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Coronavirus France : 26.771 contaminations en 24 heures

Coronavirus France : 26.771 contaminations en 24 heures 

26.771 nouveaux cas de contamination au coronavirus, soit deux fois plus que lundi dernier, et 257 nouveaux décès dus au Covid-19 au cours des dernières 24 heures, montrent les données fournies lundi par les autorités sanitaires.

Le bilan de l’épidémie s’établit désormais à 35.018 morts (23.892 dans les hôpitaux, 11.126 dans les Ehpad) pour 1.165.278 cas confirmés, le cap du million ayant été franchi vendredi.

Le nombre de patients traités en réanimation pour une infection Covid-19 s’élève à 2.770, contre 2.584 dimanche (+186). Au total, 17.784 patients sont hospitalisés, contre 16.477 la veille (+1.307). Le pic d’hospitalisations, à 32.292 patients, avait été atteint le 14 avril dernier.

Le nombre de nouvelles admissions quotidiennes s’élève à 1.307, le bilan le plus élevé depuis le 2 avril (1.607 nouveaux patients).

A 26.771, le nombre de nouvelles infections est deux fois plus faible que celui de dimanche (52.010), mais le bilan tend à être beaucoup moins élevé le lundi en raison d’un décalage dans la remontée des données du week-end.

Économie : une crise de recherche de sens (Jay Nirsimloo ,KPMG France)

Économie : une crise de recherche de sens (Jay Nirsimloo ,KPMG France)

 

Pour Jay Nirsimloo ,KPMG France , la crise sanitaire aura contribué à faire émerger une prise de conscience sur la crise de sens social et environnementale de l’économie ( tribune dans l’opinion)

 

Une crise de l’ampleur de celle que nous sommes en train de traverser ne dévoilera que progressivement les changements profonds auxquels elle donnera lieu dans l’économie et les entreprises. Certes, nous observons en direct les effets de la Covid-19 sur la conjoncture économique et sociale, et sur l’activité des entreprises. Mais il y aura d’autres effets, plus structurants, qui concerneront à la fois les priorités stratégiques des entreprises, leur cartographie des risques futurs et leur engagement en matière de responsabilité sociale et environnementale.

C’est en tout cas ce que laisse présager la nouvelle étude CEO Outlook menée par KPMG entre janvier et août de cette année, c’est-à-dire avant le déclenchement de la crise sanitaire, pendant le confinement et après la fin de ce dernier. Cette étude est particulièrement intéressante parce qu’elle est réalisée auprès de dirigeants d’entreprises d’une dizaine de pays et reflète donc le sentiment général de ces responsables quant à l’avenir de leurs entreprises.

On note, sans surprise, qu’entre janvier et juillet, leur niveau de confiance dans l’évolution de la situation économique au cours des deux ans qui viennent s’est fortement détérioré. Le paradoxe est que ces dirigeants sont beaucoup plus confiants dans la capacité de leur propre entreprise à surmonter la crise, ce qui témoigne de leur volonté de tout faire pour en sortir dans les meilleures conditions possible, afin de profiter à plein de la reprise de l’activité.

Une hiérarchie des risques bouleversée. Mais le plus intéressant est que la crise sanitaire a provoqué dans les entreprises une remise à plat de la cartographie de leurs risques. En janvier, deux catégories de risques concentraient l’attention des dirigeants ; ceux liés à l’environnement et ceux liés à la cybersécurité. En août, cette hiérarchie est totalement bouleversée, au profit du risque sur les talents et du risque sur la chaîne d’approvisionnement (supply chain), le premier l’emportant largement sur le second.

Les dirigeants ont pris conscience, dans une période de crise aiguë et soudaine, de l’importance de l’engagement de leurs collaborateurs, du caractère stratégique de leur sens de l’initiative, qui peuvent faire la différence entre une bonne et une moins bonne capacité de réponse aux crises

Cela signifie que les dirigeants ont pris conscience, dans une période de crise aiguë et soudaine, de l’importance de l’engagement de leurs collaborateurs, du caractère stratégique de leur sens de l’initiative, qui peuvent faire la différence entre une bonne et une moins bonne capacité de réponse aux crises. Il est probable que cet enseignement sera durable et qu’il incitera les entreprises à faire de leur politique de ressources humaines une priorité stratégique en cette période d’incertitude.

Quant au risque sur la supply chain, il est lui aussi porteur de changements profonds dans l’organisation des entreprises et peut préluder à des choix différents en termes de localisation des activités ou de diversification des sources d’approvisionnement.

Une hiérarchie des priorités redéfinie. Enfin, cette étude révèle un autre phénomène : l’attachement des dirigeants d’entreprises aux valeurs et aux engagements sociétaux et environnementaux. On aurait pu croire que l’urgence sanitaire, puis l’urgence économique auraient balayé toutes les autres préoccupations. Il n’en est rien. Les CEO affirment que cette crise les a amenés à vérifier que les objectifs de leur entreprise répondaient véritablement aux attentes de leurs parties prenantes. 80 % des dirigeants français (77 % à l’international) déclarent que leurs priorités sont aujourd’hui davantage en ligne avec la raison d’être de leur entreprise qu’avant la crise.

En sus du choc économique, la Covid-19 a donc créé un choc de valeurs, parce que la pandémie a frappé partout et qu’elle a révélé la fragilité de l’homme, de façon, hélas, très concrète pour beaucoup d’entre nous. Si l’un de ses effets indirects est de remettre les valeurs humaines au cœur des organisations, ce sera le signe que nous savons encore apprendre des crises et en faire émerger des raisons d’espérer dans l’avenir.

Jay Nirsimloo est président de KPMG France.

Mali: le gouvernement militaire négocie avec les terroristes contre l’avis de la France

Mali: le gouvernement militaire négocie avec les terroristes contre l’avis de la France

 

On peut réellement s’interroger sur ce que fait encore la France au Mali avec la force Barkhane. En effet, le  pouvoir militaire est en train d’entamer des discussions avec des terroristes dans les vastes zones proches de l’Algérie là où se trouve des territoires peuplés de terroristes et considérées comme ingérables. L’objectif serait de faire des concessions aux terroristes en leur accordant un droit de gestion sur ces territoires éloignés qui deviendraient alors une sorte de réservoirs de rebelles que par ailleurs la France devrait combattre avec la force par Barkhane.

