidentielle 2017 : François Hollande content….de lui

Présidentielle 2017 : François Hollande content….de lui

Le moins que l’on puisse dire,  c’est que la capacité d’autocritique n’étouffe pas François Hollande qui s’estime satisfait de son action et considère même il a redressé le pays. Le bilan est pourtant catastrophique tant en ce qui concerne par exemple la croissance, le chômage, les déficits voire l’autorité de l’État. Pas étonnant si seulement 13 % des Français souhaitent qu’il se représente en 2017. Une telle incapacité à faire une analyse un peu pertinente du quinquennat témoigne à l’évidence de l’isolement pathétique dans lequel se trouvent les monarques républicains complètement hors-sol, préoccupés surtout de leur image et coupés de toute réalité socio économique et sociétale. Dans une interview accordée à nos confrères des journaux du groupe Ebra, qui paraîtra lundi 17 octobre, le président de la République est interrogé sur son bilan et les critiques formulées à son égard, celles émanant notamment des frondeurs. Pour montrer un ultime désaccord avec la politique de l’exécutif dans ce quinquennat, ils menacent, en effet, de ne pas voter le budget 2017François Hollande confirme qu’il n’en modifiera pas une ligne. Il défend « un budget de progrès, un budget de gauche » et s’étonne même que les frondeurs hésitent à le voter. Pour le chef de l’État, ces derniers sont en partie responsables du rejet actuel dont il fait preuve. « Je peux entendre les doutes et les impatiences, mais mon devoir, avec le gouvernement de Manuel Valls, est d’avancer et d’agir sans relâche pour les Français et notamment pour faire baisser le chômage (…) Depuis quatre ans et demi, les critiques d’une minorité, c’est vrai, nuisent à la perception de la cohérence », analyse-t-il. Sûr de lui, François Hollande semble persuadé de ne pas avoir fauté sur le fond et réussi la mission que les Français lui ont confié. « Avec le recul, nous pouvons maintenant apprécier l’action menée depuis 2012. Nous avons redressé le pays tout en préservant notre modèle social (la santé et les retraites, ndlr). Nous devons revendiquer ce bilan ».

(Avec RTL)

Notre-Dame-des-Landes : Ségolène Royal et Manuel Valls s’oppose pour la succession de François Hollande

Notre-Dame-des-Landes : Ségolène Royal et Manuel Valls s’oppose pour la succession de François Hollande

 

Notre-Dame des Landes n’est pas le premier dossier sur lequel s’opposent  Ségolène Royal et Manuel Valls. D’une certaine manière, c’est le prétexte pour les deux candidats potentiels à la succession de François Hollande de manifester leur différence. De ce point de vue, pour la question de Notre-Dame des Landes devient accessoire d’autant que les travaux ne pourront être engagés avant 2019. Ségolène Royal, elle, préfère la démocratie participative c’est-à-dire la méthode douce tandis que Manuel Valls lui veut en permanence incarner l’autorité justement par opposition à la mollesse de François Hollande.  François Hollande qui plonge un peu plus chaque jour dans les sondages avec un score aujourd’hui inférieur à 15 % et sans doute battu même par Mélenchon. Le livre de confidences assez malheureux sortie récemment contribue encore largement à affecter l’image du président de la république. Du coup à gauche où commence à imaginer qu’elle pourrait être le successeur de François Hollande en cas de renoncement, une hypothèse envisageable. Manuel paraît  le candidat déclaré à la succession, candidat toutefois relativement clivant. C’est pourquoi Ségolène Royal se tient en embuscade comme candidate du de compromis et d’union des différents courants du PS voir au-delà. La ministre de  l’environnement juge donc que l’évacuation par la force du site de Notre-Dame-des-Landes est dangereuse et que le gouvernement a d’autres priorités. Elle s’oppose au Premier ministre qui a rappelé que l’évacuation aura bien lieu à l’automne. « Il vaut mieux arrêter les frais » à Notre-Dame-des-Landes, juge dimanche la ministre de l’Environnement Ségolène Royal dans le Journal du Dimanche, estimant qu’un abandon du projet actuel d’aéroport permettrait une évacuation pacifique du site occupé par ses opposants. « Est-il pertinent de faire prendre des risques pour une infrastructure inadaptée, comme l’ont dit les experts indépendants? N’y a-t-il pas actuellement d’autres priorités pour la nation »?, interroge la ministre, également en charge des Transports. « Je comprends l’exaspération devant l’occupation illégale du terrain, mais ma conception de l’Etat est qu’il doit être médiateur et aider chaque partie à sortir des postures », poursuit Mme Royal. « Les élus locaux ne veulent pas perdre la face, c’est compréhensible. Mais le résultat du référendum, positif pour eux, leur permet justement de prendre acte de cette caution tout en reconnaissant que devant le blocage sur le terrain, il vaut mieux arrêter les frais. L’évacuation se ferait alors pacifiquement », déclare-t-elle. La ministre, défavorable de longue date à une expulsion par la force des zadistes occupant le site de l’aéroport, franchit un pas de plus dans son opposition au Premier ministre Manuel Valls, qui a assuré mardi que l’évacuation des occupants du site « se fera(it) » dès « cet automne », malgré « des craintes de violences ». Le président François Hollande, selon des extraits du livre « Un président ne devrait pas dire ça… » rendus publics mercredi, confie que l’aéroport projeté en Loire-Atlantique « ne verra pas le jour », semblant prendre le contrepied de son Premier ministre. Le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, a toutefois ajouté que ces propos n’étaient plus d’actualité, le référendum (de juin) approuvant sa construction étant intervenu entre-temps.

