Archive pour le Tag 'France'

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Endettement public : la première dépense du budget de la France

Endettement public : la première dépense du budget de la France

 

Une dette de 3200 milliards d’euros d’ici la fin de l’année qui Vont générer environ 55 milliards de charge financière cette année. Du coup des 2026 le remboursement de la dette représentera le premier budget du pays. En cause évidemment les taux d’intérêt qui demeure encore un haut niveau mais plus fondamentalement le faite que régulièrement la France accuse des déficits budgétaires qui la contraignent à emprunter un peu plus chaque année.

À noter que la charge de la dette va représenter à peu près le montant du déficit annuel sur longue période, autour de 55 milliards.

La France est en moyenne déficitaire de 57,4 milliards € par an. Alors qu’en 1974, nos administrations étaient excédentaires de 200 millions €, nous serions aujourd’hui d’après les estimations en déficit de 146,9 milliards €.

La dette s’élève ainsi à 112,5% du PIB, près d’un point de pourcentage de plus qu’à la fin 2022. La dette publique par habitant fait de la France une mauvaise élève puisqu’elle se classe 4ᵉ de ce classement avec 60.790 dollars (56.226 euros). De façon approximative chaque ménage doit donc plus de 100 000 € au titre de la dette publique, une dette évidemment impossible à rembourser

Dette publique : la première dépense du budget de la France

Dette publique : la première dépense du budget de la France

 

Une dette de 3200 milliards d’euros d’ici la fin de l’année qui Vont générer Environ 55 milliards de charge financière cette année. Du coup des 2026 le remboursement de la dette représentera le premier budget du pays. E n cause évidemment les taux d’intérêt qui demeure encore un haut niveau mais plus fondamentalement le faite que régulièrement la France accuse des déficits budgétaires qui la contraignent à emprunter un peu plus chaque année.

À noter que la charge de la dette va représenter à peu près le montant du déficit annuel sur longue période, autour de 55 milliards.

La France est en moyenne déficitaire de 57,4 milliards € par an. Alors qu’en 1974, nos administrations étaient excédentaires de 200 millions €, nous serions aujourd’hui d’après les estimations en déficit de 146,9 milliards €.

La dette s’élève ainsi à 112,5% du PIB, près d’un point de pourcentage de plus qu’à la fin 2022. La dette publique par habitant fait de la France une mauvaise élève puisqu’elle se classe 4ᵉ de ce classement avec 60.790 dollars (56.226 euros). De façon approximative chaque ménage doit donc plus de 100 000 € au titre de la dette publique, une dette évidemment impossible à rembourser

Le net tassement de la croissance en Chine concerne aussi la France

Le net tassement de la  croissance en Chine concerne aussi la France 

L’Allemagne est à la fois le premier client et fournisseur de la France. En 2022, l’Allemagne représente 13,8 % des exportations françaises (devant l’Italie, à 9,3 %) et 12,0 % des importations françaises (devant la Chine, à 10,1 %). L’Allemagne est également le premier moteur économique de l’ensemble de l’union économique. Pour L’Allemagne l’institut de statistiques français chiffre l’impact du ralentissement chinois entre 0,2% et 0,4% de PIB. Il faut dire que l’Allemagne a pendant très longtemps exporté principalement des biens manufacturés vers la Chine (60% des importations chinoises), notamment des voitures thermiques. 

Sur le total des importations chinoises, la part des biens s’est effondrée pour atteindre un point bas en 2022 à 51%. L’entrée de la Chine dans l’OMC depuis les années 2000 a complètement bouleversé le modèle capitaliste chinois en quelques années.

La baisse de croissance de la Chine a forcément des conséquences moindres mais cependant important sur la France. Le trou d’air( croissance zéro au premier trimestre) provient en effet en France de la stagnation voire du recul de la consommation, de la baisse des investissements mais aussi du tassement des exportations.

La production de poulets diminue en France

La production de poulets diminue en France

 

Si en France la production de poulets excédait la consommation de 250 000 tonnes en 2010, le pays est devenu importateur net de poulets à partir de 2019. Il est ainsi déficitaire de plus de 100 000 tonnes en 2021 . En d’autres termes, la production de poulets diminue en France, et est de moins en moins destinée à l’exportation, tandis que la consommation repose davantage sur des fournisseurs étrangers. Ainsi, 36 % des poulets consommés en France en 2021 sont importés, contre 25 % en 2010. Dans le même temps, les exportations qui représentaient 32 % de la production en 2010 ne comptent plus que pour 26 % de la production.

 

par 

  1. Économiste, CEPII
  2. Économiste, CEPII
  3. Apprentie Économiste, CEPII dans The Conversation 

Le marché mondial du poulet est en réalité très segmenté. On y distingue les produits frais, pour lesquels les échanges sont régionaux, et les produits surgelés, moins différenciés, plus faciles à transporter sur de longues distances, et pour lesquels le marché est véritablement mondial.

