Archive pour le Tag 'Francis'

Européennes : une liste jaune menée par Francis Lalanne

Européennes : une liste jaune menée par Francis Lalanne

Cette fois il semble bien qu’une  gilets jaune se présentera au européenne, elle devrait être menée par le chanteur Francis Lalanne ; ce dernier a annoncé, mardi 30 avril, prendre la tête d’une liste nommée « Alliance jaune » pour les élections européennes du 26 mai. Cette liste, déposée mardi au ministère de l’Intérieur, est le fruit d’une alliance avec les représentants de la liste « Ralliement d’initiative citoyenne », dite « RIC », a précisé le chanteur lors d’une conférence de presse.

Jérémy Clément, meneur du « RIC », sera numéro 3 de la liste, derrière Sophia Albert-Salmeron, avocate à Avignon ayant défendu plusieurs « gilets jaunes ». On se souvient que cette liste RIC comme d’autres projets de liste avaient été très critiqués par les gilets jaunes. Reste à savoir comment sera accueillie la liste Lalanne par la plupart des gilets jaunes de base. Pas sûr qu’une personnalité comme Francis Lalanne soit très représentative du milieu sociologique des gilets jaunes. Justement ce que reproche ses gilets jaunes à la plupart des organisations politiques classiques. La liste bénéficie d’une caution financière de 800 000 euros assurée par Jean-Marc Governatori, président de l’Alliance écologiste indépendante et soutien de la liste EELV menée par Yannick Jadot.

Loi travail: taxer le « turn-over » dans les entreprises (Francis Kramarz, économiste)

Loi travail: taxer le « turn-over » dans les entreprises (Francis Kramarz economiste)

 

(Interview Challenges)

Face à la mobilisation contre la réforme du Code du travail, le gouvernement envisage de surtaxer les CDD courts, est-ce une bonne idée ?

Le problème, ce ne sont pas les CDD, c’est la dichotomie entre CDD et CDI. Les CDI sont trop protégés et les CDD trop souples. La gauche a une responsabilité dans cette situation puisque ce sont les lois Auroux de 1982, sous François Mitterrand, qui ont fortement assoupli les conditions de recours aux CDD. C’était une folie ! Il faut revenir à une limitation beaucoup plus stricte des CDD et pousser ainsi les entreprises à moins organiser leur production autour de contrats courts. Les CDD doivent se cantonner à des motifs très précis : remplacement, hausse de l’activité, etc.

Une nouvelle taxation des CDD risque-t-elle de réduire le nombre d’embauches et de pénaliser encore l’emploi des jeunes ?

La taxation des CDD, telle qu’elle est envisagée, aura peu d’effets sur les comportements des entreprises. Avec la prime de précarité, les CDD sont déjà surtaxé de l’ordre de 10 % par rapport au CDI et cela n’empêche pas les employeurs d’y recourir. Le gouvernement ferait mieux de s’attaquer au sujet de la transformation des emplois CDD en CDI en taxant le turn-over dans les entreprises.

Quelle solution proposez-vous ?

Le système de bonus-malus appliqué aux Etats-Unis est pertinent. Là-bas, chaque entreprise dispose d’un compte individuel qui recense leurs cotisations et les dépenses qu’elles font supporter à l’assurance chômage. Plus les entreprises licencient, plus elles paient de cotisations. Et celles qui mettent à la porte des employés qui pointeront plusieurs années au chômage contribuent davantage que celles dont les licenciés retrouvent un job rapidement. Avantages : cela favorise les entreprises qui privilégient les emplois de long terme et incite celles obligées de licencier à former leurs salariés pour qu’ils se recasent facilement.

Pourquoi les syndicats défendent-ils la surtaxation des CDD ?

Le discours de beaucoup de syndicalistes, par exemple à la CGT, est navrant. Ils défendent les intérêts des salariés en CDI sans se soucier de la masse de précaires qui ne parviennent pas à décrocher un vrai job. Le problème, c’est qu’ils continuent de peser lourd dans les négociations, alors même qu’ils ne représentent qu’une très faible part des travailleurs.

Prix du pétrole : il restera bas (Francis Perrin)

Prix du pétrole : il  restera bas (Francis Perrin)

Le prix du pétrole restera encore base explique Francis Perrin, président de Stratégies et politiques énergétiques et directeur de la rédaction de Pétrole et Gaz arabe. En  cause une demande atone liée au net ralentissement de la croissance internationale et à une fuite en avant des pays producteurs qui tentent de compenser la baisse des cours par une surproduction qui tire les prix à la baisse. Une remontée des prix du pétrole n’est pas à exclure mais tendanciellement les cours vont sans doute demeurer à un faible niveau pendant encore des mois. (Interview RTL)

 
L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) continue à produire au-delà des limites qu’elle s’est elle-même fixée. « La production du pétrole au niveau mondial n’est pas coordonnée par une autorité. Chaque pays, chaque producteur, chaque compagnie pétrolière produit ce qu’il peut, ce qu’il veut produire en fonction de ses réserves, des champs qu’il contrôle, du niveau des prix et de la rentabilité des opérations. Il n’y a pas de régulation de la production pétrolière mondiale. »  Trop de pétrole a été produit notamment avec les pétroles non conventionnels aux États-Unis et au Canada. « L’OPEP a décidé d’engager un bras de fer et de ne pas plier en réduisant sa production. Elle dit que « s’il y a une réduction de la production, elle doit être partagée entre les pays membres de l’OPEP et les pays non OPEP. Si ce n’est pas le cas, les prix baisseront pour tout le monde et on verra qui tiendra le plus longtemps. »

S’agit-il d’une bonne nouvelle pour l’économie ? « Les pays exportateurs, les compagnies pétrolières et groupes terroristes comme l’État islamique sont défavorisés. Les prix ont chuté d’environ 70% depuis juin 2014. Tous ceux qui achètent du pétrole, comme la France et les pays européens, bénéficient de la chute des prix du pétrole. »

Daesh, un acteur puissant sur le marché

Ce pétrole pas cher n’a-t-il pas le goût du sang ? Daesh étant un acteur puissant sur le marché.  »Daesh contrôle certains champs de pétrole, 60% en Syrie, certains champs de pétrole en Irak et elle essaie de faire de même en Libye. Daesh reste un petit producteur de pétrole. Donc ce n’est pas lié. On estime que Daesh contrôle une capacité de production de l’ordre de 40.000 barils par jour de pétrole. Total, c’est 2,3 millions de barils par jour de pétrole. Daesh essaie de vendre à des négociants peu scrupuleux dans la région du Moyen-Orient où des réseaux de contrebande et de trafic existent depuis longtemps. Il y a eu un embargo contre le pétrole irakien, il y a toujours un contrôle du pétrole iranien. Daesh profite de ces circuits illégaux ».

La baisse du coût du pétrole va se poursuivre ? « Personne ne le sait, on ne sait pas jusqu’où ça peut baisser. On est à un niveau très bas. On était à 115 dollars par baril en juin 2014, on est aujourd’hui à 36-37. Peut être que les prix vont encore baisser mais sans doute pour pas très longtemps. Mais les prix du pétrole ne devraient pas remonter parce qu’il y a trop de pétrole sur le marché. »

Des prix du pétrole au plus bas, ce n’est pas bon pour la transition énergétique. « Les acteurs économiques peuvent se dire : le pétrole est très bas, le prix du gaz est très bas, le prix du charbon est très bas. Pourquoi se casser la tête et investir des sommes considérables dans la transition énergétique, NDLR). Mais ces combustibles fossiles ont quelques défauts comme celui de générer des émissions de gaz à effet de serre. »




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