Le pouvoir militaire serait même prêt à islamiser d avantage le Mali en reconnaissant l’islam comme religion majeure dans le pays. Autant de concessions que ne peut évidemment accepter la France et qui pourrait remettre en cause la présence même de Barkhane.

Le Premier ministre par intérim du Mali s’est dit lundi ouvert à des discussions avec des rebelles islamistes, dont l’insurrection a rendu de vastes zones du pays ingouvernables, tandis que la France, son ancienne puissance coloniale, a fermement rejeté cette idée.

Le président déchu du Mali, renversé le 18 août par un coup d’Etat militaire, Ibrahim Boubacar Keïta, avait déclaré plus tôt cette année que son gouvernement était prêt à négocier avec les rebelles liés à Al-Qaïda. Cette stratégie a été confirmée pendant les pourparlers nationaux qui ont suivi le coup d’État.

Les responsables maliens ont fourni peu de détails sur les compromis qui pourraient être faits, mais certains partisans des négociations ont déclaré qu’ils pourraient inclure une plus grande reconnaissance de l’Islam dans la vie publique.

“Les conclusions des pourparlers nationaux (…) ont très clairement indiqué la nécessité d’une offre de dialogue à ces groupes armés”, a déclaré le Premier ministre par intérim Moctar Ouane lors d’une conférence de presse avec le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, en visite pour deux jours à Bamako.

“Nous devons y voir une opportunité d’engager des discussions de grande envergure avec les communautés afin de redéfinir les contours d’une nouvelle gouvernance dans les zones concernées”, a-t-il ajouté.

Environnement-La plus grande ferme verticale de France !

Environnement-La plus grande ferme verticale de France !

La plus grande ferme verticale en France va bientôt être créée notamment pour approvisionner la chaîne Monoprix. Il s’agit de produire des plantes près des lieux de production. Le problème sans doute c’est que ces plantes ne connaîtront jamais ni le soleil, ni le sol, ni les nutriments habituels. La lumière sera essentiellement artificielle, elles seront sous perfusion d’engrais et de produits chimiques pour aboutir à des ersatz de plantes certes présentables mais gustativement  et sanitairement  très discutables. Une espèce de chimie agricole urbaine.

4.500 mètres carrés de surface, 6.400 mètres carrés de culture, 12 mètres de hauteur et 10 millions de plantes produites chaque année: c’est le projet de Jungle, startup d’agriculture urbaine qui promet ainsi de créer la plus grande ferme verticale de France. En cours de construction à à Château-Thierry, dans l’Aisne, la ferme devrait être complétée en 2021, selon Gilles Dreyfus, co-fondateur et PDG de la startup, qui prévoit un chiffre d’affaires de plus de 10 millions d’euros annuel.

Dans la vision de Jungle, qui compte aujourd’hui 19 salariés, la ferme de l’Aisne devrait ainsi voir bientôt naître deux petites soeurs: une dans l’Ouest de la France en 2021, et une dans le Sud en 2022.

 

« Remise en conformité républicaine de la pratique de l’islam en France  » (CRAN).

« Remise en conformité républicaine  de la pratique de l’islam en France  » (CRAN).

Une tribune dans l’Opinion de Lova Rinel, présidente du Conseil représentatif des associations noires de France (CRAN).

 

 

« Dimanche soir, la tribune vibrante de l’imam et militant anti-islamiste Nassurdine Haidani a démontré l’impératif de la « remise en conformité républicaine » de la pratique de l’islam en France. Avec ces quatre mots, le cap est donné. Au milieu de cette vague d’émotion, c’est de cela dont nous avons besoin. En lien, le virus des parents inquisiteurs drape l’ensemble des disciplines, l’attitude d’élèves réfractaires sclérose l’enseignement public. C’est ce que relève le drame de Conflans-Sainte-Honorine. Si le temps des larmes est humainement nécessaire, l’exigence doit se substituer aux émotions.

La rentrée est étouffante, après l’ouverture du procès Charlie, le retour de l’indicible à nos portes ; silence, on poignarde !

C’est d’abord Zaheer Hassan Mahmoud avec un hachoir pensant alors être à la bonne adresse de Charlie Hebdo, puis maintenant Abdoullah Anzorov qui égorge Samuel Paty. En réaction aux caricatures ? Oui. Une action préméditée ​? Indéniablement. Un acte terroriste ​? Aucunement, analyse le politologue Olivier Roy. Pourtant, les médias parleront sans précaution de terrorisme en évoquant les crimes isolés de déséquilibrés.

Raisonnablement qui peut accepter que l’on tue pour des dessins ​? Osons un réquisitoire contre l’absolutisme des islamistes, brisons le soi-disant interdit du blasphème et rions des caricatures

Pour l’un, le magistrat retient la tentative d’assassinat ​; pour l’autre, rien, il a été abattu. Sont-ils musulmans ​? Oui. #NotInMyName ​? Pas suffisant, on ne combat pas le fondamentalisme avec des tweets. Raisonnablement qui peut accepter que l’on tue pour des dessins ​? Osons un réquisitoire contre l’absolutisme des islamistes, brisons le soi-disant interdit du blasphème et rions des caricatures. Le « ​oui, mais ​» c’est être complaisant, le « ​oui, mais ​» c’est être complice, « ​​oui, mais ​» nous souille.

En revanche, quid du silence en septembre dernier d’une femme voilée poignardée devant sa famille dans un village de la Loire ​? Quid des femmes voilées, au pied de la Tour Eiffel, poignardées récemment avec des injures islamophobes pour un différend de chiens non tenus en laisse.

Dans le premier cas, l’auteur est interné, dans le second le procureur retient la tentative d’homicide volontaire. Dans aucun cas on n’évoque la raison raciste. Raisonnablement qui peut tuer pour une affaire de chiens non tenus en laisse ​? Osons nous indigner de crimes islamophobes et posons l’islamophobie à sa place : hors de la République. Le « ​oui, mais ​» ici poignarde nos valeurs, le « ​oui, mais ​» est complice, le « ​oui, mais ​» nous souille.