Les échanges intracommunautaires de produits frais comptaient pour 66 % des échanges mondiaux en 2021, contre 17,5 % pour les produits congelés. Le marché du congelé est dominé par le Mercosur, zone de libre-échange sud-américaine regroupant l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay, qui exporte vers le monde entier (42 % des parts de marché mondiales à l’exportation de produits congelés en 2021).

Par ailleurs, les poulets sont vendus soit à la découpe (en morceaux), soit entier. À l’échelle mondiale, le commerce de morceaux a très fortement augmenté, bien plus que les échanges de poulets entiers, notamment en raison du changement des modes de consommation du poulet.

Les exportations françaises de poulets ont connu une dynamique très différente en fonction de ces produits. En particulier, les exportations de produits congelés ont considérablement reculé depuis 2010.

Ces déboires à l’exportation tiennent à deux facteurs : un positionnement sur un produit dont la demande s’est révélée peu dynamique, doublé d’une perte de débouchés traditionnels sous l’effet d’une concurrence internationale accrue.

En effet, la spécialisation historique des exportateurs français sur les poulets entiers congelés  n’a pas été très profitable car la demande mondiale pour ces produits n’a pas connu une évolution particulièrement favorable. Ainsi, le poulet entier congelé, qui représentait la majorité des exportations de poulets français en 2010 (58 %), a vu son commerce mondial croître de 12 % depuis cette date, quand dans le même temps les échanges de morceaux augmentaient plus de trois fois plus vite (41 % sur la période).

En outre, la France a décroché sur ce produit, pour lequel la concurrence mondiale est particulièrement forte. En particulier, les producteurs français exportaient énormément vers le Moyen-Orient au début des années 2010, un marché qu’ils ont quasi totalement perdu au bénéfice du Mercosur (81 % des exportations de poulets entiers congelés vers le Moyen-Orient et Proche-Orient en 2022).

De manière générale, la part de marché de la France sur les poulets entiers congelés a chuté de 12 points de pourcentage (pp) entre 2010 et 2022 , quand dans le même temps celle de l’Ukraine progressait de 4 pp et celle de la Pologne de 2 pp. Le Mercosur n’a pas particulièrement accru sa présence pour ce produit, sa progression se situant davantage sur le marché des morceaux congelés, particulièrement dynamique, et sur lequel la France a connu également un déclin.

Sur la période 2010-2022, la France a changé de spécialisation à l’exportation. Elle exporte désormais essentiellement des morceaux frais, qui représentent 51 % de ses exportations de poulets en 2022.

Sur ce marché, la concurrence est essentiellement européenne. Les Pays-Bas, et la Belgique sont les exportateurs historiques de poulets frais découpés, mais l’Ukraine et la Pologne montent en puissance sur la période.

La Pologne enregistre ainsi une augmentation significative de sa part de marché de 13 pp sur la période, tandis que l’Ukraine connaît une progression plus modeste de 2 pp (graphique 5). En comparaison, la part de marché de la France n’a augmenté que de 0,7 pp sur la période.

Nous avons vu que la France est à présent importatrice nette de poulets. Ses importations sont uniquement composées de morceaux, frais et congelés (graphique 6) et ses fournisseurs sont quasi exclusivement des partenaires européens, y compris pour les morceaux surgelés qui sont pourtant largement mondialisés.Ce sont surtout les importations de morceaux frais qui s’accroissent sur la période, dont la Belgique est le principal fournisseur. Toutefois sa part dans les importations françaises de ces produits se réduit fortement sur la période, au bénéfice de la Pologne et du Royaume-Uni. La trajectoire de la Pologne est la plus spectaculaire : elle voit sa part dans les importations françaises s’accroître substantiellement, aussi bien pour les morceaux de poulet frais (de 2 % en 2010 à 19 % en 2022) que pour les morceaux congelés (de 10 % à 37 %). Cet accroissement de la part de marché polonaise se retrouve également sur l’ensemble du marché européen.

Le succès à l’exportation de la Pologne va de pair avec une forte augmentation de sa production qui a doublé depuis 2010. Plus discrètement, le Royaume-Uni confirme sa place sur le marché européen, avec une hausse continue de sa production sur la période (32 %). La production française, quant à elle, progresse très peu sur la période (5 %).

Les importations françaises de poulet proviennent essentiellement des pays de l’Union européenne (UE), et le marché unique est l’échelon pertinent en France pour penser la concurrence internationale sur ces produits. Les baisses de parts de marché et de compétitivité françaises par rapport aux producteurs européens s’expliquent notamment par un différentiel de coût de production, lié en partie aux coûts de la main-d’œuvre et du bâti.