(Avec AFP)

Bilan de santé de François Hollande : un président normal

Bilan de santé de François Hollande : un président normal

On est rassuré, le bilan de santé du président de la république confirme sa normalité. Bref une santé normale pour un président normal. Normal, c’est-à-dire représentatif d’une classe politique incompétente et impuissante. C’est vrai qu’au regard des autres Hollande a du mal à se distinguer. En gros il suit le cours des décisions contradictoires des technocrates, un coup on augmente la fiscalité, un coup on la diminue par exemple (même si globalement le taux de prélèvement obligatoire progresse encore). La France n’a pas besoin d’un président normal encore moins sans doute d’un président anormal du type de celui qui a précédé Hollande. Le pays a besoin d’un président compétent et déterminé. La normalité de François Hollande ne constitue pas une tare médicale mais bien une maladie sur le plan politique. Cette normalité aurait mieux été adaptée pour un poste de sous-préfet en province ou de curé de campagne. François Hollande a donc subi à sa demande une série d’examens médicaux dont le résultat s’est révélé « normal », a fait savoir vendredi l’Elysée dans un communiqué. Un examen clinique et paraclinique ainsi qu’une analyse biologique ont été pratiqués par le service médical de l’Elysée et un bilan cardiologique a été réalisé à l’hôpital d’instruction des armées de Percy, près de Paris, précise la présidence. « L’ensemble des résultats de ces différents examens s’est révélé normal », peut-on lire dans le communiqué signé par le médecin-chef de l’Elysée. Depuis 2012, les services de François Hollande publient régulièrement ce type de bulletins. Le précédent remontait au mois de septembre 2015.

Présidentielle 2017 : le lancement du site pour François Hollande « moi, ancien président, je »

Présidentielle 2017 : le lancement du site pour François Hollande « moi, ancien président, je »

 

Pas de bol comme dit Hollande à propos du cômage et pas de bol pour le lancement de son site « NotreidéedelaFrance.fr ». qui aurait pu s’appeler : « moi, ancien président, je… »  Le président de la République doit regretter d’avoir indexé sa candidaturesur la baisse du chômage. Si Najat-Vallaud Belkacem a tenté de noyer le poisson en parlant de « soubresauts » lors d’un meeting de « Eh oh la gauche » à Grenoble lundi 26 septembre, l’annonce d’une nouvelle de hausse du chômage - 1,4%, soit la pire augmentation depuis septembre 2013 – a plongé les soutiens de François Hollande dans l’embarras. Preuve en est, le lancement du site « NotreidéedelaFrance.fr », prévu pour ce même lundi 26 septembre à 18h, a été décalé de quelques jours à la dernière minute. Les partisans de François Hollande pouvaient difficilement trouver un timing moins approprié quand « NotreidéedelaFrance.fr » a pour objet de vanter le bilan du président sortant. Le site internet censé marquer la seconde étape de l’entrée en campagne n’est toujours pas accessible au public. Officiellement, du côté de « Répondre à Gauche », l’association à l’origine de ce site après avoir soutenu la candidature de François Hollande lors de la primaire socialiste de 2011, on invoque « des problèmes techniques » selon BFM-TV. La concomitance avec l’annonce des mauvais chiffres du chômage apparaît cependant comme l’explication la plus logique. D’autant que, selon certains élus derrière « NotreidéedelaFrance.fr », l’objectif était de surfer sur une nouvelle baisse du chômage au mois d’août. Hollande a raison il n’a vraiment pas de bol avec le chômage