Le traitement médiatique et les jeux politiques qui en découlent sont inquiétants. Depuis plus de 20 ans, nous nourrissons la haine de l’autre. En montrant la « population musulmane » comme responsable des maux de la patrie, on pousse à l’indigestion islamophobe et à l’indigestion antirépublicaine. Sincèrement, n’est-il pas le moment de s’interroger ?

Dépassons la paranoïa, dissocions une attaque terroriste de l’assassinat abjecte d’un fanatique, d’un fou. C’est fondamental ! Les mots ont un sens, le terrorisme répond à une logique et une logistique propre et définie. Samuel Paty a été sauvagement tué par un fou nourri par des thèses islamistes. Son crime appelle à d’autres interrogations profondes, celles entre autres d’une idéologie qui veut s’immiscer dans nos écoles. Notre contribution se doit alors d’être maîtrisée et froide, l’émotion est l’exclusivité des familles des victimes. Il en va du respect de nous-même. J’en appelle à l’exigence et à la rigueur intellectuelle.

Samuel Paty n’est pas mort en vain, c’est dans la bouche de Pape qu’il survit. Marianne est indestructible

La laïcité, c’est le casque bleu de la vie religieuse en France. Il serait pourtant déplacé de ne pas prendre en compte l’importance symbolique de la mort horrible de Samuel Paty. Les dieux sont avec nous, nous avons notre Marianne. Il est noir, adolescent et élève au collège du Bois-d’Aulne où enseignait Samuel Paty. Pape Biram nous renvoie à notre responsabilité d’adulte et nous intime de nous ressaisir. Il n’est pas anodin qu’il soit élève, ironie du sort de la force de l’école de la République. Samuel Paty n’est pas mort en vain, c’est dans la bouche de Pape qu’il survit. Marianne est indestructible.

Je le sais, beaucoup d’entre nous sommes meurtris, inquiets pour nos professeurs. Nous devons faire preuve de fraternité. La laïcité n’est ni la traque, ni la tyrannie de l’islam. La République n’est pas le drapeau des islamo-racistes. Comprenons la laïcité ainsi : « soyez chrétiens, athées, musulmans, juifs (et tant d’autres) comme vous le voulez, mais l’Etat ne fera pas la politique que vous voulez, parce que notre politique doit nous permettre de vivre ensemble ». Ces intégristes n’aiment pas Dieu, ces islamo-racistes n’aiment pas la République, humilions-les. S’ils crient, crions plus fort, rendons-les sourds, qu’ils cessent de parler en notre nom.

Nous, musulmans, dénonçons haut et fort l’intégrisme. Nous, non-musulmans, levons-nous contre l’islamo-racisme. La République, c’est être Français sans épithète ; et notre pays, dans toute sa diversité, vaincra ! »

Lova Rinel est présidente du Conseil représentatif des associations noires de France (CRAN).

Coronavirus France : encore un nouveau record avec 45.000 cas en 24 heures

Coronavirus France : encore un nouveau record avec 45.000 cas en 24 heures

45.422 nouveaux cas ont été dépistés au cours des dernières 24 heures : le nombre de contaminations quotidiennes a crû de 3390 par rapport à vendredi, jour où la France a franchi la barre du million de cas confirmés depuis le début de l’épidémie. Le bilan des morts s’est également alourdi, avec 138 nouveaux décès enregistrés en 24 heures (contre 298 la veille), l’épidémie ayant tué au moins 34.645 personnes dans le pays. Le taux de positivité des tests poursuit sa progression à 16%, contre 15,1% la veille, et seulement 4,5% début septembre.

Si le nombre quotidien de nouvelles admissions en réanimation est en baisse par rapport à vendredi, le nombre total de personnes placées en réa continue de grimper pour atteindre 2491 cas graves (soit +59 en 24 heures). Le nombre de lits en réanimation est actuellement d’environ 5800 mais il pourrait monter selon le ministre de la Santé Olivier Véran à 7700 en moins de 15 jours. Lors du pic de l’épidémie au printemps, plus de 7000 patients atteints par le nouveau coronavirus se trouvaient en réanimation. Par ailleurs 1667 nouveaux malades du Covid ont été hospitalisés ces dernières 24 heures, portant le nombre total d’hospitalisations dans le pays à 15.637.

FRANCE – l’activité privée dans le rouge

FRANCE – l’activité privée dans le rouge

 

Du fait des mesures restrictives liées à la crise sanitaire, l’activité privée retombe dans le rouge comme sans doute l’ensemble de la croissance pour le dernier trimestre. La production manufacturière parvient à résister et progresse même en octobre mais les services déçoivent. L’indice composite, qui combine l’activité des services et celle du secteur manufacturier, est tombé à un creux de sept mois à 47,3, contre 48,5 le mois précédent, montrent les résultats préliminaires de l’enquête mensuelle réalisée par IHS Markit auprès des directeurs d’achat (PMI).

Il reste ainsi sous le seuil de 50, soit en territoire de contraction.

L’indice manufacturier a baissé légèrement mais reste en zone de croissance, à 51,0 contre 51,02 en septembre.

L’indice des services a touché de son côté un creux de cinq mois, à 46,5 contre 47,5 le mois précédent.

“Les dernières données sur les PMI apportent encore des mauvaises nouvelles pour les entreprises françaises”, commente Eliot Kerr, économiste d’IHS Markit.

“Ces résultats suggèrent que la récente progression des cas de COVID-19 et les mesures de restriction prises en conséquence ont eu un effet négatif notable sur les conditions d’activité pour les entreprises”, ajoute-t-il.

 

 

Coronavirus France : encore un record avec 40.000 cas

Coronavirus France : encore un record avec 40.000 cas

Très forte hausse est encore un record avec plus de 40.000 contaminations dues au coronavirus en 24 heures.

Le précédent record quotidien était de 32.427 contaminations samedi dernier.

Le taux de positivité des tests a lui aussi nettement augmenté jeudi, passant de 13,7% à 14,3%, selon SPF.

L’épidémie a désormais fait 34.210 morts en France, soit 162 de plus que mercredi.