Toutefois, les différentiels de prix entre les produits français et leurs concurrents sont également liés à une spécialisation de la production française sur des produits plus haut de gamme et à la diversité de ses produits.

En dépit des discours alarmistes sur le poulet brésilien, le Mercosur ne concurrence quasiment pas les producteurs français sur leur marché domestique pour le moment. Sa concurrence opère principalement sur les marchés tiers, en particulier au Moyen-Orient. Cette faible part du Mercosur dans les importations françaises s’explique en partie par le fait que le marché européen est encore très protégé, avec des droits de douane autour de 1 euro par kilo pour les morceaux frais et congelés et 0,30 euro par kilo pour les poulets entiers. Les produits importés doivent en outre faire face à de nombreuses normes pour être acceptés sur le marché européen.

Étant donné les différences de prix entre les pays du Mercosur et la France, il n’est toutefois pas exclu que les importations en provenance de cette région augmentent si un accord commercial était conclu. A noter cependant que les négociations ne portent que sur une suppression de droits de douane pour 180 000 tonnes de poulet, soit 1,2 % de la consommation européenne.

Concernant l’Ukraine, l’ouverture du marché communautaire depuis le mois de juin 2022 a fortement augmenté les importations de poulets (de 142 % dans l’UE entre 2021 et 2023). L’Ukraine est ainsi passée de 21 % à 43 % des importations extracommunautaires en deux ans. Ces volumes représentent actuellement 3,5 % de la production européenne (10,8 millions de tonnes). Toutes origines confondues, pour l’UE, la hausse des importations extracommunautaires de poulets n’est cependant que de 8 % entre 2021 et 2023, ce qui suggère que les fournisseurs ukrainiens se sont surtout substitués à d’autres fournisseurs extra-européens.

BCE et Banque de France en déficit !

 BCE et Banque de France en déficit ! 

D’une certaine manière ,les déficits des Banques centrales notamment de la BCE ( aussi de la Banque de France) constitue une curiosité financière. Comment en effet comprendre a priori que des banques dont le métier est surtout d’émettre, de  gérer et de distribuer la monnaie puissent être en déficit ? Certes l’objectif des Banques centrales n’est pas de réaliser forcément des bénéfices mais au moins d’atteindre au minimum l’équilibre.
En cause, un rachat de titres excessifs à des taux très bas qui ne sont pas remplacés aujourd’hui par des titres plus récents et plus rémunérateurs compte-tenu de l’inflation. Les banques centrales ont distribué à gogo des liquidités monétaires aux banques sans intérêt qui aujourd’hui nourrissent l’inflation et qui redéposés dans les Banques centrales sont grassement rémunérés. Pour simplifier à outrance, les banques centrales ont fait de la fausse monnaie en inondant le marché de liquidités dont une grande partie d’une part alimente la spéculation sur les marchés financiers et l’autre se fait rémunérer par les Banques centrales quand cet argent leur a été fourni gratuitement.Cette gestion de la banque centrale et de la banque de France démontre à l’évidence au mieux l’incompétence des responsables au pire la complicité. Ce qui n’empêche pas d’ailleurs le bavard gouverneur de la Banque de France de continuer à donner des leçons d’économie assurant par exemple que la bataille de l’inflation était gagnée alors qu’on va encore ajouter 2 à 3 % aux 5 à 6 % des inflations annuelles précédentes. Et d’ajouter pour justifier tout cela : c’est structurel ! Alors que c’est spéculatif.L’institution a annoncé que sa politique monétaire avait provoqué une perte opérationnelle dans son bilan en 2023. La Banque de France n’a réussi à maintenir son résultat net à l’équilibre qu’au prix d’une ponction de 12,4 milliards d’euros dans ses réserves.

La remontée des taux directeurs aura coûté cher aux banques centrales et la Banque de France n’y fait pas exception. Ce vendredi, la Banque de France a publié un résultat net à l’équilibre pour l’année 2023, mais a annoncé avoir utilisé 12,4 milliards d’euros de ses réserves pour combler un trou du même ordre dans son résultat opérationnel. Il faut remonter à 2003 pour retrouver la précédente perte opérationnelle de la Banque de France.

 

 

Avenir énergétique de la France: Encore une consultation bidon

Avenir énergétique de la France: Encore une consultation bidon 

À nouveau va être organisée une consultation sur l’avenir énergétique de la France. De toute façon,  les orientations ont déjà été décidées et c’est tant mieux car cette  pseudo démocratie ne fait que retarder la mise en œuvre d’une politique énergétique assurant l’indépendance du pays. On connaît déjà les résultats par ailleurs annoncé par le gouvernement. La politique reposera surtout sur le nucléaire avec le parc actuel qui est modernisé et dont la durée de vie sera allongée et avec des énergies renouvelables pour satisfaire l’Europe et les écolos.De toute manière le sujet est particulièrement complexe. Les Français qui déjà ont des difficultés à comprendre la problématique économique et financière ont encore plus de difficultés avec la question énergétique qui prend des allures de caricature quand on oppose les nouvelles énergies à l’énergie nucléaire.