Terrorisme : « Il faut des mesures d’exception » (François Fillon)

Terrorisme : « Il faut des mesures d’exception » (François Fillon)

 

Dans une interview au JDD François Fillon considère que les moyens ne sont pas à la hauteur des enjeux en matière de terrorisme. Ils réclament notamment une mobilisation de toute la société française.

 

Les politiques – de droite et de gauche – se rendent-ils compte qu’avec le défi terroriste on est en train de changer de monde?
Non. Or nous sommes entrés dans une forme de guerre mondiale qui s’étend de l’Asie du Sud-Est jusqu’à l’Afrique occidentale, en passant par tout le Proche-Orient. Une fois passée l’émotion, la tentation c’est de faire comme si on pouvait rentrer tranquillement chez soi en espérant qu’il n’y ait plus d’attentats. Sauf que l’État islamique – qui nous fait la guerre – ne connaît ni faiblesse ni trêve.

Avez-vous hésité avant d’utiliser l’expression de « guerre mondiale »?
Oui, car c’est une expression forte qui rappelle la Première et la Seconde Guerre mondiale, aux caractères extrêmement différents. Mais, pour avoir bien analysé les choses, je constate qu’il y a un mouvement totalitaire, comme le nazisme. Il emploie les mêmes ressorts : imposer par la force au reste du monde un mode de vie et de pensée. Il a déjà déstabilisé de nombreux pays et descend vers l’Afrique occidentale via le Sahel. Nous avons à juste titre choisi de riposter militairement. Et nous sommes engagés dans un processus qu’il faut appeler guerre mondiale.

En dehors de l’état d’urgence, y a-t-il des mesures qui puissent être prises rapidement et qui ne l’auraient pas encore été?
Oui. Par exemple l’expulsion des étrangers présentant un danger pour la sécurité nationale et celle des étrangers condamnés pour des actes de délinquance. Je demande donc l’application du livre IV du Code pénal, qui permet d’aggraver fortement les peines pour les actes de terrorisme ou de complicité. Il permet surtout d’arrêter, de juger et de condamner jusqu’à trente ans de prison toute personne pour intelligence avec l’ennemi, une notion qui recouvre une très grande partie des personnes qu’on doit viser. Enfermer tous les fichés « S » n’aurait, en revanche, aucun sens, car c’est une catégorie tellement large qu’on ne saurait même pas comment les surveiller. La notion d’intelligence avec l’ennemi est conforme à l’État de droit, ce qui ne serait pas le cas avec une sorte de Guantánamo des fichés « S ».

Vous êtes favorable au rétablissement de la , supprimée par Nicolas lorsqu’il était ministre de l’Intérieur…
C’était une mesure de temps de paix, et nous sommes en guerre. Il faut prendre des mesures d’exception, car la quasi-totalité des personnes qui se sont livrées à des actes terroristes en France depuis dix-huit mois sont des délinquants de droit commun. Cette situation doit nous conduire à exiger l’expulsion immédiate des personnes étrangères condamnées pour des faits de délinquance.

Quel niveau de délinquance? Ne craignez-vous pas d’être accusé de courir après le FN?
J’ai pris position pour l’expulsion des étrangers après qu’ils ont purgé une peine de prison il y a un an lors de ma rentrée dans la Sarthe. Je n’ai attendu ni le FN, ni les tragiques événements de Paris et de Nice. C’était d’ailleurs la règle avant 2003. Il suffit d’y revenir.