Face à la dégradation de la situation sanitaire, le gouvernement a annoncé jeudi que 46 millions de personnes en France seraient concernées à partir de vendredi à minuit par un couvre-feu en vigueur dans 54 départements, de 21h00 à 06h00.

Les autorités françaises s’inquiètent particulièrement d’un risque de saturation des hôpitaux, où le taux d’occupation des lits dans les services de réanimation par des patients atteints du COVID-19 dépasse maintenant 44% au niveau national, a dit le Premier ministre, Jean Castex.

Le nombre de patients hospitalisés en raison du COVID-19 s’élève désormais à 14.032, dont 2.319 en réanimation, soit respectivement 847 et 71 personnes de plus que mercredi, selon les données des autorités sanitaires.

Coronavirus France : 27.000 contaminations en 24 heures

Coronavirus France : 27.000 contaminations en 24 heures

26.676 nouvelles contaminations dues au coronavirus en 24 heures lundi, soit près de 6.300 de plus que la veille (20.468).

Le nombre de patients hospitalisés au cours des sept derniers jours s’élève selon elle à 9.375 et parmi eux, 1.584 ont été admis en réanimation. Le taux de positivité des tests est passé en 24 heures de 13,6% à 13,7% et 139 nouveaux foyers d’infection ont été dénombrés, ce qui porte le total à 1.852.

Cent-soixante-six décès supplémentaires ont été recensés, ajoute Santé publique France, ce qui porte le bilan français à 34.048 morts depuis le début de l’épidémie.

La plus grande ferme verticale de France !

La plus grande ferme verticale de France !

La plus grande ferme verticale en France va bientôt être créée notamment pour approvisionner la chaîne Monoprix. Il s’agit de produire des plantes près des lieux de production. Le problème sans doute c’est que ces plantes ne connaîtront jamais ni le soleil, ni le sol, ni les nutriments habituels. La lumière sera essentiellement artificielle, elles seront sous perfusion d’engrais et de produits chimiques pour aboutir à des ersatz de plantes certes présentables mais gustativement  et sanitairement  très discutables. Une espèce de chimie agricole urbaine.

4.500 mètres carrés de surface, 6.400 mètres carrés de culture, 12 mètres de hauteur et 10 millions de plantes produites chaque année: c’est le projet de Jungle, startup d’agriculture urbaine qui promet ainsi de créer la plus grande ferme verticale de France. En cours de construction à à Château-Thierry, dans l’Aisne, la ferme devrait être complétée en 2021, selon Gilles Dreyfus, co-fondateur et PDG de la startup, qui prévoit un chiffre d’affaires de plus de 10 millions d’euros annuel.

Dans la vision de Jungle, qui compte aujourd’hui 19 salariés, la ferme de l’Aisne devrait ainsi voir bientôt naître deux petites soeurs: une dans l’Ouest de la France en 2021, et une dans le Sud en 2022.

Stratégie France défense : un ou deux porte-avions ou…. rien du tout !

Stratégie France défense  : un ou deux porte-avions ou…. rien du tout !

Noé Hirsch, analyste dans le secteur de la Défense et fondateur fondé d’East is Red, considère que la France doit tenir compte de la mise en service d’un second porte-avions chinois pour définir la suite du Charles De Gaulle. La question est de  savoir si la France disposera de deux porte-avions pour assurer la continuité maritime, d’un seul,  voire de rien du tout.( article de la Tribune -extraits)

 

« Le 17 décembre dernier, la livraison d’un second porte-avion, baptisé Shandong, à la marine chinoise, le premier de fabrication entièrement nationale, marquait un nouvelle avancée dans la volonté chinoise de développer une marine capable d’asseoir sa suprématie régionale en étendant sa capacité de projection en haute mer.

Si sa mise en service a fait grand bruit dans la presse chinoise, le nouveau porte-avion, équipé d’un simple STOBAR (dispositif permettant de faire décoller les aéronefs grâce à un tremplin), fait pâle figure face à son concurrent le Charles de Gaulle (équipé d’une catapulte – dite CATOBAR, qui fonctionne à vapeur), sans parler de l’USS Gerald R. Ford (le CVN-78), le nouveau porte-avion américain livré en 2017 et dont le premier déploiement est prévu pour cette année. Ce dernier est doté d’une toute nouvelle catapulte électromagnétique (EMALS), qui permet de projeter à moindre coût énergétique à une fréquence plus importante. Le Gerald R. Ford vient par ailleurs d’entamer une série de tests à la mer dans l’objectif de certifier la compatibilité du pont d’envol aux différents aéronefs, du drone à l’avion de chasse, qui seront amenés à opérer à partir de sa catapulte.

Consciente, comme l’énonçait Sir Walter Raleigh, que la domination mondiale repose sur le commerce, que commande le contrôle des mers, la Chine cherche à protéger ses « routes de la soie maritimes », ainsi que l’approvisionnement en matière première du pays (80% du pétrole chinois importé transite par la mer, en particulier à travers le détroit de Malacca). Mais elle veut également imposer son contrôle sur la mer de Chine, une zone turbulente, peuplée d’îlots, de récifs et d’atolls que chevauchent les revendications de la plupart des acteurs de la région. Pékin, qui y convoite les ressources halieutiques et énergétiques, se montre insatiable : son tracé de revendication dit « en langue de buffle » y englobe sans partage la quasi-totalité des terres émergées, au préjudice des pays riverains (Japon, Vietnam, Philippines…). Cette intransigeance, qui vise également à sécuriser un espace pour les sous-marins lanceurs l’engins (SNLE) chinois, menace gravement la paix régionale au point que le Global Times, porte-parole de l’aile gauche du gouvernement de Pékin, n’hésitait pas à publier : « en mer de Chine, la guerre est inévitable ».