Après avoir été déjà consultés dans le cadre d’une concertation nationale sur le futur mix énergétique de la France, lancée fin 2022 par le gouvernement, puis à l’occasion d’un débat sur le nouveau programme nucléaire, initié par la Commission nationale du débat public (CNDP) quelques semaines plus tard, les Français qui le souhaitent vont, de nouveau, être sollicités par les pouvoirs publics pour donner leur avis sur l’avenir énergétique du pays.

Vendredi dernier, Matignon a, en effet, annoncé le lancement d’une « grande consultation » sur la stratégie énergie et climat de la France, sous l’égide de la CNDP. Une institution qui ne sert pas grand chose et qui fait double emploi avec toutes les autres.

 

 

La baisse de croissance en Chine concerne aussi la France

La baisse de croissance en Chine concerne aussi la France 

L’Allemagne est à la fois le premier client et fournisseur de la France. En 2022, l’Allemagne représente 13,8 % des exportations françaises (devant l’Italie, à 9,3 %) et 12,0 % des importations françaises (devant la Chine, à 10,1 %). L’Allemagne est également le premier moteur économique de l’ensemble de l’union économique. Pour L’Allemagne l’institut de statistiques français chiffre l’impact du ralentissement chinois entre 0,2% et 0,4% de PIB. Il faut dire que l’Allemagne a pendant très longtemps exporté principalement des biens manufacturés vers la Chine (60% des importations chinoises), notamment des voitures thermiques. 

Sur le total des importations chinoises, la part des biens s’est effondrée pour atteindre un point bas en 2022 à 51%. L’entrée de la Chine dans l’OMC depuis les années 2000 a complètement bouleversé le modèle capitaliste chinois en quelques années.

La baisse de croissance de la Chine a forcément des conséquences moindres mais cependant important sur la France. Le trou d’air( croissance zéro au premier trimestre) provient en effet en France de la stagnation voire du recul de la consommation, de la baisse des investissements mais aussi du tassement des exportations.

Finances-Comme la BCE , la Banque de France aussi dans le rouge !

Finances-Comme la BCE , la Banque de France aussi dans le rouge ! 

D’une certaine manière ,les déficits des Banques centrales notamment de la BCE ( aussi de la Banque de France) constitue une curiosité financière. Comment en effet comprendre a priori que des banques dont le métier est surtout d’émettre, de  gérer et de distribuer la monnaie puissent être en déficit ? Certes l’objectif des Banques centrales n’est pas de réaliser forcément des bénéfices mais au moins d’atteindre au minimum l’équilibre.
En cause, un rachat de titres excessifs à des taux très bas qui ne sont pas remplacés aujourd’hui par des titres plus récents et plus rémunérateurs compte-tenu de l’inflation. Les banques centrales ont distribué à gogo des liquidités monétaires aux banques sans intérêt qui aujourd’hui nourrissent l’inflation et qui redéposés dans les Banques centrales sont grassement rémunérés. Pour simplifier à outrance, les banques centrales ont fait de la fausse monnaie en inondant le marché de liquidités dont une grande partie d’une part alimente la spéculation sur les marchés financiers et l’autre se fait rémunérer par les Banques centrales quand cet argent leur a été fourni gratuitement.Cette gestion de la banque centrale et de la banque de France démontre à l’évidence au mieux l’incompétence des responsables au pire la complicité. Ce qui n’empêche pas d’ailleurs le bavard gouverneur de la Banque de France de continuer à donner des leçons d’économie assurant par exemple que la bataille de l’inflation était gagnée alors qu’on va encore ajouter 2 à 3 % aux 5 à 6 % des inflations annuelles précédentes. Et d’ajouter pour justifier tout cela : c’est structurel ! Alors que c’est spéculatif.L’institution a annoncé que sa politique monétaire avait provoqué une perte opérationnelle dans son bilan en 2023. La Banque de France n’a réussi à maintenir son résultat net à l’équilibre qu’au prix d’une ponction de 12,4 milliards d’euros dans ses réserves.

La remontée des taux directeurs aura coûté cher aux banques centrales et la Banque de France n’y fait pas exception. Ce vendredi, la Banque de France a publié un résultat net à l’équilibre pour l’année 2023, mais a annoncé avoir utilisé 12,4 milliards d’euros de ses réserves pour combler un trou du même ordre dans son résultat opérationnel. Il faut remonter à 2003 pour retrouver la précédente perte opérationnelle de la Banque de France.