La gauche reproche à la droite de vouloir mettre entre parenthèses l’État de droit. Sécurité ou liberté, faut-il choisir?
Il s’agit d’un débat d’un autre siècle, qui gêne la gauche. Je répète que nous avons déjà dans la ­Constitution et dans le Code pénal tout ce qu’il nous faut pour punir sévèrement ceux qui font allégeance à l’État islamique. Appliquons la loi et ne perdons pas notre énergie à chercher des solutions miracles : il n’y en a pas. La seule solution, c’est d’aller combattre l’État islamique sur place au Moyen-Orient avec les alliés capables de gagner.

Mais vous continuez à être hostile à l’envoi de troupes au sol?
La France n’a pas les moyens de conduire une offensive au sol en Syrie. On doit appuyer toutes les forces qui sont en mesure de battre l’État islamique, c’est-à-dire le régime syrien, les Iraniens et les Russes, même si nous avons des raisons d’être en désaccord avec leur politique. Il sera toujours temps, une fois l’État islamique éliminé, de débattre de nos relations avec le régime syrien. Mais aujourd’hui, il y a le feu.

 

Que faire quand les prisons sont déjà surpeuplées?
Si Mme Taubira n’avait pas arrêté le programme de construction de prisons que j’avais lancé, la situation serait moins catastrophique. Mais n’allez pas dire aux Français qu’on ne peut pas punir les délinquants parce que les prisons sont pleines : ce serait, pour eux, scandaleux. Reprenons la construction des prisons et enfermons les terroristes et leurs complices, sans leur donner des conditions forcément exceptionnelles.

Les tensions de la société française peuvent-elles mettre en cause le vivre-ensemble républicain?
C’est ce que veulent les terroristes. La société française tout entière doit se mobiliser contre le totalitarisme islamiste. Au premier rang de laquelle doivent se trouver les Français de confession musulmane. La République a su imposer aux catholiques, aux protestants et aux juifs le respect de ses valeurs. Il n’existe aucune raison pour qu’elle ne les impose pas avec autorité aux musulmans.

Sécurité : le bla-bla peu audible de François Hollande

Sécurité : le bla-bla peu audible de François Hollande

 

François Hollande s’est efforcé d’affronter les critiques notamment de la droite suite à la tuerie de Nice. Son argumentation pourtant ne paraît guère crédible pour justifier la politique actuelle. En effet le 14 juillet dans son allocution il avait indiqué qu’il convenait de mettre fin à l’état d’urgence faute de quoi il y aurait remise en cause de l’État de droit. C’est le même argument qu’il emploie pour justifier la prolongation de l’état d’urgence dans sa forme actuelle. Visiblement François Hollande n’a pas encore fait l’effort d’analyse relatif à l’équilibre qu’il conviendra de trouver entre la problématique de liberté et la problématique de sécurité. Il n’est d’ailleurs pas le seul dans ce cas puisqu’à droite c’est surtout la démagogie qui s’installe dans la perspective des primaires avec des propositions plus populistes mais tout aussi inefficaces. Notons d’ailleurs qu’un sondage récent de l’IFOP pour Atlantico  au démontrent qu’aucun grand leader candidat pour 2017 ne recueille une majorité de suffrage de la part des sélecteurs. (Juppé excepté) « Certains nous disent : mieux vaudrait ne plus avoir d’Etat de droit et être en liberté. Mais nous n’aurions ni la liberté ni l’Etat de droit et nous aurions toujours le terrorisme », a déclaré le président de la République à l’ambassade de France au Portugal, à Lisbonne. « Que signifierait être la France si nous cédions à nos libertés, à nos principes, à notre ordre constitutionnel et à commencer par la Constitution française », s’est-il interrogé. Après l’attaque qui a fait 84 morts à Nice le 14 juillet, François Hollande a ajouté que son « devoir » était de protéger les Français. « Je dois assurer cette protection, même s’il y aura toujours des risques », a-t-il dit. « Qui peut imaginer que déployant autant de forces, mettant autant de moyens, il n’y aura pas toujours une menace ? La menace elle est là.