… la nécessité d’une présence militaire française crédible dans la région ne se réduit pas à la défense des ZEE nationales. La Chine viole le droit international de la mer par une politique du fait accompli et une militarisation des récifs contestés (quitte à les agrandir, au détriment de l’environnement) ; elle boycotte également les décisions de justice qui lui sont défavorables, comme celle de la Cour permanente d’arbitrage de La Haye de 2016 donnant raison aux Philippines sur la question de souveraineté des îles Paracels et Spratley. Enfin, sa flotte ambitionne d’inclure au moins 3 porte-avions supplémentaire dans les dix ans. Au regard des volontés d’expansion de Pékin, et de son manque d’égard vis-à-vis de la souveraineté des Etats et du droit international, il semble indispensable de disposer des outils de possibilité d’un rapport de force, à commencer par la question du porte-avion, premier moyen de projection de puissance….. la question est donc : nous doterons-nous d’une disponibilité opérationnelle permanente en construisant deux porte-avions capables de se relayer dans l’année (un sistership) ? Où nous préparons-nous à entériner notre impuissance dans cette région du monde ? »

Coronavirus France : 13.243 nouvelles contaminations en 24 heures

Coronavirus France :  13.243 nouvelles contaminations en 24 heures

 

13.243 cas supplémentaires de après

29.837 dimanches et 32.427 samedi, un record depuis le début de l’épidémie. les données du lundi sont généralement en recul par rapport aux autres jours de la semaine.

Avec 146 décès supplémentaires liés au COVID-19, le bilan de l’épidémie en France s’élève désormais à 33.623 morts depuis le début de l’épidémie.

Lundi soir, la France comptait au total 910.277 cas confirmés depuis le début de la crise sanitaire pour un taux de positivité des tests s’établissant à 13,4% (contre 13,2% dimanche).

Le nombre de patients hospitalisés en raison d’une infection COVID-19 a largement dépassé les 11.000, une première depuis le 12 juin, et s’élève à 11.661. En réanimation, avec 2.099 lits occupés, la France repasse au-dessus des 2.000 patients admis dans ces services, une situation inédite depuis le 17 mai.

Croissance France: Risque de récession au quatrième trimestre

Croissance France: Risque de récession au quatrième trimestre

 Récemment l’INSEE s’attendait à une croissance stable entre octobre et décembre cependant la reprise de vigueur du Coronavirus pourrait encore accroître la détérioration de l’activité.

 

En fait,  on pourrait connaître une récession par rapport au troisième trimestre. Le tassement en  fin d’année concerne d’autres pays en Europe. Les pays les plus sensibles sont ceux qui sont surtout dépendant de la consommation des ménages. À noter aussi la corrélation entre le niveau de maîtrise de la crise sanitaire et l’évolution de l’activité économique. De ce point de vue la France coche les cases du mauvais élève.

Vendredi, l’assureur-crédit Euler Hermes a estimé que le PIB tricolore chuterait ainsi de 1,1 % par rapport au troisième trimestre (contre +1 % estimé mi-septembre). La France n’est pas la seule touchée. Le nombre de cas augmente dans tous les pays européens, et le PIB devrait aussi se contracter de 1,3 % en Espagne et 1 % aux Pays-Bas, prévoit l’assureur-crédit. Les auteurs de l’étude différencient  les meilleurs de la classe (Allemagne, Finlande) et les derniers (France, Espagne, Pays-Bas) qui ont « perdu le contrôle de l’épidémie – une nouvelle fois ».

 

Laisse Hermes, la France est un mauvais élève sur trois niveaux. D’abord en matière de gestion de la crise sanitaire, la pire de l’Europe pour la deuxième vague. Ce que confirme l’augmentation considérable des cas samedi avec 32 000 en 24 heures.

Le deuxième niveau concerne le danger économique du fait en particulier de la neutralisation de certains secteurs comme le tourisme, l’hôtellerie restauration, l’événementiel et la culture mais aussi du tassement général de la consommation dans d’autres domaines.

Le troisième niveau concerne la confiance des consommateurs et des citoyens fortement affectés par les politiques contradictoires du gouvernement. Pour preuve cette frilosité de ceux qui peuvent épargner qui préfèrent thésauriser plutôt que de dépenser en France.

Du coup on craint la récession au quatrième trimestre.

Taxe Gafa: réapparition en France

Taxe Gafa: réapparition en France

 

La France est quelque autre rare pays avaient décidé de mettre en place une taxe sur les grands du numérique . S’en était suivie une guerre de communiqués entre les États-Unis et les pays concernés. La France avait consenti à suspendre sa taxe à condition que l’Europe en décide le principe à son niveau. L’Europe à son tour s’était désisté sur l’OCDE qui a été chargée d’une mission pour accorder les violons des 137 pays concernés.

Mais la discussion a été bloquée par la position intransigeante des États-Unis. Du coup, la problématique revient sur le terrain national et le ministre de l’économie affirme que la taxe française sera opérationnelle dès la fin de l’année. «Nous avions suspendu la perception de la taxe le temps que la négociation de l’OCDE aboutisse. Cette négociation a échoué, nous percevrons donc une taxe sur les géants du digital en décembre prochain», a-t-il dit, lors de l’émission Dimanche en Politique.

«La France doit être fière d’être l’un des premiers pays en Europe, avec l’Espagne, avec l’Italie, avec l’Autriche à percevoir une taxation juste sur les gens du digital, dont je rappelle qu’ils sont les seuls vainqueurs de cette crise», a souligné le ministre.

Lundi dernier, les 137 pays négociant sous l’égide de l’OCDE ont échoué à trouver un accord pour que les grandes entreprises du numérique «paient leur juste part d’impôt». Si l’OCDE est confiante d’aboutir d’ici la mi-2021, son secrétaire général Angel Gurria a prédit, en cas d’échec définitif, «une multiplication des actions unilatérales, des mesures de représailles», et in fine, une nouvelle «guerre commerciale».

Ces nouvelles règles fiscales, en plus de pacifier les relations économiques internationales, pourraient rapporter 200 milliards de dollars par an, bienvenus alors que la pandémie a «creusé les déficits» publics, avait fait valoir Angel Gurria lors d’une conférence de presse. En face, les géants du numérique ont «tiré profit» de la numérisation de l’économie, accélérée par les diverses mesures de confinement dans le monde.

À titre d’exemple, Facebook a réalisé un chiffre d’affaires de près de 70 milliards de dollars en 2019, mais a payé 8,46 millions d’euros d’impôt sur les sociétés en France en 2019. Une partie infime des 6,3 milliards d’impôts acquittés par le groupe, essentiellement aux États-Unis.