 

 

 

Economie- Croissance: zéro en France au premier trimestre

Economie- Croissance: zéro en France au premier trimestre 

 

Au premier trimestre, Restera sans doute à l’arrêt selon l’Insee, qui tablait jusqu’ici sur une croissance de 0,2%. Mais elle «rebondirait » au deuxième trimestre.

 

Les trois moteurs de la croissance sont en panne à savoir la consommation des ménages hypothéqués par la baisse du pouvoir d’achat, les exportations handicapés par la demande internationale et les investissements victimes des interrogations sur la conjoncture. Résultat la France s’enfonce dans la croissance zéro. À mi-année, l’Insee table cependant sur un acquis de croissance de 0,5%. Ce chiffre correspond à ce que serait la variation annuelle du PIB en 2024 si jamais la croissance s’avérait nulle aux troisième et quatrième trimestres. Le gouvernement table lui sur 1% de croissance sur l’année 2024, un objectif récemment revu à la baisse mais encore légèrement plus ambitieux que la prévision de la Banque de France (0,8%).

Pour l’inflation, «L’indice des prix à la consommation est tombé à 2,9% sur un an en février 2024 (selon l’estimation provisoire, à confirmer vendredi) et ce reflux se poursuivrait à 2,6% en juin», se rapprochant donc de la cible de 2% d’inflation de la Banque centrale européenne (BCE).

«La composition de l’inflation a toutefois beaucoup changé», affirme l’Institut qui pourtant continu lui produire un indice des prix obsolètes qui ne reflètent plus le volume et la structure des achats des ménages.

La réindustrialisation de la France prend du retard

La réindustrialisation de la France prend du retard

 

 

Le débat autour de la place et de la dynamique de l’industrie au sein de l’Union européenne (UE) n’est pas aisé, tant il est phagocyté par des considérations nationales, entre des pays dotés d’un secteur manufacturier puissant, comme l’Allemagne, et d’autres aux prises avec un déclin amorcé il y a plusieurs décennies, comme la France. Au-delà de cette hétérogénéité au sein de l’UE, le décrochage de cette dernière en matière d’investissements dans les secteurs stratégiques (notamment pour la transition écologique) est inquiétant.

 

par Thomas Grjebine, Économiste, Responsable du programme Macroéconomie et finance internationales, CEPII

et Jérôme Héricourt, Professeur d’économie, conseiller scientifique au CEPII, Université d’Evry – Université Paris-Saclay dans The Conversation

Sur la période 2016-2023, l’Union européenne n’a en effet représenté que 6,5 % des investissements industriels annoncés dans le monde, là où les États-Unis en captaient 17 %, la Chine 19 % et l’ensemble de l’Asie 55 %, selon les chiffres du cabinet d’études Trendeo. L’écart est encore plus important pour les méga-investissements industriels – plus de 5 milliards de dollars – annoncés dans le monde, où la part de l’UE tombe à 2 % sur la période.

Si les entreprises européennes ont une capacité d’investissement forte (et proche de celle des entreprises américaines), elle est surtout employée hors de l’UE : les entreprises européennes investissent davantage à l’étranger, si bien que l’UE ne reçoit que l’équivalent d’un peu plus de la moitié de leur capacité d’investissement (et les investissements étrangers en Europe ne permettent pas de compenser).

Le tableau ne s’améliore guère du côté de la production, notamment dans le secteur clé de l’automobile électrique : l’Europe produit certes 25 % des voitures électriques, contre 10 % aux États-Unis, mais la Chine plus de la moitié. S’agissant des batteries, la Chine produit plus de 75 % des batteries issues de la technologie dominante, contre 7 % tant pour l’Europe que pour les États-Unis.
Le retard pris par les pays de l’UE est donc substantiel. Une politique vigoureuse d’investissement apparaît comme un moyen nécessaire, parmi d’autres, pour y remédier.La comparaison des stratégies américaines et européennes en la matière ne plaide pas en faveur de l’Europe. Les moyens avancés par les États-Unis sont bien supérieurs à ceux mis en œuvre par l’UE. Pour les premiers, l’Inflation Reduction Act (IRA), dont le coût sur dix ans était estimé à 385 milliards de dollars, pourrait représenter plus de 1 000 milliards d’argent public : la plupart des mesures ne sont en effet pas plafonnées, que ce soit en volume ou en valeur, et le coût total dépendra du degré d’utilisation des crédits d’impôt, qui s’est révélé jusqu’à présent beaucoup plus élevé que prévu.

Du côté européen, si le caractère disparate des différents dispositifs, additionnant financements publics (européens ou nationaux) et privés, financements directs et crédits (par exemple, de la Banque européenne d’investissement), rend délicates les comparaisons, les montants publics mobilisés semblent néanmoins bien plus limités.