(Avec Reuters)

François Hollande en campagne annonce des réductions d’impôts

François Hollande en campagne annonce des réductions d’impôts

Dans une interview fleuve aux Échos François Hollande lance sa campagne électorale pour 2017 et fait aussi le point sur brexit. Une sorte de promesse électorale mais qui n’est pas sur d’être suivie d’effet. L’annonce de la baisse d’impôts pour les couches moyennes est bien tardive, en outre elle risque d’être compensée par d’autres augmentations d’autant que vraisemblablement François Hollande ne sera plus alors au pouvoir. Ensuite concernant le brexit François Hollande souhaite une réponse rapide et claire. Là aussi un souhait qui ne sera peut-être pas exaucé. D’abord parce que l’Europe, sur l’insistance de Merkel, attend la demande officielle de divorce de la Grande-Bretagne laquelle n’interviendra pas avant la fin 2017. Quant à la clarté elle risque aussi d’être mise en doute dans la mesure où l’Allemagne souhaite le statu quo pour l’Europe à fin de ne pas être entraîné dans une solidarité financière qu’elle refuse à l’inverse de la France. Bref une interview pour justifier un bilan politique et des annonces en forme de promesses de coiffeur dont l’objectif est vraisemblablement de tenter d’inverser la courbe d’impopularité d’un président de la république qui chute encore dans le dernier sondage à 12 % .

Extrait de l’interview :

 

Allez-vous dérouler le tapis rouge pour les investisseurs britanniques, comme l’avait fait David Cameron lors de la mise en place de la taxe à 75% ?

Je n’aurais pas l’indécence de lancer ce genre d’appel. Je me garderais de parler de « tapis rouge à dérouler » et mieux vaut faire attention à ce type de formules. Elles peuvent se retourner contre leur auteur… Mais la France doit être en situation d’accueillir tous les talents et tous les investissements.

 

La place financière de Paris estime que la City doit perdre son passeport européen, qui permet à une banque implantée à Londres d’opérer sur tous les marchés de la zone euro…

Ce n’est pas négociable. Le Royaume-Uni redevenant un pays tiers, le passeport financier européen devra disparaître, de même que ce sera la fin du passeport commercial et du passeport européen tout court. Autre point clef : les opérations de compensation en euros ne pourront plus se faire à Londres. Le Royaume-Uni a bénéficié pendant longtemps de dérogations alors même qu’il n’était pas dans la zone euro. Ce ne sera plus possible. Il est légitime et logique que les banques françaises s’organisent et se préparent en conséquence. Et nous devons adapter nos règles y compris fiscales pour rendre la place financière de Paris plus attractive.

 

N’est-ce pas contradictoire de vouloir créer une taxe sur les transactions financières ?

Nous travaillons avec plusieurs pays dont l’Allemagne sur le projet de TTF dans le cadre d’une coopération renforcée. Certains nous disaient que, si on introduisait cette taxe, des activités allaient partir à Londres, cet argument ne tient plus.

 

Le Brexit va-t-il entraver la reprise en France ?

D’abord, il y a bien une reprise en France et un début d’inversion de la courbe du chômage. C’est un fait indiscutable. Notre croissance sera supérieure à 1,6% cette année, ce qui nous permettra de créer au moins 200.000 emplois. Le Brexit aura surtout un impact défavorable pour le Royaume-Uni et c’est par le biais d’une éventuelle récession outre-Manche qu’il peut y avoir un risque pour la zone euro et pour la France. Nous devons les conjurer par un soutien encore plus consistant à l’investissement privé comme public. Et par une réponse européenne rapide et claire. Plus brève sera la période d’incertitude sur la place du Royaume-Uni dans l’Europe, plus limitées seront les conséquences du Brexit sur l’activité.

 

Le sort de la loi El Khomri est un autre facteur d’incertitude. Les critiques persistent au sein de la majorité parlementaire…

Il n’y a aucune incertitude. La loi sera votée et promulguée dans les délais prévus. Je souhaite qu’une majorité puisse être trouvée. A défaut, il sera de nouveau recouru à l’article 49-3.

 

Peut-il y avoir encore des modifications, notamment de l’article 2 sur les accords d’entreprise concernant l’organisation du travail ?

Non, l’article 2 sera maintenu dans sa rédaction actuelle. Mais le débat peut conduire à préciser le rôle des branches dans la réforme du code du Travail.

 

Comment jugez-vous le rôle de la CGT dans ce conflit qui s’éternise ?