Coronavirus France : nouveau record

Coronavirus France : nouveau record

 

Santé publique France a fait état samedi 17 octobre d’un nombre record de nouveaux cas confirmés de COVID-19, soit 32 427, après en avoir signalé 25 086 vendredi.

Le nombre total d’infections depuis le début de l’année s’élève maintenant à 867 197. Avec 90 décès supplémentaires, le bilan de l’épidémie en France s’élève désormais à 33 392 morts.

Au total, 1269 patients sont hospitalisés en réanimation et le taux de positivité aux tests s’élève désormais à 1,3%.

Que faisait le meurtrier en France ?

Que faisait le meurtrier en France ?

Au-delà de la condamnation de ce crime abominable,  la question qui se pose est de savoir ce que faisait ce meurtrier en France. Concrètement sans doute rien à part des actes de petite délinquance. Il faut donc recentrer sa personnalité dans le cadre  de sa famille et de son entourage. D’après France Info,  il était âgé de 18 ans, le meurtrier présumé, lui-même abattu par la police après son acte, était un ressortissant russe né à Moscou de parents tchétchènes, a déclaré samedi le procureur de la République antiterroriste.

Bénéficiant du statut de réfugié, Abdoulakh A. avait un titre de séjour délivré en mars dernier et valable jusqu’en 2030, a ajouté Jean-François Ricard pendant une conférence de presse.

Le meurtrier présumé vivait avec sa famille à Evreux, dans l’Eure, à près d’une centaine de kilomètres du lieu de l’attaque. Il ne connaissait manifestement pas sa victime puisque, selon les premiers témoignages cités par le procureur, il a demandé à des élèves devant le collège de la lui désigner.

Il n’était pas suivi par les services de renseignement et n’avait jamais été condamné par la justice. Il était toutefois connu de la police pour des faits de dégradation de biens publics et de violence en réunion quand il était mineur.

Ses parents, son petit frère et un de ses grands-parents ont été interpellés vendredi soir. Les enquêteurs veulent savoir s’ils étaient au courant de son projet et s’il avait des complices.

Cinq autres personnes ont été placées en garde à vue, dont le père d’une élève du collège du Bois d’Aulne de Conflans-Sainte-Honorine, qui avait pris à partie le professeur d’histoire-géographie ces derniers jours sur les réseaux sociaux.

Une demi-soeur de ce parent d’élève a rejoint le groupe Etat islamique en Syrie en 2014 et fait toujours l’objet d’un mandat d’arrêt, a indiqué Jean-François Ricard.

Les enquêteurs ont établi qu’Abdoulakh A. était bien le propriétaire du compte Twitter sur lequel a été publiée quelques minutes après les faits une photo du professeur décapité, accompagnée d’un message dans lequel il présentait sa victime, Samuel Paty, comme celui qui a “osé rabaisser (le prophète) Muhammad” et dans lequel il menaçait le président Emmanuel Macron, “dirigeant des infidèles”.

D’après le politologue Asiem El Difraoui, spécialiste du djihadisme. “Il y a toujours derrière ces attaques une forme de terreau. Il peut être purement virtuel, alimenté par l’idée d’une conspiration contre l’islam, mais c’est plutôt rare. La plupart du temps, les assaillants sont entourés de gens qui partagent leur vision très violente inspirée au moins en partie de l’idéologie djihadiste. Ce genre d’attaques se produit sur un terrain où il y a eu un vrai travail d’endoctrinement.”

Economie-Perspectives Croissance France : rechute en fin d’année

Economie-Perspectives Croissance France : rechute en fin d’année

 

Après la publication des indicateur Markit concernant les perspectives économiques de toute l’Europe y compris la France, l’INSEE reprend à son compte la tendance baissière signalée en septembre et qui pourrait se poursuivre jusqu’à la fin de l’année. En clair, la croissance du quatrième trimestre pourrait être de zéro voire négative Contrairement à ce qui était affirmé au mois d’août il n’y a pas de véritable reprise et l’ensemble de l’année devrait accuser pour la France une baisse du PIB de 9 à 10 %. Le problème c’est que l’INSEE attribue quasi exclusivement cette inversion de tendance à la crise sanitaire

Comme depuis le début de la crise sanitaire, c’est l’évolution de l’épidémie qui devrait en grande partie conditionner celle de l’activité économique des tout prochains mois”, indique l’Institut national de la statistique dans sa note de conjoncture du mois d’octobre publiée mardi.

Or la crise sanitaire indiscutable n’est pas le seul facteur explicatif. Il y a d’une manière générale, en France surtout, un manque de confiance générale qui se traduit par un attentisme des consommateurs mais aussi en matière d’investissements dans les entreprises. Pour preuve,  comment expliquer que la baisse de la croissance de la France en 2020 sera à peu près le double de celle de l’Allemagne alors que dans le même temps jamais l’épargne n’aura connue un tel niveau. Environ 100 milliards auront été mis de côté par des épargnants qui diffèrent ou annulent leurs prévisions de dépenses notamment en matière d’équipement.

De leur côté les entreprises françaises ne distinguent pas clairement les objectifs du plan de relance dont on aura d’ailleurs beaucoup de mal à solliciter la totalité de l’enveloppe. En outre les effets immédiats de ce plan de relance seront très marginaux et il faudra attendre mi 2021 pour commencer à mesurer son influence..

Les enquêtes de conjoncture signalent une activité en retrait et certains autres indicateurs, comme les montants agrégés de transactions par carte bancaire, suggèrent un ralentissement de la consommation des ménages le mois dernier, signale l’INSEE.

“Dans un scénario où, au quatrième trimestre, les services les plus affectés (hôtellerie-restauration, services de transport, activités récréatives et de loisirs) reviendraient, après une embellie durant l’été, à leur niveau d’activité de juin dernier et où l’investissement resterait, par attentisme, à un niveau proche de celui du troisième trimestre, la croissance serait nulle en fin d’année”, estime l’Insee.

L’institut prévient toutefois qu’un “durcissement durable” des restrictions sanitaires pourrait provoquer une nouvelle contraction du PIB au quatrième trimestre.“Inversement, si la situation sanitaire se stabilisait, l’évolution du PIB pourrait être positive en fin d’année”, ajoute l’Insee.