Un des plans phares, le Net Zero Industrial Act (NZIA), destiné à soutenir la production de technologies propres au sein de l’UE, affiche par exemple un montant de 92 milliards d’euros pour la période 2023-2030. Mais il s’agit d’un montant reposant sur un effet de levier substantiel : ces investissements de 92 milliards reposeraient sur seulement 16 à 18 milliards d’euros de soutiens publics directs.

L’écart entre les deux rives de l’Atlantique est encore plus flagrant lorsque l’on compare les aides, non pas d’un point de vue macroéconomique, mais à l’échelle des projets. Par exemple, le soutien américain pour les producteurs de batteries serait en moyenne plus de 3 fois supérieur aux aides européennes.

Ce retard à l’allumage de l’Europe n’est pas surprenant. La Commission européenne a longtemps rejeté l’idée même de politique industrielle : jusqu’à récemment, elle estimait que celle-ci devait idéalement reposer sur la politique de concurrence au niveau du marché unique, le libre-échange et une politique de recherche et développement, sans que les contours de cette dernière soient réellement précisés.
Il faut cependant souligner deux inflexions significatives dans le logiciel européen. Tout d’abord, la création du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF), entré en vigueur dans sa phase transitoire le 1er octobre 2023, a pu être interprétée comme marquant l’émergence d’une forme de protectionnisme vert européen.

nt des productions de l’UE vers des pays ayant des politiques climatiques moins exigeantes et leur remplacement par des importations carbonées. Pour cela, les importateurs européens de certains produits, comme l’acier ou l’aluminium, devront payer le même prix pour le carbone contenu dans les produits importés que celui payé par les producteurs européens.

Si le MACF marque une inflexion très nette du logiciel européen, il souffre à l’heure actuelle de deux failles. D’une part, il pourrait pénaliser la compétitivité à l’exportation des industriels européens, d’abord car les exportateurs européens vont payer leurs intrants plus cher du fait du MACF, et deuxièmement car ils devront progressivement, lorsqu’ils produisent en Europe, s’acquitter de quotas carbone (jusqu’alors gratuits pour les sites les plus intensifs en énergie) alors que leurs concurrents sur les marchés à l’exportation n’ont pas à s’acquitter d’un tel coût.

D’autre part, le dispositif actuel ne couvre que quelques grands intrants industriels et non les produits finis ni la majorité des semi-finis. Il existe donc un risque de « délocalisation » de l’aval des chaines de production : un produit fini ou semi-fini à base d’acier ou d’aluminium mais transformé hors de l’UE échappe au MACF, ce qui peut inciter les producteurs à délocaliser pour réimporter ensuite au sein des Vingt-Sept.

 

 

Par ailleurs, la montée en puissance des projets importants d’intérêt européen commun (PIEEC) constitue une deuxième inflexion significative aux règles de libre concurrence de l’UE : ils visent à promouvoir l’innovation dans des domaines industriels stratégiques et d’avenir, au travers de projets européens transnationaux. Leur particularité est de ne pas reposer sur des financements de l’UE, mais sur les budgets nationaux, pour des montants allant au-delà des limites habituellement fixées par la réglementation européenne en matière d’aides d’État.

Le plan France 2030 s’inscrit dans ce cadre : plus de la moitié de l’enveloppe de 54 milliards prévue dans ce plan a été engagée en deux ans. En tenant compte de l’effet de levier sur les financements privés, cela représente plus de 40 milliards d’euros engagés depuis 2021, et plus de 85 milliards d’euros qui devraient être investis sur cinq ans dans des projets visant à stimuler l’innovation dans des secteurs stratégiques (véhicules électriques, hydrogène, spatial, quantique, etc.), des montants très importants à l’échelle française.
L’assouplissement des règles permis par le cadre des PIIEC pose néanmoins la question de l’hétérogénéité des marges de manœuvre budgétaires nationales et du risque de fragmentation. La monnaie unique a, en effet, accentué les divergences réelles au sein de la zone euro : comme l’avait anticipé le prix « Nobel » d’économie Paul Krugman, dans un contexte de forte mobilité des facteurs de production, une intégration accrue entre pays aboutit à un renforcement de leurs spécialisations.

À cet égard, l’assouplissement des PIIEC risque de réserver les investissements massifs aux pays budgétairement « vertueux », qui sont très souvent déjà ceux disposant d’un secteur industriel puissant. Maintenir une base industrielle forte permet en effet de générer de la richesse à long terme, et d’avoir ainsi moins recours à l’endettement pour stimuler l’activité économique. Ces facteurs contribuent à ce que les pays les plus industrialisés aient les marges de manœuvre budgétaires les plus fortes, ce qui représente un autre facteur puissant de divergence au sein de la zone euro.