Elle a contesté le texte dans sa totalité puis ensuite certaines parties seulement. Elle a cherché la discussion à la fin du processus alors qu’elle l’avait évité au début et s’est lancée dans une suite de manifestations au risque de les épuiser.

 

Après la loi travail, il y aura le budget 2017. L’impôt sur le revenu va-t-il baisser, comme vous l’aviez évoqué ?

J’avais dit au printemps dernier qu’une baisse supplémentaire d’impôt sur les ménages était possible, si nous disposions des marges de manoeuvre liées à l’amélioration de la croissance et sans remettre en cause notre objectif de réduction du déficit public à 2,7 % du PIB en 2017. Je reste sur la même position : si malgré le Brexit la croissance était de 1,7 % en 2017, ce geste fiscal, qui ne pourrait être supérieur à 2 milliards d’euros, viendrait s’ajouter aux allégements accordés depuis 2014 et qui ont d’ores et déjà concerné 12 millions de contribuables.

 

La Cour des comptes juge élevé le risque que ne soit pas respecté l’objectif de déficit. Que lui répondez-vous ?

Comme chaque année à cette date, la Cour des comptes met en garde sur la tenue de nos objectifs. C’est son rôle. Cet avertissement vaut pour l’avenir. Quand je regarde nos résultats, je constate que nous avons tenu nos engagements. L’an dernier, nous avons même fait mieux puisque nous avons réduit le déficit plus fortement que prévu (3,6% au lieu de 3,8%).

 

Les contribuables concernés seront-ils les mêmes, ceux des premières tranches du barème ?

Il est trop tôt pour le dire. Le Premier ministre me fera des propositions. Mais ma préférence irait vers une mesure ciblée pour les classes moyennes.

 

Allez-vous rogner sur la troisième étape du pacte qui doit représenter 5 milliards de nouvelles baisses d’impôts et de charges en 2017 ?

Non, le quantum des 41 milliards d’allègements de prélèvements prévus par le Pacte de responsabilité sera intégralement respecté. Mais afin de muscler les créations d’emplois générées par la reprise, j’ai décidé, avec le Premier ministre, de consacrer les 5 milliards restants au relèvement du Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi – qui sera porté à au moins 7% de la masse salariale – et à la baisse de l’impôt sur les sociétés des PME.

 

Il n’y aura donc pas de suppression de la C3S…

Je veux donner toute sa force au CICE, qui est désormais pleinement compris et apprécié par les entreprises, notamment les PME et TPE, et qui a des effets rapides sur l’emploi, l’investissement et le pouvoir d’achat. Quant à l’impôt sur les sociétés, son taux sera en baisse pour les PME et une mesure d’allégement sera prévue pour les artisans qui ne bénéficient pas du CICE.

 

La mesure aura-t-elle des effets en 2017 ou en 2018 ?

Les entreprises disposeront d’une créance dès 2017. Elle sera enregistrée dans leurs comptes, et celles qui le souhaitent bénéficieront d’un préfinancement de la BPI.

 

Allez-vous demander davantage de contreparties au patronat ?

C’est le sens même du pacte. Et les partenaires sociaux doivent, dans les branches et les entreprises, évaluer régulièrement l’utilisation du CICE. Surtout s’il est relevé en 2017. Quant au Medef, il a manqué à ses responsabilités sur l’Unedic et prend une position dangereuse en n’appliquant pas la loi sur le compte pénibilité. Dans une démarche sociale si les acteurs se dérobent, il ne reste plus que l’Etat !

 

Allez-vous la prolonger la prime à l’embauche dans les PME de moins de 250 salariés ?

Nous allons franchir dans quelques jours le seuil des 500.000 embauches dans le cadre de ce dispositif. C’est un succès au bénéfice de l’emploi et des entreprises et j’ai donc décidé de le prolonger sur l’ensemble de l’année 2017, comme d’ailleurs le mécanisme du suramortissement des investissements.

 

Au-delà de 2017, que reste-t-il à faire, selon vous, pour moderniser l’économie française ?

En 4 ans nous avons considérablement modernisé l’économie française. Le coût du travail dans l’industrie est aujourd’hui devenu inférieur à celui de nos voisins allemands et sans perte de pouvoir d’achat pour les salariés, puisque ce résultat a été obtenu par des allégements de prélèvements.