L’institut prévoit un rebond de 16% du PIB au troisième trimestre après une chute de 13,8% au deuxième et un repli de 5,9% au premier.

Pour l’ensemble de l’année, sa prévision est inchangée avec une contraction attendue du PIB de l’ordre de 9%.

 

Coronavirus France : 25.000 nouveaux cas en 24 heures

Coronavirus France : 25.000 nouveaux cas en 24 heures 

 

25.086 cas supplémentaires de contamination par le nouveau coronavirus en 24 heures, montrent les chiffres publiés vendredi soir par les autorités sanitaires.

La progression est un peu en deçà des records de la veille, avec dépassement pour la première fois des 30.000 nouveaux cas sur une journée et franchissement du seuil des 800.000 contaminations depuis le début de l’épidémie, mais reste à un niveau encore très élevé.

Vendredi soir, la France comptait au total 834.770 cas confirmés depuis le début de la crise pour un taux de positivité des tests s’établissant à 12,9% (contre 12,6% jeudi).

Avec 122 décès supplémentaires en 24 heures en milieu hospitalier et 56 en Ehpad et établissements médico-sociaux , le bilan de l’épidémie en France s’élève désormais à 33.303 morts.

On compte en outre vendredi soir 10.042 personnes hospitalisées pour une infection liée au Covid-19, 437 de plus que la veille. C’est la première fois que le seuil des 10.000 malades hospitalisés, franchi pour la première fois le 24 mars, est de nouveau atteint depuis le 18 juin.

Sur ce nombre, 1.800 sont actuellement en services de réanimation, soit 50 lits occupés de plus que la veille.

Coronavirus France : très forte hausse, 30.000 nouveaux cas

Coronavirus France : très forte hausse, 30.000 nouveaux cas

30.621 cas supplémentaires de contamination par le nouveau coronavirus en 24 heures, un record depuis le début de l’épidémie et une première au-dessus du seuil des 30.000, montrent les chiffres publiés jeudi par les autorités sanitaires.

Le taux de positivité des tests s’établit à 12,6% et le nombre total de cas confirmés de contamination atteint désormais 809.684 dans le pays.

Avec 88 décès supplémentaires en 24 heures, le bilan de l’épidémie en France s’élève à 33.125 morts.

Le nombre de personnes hospitalisées en raison du Covid-19, la maladie provoquée par le coronavirus, a augmenté de 411 pour grimper à 9.605.

Les services de réanimation traitent 77 patients supplémentaires depuis la veille, pour un total de 1.750.