Une augmentation de l’endettement au niveau européen permettrait de répondre à ce risque de fragmentation accrue. Ceci réclamerait un engagement de plusieurs centaines de milliards de dollars, qui pourraient être financé selon des modalités proches de celles retenues dans le cadre du plan de relance européen Next Generation EU initié en 2020 (750 milliards d’euros financés par un emprunt au niveau de l’UE), à condition de parvenir à un nouvel accord politique en ce sens.

L’Europe dispose d’un atout qui pourrait être davantage mobilisé : un mix énergétique moins carboné. Le développement de clauses de conditionnalité environnementale – sur le modèle du nouveau bonus français sur les voitures électriques – apparaît ainsi comme une voie prometteuse pour favoriser la production européenne, tout en respectant le cadre légal de l’UE.

Ces clauses permettent d’atteindre des objectifs proches des clauses de contenu local, en contournant l’interdiction de ces dernières : aucun modèle de voiture électrique produit en Asie, et particulièrement en Chine, n’a ainsi été éligible au bonus écologique français en 2024. S’appuyer sur des clauses de conditionnalité environnementale est aussi une façon de réorienter la commande publique vers la production française et européenne.

Il s’agit d’un enjeu de taille : la commande publique représente de 10 % à 20 % du PIB des pays membres de l’UE. La loi française « Industrie verte », adoptée en octobre 2023, fait un premier pas en ce sens, avec la création d’un label permettant d’intégrer les critères environnementaux dans la commande publique.

Croissance: zéro en France au premier trimestre

Croissance: zéro en France au premier trimestre 

 

Au premier trimestre, Restera sans doute à l’arrêt selon l’Insee, qui tablait jusqu’ici sur une croissance de 0,2%. Mais elle «rebondirait » au deuxième trimestre.

 

À mi-année, l’Insee table sur un acquis de croissance de 0,5%. Ce chiffre correspond à ce que serait la variation annuelle du PIB en 2024 si jamais la croissance s’avérait nulle aux troisième et quatrième trimestres. Le gouvernement table lui sur 1% de croissance sur l’année 2024, un objectif récemment revu à la baisse mais encore légèrement plus ambitieux que la prévision de la Banque de France (0,8%).

Pour l’inflation, «L’indice des prix à la consommation est tombé à 2,9% sur un an en février 2024 (selon l’estimation provisoire, à confirmer vendredi) et ce reflux se poursuivrait à 2,6% en juin», se rapprochant donc de la cible de 2% d’inflation de la Banque centrale européenne (BCE).

«La composition de l’inflation a toutefois beaucoup changé», affirme l’Institut qui pourtant continu lui produire un indice des prix obsolètes qui ne reflètent plus le volume et la structure des achats des ménages.

 

Rugby : la France se rachète….. tardivement

Rugby : la France se rachète….. tardivement

Après un tournoi assez quelconque, l’équipe de France termine finalement deuxième après avoir disposé in extremis du 15 de la rose. Le 15 français a réalisé une très bonne prestation au cours de la première mi-temps et a lâché prise en seconde.

 

Malgré tout la France a réussi à s’imposer de justesse. A moins d’une minute de la sirène, le pied assuré de Thomas Ramos a permis aux Bleus de reprendre les devants. Et de sceller le résultat d’un match fou, de libérer un Groupama Stadium qui ne demandait qu’à exploser. Dans une ambiance de folie et d’union, joueurs et supporters tricolores ont célébré, jusqu’au long tour d’honneur et un bruyant clapping, cette victoire devenue presque inespérée. Une victoire qui laisse un goût d’amertume car la France a fait preuve du bon et du moins bon dans ce tournoi. Bref trop d’inconsistance et d’une certaine manière la deuxième place obtenue constitue une surprise heureuse. Résultat :33–31 pour la France lors du match contre l’Angleterre.

 

Economie-Croissance zéro en France

Economie-Croissance zéro en France

 

Au premier trimestre, Restera sans doute à l’arrêt selon l’Insee, qui tablait jusqu’ici sur une croissance de 0,2%. Mais elle «rebondirait » au deuxième trimestre.

 

À mi-année, l’Insee table sur un acquis de croissance de 0,5%. Ce chiffre correspond à ce que serait la variation annuelle du PIB en 2024 si jamais la croissance s’avérait nulle aux troisième et quatrième trimestres. Le gouvernement table lui sur 1% de croissance sur l’année 2024, un objectif récemment revu à la baisse mais encore légèrement plus ambitieux que la prévision de la Banque de France (0,8%).

Pour l’inflation, «L’indice des prix à la consommation est tombé à 2,9% sur un an en février 2024 (selon l’estimation provisoire, à confirmer vendredi) et ce reflux se poursuivrait à 2,6% en juin», se rapprochant donc de la cible de 2% d’inflation de la Banque centrale européenne (BCE).