Les lois sur la sécurisation de l’emploi de 2013, la réforme de la formation professionnelle et celle sur le dialogue social ont considérablement amélioré la négociation. Aujourd’hui, le projet de loi El Khomri prévoit une évolution progressive du Code du travail dans les prochaines années et introduit le compte personnel d’activité, qui sera une étape majeure dans la sécurisation des parcours professionnels.

Enfin, j’ai voulu donner une place très importante à l’innovation et à l’investissement. Et dans le même temps les déficits publics ont été réduits, les régimes de retraite ont été équilibrés et la protection sociale a été préservée sans mise en cause des droits des assurés sociaux.

 

Vous vous déplacez ce jeudi au salon VivaTechnology, qui va ressembler des milliers de start-up. Quel regard portez-vous sur ce phénomène en France ?

La France, et chacun le découvre, est une nation de jeunes entreprises. La French Tech est une formule qui recouvre une réalité bien vivante ! Jamais autant de start-up n’ont vu le jour dans notre pays. 1 500 sont créées chaque année à Paris, la ville qui a le plus d’incubateurs en Europe. Jamais autant de fonds n’ont été investis dans les entreprises innovantes en France. Jamais autant de chercheurs et d’ingénieurs français n’ont été à ce point sollicités par le monde entier.

La France a pris une avance dans de nombreux domaines : les objets connectés, les plateformes, les services culturels. Ces succès démontrent la créativité de notre économie que le gouvernement a accompagnée et encouragée en favorisant un écosystème avec notamment le crédit d’impôt recherche élargi à l’innovation, avec l’alliance pour l’industrie du futur, avec la French Tech. VivaTechnology en est la plus éloquente illustration.

 

Mais pourquoi la France et également l’Europe ont-elles tant de mal à faire grandir ces entreprises pour qu’elles deviennent des champions mondiaux à l’image de ce que sont capables de produire les Etats-Unis ?

La France a ses licornes, ces jeunes entreprises dont la valorisation dépasse le milliard de dollars. Mais c’est au niveau européen que nous devons nous organiser. L’Europe a les moyens de développer des champions dans la transition énergétique et le numérique à condition de ne pas empêcher les concentrations de ses entreprises face aux géants comme Google ou Facebook.

Nous devons constituer des grands groupes européens à partir d’un marché large et régulé et qui ne peut être l’addition des marchés nationaux. Ce qui exige un changement d’approche de la part de la Commission européenne sur l’application des règles de concurrence.

François Hollande désigné »Homme d’Etat de l’année »» ….un gag ?

François Hollande désigné »Homme d’Etat de l’année »»  ….un gag ?

Peu de grands médias ont repris cette nouvelle : Hollande désigné comme homme d’Etat de l’année par une association internationale à la représentativité improbable. Une fondation créée par un rabbin et qui se dit interconfessionnelle et qui acte sans doute le fait que Hollande n’a pas hésité à combattre l’islamisme radical. Il n’est pas évidemment le seul et la distinction dont il fait l’objet est assez douteuse voire ambigüe.  François Hollande est donc « l’homme d’Etat mondial » de l’année, selon une fondation interconfessionnelle, « The Appeal of Conscience », basée à New York. Le dirigeant français s’est vu décerner ce prix mercredi soir.  Ce prix « honore les dirigeants qui soutiennent la paix et la liberté, par la promotion de la tolérance, la dignité humaine et les droits de l’homme, en défendant ces causes dans leur pays et en travaillant avec d’autres dirigeants mondiaux pour bâtir un avenir meilleur pour tous », a précisé la fondation dans un communiqué. « Le président Hollande sera reconnu pour son leadership dans la sauvegarde de la démocratie et de la liberté dans un moment d’attaques terroristes et pour sa contribution à la stabilité et la sécurité mondiales », ajoute le texte.  Le Premier ministre britannique Davis Cameron s’était vu récompenser l’an dernier. En 2014, ce prix était allé au président mexicain Enrique Peña Nieto. La Fondation « Appeal of Conscience », fondée en 1965 par le rabbin Arthur Schneier.

 

 

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