Les freins de la recherche en France

Les freins de la recherche en France

  • Agnès Ricroch est enseignante-chercheure à AgroParisTech et à l’université Paris-Sud, professeur adjoint à la Pennsylvania State University (États-Unis), dénonce les freins à la recherche en France Agnès Ricroch est aussi membre du comité d’éthique de l’Ordre national des Vétérinaires, secrétaire de la section Sciences de la vie de l’Académie d’agriculture de France.(Interview dans l’Opinion)
  • La France se définit encore elle-même comme la patrie des Lumières. Pourtant, vous alertez sur le fait que des pans de sa recherche sont privés de liberté…
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  • Cela dépend des domaines. La France abrite des secteurs de recherche dynamiques, en pointe, innovants. C’est le cas pour la santé – la recherche contre le cancer ou les maladies génétiques, avec des expériences poussées en thérapie génique, en édition du génome –, les énergies renouvelables, la neutralité carbone, la chimie verte… Cela colle avec l’air du temps, répond aux grands enjeux sociétaux, notamment climatiques, internationaux et s’inscrit dans les priorités européennes. Sur ces sujets, il n’y a pas de pénurie d’argent, on peut mobiliser des chercheurs. Un bon exemple : l’Institut du cerveau et de la moelle épinière, à Paris, qui fait un travail remarquable et interdisciplinaire agrégeant aussi des sciences sociales sur les maladies neurodégénératives. Cependant, il existe des domaines devenus des tabous. Des repoussoirs politiques. C’est le cas de la recherche sur le clonage, ou sur les OGM, ma spécialité. La recherche française est en situation de blocage quasi-complet. Sa créativité est entravée, bridée, alors qu’elle a prouvé, par le passé, qu’elle pouvait être extrêmement fertile. Dans les laboratoires français, avant que les OGM ne soient ostracisés, on mettait au point des maïs avec une meilleure utilisation de l’azote dans le but de moins polluer les nappes phréatiques par les nitrates et de réduire les gaz à effet de serre ! Ils ont été vandalisés. La liberté de chercher a quasi disparu dans ce domaine, elle s’oriente sur d’autres outils.
  • Que s’est-il passé ?
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  • Ces sujets ont été happés par la politique. On a calqué sur la recherche une grille de lecture grossière gauche/droite qui se traduit par anticapitalisme/libéralisme. Les biotechnologies végétales et particulièrement les OGM, associés une grande entreprise multinationale, n’ont eu aucune chance dans ce contexte. Les sujets entiers des OGM, du clonage, par exemple, sont devenus des boucs émissaires, associés à un agrobusiness insupportable. Tout a été emporté. Plus question de parler de brevets. Cela revenait, dans cette interprétation, à privatiser le vivant. Et qu’importe si ce n’est pas le vivant en lui-même mais des constructions à partir de matière vivante qui auraient pu être brevetées, et pour une dure limitée. Tant pis, aussi, si l’argent des brevets pouvait servir à financer une recherche fondamentale de long terme, non finalisée, tâtonnante, de l’innovation, des projets qui pouvaient répondre à des préoccupations futures, en allégeant le poids que cela représente pour des Etats. Tant pis, enfin, si cela a fait quasiment disparaître de la scène internationale des pans de la recherche française créatifs, brillants, et que les sociétés privées françaises en sont réduites à payer des royalties par exemple à des universités américaines pour avancer. Nous n’avons pas seulement perdu la latitude financière qu’auraient pu nous donner ces brevets pour continuer à progresser. Nous avons perdu la liberté de chercher. C’est un drame pour moi, qui suis une œcuménique de la recherche, qui crois aux fécondations croisées entre les disciplines. Je refuse de me laisser enfermer dans une lecture politique de nos travaux menés avec mes collègues, surtout si cela veut dire que des courants politiques veulent les censurer
  • Comment se traduit cette perte de liberté ?
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  • De multiples façons. Aujourd’hui, en France, il n’est plus possible de faire de la recherche sur les OGM autrement qu’au niveau fondamental, sur une paillasse de laboratoire. Il y a une interdiction politique implicite. Des départements français interdisent l’expérimentation sur leur sol. Nous, chercheurs, savons que ce n’est même pas la peine de constituer des dossiers pour obtenir des autorisations. Cela va plus loin : même lorsque tout est fait dans les règles, avec les accords des autorités, y compris du ministère concerné, les travaux de recherche sont saccagés en toute impunité ou presque. C’est arrivé à l’Inra de Colmar, sur des vignes résistantes à une maladie en 2010. Les destructions sont fréquentes, malheureusement devenues banales. Nous déplorons aussi des intrusions dans nos laboratoires, le harcèlement par des ONG. Un ostracisme. Les jeunes sociétés de biotechnologies, lorsqu’elles veulent participer à des concours, à des levées de fonds, doivent expliquer qu’elles ne font pas d’OGM, sous peine d’être écartées par principe.
  • Des chercheurs français ne trouvent plus de places dans les laboratoires où ils font l’objet de pressions pour qu’ils en soient écartés. De la même façon, l’expression dans les médias est devenue très compliquée. Là encore, des chercheurs sont dissuadés par leur hiérarchie de s’exprimer. Ce qui se passe est préoccupant. Certains de mes collègues et moi-même avons vu les conclusions de nos recherches sur l’innocuité des OGM dans l’alimentation des animaux détournées, transformées dans une presse soi-disant de référence pour les faire coller à des agendas politiques. Nous n’avons pas pu obtenir de correction dans la version papier du journal. Il y a une parole, une vérité scientifique qui n’a pas le droit de s’exprimer, qui est remplacée par des fake news. Une liberté d’expression bafouée. C’est un phénomène français, car la presse scientifique de haut niveau, américaine, australienne, britannique, accueille notre parole.
  • La France a cessé de considérer les biotechnologies comme des outils, dont on peut produire des connaissances, trouver des solutions ou des parties de solutions à des problèmes cruciaux tels que la pollution par des plastiques ou l’émission des gaz à effet de serre, avec d’autres outils issus d’autres disciplines, de réfléchir à la complexité du monde vivant de façon holistique
  • Pour vous, ce qui est encore plus grave, c’est l’impossibilité pure et simple de la réflexion philosophique sur ces sujets…
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  • C’est un paradoxe. Nous, scientifiques, sommes tous sensibles à l’idée des dérives de la science. Mais pour discuter des dérives, encore faut-il pouvoir mener une réflexion sur les utilisations ! Or, ce n’est pas possible sereinement. La France a cessé de considérer les biotechnologies comme des outils, dont on peut produire des connaissances, trouver des solutions ou des parties de solutions à des problèmes cruciaux tels que la pollution par des plastiques ou l’émission des gaz à effet de serre, avec d’autres outils issus d’autres disciplines, de réfléchir à la complexité du monde vivant de façon holistique. Nous sommes passés à côté de choses fantastiques comme les plantes qui produisent de la lipase gastrique contre la mucoviscidose ou qui résistent au stress hydrique. Tout cela été rangé caricaturalement dans la catégorie de l’agriculture intensive, alors que cela peut aussi être des réponses dans le cadre de l’agriculture biologique. Toutes les nouvelles questions sur l’édition du génome avec de nouvelles technologies sans ajout de matériel génétique extérieur risquent d’être confisquées ou éteintes par cette interdiction de réflexion.
  • Quelle est votre appréciation du principe de précaution, inscrit dans la Constitution ?
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  • Il a été dévoyé. Il a entraîné une escalade. Des pouvoirs publics, sur la foi du principe de précaution, n’admettent plus le moindre risque, aussi infime soit-il. Ils n’admettent même plus que le risque zéro n’existe pas. Ils n’admettent pas qu’il faille évaluer la science sous l’angle du bénéfice et du risque et non pas seulement du risque. Ils sont en permanence en train de doubler les ceintures de bretelles, et ils ne les desserrent pas. Cela a eu de terribles effets : cela a engendré une méfiance insondable chez des citoyens. Une méfiance qui est traitée par une surenchère de précautions. Cette quête sans fin de réassurance n’a pas rassuré la population : elle lui a juste fait croire qu’il faut avoir peur tout le temps de tout. Il est vrai que des décisions regrettables comme celles qui ont entouré les scandales de l’amiante ou du sang contaminé les ont éprouvés. Mais ils ne savent plus vers qui se tourner pour avoir confiance, certains rejetant des progrès aussi éclatants que les vaccins. L’acte de se faire vacciner est, ne l’oublions pas, altruiste. Selon le même schéma que le rejet de l’agrochimie, sur fond d’anticapitalisme, on assiste à une détestation de la pharmacie, de ses effets secondaires fantasmés. Le paradoxe est encore là : pour se détourner d’un monde qui est accusé de faire de l’argent sur des produits dangereux, des citoyens apeurés sont prêts à se tourner vers des gourous tout aussi intéressés par l’argent et qui proposent à la vente sur Internet des poudres de perlimpinpin que personne n’évalue scientifiquement !
  • Vous appelez à un sursaut !
  • J’ai le sentiment que les réseaux sociaux affectent notre liberté de réflexion collective. En France, cette boucle qui s’auto-entretient n’est pas compensée par les grands médias, comme c’est par exemple le cas en Grande-Bretagne. La BBC fait figure de vigie très efficace conte la prolifération des fausses informations, parle librement des nouvelles technologies de réécriture du génome ou de recherches sur l’embryon humain par exemple, les soumet au débat. On part du principe, chez nos voisins britanniques, qu’il ne doit pas y avoir de tabous scientifiques dans le choix public. Que la science doit être présente pour ouvrir le monde, un monde des possibles, pas pour le refermer. Je n’aime pas l’application détournée du principe de précaution, mais je voudrais le brandir ici : prenons bien garde à ce que la France n’éteigne ses lumières et retombe dans l’obscurantisme.
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