«La composition de l’inflation a toutefois beaucoup changé», affirme l’Institut qui pourtant continu lui produire un indice des prix obsolètes qui ne reflètent plus le volume et la structure des achats des ménages.

 

Comme la BCE , la Banque de France aussi dans le rouge !

Comme la BCE , la Banque de France aussi dans le rouge ! 

D’une certaine manière ,les déficits des Banques centrales notamment de la BCE ( aussi de la Banque de France) constitue une curiosité financière. Comment en effet comprendre a priori que des banques dont le métier est surtout d’émettre, de  gérer et de distribuer la monnaie puissent être en déficit ? Certes l’objectif des Banques centrales n’est pas de réaliser forcément des bénéfices mais au moins d’atteindre au minimum l’équilibre.
En cause, un rachat de titres excessifs à des taux très bas qui ne sont pas remplacés aujourd’hui par des titres plus récents et plus rémunérateurs compte-tenu de l’inflation. Les banques centrales ont distribué à gogo des liquidités monétaires aux banques sans intérêt qui aujourd’hui nourrissent l’inflation et qui redéposés dans les Banques centrales sont grassement rémunérés. Pour simplifier à outrance, les banques centrales ont fait de la fausse monnaie en inondant le marché de liquidités dont une grande partie d’une part alimente la spéculation sur les marchés financiers et l’autre se fait rémunérer par les Banques centrales quand cet argent leur a été fourni gratuitement.Cette gestion de la banque centrale et de la banque de France démontre à l’évidence au mieux l’incompétence des responsables au pire la complicité. Ce qui n’empêche pas d’ailleurs le bavard gouverneur de la Banque de France de continuer à donner des leçons d’économie assurant par exemple que la bataille de l’inflation était gagnée alors qu’on va encore ajouter 2 à 3 % aux 5 à 6 % des inflations annuelles précédentes. Et d’ajouter pour justifier tout cela : c’est structurel ! Alors que c’est spéculatif.

L’institution a annoncé que sa politique monétaire avait provoqué une perte opérationnelle dans son bilan en 2023. La Banque de France n’a réussi à maintenir son résultat net à l’équilibre qu’au prix d’une ponction de 12,4 milliards d’euros dans ses réserves.

La remontée des taux directeurs aura coûté cher aux banques centrales et la Banque de France n’y fait pas exception. Ce vendredi, la Banque de France a publié un résultat net à l’équilibre pour l’année 2023, mais a annoncé avoir utilisé 12,4 milliards d’euros de ses réserves pour combler un trou du même ordre dans son résultat opérationnel. Il faut remonter à 2003 pour retrouver la précédente perte opérationnelle de la Banque de France.

 

 

 

 

Guerre et Poutine: Danger pour la France pour 61 % des Français

Guerre et Poutine: Danger pour la France pour 61 % des Français

L’ accord d’aide à l’Ukraine prévoit une aide militaire de trois milliards d’euros . Un montant auquel 51% des Français sont opposés dans un sondage de BFM . Néanmoins, ils sont 54% à estimer qu’il faut continuer d’aider l’Ukraine face à la Russie comme l’État le fait actuellement, mais qu’il ne faut pas que la France s’engage trop loin dans cette guerre et risque le conflit avec la Russie, même si cela signifie une défaite de l’Ukraine. Bref,  ou quand l’esprit de Munich se manifeste à nouveau non seulement chez des  responsables politiques mais aussi dans la population. Des postures qui ne sont pas sans rappeler la seconde guerre mondiale quand les députés ont offert le pouvoir à Pétain. Et contrairement aux récits naïfs ou hypocrites, les résistants français ont toujours constitué une très petite minorité face à l’Allemagne.

Seulement,  24% veulent une défense sans limite pour éviter que Vladimir Poutine gagne la guerre. Et 21% pensent qu’il faut maintenant laisser l’Ukraine se défendre seule face à la Russie.
D’après le dernier sondage, 57% des Français jugent qu’Emmanuel Macron a eu tort de hausser le ton face à la Russie et d’appeler les alliés à un sursaut, estimant que cela crée des désaccords entre les alliés et fait monter les tensions entre la France et la Russie – même si 70% de son électorat soutient ses prises de position.D ‘après un sondage Elabe pour BFMTV, aucune personnalité politique n’obtient une majorité de confiance pour faire face à la situation internationale concernant la guerre en Ukraine.

Dans ce contexte, aucune personnalité politique ne sort du lot et n’obtient une majorité de confiance pour faire face à la situation internationale concernant la guerre en Ukraine. Marine Le Pen arrive tout de même en tête avec 34%, devant Emmanuel Macron avec 32% et des dirigeants LR avec 31%.

 Les dirigeants du PS arrivent tête des partis de gauche avec 24%, contre 17% pour LFI et EELV.
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